7ème Rencontres Africaines de la Photographie

“DANS LA VILLE ET AU-DELA”

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Héba Farid (Egypte), « Quiet celebration », Série Genius loci, 2003 © Héba Farid
Commissaire général : Simon Njami
Commissaire associé : Samuel Sidibé
Directeur des Rencontres : Moussa Konaté

La ville et son au-delà sont des notions abstraites. Les frontie`res entre l’une et l’autre e´tant floues, perméables, tangibles. Il existe ne´anmoins deux entités comple´mentaires ou contradictoires, selon les points de vue, qui remplissent des fonctions bien distinctes et dont l’image que nous conservons se ramène à une série d’archétypes : il y a l’opposition plusieurs fois millénaire entre la ville et la campagne ; il y a l’antagonisme qui oppose depuis l’ère industrielle les villes aux banlieues. Mais si l’on passe outre ces constats sociologiques, c’est bien la position vampirique de la ville qui conditionne nos sociétés modernes. Le centre qui constituerait les capitales agit comme une force centrifuge alors que la périphérie, comprise dans son sens le plus large, subit les forces centripètes de la désintégration. Naturellement, on assiste périodiquement à des réactions contraires, mais celles-ci, pour significatives qu’elles soient d’un malaise dans une civilisation donne´e, n’ont jamais eu le pouvoir d’inverser la tendance qui fait de la ville une force d’attraction universelle. On a tendance parfois à oublier le sens des mots et à ne plus retenir que l’usage qui en est fait.

Ainsi l’expression urbi et orbi renverrait-elle inévitablement au Vatican, à l’église catholique, et à la prière solennelle que chaque année le pape adresse au monde depuis son balcon de St Pierre.

Or, avant que d’être l’expression du catholicisme romain, les motsurbi et orbi e´taient dotés d’une vie propre, profane. Urbi, c’est bien entendu l’urbslatin qui désigne la ville. Quant à orbi, qui vient de orbis, sa traduction littérale est cercle.

Pris dans son sens étymologique, l’expression désignerait donc plutôt un centre, l’urbs, et sa périphérie, l’orbis. Il m’a semblé intéressant, en cette septième édition des Rencontres, d’inviter les photographes à s’interroger sur la relation complexe, à la fois complémentaire et conflictuelle, qu’entretiennent entre elles ces deux polarités de la société humaine. Car, comme nous l’avons vu, la périphérie ici, ne se limite pas aux seules banlieues, mais à tout ce qui n’est pas intrinsèquement constitutif de la Cité. Par Simon Njami,

Commissaire général des Rencontres La ville, en Afrique, est régie par des codes, à l’image de ceux qui l’habitent, à la fois très complexes et très simples. La route qui mène de l’aéroport au centre-ville répond invariablement à la même logique. D’abord on traverse la périphérie, avec ses quartiers édifiés d’une manière sauvage qui n’est pas sans rappeler les camps de réfugiés. Des ensembles de baraquements construits à l’emporte-pièce qu’en Occident on nommerait banlieues.

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Marie-Ange Bordas (France / Brésil), « Passenger / Passager », Série Displacements / Déplacements, 2002 © Marie-Ange Bordas

Je me suis toujours demandé si l’essence de la ville africaine ne commençait pas avec ces quartiers. Si la véritable réalité d’une vie sociale et d’une logique communautaire ne résidait pas dans les méandres improbables des matiti de Libreville, des townships de Johannesburg ou du Cap, dans ces no man’s land où l’espace ne semble appartenir à personne d’autre qu’à celui qui l’occupe ? Parce que, après, c’est dans ces quartiers que résident la majorité des femmes et des hommes qui occupe la ville. Ensuite viennent les constructions en dur, habitées par la bourgeoisie locale, qui cherche toujours la tranquillité dans des îlots protégés, loin du peuple, puis vient le centre. Vastes artères goudronnées, feux rouges qui fonctionnent parfois de façon anarchique, lorsqu’ils fonctionnent, parfois des tours, et enfin les bâtiments administratifs. Mais rechercher un centre, c’est-à-dire, selon le concept occidental, une église, une mairie, une mosquée, en un mot, un espace à partir duquel on pourrait percevoir le rayonnement est inutile. Parce que, comme l’écrivait le romancier guinéen Tierno Monenembo : “Il est vrai qu’on a aucun sens de la ville, par ici. Les quartiers y poussent comme des champignons, ils s’étiolent. Puis, emportés par le vent, ils se laissent disseéminer comme les spores de l’étamine.”(1)

Toute création artistique contemporaine est générée par un contexte. Tout regard est informé par l’environnement dans lequel il s’exprime. Que le chemin complexe qui suit une idée avant de se transformer en objet passe nécessairement par les rues, les murs, les stades, les programmes de télévision et de radio... Une atmosphère particulière qui a contaminé les artistes dont la préoccupation est de se déterminer par rapport à la marche du monde. Tout mouvement a une origine. Et la manière dont un être humain aime, rit ou pleure, est la matière première dont se nourrit le geste premier. Et cela participe nécessairement à l’éclosion et à la maturation du fait artistique. Cela détermine, d’une manière ou d’une autre, la forme de l’œuvre. Et on pourrait retrouver cette source dans des détails insignifiants mais déterminants. Il me semble évident que vivre à Douala, Addis-Abeba, Dakar, Kinshasa ou Le Caire, informe notre regard dès que nous ouvrons les yeux. Et c’est cette manière de voir, singulière, qui est à l’œuvre dans toute production photographique.

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Nontsikelelo “Lolo” Veleko (Afrique du sud), “Thulani”, Série Beauty is in the eye of the beholder, 2003

Exposition internationnale

”DANS LA VILLE ET AU DELA”

En référence à Victor Hugo, Roland Barthes écrit :

“la ville est une écriture ; celui qui se déplace dans la ville, c’est-à-dire l’usager de la ville (ce que nous sommes tous), est une sorte de lecteur qui, selon ses obligations et ses déplacements, prélève des fragments de l’énoncé pour les actualiser en secret. Quand nous nous déplaçons dans une ville, nous sommes tous dans la situation du lecteur des 100.000 millions de poêmes de Queneau, où l’on peut trouver un poême différent en changeant un seul vers ; à notre insu, nous sommes un peu ce lecteur d’avant-garde lorsque nous sommes dans une ville.” (2)

Remplaçons notre lecteur par un photographe :

ce sont donc 100.000 millions d’images possibles. Autant d’interprétations, de regards, de sensibilités, qui vont nous livrer un tableau contrasté de la réalité urbaine et rurale du continent. Bien entendu, ces images n’ont pas de vocation scientifique. Elles sont le fruit d’individus dont la seule ambition est de nous faire partager un savoir qui ne s’acquiert dans aucune école, mais qui est la conséquence d’une vie. Qu’est donc un regard, si ce n’est une invitation au voyage ? Une invitation à l’étonnement et au partage ?

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Samuel Fosso (Cameroun), « Le maître nageur », Série Tati, 1997 „ Samuel Fosso

(2) Barthes, L’aventure sémiologique, Paris, Seuil, 1985 ?

Monographie de Samuel FOSSO

Cette section des Rencontres permet de montrer un ensemble signifiant d’oeuvres d’un photographe dont le travail appartient désormais au patrimoine photographique contemporain.

Samuel Fosso (Cameroun)

Depuis plus de vingt ans, Samuel Fosso s’évertue à réinventer son image. Ce photographe camerounais qui, dans son enfance, a été contraint de s’exiler en Centrafrique, après avoir assisté son oncle dans le studio de ce dernier, se met très tôt à la tête de sa propre affaire. Photographe de studio le jour, dans la plus grande tradition des maîtres des années 60, il se met, la nuit, lorsque tout Bangui s’est endormi, à composer des autoportraits qui le feront connaître à travers le monde entier. Dans les années 70, son univers est influencé par l’esthétique des chanteurs noirs qui font fureur à l’époque : talons compensés, pattes d’éléphants, coupe afro et lunettes de soleil extravagantes, il recompose à l’envi les personnages qui influencent sa jeunesse. Parallèlement, des images plus “intimes”, où on le voit en maillot de corps et en slip, ajoutent une note insolite à l’univers qu’il met en place. Dans les années 90, Fosso entame une nouvelle phase de son travail notamment avec les travaux qu’il effectue avec la firme Darty, où il explore une nouvelle palette en s’investissant dans le commentaire historique et social, non sans la note d’humour décalé qui caractérise son oeuvre. La dernière période de son travail s’avère plus personnelle, avec la série intitulée “Le rêve de mon grand-père”. L’oeuvre de ce photographe atypique méritait d’être montrée dans son ensemble, dans une perspective qui permette d’appréhender l’évolution de son inspiration.

Courtesy jean-marc patras / galerie
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Serge Jongué (Guyane), Série La ville rouge, 2005 „ Serge Jongué

Hommages

Les expositions de la catégorie “Hommages” saluent le travail de deux photographes récemment disparus.

Serge Jongué (Guyane)

Serge Jongué, le Guyanais, était un poète. Sa photographie ne cherchait pas à s’inscrire dans un formalisme visuel. Il racontait des histoires. Une histoire. La sienne. Et cette quête essentielle qui cherchait à comprendre de quoi est faite l’âme humaine. De quoi sommes-nous faits, et comment déconstruire notre mémoire pour nous rendre plus intelligible à nous-mêmes. Son travail était d’abord écriture. Comme si à l’image avait précédé ce récit lancinant dont l’issue semblait, à mesure que passait le temps, plus essentielle. Il s’est rendu à Bamako en 2005, pour présenter une exposition monographique dont le cadre se situait à Cuba. Au cours de ce séjour, son être, toujours avide de nouvelles sensations, a saisi un carnet de route improvisé. C’est ce carnet qui est livré au public de ces 7es Rencontres. Né en 1951 à Aix-en-Provence, d’un père guyanais et d’une mère polonaise, Serge Jongué vivait à Montréal depuis 1974 jusqu’en juin 2006, où il exerçait la profession de photographe documentaire. Nourri de la richesse de ses origines et de son parcours, il menait, en marge de son activité, une réflexion personnelle qui faisait passer l’image du référent direct à une dimension véritablement artistique. Il créait dans ses oeuvres des espaces, sorte de paysages mentaux, où se mêlaient souvenirs contemporains et mythiques. De cette transe photographique urbaine surgissaient lieux urbains et secrets d’Être dans une incantation magique de Bamako. Ce syncopé révélait aussi la sédimentation de tous ses parcours, une Bamako traversée par l’intime et l’universel.

Serge Jongué a disparu le 3 juin 2006.

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Armand Seth Maksim (Madagascar), « Le foot de rue », Série Autour des enfants, 2001 „ Armand Seth Maksim
Armand Seth Maksim (Madagascar)

Avant d’être photographe professionnel, Armand Seth Maksim a longtemps sillonné la terre malgache mais d’un regard qui ne fixe pas. Guide touristique, il s’est imprégné, à chaque voyage d’images, des merveilles et mystères de l’îlecontinent. A force de patience et d’amour, il a su entrer plus intimement dans la nature même de cette île, au-delà de ses atours et de ses apparats, dans sa plus grande diversité, subtil mélange d’Asie et d’Afrique au détour de chaque rue, de chaque colline.

Né en 1951 à Antananarivo, Madagascar où il vivait et travaillait, Armand Seth Maksim, le Malgache, chantait sa Grande île. Père de deux enfants, il avait parcouru le pays de 1977 à 1999 alors qu’il officiait dans le secteur touristique, afin d’offrir aux voyageurs du monde les images les plus belles et les plus insolites de l’île. En 1992, son travail a été récompensé par le prix international de la photographie sur l’Environnement, co-organisé par le PNUE et Canon Corporation Japan. A partir de 2000, il s’est entièrement consacré à la photographie.

Comme Serge Jongué, Armand Seth Maksim nous a quittés en 2006.

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Nanna Saarhelo, « Sleep with me », Série Pihla (détail), 2007 „ Nanna Saarhelo

Pays invités : La Finlande

A chaque édition, les Rencontres africaines de la photographie de Bamako invitent un pays étranger à présenter un aperçu de sa création photographique contemporaine. C’est l’occasion de faire découvrir au Mali les travaux de quelques photographes finlandais grâce à la participation de FRAME-Finnish Fund for Art Exchange et la contribution de professionnels de la photographie en Finlande.

Commissaire associée : Bisi Silva (Nigéria)

“(...) Le simple fait de parler de l’organisation d’une exposition de photographie finlandaise à Bamako, suscitait des regards perplexes et des réactions amusantes, ainsi que des questions encore plus troublantes : pourquoi un commissaire nigérian organise-t-il une exposition de photographie finlandaise à Bamako ? (...) La plupart des pays africains ont une connaissance assez sommaire de la Finlande et des autres pay nordiques. Les quelques contacts qui existent se limitent à l’aide au développement ou à la diplomatie où les aspects culturels sont négligeables et où l’interaction est inexistante. Or, ce que beaucoup d’africains ne réalisent peut-être pas, c’est que chaque jour de leur vie, ils tiennent dans leur main un morceau de Finlande : leur téléphone portable Nokia (...)

Alors que le Mali et la Finlande semblent présenter des caractéristiques opposées comme le chaud et le froid, la neige et la chaleur, la forêt et le désert, le blanc et le rouge, l’économie développée et l’économie en développement, il y a une série d’interrogations et quelques aspects communs aux deux pays. Ceci se manifeste dans leur passion pour la photographie, les beaux paysages et leur riche héritage culturel. La scène photographique malienne est l’une des plus actives, des mieux étudiées et connues d’Afrique et les Rencontres lui permettent de mettre en lumière un grand foisonnement de photographes d’une très grande diversité. La participation de la Finlande aux Rencontres s’inscrit dans le prolongement de la tradition d’ouverture de la manifestation qui accueille, à chaque édition, un pays non africain. Les éditions antérieures ont accueilli le Royaume-Uni, l’Allemagne et l’Espagne qui ont ainsi fait connaître au public africain quelquesuns de leurs artistes les plus importants. Avec le succès, la diversité esthétique et l’expertise technique, l’exposition finlandaise poursuit et consolide la tradition des échanges culturels.”

Bisi Silva & Aura Seikkula

Bisi Silva (Nigeria)

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Thando Mama (Afrique du sud), « Revolution now », extrait vidéo „ Thando Mama

Née en 1962 à Lagos, Nigeria, où elle vit et travaille. Bisi Silva est commissaire indépendante et critique d’art. Elle travaille actuellement sur l’exposition inaugurale d’Art africain contemporain du Musée national du Mali à Bamako, qui aura lieu en automne prochain. Elle a été l’un des commissaires de la Biennale de Dakar en mai-juin 2006. Parmi ses expositions individuelles figurent notamment, Hair Daze : The Cultural Politics of Black, en 1999, Heads of State : Faisal Abdu’Allah, en 1997-1998 et 4 degrees in the Open, en 1996. Elle écrit pour le ThisDay Newspaper de Lagos et a abondamment collaboré à de nombreuses publications internationales d’art comme Art Monthly, Creative Camera, Third Text, M. Metropolis et Agufon. Elle est membre du comité éditorial de N Paradoxa, une revue d’art internationale féministe. Son principal projet, le Centre pour l’Art contemporain, un espace d’exposition, de documentation et de recherche consacré à l’art, ouvrira ses portes à Lagos en octobre 2007.

Nouvelles images

L’image est un fantasme. Une construction abstraite sur laquelle nous projetons nos propres histoires. Elle ne peut pas se lire d’une manière neutre, même si, à bien y regarder, on serait en droit de la considérer comme une matière inerte. Une espèce de pâte que notre conscience va modeler selon des paramètres qui nous sont propres. D’où la difficulté que nous éprouvons dès lorsqu’il s’agit de l’interpréter et de lui donner une fonction ou une définition objective. La photographie n’est qu’un des aspects de l’image. Elle en est la version fixe, mémorielle, avec cette apparence de réalité qui la transforme parfois en document. Les plasticiens n’ont pas manqué d’interroger cette apparente inertie en incorporant dans leur travail la photographie, non plus comme une fin en soi, mais comme un outil parmi d’autres. Perdant ainsi sa fonction essentielle, la photographie se trouvait libérée de toutes les aspirations réalistes qui lui étaient prêtées. Dès lors qu’elle s’anime, elle prend cette dimension autre qui est réaffirmée et amplifiée. À la fois plus familière, parce que la vie n’est autre que mouvement, mais plus étrange, lointaine dans le même temps. Si le temps arrêté de la photographie peut parfois nous procurer une illusion de permanence et d’objectivité, dès que l’image se fait mouvante, le point de vue, que nous pourrions appeler manipulation ou mise en scène, se trouve accentué.

Introduire la dimension “vidéo” dans les Rencontres de Bamako obéit à deux objectifs : ne pas figer l’image produite par les Africains dans un romantisme bon enfant, qui voudrait se limiter au documentaire, au portrait ou au photojournalisme, et donner à voir d’autres manières d’envisager l’image. Sans ce sacro-saint respect qui est l’apanage des icônes.

Les contours

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Exposition-projet de Christian Courrèges // Alice Cuvelier, « Mopti », 2007 © Alice Cuvelier
Exposition “Hôpital Somine Dolo de Mopti” Au Centre Culturel français de Bamako

Dans le cadre d’une collaboration entre le Conservatoire des arts et métiers multimédia (CAMM) de Bamako et l’Ecole Nationale Supérieure des Arts Décoratifs (ENSAD) de Paris, les élèves des départements photo-vidéo ont travaillé sur un projet de développement sanitaire lancé dans la région de Mopti par l’agence française du Développement (AFD), la Coopération technique belge (CTB) et l’Ambassade de Belgique, et à partir duquel ils ont mené, en deux temps, un travail documentaire :

  • mars 2006 : série de reportages sur le thème de la santé et du mode de vie des populations
  • avril 2007 : ensemble de photos et de vidéo documentaires sur l’hôpital Somine Dolo de Mopti
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    Faustin Linyekula © Antoine Tempé
Exposition vidéo “Bamako/Joucas” de la Fondation Jean-Paul Blachère Au Hangar - Quartiers d’orange

Seize artistes présentent les travaux qu’ils ont produits à l’issue des deux ateliers organisés à Bamako puis à Joucas en France par la Fondation Jean-Paul Blachère. L’objectif de ces ateliers, consacrés à la vidéo et l’art numérique, est d’initier une collaboration entre huit artistes confirmés ou émergents- et huit étudiants du Conservatoire des arts et métiers multimédia (CAMM) de Bamako, responsables des aspects de production et de post-production des oeuvres.

Chaque atelier s’organise autour d’un thème (“visages, village et paysages” à Joucas ; “visage et ville” à Bamako) qui constitue le fil conducteur de cette exposition. Ces vidéos seront montrées du 8 au 14 novembre dans le cadre du festival des cinémas d’Afrique à Apt. En partenariat avec le Centre Culturel français de Bamako.

Exposition d’Antoine Tempé Au Hangar - Quartiers d’orange

L’exposition confronte deux séries photographiques intitulées respectivement “Danseurs d’Afrique”, fruit d’un travail sur la danse contemporaine, et “Visages d’Afrique”, série de portraits de personnalités africaines dont la technique rend hommage à celle des maîtres de la photographie africaine des années 50.

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Exposition Sébastien Cailleux, « Le débarcadère du port de Mopti », 2006 © Sébastien Cailleux
Workshops : Afrique du Sud, Botswana, Gabon et Haïti Au Palais de la Culture

Si les Rencontres de Bamako sont organisées tous les deux ans, chaque année, de nombreux workshops photo panafricains ont lieu sur le continent, dans un double objectif de fédération des professionnels et de professionnalisation à travers des projets d’échanges et de formations. Ces ateliers sont encadrés par des photographes africains chevronnés ayant déjà une expérience internationale. Ils sont souvent l’initiative de Centres culturels français en partenariat avec les associations de photographes ou les structures culturelles locales. Une sélection de quatre des ces expériences géographiquement et culturellement très différentes est présentée : les résultats des travaux menés en Afrique du Sud, au Botswana, au Gabon et en Haïti depuis la précédente édition.

Exposition de Sébastien Cailleux Au Hangar - Quartiers d’orange

Le thème principal des Rencontres a servi de fil conducteur à l’exposition de Sébastien Cailleux qui se décline en trois sous-thèmes :

- Mon Mali illustre l’ambivalence d’un pays qui, dépositaire d’un héritage culturel immense, fait également preuve d’une grande créativité et modernité.

- Le Mali Magique s’intéresse à l’au-delà, en explorant l’univers des croyances animistes et de la spiritualité des Maliens.

- Voyage au coeur du Mali permet un voyage au coeur des images, grâce à un diaporama qui utilise le montage numérique.

Avec le soutien de Fujifilm African Division

Cinéma Numérique Ambulant / Tendance Floue En plein air

Depuis 2004, les équipes mobiles du Cinéma Numérique Ambulant sillonnent quartiers défavorisés de Bamako et villages du Mali. Durant un mois, à l’occasion des Rencontres et en partenariat avec le collectif Tendance Floue, le CNA propose chaque soir en plein air des séances composées de diaporamas photographiques présentant les expositions de la Biennale, les résultats des projets construits avec et autour des habitants des quartiers ainsi que des films issus de la collection DVD / Cinémathèque Afrique.

Exposition “Espaces de perception” A la Bibliothèque nationale

C’est sous ce titre que les artistes Teresa Correa et Claudio Marrero, des Iles Canaries, proposent leur exposition.

Commissaire : Orlando Britto Jinorio.

L’association malienne Cultur’elles a initié le projet “Nouveaux supports” qui proposera dans le Hangar, pendant les Rencontres, des animations artistiques originales autour de la photographie et de l’image.

Les Rencontres professionnelles

Les 26 et 27 novembre

La semaine d’inauguration sera l’occasion de débattre et d’échanger lors de deux matinées de rencontres professionnelles organisées au Conservatoire des Arts et Métiers Multimédia. Deux tables rondes sont proposées, invitant les photographes participants et les professionnels présents à s’exprimer sur les questions du marché de la photographie quels moyens et quels supports ? et sur les questions de promotion et de diffusion des artistes et des oeuvres à l’international.

Conservatoire des Arts et Métiers Multimedia

Balla Fasseké Kouyaté

Koulouba

BP. 159

Tél. : + (223) 222 02 17

Les prix des Rencontres

LE JURY

Le jury se compose de :

  • Akinbodé Akinbiyi , Photographe
  • Lamine Badiane Kouyaté (Xuly Bët), Styliste
  • François Cheval , Conservateur en Chef du Musée Nicéphore Niepce (Châlon s/Saône)
  • François Hebel , Directeur des Rencontres d’Arles
  • Pascal Hoël , Responsable des collections / expositions à la Maison Européenne de la Photographie (Paris)
  • Clive Kellner , Directeur de la Johannesburg Art Gallery
  • Abdoulaye Konaté , Directeur général du Conservatoire des Arts et Métiers Multimedia (Bamako)
  • Marloes Krijnen , Directrice de la Fotografiemuseum Amsterdam
  • Abderrahmane Sissako , Réalisateur
LES PRIX

Le jury décerne une série de prix et de récompenses :

  • le prix Seydou Keïta est le Grand prix de la Biennale, décerné par le Ministère de la culture malien (dotation : 3 000 euros)
  • le prix de l’Union Européenne distingue le meilleur travail de photographie de presse ou de reportage d’un photographe originaire d’un pays d’Afrique, des Caraïbes ou du Pacifique (dotation : 3 000 euros)
  • le prix de l’Organisation Internationale de la Francophonie est remis au meilleur photographe francophone (dotation : 1 500 euros)
  • le prix Elan , décerné par l’Agence Française de Développement, offre à un photographe l’édition de sa propre monographie
  • le prix Afrique en créations , offert par la fondation HRA Pharma, récompense le travail de création d’un jeune photographe (dotation : 2 000 euros et soutien à la production d’une exposition destinée à circuler dans le réseau culturel français)
  • le prix de l’image , remis par la fondation Jean-Paul Blachère, récompense un artiste de la section nouvelles images (dotation : 1 500 euros)
  • le prix du jury est remis au photographe “coup de coeur“ par CULTURESFRANCE (dotation : 2000 euros et achat d’une oeuvre)
Lauréats de l’édition 2005
  • Rana El Nemr / prix Seydou Keïta
  • Zohra Bensemra / prix de l’Union Européenne
  • Ulrich Rodney Mohoungou / prix de l’Agence Intergouvernementale de la Francophonie
  • Uche James Iroha / prix Elan
  • Fatoumata Diabaté / prix Afrique en créations
  • Mamadou Konaté / prix Accor
  • Mikhael Subotzky / prix du jury

Circulation internationnale des expositions

A l’issue de chaque édition, de nombreuses expositions sont constituées à partir de sélection d’oeuvres présentées à Bamako. Elles sont ensuite destinées à circuler dans le monde.

CIRCULATION DES 6èmes RENCONTRES EN 2006-2007

En 2006-2007, 26 expositions ont fait découvrir, à travers 24 villes dans 12 pays, plus d’une soixantaine d’artistes des 6es Rencontres :

En France : à Arles, Bordeaux, Lille, Paris (Bibliothèque nationale de France), Saint-Denis-de-la-Réunion et Tours...

A l’étranger : à Barcelone (Centre de Culture Contemporaine de Barcelone), Berne (Kornausforum), Berlin, Wittenberg, Bruxelles (La Centrale Electrique), Essen, Fès, Magdebourg,

Pampelune, Tel Aviv (Herzliya Museum), San Francisco (Museum of African Diaspora), Stockholm, Tananarive (Photoana 2007), République Dominicaine (Festival ACP)...

Un rythme de deux vernissages par mois dans le monde.

Le réseau culturel français contribue au rayonnement des Rencontres en accueillant des modules d’expositions dans de nombreuses zones géographiques.

Grâce au soutien des professionnels du monde de l’art , ces expositions sont également plébiscitées par des musées, des centres d’art, des mois de la photographie, des festivals, des biennales ou autres manifestations culturelles…

Une importante couverture médiatique à travers le monde renforce le rayonnement international des artistes.

La circulation de différents modules d’exposition permet de verser, à chaque étape, des droits d’auteur aux photographes concernés. Nombre d’entre eux sont invités à se déplacer à l’étranger pour accompagner leur exposition et se faire connaître, facilitant leur accès au marché international. Des commandes d’oeuvres leur sont ainsi passées.

Enfin, CULTURESFRANCE soutient d’importantes initiatives dans le domaine de la photographie avec une grande offre de programmes de résidences, d’échanges et de formation ainsi qu’un soutien aux projets de workshop panafricains.

Index des artistes programmés

LES PHOTOGRAPHES

LES VIDÉASTES

Exposition internationnale Nouvelles images Commandes
  • Sammy Baloji (RDC)
  • Adama Bamba (Mali)
  • Nadia Berkani (France - Algérie)
  • Jodi Bieber (Afrique du Sud)
  • Marie-Ange Bordas (Brésil)
  • Nabil Boutros (Egypte)
  • Mohamed Camara (Mali)
  • Ali Chraibi (Maroc)
  • Pierre Crocquet de Rosemond (Afrique du Sud)
  • Emmanuel Bakary Daou (Mali)
  • Harandane Dicko (Mali)
  • Saïdou Dicko (Burkina Faso)
  • Calvin Dondo (Zimbabwe)
  • Mohamed El Baz (Maroc)
  • Fakhri El Ghezal (Tunisie)
  • Ghislain El Magambo Gulda (RDC)
  • Dimitri Fagbohoun (Bénin)
  • Héba Farid (Egypte)
  • Sal Idriss (Ghana)
  • Fanie Jason (Afrique du Sud)
  • Mouna Karray (Tunisie)
  • Fouad Maazouz (Maroc)
  • Edgar Marsy (La Réunion)
  • Pierrot Men (Madagascar)
  • Tsvangirayi Mukwazhi (Zimbabwe)
  • Aïda Muluneh (Ethiopie)
  • Sylvain Ralaivaohita (Madagascar)
  • Soavina Ramaroson (Madagascar)
  • Sergio Santimano (Mozambique)
  • Michael Tsegaye (Ethiopie)
  • Andrew Tshabangu (Afrique du Sud)
  • Nontsikelelo “Lolo” Veleko (Afrique du Sud)



_ Exposition monographique

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  • Samuel Fosso (Cameroun)



_ Hommages

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  • Serge Jongué (Guyane)
  • Armand Seth Maksim (Madagascar)



_ Exposition du pays invité : la Finlande

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  • Veli Granö
  • Marja Helander
  • Tellervo Kalleinen & Olivier
  • Kotchak Kalle
  • Riitta Päiväläinen
  • Nanna Saarhelo
  • Jari Silomäki



_ Exposition “Hôpital Somine Dolo de Mopti”

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  • Alice Cuvelier (France)



_ Exposition Antoine Tempé

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  • Antoine Tempé (France)



_ Exposition Sébastien Cailleux

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  • Sébastien Cailleux (France-Algérie)



_ Exposition “Espaces de perception”

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  • Teresa Correa
  • Claudio Marrero
  • Berry Bickle (Zimbabwe)
  • Jellel Gasteli (Tunisie)
  • Ingrid Mwangi (Kenya)
  • Moataz Nasr (Egypte)
  • Patrice Félix Tchicaya (RDC)



_ Invitations

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  • Zoulika Bouablelah (Algérie)
  • Loulou Cherinet (Ethiopie)
  • Amal Kenawy (Egypte)
  • Nicène Kossentini (Tunisie)
  • Thando Mama (Afrique du sud)



_ “Bamako/Joucas” de la Fondation Jean-Paul Blachère

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  • Kisito Assangni (Togo)
  • Sammy Baloji (RDC)
  • Mohamed Camara (Mali)
  • Angèle Diabang Brener (Sénégal)
  • Mohamed El Baz (Maroc)
  • Maria Karim (Maroc)
  • Achillekà Kounguem (Cameroun)
  • Marcus Kreiss (France)
  • M lafille (France)
  • Goddy Leye (Cameroun)
  • Michèle Magema (RDC)
  • Patrick Mukabi (Kenya)
  • Ingrid Mwangi (Kenya)
  • Jimmy Ogonga (Kenya)
  • Adrien Sina (France)
  • Guy Wouete (Cameroun)

Cultures France

Née de la fusion de l’AFAA et de l’ADPF au printemps 2006, CULTURESFRANCE est l’opérateur délégué des ministères des Affaires étrangères et européennes et de la Culture et de la Communication pour les échanges culturels internationaux. D’autres partenaires, français comme étrangers, privés comme publics, à l’échelle des grandes villes, des régions de France ou de l’Europe, sont associés quotidiennement à ses actions.

Trois axes majeurs définissent sa politique d’intervention :

  • La présentation de la création française dans la diversité de ses formes et dans les domaines des arts de la scène et du spectacle, des arts visuels, de l’architecture, du livre et de l’écrit, du patrimoine cinématographique et de l’ingénierie culturelle.
  • L’attention portée aux cultures du monde , à leur accueil en France, à la coopération et au dialogue avec celles-ci. Dans le contexte d’une mondialisation accrue des échanges, CULTURESFRANCE est à la fois soucieuse de son ancrage européen, du développement de la francophonie et de la promotion de la diversité culturelle à travers le monde. Par ses actions menées en France comme hors de ses frontières, par des opérations croisées avec des pays dans le cadre de saisons ou années culturelles, par ses missions de développement sur le continent africain et dans l’espace caribéen plus particulièrement, CULTURESFRANCE s’engage ainsi à mettre en place des relations durables et équitables entre les cultures du monde.
  • Le développement de son expertise et de ses actions avec le réseau culturel et de coopération français à l’étranger, les collectivités territoriales, les organismes multilatéraux, européens, francophones ou non, le secteur privé, les grandes institutions françaises comme étrangères et avec tous les créateurs, auteurs, opérateurs et partenaires des échanges culturels et artistiques. Dans le cadre des missions qui lui sont confiées, le Département Afrique et Caraïbes en créations soutient la promotion et la diffusion des expressions artistiques africaines contemporaines dans une double approche : le développement culturel et l’accès des artistes et des oeuvres au marché international, avec pour ambition de créer les conditions d’une véritable autonomie de la création artistique. Ainsi, CULTURESFRANCE souhaite permettre aux créateurs vivant et travaillant sur le continent africain dans les domaines des arts de la scène, des arts visuels, de la mode, du cinéma et du livre, de s’insérer dans les grands courants artistiques, grâce à des aides à la création / diffusion / formation, la co-production de manifestations artistiques avec des partenaires africains, un soutien aux opérateurs culturels de la société civile et à leur mise en réseaux ainsi qu’à la mise en oeuvre d’outils d’information et de promotion relatifs à la création contemporaine africaine.

En matière de photographie, CULTURESFRANCE est, avec le ministère de la Culture du Mali, initiateur et opérateur des Rencontres africaines de la photographie depuis 1994. L’objectif de ces Rencontres est triple : faire connaître la diversité et la richesse de la photographie contemporaine africaine ; ancrer les photographes africains dans la dynamique internationale de l’art tout en aidant à la circulation dans le monde des expositions présentées à Bamako.

http://www.culturesfrance.com/www.culturesfrance.com

La Maison Africaine de la Photographie

La Maison Africaine de la Photographie (MAP) a été créée par l’ordonnance N°04 - 12/ P-RM du 25 mars 2004. Relevant du statut d’établissement public à caractère scientifique, technologique et culturel, elle bénéficie de l’autonomie de gestion et d’un patrimoine propre affecté par l’Etat. La MAP a une vocation panafricaine affirmée et souhaite être au service de tous les opérateurs photographiques d’Afrique et d’ailleurs, sans exclusive. Elle abrite le siège de la direction générale des Rencontres Africaines de la Photographie. La mission de la MAP consiste essentiellement en un travail de collecte, de conservation, de promotion et de diffusion des oeuvres du patrimoine photographique africain. Elle apporte son appui aux organisations et photographes professionnels, dont elle favorise les échanges aux échelons africain et mondial et entend créer les conditions appropriées de sauvegarde, de valorisation et de développement du patrimoine photographique africain. La MAP envisage ainsi la constitution d’une véritable mémoire africaine de la photographie. Par ailleurs, la MAP participe à l’organisation des Rencontres Africaines de la Photographie, en partenariat avec CULTURESFRANCE : son directeur, Moussa Konaté, est également Directeur des Rencontres.

www.fotoafrica.org

AFD

L’Agence Française de Développement, principal opérateur technique et financier de l’aide publique bilatérale française, a pour mission de contribuer à la lutte contre la pauvreté, de promouvoir la croissance économique et de favoriser un développement durable et équilibré. Engagée sur le terrain dans près de 80 pays étrangers et régions d’outre-mer, l’AFD y construit des partenariats solidaires et promeut des projets dont les effets sur le développement sont mesurables.

3,2 milliards d’euros ont été engagés à cet effet en 2006. C’est ainsi que l’Agence, depuis plus de soixante ans, connaît et apprécie les cultures vivantes des populations avec et pour lesquelles elle intervient. L’AFD renforce sa politique d’aide à la culture dans les pays où elle intervient par la mise en oeuvre d’une politique de mécénat active et durable. Elle apporte son soutien à des initiatives culturelles significatives, dont un prix littéraire : le “Prix Tropiques de l’AFD” depuis 1995 et un prix photographique : le “Prix Elan de l’AFD”, les Rencontres africaines de la photographie, la Biennale de l’image de Luang Prabang (Laos), Maintenant l’Afrique !, les festivals photographiques du Cambodge - Angkor Photography Festival - et du Mozambique - Fotofesta-. Outre ces actions de mécénat, l’AFD constitue une collection photographique d’oeuvres d’artistes africains depuis 2005. Elle accueille de nombreux artistes à son siège pour des expositions temporaires. Lors des 7es Rencontres africaines de la photographie de Bamako, l’AFD apportera notamment un appui particulier à l’exposition des photographies réalisées en coopération par l’Ecole nationale supérieure des arts décoratifs (France) et le Conservatoire des Arts et Métiers Multimédia (Mali) et au projet de Cinéma Numérique Ambulant. Depuis 2005, l’AFD remet le Prix Elan de l’AFD à un photographe issu du continent africain ou de la diaspora pour souligner un tournant important dans le travail de cet artiste. Ce prix se matérialise par la réalisation d’un livre dans la série “Photo en développement” et son lancement pour promouvoir l’oeuvre de cet artiste. Le premier exemplaire a été consacré à Uchechukwu James Iroha (Nigéria), lauréat du Prix Elan de l’AFD 2005. www.afd.fr

L’Organisation Internationnales de la Francophonie

L’OIF est une organisation internationale fondée sur le partage d’une langue, le français, et de valeurs communes. Elle compte à ce jour cinquante cinq États et gouvernements membres et treize observateurs. L’OIF mène des actions politiques et de coopération, conformément aux quatre grandes missions tracées par le Sommet de la Francophonie : promouvoir la langue française et la diversité culturelle et linguistique ; promouvoir la paix, la démocratie et les droits de l’Homme ; appuyer l’éducation, la formation, l’enseignement supérieur et la recherche ; développer la coopération au service du développement durable et de la solidarité. L’engagement de la Francophonie contre le risque d’uniformisation culturelle et linguistique engendré par la mondialisation s’illustre dans sa mobilisation en faveur de l’adoption de la Convention sur la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles (Unesco, 2005) ainsi que dans ses actions en faveur de la création artistique et littéraire.

L’OIF agit pour que les artistes francophones et leurs oeuvres franchissent les frontières nationales, aient la possibilité de promouvoir leurs créations, accéder à des publics internationaux et rencontrer des artistes d’autres cultures et sensibilités dans les domaines des arts visuels, du cinéma et de la télévision, des arts vivants, de la littérature, de la lecture et de l’animation culturelle La Francophonie est partenaire des Rencontres africaines de la Photographie de Bamako depuis cette création. Cette année, l’OIF participe à la 7e édition à travers diverses actions : présence à Bamako d’une vingtaine de photographes ressortissants de pays africains membres de la Francophonie et de leurs oeuvres à Bamako ; production d’un documentaire “Mémoire de Bamako” qui sera tourné sous la direction de Kal Touré durant la 7e session des Rencontres et édité en DVD ; participation aux rencontres professionnelles.

Par ailleurs, le Prix du Jeune photographe francophone attribué par l’OIF offrira au lauréat un stage d’un mois à l’Ecole de photographie de Vevey (Suisse).

www.francophonie.org

La fondation Jean Paul Blachere

La Fondation Jean-Paul Blachère a été créée en 2004 dans le but d’aider au développement de l’Afrique par la promotion de ses artistes contemporains. Cette fondation d’entreprise est l’une des rares à avoir installé son centre d’art au coeur d’une zone industrielle à Apt (en Provence).

Sa démarche esthétique et éthique s’appuie sur plusieurs actions : des résidences d’artistes, des prix à diverses biennales et des ateliers croisés en Afrique et en France. Cette année, la Fondation a organisé deux ateliers de création vidéo : l’un en Provence, l’autre à Bamako en collaboration avec les étudiants du CAMM. Les oeuvres des seize artistes invités sont présentées aux Rencontres de Bamako. La Fondation remet, à cette occasion, un prix de l’image en partenariat avec Air France et Accor. Les cinq artistes primés par un jury indépendant composé de jeunes critiques africains, seront invités à Apt en résidence. Une exposition leur sera consacrée l’année prochaine.

www.fondationjpblachere.org

La fondation Orange Mali

Orange Mali, en vertu de la responsabilité sociale qu’implique son poids dans l’économie malienne a renforcé ses activités de mécénat à travers la création de la fondation Orange Mali. Grâce à l’action de sa fondation, Orange Mali a pu initier une véritable politique d’accompagnement des structures publiques et privées oeuvrant dans les domaines de la lutte contre la pauvreté et le soutien aux populations les plus défavorisées. La fondation Orange Mali intervient dans les secteurs de la santé, de l’éducation et de la culture. En 2007, la fondation Orange Mali s’est fixée pour objectifs de développer davantage d’actions sur son axe Culture. C’est ainsi qu’elle s’associe de manière plus engagée sur l’édition 2007 des Rencontres africaines de la photographie de Bamako. En effet, à travers son partenariat avec le Centre Culturel Français de Bamako et l’association malienne “Culturelles”, rassemblant des femmes menant des activités artistiques et culturelles au Mali, la fondation Orange Mali entend contribuer au succès de cet événement culturel d’envergure, en participant pour l’occasion, au lancement d’un nouvel espace culturel pluridisciplinaire à Bamako. Le Hangar, qui sera baptisé “Quartiers d’Orange” le temps de la biennale, est un vaste espace aménagé sur une ancienne friche industrielle, signe de modernité et d’innovation pour la création à Bamako. Il vise un large public populaire et principalement la cible de la jeunesse, afin de mettre la culture et la création artistique à la portée du plus grand nombre de maliens.

HRA Pharma

HRA Pharma, un jeune laboratoire pharmaceutique français, est pionnier en matière de développement et de commercialisation de nouvelles méthodes contraceptives innovantes. Rendre disponible ses produits aux plus pauvres de la planète fait partie du projet d’entreprise et a constitué un engagement de ses actionnaires et des ses dirigeants depuis sa création. Convaincu que le développement passe également par celui des cultures locales, HRA Pharma a décidé de financer cette année le prix Afrique en créations remis lors des Rencontres à un jeune photographe africain.

www.hra-pharma.com

Laboratoire DUPON

Les laboratoires DUPON à Paris Montmartre, Montparnasse et Bordeaux se sont, depuis leurs origines, dédié aux photographes créateurs, tant dans les arts plastiques que dans la publicité, la mode ou l’illustration. En trente ans, ils ont acquis un savoir faire et une réputation des plus estimables.

Les laboratoires DUPON sont, aujourd’hui, particulièrement heureux de participer aux Rencontres Africaines de la Photographie de Bamako. Cette nouvelle présence devrait nous permettre de montrer le savoir-faire et l’enthousiasme que nos équipes ont mis dans la réalisation des tirages photographiques de cette édition 2007.

Les laboratoires DUPON se sont toujours investis dans les différentes manifestations mettant en avant la création photographique et c’est la raison pour laquelle nous sommes fier d’être présent, cette année, à Bamako.

www.dupon.com

CIRCAD

Depuis 1988, CIRCAD travaille avec des agences de photographie, des entreprises, des institutions et des musées, à la mise en place d’expositions photographiques. CIRCAD a pour vocation de répondre aux questions liées à la conception et à la réalisation d’événements présentant des oeuvres photographiques, de l’encadrement à la scénographie.

Nous sommes présents, depuis 2001, aux Rencontres africaines de la photographie de Bamako, pour lesquelles nous fabriquons les encadrements et les caisses de transport, et c’est avec un immense plaisir que nous partons à la découverte de nouveaux photographes africains lors de cette nouvelle édition 2007.

CIRCAD remercie tous les acteurs des 7es Rencontres africaines de la photographie de Bamako d’avoir accepté à nouveau notre collaboration qui, nous l’espérons, contribuera avec succès à sa réalisation.

CONTACTS

AU MALI

EN FRANCE

Ministère de la Culture CULTURESFRANCE
BP 4075 Bamako

Tél. : + 223 224 66 63

Fax : + 223 224 66 27

info@culture.gov.ml

_ Ministre : Son Excellence Cheick Oumar Sissoko

Maison Africaine de la Photographie (MAP)

Direction des Rencontres africaines de la photographie de Bamako

Bibliothèque nationale, Zone ACI 2000

BP E 4075 Bamako

Tél. / Fax : + 223 229 41 10

foto.africa@afribone.net.ml
Directeur : Moussa Konaté

Directeur adjoint : Dembélé Tiémoko

Assisté de : Diawara Djénéba Coulibaly et Amadou Sow

Comptable : Babouya Kimbiry

1, bis avenue de Villars

75007 Paris

Tel : + 33 (0)1 53 69 83 00

Fax : + 33 (0)1 53 69 33 00

www.culturesfrance.com

Président : Jacques Blot

Directeur : Olivier Poivre d’Arvor

Secrétaire général : Aldo Herlaut
Département Afrique et Caraïbes en créations

Directrice : Sophie Renaud

Responsable de la coordination des Rencontres : Véronique Joo d’Aisenberg

Tél. : + 33 (0)1 53 69 83 27

Fax : + 33 (0)1 53 69 83 98

vja@culturesfrance.com

Assistée de : Latifa Bnouzalim et Latyr Diouf
Département de la communication

Directrice : Agnès Benayer

Responsable adjointe : Anne-Florence Duliscouët

Chargée de communication : Marion Napoly

Tél. : + 33 (0)1 53 6

| Biennale

Lieu

Musée National du Mali

  • Mali

HISTORIQUE

L’histoire du Musée National du Mali remonte à l’époque coloniale. Elle est intimement liée à celle de l’Institut Français
d’Afrique Noire (IFAN), créé en 1936 à Dakar avec pour vocation le développement de la recherche dans les territoires
colonisés. La création, en 1951, d’une section locale de l’IFAN au Soudan est à l’origine du Musée National que l’on
appelait alors musée soudanais de l’IFAN.

Le bâtiment actuel, en " banco stabilisé ", a été construit en 1981 grâce à un financement du gouvernement français. Son architecte est Jean Loup Pivin.

COLLECTION

L e Musée National dispose aujourd’hui d’une collection de 8 000 pièces. Signalons les catégories essentielles suivantes :

- La collection archéologique

Les objets de cette catégorie proviennent essentiellement de fouilles effectuées sur divers sites ; mais parfois d’achat et
de saisies. Quelques exemples sont :

  • Les statuettes en terre cuite du Delta intérieur. La plus célèbre a été découverte sur le site de Djenné-Djeno, par
  • une équipe de chercheurs américains, R. et S. Mc Intosh ;
  • Les statuettes du sud, dites de Bankòni, du nom d’un situé aux environs de Bamako ;
  • Les appui-nuques et les textiles Tellem datés du 11e-16e siècle, découverts en 1974 par une équipe néerlandaise
  • dans les falaises de Bandiagara aux environs de Sangha en pays dogon. Ces textiles comptent parmi les plus anciens
  • connus d’Afrique.
  • Le pillage et l’exportation illicite du patrimoine archéologique constituent des problèmes majeurs pour le Mali. La loi
  • N.275 PG/RM interdit le pillage des sites archéologiques et l’exportation illicite des objets archéologiques.

- La collection ethnographique

Ce sont des productions des différents groupes ethniques qui constituent le pays : (Bamanan, Senoufo, Minianka,
Malinké, Bwa, Dogon, Soninké, Khasonkhé, Peul, Sonrhaï, Touareg, Bozo, Maure). Quelques catégories de cette
collection sont :

  • Les masques et marionnettes liés aux rites agraires et éducatifs des sociétés initiatiques traditionnelles, dont certains
  • sont des chef-d’oeuvres de l’Art africain ;
  • Les statuettes liées aux cultes de fécondité et de maternité de la femme, de l’homme et de la nature ainsi qu’au culte
  • des origines et de la nature de l’espèce humaine ;
  • Les textiles, au nombre de 1200 pièces collectées à travers l’ensemble du territoire sont représentatifs de traditions
  • vestimentaires des groupes ethniques et sociaux maliens. Citons parmi les objets de cette catégorie les habits de
  • chasseurs et les grands tissages en laine peul.
  • Les instruments et accessoires d’instruments de musique (environ 150). Parallèlement à la collecte de ces instruments,
  • un fonds de cassettes son et vidéo a été constitué sur la musique traditionnelle.
  • La poterie d’usage quotidien, les objets de cette catégorie proviennent essentiellement du delta intérieur, du sud du
  • pays (Bougouni et Sikasso).

EXPOSITION

Le Musée National possède deux salles d’exposition :

  • La salle d’exposition permanente d’une superficie de 220 m2, donne un aperçu de l’histoire du Mali et du parcours initiatique de l’individu de la vie à la mort à travers statuettes et masques des différents groupes ethniques du Mali ;
  • La salle temporaire d’une superficie de 206 m2, présente actuellement les sièges anciens et traditionnels du Mali : appui-nuques Tellem, escabeaux, sièges de chefs, portes de maison d’habitation de sanctuaires ou de greniers, pieds, de lit en bois ou en terre cuite...

C’est essentiellement autour des expositions que se développent les activités éducatives du Musée National. Les
activités en direction du public sont orientées prioritairement vers le public scolaire des trois ordres d’enseignement :
fondamental, secondaire général ou professionnel et supérieur. Le Musée propose aux enseignants un programme
d’activités annuel comprenant des projections de films, des conférences, des visites guidées et des excursions. Lorsque
les moyens le permettent, il organise le transport des élèves. Le Musée national vient d’acquérir un car de transport,
notamment pour le public scolaire.

Des activités spécifiques sont organisées en direction de l’enfance de la rue : deux ateliers de trois semaines chacun ont été organisés en 1999/2000 à leur intention.

INFOS PRATIQUES

salles d’expositions ouvertes tous les jours sauf lundi et jours fériés,

heures d’ouverture : 9h à 18heures

Entrée libre et gratuite

Service de guide payant : 500Fcfa pour trois personnes. Au delà de 3 personnes, 200 par personne supplémentaire.

Centre de documentation spécialisé en sciences humaines et muséologie comportant près de 2000 titres

Régime de consultation sur place.

Pour toutes informations concernant le musée et les visites guidées des expositions :

Tel : + 223 222 34 86 / Fax : + 223 223 19 09

Email : musee@afribone.net.ml

Voir en ligne : www.rencontres-bamako.com