WOONGO, histoires de masques Un témoignage de Selim Harbi

, par Selim Harbi

Objet ambigue et mystique, instrument de métamorphose et de duplicité, incarnant la beauté et l’effroi, symbolisant les dieux, et manifestant l’invisible et le surnaturel : LE MASQUE.
Plus qu’un simple déguisement sous lequel l’homme cherche à se cacher, mais une manifestation visible de l’esprit, Les civilisations africaines ont toujours privilégié la fonction à la forme du masque, la beauté est défini par la nécessité : la valeur du masque repose sur son utilité. Ce que les surréalistes ont qualifié au début du siècle "d’art nègre" réduit le masque à une tête sculptée perçue juste à travers le prisme esthétique, faussant sa compréhension.
A travers la série WOONGO des gens se prêtent au jeu subtil et délicat de raconter leurs vies... derrière un masque. Explorant une fine ligne entre documentaire et mise en scène, la réalité surgit le temps d’un cliché comme pour rappeler que les deux mondes des deux cotés du masque ne font finalement qu’un.
Qu’en est-il des masques africains aujourd’hui ? Comment est perçu le masque dans les sociétés africaines ? Simple objet en bois ou objet de culte au pouvoirs surnaturels ? Objet d’art ou ornements décoratifs ? Le masque, cet objet témoin du temps, n’est-il pas le meilleur outil de compréhension des réalités contemporaines du continent ?
WOONGO ouvre un large spectre de réflexion sur la réalité contemporaine africaine, le sens du temps, de la tradition et de l’identité.
Cette présentation sur Afrique in visu est un extrait de la série Woongo, qui est en cours. Au final, 17 portraits la composeront.

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Voir en ligne : www.selimharbi.com