Bled Runner - Etape 3 / Abidjan-Touba Une chronique de Camille Millerand

, par Camille Millerand

Abidjan - Touba - 3ème étape : " Vieux père voilà ton fils "

Départ des 220 logements à 5h30, c’est encore la nuit, les premiers travailleurs arpentent les rues autour de la gare de bus. Cette fois, c’est la compagnie U.T.B. (union des transporteurs de Bouaké) "c’est pour N’sikan" un baoulé puissant dans le pays. Kader connaît cette compagnie depuis qu’il est petit. Le bus est moins long que celui de Bamako. Il encaisse mieux les nombreux trous de la route.

Finalement, nous arrivons vers 17h à Duékoué, "le carrefour de l’ouest" m’explique Kader. C’est Adama, le petit frere d’un pote de Kader qui nous réceptionne. Lui travaille avec l’hévéa. Un
intermédiaire commercial qui agit "Bord champs" entre producteurs et acheteurs de cette matière première, avec laquelle on fabrique le caoutchouc.

Sinon, la majorité des habitants de Duékoué travaillent autour de la filière café/cacao. Lors de la crise de 2011 Duékoué fut l’épicentre de la guerre. Des amis de Kader se souviennent des longues heures cachés dans leurs maisons. Époque où l’on fumait une cigarette par jour en plusieurs taffes espacées tellement elles étaient devenues cher.
Une période où les miliciens libériens soufflaient le chaud et le froid sur la ville, commissionnés par le camps Gagbo pour conserver le pouvoir. "On entendait parler anglais à chaque coin de rue " précise un enseignant du grin des amis de Kader.

Il est déjà 20 heures, son jeune père nous offre à boire, on se donne les nouvelles et déballe l’écran plasma. Un moment solennel, Kader n’était plus venu ici depuis 2015.

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© Camille Millerand
Sur la route entre Abidjan et Duekoué.
Mardi 30 janvier 2018
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© Camille Millerand
Trajet Abidjan-Duekoué. Passants, commerçants et thérapeutes ambulant se succèdent au fils des arrêts.
Mardi 30 janvier 2018
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© Camille Millerand
Kader se rends compte que son voisin de bus parle Maoka. Ils ont tous les deux des liens avec le village de Koonan
Mardi 30 janvier 2018
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© Camille Millerand
Salon de la famille Bamba. Kader souhaite la rénover et dépoussiérer les livres en vue d’une bibliothèque qu’il installera, un jour, à Koonan.
Mardi 30 janvier 2018.
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© Camille Millerand
Son grand-frère Vamehi et lui sont très proches depuis tout petit. C’est la photo préférée de Kader.
Mardi 30 janvier 2018
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© Camille Millerand
Mohamed et Achille, collégiens et cousins de Kader. Le premier est le fils de Moriiba Bamba, l’homonyme de Kader qui vit au village.
Mardi 30 janvier 2018
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© Camille Millerand
Kader s’entretient avec son père à huit-clos. Un moment propice pour se donner les nouvelles, causer des projets de Kader et de la santé du père.
Mardi 30 janvier 2018
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© Camille Millerand
L’écran plasma est enfin déballé en famille. Le menuisier est là pour accrocher le poste contre la bibliothèque. Le père de Kader est heureux.
Mercredi 31 janvier 2018
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© Camille Millerand
Sur la route entre Duekoué et Touba.
Mercredi 31 janvier 2018
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© Camille Millerand
Sur la route entre Duekoué et Touba.
Mercredi 31 janvier 201
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© Camille Millerand
A Touba, c’est Razak (tee-shirt rouge), son cousin qui nous réceptionne et organise notre départ en mobylette jusqu’à Koonan. C’est Moussa ( à gauche de l’image qui sera notre chauffeur).Ils sont cousins tous les deux. C’est Kader qui leur fait remarquer.
Jeudi 1er février 2018
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© Camille Millerand
Arrivée à Koonan, le village familial de Kader.
Jeudi 1er février 2018

Trajet Touba-Koonan, à 3 sur un 2 roues. Janvier 2018.

Voir en ligne : http://www.camillemillerand.com/