Le Grand Sommeil, exposition de Sada Tangara

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© DR. collection Mamco Le Grand Sommeil , 1998 — Enfant des rues de Dakar, Sada Tangara photographie ses « frères » endormis

Le grand sommeil

une exposition de Sada Tangara

dans le cadre du PRINTEMPS DE SEPTEMBRE

Sada Tangara

Né en 1984 à Kaolac (Sénégal), vit à Dakar. Enfant des rues de Dakar, c’est en 1997, à l’âge de 13 ans que Sada Tangara commence son unique série photographique, Le Grand sommeil. L’histoire commence avec une opération d’aide aux enfants errants organisée par la Maison-école d’art Man-Keneen-Ki, fondée à Dakar par Oumar Sall et Jean-Michel Bruyère. Exposé parmi d’autres jeunes pensionnaires à qui on avait prêté des appareils-photos jetables, Sada Tangara montre un premier état de cette série d’images faites qu’il continue et complexifie dès l’année suivante. Il reçoit le prix Gilles Dusein en 2003.

Quelques mots sur le Printemps de Septembre

« L’art n’est pas le dimanche de la vie »

« L’art n’est pas le dimanche de la vie. » C’est sous cet énoncé que Christian Bernard a choisi de rassembler à la Fondation espace écureuil plusieurs artistes présents dans d’autres lieux de la manifestation. Organisée dans un des points de rendez-vous réguliers du public du Printemps de Septembre, cette exposition polygraphique se veut donc un premier croisement, une introduction partielle à la manifestation du Printemps de Septembre : rencontre avec des artistes à l’esprit critique, attachés à affronter le réel.

L’art n’est pas le dimanche de la vie

Il est encore fréquent d’entendre que l’art devrait être plutôt comme ceci ou comme cela, en tout cas autrement qu’il n’est aux yeux des prescripteurs amateurs ou professionnels. C’est que l’offre d’art ne coïncide plus depuis longtemps (si tant est qu’elle l’ait jamais fait) avec l’hypothétique demande d’art.

Si les expositions ont tendance à se remplir quand il pleut, c’est peut-être que l’attrait du beau temps est plus fort que celui de l’art. Parmi les loisirs dominicaux, qui ne préfère ceux qui promettent les bienfaits du soleil et du plein air ? Le gain, ici, est garanti, immédiat et quantifiable. Le gain de l’art, si l’on peut parler ainsi, au plan du plaisir comme du point de vue intellectuel ou moral, paraît moins assuré et certainement plus pénible à obtenir.

Cela tient évidemment à de nombreux facteurs. Le moindre n’est pas que certains d’artistes se proposent de porter sur le monde un regard à la hauteur de sa cruauté plutôt que de nous prodiguer les inoffensifs soins esthétiques que nous espérons d’eux. Que l’histoire ait ou non une fin (but ou terme), l’art ne saurait en tenir lieu.

- ; Un « Printemps » clair-obscur pour éclairer une époque inquiète ?

Christian Bernard

 Informations du Printemps de Septembre sur leur site

| Festival

Lieu

galerie Kamel Mennour

  • France
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Horaires : Mardi - Samedi : 11h00 - 19h

Voir en ligne : http://www.kamelmennour.fr/