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	<title>Jean Berry, auteur/autrice sur Afrique In Visu</title>
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	<description>Plateforme autour du métier de photographe en Afrique depuis 2006</description>
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	<title>Jean Berry, auteur/autrice sur Afrique In Visu</title>
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		<title>Perpignan : du fleuve Congo à Mandela</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Jean Berry]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 18 May 2010 09:24:25 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Éditorial]]></category>
		<category><![CDATA[Congo-Kinshasa]]></category>
		<category><![CDATA[Festival]]></category>
		<category><![CDATA[News]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Visa pour l&#8217;image, le festival international du photojournalisme de Perpignan, présentait début mai à la maison des métallos à Paris les premières esquisses de son édition 2010 (du 28 août au 12 septembre prochain). L&#8217;Afrique sera évidemment présente dans ce programme, avec notamment le travail de Cédric Gerbehaye (agence VU) sur le fleuve Congo publié par Géo et Polka : un voyage sur le seul axe de communication à relier le pays d&#8217;est en ouest, trait d&#8217;union entre les mines du Katanga, les forêts équatoriales et la capitale Kinshasa. A découvrir également, Pèlerinages, la première rétrospective de Kazuyoshi Nomachi à</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><figure id="attachment_1462" aria-describedby="caption-attachment-1462" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><img fetchpriority="high" decoding="async" class=" alignright size-full wp-image-1462" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2010/05/gerbehaye_fleuvecongo_bd.jpg" alt="© Cédric Gerbehaye" title="© Cédric Gerbehaye" class="caption" align="right" width="300" height="450" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2010/05/gerbehaye_fleuvecongo_bd.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2010/05/gerbehaye_fleuvecongo_bd-200x300.jpg 200w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-1462" class="wp-caption-text">© Cédric Gerbehaye</figcaption></figure>Visa pour l&rsquo;image, le festival international du photojournalisme de Perpignan, présentait début mai à la maison des métallos à Paris les premières esquisses de son édition 2010 (du 28 août au 12 septembre prochain). </p>
<p>L&rsquo;Afrique sera évidemment présente dans ce programme, avec notamment le travail de <strong>Cédric Gerbehaye</strong> (<a href="http://www.agencevu.com/">agence VU</a>) sur le fleuve Congo publié par <a href="http://www.geo.fr">Géo</a> et <a href="http://www.polkamagazine.com">Polka</a> : un voyage sur le seul axe de communication à relier le pays d&rsquo;est en ouest, trait d&rsquo;union entre les mines du Katanga, les forêts équatoriales et la capitale Kinshasa. </p>
<p>A découvrir également, Pèlerinages, la première rétrospective de <strong>Kazuyoshi Nomachi</strong> à être exposée en Europe : après deux ans en tant que freelance dans le Sahara, il avait remonté le Nil de la source  au delta, jusqu&rsquo;à l&rsquo;Ethiopie, avant de poursuivre ce sujet au long cours en Asie puis à La Mecque, où il a passé cinq ans à documenter le hajj. </p>
<p>Parmi les projections, on attendra également une spéciale sur les 20 ans de la libération de <strong>Nelson Mandela</strong> en 1990, qui proposera une lecture de l&rsquo;histoire récente du pays aux côtés du héros <em>&lsquo;Madiba&rsquo;</em>. </p>
<p>Enfin <strong>Jean-François Leroy</strong> était fier d&rsquo;annoncer la parution imminente du premier ouvrage photographique co-édité par Visa pour l&rsquo;Image. Il s&rsquo;agit de <em>War is Personal</em>, le très beau travail en noir et blanc d&rsquo;<strong>Eugene Richards</strong> (<a href="http://www.gettyimages.com/">Getty</a>) sur les traumatismes liés à la guerre en Irak exposé l&rsquo;an dernier au festival.</p>
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		<title>Pascal Maitre : la Somalie, pays oublié</title>
		<link>https://www.afriqueinvisu.org/pascal-maitre-la-somalie-pays241/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean Berry]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 11 Sep 2009 18:08:32 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Éditorial]]></category>
		<category><![CDATA[Témoignage]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Troisième et dernière interview réalisée à Perpignan avec Pascal Maitre (Cosmos), autour de son travail pour National Geographic et Geo, entre 2002 et 2008, en Somalie. Un pays « oublié », dont on parle peu, mais ou la situation empire d&#8217;année en année, selon le photographe. Témoignage. Finalement votre sujet est un peu un sujet « en creux », au long cours, sur un pays qui n&#8217;est pas sous le feu de l&#8217;actualité&#8230; Plus ou moins, c&#8217;est un travail de news magazine que j&#8217;ai commencé en 2002 et dont les dernières images datent de décembre 2008. J&#8217;ai fait du news</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="post_excerpt">Troisième et dernière interview réalisée à Perpignan avec Pascal Maitre (Cosmos), autour de son travail pour National Geographic et Geo, entre 2002 et 2008, en Somalie. Un pays « oublié », dont on parle peu, mais ou la situation empire d&rsquo;année en année, selon le photographe. Témoignage.<br />
<figure id="attachment_929" aria-describedby="caption-attachment-929" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><img decoding="async" class=" alignright size-full wp-image-929" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2009/09/portrait_maitre_m.ascani-cosmosweb.jpg" alt="Portrait Pascal Maitre © M.Ascani - Cosmos" title="Portrait Pascal Maitre © M.Ascani - Cosmos" class="caption" align="right" width="300" height="452" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2009/09/portrait_maitre_m.ascani-cosmosweb.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2009/09/portrait_maitre_m.ascani-cosmosweb-199x300.jpg 199w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-929" class="wp-caption-text">Portrait Pascal Maitre © M.Ascani &#8211; Cosmos</figcaption></figure><br />
<strong>Finalement votre sujet est un peu un sujet « en creux », au long cours, sur un pays qui n&rsquo;est pas sous le feu de l&rsquo;actualité&#8230;</strong><br />
<br />Plus ou moins, c&rsquo;est un travail de news magazine que j&rsquo;ai commencé en 2002 et dont les dernières images datent de décembre 2008. J&rsquo;ai fait du news pendant quatre ans quand j&rsquo;étais à Gamma, et c&rsquo;est vrai que sur le magazine et le news magazine vous avez plus de temps, c&rsquo;est un travail plus en profondeur que vous maîtrisez plus. Vous décidez de ce que vous voulez traiter et de la manière dont vous voulez le traiter. Mais sur le terrain, contrairement à ce que l&rsquo;on croit, ce genre de travail peut être tout aussi dangereux voire plus que la période du news. Pendant la période du news, les gens peuvent comprendre pourquoi vous touchez aux choses dures, alors que dans ce genre de situation, c&rsquo;est parfois plus difficile. Quand vous restez longtemps en Somalie, une ambigüité s&rsquo;installe, les gens se demandent ce que vous faites là. D&rsquo;ailleurs le récent problème des deux agents français qui ont été enlevés en témoigne. Dès que vous restez au-delà de trois ou quatre jours à Mogadiscio, ça devient compliqué. Le hot news peut être très dangereux, mais ce genre de travail est lui aussi très délicat.<br />
<br /><strong>Vous montrez un pays martyr&#8230;</strong><br />
<br />Oui, c&rsquo;est un pays qui souffre depuis très longtemps maintenant. Je me répète souvent en disant qu&rsquo;au fil des voyages, vous avez à chaque fois l&rsquo;impression que vous avez touché le fond, que le pire n&rsquo;est pas possible&#8230; Mais ces dernières années la situation a encore empiré. La situation est méchante, terrible&#8230; Peu de gens y vont et en parlent pour une raison simple : c&rsquo;est dangereux et ça coute beaucoup d&rsquo;argent, et puis comme vous le disiez les journaux ont l&rsquo;impression qu&rsquo;il ne se passe pas grand-chose, que la situation est la même chaque année&#8230; Elle évolue, bien sûr, mais il s&rsquo;agit de nuances et pas forcément de quelque chose qui attire l&rsquo;attention. C&rsquo;est toujours la guerre entre les gens, les clans, maintenant il y a l&rsquo;arrivée de l&rsquo;islamisme&#8230; Donc il n&rsquo;y a pas beaucoup de candidats, et puis pour un journal c&rsquo;est une prise de risque, donc c&rsquo;est difficile de trouver des supports qui peuvent l&rsquo;assumer. C&rsquo;est très risqué, il y a les risques de kidnapping&#8230; C&rsquo;est vrai que j&rsquo;ai la chance d&rsquo;avoir été suivi par Geo et le National Geographic américain, qui ont pris ce risque, financé le travail et l&rsquo;ont publié.</p>
<p><span id="more-932"></span><br />
 <figure id="attachment_930" aria-describedby="caption-attachment-930" style="width: 640px" class="wp-caption alignright"><img decoding="async" class=" alignright size-full wp-image-930" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2009/09/maitre-somalie_008.jpg" alt="© Pascal Maitre / Cosmos for Geo # 008 Somalie, octobre 2002. Mogadiscio. Un grand brûlé est soigné par jet d'eau à l'hôpital Madina. Il a été brûlé par de l'essence. Il n'y a pas de pompe dans la capitale, et le carburant est distribué dans des petits bidons en plastique, ce qui provoque beaucoup d'accidents comme celui-ci." title="© Pascal Maitre / Cosmos for Geo # 008 Somalie, octobre 2002. Mogadiscio. Un grand brûlé est soigné par jet d'eau à l'hôpital Madina. Il a été brûlé par de l'essence. Il n'y a pas de pompe dans la capitale, et le carburant est distribué dans des petits bidons en plastique, ce qui provoque beaucoup d'accidents comme celui-ci." class="caption" align="right" width="640" height="418" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2009/09/maitre-somalie_008.jpg 640w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2009/09/maitre-somalie_008-300x196.jpg 300w" sizes="(max-width: 640px) 100vw, 640px" /><figcaption id="caption-attachment-930" class="wp-caption-text">© Pascal Maitre / Cosmos for Geo # 008 Somalie, octobre 2002. Mogadiscio. Un grand brûlé est soigné par jet d&rsquo;eau à l&rsquo;hôpital Madina. Il a été brûlé par de l&rsquo;essence. Il n&rsquo;y a pas de pompe dans la capitale, et le carburant est distribué dans des petits bidons en plastique, ce qui provoque beaucoup d&rsquo;accidents comme celui-ci.</figcaption></figure><strong>Avez-vous rencontré des photographes locaux ?</strong><br />
<br />Quelques-uns quand j&rsquo;ai assisté à Djibouti à un colloque de journalistes somaliens&#8230; La situation des journalistes locaux est terrible, ils se font assassiner comme des oiseaux. Cette année six journalistes somaliens ont été assassinés.<br />
<br /><strong>Quelles ont été vos conditions de travail là-bas ?</strong><br />
<br />Les magazines pour lesquels je travaille demandent des images d&rsquo;assez bonne qualité, ce qui prend du temps&#8230; Et s&rsquo;il y a un pays où l&rsquo;on a pas beaucoup de temps pour travailler, c&rsquo;est bien la Somalie. On est basé dans un hôtel gardé, on va sur un point, on travaille un quart d&rsquo;heure, une demie-heure maximum, et on revient à l&rsquo;hôtel. C&rsquo;est une manière très particulière de travailler&#8230; L&rsquo;expérience aide. Normalement vous pilotez votre sujet, mais là c&rsquo;est plutôt le sujet qui vous pilote. Ce qu&rsquo;on peut faire aujourd&rsquo;hui ne sera peut être pas possible demain, ce que vous pouvez faire dans un voyage ne sera peut être plus possible la prochaine fois. Il y a des choses inaccessibles. Donc à chaque voyage on ramène quelques éléments qui vont constituer une partie du puzzle. Et les éléments c&rsquo;est la vie des gens, bien sûr.<br />
<br /><strong><br />
<br />Vous parlez d&rsquo;un pays délaissé, vous pensez que les pays occidentaux ont finalement peu d&rsquo;intérêt pour la Somalie&#8230;</strong><br />
<br />J&rsquo;ai surtour l&rsquo;impression qu&rsquo;ils sont dépassés, vraiment dépassés&#8230; L&rsquo;Amérique particulièrement, qui a essayé de s&rsquo;engager à travers les Ethiopiens pour chasser les tribunaux islamiques, ce qui a été une erreur&#8230; Maintenant j&rsquo;ai l&rsquo;impressoin que plus personne ne sait comment faire, et que ça va aller de mal en pis. On dit que le président Obama va avoir un vrai problème sur l&rsquo;Afghanistan, mais la Somalie me paraît aussi être un gros dossier. Il y a des réseaux terroristes et un tel no man&rsquo;s land, les gens ont été traumatisés par Restore Hope, etc&#8230; On dirait que plus personne ne veut y mettre le doigt.<br />
<figure id="attachment_931" aria-describedby="caption-attachment-931" style="width: 640px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class=" alignright size-full wp-image-931" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2009/09/maitre-somalie_005.jpg" alt="© Pascal Maitre / Cosmos pour Geo # 005 Somalie, septembre 2002. Mogadiscio. Sur la ligne verte, le quartier de Shangani est pratiquement désert." title="© Pascal Maitre / Cosmos pour Geo # 005 Somalie, septembre 2002. Mogadiscio. Sur la ligne verte, le quartier de Shangani est pratiquement désert." class="caption" align="right" width="640" height="418" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2009/09/maitre-somalie_005.jpg 640w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2009/09/maitre-somalie_005-300x196.jpg 300w" sizes="(max-width: 640px) 100vw, 640px" /><figcaption id="caption-attachment-931" class="wp-caption-text">© Pascal Maitre / Cosmos pour Geo # 005 Somalie, septembre 2002. Mogadiscio. Sur la ligne verte, le quartier de Shangani est pratiquement désert.</figcaption></figure></p>
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		<item>
		<title>Walter Astrada : coup d’Etat à Madagascar</title>
		<link>https://www.afriqueinvisu.org/walter-astrada-coup-d-etat-a240/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean Berry]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 09 Sep 2009 20:34:10 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Éditorial]]></category>
		<category><![CDATA[Témoignage]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Avant d&#8217;évoquer le travail de Pascal Maître sur la Somalie, un sujet au long cours collecté au fil de plusieurs voyages ces sept dernières années, retour avec Walter Astrada (AFP) sur une année de reportages très chauds : les élections et violences au Kenya début 2008, avec des photos primées par le World Press Photo, le conflit du nord-Kivu en RDC en octobre, puis en février les premiers affrontements du coup d&#8217;Etat d&#8217;Andry Rajoelina à Madagascar &#8211; quinze jours dont sont tirées les images de l&#8217;exposition de Perpignan. Interview. Vous êtes Argentin mais vous avez beaucoup couvert l&#8217;Afrique récemment&#8230; Ca</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="post_excerpt">Avant d&rsquo;évoquer le travail de Pascal Maître sur la Somalie, un sujet au long cours collecté au fil de plusieurs voyages ces sept dernières années, retour avec Walter Astrada (AFP) sur une année de reportages très chauds : les élections et violences au Kenya début 2008, avec des photos primées par le World Press Photo, le conflit du nord-Kivu en RDC en octobre, puis en février les premiers affrontements du coup d&rsquo;Etat d&rsquo;Andry Rajoelina à Madagascar &ndash; quinze jours dont sont tirées les images de l&rsquo;exposition de Perpignan. Interview.<br />
<figure id="attachment_924" aria-describedby="caption-attachment-924" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class=" alignright size-full wp-image-924" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2009/09/portrait_astradaweb.jpg" alt="portrait Walter Astrada © Walter Astrada" title="portrait Walter Astrada © Walter Astrada" class="caption" align="right" width="300" height="453" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2009/09/portrait_astradaweb.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2009/09/portrait_astradaweb-199x300.jpg 199w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-924" class="wp-caption-text">portrait Walter Astrada © Walter Astrada</figcaption></figure></p>
<p> <strong>Vous êtes Argentin mais vous avez beaucoup couvert l&rsquo;Afrique récemment&#8230;</strong><br />
<br />Ca fait dix ans que j&rsquo;ai quitté l&rsquo;Argentine, j&rsquo;ai vécu dans différents pays, et depuis un an et demi je suis en partie basé en Ouganda d&rsquo;où je couvre l&rsquo;Afrique de l&rsquo;Est&#8230; Disons que je vis entre l&rsquo;Espagne et l&rsquo;Ouganda. Je ne pense pas y retourner pendant six mois, puisque je pars pour un projet en Inde, jusqu&rsquo;à février prochain environ. Mais je retournerai ensuite dans cette région d&rsquo;Afrique de l&rsquo;Est qui devrait être intéressante l&rsquo;an prochain, avec de nombreuses élections.<br />
</p>
<p><strong>En un peu plus d&rsquo;un an vous avez couvert des situations difficiles au Kenya, en RDC puis à Madagascar&#8230;</strong><br />
<br />Oui, je suis arrivé au Kenya en janvier 2008 à la suite des élections. L&rsquo;opposition affirmait qu&rsquo;elles avaient été truquées, il y avait de plus en plus d&rsquo;affrontements interethniques. Certaines de ces photos ont été primées par le World Press Photo. Un peu plus tard je travaillais dans le Nord de l&rsquo;Ouganda quand les combats d&rsquo;octobre dernier entre le CNDP et l&rsquo;armée ont éclaté. J&rsquo;avais demandé un visa pour le Congo pour un projet personnel, et j&rsquo;étais l&rsquo;un des seuls à en avoir un à ce moment-là. J&rsquo;ai couvert cette crise pendant un mois et demi. La situation était dramatique pour les habitants, parce que les attaques du CNDP les poussaient à la fuite, mais il n&rsquo;y avait personne pour les protéger, pas même l&rsquo;armée congolaise, qui était parfois responsables de meurtres.</p>
<p><strong>En février, vous êtes arrivés à Madagascar juste avant la première tentative de coup d&rsquo;Etat d&rsquo;Andry Rajoelina&#8230;</strong><br />
<br />La pression est montée en janvier jusqu&rsquo;à la journée du 26, quand des biens du présidents Ravalomanana et une radio nationale notamment ont été incendiés. C&rsquo;est là qu&rsquo;on m&rsquo;a envoyé sur place, mais le trajet m&rsquo;a pris presque une semaine. Après deux premiers jours assez calme, où des agences et correspondants ont quitté la ville, on se demandait si la situation n&rsquo;allait pas se calmer, mais Andry Rajoelina a pris la tête d&rsquo;une « haute autorité de transition » et le samedi 7 février, une manifestation se dirigeait vers le palais présidentiel. Il y avait des discussions avec la police à l&rsquo;approche du palais, et un délégué des opposants était reçu à la présidence. C&rsquo;est là que la garde présidentielle a ouvert le feu sur les manifestants.  </p>
<p><span id="more-927"></span><br />
 <figure id="attachment_925" aria-describedby="caption-attachment-925" style="width: 640px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class=" alignright size-full wp-image-925" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2009/09/astrada-madagascar_019.jpg" alt="© Walter Astrada / Agence France-Presse # 019 Deux partisans d'Andry Rajoelina, maire d'Antananarivo, se tenant derrière une benne, à l'abri des tirs de gaz lacrymogène des forces de l'ordre. Antananarivo, 16 février 2009." title="© Walter Astrada / Agence France-Presse # 019 Deux partisans d'Andry Rajoelina, maire d'Antananarivo, se tenant derrière une benne, à l'abri des tirs de gaz lacrymogène des forces de l'ordre. Antananarivo, 16 février 2009." class="caption" align="right" width="640" height="428" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2009/09/astrada-madagascar_019.jpg 640w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2009/09/astrada-madagascar_019-300x201.jpg 300w" sizes="(max-width: 640px) 100vw, 640px" /><figcaption id="caption-attachment-925" class="wp-caption-text">© Walter Astrada / Agence France-Presse # 019 Deux partisans d&rsquo;Andry Rajoelina, maire d&rsquo;Antananarivo, se tenant derrière une benne, à l&rsquo;abri des tirs de gaz lacrymogène des forces de l&rsquo;ordre. Antananarivo, 16 février 2009.</figcaption></figure> <strong>Vous racontez qu&rsquo;il y a en fait eu plusieurs salves de tir&#8230;</strong><br />
<br />C&rsquo;est ce qui est important et dramatique au sujet de cette histoire. Il y a eu de premiers tirs pendant environ 40 secondes, qui ont tué et blessé nombre d&rsquo;opposants, puis cinq minutes de répit pendant lesquels tout le monde s&rsquo;est précipité pour leur porter secours et recouvrir les corps. C&rsquo;est là qu&rsquo;est intervenu la deuxième salve. On peut en déduire que ce n&rsquo;était pas une erreur, qu&rsquo;ils ont délibérément essayé de tuer beaucoup de gens : les premiers tirs auraient pu être une erreur, mais la deuxième salve ne trompe pas. En fait ces tirs n&rsquo;ont fait que redonner plus de vigueur à l&rsquo;opposition.<br />
<br /><strong>Quant aux deux images publiées ici, elles datent de quelques jours plus tard&#8230;</strong><br />
<br />Oui, de mon dernier jour de travail là-bas en fait. Après la manifestation meurtrière j&rsquo;ai couvert des funérailles qui rassemblaient beaucoup de monde&#8230; Il y avait d&rsquo;autres manifestations, parfois grosses, mais qui ne tournaient pas forcément à l&rsquo;affrontement. Sauf ce jour-là, quand deux manifestations des deux camps &ndash; pro et anti-gouvernemental &ndash; avaient lieu en même temps. A un moment donné elles se sont retrouvées trop proches l&rsquo;une de l&rsquo;autre, la police est arrivée et a essayé de les séparer, et des affrontements ont une nouvelle fois suivi.<br />
<figure id="attachment_926" aria-describedby="caption-attachment-926" style="width: 640px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class=" alignright size-full wp-image-926" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2009/09/astrada-madagascar_033.jpg" alt="© Walter Astrada / Agence France-Presse # 033 Partisans d'Andry Rajoelina, maire d'Antananarivo, fuyant les tirs de gaz lacrymogène, après une confrontation entre manifestants et forces de l'ordre. 16 février 2009." title="© Walter Astrada / Agence France-Presse # 033 Partisans d'Andry Rajoelina, maire d'Antananarivo, fuyant les tirs de gaz lacrymogène, après une confrontation entre manifestants et forces de l'ordre. 16 février 2009." class="caption" align="right" width="640" height="428" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2009/09/astrada-madagascar_033.jpg 640w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2009/09/astrada-madagascar_033-300x201.jpg 300w" sizes="(max-width: 640px) 100vw, 640px" /><figcaption id="caption-attachment-926" class="wp-caption-text">© Walter Astrada / Agence France-Presse # 033 Partisans d&rsquo;Andry Rajoelina, maire d&rsquo;Antananarivo, fuyant les tirs de gaz lacrymogène, après une confrontation entre manifestants et forces de l&rsquo;ordre. 16 février 2009.</figcaption></figure></p>
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		<title>Dominic Nahr : combats au Nord-Kivu</title>
		<link>https://www.afriqueinvisu.org/dominic-nahr-combats-au-nord-kivu239/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean Berry]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 07 Sep 2009 14:59:20 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Éditorial]]></category>
		<category><![CDATA[Témoignage]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>A Perpignan, Afrique in visu a rencontré trois photographes internationaux dont les travaux sur l&#8217;Afrique étaient exposés au Festival international de photojournalisme. Avant Walter Astrada (AFP) au sujet des émeutes sanglantes à Madagascar en février dernier et la Somalie dans le capteur de Pascal Maître (Cosmos), rencontre avec Dominic Nahr (&#338;il Public), 26 ans, qui a tout lâché et posé pour la première fois le pied sur le sol africain en octobre dernier en partant couvrir les combats entre l&#8217;armée de la République démocratique du Congo et les rebelles du CNDP, au Nord-Kivu, témoignant également des déplacements de population fuyant</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p class="post_excerpt">A Perpignan, Afrique in visu a rencontré trois photographes internationaux dont les travaux sur l&rsquo;Afrique étaient exposés au Festival international de photojournalisme. Avant  <figure id="attachment_919" aria-describedby="caption-attachment-919" style="width: 450px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class=" alignright size-full wp-image-919" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2009/09/portrait_nahrbd.jpg" alt="portrait Dominic Nahr © Dominic Nahr" title="portrait Dominic Nahr © Dominic Nahr" class="caption" align="right" width="450" height="300" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2009/09/portrait_nahrbd.jpg 450w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2009/09/portrait_nahrbd-300x200.jpg 300w" sizes="(max-width: 450px) 100vw, 450px" /><figcaption id="caption-attachment-919" class="wp-caption-text">portrait Dominic Nahr © Dominic Nahr</figcaption></figure><strong>Walter Astrada</strong>  (AFP) au sujet des émeutes sanglantes à Madagascar en février dernier et la Somalie dans le capteur de  <strong>Pascal Maître</strong>  (Cosmos), rencontre avec  <strong>Dominic Nahr</strong>  (&OElig;il Public), 26 ans, qui a tout lâché et posé pour la première fois le pied sur le sol africain en octobre dernier en partant couvrir les combats entre l&rsquo;armée de la République démocratique du Congo et les rebelles du CNDP, au Nord-Kivu, témoignant également des déplacements de population fuyant cette zone.</p>
<p>Ces images ont été publiées à l&rsquo;époque par Le Monde 2, l&rsquo;Internazionale, Der Spiegel, Vanity Fair, et depuis le photographe s&rsquo;est installé à Nairobi au Kenya pour couvrir l&rsquo;actualité de la région. Originaire de Suisse et élevé à Hong-Kong, Dominic Nahr a débuté sa carrière en Asie, et notamment au Timor Oriental pour l&rsquo;AFP, avant d&rsquo;intégrer le Eddie Adams Workshop à New York et d&rsquo;y recevoir le Getty Images assignment Award&#8230; Puis en 2008 le prix d&rsquo;excellence du Photographer of the Year International, et tout récemment le prix Oskar Barnack de la relève, doté par Leïca. Il commente pour Afrique in Visu son exposition &lsquo;Road to nowhere&rsquo;.</p>
<p><strong>Parlez-nous de l&rsquo;endroit où ont été prises ces images&#8230; </strong><br />
<br />Ca se passe à deux ou trois heures de Goma, près de Rumangabo. Rumangabo a été l&rsquo;un des premiers endroits où les rebelles du CNDP ont enregistré une avancée significative en prenant une colline très haute, qui permettait auparavant aux forces gouvernementales de contrôler le secteur. D&rsquo;ailleurs ceux-ci l&rsquo;ont ensuite reprise, puis perdue à nouveau. C&rsquo;était donc parmi les premiers combats vraiment importants (ndlr : les forces congolaises ont ensuite affirmé que l&rsquo;armée rwandaise avait prit part à ces combats, ce que les autorités rwandaises ont démenti). Les rebelles avaient pris d&rsquo;autres endroits auparavant, mais plus isolés, dans la campagne. Là nous étions près de la route principale du Nord-Kivu.</p>
<p><span id="more-922"></span><br />
  <figure id="attachment_920" aria-describedby="caption-attachment-920" style="width: 640px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class=" alignright size-full wp-image-920" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2009/09/nahr-congo_003.jpg" alt="© Dominic Nahr / Œil Public # 009 Un groupe de militaires congolais à bord d'une jeep près de Rugari quitte la ligne de front après avoir repoussé les rebelles du CNDP. République démocratique du Congo. 26 octobre 2008." title="© Dominic Nahr / Œil Public # 009 Un groupe de militaires congolais à bord d'une jeep près de Rugari quitte la ligne de front après avoir repoussé les rebelles du CNDP. République démocratique du Congo. 26 octobre 2008." class="caption" align="right" width="640" height="427" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2009/09/nahr-congo_003.jpg 640w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2009/09/nahr-congo_003-300x200.jpg 300w" sizes="(max-width: 640px) 100vw, 640px" /><figcaption id="caption-attachment-920" class="wp-caption-text">© Dominic Nahr / Œil Public # 009 Un groupe de militaires congolais à bord d&rsquo;une jeep près de Rugari quitte la ligne de front après avoir repoussé les rebelles du CNDP. République démocratique du Congo. 26 octobre 2008.</figcaption></figure><strong>Comme vous l&rsquo;indiquez dans la légende, ces deux femmes fuient les combats&#8230; C&rsquo;est ce que vous avez décidé de montrer ?</strong><br />
<br />Disons que pour l&rsquo;exposition à Perpignan nous avons décidé de ne pas trop montrer de photos de corps, de ne pas être dans quelque chose de trop difficile. Les combats avaient lieu un peu plus loin dans les collines, nous entendions ou voyions les explosions provoquées notamment par les tanks. Il était difficile de s&rsquo;approcher plus près pour les voir directement. S&rsquo;aventurer plus profondément dans le maquis, sans véritable guide et en suivant les coups de feu, aurait été trop dangereux. Je travaillais avec un autre photographe, nous avions un chauffeur et parfois un fixer et traducteur, qui nous aidait à négocier avec les forces gouvernementales &ndash; il y avait énormément de check-points.</p>
<p><strong>Etait-ce difficile de convaincre les soldats de vous laisser les photographier ?</strong><br />
<br />Il était très difficile pour nous d&rsquo;approcher des rebelles, qui étaient de l&rsquo;autre côté. Il nous aurait fallu dépasser la ligne de front puis un no man&rsquo;s land truffé de cadavres pour les rejoindre. C&rsquo;était dangereux de s&rsquo;aventurer par là. Pour les forces gouvernementales, c&rsquo;était évidemment plus simple de les photographier les jours où ils avançaient où réussissaient à faire reculer leurs opposants. Ils étaient satisfaits et moins agressifs. C&rsquo;était beaucoup plus compliqué quand ils essuyaient des pertes, ce qui a été le cas presque tout le temps lors de ma présence, à l&rsquo;exception d&rsquo;un ou deux jours.<br />
</p>
<p><strong>Depuis, il semble que la situation se soit améliorée&#8230;</strong><br />
<br />Oui, et je crois que les médias, qui étaient très nombreux et ont maintenu une pression sur la situation en montrant le conflit, ont participé à ce qu&rsquo;il se règle rapidement et que les combats s&rsquo;arrêtent, pour un moment en tout cas. Ajourd&rsquo;hui c&rsquo;est encore différent, il y a énormément de groupes rebelles en R.D. Congo, depuis le nord avec la LRA jusqu&rsquo;au sud avec la SDLR : les soldats du gouvernement se battent sur différents fronts. D&rsquo;ailleurs, depuis, les rebelles du CNDP ont été intégrés à l&rsquo;armée gouvernementale. C&rsquo;est très compliqué.</p>
<p><strong>De votre côté, vous avez décidé de vous installer dans cette région&#8230;</strong><br />
<br />Oui, depuis mon deuxième jour je suis tombé amoureux&#8230; Je n&rsquo;avais pas d&rsquo;endroit où dormir, j&rsquo;ai rencontré quelques personnes et je leur en ai parlé, et après quelques verres je me suis retrouvé dans une chambre, avec de la musique congolaise qui jouait à fond dehors. Dès ce moment j&rsquo;ai su que j&rsquo;allais rester. Je m&rsquo;installe donc au Kenya qui est un endroit stratégique pour un photojournaliste. Je peux me rendre facilement au Congo, au Sud du Soudan, en Somalie, en Ouganda, et en Tanzanie. D&rsquo;ailleurs 2010 et 2011 s&rsquo;annoncent comme des années importantes avec plusieurs élections importantes dans la région, dans des pays ou les régimes peuvent être considérés comme assez fragiles.</p>
<p><strong>Sur quels autres reportages travaillez-vous ?</strong><br />
<br />D&rsquo;abord, c&rsquo;est génial d&rsquo;habiter au Kenya&#8230; Vivre en Afrique, plutôt qu&rsquo;à Paris, fait qu&rsquo;un jour tu te retrouves dans un avion à raser au dessus du maquis, puis le suivant sur une petite moto à essayer d&rsquo;atteindre l&rsquo;aéroport comme tout le monde. Malheureusement il y a des coupures d&rsquo;eau et d&rsquo;électricité presque tous les deux jours à Nairobi, mais ce genre de situation vous fait garder les pieds sur terre. J&rsquo;ai notamment travaillé sur le flux de réfugiés et l&rsquo;arrivée progressive de plus en plus de Somaliens au Kenya &#8211; il y a peu de contrôle aux frontières. C&rsquo;est inquiétant parce que le Kenya est un pays assez stable. Je couvre également des sujets environnementaux comme le trafic illégal d&rsquo;animaux ou d&rsquo;ivoire.<figure id="attachment_921" aria-describedby="caption-attachment-921" style="width: 640px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class=" alignright size-full wp-image-921" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2009/09/nahr-congo_009.jpg" alt="© Dominic Nahr / Œil Public # 003 À Kabaya, près de Rumangabo, deux femmes profitent d'une accalmie dans les combats pour prendre leurs affaires personnelles et fuir. République démocratique du Congo. 18 octobre 2008." title="© Dominic Nahr / Œil Public # 003 À Kabaya, près de Rumangabo, deux femmes profitent d'une accalmie dans les combats pour prendre leurs affaires personnelles et fuir. République démocratique du Congo. 18 octobre 2008." class="caption" align="right" width="640" height="427" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2009/09/nahr-congo_009.jpg 640w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2009/09/nahr-congo_009-300x200.jpg 300w" sizes="(max-width: 640px) 100vw, 640px" /><figcaption id="caption-attachment-921" class="wp-caption-text">© Dominic Nahr / Œil Public # 003 À Kabaya, près de Rumangabo, deux femmes profitent d&rsquo;une accalmie dans les combats pour prendre leurs affaires personnelles et fuir. République démocratique du Congo. 18 octobre 2008.</figcaption></figure></p>
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		<title>Premier prix de l&#8217;académie des Beaux-Arts pour Malik Nejmi</title>
		<link>https://www.afriqueinvisu.org/premier-prix-de-l-academie-des067/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean Berry]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 29 Oct 2007 23:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Éditorial]]></category>
		<category><![CDATA[News]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La consécration pour Malik Nejmi . Le photographe d&#8217;Orléans, né d&#8217;un père marocain et d&#8217;une mère française, recevra le 14 novembre prochain le premier prix de photographie de l&#8217;Académie des Beaux-Arts. Nouvellement créé et s&#8217;élevant à 15 000 euros, ce prix est soutenu par F. Marc de Lacharrière, et parrainé par les deux photographes qui siègent à l&#8217;académie, Yann Arthus-Bertrand et Lucien Clergue. Né en 1973, Malik Nejmi a consacré cinq ans de son travail à ses origines marocaines, se rendant à maintes reprises de 2001 à 2005 dans le pays de ses origines, et reconstituant au fil de ses</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p class="post_excerpt"> La consécration pour  <strong>Malik Nejmi</strong> . Le photographe d&rsquo;Orléans, né d&rsquo;un père marocain et d&rsquo;une mère française, recevra le 14 novembre prochain le  <strong>premier prix de photographie de l&rsquo;Académie des Beaux-Arts</strong>. Nouvellement créé et s&rsquo;élevant à 15 000 euros, ce prix est soutenu par  <strong> F. Marc de Lacharrière</strong>, et parrainé par les deux photographes qui siègent à l&rsquo;académie,  <strong>Yann Arthus-Bertrand </strong> et  <strong>Lucien Clergue</strong>.<br />
<figure id="attachment_231" aria-describedby="caption-attachment-231" style="width: 567px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class=" alignright size-full wp-image-231" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2007/10/malicknejmi.jpg" alt="Malick Nejmi et lucien Clergue © Jean Berry" title="Malick Nejmi et lucien Clergue © Jean Berry" class="caption" align="right" width="567" height="381" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2007/10/malicknejmi.jpg 567w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2007/10/malicknejmi-300x202.jpg 300w" sizes="(max-width: 567px) 100vw, 567px" /><figcaption id="caption-attachment-231" class="wp-caption-text">Malick Nejmi et lucien Clergue © Jean Berry</figcaption></figure></p>
<p><span id="more-232"></span><br />
 Né en 1973,  <strong>Malik Nejmi</strong>  a consacré cinq ans de son travail à ses origines marocaines, se rendant à maintes reprises de 2001 à 2005 dans le pays de ses origines, et reconstituant au fil de ses voyages son «album de famille».<br />
<br />Résultat : 94 tirages en format carré accompagnés de textes, qui lui ont valu en 2005  <strong>le <a href="http://wwwfr.kodak.com/FR/fr/professional/prixDotations/awardPro1.jhtml">prix de la critique Kodak</a> </strong>  et une exposition aux  <strong><a href="evenement7">Rencontres africaines de Bamako</a></strong>&#8230;</p>
<p> Avant d&rsquo;être sélectionnés l&rsquo;an dernier par  <strong>Raymond Depardon</strong>  pour l <strong>es <a href="http://www.rencontres-arles.com/">Rencontres d&rsquo;Arles</a> </strong> , puis de faire la même année l&rsquo;objet d&rsquo;un livre (El Maghreb, aux éditions L&rsquo;œil électrique).</p>
<p>C&rsquo;est un travail initié l&rsquo;an dernier qui lui vaut aujourd&rsquo;hui les honneurs de l&rsquo;Académie : la série primée, réalisée à la pouponnière &ndash; orphelinat de Bamako, est le premier volet d&rsquo;une recherche sur le handicap et ses représentations en Afrique, intitulée  <strong>L&rsquo;ombre de l&rsquo;enfance</strong> . Le prix lui permettra de poursuivre ce travail en Algérie (sur l&rsquo;enfance illégitime), à Madagascar (sur le cas des jumeaux), puis au Kenya et en Zambie, avant d&rsquo;être exposé fin 2008 à l&rsquo;Institut de France.</p>
<p>Dans un continent africain «dont on a toujours perçu la douleur par l&rsquo;image», Malik Nejmi balade son objectif et tente de contourner les clichés misérabilistes de photographes souvent «voraces»&#8230; Les images issues de la pouponnière montrent au travers de natures mortes le cadre de vie désuet de ces enfants, eux-mêmes gommés de certaines images où ils posent dans les bras de leurs «nounous», pour esquiver le sempiternel sourire forcé face à l&rsquo;objectif. Lui-même père, Malik Nejmi dit avoir pris conscience, suite à cette expérience et «peut-être naïvement», que «l&rsquo;enfance est d&rsquo;une fragilité familière».<br />
<br />Après cette recherche sur l&rsquo;enfance africaine, Malik Nejmi se lancera, au fil d&rsquo;un projet baptisé  <strong>«Entrada»</strong> , sur les nouveaux parcours migratoires en Europe : il reprendra le trajet (Barcelone / Dortmund / Rotterdam) emprunté avant son arrivée en France, en 1970, en suivant l&rsquo;historique des tampons et visas touristiques inscrits sur son passeport, poursuivant ainsi sa quête sur son identité et ses racines.</p>
<p>Bon vent ! </p>
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