Emilie Reynaud

Emilie Reynaud est née en 1982 en France.
2004-Emilie obtient le diplôme de l’Ecole Supérieure des Arts de l’Image, le « 75 »/section photographie à Bruxelles. Lors de sa formation elle développe ses recherches autour de la notion d’appartenance à un territoire. Elle se découvre une sensibilité particulière à l’évolution des paysages et aux traces laissées par le travail des hommes.
2005-« Histoire » est la première série de photographies qu’elle propose. C’est la version intime d’un paysage, ouverte sur l’imaginaire d’un lieu, à travers les gens qui l’occupent.

2006/2011-Emilie affirme sa démarche et son regard face au paysage dans la série « Vertébrer la Montagne ». Elle réalise ces photographies dans le département des Hautes Alpes en France. Dans ce travail elle se met en quête d’une montagne sous le signe de l’effondrement, faisant figure de monument soufflé par les pierres, lacéré par les torrents.
Ce travail est à nouveau exposé à la Galerie d’Art Contemporain du Théâtre de Privas en Ardèche en 2009, à la Maison de Pays d’Embrun dans les Hautes Alpes en 2011, à la galerie des Comptoirs Arlésiens de la Jeune Photographie pendant les Rencontres d’Arles du 2 Juillet au 2 Octobre 2011.

A la suite de ce travail Emilie part pour un séjour de 6 mois en Bolivie. Les contours de son imagination son brisés. Sur les flans de la Cordillères des Andes elle commence une nouvelle série de paysages de Montagnes. Cependant, ici ces paysages seront déracinés, sans légendes. Ces photographies sont associés sans cohérences de lieux n’y d’histoires à d’autres photographies de Montagne dont elle est l’auteure. Le territoire n’existe plus, seul l’imaginaire fait son chemin. Elle créé un univers qui lui est propre. Cette série demeure sans titre à ce jour et reste ouverte à ses recherches encore en cours.

Aujourd’hui Emilie vit et travaille au Malawi, petit pays enclavé de l’Afrique de l’Est. Ce départ contribue de nouveau à casser les représentations d’un paysage préexistant et à alimenter ses recherches sur les territoires et les hommes. Elle est face à un paysage usé par ses habitants.

2010 Emilie Reynaud, Joane David, Pierre-Emmanuel Coste, Fernand Pio et Fabien Pio créent le Collectif Mon Œil. La notion de territoire est la matrice sur laquelle l’imaginaire de chacun de ces 5 photographes s’est construit. Le territoire et le paysage constituent le premier terrain d’action de leurs démarches respectives. Le Collectif Mon Œil sera prochainement en résidence photographique dans le Gard (2012/2013).

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