« l’état des choses »

/ Jean-Marc Tingaud

Intérieurs

“Les Intérieurs de Jean Marc Tingaud questionnent la nature du portrait, de la nature morte, de la photographie d’architecture, de la couleur en photographie, du temps, du souvenir et de l’identité. Tout cela sans avoir l’air d’y toucher, avec un calme serein, une attitude contemplative qui se nourrit de tensions intérieures et d’une précision maniaque.

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Marrakech, 1985 © Jean-Marc Tingaud

_ Les images de Tingaud ignorent tout autant l’exotisme que la décoration. Elles sont piégées parce qu’il a piégé lui-même avec patience des espaces infimes qui s’emplissent de sens et d’émotion et que, sous leur apparente sérénité, se bousculent des enjeux essentiels et philosophiques.
La première dimension de l’œuvre de Jean Marc Tingaud pourrait être tout simplement ethnologique et documentaire, au sens où le photographe catalogue, de par le monde, les histoires inscrites sur des murs au fil du temps. En cadrant avec une précision chirurgicale, il isole des rébus qui sont des tranches de vie. C’est un travail sur la mémoire, sur le temps, sur la remontée aux origines, sur l’importance des enracinements. Une manière de regarder comme bouleversantes et parfois incompréhensibles les histoires des autres, mêlée du sentiment de la proximité et du partage.” Les icônes trouvées de Jean-Marc Tingaud par Christian Caujolle (extraits)

Depuis ses débuts, Jean Marc Tingaud a entrepris une recherche photographique qui s’attache à explorer les lieux de l’intimité.
Lieux de travail ou d’habitation, ils ont pour caractère commun d’être les dépositaires, et par ce qu’ils donnent à voir, les témoins, d’une histoire personnelle ou collective, d’une sensibilité, d’une mémoire.
Sans références aux critères habituels de la beauté, les vues intérieures découvrent ce que la banalité peut avoir de poétique, ce que le Musée du Louvre désignait à propos du travail de Jean Marc Tingaud dans un ouvrage sur l’histoire de l’Art comme “le beau dans l’ordinaire”.
Réalisées à la chambre 4x5, les prises de vue restituent des compositions authentiques, sans qu’aucun objet s’y trouvant ne soit déplacé. L’éclairage est naturel, seule la lumière ambiante est apprivoisée pour révéler les détails, le langage des couleurs ou les correspondances de gamme, en harmonie ou en rupture, entre le
mur et les objets qu’il accueille.
Portraits plus que “natures mortes”, ces images de l’immobile constituent une remarquable collection de traces que l’homme universel nous lègue, signes ténus de son existence la plus intime.

Medinas

Ignorant le bruit, la vie, les parfums et les couleurs chatoyantes qui animent de jour les ruelles étroites des souks marocains, le photographe Jean-Marc Tingaud se plaît à arpenter dans le silence et la nuit les sinueuses médinas, à la recherche de la quiétude et des mystères qui l’envoûtèrent à l’âge de vingt ans. Parées de bleu, de jaune ou d’ocre à la faveur de simples néons, les médinas de Marrakech, Essaouira, Tétouan, Fez ou Meknès se révèlent à travers son objectif plus ensorcelantes que jamais, laissant à peine deviner leurs secrets aux pas de portes qui nous demeurent closes. Au lecteur alors d’imaginer ce qui se dissimule derrière les porches, fenêtres entrebâillées ou ombres furtives et fuyantes en se laissant guider par la prose poétique de Tahar Ben Jelloun.

La galerie 127 présente 2 pans de l’œuvre de Jean-Marc Tingaud, la série « Intérieurs » : 35 tirages argentiques en couleur d’un format unique 70x85, édition de 5 exemplaires et « Médinas » d’un format 1,20m x 1,50m, édition de 10
exemplaires.

| Exposition

Lieu

Galerie 127

  • Maroc
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La Galerie 127, fondée par Nathalie Locatelli à Marrakech en février 2006, demeure le seul espace exclusivement dédié à la photographie au Maghreb.

INFOS PRATIQUES

- ADRESSE
127 avenue Mohammed V
Guéliz 40 000 Marrakech

- CONTACT
Tél : 00 212 (0) 524 43 26 67
Mail : galerie127@gmail.com

- HORAIRES
Ouverture du mardi au samedi de 15h à 19h

Voir en ligne : www.galerienathalielocatelli.com