Il nous ouvre ainsi les yeux sur ce qui nous échappe ; il met donc en évidence l’invisible ; il exprime et partage ses joies, ses angoisses. Résident à

- portrait de Baudouin Mouanda
Kinsoundi , il met en évidence les locaux délabrés de l’usine de Kinsoundi où des sinistrés vivent dans les conditions déplorables. Jeunes et engagé, il s’intéresse au travail des jeunes qui, au sortir de la guerre se sont regroupés pour exprimer leur ras-de-bol à travers des cris de revolte, de colère, par le biais du "hip hop" "le courant hip hop" s’est engagé après la guerre à faire compagne pour la paix et la liberté d’expression. Les rappeurs chantent leur colère, leur révolte et exorcisent leurs souvenirs de guerre peuplés de fuite et de morts. Les immeubles bombardés servent de studio de répétition. Ils s’y retrouvent, travaillent leurs textes et dansent devant les enfants désoeuvrés de la ville. Baudouin se fait l’avocat de tout un peuple. Il véhicule et dénonce à travers ses photographie les atrocités de la guerre que l’on a nommé "la bêtise humaine" . Un réquisitoire sur la justice qui ne laisse pas indifférent.
Etudiant en Droit, lauréat du 1er prix du concours professionnel organisé par la maison du film Spector à Kinshasa , qui a connu la participation des photographes des deux Congo, en 2003. Elu meilleur photographe par le jury de l’academie de beaux arts à Kinshasa et récemment au 5eme jeux de la francophonie à Niamey (Niger) où il a représenté le Congo en 2005 avec son travail de création photographique RACINE , sélectionné trois fois au concours international organisé conjointement à paris match et SFR, il a fait partie des 30 candidats sélectionnés parmi 4000 pour le grand prix du photo reportage étudiant Paris Match /SFR…. Baudouin est né le 22 juin 1981 à Ouésso , dans la région de la sanga au Congo . La photo, il l’a faite depuis son très jeune âge. Il manipule l’appareil photo de son père absence. Mais comme tout enfant, il a peur du flash qui se dégage du l’objectif.
En 1993, lorsqu’il passe en classe de 6ème, son père lui offre un appareil avec pellicule à l’intérieur. Il lui reste trois poses. Excité et heureux, il fait ses premières armes. Les photos sont belles et les l’encouragent. Confiant après cette première tentative, il s’offre sa première pellicule. Malheureusement cette deuxième expérience est désastreuse. Sur les 36 poses, seulement sept sont visible. "Mes amis étaient méconnaissables sur les photos. Je suis sorti du laboratoire humilié et surtout triste. Suite à cet échec je ne touchais plus à mon appareil pendant un moment" . Cet éloignement n’est qu’éphémère car sa passion pour la photo plus vivace et plus brûlante l’amène en classe de 5ème à devenir le photographe attitré de son école. D’où le nom de photouin. A partir de ce moment le 28mm ne lui quitte plus son cou, non pas pour frimer comme à ses débuts, mais plutôt par passion pour immortaliser les événements qui lui tiennent à cœur. "Je déambulais librement dans la cour avec mon appareil à mon cou pendant la récréation. Les élèves, les professeurs et même la directrice me conviaient pour les photographier" . Bientôt sa passion pour la photo inquiète son père qui ne veut pas que son fils sacrifie ses études, au profit de la photo. "A la maison, papa s’inquiétait. Il ne voyait pas d’un bon œil ma passion pour la photo, au détriment des études plutôt aimerait me voir Juriste un jour. C’est ainsi qu’il m’obligeait à faire signer mon cahier à la fin des cours. C’était le prix à payer pour garder sa confiance" .
Pour voir quelques photographies de Baudouin Mouanda, rendez vous sur la galerie du Collectif Génération Elili.
Afrique in visu
Vos commentaires
# Le 2 juillet 2011 à 22:10, par chrsitian
En réponse à : Une passion qui se confirme : La photographie de Baudouin Mouanda
Salut mon frère du lycée,
j’apprends beaucoup de bonne chose de ta part. mes félicitations.
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