Monrovia animated Un témoignage de François Beaurain

, par François Beaurain

Le projet « Monrovia animated » est directement inspiré de la photochronogaphie telle que pratiquée par Etienne Jules Maray et Eadweard Muybridge au XIXe siècle. Ce procédé est surtout usité aujourd’hui dans les magazines de sports de glisse car cela permet de décomposer les figures les plus complexes. D’une simple séquence photos au gif animé, il n’y a qu’un pas et un peu de photoshop.

Dans « Monrovia animated », je me suis imposé plusieurs contraintes techniques qui garantissent l’unité esthétique du projet. Les gifs doivent être fluides, les protagonistes doivent être des locaux uniquement, l’action doit être cyclique. Le but est de montrer Monrovia sous un autre angle, de former des images hypnotiques jouant avec la topologie du paysage urbain. 

Le protagoniste devient un simple maillon dans un engrenage, un morceau de la courroie qui anime la ville, une sorte de Sisyphe qui répète immuablement les mêmes gestes.
Monrovia est pleine de ces Sisyphe, de ces gens désœuvrés ou vivotant grâce à un de ces petits commerces, que l’on retrouve tous les jours, à toutes les heures aux mêmes endroits et qui finissent par se fondre dans le décor urbain.

C’est une expérience assez particulière que de faire des gifs dans les rues de Monrovia. Les libériens n’ont pas accès à internet, comprennent peu ou pas le concept de photo numérique et encore moins de montage photo. Avoir la bonne séquence photo nécessaire à la réalisation d’un gif, exige donc que mon modèle accepte non seulement de se faire photographier mais aussi suive des instructions dont il ne comprend pas forcément la finalité. La gentillesse et la disponibilité des Libériens est donc clé dans ce travail. J’espère que cela leur rendra hommage.

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Voir en ligne : www.fbeaurain.com