L’atelier des collectifs de photographie d’Afrique 1.0

, par Collectif Generation Elili, Selim Harbi

C’est à l’initiative du collectif Génération Elili, que s’est tenu à Brazzaville au
Congo, le premier atelier des collectifs de photographie d’Afrique. Autour des
thèmes : « Comment structurer un collectif de photographie en Afrique » et « Reimaginer l’Afrique » durant 10 jours, les 15 participants, venus de neuf pays africains, et représentants 7 collectifs de photo, ont pu ainsi faire l´état des lieux de la photographie africaine et de pointer d’éventuelles perspectives.

Les travaux ont été animés et encadrés par Désirey Minkoh (Gabon),
Photojournaliste/AFP et directeur d’Afrikimages Agency, le photographe
documentaire Selim Harbi (Tunisie) du collectif Afreekyama, ainsi que Baudouin Mouanda, photographe du collectif Génération Elili du Congo qui a excellemment modéré les meeting.

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Sur un premier plan l’atelier a permi aux collectifs participants de présenter
leurs modes et stratégies de fonctionnement, de renforcer leurs capacités
structurelles et organisationnelles et surtout d’échanger leurs expériences en
vue de créer un réseau professionnel favorisant l’émergence de la
photographie africaine. Sur un deuxième plan purement technique, des thèmes comme : Quel sujet choisir et comment le développer ; Comment préparer un dossier, le présenter à une rédaction de presse, festivals, aux galeries d’expositions ou à la vente ? ; Les règles et les dispositions à prendre dans les zones de conflits ou en reportage personnel, éthique... etc, ont été abordés et intensivement discutés.
Les expériences partagées ont également permis aux participants de comprendre la nécessité de coordonner les efforts en tenant compte des problèmes particuliers de chaque pays, même s’il a été remarqué que les problèmes sont quasiment les mêmes à savoir : l’absence des textes, de lois et de cadre juridique, de structures et de financement, le manque de respect pour le travail des photographes dans certain pays, des difficultés dans la pratique de la photographie (agressions, intimidations...). Et l’individualisme dans les collectifs est l’une des causes des dissensions internes qui freinent l’essor et entrainent la disparition d’un collectif, l’impossibilité dans certains pays africains d’hébergement de site internet et de paiement en ligne est aussi un vrai problème quand on sait qu’aujourd’hui une présence sur le web est quasi obligatoire.
Néanmoins les visions et les énergies des collectifs et des photographes convergent tous vers le même idéal, celui de raconter soi
même le continent, et de ne plus réduire l’Afrique et ses réalités juste à des
sujets photographiques pour autrui. Les rencontres ont été clôturées par une exposition à la galerie Elili, des travaux réalisés au cours de l’atelier.

Les représentants des collectifs :

  • Selim Harbi d’Afreekyama (Tunisie)
  • Princesse Gbogbonou de Benin Collectif
  • Rodrigue Molenguela de Godephoc (Groupement pour le développement de la photo en Centrafrique)
  • Aimay Menoba du collectif Kamera (Cameroun)
  • Joseph Moura et Justin Makangara Tokanga du collectif Racines (Congo RDC)
  • Fatoumata Diabaté du collectif Diabougussa (Mali)
  • Jimoke Sanwo du collectif Invisibles Borders (Nigéria)
  • Baudouin Mouanda, Daouda Ndoungani, Francis kodia, Bodard Gaston et Romaric Bakoua du collectif Génération Elili (Congo)
  • Désirey Minkoh de l’agence Afrikimages Agency (Gabon)
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