Violence armée

/ Gwenn Dubourthoumieu

Selon le rapport sur le développement dans le monde, publié par la Banque Mondiale en 2011, plus de 1 milliard et demi de personnes sont prisonnières d’un cercle vicieux mêlant violence armée et pauvreté.

JPEG - 47.6 ko
© Gwenn Dubourthoumieu

On estime à plus de 875 millions le nombre d’armes légères et de petits calibres en circulation dans le monde, dont les trois quarts sont dans les mains de civils. Le coût des violences armées est estimé à 163 milliards de dollars chaque année, bien au-delà des 119,6 milliards consacrés à l’aide au développement en 2010.
En Afrique seulement, on estime le nombre d’armes légères en circulation à plus de100 millions.

L’exposition de photographies de Gwenn Dubourthoumieu illustre l’impact de la prolifération des armes légères en Afrique sur les communautés locales à travers trois exemples :

En République démocratique du Congo, des années de guerre ont laissé pour héritage une très importante quantité d’armes et de munitions abandonnées, cachées ou stockées sans protection à travers le pays. Même dans les provinces « pacifiées » de l’ouest ou du sud de la RDC ces armes et ces engins explosifs tuent encore plusieurs années après la fin des combats, qu’ils soient manipulés sans conscience du danger, qu’ils explosent fortuitement ou qu’ils enveniment les relations entre les communautés.

Dans les bidonvilles de Nairobi, la présence en grand nombre d’armes provenant des pays voisins, pour la plupart en guerre, contribue à l’explosion de la criminalité. Aujourd’hui, la capitale kenyane est considérée comme l’une des villes les plus dangereuse au monde.

A la frontière entre le Kenya, le Sud Soudan et l’Ouganda, la sécheresse et la prolifération des armes légères enveniment les conflits chroniques qui opposent les tribus pastorales vivant dans la région. Poussés les uns vers les autres sur des pâturages de plus en plus restreints, les différentes tribus, traditionnellement ennemies, multiplient les attaques meurtrières pour prendre le contrôle des rares points d’eau. Chaque gardien de troupeau possède un fusil, beaucoup d’entre eux ont à peine une dizaine d’années.

A ce jour, 109 gouvernements ont signé la Déclaration de Genève sur la Violence Armée et le Développement. Cette initiative diplomatique lancée en 2006 souligne le rôle que les Etats et la société civile doivent jouer pour prévenir et réduire la violence armée. Le Gouvernement suisse et le Programme des Nations Unies pour le Développement organiseront la deuxième conférence d’examen Ministérielle de la Déclaration de Genève sur la Violence Armée et le Développement à Genève du 31 octobre au 1 novembre 2011.

Cette exposition photographique sera affichée pendant la conférence, et à partir du 19 novembre 2011 au Palais des Nations de Genève.

| Exposition

Lieu

ONUG - Office des Nations Unies à Genève

INFORMATIONS PRATIQUES

- ADRESSE
Palais des Nations
1211 Genève 10, Suisse

- CONTACT
P : +41 (0)22 917 12 34
F : +41 (0)22 917 01 23
E :webmaster@unog.ch

Voir en ligne : www.unog.ch