Photoquai, Biennale des images du monde

Le monde regarde le monde....

Photoquai a pour vocation de révéler au public parisien et international les images de photographes et d’artistes venus du monde entier. Ce festival d’envergure internationale sert de révélation – et non de consécration – des talents d’aujourd’hui du monde entier.

L’accent est mis sur les zones géoculturelles concernées par le musée du quai Branly : Afrique, Asie, Océanie et Amériques.... sans exclure les photographes voyageurs européens ou occidentaux, même s’ils sont minoritaires. De même, les commissaires des expositions sont originaires principalement de pays non occidentaux.

Si les photographes et artistes contemporains sont mis au premier plan, la programmation de Photoquai n’exclue pas les photographes appartenant à une histoire de la photographie mondiale.

La photographie, l’image numérique fixe et vivante - quelqu’en soit le support : tirages papier et synthétique ou projections, sont les principaux composantes de la manifestation.

Se déroulant sur tout un mois, avec un moment inaugural et professionnel international de cinq jours, elle s’articule autour de plusieurs axes forts :

  • Photoquai mostra : intérieur (dans les musées, centres culturels, ambassades, galeries...), et extérieur (sur les quais de la Seine) : plus de trente grandes expositions et lieux de projections.
  • Photoquai forum : débats, échanges, photographes, vidéastes, agences et festivals internationaux de Chine, d’Amérique Latine, d’Afrique...
  • Photoquai studio : les étudiants des Beaux Arts, des eéoles de l’image et les artistes de plusieurs continents fabriquent des images pendant Photoquai sur un bateau ou dans un lieu qui se transforme en atelier virtuel en temps réel des cinq continents.
  • Photoquai international : constitution d’un réseau d’informations et de coopération entre différentes institutions, agences, festivals.

Ainsi, Photoquai se réalise en partenariat avec de nombreuses manifestations internationales : le festival de Canton, les Rencontres de Bamako, le festival de l’image de Sao Paolo, la Biennale de l’Image des Caraïbes (en cours de création à Fort de France)....

Ces partenariats vont donner à Photoquai une dimension dynamique en termes d’échange et de coopération entre notre pays et les différentes régions du monde.

Cette Biennale des images du monde est une manifestation populaire, accessible à tous, mais également pointue, pour les amateurs avertis et les professionnels. Elle associe les expositions-projections, en promenades extéieures le long des quais de la Seine, aux accrochages de tirages argentiques à l’intérieur des institutions qui se joignent au musée du quai Branly.

Photoquai intègre la participation d’institutions publiques nationales et internationales, de représentations diplomatiques, et de structures privées. La Seine sert de trait d’union entre elles : le Musée d’art moderne de la Ville de Paris, la Cité de l’Architecture et du Patrimoine, la Maison de la culture du Japon, la Maison européenne de la photographie, l’Institut du monde arabe... se sont d’ores et déjà joints au musée du quai Branly pour cette première édition.

Créateur et directeur de la Revue Noire - consacrée à l’art contemporain africain,

architecte, scénographe, muséographe, Jean-Loup Pivin est conseiller pour la

programmation Photoquai.

Avec un propos ouvert, Photoquai se veut aussi une manifestation centrée sur la

diversité des regards sur le monde contemporain, et compte s’installer dans le paysage parisien et international des grandes manifestations photographiques. 

| Biennale

Lieu

Musée du Quai Branly

  • France
  • Musée

un nouveau musée…

Au cœur du Paris des musées, voisin du Louvre et du musée du quai d’Orsay, à quelques minutes des Grand et Petit Palais, du Palais de Tokyo et du musée d’art moderne de la Ville de Paris, le musée du quai Branly occupe un site exceptionnel sur les rives de la Seine, au pied de la tour Eiffel. Les arts d’Afrique, d’Océanie, d’Asie et d’Amérique s’inscrivent dorénavant au centre du grand circuit historique et artistique de la capitale. Le musée du quai Branly est un établissement culturel novateur : à la fois musée, centre d’enseignement et de recherche, et espace à vivre pour les publics. Construit sur l’un des derniers terrains disponibles au cœur de Paris, le concept architectural de ce projet original est signé par Jean Nouvel.

la recherche et la coopération internationale

Le musée du quai Branly est aussi un centre de recherche : lieu de rencontre entre le monde universitaire et le monde du musée, il permet aux chercheurs et aux conservateurs de travailler ensemble. La raison d’être de la Recherche au musée du quai Branly : doter les collections d’un instrument scientifique efficace. Il s’agit ainsi d’associer chercheurs français et étrangers, d’accueillir des chercheurs « pensionnaires » pour 4 ans, ou de mettre des salles de cours et des bureaux à la disposition des enseignants. La Recherche au musée est placée sous le signe d’une interdisciplinarité renouvelée, associant l’anthropologie, l’archéologie, la linguistique et l’histoire, ainsi que l’histoire de l’art et l’esthétique. Une politique d’entraide et de coopération scientifique s’établit avec les pays des quatre continents d’origine des objets. Le musée du quai Branly conduit aussi des opérations de protection et de sauvetage patrimonial sur le terrain.
invention d’une institution, histoire de ses collections

un musée pour les arts non occidentaux

Les arts non occidentaux ont acquis au cours du XXe siècle une place capitale dans les collections des musées : cette évolution s’est faite notamment grâce aux artistes fauves et cubistes, sous l’impulsion d’écrivains et de critiques, d’Apollinaire à Malraux, et dans le sillage des travaux de grands anthropologues comme Claude Lévi-Strauss. L’idée d’ouvrir, à Paris en 2006, un musée entièrement consacré aux arts d’Afrique, d’Asie, d’Océanie et d’Amérique matérialise une belle ambition : permettre la diversité des regards sur les objets, de l’ethnologie à l’histoire de l’art, et reconnaître officiellement la place qu’occupent les civilisations et le patrimoine de peuples parfois tenus à l’écart de la culture actuelle de la planète. Placé sous le haut patronage de l’Unesco, le musée du quai Branly a déjà recueilli l’adhésion enthousiaste de plus de 3,5 millions de visiteurs au pavillon des Sessions, son « antenne » au musée du Louvre depuis 2000.

histoire des collections

Après des années de dispersion et de difficultés, il était nécessaire de faire découvrir les précieuses collections réunies en France depuis cinq siècles : le musée en porte désormais la responsabilité vis-à-vis de son public national et international, comme auprès des personnes des pays d’origine. La collection comporte environ 300 000 objets, qui proviennent en majorité du musée de l’Homme (250 000 objets du laboratoire d’ethnologie) et du musée national des Arts d’Afrique et d’Océanie (25 000 objets). D’octobre 2001 à l’ouverture en juin 2006, lors d’un grand chantier de conservation préventive, ces objets ont été rapprochés de leurs fiches d’inventaire, dépoussiérés, photographiés, numérisés et stockés. Parallèlement, une politique ambitieuse d’acquisitions s’est engagée dès 1997. La collection est organisée par aires géographiques : Afrique, Amérique, Asie et Océanie. Elle abrite aussi des fonds transverses sur le plan géographique (collection d’instruments de musique, collection Histoire, collection de textiles), et un exceptionnel fonds photographique. Le plateau des collections expose 3 500 objets des quatre continents. Il est traversé côté ouest par la tour Musique, grande tour de verre qui, de haut en bas du bâtiment (sur 5 niveaux), conserve 8 700 instruments de musique. Au-delà de la sculpture qui fait régner partout sa puissance plastique et sa variété formelle, trois domaines montrent combien l’art est toujours présent dans le quotidien : la musique, les textiles et l’orfèvrerie.

un nouveau musée : le bâtiment

Conçu par Jean Nouvel, architecte - à Paris- de l’Institut du monde arabe (avec Architecture Studio) et de la Fondation Cartier pour l’art contemporain, le bâtiment du musée du quai Branly ressemble à une longue passerelle, en partie habillée de bois, qui s’étend au milieu des arbres. Dissimulé à la vue par une végétation dense, protégé de la rumeur des quais par une palissade de verre, le musée ne s’offre que progressivement au visiteur, devenu explorateur. Celui-ci doit traverser, pour y parvenir, un jardin vallonné conçu à l’image de végétations indisciplinées et lointaines. Dans ce bâtiment juché sur pilotis, tout est courbe, fluide, transparent, mystérieux et, surtout, chaleureux. L’ensemble architectural se développe sur cinq niveaux couronnés par une large terrasse, offrant une vue saisissante sur la tour Eiffel et Paris. À l’intérieur du musée, des parois de verre remplacent les vitrines : les effets de transparence et le fond naturel constitué par les arbres laissent toute liberté au regard. Des « boîtes » suspendues, bien visibles de l’extérieur, permettent d’entrer plus avant dans l’identité d’un peuple ou d’une culture en réunissant des œuvres de même origine. Outre les espaces dédiés aux collections permanentes, et les plateaux aux formes souples réservés aux expositions internationales, le bâtiment abrite aussi d’importantes réserves ouvertes aux chercheurs, une médiathèque, des salles de cours et de conférences, et un théâtre qui s’ouvre, l’été, sur « l’amphithéâtre de verdure » du jardin.

Contacts presse

- Nathalie Mercier, directeur de la communication - Tél. : 33(0)1 56 61 70 20 - nathalie.mercier@quaibranly.fr

- Magalie Vernet, chargée des relations médias - Tél. : 33(0)1 56 61 52 87 - mve@quaibranly.fr

Voir en ligne : www.quaibranly.fr