Dimanche au bord de la mer

/ Vincent Godeau

"J’ai habité trois ans dans la banlieue de Libreville, au PK 12 (Point Kilométrique 12).

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© Vincent Godeau

J’étais un insider, un photographe enraciné, pas un photographe de passage. Des photographes africains disent qu’un Insinder, en Afrique, c’est quelqu’un qui traite un thème propre à son pays et qui ne craint pas d’aller dans des endroits qui craignent.

Pour restituer le plaisir africain du maquis, je suis allé au contact. Toutes les photos de cette série ont été prises le dimanche, dans un seul des nombreux maquis de la capitale, toujours le même, celui qui est sur la plage, face à l’océan.
Des maquis, il y en a au demeurant des millions, en Afrique. Pour qui bute sur le mot, un maquis est un bar à ciel ouvert, un débit de boissons, un lieu de rendez-vous, de drague entre Africains. On y passe le temps en buvant des bières et de l’anis étoilé. Les autochtones s’y retrouvent le soir, ou bien le dimanche, parfois tôt dans la journée. De tous les maquis de la petite capitale gabonaise, ce maquis est celui qui aimante le plus une population jeune et fêtarde.

La zique à tue tête orchestrait les débordements, les brusques empoignades, les étreintes.
Ces "gensses" (manière gabonaise de prononcer le mot "gens") par mes soins documentés avaient une aura. Ils portaient à incandescence le moment présent."

| Exposition

Lieu

Galerie Agathe Gaillard

La galerie d’Agathe Gaillard a été ouverte en juin 1975, dans le quartier du Marais à Paris, où elle est toujours. Elle fut encouragée par des photographes amis comme Jean-Philippe Charbonnier, Ralph Gibson, Henri Cartier-Bresson, André Kertesz, Edouard Boubat, Robert Doisneau, Gisèle Freund, entre autres.

L’idée était de créer une galerie de photographie, quelque chose de spécifique, adaptée à un art nouveau et une manière de collectionner nouvelle.
Les grands photographes connus ont toujours été mêlés à des jeunes photographes, attirés par cette nouvelle manière d’exercer leur métier, privilégiant l’expression personnelle et la qualité du tirage.

Il ne s’agit pas d’école, mais de fortes personnalités travaillant dans leur style propre. Ce sont presque toujours des photographes rencontrés personnellement, engagés dans une longue collaboration.
La galerie n’a pas pour but de s’insérer dans l’art contemporain, mais d’y faire entrer la photographie, dans sa spécificité.

Dés le début, la galerie n’avait pas envisagé d’autres ressources que la vente de tirages, qui s’est développée lentement mais régulièrement.
La galerie a aidé à se constituer de grandes collections publiques et privées.

INFORMATIONS PRATIQUES

- ADRESSE
Galerie Agathe Gaillard
3 Rue Pont Louis Philippe
75004 Paris

- CONTACT
info@agathegaillard.com
01 42 77 38 24

Voir en ligne : www.agathegaillard.com