La nouvelle revue 6 Mois ! 12 portfolios, 350 pages, 25euros, 2 fois par an

, par Afrique in visu

La photographie et le journalisme ont changé

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Dossier de presse - Revue 6 Mois

Alors nous avons imaginé 6 mois, pour refondre le lien entre le journalisme et la photo, renouer le pacte entre le lecteur et les photographes, trouver le point de rencontre entre l’appétit du public et l’énergie parfois stupéfiante des auteurs.

6 mois est une revue de reportages. Deux fois par an, la rédaction choisit douze portfolios, de 20 à 60 pages chacun, pour raconter le XXIe siècle en images. Douze aventures humaines, douze histoires vraies, traitées en profondeur, au plus près, au plus juste. Vingt rubriques pour raconter le
XXIe siècle en images accompagnées de légendes, d’entretiens, de reportages, de récits.

La photo est un langage universel ; les mots apportent la précision, la profondeur, le contrechamp. Il faut voir loin, au-delà de nos frontières, et embrasser l’époque. Les auteurs de 6 mois sont chinois, équatoriens, russes, belges, canadiens, somaliens, américains, français…

La liste des crédits photographiques rassemble plus de vingt nationalités. D’autres pays, en Europe, en Amérique du Nord, mais aussi en Amérique Latine et en Asie, vont nous rejoindre, au fil des numéros. Les textes seront traduits, le contenu sera le même, la parution simultanée.

Deux fois par an, aux premiers jours du printemps et aux premiers jours de l’automne, nous voulons faire de 6 mois un trait d’union entre les continents.
Laurent Beccaria et Patrick de Saint-Exupéry

Qui fait « 6 MOIS » ?

Laurent Beccaria et Patrick de Saint-Exupéry, cofondateurs de XXI, ont conçu la revue et dirigé ce premier numéro.

Quintin Leeds, co-directeur artistique de XXI, ancien directeur artistique de Libération et du Monde, a conçu la maquette de la revue. Il en est le directeur artistique, avec l’aide de Laura Rodriguez à la mise en pages.

Alain Frilet, ancien directeur éditorial de Magnum et ancien rédacteur en chef de Eyedea, a rassemblé les images du numéro un de la revue.

Jan Krauze, ancien grand reporter au Monde, a pris en charge les rubriques « Eclairage », « Pour en savoir plus », « Le monde de… » et « Mémoire ».

Marie-Pierre Subtil, jusqu’alors grand reporter au Monde, a rejoint la rédaction à trois semaines du bouclage pour assurer l’édition du premier numéro. A partir du 15 mars, elle prend en charge la rédaction en chef de 6 mois.

Découvrez le 1er numéro de 6 mois, en librairie le 24 mars

Pour ce premier numéro, 6 mois propose deux sujets sur l’ Afrique :
Un très beau sujet de Nedjma Berder réalisé en Guinée Bissau intitulé Au paradis des fruits permis et un article sur la Chinafrique avec le reportage de Paolo Woods que la journaliste Sophie Bouillon nous présente sur Afrique in visu (Journaliste française installée à Johannesburg. Prix Albert Londres 2009, pour son reportage "Bienvenue chez Mugabe").

Vous avez déjà mangé du serpent ?

La revue 6 Mois est essentiellement consacrée à la photo. Mais pour chaque dossier, un texte ou un reportage vient illustrer les clichés. Ce n’est plus la photo qui “illustre” le texte comme dans les journaux traditionnels, mais c’est au journaliste d’étudier les clichés et de trouver une histoire qui pourrait s’y référer, sans en être une copie parfaite. Les rôles sont inversés.

Les photographies de Paolo Woods sont très riches et couvrent quasiment tous les angles de cette “Chinafrique” : la vie quotidienne des travailleurs chinois en Afrique, des hommes d’affaires, leur lieu de travail, leur temps libre, mais également le rapport entre les Africains et les “nouveaux colons”.

C’est sur ce point que j’ai souhaité me pencher. J’avais découvert lors d’un précédent voyage au Malawi une école d’un autre âge, la Kamuzu Academy. C’est le symbole du colonialisme le plus évident : les enfants apprennent l’histoire de l’Europe mais ne connaissent pas l’histoire de leur propre pays, ils récitent Pater Noster en Latin mais ne parlent plus leur langue maternelle, le Chichewa, on y fait de l’aviron et on joue au golf… On a vraiment le sentiment d’être plongé dans l’Afrique du temps de “nos ancêtres les Gaulois”. Et pourtant, le proviseur vient d’accepter d’y dispenser des cours de Chinois.
Les élèves adorent, et trouvent ça (bizarrement) beaucoup plus utile que le Latin et le Grec ancien…

Pour moi, la Kamuzu Academy n’était plus le symbole du Royaume d’Angletterre, mais d’un royaume déchu. L’arrivée des deux professeurs chinois fin 2010 annonce la fin de l’influence britannique sur le Malawi.

Comme les photos de Paolo Woods, le texte se devait d’être au plus près des gens et de l’humain. Pas question de faire d’étude sociologique ou statistique sur la présence des Chinois sur le continent africain. Je ne voulais pas non plus parler des entreprises, des travaux publics, car finalement cela a été pas mal abordé dans les médias traditionnels.
J’ai aussi choisi cette histoire car elle parle de l’enfance, avec toute la naïveté qui l’entoure, et pour montrer l’intérêt de cette nouvelle génération pour la Chine.
Sophie Bouillon

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Mandarina.Mandarina - Citrus reticulata | série Le paradis des fruits permis © Nedjma Berder

Voir en ligne : www.6mois.fr