Chinafrique

/ Exposition collective

« Il n’y a de richesses que d’hommes »
Jean Bodin

Depuis quelques années, l’Afrique représente une promesse économique pour la Chine, et la Chine, un partenaire actif pour l’Afrique. Dans ce contexte international en mouvement, le festival Les Uns Chez Les Autres projette à
l’échelle locale la rencontre de cultures qui cohabitent dans le quartier de Belleville : les cultures chinoises ou plus largement asiatiques, construites au fil des flux migratoires, et les cultures africaines, riches de leurs multiples
expressions dans l’arrondissement.

Le parcourt d’art contemporain Chinafrique, organisé à l’initiative de mon adjointe, Julie Navarro, chargée de la culture, et commissaire de l’exposition, raconte un long voyage de Shanghai à Bamako, transportant avec lui les mémoires d’artistes et leur imaginaire réincarnés pour ce projet dans la chaleur humaine d’un quartier très animé.

Une vingtaine d’artistes locaux et internationaux, des associations locales questionnent les fiançailles chinafrique, révélant fantasmes, espoirs et inquiétudes. Du travestissement au geste culinaire, de la médiation tai à la danse en transe, les œuvres construites dans la magie du réel recomposées en liberté se chargent de force au fil du jeu de piste, où le riz œuvre lui-même comme langage symbolique, liant d’amitié la Chine et l’Afrique.
Roger Madec, Maire du 19e arrondissement, sénateur de Paris

LES ARTISTES

- Afriphoto présente Sammy Baloji. L’artiste interroge l’avenir du Congo. Dans la série Kolwezi, il met en parallèle des images des sites d’extraction minière avec des affiches chinoises représentant de grandes villes prospères.

- Michèle Atchadé propose des installations vidéo, sonores et olfactives dans un univers sensoriel mêlant souvenirs réels et fantasmés.

- Hung Chun Chen présente L’Algérie est encore loin, un film (26’) qui questionne la présence chinoise en Algérie vue à travers le regard de photographes.

- Myriam Dao, avec la série Is Yellow Black or White ?#2, convoque des figures tutélaires africaines et asiatiques.

- François-Xavier Gbré présente un film photographique sur l’histoire de la piscine olympique de Bamako, un bel exemple d’éléphant blanc qui ressuscite grâce aux investissements chinois. Son travail est présenté en écho avec la performance éléphant blanc (sculpture en riz gluant) animé par Julie Navarro avec les enfants du quartier.

- Anggy Haïf, Griot des temps modernes, sa musique est une fusion des mélodies africaines chantées en langue Yambassa (Centre Cameroun). Il questionne, par ailleurs, les traditions africaines qu’il réinterprète dans des créations sculpturales.

- Kapwani Kiwanga propose Mbale une série de photos de termitières dans les paysages ruraux Tanzaniens afin de rendre perceptible une tradition orale sur la fabrication des chimères.

- Show Chun Lee nous plonge dans l’histoire d’une jeune fille est arrivée, un film documentaire qui dessine, image après image, la vie d’une chinoise sans papiers.

- Kai-duc Luong nous entraîne dans un voyage poétique sous forme d’installation dans la rizière des souvenirs culinaires d’une mère Sino-Khmer.

- Claude Pouget, dit Claude le boucher, nous raconte à travers des photographies de voyage ses liens d’amitié et de commerce avec le Congo démocratique. En collaboration avec Anne-Marie Jeannou.

- Laurent Quenehen compose ici et là, avec la série Les voyages immobiles, des alliances ou mariages mixtes qu’il scelle à sa guise à l’aide de portraits croisés et cadrages photographiques.

- Pascale Marthine Tayou propose le projet d’affichage Carte Blanche. Il recompose et questionne l’alliance filiale sous tendue entre les deux continents : « Faux- Jumeaux » ou « Vraies Soeurs » ?

- Chia-Wen Tsai avec l’installation Taï-Chi, projette, en alternance, dans le mouvement aérien et voluptueux de la vapeur d’un rice cooker, l’image de danseuses asiatiques et africaines.

- Georges Vikey, peintre et musicien Pop Soul & Careta Music propose un show en direct qui invite le public à participer à la danse sur le thème de la Semence du Riz.

- Kimiko Yoshida, présente La Mariée Billie Holiday avec une coiffe ashetu des Grasslands, Cameroun. Autoportrait. L’artiste conçoit l’identité comme une multiplicité d’identifications et l’art comme une expérience de pure transformation.

- Loïs Zongo joue des percussions sur l’eau Akutuk , une tradition musicale africaine qui rend hommage aux esprits de la nature, à la pureté de l’eau - un enjeu écologique crucial en Chine.

LITTERATURE

Daniel Carton, Dane Cuypers et Brigitte Mougin, Christine Fleuret, Serge Michel, Michel Beuret et Paolo Woods

Programme complet pour la samedi 19 janvier et le dimanche 20 janvier.

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PROG CHINAFRIQUE

| Exposition, Festival, Projection

Lieu

Festival Les Uns chez les Autres

Tous les 19 du mois, les uns s’invitent chez les autres dans le 19e. Depuis 2009, la Mairie du 19e, sous l’impulsion de Julie Navarro, adjointe au Maire du 19e, chargée de la culture, organise un rendez-vous mensuel convivial et participatif avec les habitants, les artistes du 19e, un lieu complice, et de l’imagination... pour fabriquer des expériences nouvelles, pour donner la parole aux uns et aux autres, pour être curieux de nos différences, pour se sentir bien vivant, pour vivre et fêter la ville.

Poétique de la relation, poétique de la création, poétique de l’i nsolite... pour tous ! Le festival Les uns chez les autres défend la force de l’art dans la ville comme signal de mémoire, comme levier social, comme levier de questionnement, comme source de plaisir, de découverte, comme levier d’entrainement, source de projets collaboratifs, source de connaissance de l’autre et de soi.

Le Festival Les Uns chez les Autres construit une plate forme culturelle en mutation réinventée tous les mois et en développement permanent.

INFOS PRATIQUES

CONTACT
- Julie Navarro, adjointe au Maire du 19e chargée de la culture.
Tél : 01.44.52.29.18
- Delphine Vieira, collaboratrice culture au cabinet du Maire du 19e.
delphine.vieira@paris.fr

Voir en ligne : www.mairie19.paris.fr