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	<title>Donatien Kangah, auteur/autrice sur Afrique In Visu</title>
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	<description>Plateforme autour du métier de photographe en Afrique depuis 2006</description>
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	<title>Donatien Kangah, auteur/autrice sur Afrique In Visu</title>
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		<title>Au « 220 »</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Donatien Kangah]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 04 Jan 2010 09:15:58 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Éditorial]]></category>
		<category><![CDATA[Témoignage]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Pour cette dernière, nous vous proposons une visite de la plus petite des résidences « U » abidjanaise. Là, nous y resterons, le temps de découvrir le produit « G&#038;D ». Nous terminerons notre séjour  »campussien » avec « un aîné », Emmanuel. VISITE GUIDEE La petite cité des 220 Avec ses 82 chambres, la cité des 220 logements est de loin la plus petite des résidences universitaires d&#8217;Abidjan. Visite des lieux. Une cité inconnue… Situé au cœur d&#8217;Adjamé (quartier des gares routières d&#8217;Abidjan), la cité « U » des 220 logements (du nom du quartier) est inconnu- des étudiants comme</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p class="post_excerpt"><img fetchpriority="high" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-1120" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2010/01/banniere_chroniqueivoirienne2_06-2.jpg" alt="banniere_chroniqueivoirienne2_06-2.jpg" align="center" width="800" height="150" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2010/01/banniere_chroniqueivoirienne2_06-2.jpg 800w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2010/01/banniere_chroniqueivoirienne2_06-2-300x56.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2010/01/banniere_chroniqueivoirienne2_06-2-768x144.jpg 768w" sizes="(max-width: 800px) 100vw, 800px" /><br />
Pour cette dernière, nous vous proposons une visite de la plus petite des résidences « U » abidjanaise. Là, nous y resterons, le temps de découvrir le produit « G&#038;D ». Nous terminerons notre séjour  »campussien » avec « un aîné », Emmanuel. </p>
<p><span id="more-1129"></span></p>
<h2>VISITE GUIDEE</h2>
<p><strong>La petite cité des 220</strong><br />
<br />Avec ses 82 chambres, la cité des 220 logements est de loin la plus petite des résidences universitaires d&rsquo;Abidjan. Visite des lieux.</p>
<p><strong>Une cité inconnue…</strong><br />
<br />Situé au cœur d&rsquo;Adjamé (quartier des gares routières d&rsquo;Abidjan), la cité « U » des 220 logements (du nom du quartier) est inconnu- des étudiants comme de la population. Quasiment dissimulé par les immeubles alentours, sa population avoisine les 300 habitants ; un nombre largement inférieur aux autres (environ 3000 à Mermoz et près de 10 000 au grand Campus). Loin des facultés, et moins peuplée, « c&rsquo;est une cité paisible », soutient Jean-Claude, l&rsquo;un des résidents. Pour lui et ses amis, la cité des 220 logements n&rsquo;a rien à envier aux autres. Sa position stratégique (près du Commissariat du VIIème arrondissement) est d&rsquo;ailleurs une garantie sécuritaire.</p>
<p><strong>Mais non moins « cité U&rsquo;» que les autres !</strong><br />
<br />L&rsquo;accès, un petit portail. l&rsquo;unique. A gauche, se trouvent la salle d&rsquo;étude…devenue progressivement une salle de repos. Les tableaux ne sont plus fonctionnels, les tables-bancs sont pratiquement tous affaissés. Les quelques rares étudiants qui y viennent, sont obligés de s&rsquo;adapter. Ils ont dû se fabriquer un tableau artisanalement à l&rsquo;aide de ciment et de peinture noire. Un peu plus loin, un espace ouvert a été aménagé sous l&rsquo;ombre du manguier du coin. L&rsquo;on devine aisément la qualité d&rsquo;un repos sous une telle ombre.<br />
<br />Cette cité se compose de 2 bâtiments : un de 3 étages et l&rsquo;autre de 2. On y dénombre exactement 82 chambres dont 76 occupées effectivement par les étudiants ; les 6 autres par la conciergerie et la direction locale du CROU &ndash; A (Centre régional des &OElig;uvres Universitaires d&rsquo;Abidjan). Cela, c&rsquo;est sans compter les 2 buanderies qui ont été transformées en chambre à coucher pour accueillir des étudiants demandeurs.<br />
<br />Sur les portes, sont fixées différents gadgets qui laissent entrevoir un aspect de la personnalité de leurs propriétaires. Sur cette porte par exemple, un crucifix  fait penser à la chambre d&rsquo;un catholique ; sur une autre, le poster géant de DROGBA ; c&rsquo;est probablement un supporter passionné de l&rsquo;icône nationale. Ici, comme ailleurs, certains paliers sont nommés tel le fameux « PALIER ROYAL »&#8230;</p>
<p> Au rez-de-chaussée, la salle de télé. « Il y a affluence les jours de matchs de foot », explique notre guide. Cette affluence connaît un engouement particulier lors des rencontres opposant les clubs de Chelsea  et du Barça. « Ces jours-là, la salle, pleine à craquer, se divise en 2 blocs réservés chacun aux supporters des 2 clubs », poursuit-il. La règle : respecter scrupuleusement la ligne de démarcation ainsi constituée…L&rsquo;on peut même voir les indications « CHELSEA » ET « BARCELONE » sur le mur. Pourvu que l&rsquo;esprit fair-play soit respecté !<br />
<br />Comme à Mermoz, nous montons « sur la dalle ». Là, des étudiants s&rsquo;épilent ou discutent tranquillement. « Ce lieu, pendant la saison sèche, devient un dortoir à cause de la chaleur qui devient insupportable dans les chambres », apprend-t-on. Il sert aussi de séchoir.<br />
<br />De cette position, l&rsquo;on apprécie mieux tout l&rsquo;espace <strong>environnant</strong> : des footballeurs s&rsquo;entraînent sur le stade Jean Delafosse voisin.<br />
<figure id="attachment_1121" aria-describedby="caption-attachment-1121" style="width: 790px" class="wp-caption aligncenter"><img decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-1121" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2010/01/c_millerand-16-2.jpg" alt="Responsable de l'environement de la Cité U des 220 à Adjamé © Camille Millerand" title="Responsable de l'environement de la Cité U des 220 à Adjamé © Camille Millerand" class="caption" align="center" width="790" height="527" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2010/01/c_millerand-16-2.jpg 790w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2010/01/c_millerand-16-2-300x200.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2010/01/c_millerand-16-2-768x512.jpg 768w" sizes="(max-width: 790px) 100vw, 790px" /><figcaption id="caption-attachment-1121" class="wp-caption-text">Responsable de l&rsquo;environement de la Cité U des 220 à Adjamé © Camille Millerand</figcaption></figure><br />
<figure id="attachment_1122" aria-describedby="caption-attachment-1122" style="width: 790px" class="wp-caption aligncenter"><img decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-1122" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2010/01/c_millerand-15-2.jpg" alt="Cité U des 220 à Adjamé, Salle d'étude © Camille Millerand" title="Cité U des 220 à Adjamé, Salle d'étude © Camille Millerand" class="caption" align="center" width="790" height="527" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2010/01/c_millerand-15-2.jpg 790w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2010/01/c_millerand-15-2-300x200.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2010/01/c_millerand-15-2-768x512.jpg 768w" sizes="(max-width: 790px) 100vw, 790px" /><figcaption id="caption-attachment-1122" class="wp-caption-text">Cité U des 220 à Adjamé, Salle d&rsquo;étude © Camille Millerand</figcaption></figure><br />
<figure id="attachment_1123" aria-describedby="caption-attachment-1123" style="width: 790px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-1123" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2010/01/millerand-14.jpg" alt="Cité U des 220 à Adjamé © Camille Millerand" title="Cité U des 220 à Adjamé © Camille Millerand" class="caption" align="center" width="790" height="530" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2010/01/millerand-14.jpg 790w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2010/01/millerand-14-300x201.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2010/01/millerand-14-768x515.jpg 768w" sizes="(max-width: 790px) 100vw, 790px" /><figcaption id="caption-attachment-1123" class="wp-caption-text">Cité U des 220 à Adjamé © Camille Millerand</figcaption></figure></p>
<h2>« VRAI GOMBO »</h2>
<p><strong>Le restaurant de « G&#038;D »</strong><br />
Elles sont sœurs et tiennent depuis le mois de septembre un restaurant plein air. Comme les autres étudiants, c&rsquo;est leur « gombo » (leur petit job d&rsquo;étudiante). Un petit job qui n&rsquo;en a plus l&rsquo;air tant il a pris de l&rsquo;ampleur. D&rsquo;un simple « gombo », elles sont passées à un « vrai gombo » c&rsquo;est-à-dire un emploi presqu&rsquo;à plein temps…</p>
<p><strong>Un projet « de sœurs »…</strong><br />
<br />Gwladys et Danielle. Elles, ce sont les sœurs YOBO. Elles sont toutes 2 étudiantes, élèves-ingénieurs en Marketing dans un établissement de la place. Leur passion, c&rsquo;est la cuisine. Elles ont ouvert  un « restaurant » ; une façon d&rsquo;exercer leur passion tout en y ajoutant une dose de leur formation !<br />
<br />« En fait, c&rsquo;est l&rsquo;oisiveté qui nous a poussé à entreprendre ce commerce », relate Danielle. « Les jours libres, on restait en chambre à s&rsquo;ennuyer devant la télé », poursuit-elle. « Puis, un jour, nous nous sommes dit pourquoi ne pas faire du commerce. Nous avons trouvé l&rsquo;idée bonne…et nous avons lancé le resto de G&#038;D pour différencier d&rsquo;avec la marque D&#038;G », intervient Gwladys.<br />
<br />Tous les matins, entre 6 h et 9 h, installés devant la petite cité des 220 logements, l&rsquo;on pouvait les voir vendre avec beaucoup d&rsquo;enthousiasme ces beignets. Des beignets qu&rsquo;elles confectionnaient elles-mêmes. Quelques semaines plus tard, elles se laissent gagner par la routine. « ça devenait de plus en plus monotone », se défendent-elles. Elles décident de changer de « produits ». La nouvelle trouvaille : l&rsquo;alloco (plat traditionnel ivoirien à base de bananes plantain frites). A peine un mois d&rsquo;exercice…qu&rsquo;elles doivent encore changer. Motifs évoqués : la cherté de l&rsquo;huile et de la banane.<br />
<br />Elles se tournent donc vers les « plats de résistances ». Ici, le menu est imposé. « Nous proposons chaque soir un nouveau plat, du moins une nouvelle sauce », précisent-elles. « Aujourd&rsquo;hui (vendredi 11 décembre 2009), par exemple, nous avons prévu de faire de la sauce graine accompagné en général de riz ». Pour cette sauce particulièrement délicate, elles ont dû commencer la préparation plus tôt que d&rsquo;habitude. Dès 10 h, les graines avaient été mises au feu.</p>
<p><strong>Et ambitieux</strong><br />
<br />Elles semblent avoir trouvé leur voie. En effet, elles s&rsquo;y sentent bien surtout que « petites, nous aimions bien nous amuser en préparant ». A côté de ce fait, l&rsquo;on peut dire que la restauration est rentable &ndash; 30 à 40 % de bénéfice les jours ouvrables  et jusqu&rsquo;à 80% le week-end » !- dans la mesure où elles réussissent à vivre sans « attendre grand&rsquo; chose des parents ».<br />
<br />Elles réfléchissent en ce moment à une stratégie qui leur permettra à toutes les 2 de poursuivre le commerce tout allant au cours. « La solution que nous avons trouvée, c&rsquo;est que l&rsquo;une de nous s&rsquo;inscrira pour les cours du soir tandis que l&rsquo;autre restera aux cours du jours », répond Gwladys. « Cela nous permettra de nous relayer », renchérit Danielle. Elles n&rsquo;excluent pas non plus la possibilité d&rsquo; « embaucher quelqu&rsquo;un pour les aider » déjà qu&rsquo;elles en ont une.<br />
<br />Pour Gwladys et Danielle, l&rsquo;aventure continue car elles n&rsquo;entendent pas s&rsquo;arrêter en si bon chemin. Alors, ne soyons pas étonnez si un de ces jours, elles étaient reconnue… par le guide Michelin !<br />
<figure id="attachment_1124" aria-describedby="caption-attachment-1124" style="width: 790px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-1124" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2010/01/c_millerand-01.jpg" alt="G and D, restauratrice à la cité U d'Adjamé. Portrait de Danielle et Gladys, 2 soeurs qui ont monté leur restuarant au 220 à Adjamé © Camille Millerand" title="G and D, restauratrice à la cité U d'Adjamé. Portrait de Danielle et Gladys, 2 soeurs qui ont monté leur restuarant au 220 à Adjamé © Camille Millerand" class="caption" align="center" width="790" height="527" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2010/01/c_millerand-01.jpg 790w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2010/01/c_millerand-01-300x200.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2010/01/c_millerand-01-768x512.jpg 768w" sizes="(max-width: 790px) 100vw, 790px" /><figcaption id="caption-attachment-1124" class="wp-caption-text">G and D, restauratrice à la cité U d&rsquo;Adjamé. Portrait de Danielle et Gladys, 2 soeurs qui ont monté leur restuarant au 220 à Adjamé © Camille Millerand</figcaption></figure><br />
<figure id="attachment_1125" aria-describedby="caption-attachment-1125" style="width: 790px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-1125" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2010/01/c_millerand-05-2.jpg" alt="G and D, restauratrice à la cité U d'Adjamé. Portrait de Danielle et Gladys, 2 soeurs qui ont monté leur restuarant au 220 à Adjamé © Camille Millerand" title="G and D, restauratrice à la cité U d'Adjamé. Portrait de Danielle et Gladys, 2 soeurs qui ont monté leur restuarant au 220 à Adjamé © Camille Millerand" class="caption" align="center" width="790" height="530" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2010/01/c_millerand-05-2.jpg 790w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2010/01/c_millerand-05-2-300x201.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2010/01/c_millerand-05-2-768x515.jpg 768w" sizes="(max-width: 790px) 100vw, 790px" /><figcaption id="caption-attachment-1125" class="wp-caption-text">G and D, restauratrice à la cité U d&rsquo;Adjamé. Portrait de Danielle et Gladys, 2 soeurs qui ont monté leur restuarant au 220 à Adjamé © Camille Millerand</figcaption></figure></p>
<h2>PORTRAIT</h2>
<p><strong>L&rsquo;aîné Emmanuel</strong><br />
<br />C&rsquo;est un aîné. Inscrit en thèse, il fait partie du cercle des doyens de la cité. Entre son « cyber », sa thèse et le basket, il n&rsquo;a pratiquement pas le temps. Portrait.</p>
<p><strong>Son cyber</strong><br />
<br />Ouvert depuis seulement 1 mois, le cyberespace d&rsquo;Emmanuel fait déjà parler de lui. « Le meilleur cyber sur le Campus en ce moment », affirme un étudiant. Pour un autre rencontré sur les lieux, « le grand nombre de postes » (20) participe de cette notoriété.<br />
<br />« Ce projet est parti d&rsquo;un constat général », explique &ndash;t-il. « En Côte d&rsquo;Ivoire, seul 1 foyer sur 10 a accès à l&rsquo;internet. M&rsquo;étant rendu compte de la grande capacité de consommateurs que regorge le Campus, j&rsquo;ai donc décidé, avec l&rsquo;aide d&rsquo;un parent, d&rsquo;y investir ». Ce sont près de 6 millions de FCFA (10 000 euro) qui ont été investis dans ce projet.<br />
<br />« Cela n&rsquo;a pas été facile. Cette salle était dégradée. L&rsquo;eau coulait de partout », raconte-t-il. Mais voyant « au-delà de son nez », il s&rsquo;est engagé. « J&rsquo;ai financé entièrement la réparation des fuites d&rsquo;eau du bâtiment», avance-t-il. Il a ensuite mené une campagne de sensibilisation sur le bâtiment (le E), expliquant aux étudiants la nécessité de prendre soin de ces installations, de ne pas laisser non plus les fuites d&rsquo;eau s&rsquo;aggraver. « Je crois que cela a marché », se réjouit-il.  Toutefois, il a pris le soin de parer à toute éventualité. Sous le toit, il a, avec l&rsquo;aide de son plombier, prévu tout un dispositif d&rsquo;évacuation des fuites d&rsquo;eau de sorte à ce qu&rsquo;elles ne puissent plus inonder la salle.<br />
<br />Dans son cyber, il emploi 5 personnes : 2 chargés de la maintenance et 3 gérants qui se relaient tous les jours jusqu&rsquo;à 2 h. Il espère pouvoir générer des revenus qui lui permettront d&rsquo;achever « tranquillement » ses études.</p>
<p><strong>Les neurosciences, une filière mal outillée</strong><br />
<br />Il étudie les neurosciences. Cela fait 4 ans qu&rsquo;il est inscrit en thèse. Ce retard, il le doit à la défaillance, du moins, au manque de « matériels de recherche ».<br />
<br />Ses travaux portent sur « l&rsquo;influence alcoolique sur la mémoire des élèves » ivoiriens. Ce thème est une suite de son mémoire de DEA (Diplôme d&rsquo;Etudes Approfondies) où il traita les effets du « koutoukou » (boisson traditionnelle alcoolique  à forte dose) sur le cerveau ; un thème qu&rsquo;il a dû accepter en fonction de la disponibilité du matériel, qui aujourd&rsquo;hui est défaillant. « C&rsquo;est l&rsquo;un des grands problèmes de notre système. L&rsquo;autre, c&rsquo;est la mauvaise foi des devanciers qui acceptent difficilement de partager leurs « gombos » d&rsquo;enseignants avec des étudiants devenus aussi enseignants. C&rsquo;est triste », déplore-t-il.<br />
<br />Il attend d&rsquo;avoir un peu de sous avant de poursuivre ses recherches. « J&rsquo;ai besoin d&rsquo;environ 200 000 FCFA (300 euros). L&rsquo;appareil, en question, j&rsquo;ai pu en trouver au CHU de Treichville ; mais là-bas, ils ne font que des analyses de 20 min à 20 000 (30 euros). Alors que moi, j&rsquo;ai besoin de plus d&rsquo;1 h de travail », relève-t-il un peu déçu.<br />
<br />Emmanuel n&rsquo;est pas néanmoins du genre à se décourager. Il garde espoir, et ambitionne, après sa soutenance,  de rendre public ses travaux de recherches « afin d&rsquo;en faire bénéficier le maximum de personnes ».</p>
<p><strong>Sportif</strong><br />
<br />Anciennement joueur professionnel de l&rsquo;AUC (Abidjan Basketball Club), il occupe depuis la saison 2008, le banc du club universitaire.<br />
<br />Pour Emmanuel, « le basket, au plan local, est mort ». « L&rsquo;absence de sponsors a fini par tuer le peu d&rsquo;engouement qui restait », se défend-t-il. Au niveau des clubs, il y a aussi la mauvaise gestion qu&rsquo;il faut noter.<br />
<br />A l&rsquo;AUC, c&rsquo;est encore pire. « Les joueurs ne perçoivent pratiquement plus de primes », dénonce-t-il. Il se bat, selon ses moyens, pour les encourager à rester car « il vaut mieux qu&rsquo;il dépensent leur énergie positivement ». Il envisage, par ailleurs, monter une ONG de lutte contre la drogue dans le sport.<br />
<figure id="attachment_1126" aria-describedby="caption-attachment-1126" style="width: 790px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-1126" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2010/01/c_millerand-13-2.jpg" alt="Emmanuel, à l'origine du Cyber café Batlhazar. Ancien Campus de cocody © Camille Millerand" title="Emmanuel, à l'origine du Cyber café Batlhazar. Ancien Campus de cocody © Camille Millerand" class="caption" align="center" width="790" height="527" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2010/01/c_millerand-13-2.jpg 790w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2010/01/c_millerand-13-2-300x200.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2010/01/c_millerand-13-2-768x512.jpg 768w" sizes="(max-width: 790px) 100vw, 790px" /><figcaption id="caption-attachment-1126" class="wp-caption-text">Emmanuel, à l&rsquo;origine du Cyber café Batlhazar. Ancien Campus de cocody © Camille Millerand</figcaption></figure><br />
<figure id="attachment_1127" aria-describedby="caption-attachment-1127" style="width: 790px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-1127" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2010/01/c_millerand-11-2.jpg" alt="Emmanuel, à l'origine du Cyber café Batlhazar. Ancien Campus de cocody © Camille Millerand" title="Emmanuel, à l'origine du Cyber café Batlhazar. Ancien Campus de cocody © Camille Millerand" class="caption" align="center" width="790" height="527" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2010/01/c_millerand-11-2.jpg 790w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2010/01/c_millerand-11-2-300x200.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2010/01/c_millerand-11-2-768x512.jpg 768w" sizes="(max-width: 790px) 100vw, 790px" /><figcaption id="caption-attachment-1127" class="wp-caption-text">Emmanuel, à l&rsquo;origine du Cyber café Batlhazar. Ancien Campus de cocody © Camille Millerand</figcaption></figure><br />
<figure id="attachment_1128" aria-describedby="caption-attachment-1128" style="width: 790px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-1128" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2010/01/c_millerand-09-2.jpg" alt="Emmanuel, à l'origine du Cyber café Batlhazar. Ancien Campus de cocody © Camille Millerand" title="Emmanuel, à l'origine du Cyber café Batlhazar. Ancien Campus de cocody © Camille Millerand" class="caption" align="center" width="790" height="260" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2010/01/c_millerand-09-2.jpg 790w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2010/01/c_millerand-09-2-300x99.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2010/01/c_millerand-09-2-768x253.jpg 768w" sizes="(max-width: 790px) 100vw, 790px" /><figcaption id="caption-attachment-1128" class="wp-caption-text">Emmanuel, à l&rsquo;origine du Cyber café Batlhazar. Ancien Campus de cocody © Camille Millerand</figcaption></figure></p>
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		<title>Vers un idéal</title>
		<link>https://www.afriqueinvisu.org/vers-un-ideal267/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Donatien Kangah]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 16 Dec 2009 13:18:16 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Éditorial]]></category>
		<category><![CDATA[Témoignage]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Des tapissiers &#8211;ou si vous préférez &#8211; des « décorateurs d&#8217;intérieur » ; une « démocratie » de palier ; une obéissance stricte et un « humanisme » aux couleurs médicales. Ce sont là, les grands traits du tableau de cette cinquième chronique. GOMBOS OU PETITS METIERS &#124; Tapisserie ou « déco&#8217; d&#8217;intérieur » La « déco&#8217; d&#8217;intérieur » C&#8217;est ainsi qu&#8217;ils préfèrent désigner leur activité. « ça fait plus sérieux », relève d&#8217;entrée Adjé, jeune maîtrisard et fondateur de « Schékina Décor », l&#8217;« entreprise » qu&#8217;il a montée.  Au début, c&#8217;était simplement un passe-temps, une activité pour ne</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="post_excerpt"><img loading="lazy" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-1106" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2009/12/banniere_chroniqueivoirienne2_06.jpg" alt="banniere_chroniqueivoirienne2_06.jpg" align="center" width="800" height="150" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2009/12/banniere_chroniqueivoirienne2_06.jpg 800w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2009/12/banniere_chroniqueivoirienne2_06-300x56.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2009/12/banniere_chroniqueivoirienne2_06-768x144.jpg 768w" sizes="(max-width: 800px) 100vw, 800px" /><br />
Des tapissiers &ndash;ou si vous préférez &#8211; des « décorateurs d&rsquo;intérieur » ; une « démocratie » de palier ; une obéissance stricte et un « humanisme » aux couleurs médicales. Ce sont là, les grands traits du tableau de cette cinquième chronique. </p>
<p><span id="more-1118"></span></p>
<h2>GOMBOS OU PETITS METIERS | Tapisserie ou « déco&rsquo; d&rsquo;intérieur »</h2>
<p><strong>La « déco&rsquo; d&rsquo;intérieur »</strong><br />
C&rsquo;est ainsi qu&rsquo;ils préfèrent désigner leur activité. « ça fait plus sérieux », relève d&rsquo;entrée Adjé, jeune maîtrisard et fondateur de « Schékina Décor », l&rsquo;« entreprise » qu&rsquo;il a montée.  Au début, c&rsquo;était simplement un passe-temps, une activité pour ne pas rester « oisif ». Il lui était difficile de poursuivre dans l&rsquo;immédiat les études &ndash; le 3ème cycle étant coûteux, donc ultra-sélectif &ndash; et aussi sans emploi.<br />
<br />Chemin faisant, l&rsquo;activité va prendre de l&rsquo;ampleur.  Son expertise est de plus en plus reconnue. Il en va de même de sa notoriété. Le marché s&rsquo;agrandit : les demandes fusent. « J&rsquo;ai même eu à bosser chez des particuliers en ville », confie-t-il.<br />
<br />Plus tard, il est rejoint par son compagnon de la fac, Yannick EKRA. Ensemble, ils vont repenser le projet, le remodeler. Bien qu&rsquo;elle n&rsquo;ait pas encore acquis la forme juridique requise, « Schékina » fonctionne aujourd&rsquo;hui comme une micro-entreprise. En effet, ce ne sont pas moins d&rsquo;une dizaine de « salariés » qui sont passés par là…</p>
<p><strong>Jour de « bara »</strong><br />
<br />Ce matin (lundi 7 décembre) par exemple, « nous avons 3  »bara » (terme Dioula qui signifie travail ; dans notre contexte, il pourrait être remplacé par  »marché ») », explique Adjé. Ils sont donc obligés de « recruter 2 éléments pour les assister ». Deux groupes sont alors constitués pour travailler simultanément sur les 2 premiers « marchés ». Nous suivons celui de Yannick, le groupe conduit par Adjé n&rsquo;ayant pas encore débuté.<br />
<br />Il est 8h30 lorsqu&rsquo;ils se présentent à la cliente du jour. Après l&rsquo;échange des usages, le travail peut véritablement commencer. Progressivement, la chambre se transforme en un véritable chantier. Amani, la « recrue » du jour, est prié de débarrasser le mur des restes de vieux papiers peints existants auparavant. Nouveau bachelier, il est une connaissance d&rsquo;Adjé. Il a accepté de venir « bosser » pour à la fois passer le temps et se faire quelques sous. Pour ce service, il recevra entre 700 FCFA et 1000 FCA (moins de 2 euros) ; de quoi à assurer 3 à 5 repas au réfectoire de la cité.<br />
Pendant ce temps, Yannick, « son chef de chantier » dose la poudre d&rsquo;amidon qui servira à la fabrication de la colle. Mélangé à de l&rsquo;eau, elle sera ensuite chauffée jusqu&rsquo;à ce qu&rsquo;elle devienne assez visqueuse et compacte. C&rsquo;est cette « colle » qui permettra la fixation du papier au mur. « Nous garantissons à nos clients une solidité d&rsquo;au moins six mois », affirme Yannick avec beaucoup d&rsquo;assurance.<br />
<br />La colle préparée, vient l&rsquo;étape du découpage des papiers à poser. A l&rsquo;aide d&rsquo;un mètre, ils prennent des mesures ; des mesures qu&rsquo;ils reportent sur les 2 rouleaux prévus pour la pièce. La pose peut alors commencer.<br />
<br />Ici, les tâches sont aussi partagées : Amani est chargé d&rsquo;étaler la colle sur le verso des différentes coupures, puis de les remettre à Yannick qui se charge de les fixer au mur. Ce dernier se charge de « chasser l&rsquo;air ». Cette opération nécessite une application minutieuse est déterminante. « Quand elle est mal faite, les papiers ne dure pas longtemps au mur», prévient-il.</p>
<p>Le travail avance à « un bon rythme ». Il est bientôt 11 h. C&rsquo;est l&rsquo;heure du « contrôle » c&rsquo;est-à-dire la vérification des « points sensibles » que sont les bords. Cette étape terminée, ils peuvent « livrer la chambre » et recevoir leur paie. Pour ce service, ils recevront la somme de 10 000 FCFA (16 euros). « Les prix varient de 7000 FCFA (11 euros) à 10 000 FCFA selon la qualité du papier. «C&rsquo;est nous qui fournissons tout », révèle Adjé, venu inspecter les travaux.<br />
<figure id="attachment_1107" aria-describedby="caption-attachment-1107" style="width: 790px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-1107" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2009/12/c_millerand-06-2.jpg" alt="Adjé (au fond) et ces ouviers. Schékina Décor , tapissier universitaires © Camille Millerand" title="Adjé (au fond) et ces ouviers. Schékina Décor , tapissier universitaires © Camille Millerand" class="caption" align="center" width="790" height="527" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2009/12/c_millerand-06-2.jpg 790w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2009/12/c_millerand-06-2-300x200.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2009/12/c_millerand-06-2-768x512.jpg 768w" sizes="(max-width: 790px) 100vw, 790px" /><figcaption id="caption-attachment-1107" class="wp-caption-text">Adjé (au fond) et ces ouviers. Schékina Décor , tapissier universitaires © Camille Millerand</figcaption></figure><br />
<figure id="attachment_1108" aria-describedby="caption-attachment-1108" style="width: 790px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-1108" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2009/12/c_millerand-02.jpg" alt="Schékina Décor , tapissier universitaires © Camille Millerand" title="Schékina Décor , tapissier universitaires © Camille Millerand" class="caption" align="center" width="790" height="260" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2009/12/c_millerand-02.jpg 790w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2009/12/c_millerand-02-300x99.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2009/12/c_millerand-02-768x253.jpg 768w" sizes="(max-width: 790px) 100vw, 790px" /><figcaption id="caption-attachment-1108" class="wp-caption-text">Schékina Décor , tapissier universitaires © Camille Millerand</figcaption></figure><br />
<figure id="attachment_1109" aria-describedby="caption-attachment-1109" style="width: 790px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-1109" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2009/12/millerand-03.jpg" alt="(à gauche) Yannick de Schékina Décor , tapissier universitaires / (à droite) Amani de Schékina Décor , tapissier universitaires © Camille Millerand" title="(à gauche) Yannick de Schékina Décor , tapissier universitaires / (à droite) Amani de Schékina Décor , tapissier universitaires © Camille Millerand" class="caption" align="center" width="790" height="260" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2009/12/millerand-03.jpg 790w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2009/12/millerand-03-300x99.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2009/12/millerand-03-768x253.jpg 768w" sizes="(max-width: 790px) 100vw, 790px" /><figcaption id="caption-attachment-1109" class="wp-caption-text">(à gauche) Yannick de Schékina Décor , tapissier universitaires / (à droite) Amani de Schékina Décor , tapissier universitaires © Camille Millerand</figcaption></figure><br />
<figure id="attachment_1110" aria-describedby="caption-attachment-1110" style="width: 790px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-1110" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2009/12/c_millerand-05.jpg" alt="G and D, restauratrice à la cité U d'Adjamé. Portrait de Danielle et Gladys, 2 soeurs qui ont monté leur restuarant au 220 à Adjamé © Camille Millerand" title="G and D, restauratrice à la cité U d'Adjamé. Portrait de Danielle et Gladys, 2 soeurs qui ont monté leur restuarant au 220 à Adjamé © Camille Millerand" class="caption" align="center" width="790" height="527" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2009/12/c_millerand-05.jpg 790w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2009/12/c_millerand-05-300x200.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2009/12/c_millerand-05-768x512.jpg 768w" sizes="(max-width: 790px) 100vw, 790px" /><figcaption id="caption-attachment-1110" class="wp-caption-text">G and D, restauratrice à la cité U d&rsquo;Adjamé. Portrait de Danielle et Gladys, 2 soeurs qui ont monté leur restuarant au 220 à Adjamé © Camille Millerand</figcaption></figure><br />
<figure id="attachment_1111" aria-describedby="caption-attachment-1111" style="width: 790px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-1111" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2009/12/millerand-08.jpg" alt="Chambres réalisées par Schékina Décor , tapissier universitaires.Cité J.Mermoz © Camille Millerand" title="Chambres réalisées par Schékina Décor , tapissier universitaires.Cité J.Mermoz © Camille Millerand" class="caption" align="center" width="790" height="530" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2009/12/millerand-08.jpg 790w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2009/12/millerand-08-300x201.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2009/12/millerand-08-768x515.jpg 768w" sizes="(max-width: 790px) 100vw, 790px" /><figcaption id="caption-attachment-1111" class="wp-caption-text">Chambres réalisées par Schékina Décor , tapissier universitaires.Cité J.Mermoz © Camille Millerand</figcaption></figure></p>
<h2>SUR LA CITE | Une vie de palier forte</h2>
<p>S&rsquo;il existe une particularité à relever de la vie des campus ivoiriens, c&rsquo;est leur très forte organisation structurelle interne. En dehors de celle, souvent trop bien/mal connu, des mouvements syndicaux, il y a celle &#8211; peu connue mais tout aussi réelle et plus directe &ndash; des résidants.<br />
<br />Tenez, par exemple. Sur les cités, chaque palier, en général, est géré par un bureau avec à sa tête un « Chef ou Président de palier ». Celui-ci est chargé, avec son équipe, de veiller au bon voisinage entre les résidants et de gérer les problèmes mineurs (panne d&rsquo;électricité, d&rsquo;eau etc) qui peuvent subvenir sur « son territoire ». Souvent, ces rapports dépassent le cadre restreint du palier. Ainsi, l&rsquo;on peut voir cette gestion restreinte s&rsquo;élargie à 2, 3 ou 4 autres paliers voire le bâtiment. Ainsi, à Mermoz, il y a « un cadre de concertation conjoint » des « Chefs » des différents paliers du Bâtiment B.</p>
<p><strong>Le modèle « casa biancais »</strong><br />
<br />« La Casa Bianca » ou « Maison blanche », c&rsquo;est aussi à Mermoz. Elle appartient au lot des maisons basses qu&rsquo;on appelle « villas ». Officiellement, c&rsquo;est la « villa 6 ». Comme pour certains paliers &ndash;surtout ceux du grand Campus &ndash; les résidents, sous l&rsquo;impulsion de leur « Président », Tyeroo, ont voulu nommer le leur.<br />
<br />« Au-delà du nom, c&rsquo;est une vision d&rsquo;esprit que nous avons voulu communiquer», explique-t-il.<br />
<br />« La Casa Bianca », c&rsquo;est d&rsquo;abord la propreté et… la beauté, Tyeroo, étant artiste-plasticien. Un point d&rsquo;honneur est, en effet, mis sur l&rsquo;environnement. La propreté des lieux, la tenue d&rsquo;un petit jardin, la réfection de la peinture du palier aux frais uniques des résidents sont des actions à mettre aux comptes de cet aspect.  Il se raconte même que c&rsquo;est lors de son passage à la « Maison blanche » que le Directeur Général du CROU-A (Centre Régional des &OElig;uvres Universitaires d&rsquo;Abidjan), ému par cette attention particulière pour la protection de l&rsquo;environnement, a eu l&rsquo;idée du concours de propreté en cours actuellement entre les différentes résidences « U ».<br />
<br />« La Casa Bianca », c&rsquo;est aussi l&rsquo;exercice de la démocratie. « Ce sont les résidents qui décident ; nous nous ne faisons qu&rsquo;appliquer », explique Tyeroo. A la « Casa Bianca », les habitants se prononcent sur toutes les questions. Il n&rsquo;y a pas de domaines réservés. C&rsquo;est une « démocratie à la suissesse ». Quand une situation se présente. Le « Président » convoque son « cabinet » composé d&rsquo;une dizaine de membres allant du « chancelier » (le Secrétaire Général) au « Ministre de la culture », en passant par « la Communication, l&rsquo;Economie, la Santé et aussi les Conseillers ».<br />
Le « gouvernement » réuni, discute d&rsquo;une position à défendre lors de la plénière avec les résidents. « Une fois les décisions prises en bureau, nous adoptons tous cette position devant les résidents », affirme Koudou, le chargé de la Com&rsquo;. Aujourd&rsquo;hui (Lundi 07 décembre), par exemple, il a été décidé de l&rsquo;organisation d&rsquo;une fête pour terminer en beauté l&rsquo;année. Cette proposition de fête, ils la défendront lors d&rsquo;une prochaine réunion ouverte à tous les résidents du palier. Quitte à les convaincre ou pas.<br />
<br />La « Casa Bianca », c&rsquo;est aussi la solidarité et surtout la fraternité. Tous les « casa biancais » sont frères. Ici, les barrières sont brisées. « On entre partout pour manger, regarder la télé… », raconte Tyeroo. Cette forte solidarité a permis la mise sur pieds d&rsquo;une sorte de système d&rsquo;urgence qui permet, en mettant les compétences des étudiants-médecins du palier en jeu, une prise en charge immédiate en cas de crise subite d&rsquo;un résident. « Nous avons pu ainsi  aider certains de nos camarades pour les premiers soins, le temps qu&rsquo;arrivent les parents pour assurer le relais », relate Tyeroo. Même les anciens de la « Casa Bianca » &#8211; la « diaspo&rsquo; », &#8211; ne sont pas oubliés ; ils sont souvent sollicités pour participer à la vie de leur ancien palier.<br />
<figure id="attachment_1112" aria-describedby="caption-attachment-1112" style="width: 790px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-1112" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2009/12/c_millerand-11.jpg" alt="Réunion de pallier à la maison blanche. Cité U J.Mermoz © Camille Millerand" title="Réunion de pallier à la maison blanche. Cité U J.Mermoz © Camille Millerand" class="caption" align="center" width="790" height="527" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2009/12/c_millerand-11.jpg 790w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2009/12/c_millerand-11-300x200.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2009/12/c_millerand-11-768x512.jpg 768w" sizes="(max-width: 790px) 100vw, 790px" /><figcaption id="caption-attachment-1112" class="wp-caption-text">Réunion de pallier à la maison blanche. Cité U J.Mermoz © Camille Millerand</figcaption></figure><br />
<figure id="attachment_1113" aria-describedby="caption-attachment-1113" style="width: 790px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-1113" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2009/12/c_millerand-13.jpg" alt="Réunion de pallier à la maison blanche. Cité U J.Mermoz © Camille Millerand" title="Réunion de pallier à la maison blanche. Cité U J.Mermoz © Camille Millerand" class="caption" align="center" width="790" height="260" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2009/12/c_millerand-13.jpg 790w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2009/12/c_millerand-13-300x99.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2009/12/c_millerand-13-768x253.jpg 768w" sizes="(max-width: 790px) 100vw, 790px" /><figcaption id="caption-attachment-1113" class="wp-caption-text">Réunion de pallier à la maison blanche. Cité U J.Mermoz © Camille Millerand</figcaption></figure></p>
<h2>RELIGION | Les « sœurs voilées » du Campus</h2>
<p>Ce n&rsquo;est pas seulement en Occident que le port intégral du voile suscite des vagues. En Côte d&rsquo;Ivoire, l&rsquo;apparition, ces dernières années, de pratiquants revendiquant de plus en plus le « retour à un islam orthodoxe » connaît son lot de critiques plus ou moins virulentes. Mais pour ces hommes et ces femmes profondément encrée dans la foi musulmane, cet attachement aux « strictes prescriptions coraniques » reste une « obligation vis-à-vis d&rsquo;Allah». Aussi, exercent-t-ils leur foi conformément à leur conviction, au risque souvent de se voir rejeter par la société.</p>
<p><strong>Victimes du « voile »</strong><br />
<br />C&rsquo;est le cas de ces jeunes femmes qui ont décidé de porter le voile intégralement. Sur le campus, on les appelle les « ninjas», allusion faite à ces guerriers japonais vêtus de noirs avec une cagoule pour fermer leur visage. « Nous sommes conscientes de cette réalité », explique l&rsquo;une de leur responsable au niveau de la CEEMUCI (Communauté des Elèves et Etudiants Musulmans de la Côte d&rsquo;Ivoire). « Il y a même pire…mais pour nous, c&rsquo;est un devoir envers Allah et son prophète», assument-t-elles. Un devoir auquel elles ne renonceraient quelqu&rsquo;en soit la raison.<br />
<br />En dépit des frustrations qu&rsquo;elles supportent, elles espèrent néanmoins pouvoir être acceptée et surtout respectée dans l&rsquo;exercice de leur foi. Ainsi, depuis 1998 (année de création de la CEEMUCI), un « Secrétariat chargé des Affaires Féminines » leur a été réservé pour mieux s&rsquo;organiser. Composé d&rsquo;une dizaine de membres &ndash; toutes étudiantes &#8211; il s&rsquo;attèle à soutenir les jeunes femmes du groupe dans leur pratique quotidienne de la religion. Il travaille, par ailleurs à la valorisation de la jeune fille musulmane, à leur sensibilisation aux défis planétaires (le Sida). Le secrétariat pose même des actions d&rsquo;utilité publiques (dons de sang par exemple). Ceci pour dire qu&rsquo;au-delà du voile, ce sont aussi des femmes, humaines comme tous.<br />
<figure id="attachment_1114" aria-describedby="caption-attachment-1114" style="width: 790px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-1114" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2009/12/millerand-21.jpg" alt="Secrétariat chargé des Affaires Féminines de la CEEMUCI. campus de cocody © Camille Millerand" title="Secrétariat chargé des Affaires Féminines de la CEEMUCI. campus de cocody © Camille Millerand" class="caption" align="center" width="790" height="527" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2009/12/millerand-21.jpg 790w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2009/12/millerand-21-300x200.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2009/12/millerand-21-768x512.jpg 768w" sizes="(max-width: 790px) 100vw, 790px" /><figcaption id="caption-attachment-1114" class="wp-caption-text">Secrétariat chargé des Affaires Féminines de la CEEMUCI. campus de cocody © Camille Millerand</figcaption></figure></p>
<h2>PORTRAIT | Dr ALLA, l&rsquo;humaniste</h2>
<p>ALLA Jules est présent sur le campus de Cocody depuis 5 ans. Inscrit en année de thèse, il est le « médecin de cité » du campus Ancien, l&rsquo;un des 3 secteurs du grand Campus de Cocody.</p>
<p><strong>Médecin « pour tous »</strong><br />
<br />Sa zone de couverture : 8 bâtiments. Environ une centaine de résidents. « J&rsquo;ai voulu être médecin de la cité pour mieux aider les autres », confie-t-il. « Déjà que n&rsquo;étant pas encore désigné par le CROU (Centre Régional des &OElig;uvres Universitaires), j&rsquo;étais sollicité… ». Pourquoi ne pas alors postuler ? C&rsquo;est ce qu&rsquo;il fait lorsqu&rsquo;il est admis en 7è année, il devient éligible.<br />
<br />Cette volonté d&rsquo; « aider », l&rsquo;a conduit, dans son job, à « côtoyer les difficiles réalités de ses camarades étudiants ». Il a pu ainsi être témoin de situations assez graves. « Certains, par faute de moyens, préfèrent, par exemple, s&rsquo;acheter des comprimés de paracétamol à 100 FCFA pour soigner les accès palustres. Alors que l&rsquo;aspirine ne fait que baisser la fièvre », révèle-t-il. Une situation qui est lourde de conséquences à long terme, car la maladie n&rsquo;est pas traitée.<br />
<br />Dans son rôle de médecin, il essaie tant bien que mal de les soutenir en fournissant, quand il en dispose, des médicaments. « Nous ne pouvons faire mieux », lâche-t-il dépité. « Nous manquons de médicaments de premières nécessités. Le CROU ne nous en fournit pas», poursuit-il. En outre, pour toutes les astreintes nocturnes (de 18 h à 6 h) qu&rsquo;il a en tant que médecin de cité, il ne perçoit que la modique somme de 150 000 (230 euros) en fin d&rsquo;année. Cet argent, en général ne lui sert qu&rsquo;à payer son matériel ; un matériel qui est d&rsquo;ailleurs très couteux.</p>
<p><strong>Sa thèse</strong><br />
<br />La PTME, entendez la Prévention de la Transmission Mère-Enfant. « J&rsquo;ai choisi de travailler sur le sujet pour sensibiliser les mères malades sur la possibilité existante d&rsquo;épargner leurs enfants dé la contamination au virus du Sida », raconte-t-il. Cela est parti d&rsquo;une émotion forte qu&rsquo;il a ressentie devant la souffrance d&rsquo;un enfant contaminée par sa mère. « Je me suis dit qu&rsquo;il fallait que ça change ». Aussi, a-t-il saisi l&rsquo;occasion de sa thèse de fin de d&rsquo;études pour y travailler. Aujourd&rsquo;hui, il se prépare à soutenir (le premier trimestre 2010), et est tout aussi heureux d&rsquo;avoir pu participer à préserver des innocents de ce dangereux virus.</p>
<p><strong>Son association</strong><br />
<br />Cet humanisme d&rsquo;origine maternelle l&rsquo;a conduit à briguer la tête de son association. Il est depuis 2004 le Président de l&rsquo;Association des Etudiants de Toumodi Akpassoua (Centre de la Côte d&rsquo;Ivoire). « C&rsquo;est toujours dans l&rsquo;optique d&rsquo;aider que j&rsquo;ai voulu me présenter. Il y a beaucoup de jeunes, sans qualifications et sans activités, qui errent dans la région alors qu&rsquo;il existe des structures qui offrent des formations et aident à monter de petits projets viables », se défend Jules. « C&rsquo;est pourquoi, poursuit-il, nous organisons des rencontres avec ces organismes, des conférences pour orienter tous ces jeunes qui semblent désespérés. « C&rsquo;est aussi, une manière de restaurer l&rsquo;image ternie des étudiants de la région», complète-t-il.<br />
<figure id="attachment_1115" aria-describedby="caption-attachment-1115" style="width: 790px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-1115" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2009/12/c_millerand-19-2.jpg" alt="Dr ALLA, campus ancien Batiment E. Campus ancien de cocody © Camille Millerand" title="Dr ALLA, campus ancien Batiment E. Campus ancien de cocody © Camille Millerand" class="caption" align="center" width="790" height="527" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2009/12/c_millerand-19-2.jpg 790w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2009/12/c_millerand-19-2-300x200.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2009/12/c_millerand-19-2-768x512.jpg 768w" sizes="(max-width: 790px) 100vw, 790px" /><figcaption id="caption-attachment-1115" class="wp-caption-text">Dr ALLA, campus ancien Batiment E. Campus ancien de cocody © Camille Millerand</figcaption></figure><br />
<figure id="attachment_1116" aria-describedby="caption-attachment-1116" style="width: 790px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-1116" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2009/12/millerand-18.jpg" alt="dans la valise du Dr ALLA, campus ancien Batiment E. Campus ancien de cocody © Camille Millerand" title="dans la valise du Dr ALLA, campus ancien Batiment E. Campus ancien de cocody © Camille Millerand" class="caption" align="center" width="790" height="527" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2009/12/millerand-18.jpg 790w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2009/12/millerand-18-300x200.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2009/12/millerand-18-768x512.jpg 768w" sizes="(max-width: 790px) 100vw, 790px" /><figcaption id="caption-attachment-1116" class="wp-caption-text">dans la valise du Dr ALLA, campus ancien Batiment E. Campus ancien de cocody © Camille Millerand</figcaption></figure><br />
<figure id="attachment_1117" aria-describedby="caption-attachment-1117" style="width: 790px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-1117" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2009/12/c_millerand-15.jpg" alt="(à gauche) Chez Dr ALLA, campus ancien Batiment E. Campus ancien de cocody / (à droite) Dr ALLA, campus ancien. Batiment E. Vue du toit.Campus ancien de cocody © Camille Millerand" title="(à gauche) Chez Dr ALLA, campus ancien Batiment E. Campus ancien de cocody / (à droite) Dr ALLA, campus ancien. Batiment E. Vue du toit.Campus ancien de cocody © Camille Millerand" class="caption" align="center" width="790" height="260" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2009/12/c_millerand-15.jpg 790w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2009/12/c_millerand-15-300x99.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2009/12/c_millerand-15-768x253.jpg 768w" sizes="(max-width: 790px) 100vw, 790px" /><figcaption id="caption-attachment-1117" class="wp-caption-text">(à gauche) Chez Dr ALLA, campus ancien Batiment E. Campus ancien de cocody / (à droite) Dr ALLA, campus ancien. Batiment E. Vue du toit.Campus ancien de cocody © Camille Millerand</figcaption></figure></p>
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			</item>
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		<title>Entre découvertes et expériences</title>
		<link>https://www.afriqueinvisu.org/entre-decouvertes-et-experiences265/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Donatien Kangah]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 08 Dec 2009 09:44:44 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Éditorial]]></category>
		<category><![CDATA[Témoignage]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Cette semaine, nous vous proposons de découvrir le « métier » insolite de graveur de sons. Nous irons aussi à la rencontre d&#8217;un jeune père de famille qui sans faux fuyant nous fait part de son expérience. Vous pourrez également vous imprégner des préparatifs d&#8217;un événement historique car sans précédent, le « Gala de la Jeunesse Ivoirienne » qu&#8217;organise l&#8217;AIAS. Nous terminerons par une incursion dans la réalité d&#8217;une « fratrie de quatre sœurs » partageant la même chambre. GOMBOS OU PETITS METIERS &#124; Graveur de sons Vous pensez sûrement à cet appareil à laser permettant d&#8217;inscrire des données sur</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p class="post_excerpt"><img loading="lazy" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-1088" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2009/12/banniere_chroniqueivoirienne2_05.jpg" alt="banniere_chroniqueivoirienne2_05.jpg" align="center" width="800" height="150" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2009/12/banniere_chroniqueivoirienne2_05.jpg 800w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2009/12/banniere_chroniqueivoirienne2_05-300x56.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2009/12/banniere_chroniqueivoirienne2_05-768x144.jpg 768w" sizes="(max-width: 800px) 100vw, 800px" /><br />
Cette semaine, nous vous proposons de découvrir le « métier » insolite de graveur de sons. Nous irons aussi à la rencontre d&rsquo;un jeune père de famille qui sans faux fuyant nous fait part de son expérience. Vous pourrez également vous imprégner des préparatifs d&rsquo;un événement historique car sans précédent, le « Gala de la Jeunesse Ivoirienne » qu&rsquo;organise l&rsquo;AIAS. Nous terminerons par une incursion dans la réalité d&rsquo;une « fratrie de quatre sœurs » partageant la même chambre. </p>
<p><span id="more-1098"></span></p>
<h2>GOMBOS OU PETITS METIERS | Graveur de sons</h2>
<p>Vous pensez sûrement à cet appareil à laser permettant d&rsquo;inscrire des données sur un CD, un cédérom ou un DVD ? Que nenni ! Le « graveur » dont il s&rsquo;agit ici n&rsquo;est autre qu&rsquo;un « métier ». Une « corporation » très présente sur le Campus et qui n&rsquo;est pas l&rsquo;apanage des seuls étudiants !<br />
<br />Claude est présent sur le Campus de Cocody depuis 1999. Il a été témoin des grands changements qui ont eu lieu sur la « grande cité » de Cocody. Changement numérique également. Son activité, est celle de « graveur de CD » ! Un « métier à risque » quand  on sait le combat que leur mènent les artistes. Mais pour Claude, c&rsquo;est la principale, voire l&rsquo;unique source de revenus.<br />
<br />Chaque matin, il se rend à son stand situé à la célèbre place « Bazaré ». Là, sont installés ses deux ordinateurs. Des machines à l&rsquo;aide desquels il exerce. Les services offerts sont variés : le transfert de tubes musicaux sur CD ou DVD (ou la « gravure »), la « conversion » des cassettes de type VHS en CD ou DVD. Il y a aussi le transfert de sons, d&rsquo;images, et autres clips vidéo de l&rsquo;ordinateur vers les téléphones portables et le montage de films vidéo.</p>
<p><strong>Un job qui nourrit</strong><br />
<br />A 28 ans, et sans aucun soutien car orphelin, il a réussi, grâce à ce job, à être indépendant &#8211; et même prendre en charge deux de ses frères qui sont étudiants. « Auparavant, j&rsquo;étais sous la tutelle d&rsquo;un ami qui est aujourd&rsquo;hui à la PJ (Police Judiciaire). Il avait un salon de coiffure dont j&rsquo;avais la gestion », explique-t-il. Plus tard, cet ami quitte le Campus. Le salon lui revient. Il essaie de continuer la coiffure. Mais, il finit par se lasser.  « Ça ne marchait plus comme avant. Le prix est tombé à 100 FCFA par tête. Pour avoir 3 000 FCFA (environ 6 euros), il fallait coiffer 30 têtes et puis c&rsquo;est un job épuisant ! », raconte-t-il.<br />
Il se tourne alors vers la gravure. Un investissement d&rsquo;environ 200 000 FCFA (300 euros) lui permet d&rsquo;acquérir des ordinateurs d&rsquo;occasion et du mobilier. Sans grande formation &ndash; il a dû abandonner très tôt  les cours en raison de la maladie de son père &#8211; il se lance dans le métier. « J&rsquo;ai appris sur le tas. Souvent, mon petit frère me donnait quelques cours », confie-t-il. Les premières recettes lui donnent raison.  3000 FCFA! C&rsquo;est le gain journalier minimum.<br />
<br />Aujourd&rsquo;hui, il a d&rsquo;autres projets dont celui de présenter le concours de police. Le hic, c&rsquo;est qu&rsquo;il n&rsquo;a pu obtenir le BEPC (Brevet d&rsquo;Etudes du Premier Cycle). Aussi, envisage-t-il de le présenter en candidat libre…et donc de retourner dans les livres !<br />
<figure id="attachment_1089" aria-describedby="caption-attachment-1089" style="width: 790px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-1089" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2009/12/millerand-01_2_.jpg" alt="Claude, monteur-graveur. Sa boutique est située Place Bazaré sur le campus de Cocody © Camille Millerand" title="Claude, monteur-graveur. Sa boutique est située Place Bazaré sur le campus de Cocody © Camille Millerand" class="caption" align="center" width="790" height="527" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2009/12/millerand-01_2_.jpg 790w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2009/12/millerand-01_2_-300x200.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2009/12/millerand-01_2_-768x512.jpg 768w" sizes="(max-width: 790px) 100vw, 790px" /><figcaption id="caption-attachment-1089" class="wp-caption-text">Claude, monteur-graveur. Sa boutique est située Place Bazaré sur le campus de Cocody © Camille Millerand</figcaption></figure><br />
<figure id="attachment_1090" aria-describedby="caption-attachment-1090" style="width: 790px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-1090" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2009/12/c_millerand-06.jpg" alt="Claude, monteur-graveur. Sa boutique est située Place Bazaré sur le campus de Cocody © Camille Millerand" title="Claude, monteur-graveur. Sa boutique est située Place Bazaré sur le campus de Cocody © Camille Millerand" class="caption" align="center" width="790" height="530" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2009/12/c_millerand-06.jpg 790w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2009/12/c_millerand-06-300x201.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2009/12/c_millerand-06-768x515.jpg 768w" sizes="(max-width: 790px) 100vw, 790px" /><figcaption id="caption-attachment-1090" class="wp-caption-text">Claude, monteur-graveur. Sa boutique est située Place Bazaré sur le campus de Cocody © Camille Millerand</figcaption></figure></p>
<h2>PORTRAIT | Pollack, « papa de Christo&rsquo; »</h2>
<p>ZAGBADI Pollack est un « vié père » (expression populaire découlant de vieux père signifiant un ainé) A 30 ans, il réside encore sur le Campus ; une situation qui ne le réjouit point.</p>
<p><strong>Un père de famille débrouillard</strong><br />
<br />« Papa de Christo&rsquo; ». Sur son palier, c&rsquo;est ainsi qu&rsquo;on le désigne affectueusement en allusion à son fils. Christ, c&rsquo;est le prénom de son garçon de presque 2 ans. « Il aura 2 ans en février 2010 », révèle-t-il. Avec sa compagne Patricia qui est elle-même étudiante, il partage sa petite chambre d&rsquo;étudiant. « Cette situation, avoue-t-il, ne me réjouit pas. Mais il m&rsquo;a fallu prendre mes responsabilités». Toutefois, il n&rsquo;envisage pas s&rsquo;éterniser et espère pouvoir se pendre un  logement plus spacieux en 2010.<br />
<br />Depuis 2003, il assure la gestion de la plus vieille auto-école du Campus. Un coup de pouce de son frère aîné. « Lorsqu&rsquo;en 2003, il devait quitter la cité, il me confia la gestion de cette auto-école qu&rsquo;il avait monté en partenariat avec une autre en ville. Mon rôle consiste à superviser tout : les comptes, le bon déroulement des cours etc », précise t-il.<br />
<br />Orphelin et appartenant à une fratrie de dix enfants, il a dû, dès son arrivée sur le Campus en 2001, « apprendre à se débrouiller ». « J&rsquo;ai commencé par des CD (Cours à domicile). Ensuite des cours du soir », se souvient-il. Aujourd&rsquo;hui, il est titulaire d&rsquo;une maîtrise en philosophie. Avec ce diplôme, Pollack dispense des cours particuliers de philosophie à l&rsquo;épouse de l&rsquo;Ambassadeur du Gabon en CI. Son revenu avoisine 90 000 FCFA (140 euros) en fin de mois.</p>
<p><strong>Entrepreneur dans l&rsquo;âme</strong><br />
<br />Cet argent, il décide de l&rsquo;épargner et de l&rsquo;investir. Il s&rsquo;achète un congélateur et se lance dans la vente de jus de fruits. « J&rsquo;ai été le premier sur la cité à vendre du  »Tampico » (jus d&rsquo;orange en sachet de 50 cl)», affirme-t-il fièrement. Le « Tampico » semble tourner à merveille. Il s&rsquo;attachera même les services de trois revendeurs pour l&rsquo;écoulement de ses stocks. Une petite entreprise ! Puis, viens la période difficile. Les livraisons ne sont font plus à temps et le marché est de plus en plus investi par des concurrents. Ils décident donc de changer de business.<br />
<br />Il se tourne vers l&rsquo;informatique qu&rsquo;il apprend sur le tas. Les traitements de textes et les impressions sont les services qu&rsquo;il propose. Avec cela, il réussit à vivre. Jusqu&rsquo;à ce qu&rsquo;arrive l&rsquo;épisode actuel de l&rsquo;auto-école. Un véritable parcours du combattant. Mais « Papa de Christo&rsquo; ».  n&rsquo;entend pas s&rsquo;arrêter en si bon chemin. Il prévoit s&rsquo;ouvrir sur d&rsquo;autres business encore plus florissant. « Je prévois acheter des broyeuses pour moudre le manioc et les céréales», projette-t-il.</p>
<p><strong>Son club et ses autres projets</strong><br />
<br />Pollack, c&rsquo;est aussi un Président. Il dirige la section Judo de l&rsquo;AUC (Abidjan Université Club). Les soirs, entre 19h et 21h, il rejoint ses athlètes à l&rsquo;entraînement. « Cette expérience à la tête de la section, soutient-il, m&rsquo;a beaucoup appris. Gérer les hommes, c&rsquo;est différent de gérer l&rsquo;argent». Il ne lui reste plus que pratiquement 6 mois. Son mandant prend fin en juin 2010. En attendant, il « ne  lâche pas » et poursuit sa marche. Il continue, par ailleurs, de postuler également aux concours de la fonction publique.<br />
<figure id="attachment_1091" aria-describedby="caption-attachment-1091" style="width: 790px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-1091" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2009/12/c_millerand-09.jpg" alt="Pollack vit dans le Batiment E de l'ancien campus de Cocody avec sa femme et son enfant. Il gère la principale auto-école du campus © Camille Millerand" title="Pollack vit dans le Batiment E de l'ancien campus de Cocody avec sa femme et son enfant. Il gère la principale auto-école du campus © Camille Millerand" class="caption" align="center" width="790" height="527" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2009/12/c_millerand-09.jpg 790w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2009/12/c_millerand-09-300x200.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2009/12/c_millerand-09-768x512.jpg 768w" sizes="(max-width: 790px) 100vw, 790px" /><figcaption id="caption-attachment-1091" class="wp-caption-text">Pollack vit dans le Batiment E de l&rsquo;ancien campus de Cocody avec sa femme et son enfant. Il gère la principale auto-école du campus © Camille Millerand</figcaption></figure><br />
<figure id="attachment_668" aria-describedby="caption-attachment-668" style="width: 790px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-668" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2008/12/millerand-10.jpg" alt="Vue depuis le pallier de Pollack. Il vit dans le Batiment E de l'ancien campus de Cocody avec sa femme et son enfant. Il gère la principale auto-école du campus © Camille Millerand" title="Vue depuis le pallier de Pollack. Il vit dans le Batiment E de l'ancien campus de Cocody avec sa femme et son enfant. Il gère la principale auto-école du campus © Camille Millerand" class="caption" align="center" width="790" height="527" /><figcaption id="caption-attachment-668" class="wp-caption-text">Vue depuis le pallier de Pollack. Il vit dans le Batiment E de l&rsquo;ancien campus de Cocody avec sa femme et son enfant. Il gère la principale auto-école du campus © Camille Millerand</figcaption></figure><br />
<figure id="attachment_1092" aria-describedby="caption-attachment-1092" style="width: 790px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-1092" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2009/12/millerand-11b.jpg" alt="Pollack vit dans le Batiment E de l'ancien campus de Cocody avec sa femme et son enfant. Il gère la principale auto-école du campus © Camille Millerand" title="Pollack vit dans le Batiment E de l'ancien campus de Cocody avec sa femme et son enfant. Il gère la principale auto-école du campus © Camille Millerand" class="caption" align="center" width="790" height="260" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2009/12/millerand-11b.jpg 790w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2009/12/millerand-11b-300x99.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2009/12/millerand-11b-768x253.jpg 768w" sizes="(max-width: 790px) 100vw, 790px" /><figcaption id="caption-attachment-1092" class="wp-caption-text">Pollack vit dans le Batiment E de l&rsquo;ancien campus de Cocody avec sa femme et son enfant. Il gère la principale auto-école du campus © Camille Millerand</figcaption></figure></p>
<h2>VIE ASSOCIATIVE | L&rsquo;AIAS ou le souci du développement</h2>
<p>L&rsquo;AIAS, c&rsquo;est l&rsquo;Association Internationale Afrique Survie. Apolitique, elle est composée de jeunes &ndash;des étudiants pour la plupart &#8211; épris de développement.<br />
<br />« A l&rsquo;AIAS, on pense développement», selon Sylvère KOUAKOU, son Président-Fondateur. Le développement dans toutes ses formes. La culture, le bénévolat, l&rsquo;auto-emploi, l&rsquo;environnement, les Droits de l&rsquo;Homme. Tout sauf la « politique politicienne», rejette-il.<br />
<br />Il y a trois ans que ce jeune étudiant en sociologie posait, avec des amis, les jalons de « son » projet. Aujourd&rsquo;hui, ce sont exactement 141 jeunes (statistiques d&rsquo;août 2009), qui ont adhéré à la structure. « Des membres actifs et non des sympathisants », précise-t-il fièrement.<br />
<br />Les acquis en 3 années d&rsquo;existence sont remarquables. Au compte des actions notables, l&rsquo;on a la première célébration ivoirienne de la journée mondiale de la jeunesse (en 2008), l&rsquo;organisation depuis 2007 de l&rsquo;Action Ecologique de la Jeunesse. Une activité organisée uniquement dans 5 pays africains. L&rsquo;AIAS impute à ses actions la participation bénévolement à des activités d&rsquo;intérêts publics tels les festivités commémorant le soixantième anniversaire de la Déclaration Universelle des Droits de l&rsquo;Homme (en décembre 2008). Ce qui leur a valu une reconnaissance en tant qu&rsquo;association citoyenne par le Ministère de la Jeunesse.</p>
<p><strong>Le Gala de la jeunesse Ivoirienne</strong><br />
<br />L&rsquo;évènement en préparation à l&rsquo;AIAS, c&rsquo;est le « Gala Annuel de la Jeunesse Ivoirienne » prévu pour le 12 décembre 2010. Lancé pour la première fois en 2008, il n&rsquo;a pu se tenir faute de moyens. Cette année, c&rsquo;est presqu&rsquo;une certitude. Le gala aura lieu malgré quelques difficultés relevées de part et d&rsquo;autre.<br />
<br />Pour Sylvère et ses amis, ce sera l&rsquo;occasion de rendre hommage à des personnalités qui constituent, par leur exemple courageux de réussite, des modèles pour la jeunesse ivoirienne. Seront aussi primées les personnalités dont les actions de développement ont prises en compte la jeunesse. Ils en profiteront pour démontrer leur savoir-faire puisque « tout sera l&rsquo;affaire des jeunes de l&rsquo;AIAS. »<br />
<figure id="attachment_1093" aria-describedby="caption-attachment-1093" style="width: 790px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-1093" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2009/12/c_millerand-16.jpg" alt="Réunion de l'AIAS dans la salle d'étude de la cité U de Mermoz. Bureau de l'AIAS: de gauche à droite: Sylvère Kouakou, Nehemie M'Boké, Zirignon Samuel, Dro Soumahoro, Troupah Yannick Alain © Camille Millerand" title="Réunion de l'AIAS dans la salle d'étude de la cité U de Mermoz. Bureau de l'AIAS: de gauche à droite: Sylvère Kouakou, Nehemie M'Boké, Zirignon Samuel, Dro Soumahoro, Troupah Yannick Alain © Camille Millerand" class="caption" align="center" width="790" height="527" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2009/12/c_millerand-16.jpg 790w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2009/12/c_millerand-16-300x200.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2009/12/c_millerand-16-768x512.jpg 768w" sizes="(max-width: 790px) 100vw, 790px" /><figcaption id="caption-attachment-1093" class="wp-caption-text">Réunion de l&rsquo;AIAS dans la salle d&rsquo;étude de la cité U de Mermoz. Bureau de l&rsquo;AIAS: de gauche à droite: Sylvère Kouakou, Nehemie M&rsquo;Boké, Zirignon Samuel, Dro Soumahoro, Troupah Yannick Alain © Camille Millerand</figcaption></figure><br />
<figure id="attachment_1094" aria-describedby="caption-attachment-1094" style="width: 790px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-1094" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2009/12/c_millerand-19.jpg" alt="Réunion de l'AIAS dans la salle d'étude de la cité U de Mermoz © Camille Millerand" title="Réunion de l'AIAS dans la salle d'étude de la cité U de Mermoz © Camille Millerand" class="caption" align="center" width="790" height="260" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2009/12/c_millerand-19.jpg 790w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2009/12/c_millerand-19-300x99.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2009/12/c_millerand-19-768x253.jpg 768w" sizes="(max-width: 790px) 100vw, 790px" /><figcaption id="caption-attachment-1094" class="wp-caption-text">Réunion de l&rsquo;AIAS dans la salle d&rsquo;étude de la cité U de Mermoz © Camille Millerand</figcaption></figure></p>
<h2>VIE EN CHAMBRE | Le quotidien à quatre</h2>
<p>Elles sont quatre et partagent depuis plus de deux mois la même chambre.<br />
Toutes étudiantes ou presque toutes. Donalde &ndash; absente lors de notre passage &#8211; et Parfaite sont inscrites en année de maîtrise au département d&rsquo;Histoire. Bernadette prépare, elle aussi, une maîtrise, mais en Philosophie. Félicité, quant à elle, a déjà obtenu son diplôme et recherche ardemment un emploi.<br />
<br />A l&rsquo;origine de ce brassage : la grande opération des admissions et réadmissions en cité « U ». Une opération qu&rsquo;organise tous les deux ans la direction des logements du Centre Régional des &OElig;uvres Universitaires (CROU). C&rsquo;est la période de traitement des nombreuses demandes d&rsquo;admission en cité « U ».<br />
<br />Cette année, Parfaite et Bernadette sont chanceuses quand on sait qu&rsquo;« il n&rsquo;est pas aisé d&rsquo;être admis en cité ». Elles se verront ainsi attribuer chacune le numéro 188 du Bâtiment D de Mermoz. A Mermoz, c&rsquo;est ainsi. Les chambres sont prévues pour recevoir deux personnes. C&rsquo;est donc le premier contact en les deux co-locatrices. Suivront Donalde et Félicité, leurs « sœurs ».<br />
<br />Après leur admission en cité, elles ont décidé, chacune de faire appel à leurs amies. Ainsi, Parfaite et Donalde partagent-elles le même lit ; Bernadette et Félicité de même. Dans cette pièce d&rsquo;environ 30 m2, elles n&rsquo;ont pas l&rsquo;air d&rsquo;étouffer. Elles ont réussi à s&rsquo;adapter au point qu&rsquo;elles ne rentrent pratiquement plus en famille.<br />
Pour ces filles néanmoins, le quotidien en résidence universitaire reste « pénible ». « Surtout le côté financier », insiste Félicité qui paraît la plus ancienne sur les lieux. En effet, elle y vit de façon régulière depuis 2005. «Cela est d&rsquo;autant plus difficile car en cité, il faut tout acheter. Le savon, la nourriture…», renchérit Parfaite.<br />
<br />« C&rsquo;est pourquoi chacune a au moins une activité qui lui permet de tenir », explique Bernadette. « Nous vendons des jus de fruit, de la glace, du parfum, du papier hygiénique, du javel. Moi particulièrement, je donne aussi des cours à domiciles (CD) », poursuit-elle.<br />
<br />Elles s&rsquo;accrochent tant bien que mal même si elles n&rsquo;envisagent pas s&rsquo;éterniser. « En cité, on apprend à être indépendant, à gérer ce qu&rsquo;on gagne…à affronter la vie », répond Félicité quand on lui demande ce qu&rsquo;elle retient de son passage à Mermoz. Les autres sont du même avis. « On apprend aussi à connaître l&rsquo;autre », ajoute Bernadette.<br />
<br />Aujourd&rsquo;hui, vivre à quatre comme ces filles, dans une pièce prévue pour deux, est un fait courant sur les campus ivoirien. On peut y rencontrer des chambres de six, huit voire plus (en général chez les garçons).<br />
<figure id="attachment_1095" aria-describedby="caption-attachment-1095" style="width: 790px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-1095" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2009/12/millerand-26.jpg" alt="BERNADETTE (gauche), FELICITÉ milieu) et PARFAITE vivent partagent une chambre à la cité U J.Mermoz © Camille Millerand" title="BERNADETTE (gauche), FELICITÉ milieu) et PARFAITE vivent partagent une chambre à la cité U J.Mermoz © Camille Millerand" class="caption" align="center" width="790" height="527" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2009/12/millerand-26.jpg 790w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2009/12/millerand-26-300x200.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2009/12/millerand-26-768x512.jpg 768w" sizes="(max-width: 790px) 100vw, 790px" /><figcaption id="caption-attachment-1095" class="wp-caption-text">BERNADETTE (gauche), FELICITÉ milieu) et PARFAITE vivent partagent une chambre à la cité U J.Mermoz © Camille Millerand</figcaption></figure><br />
<figure id="attachment_1096" aria-describedby="caption-attachment-1096" style="width: 790px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-1096" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2009/12/millerand-24.jpg" alt="(à gauche) Chambre de Bernadette, Félicité, Parfaite et Donald Batiment D. Cité U J.Mermoz / (à droite) Bernadette et Parfaite (second plan) partage la même chambre © Camille Millerand" title="(à gauche) Chambre de Bernadette, Félicité, Parfaite et Donald Batiment D. Cité U J.Mermoz / (à droite) Bernadette et Parfaite (second plan) partage la même chambre © Camille Millerand" class="caption" align="center" width="790" height="260" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2009/12/millerand-24.jpg 790w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2009/12/millerand-24-300x99.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2009/12/millerand-24-768x253.jpg 768w" sizes="(max-width: 790px) 100vw, 790px" /><figcaption id="caption-attachment-1096" class="wp-caption-text">(à gauche) Chambre de Bernadette, Félicité, Parfaite et Donald Batiment D. Cité U J.Mermoz / (à droite) Bernadette et Parfaite (second plan) partage la même chambre © Camille Millerand</figcaption></figure><br />
<figure id="attachment_1097" aria-describedby="caption-attachment-1097" style="width: 790px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-1097" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2009/12/millerand-23.jpg" alt="Pour assurer leur quotidien les filles vendent du parfum, des blocs de glace et du papier higyènique © Camille Millerand" title="Pour assurer leur quotidien les filles vendent du parfum, des blocs de glace et du papier higyènique © Camille Millerand" class="caption" align="center" width="790" height="530" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2009/12/millerand-23.jpg 790w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2009/12/millerand-23-300x201.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2009/12/millerand-23-768x515.jpg 768w" sizes="(max-width: 790px) 100vw, 790px" /><figcaption id="caption-attachment-1097" class="wp-caption-text">Pour assurer leur quotidien les filles vendent du parfum, des blocs de glace et du papier higyènique © Camille Millerand</figcaption></figure></p>
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		<title>De Mermoz à l&#8217;ancien campus</title>
		<link>https://www.afriqueinvisu.org/de-mermoz-a-l-ancien-campus264/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Donatien Kangah]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 03 Dec 2009 17:51:19 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Éditorial]]></category>
		<category><![CDATA[Témoignage]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Aujourd&#8217;hui, nous vous proposons de passer du temps en présence de Karaboue , maîtrisard convertit en blanchisseur sur le Campus. Nous profiterons de ce passage sur le Campus pour vous faire assister en exclusivité au processus de fabrication du dêguê, une boisson très appréciée à Abidjan. De là, nous reviendrons à Mermoz pou une visite du Resto et de la nouvelle infirmerie de l&#8217;ASUS. PORTRAIT &#124; Kara, Repasseur BAC +4 Il s&#8217;appelle KARABOUE. Kara, son pseudo, est le diminutif de KARABOUE. Voilà deux ans qu&#8217;il est titulaire d&#8217;une maîtrise en économie et qu&#8217;il attend de trouver un emploi. Alors, «</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p class="post_excerpt"><img loading="lazy" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-1077" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2009/12/banniere_chroniqueivoirienne2_04.jpg" alt="banniere_chroniqueivoirienne2_04.jpg" align="center" width="800" height="150" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2009/12/banniere_chroniqueivoirienne2_04.jpg 800w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2009/12/banniere_chroniqueivoirienne2_04-300x56.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2009/12/banniere_chroniqueivoirienne2_04-768x144.jpg 768w" sizes="(max-width: 800px) 100vw, 800px" /><br />
Aujourd&rsquo;hui, nous vous proposons de passer du temps en présence de  <strong>Karaboue</strong> , maîtrisard convertit en blanchisseur sur le Campus. Nous profiterons de ce passage sur le Campus pour vous faire assister en exclusivité au processus de fabrication du dêguê, une boisson très appréciée à Abidjan. De là, nous reviendrons à Mermoz pou une visite du Resto et de la nouvelle infirmerie de l&rsquo;ASUS.  </p>
<p><span id="more-1086"></span></p>
<h2>PORTRAIT | Kara, Repasseur BAC +4</h2>
<p>Il s&rsquo;appelle KARABOUE. Kara, son pseudo, est le diminutif de KARABOUE. Voilà deux ans qu&rsquo;il est titulaire d&rsquo;une maîtrise en économie et qu&rsquo;il attend de trouver un emploi. Alors, « pour subvenir aux besoins substantiels », il tient un stand de repassage sur l&rsquo;un des trois secteurs du grand Campus universitaire, précisément, le « Campus 2 ».<br />
<br />Une petite baraque qu&rsquo;il a construite de ses propres mains, une table et un fer à repasser d&rsquo;occasion qui lui a valu environ 15 000 FCFA (environ 24 euros). Pas de factures d&rsquo;eau, ni d&rsquo;électricité, ni de paiements de taxes. Son capital ne vaut pas 20 000 FCFA (environ 30 euro). « Fils d&rsquo;ouvrier, donc sans grand moyen, il me fallait minimiser les dépenses. C&rsquo;est notre avantage sur la cité», confie-t-il. Pour la construction de la baraque, seuls les clous ont été achetés. Les planches, il les a ramassées ça et là pour ensuite les monter lui-même.</p>
<p>Chaque jour, il doit se lever tôt. Entre 6h et 6h30min. « Ce sont les heures d&rsquo;affluences…de 6h à 9h et le soir entre 18h et 20h », explique-t-il. Cela lui permet de disposer « de la petite monnaie ». La  recette journalière tourne autour de 1 000 FCFA (Moins de 2 euros) à raison de 50 FCFA le vêtement. « Je ne peux pas faire d&rsquo;économie puisque c&rsquo;est avec ça que je vis au jour le jour », avoue-t-il.<br />
<br />Ce petit business lui a permis d&rsquo;être indépendant à un certain niveau. « Aujourd&rsquo;hui, je ne tends plus la main aux parents pour mes petits besoins », s&rsquo;en réjouit-il.<br />
<br />Mais ce n&rsquo;est pas suffisant. Ils sont nombreux. Ces étudiants, qui après la maîtrise, ne savent plus à qui (ou à quoi) s&rsquo;en remettre. Les emplois se font rares, le troisième cycle est quant à lui coûteux et l&rsquo;on prend de plus en plus de l&rsquo;âge sans savoir «  trop quoi faire des diplômes qu&rsquo;on a brillamment décroché ».</p>
<p><strong>Un vrai gentleman</strong><br />
<br />Les moments oisifs, il révise néanmoins. Pour lui, la connaissance, c&rsquo;est la compétence inaltérable. Il aime aussi méditer. En effet, Kara est un musulman convaincu. Profondément ancré dans l&rsquo;islam, il ne manque pas d&rsquo;occasion pour en parler. Tout y passe. La burqua, la station d&rsquo;Arafat, la Tabaski, l&rsquo;islamisme etc.<br />
<br />C&rsquo;est par ailleurs un sportif. Les fins d&rsquo;après-midi, il fait de la musculation. «  C&rsquo;est pour garder la forme…Je suis un mannequin ! », lâche-t-il en souriant. Sur la « fac », on l&rsquo;appelait Kara Sexy. Caleçon, body, parfois le torse nu. Ce sont ses vêtements adorés.<br />
<br />Très taquin, il ne manque pas de compagnie. Toujours de l&rsquo;affluence à son stand. Des clients, des amis qui viennent prendre du thé, du café ou simplement échanger. Le thé, selon Kara, «est rassembleur ». C&rsquo;est pourquoi, il ne manque pas de s&rsquo;en procurer.<br />
<br />Avec les filles, c&rsquo;est un vrai gentleman même s&rsquo;il se refuse à avoir une copine. « C&rsquo;est couteux ! », révèle-t-il. Cependant, Il n&rsquo;hésite pas à proposer des séances d&rsquo;épilation à ses amies ; une technique qu&rsquo;il a dû apprendre parce qu&rsquo;étant jaloux de l&rsquo;épileur de sa petite amie lorsqu&rsquo;il était au lycée. Il le fait gratuitement et en général, c&rsquo;est la satisfaction !<br />
<figure id="attachment_1078" aria-describedby="caption-attachment-1078" style="width: 790px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-1078" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2009/12/c_millerand-10.jpg" alt="Karaboue dans sa chambre située sur l'ancien campus de Cocoudy. © Camille Millerand" title="Karaboue dans sa chambre située sur l'ancien campus de Cocoudy. © Camille Millerand" class="caption" align="center" width="790" height="527" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2009/12/c_millerand-10.jpg 790w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2009/12/c_millerand-10-300x200.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2009/12/c_millerand-10-768x512.jpg 768w" sizes="(max-width: 790px) 100vw, 790px" /><figcaption id="caption-attachment-1078" class="wp-caption-text">Karaboue dans sa chambre située sur l&rsquo;ancien campus de Cocoudy. © Camille Millerand</figcaption></figure><br />
<figure id="attachment_1079" aria-describedby="caption-attachment-1079" style="width: 790px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-1079" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2009/12/c_millerand-07.jpg" alt="(en haut à gauche) Karaboue sur son stand de repassage, ancien campus, bâtiment F. / (en haut à droite) Vue du stand de Karaboue, ancien campus de Cocody / (en bas) Karaboue pratique régulièrement l'Haltérophilie avec d'autres étudiants du Campus. © Camille Millerand" title="(en haut à gauche) Karaboue sur son stand de repassage, ancien campus, bâtiment F. / (en haut à droite) Vue du stand de Karaboue, ancien campus de Cocody / (en bas) Karaboue pratique régulièrement l'Haltérophilie avec d'autres étudiants du Campus. © Camille Millerand" class="caption" align="center" width="790" height="530" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2009/12/c_millerand-07.jpg 790w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2009/12/c_millerand-07-300x201.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2009/12/c_millerand-07-768x515.jpg 768w" sizes="(max-width: 790px) 100vw, 790px" /><figcaption id="caption-attachment-1079" class="wp-caption-text">(en haut à gauche) Karaboue sur son stand de repassage, ancien campus, bâtiment F. / (en haut à droite) Vue du stand de Karaboue, ancien campus de Cocody / (en bas) Karaboue pratique régulièrement l&rsquo;Haltérophilie avec d&rsquo;autres étudiants du Campus. © Camille Millerand</figcaption></figure></p>
<h2>« GOMBOS » OU PETITS METIERS | Quand le lait fait vivre</h2>
<p>Amy et Elysée. Elles sont voisines depuis quelques mois. Etudiantes &ndash;Amy étudie l&rsquo;allemand et Elysée, la communication &ndash; elles exercent de petites activités extra-académiques qui leur permettent de ne pas trop attendre des parents. Parmi ces activités, il y a la vente du lait.<br />
<br />C&rsquo;est toute une industrie ! Dans la mesure où la fabrication est de leur propre chef. Elles y consacrent toute une journée par semaine, le temps d&rsquo;écouler la production. Pour 2 kilos de lait, le bénéfice varie entre 70 et 75%, à raison de 100 FCFA le sachet ou 500 FCFA la bouteille. « Avec ça, on n&rsquo;a pas besoin d&rsquo;attendre, les parents », confie Elysée.<br />
<strong><br />
Jour de fabrication</strong><br />
<br />Ce mercredi, elles nous ouvrent leur « usine de fabrication ».<br />
<br />Déjà à 8h, les deux complices s&rsquo;attèlent à réunir tout l&rsquo;arsenal : les ingrédients (lait, sucre, vanille, yaourt, etc.), le matériel aussi (seau, fouet, verre, bassine). La fabrication comprend deux étapes dont la préparation et la mise en sachet et en bouteille. La mise en sachet a lieu huit heures après la préparation, le temps de la fermentation du lait. « Pour qu&rsquo;il soit plus compacte », précise Amy.<br />
<br />Pour la préparation, on fait bouillir de l&rsquo;eau. Puis Amy y renverse le lait en poudre pendant qu&rsquo;Elysée bat le fouet. Deux kilos de lait ont été prévu ; un et demi pour le lait caillé et l&rsquo;autre demi pour le dêguê au couscous (boisson faite de lait et de farine de mil). Elle rajoute le pot de yaourt, le contenu d&rsquo;une boîte de lait non sucré et c&rsquo;est fait. Quelques battements encore&#8230;et c&rsquo;est la fin de la première phase. Le lait est soigneusement fermé et conservé à l&rsquo;écart. Il faudra donc attendre huit heures  pour la mise en sachet.</p>
<p>Hormis cette activité, Amy et Elysée vendent d&rsquo;autres choses. Des produits cosmétiques pour Amy et des vêtements de femmes pour Elysée. Leur méthode, le porte-à-porte. Cela leur permet de maîtriser leur emploi du temps. Car entre les cours et ces petits business, il leur faut beaucoup de lucidité pour tenir; ce qu&rsquo;elles réussissent à gérer tant bien que mal. « Je livre la plupart du temps à crédit, puis je repasse encaisser une à deux semaines après », explique Amy. « Comme ça, j&rsquo;arrive à gérer mes autres activités », ajoute-t-elle. Elysée, aussi, procède de la même façon. Pour le lait, par contre, on emploie d&rsquo;autres moyens. En plus du porte-à-porte, elles ont réussi à négocier un espace avec une commerçante. « Nous lui déposons la glacière qu&rsquo;elle se charge d&rsquo;écouler en plus de son commerce…et gratuitement ! Nous avons aussi fait des affiches que nous avons placardé un peu partout dans la cité », détaille Elysée.</p>
<p>Nous retournons dans « l&rsquo;usine », dans l&rsquo;après midi. Le couscous est en train d&rsquo;être cuit à la vapeur. Nos deux étudiantes ont, par ailleurs, commencé à disposer les choses. Tabouret, bassine d&rsquo;eau, sachet, bouteille en plastique etc. Tout est fin prêt.<br />
<br />16h40 pile ! On sort le lait de sa réserve. Elysée est toute heureuse de voir que le lait a « réussi ». Tout en étirant à l&rsquo;aide du fouet une portion du liquide, elle nous montre le résultat de la fermentation. On rajoute du sucre et la dernière phase peut commencer.<br />
<br />Pour la mise en sachet, la propreté est de rigueur. « Tout doit être méticuleusement soigné. Le lait est tellement délicat qu&rsquo;une petite négligence suffit pour provoquer des indigestions au consommateur », commente Amy. Ainsi, elles prennent le soin de tout désinfecter. A l&rsquo;aide de petit récipient, elles font de petits sachets d&rsquo;environ 0,20 cl. Les bouteilles valent la moitié du litre. Pour le dêguê, il faut d&rsquo;abord mélanger le couscous au lait avant de procéder à la mise en sachet. Une opération qu&rsquo;elles effectuent avec habileté. « Je l&rsquo;ai appris avec une tante », révèle Amy, qui en réalité, ne fait qu&rsquo;aider sa « sœur ». Une fois terminée, les sachets et les différentes sont conservés au réfrigérateur attendant les premiers clients qui d&rsquo;ailleurs ne se font pas prier.<br />
<figure id="attachment_1080" aria-describedby="caption-attachment-1080" style="width: 790px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-1080" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2009/12/c_millerand-18.jpg" alt="Elysée et Amy pendant la préparation du lait Caillée et du Dégué © Camille Millerand" title="Elysée et Amy pendant la préparation du lait Caillée et du Dégué © Camille Millerand" class="caption" align="center" width="790" height="527" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2009/12/c_millerand-18.jpg 790w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2009/12/c_millerand-18-300x200.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2009/12/c_millerand-18-768x512.jpg 768w" sizes="(max-width: 790px) 100vw, 790px" /><figcaption id="caption-attachment-1080" class="wp-caption-text">Elysée et Amy pendant la préparation du lait Caillée et du Dégué © Camille Millerand</figcaption></figure><br />
<figure id="attachment_1081" aria-describedby="caption-attachment-1081" style="width: 790px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-1081" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2009/12/c_millerand-17.jpg" alt="(à gauche) Elysée et Amy pendant la préparation du lait Caillée et du Dégué / (à droite) Lait caillé produit par Amy et Elysée © Camille Millerand" title="(à gauche) Elysée et Amy pendant la préparation du lait Caillée et du Dégué / (à droite) Lait caillé produit par Amy et Elysée © Camille Millerand" class="caption" align="center" width="790" height="260" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2009/12/c_millerand-17.jpg 790w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2009/12/c_millerand-17-300x99.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2009/12/c_millerand-17-768x253.jpg 768w" sizes="(max-width: 790px) 100vw, 790px" /><figcaption id="caption-attachment-1081" class="wp-caption-text">(à gauche) Elysée et Amy pendant la préparation du lait Caillée et du Dégué / (à droite) Lait caillé produit par Amy et Elysée © Camille Millerand</figcaption></figure><br />
<figure id="attachment_667" aria-describedby="caption-attachment-667" style="width: 790px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-667" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2008/12/c_millerand-22.jpg" alt="Elysée et Amy partage la même chambre. Elle travaillent ensemble pour financer leur études © Camille Millerand" title="Elysée et Amy partage la même chambre. Elle travaillent ensemble pour financer leur études © Camille Millerand" class="caption" align="center" width="790" height="527" /><figcaption id="caption-attachment-667" class="wp-caption-text">Elysée et Amy partage la même chambre. Elle travaillent ensemble pour financer leur études © Camille Millerand</figcaption></figure></p>
<h2>TRAIN-TRAIN SUR LA CITE | Au resto&rsquo;</h2>
<p>S&rsquo;il existe un espace qui fait l&rsquo;unanimité sur son importance dans les différents campus, c&rsquo;est assurément le réfectoire.</p>
<p>Cette dimension est tellement réelle que le réfectoire apparaît comme l&rsquo;un des lieux les plus renommés du coin. Commençons par le plus commun des surnoms :  »resto ». C&rsquo;est l&rsquo;abréviation « francophoniquement universelle » du terme  »restaurant ». Les autres surnoms, eux varient. Selon l&rsquo;inspiration, l&rsquo;imagination et surtout la sensibilité que les uns et les autres perçoivent quand ils se retrouvent en ce lieu hautement vital pour eux. Il y a, par exemple, les néologismes inspirés de l&rsquo;inversion argotique. Vous pourrez entendre dire: « je vais au  »tores » (inversion de  »resto »). Il y a aussi, les créations métaphoriques telles que  »la vielle » (en comparaison à nos mères qui sont affectueusement appelés ainsi) ou même  »la mère nourricière » ou encore  »amphi R ». Il y a, pour finir, celles qui sont plus guidées par le souci de la discrétion, du camouflage. Ainsi, vous entendrez : « je vais au  »cyber » ». Un terme qui n&rsquo;a quasiment rien à voir avec le restaurant, mais qui est souvent utilisé pour indiquer qu&rsquo;on s&rsquo;y rend.<br />
<br />A la cité de Mermoz, l&rsquo;on peut compter par jour entre 200 et 300 personnes qui s&rsquo;y rendre pour se nourrir. Prévu essentiellement pour les étudiants, il reçoit par ailleurs plusieurs autres personnes : des élèves, les riverains de la cité  etc. « Ici, le plat est moins cher. Avec 200 FCFA, j&rsquo;ai un plat de riz et un gros poisson ! », rapporte un collégien. En effet, un ticket de restauration donne droit à un plat subventionné par L&rsquo;Etat. Ce qui justifie la consistance d&rsquo;un tel plat pour ce prix.</p>
<p><strong>Social mais pas qualitatif</strong><br />
<br />Malgré ce prix extrêmement social, le resto ne semble pas avoir bonne presse auprès d&rsquo;une bonne frange des résidents. « Etant femme, je ne peux pas débourser de l&rsquo;argent pour un plat mal fait », révèle une étudiante. La clientèle, en effet, des restos universitaires est en grande partie constitué de jeunes hommes. Il est rare &ndash; « très rare d&rsquo;ailleurs !» &#8211; de rencontrer en ce lieu des femmes, excepté bien entendu, celles qu&rsquo;y travaillent.</p>
<p>Si la qualité laissent tant à désirer, pourquoi, alors, une telle affluence ? « La pauvreté ! », répond un étudiant apparemment dépité. « C&rsquo;est le manque de moyen…Sinon pourquoi viendrais-je m&#8217;empoisonner avec cette  »marée noire » (sauce faite à base de gombos séchés) ? « , s&rsquo;interroge t-il. Les mots sont forts. Pour lui et bon nombre d&rsquo;autres consommateurs du resto, mieux vaut étudier le ventre plein que de rien y avoir du tout. Comme ils le disent si bien, « la quantité avant la qualité » ! D&rsquo;autres, par contre, ne sont pas cet avis. Pour cette autre catégorie, c&rsquo;est la santé qui prime. « Je préfère faire le sacrifice de dépenser 1000 FCFA par jour que de dépenser plus de 30 000 FCFA en un jour pour une question de santé », argumente Agbaney, un élève &ndash; ingénieur. « En plus, je n&rsquo;aime pas souffrir pour manger …le rang est souvent trop long », ajoute-il.<br />
<figure id="attachment_1082" aria-describedby="caption-attachment-1082" style="width: 790px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-1082" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2009/12/c_millerand-27.jpg" alt="Restaurant universitaire de la cité U J.Mermoz © Camille Millerand" title="Restaurant universitaire de la cité U J.Mermoz © Camille Millerand" class="caption" align="center" width="790" height="527" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2009/12/c_millerand-27.jpg 790w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2009/12/c_millerand-27-300x200.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2009/12/c_millerand-27-768x512.jpg 768w" sizes="(max-width: 790px) 100vw, 790px" /><figcaption id="caption-attachment-1082" class="wp-caption-text">Restaurant universitaire de la cité U J.Mermoz © Camille Millerand</figcaption></figure><br />
<figure id="attachment_1083" aria-describedby="caption-attachment-1083" style="width: 790px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-1083" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2009/12/millerand-23_2_.jpg" alt="(à gauche) Caisse d'achat des tickets U sur le Restaurant universitaire de la cité U J.Mermoz / (à droite) Restaurant universitaire de la cité U J.Mermoz © Camille Millerand" title="(à gauche) Caisse d'achat des tickets U sur le Restaurant universitaire de la cité U J.Mermoz / (à droite) Restaurant universitaire de la cité U J.Mermoz © Camille Millerand" class="caption" align="center" width="790" height="260" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2009/12/millerand-23_2_.jpg 790w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2009/12/millerand-23_2_-300x99.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2009/12/millerand-23_2_-768x253.jpg 768w" sizes="(max-width: 790px) 100vw, 790px" /><figcaption id="caption-attachment-1083" class="wp-caption-text">(à gauche) Caisse d&rsquo;achat des tickets U sur le Restaurant universitaire de la cité U J.Mermoz / (à droite) Restaurant universitaire de la cité U J.Mermoz © Camille Millerand</figcaption></figure></p>
<h2>SANTE | L&rsquo;infirmerie de l&rsquo;ASUS</h2>
<p>L&rsquo;Action pour la Santé en Milieu Universitaire et Scolaire (ASUS) est une ONG soucieuse de la santé des étudiants. A l&rsquo;aide de dons, notamment de la Forces Licornes (Contingent de l&rsquo;armée française en Côte d&rsquo;Ivoire), elle a pu mener à bout deux projets de création de centres médicaux de proximité pour ces étudiants. Aujourd&rsquo;hui, ce sont deux centres qui sont fonctionnels sur le Campus et la cité de Mermoz. Visite du centre de Mermoz.</p>
<p>Quand vous approchez des locaux de ce centre, vous êtes immédiatement frappés par la nouveauté des lieux. Peintures récentes, meubles neufs…Même les bruits environnants semble être impressionnés par cette pureté saisissante. « On est vraiment à l&rsquo;hôpital !», pourrait-on se demander. L&rsquo;ouverture du centre est encore récente &ndash; le 19 octobre 2009 &#8211;  bien que les démarches datent de 2008.<br />
<br />C&rsquo;est un soulagement pour les résidents même si aux dires de l&rsquo;infirmière, l&rsquo;affluence n&rsquo;est pas à la hauteur des attentes. « ils ne viennent que lorsqu&rsquo;ils sont malades du paludisme», révèle Mlle Lath, l&rsquo;une des deux aides-soignantes.</p>
<p><strong>Un centre méconnu</strong><br />
<br />Cela s&rsquo;explique par le manque de communication. Plusieurs des étudiants que nous avons interrogés ignorent, par exemple, la gratuité des consultations, les services qui y sont offerts et surtout la réduction de 10% sur certains médicaments. En outre, il y a l&rsquo;accoutumance au système de « médecin de cité » en cours. En effet, « ce sont à ces médecins qu&rsquo;on s&rsquo;est toujours référé lorsqu&rsquo;on avait des bobos», raconte un résident de la cité. Ils sont choisis parmi des étudiants en fin de cycle de médecine pour assurer les premiers soins. Ils bénéficient de quelques privilèges de la part de l&rsquo;administration.</p>
<p>Ceux qui par ailleurs sont informés de l&rsquo;existence de l&rsquo;Asus se réjouissent de cette initiative. « C&rsquo;est une véritable aubaine d&rsquo;avoir des médecins et une pharmacie 24/24 et 7/7, à moins de cent mètres », se réjouit Nina, étudiante en Droit. Il y a, en effet, six médecins (des étudiants préparant la thèse) qui permutent et deux auxiliaires qui se chargent de l&rsquo;officine. Soit huits personnes, qui se relaient pour faire tourner le centre. C&rsquo;est presque du bénévolat. « Nous ne sommes pas rémunérés néanmoins nous recevons une sorte d&rsquo;encouragement », précise docteur DJO Bi, l&rsquo;un des médecins de l&rsquo;établissement.<br />
<figure id="attachment_1084" aria-describedby="caption-attachment-1084" style="width: 790px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-1084" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2009/12/millerand-03_2_.jpg" alt="Mlle LATH, aide-soignante. Infirmerie Asus, cité U J.Mermoz. © Camille Millerand" title="Mlle LATH, aide-soignante. Infirmerie Asus, cité U J.Mermoz. © Camille Millerand" class="caption" align="center" width="790" height="527" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2009/12/millerand-03_2_.jpg 790w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2009/12/millerand-03_2_-300x200.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2009/12/millerand-03_2_-768x512.jpg 768w" sizes="(max-width: 790px) 100vw, 790px" /><figcaption id="caption-attachment-1084" class="wp-caption-text">Mlle LATH, aide-soignante. Infirmerie Asus, cité U J.Mermoz. © Camille Millerand</figcaption></figure><br />
<figure id="attachment_1085" aria-describedby="caption-attachment-1085" style="width: 790px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class=" alignright size-full wp-image-1085" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2009/12/millerand-01_3_.jpg" alt="(en haut à gauche) Infirmerie Asus, cité U J.Mermoz / (en haut à droite) Médecin DJO BI, Infirmerie Asus, cité U J.Mermoz / (en bas à gauche) Infirmerie Asus, cité U J.Mermoz / (en bas à droite) Avec cette carte qui coute 300 FCFA, l'accés est gratuit.Infirmerie Asus, cité U J.Mermoz © Camille Millerand" title="(en haut à gauche) Infirmerie Asus, cité U J.Mermoz / (en haut à droite) Médecin DJO BI, Infirmerie Asus, cité U J.Mermoz / (en bas à gauche) Infirmerie Asus, cité U J.Mermoz / (en bas à droite) Avec cette carte qui coute 300 FCFA, l'accés est gratuit.Infirmerie Asus, cité U J.Mermoz © Camille Millerand" class="caption" align="right" width="790" height="530" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2009/12/millerand-01_3_.jpg 790w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2009/12/millerand-01_3_-300x201.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2009/12/millerand-01_3_-768x515.jpg 768w" sizes="(max-width: 790px) 100vw, 790px" /><figcaption id="caption-attachment-1085" class="wp-caption-text">(en haut à gauche) Infirmerie Asus, cité U J.Mermoz / (en haut à droite) Médecin DJO BI, Infirmerie Asus, cité U J.Mermoz / (en bas à gauche) Infirmerie Asus, cité U J.Mermoz / (en bas à droite) Avec cette carte qui coute 300 FCFA, l&rsquo;accés est gratuit.Infirmerie Asus, cité U J.Mermoz © Camille Millerand</figcaption></figure>  </p>
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		<title>Cap sur la cité U Mermoz</title>
		<link>https://www.afriqueinvisu.org/cap-sur-la-cite-u-mermoz263/</link>
					<comments>https://www.afriqueinvisu.org/cap-sur-la-cite-u-mermoz263/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Donatien Kangah]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 30 Nov 2009 10:58:40 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Éditorial]]></category>
		<category><![CDATA[Témoignage]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Incursion dans le cité « Mermoz ». Une petite cité dans laquelle où du haut des toits on peut apercevoir une chambre-marché, des étudiants musulmans en prière (pour la tabaski) et un bâtiment relooké par ses résidents&#8230; VISITE GUIDEE &#124; Sur « la dalle »-Vue du haut de Mermoz Cité Mermoz ( Cocody). Il est presque 18h ce jeudi. Le soleil tend vers sa couche, laissant ainsi transparaître toute la beauté de son orange reflet des soirs tropicaux. Pour cette visite, deux jeunes étudiants nous servent de guides. Nous montons donc les escaliers qui conduisent au quatrième étage, dernier niveau</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p class="post_excerpt"><img loading="lazy" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-1066" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2009/11/banniere_chroniqueivoirienne2_03.jpg" alt="banniere_chroniqueivoirienne2_03.jpg" align="center" width="800" height="150" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2009/11/banniere_chroniqueivoirienne2_03.jpg 800w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2009/11/banniere_chroniqueivoirienne2_03-300x56.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2009/11/banniere_chroniqueivoirienne2_03-768x144.jpg 768w" sizes="(max-width: 800px) 100vw, 800px" /><br />
Incursion dans le cité « Mermoz ». Une petite cité dans laquelle où du haut des toits on peut apercevoir une chambre-marché, des étudiants musulmans en prière (pour la tabaski) et un bâtiment relooké par ses résidents&#8230; </p>
<p><span id="more-1075"></span></p>
<h2>VISITE GUIDEE | Sur « la dalle »-Vue du haut de Mermoz</h2>
<p>Cité Mermoz ( Cocody). Il est presque 18h ce jeudi. Le soleil tend vers sa couche, laissant ainsi transparaître toute la beauté de son orange reflet des soirs tropicaux.  Pour cette visite, deux jeunes étudiants nous servent de guides. Nous montons donc les escaliers qui conduisent au quatrième étage, dernier niveau des bâtiments. Là, nous empruntons une sorte de conduit d&rsquo;accès pour nous retrouver quelques instants plus tard sur le toit où nous trouvons, à notre grande surprise, des étudiants en pleine méditation. «  Ils se sont retirés pour prier…c&rsquo;est comme ça souvent», explique l&rsquo;un de nos compagnons. En effet, la douceur du vent, l&rsquo;atmosphère  calme et la passibilité du coin se prêtent fortement à ce genre d&rsquo;activités.</p>
<p>Pour cette visite, deux jeunes étudiants nous servent de guides. Nous montons donc les escaliers qui conduisent au quatrième étage, dernier niveau des bâtiments. Là, nous empruntons une sorte de conduit d&rsquo;accès pour nous retrouver quelques instants plus tard sur le toit où nous trouvons, à notre grande surprise, des étudiants en pleine méditation. «  Ils se sont retirés pour prier…c&rsquo;est comme ça souvent», explique l&rsquo;un de nos compagnons. En effet, la douceur du vent, l&rsquo;atmosphère  calme et la passibilité du coin se prêtent fortement à ce genre d&rsquo;activités.</p>
<p>Ainsi silencieusement, nous entamons une petite ballade sur ce grand espace dur, couvert de goudron et d&rsquo;une large couche d&rsquo;aluminium. De notre position nous apprécions mieux l&rsquo;architecture de la cité. L&rsquo;on peut y voir deux types de construction : des bâtiments (que les étudiants appellent la ville) et des maisons basses (les villas). Fait remarquable : les bâtiments (sept au total) sont tous reliés de sorte que l&rsquo;on peut se rendre d&rsquo;un bout à l&rsquo;autre sans grande difficulté. Quant aux villas, au nombre de treize, elles sont séparées les unes des autres. Face aux villas, des bâtisses ont été construites. Celles-ci disposées régulièrement, servent de toilettes et salles de bain. Nous pouvons aussi voir les  habitants vaquer à leurs occupations : sport, échanges, balades… le traintrain quotidien en quelque sorte. Nous, nous poursuivons notre petite visite le temps de quelques pauses puis c&rsquo;est le retour car le crépuscule avance à grandes enjambées.<br />
<figure id="attachment_1067" aria-describedby="caption-attachment-1067" style="width: 790px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-1067" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2009/11/ci2-3millerand-01.jpg" alt="Vue du toit de la cité Universitaire Jean Mermoz d'Abidjan. © Camille Millerand" title="Vue du toit de la cité Universitaire Jean Mermoz d'Abidjan. © Camille Millerand" class="caption" align="center" width="790" height="526" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2009/11/ci2-3millerand-01.jpg 790w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2009/11/ci2-3millerand-01-300x200.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2009/11/ci2-3millerand-01-768x511.jpg 768w" sizes="(max-width: 790px) 100vw, 790px" /><figcaption id="caption-attachment-1067" class="wp-caption-text">Vue du toit de la cité Universitaire Jean Mermoz d&rsquo;Abidjan. © Camille Millerand</figcaption></figure><br />
<figure id="attachment_1068" aria-describedby="caption-attachment-1068" style="width: 790px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-1068" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2009/11/ci2-3millerand-02.jpg" alt="(en haut) Vue du toit de la cité Universitaire Jean Mermoz d'Abidjan. / (en bas) Le toit de la Cité Universitaire J.Mermoz est un lieu de méditation et de tranquilité pour plusieurs étudiants. © Camille Millerand" title="(en haut) Vue du toit de la cité Universitaire Jean Mermoz d'Abidjan. / (en bas) Le toit de la Cité Universitaire J.Mermoz est un lieu de méditation et de tranquilité pour plusieurs étudiants. © Camille Millerand" class="caption" align="center" width="790" height="530" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2009/11/ci2-3millerand-02.jpg 790w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2009/11/ci2-3millerand-02-300x201.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2009/11/ci2-3millerand-02-768x515.jpg 768w" sizes="(max-width: 790px) 100vw, 790px" /><figcaption id="caption-attachment-1068" class="wp-caption-text">(en haut) Vue du toit de la cité Universitaire Jean Mermoz d&rsquo;Abidjan. / (en bas) Le toit de la Cité Universitaire J.Mermoz est un lieu de méditation et de tranquilité pour plusieurs étudiants. © Camille Millerand</figcaption></figure></p>
<h2>ACTU | « Aïd-el-Kebir » avec la CEEMUCI</h2>
<p>Vendredi 26 novembre 2009. La communauté musulmane de Côte d&rsquo;Ivoire célèbre l&rsquo; «Aïd-el-Kebir » (la grande fête en arabe) plus connu sous le nom de  Tabaski. Une célébration dont la Communauté des Elèves et  Etudiants  Musulmans de Côte d&rsquo;Ivoire (CEEMUCI) n&rsquo;a pas voulu être en reste, elle qui revendique « un islam orthodoxe c&rsquo;est-à-dire le retour à un islam strict et originel ». Aussi, a-t-elle tenu à marquer ce jour saint par une célébration particulière en son siège provisoire, situé au sein de l&rsquo;Université de Cocody.</p>
<p><strong>Une prière matinale&#8230;</strong><br />
<br />Il est 8h lorsqu&rsquo;arrivent les premiers fidèles. Parés de beaux boubous sortis sûrement pour la circonstance, ils se dirigent, après quelques salutations, vers la grande place aménagée  pour la prière. « Il y aura deux prières ; celles de tout à l&rsquo;heure par rapport à la fête, et l&rsquo;autre à midi, puisqu&rsquo;aujourd&rsquo;hui, c&rsquo;est vendredi…Il y aura donc deux sermons », précise  Aboubacar, l&rsquo;un des responsables nationaux du groupe.<br />
<br />8h46min. Arrivée de l&rsquo;imam qui, après les salutations d&rsquo;usage, se retire presqu&rsquo;immédiatement dans une pièce servant de bureau. « Il va réviser son sermon », apprend-t-on.</p>
<p><strong>Conduite par un imam alliant savamment instruction et spiritualité !</strong><br />
<br />L&rsquo;imam, un homme à l&rsquo;apparence sobre, et surtout très respecté, est chargé de conduire les deux moments de prière qui auront lieu ce jour. C&rsquo;est dire toute la concentration et l&rsquo;énergie dont il a besoin. Ses autres collègues, au nombre de trois, sont à La Mecque dans le cadre du pèlerinage. Etudiant, il est titulaire d&rsquo;une maîtrise en Droit et Licencié en Lettres.<br />
<br />Lorsqu&rsquo;à 9h15min, on annonce son arrivée, tous se disposent ; les retardataires, eux, se pressent…Il arrive, précédé par ses effets. Quand il approche le lieu de la prière, tous, sans exception se lèvent ; il prend place. La prière peut commencer.<br />
<br />Dix minutes. C&rsquo;est le temps que dureront les différentes invocations. Puis, l&rsquo;Imam ABBAS monte sur la chair pour lire son sermon , sermon qui durera 40 minutes, le sermon ayant été lu en français et en Dioula (langue locale de Côte d&rsquo;Ivoire). La prière peut prendre fin. Séance tenante des friandises sont distribuées. « C&rsquo;est la rupture du jeûne », nous explique Aboubacar. « Tout à l&rsquo;heure, il y aura le petit déjeuner, mais avant, nous allons procéder à l&rsquo;immolation, symbole du sacrifice d&rsquo;Abraham… », raconte-t-il.<br />
<br />La CEEMUCI n&rsquo;a pas fait dans la dentelle. Un mouton et un bœuf seront immolés en guise de sacrifice. « Le bœuf, c&rsquo;est un don de partenaires saoudiens…d&rsquo;ailleurs, les voilà avec le Président ! », ajoute Aboubacar. Effectivement, nous les apercevons. Dans un style vestimentaire leur est propre, ils sont aisément identifiables. Accompagnés du Président de la CEEMUCI, il s&rsquo;avance pour assister à l&rsquo;immolation du bétail du sacrifice.</p>
<p><strong>Une immolation difficile</strong><br />
<br />Le bœuf semble énervé. Tous décident alors d&rsquo;immoler premièrement le mouton, le temps qu&rsquo;arrivent les Peulhs (bergers nomades originaires du Mali) à qui l&rsquo;on a fait appel. Très rapidement, il est immobilisé et on assiste au premier sacrifice. Reste celui du bœuf.<br />
<br />Les Peulhs tardent. L&rsquo;impatience gagne la quinzaine de jeunes « mobilisée » pour l&rsquo;occasion. L&rsquo;on décide de passer à l&rsquo;acte. Tout doucement, les jeunes gens réussissent à saisir la queue de l&rsquo;animal, puis, ses pattes. C&rsquo;est le chaos car ils réussissent à le coucher. Arrivent enfin les fameux Peulhs. Très vite, l&rsquo;un d&rsquo;eux, apparemment le plus âgé, fait passer la queue de l&rsquo;animal entre ses pattes afin de l&rsquo;immobiliser définitivement. L&rsquo;on peut passer à l&rsquo;acte. C&rsquo;est l&rsquo;imam qui se chargera de cette immolation sous le regard très attentif de tous. Quelques invocations et c&rsquo;est fait !</p>
<p><strong>La rupture</strong><br />
<br />L&rsquo;on peut passer à la rupture du jeûne. Un petit déjeuner, auquel nous sommes invités à prendre part, est servi. A table, on bavarde dans la convivialité. Camille recevra même des saoudiens une invitation à La Mecque. Une proposition vraiment tentante à laquelle il a promis de songer. Le repas terminé, nous demandons à nous retirer, chronique oblige.<br />
<figure id="attachment_1069" aria-describedby="caption-attachment-1069" style="width: 790px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-1069" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2009/11/ci2-3millerand-03.jpg" alt="Mr Abbas, iman de la Mosquée et étudiant (à gauche) et Mr Ouattara, membre du bureau national de la CEEMUCI © Camille Millerand" title="Mr Abbas, iman de la Mosquée et étudiant (à gauche) et Mr Ouattara, membre du bureau national de la CEEMUCI © Camille Millerand" class="caption" align="center" width="790" height="526" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2009/11/ci2-3millerand-03.jpg 790w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2009/11/ci2-3millerand-03-300x200.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2009/11/ci2-3millerand-03-768x511.jpg 768w" sizes="(max-width: 790px) 100vw, 790px" /><figcaption id="caption-attachment-1069" class="wp-caption-text">Mr Abbas, iman de la Mosquée et étudiant (à gauche) et Mr Ouattara, membre du bureau national de la CEEMUCI © Camille Millerand</figcaption></figure><br />
<figure id="attachment_1070" aria-describedby="caption-attachment-1070" style="width: 790px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-1070" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2009/11/ci2-3millerand-04.jpg" alt="Célébration de la fête du Tabaski à l'université de Cocody, près du campus. © Camille Millerand" title="Célébration de la fête du Tabaski à l'université de Cocody, près du campus. © Camille Millerand" class="caption" align="center" width="790" height="530" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2009/11/ci2-3millerand-04.jpg 790w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2009/11/ci2-3millerand-04-300x201.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2009/11/ci2-3millerand-04-768x515.jpg 768w" sizes="(max-width: 790px) 100vw, 790px" /><figcaption id="caption-attachment-1070" class="wp-caption-text">Célébration de la fête du Tabaski à l&rsquo;université de Cocody, près du campus. © Camille Millerand</figcaption></figure></p>
<h2>PORTRAIT | Rebecca, la battante</h2>
<p>Rebecca BAMBA est résidente de la cité universitaire de Mermoz depuis trois ans. Elle est inscrite en Licence des Sciences des Langages et de Communication, à l&rsquo;Université de Bouaké (délocalisée à Abidjan depuis la crise de septembre 2002). Battante, elle ne se laisse pas abattre par les difficultés. Au contraire, son dévouement, son courage et son abnégation à atteindre ses objectifs lui valent l&rsquo;admiration de toutes…et même de tous !</p>
<p><strong>Le « marché » de Rebecca</strong><br />
<br />« On trouve tout chez Rebecca ! », pourrait-on dire. « Tout ce qui est comestible : dêguê (boisson faite de mil et de lait), légumes, sel, épices etc. », soutient-elle. Ce marché, elle le tient dans sa chambre. Une affiche sur la porte et le tour est joué. Toutes viennent s&rsquo;approvisionner chez Rebecca. « Au départ, explique-t-elle, c&rsquo;était simplement un « petit marché » puisque je ne vendais uniquement  des légumes. Au fil du temps, j&rsquo;ai commencé à proposer d&rsquo;autres choses. C&rsquo;est ainsi que j&rsquo;ai dû remplacer l&rsquo;affiche du « petit marché» par l&rsquo;actuelle où il est seulement mentionné « marché » ».<br />
<br />Ce commerce, elle l&rsquo;a débuté, il y a deux ans. « Je m&rsquo;approvisionne chez ma mère. Elle vend au marché Gouro (célèbre marché tenu en grande partie par des femmes de l&rsquo;ethnie Gouro) à Adjamé. » nous confie-t-elle. Grâce à ce commerce, elle réussit à joindre les deux bouts, en associant cela au « peu des parents ».</p>
<p><strong>« Mon rêve, l&rsquo;animation télé ! »</strong><br />
<br />Quand on lui demande ses ambitions professionnelles, sans aucune hésitation, elle répond : «l&rsquo;animation télé» ! Cela a toujours été son rêve. Et elle s&rsquo;y exerce « progressivement ». « Je suis un stage dans une radio  de la place, raconte-t-elle…Notre formation à l&rsquo;université est tellement théorique qu&rsquo;il nous faut nous même la compléter par des stages et autres formes d&rsquo;expériences ».<br />
<br />En plus de son commerce, c&rsquo;est une des voix matinales de la radio chrétienne « Fréquence vie ». Elle y anime une émission de jeu du lundi au vendredi. Il semble qu&rsquo;elle soit appréciée des auditeurs à tel point qu&rsquo;elle s&rsquo;est vu bénéficier d&rsquo;une prolongation d&rsquo;un mois.</p>
<p><strong>Un caractère de femme forte</strong><br />
<br />C&rsquo;est en ces termes que la décrivent ses voisines. Un caractère de femme forte qui lui vaut respect et admiration. En effet, elle occupe, depuis plus d&rsquo;un an, les fonctions de n° 2 de son palier. Tâche à laquelle elle se consacre avec maestria à en croire le témoignage de sa supérieure.<br />
<figure id="attachment_1071" aria-describedby="caption-attachment-1071" style="width: 790px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-1071" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2009/11/ci2-3millerand-05.jpg" alt="Rebecca, étudiant en licence de sciences du langage et communication. © Camille Millerand" title="Rebecca, étudiant en licence de sciences du langage et communication. © Camille Millerand" class="caption" align="center" width="790" height="526" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2009/11/ci2-3millerand-05.jpg 790w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2009/11/ci2-3millerand-05-300x200.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2009/11/ci2-3millerand-05-768x511.jpg 768w" sizes="(max-width: 790px) 100vw, 790px" /><figcaption id="caption-attachment-1071" class="wp-caption-text">Rebecca, étudiant en licence de sciences du langage et communication. © Camille Millerand</figcaption></figure><br />
<figure id="attachment_1072" aria-describedby="caption-attachment-1072" style="width: 790px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-1072" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2009/11/ci2-3millerand-06.jpg" alt="(à gauche) Rebecca tient depuis sa chambre universitaire un commerce de légume. / (à droite) Légumes vendus par Rebecca, résidente de la cité U J.Mermoz. © Camille Millerand" title="(à gauche) Rebecca tient depuis sa chambre universitaire un commerce de légume. / (à droite) Légumes vendus par Rebecca, résidente de la cité U J.Mermoz. © Camille Millerand" class="caption" align="center" width="790" height="260" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2009/11/ci2-3millerand-06.jpg 790w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2009/11/ci2-3millerand-06-300x99.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2009/11/ci2-3millerand-06-768x253.jpg 768w" sizes="(max-width: 790px) 100vw, 790px" /><figcaption id="caption-attachment-1072" class="wp-caption-text">(à gauche) Rebecca tient depuis sa chambre universitaire un commerce de légume. / (à droite) Légumes vendus par Rebecca, résidente de la cité U J.Mermoz. © Camille Millerand</figcaption></figure></p>
<h2>TRAIN TRAIN QUOTIDIEN | Le B0 fait sa toilette</h2>
<p>Depuis déjà quelques jours, l&rsquo;évènement avait été annoncé. La nouvelle équipe dirigeante du palier, s&rsquo;inspirant des erreurs du passé, avait pris le soin de mobiliser les uns et les autres sur le bien-fondé de cette opération. L&rsquo;on pouvait ainsi lire sur les différents tableaux d&rsquo;affichage du B0 (Rez-de-chaussée du Bâtiment B, l&rsquo;un des sept bâtiments de ladite cité) « Opération paliers et alentours propres ce samedi 28 novembre ».</p>
<p><strong>Une toilette matinale</strong><br />
<br />Samedi 28 novembre 2009. Dès 6h déjà, le Responsable chargé des questions environnementales, à l&rsquo;aide d&rsquo;un sifflet, appelle les uns et les autres à un rassemblement dans le couloir du palier. Le réveil est difficile. Mais c&rsquo;est pour la bonne cause. Les résidents, progressivement, sortent de leurs chambres. Certains sont munis de balais ; d&rsquo;autres par contre n&rsquo;en ont, attendant le matériel préparé par les responsables du palier. D&rsquo;ailleurs, on les voit réunir le matériel : poudre à laver, seaux, serpillère etc.</p>
<p><strong>Quand le chef est là, le reste suit</strong><br />
<br />6h15min. Le chef du palier, prenant la parole, remercie ses résidents pour leur mobilisation et les invite à s&rsquo;approprier cette opération de nettoyage. Puis, il donne les différentes instructions concernant le déroulement pratique du  travail. Ce sera d&rsquo;abord le balayage du couloir, puis le nettoyage de la pelouse environnante et enfin le grand lavage du couloir.<br />
<br />Très rapidement, tout le monde se met au travail. Cinq minutes suffisent pour balayer le couloir. Enthousiasmés, par leur efficacité, les résidents se déportent dans les jardins environnants du bâtiment. Là, on se taquine, on échange, non sans oublier de travailler. Tout y passe : mégots de cigarettes, bouts de papiers, bois secs, sachets plastiques etc. Des tas d&rsquo;ordures sont faits. Ils sont ramassés et jetés à la grande poubelle. Cette seconde partie prend un plus de temps. Vers 7h, c&rsquo;est le retour dans le couloir pour le grand lavage. On s&rsquo;active car le temps presse.<br />
<br />Cinq personnes sont priées d&rsquo;accompagner le chef pour le nettoyage des toilettes. Les autres, eux, poursuivent le lavage. De l&rsquo;eau savonneuse, des brosses pour frotter le sol et c&rsquo;est fait. Au bout de trente minutes, l&rsquo;on peut déjà apprécier la qualité du travail abattu. Le sol, en effet, a retrouvé un peu de son éclat. Plus de toiles d&rsquo;araignées dans les coins. On peut la joie sur le visage du Responsable à l&rsquo;environnement. « C&rsquo;est le premier coup…On espère pouvoir le rééditer »,  lâche-t-il.<br />
<figure id="attachment_1073" aria-describedby="caption-attachment-1073" style="width: 790px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-1073" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2009/11/ci2-3millerand-07.jpg" alt="Opération propreté dans le Batiment 0 de la cité J.Mermoz © Camille Millerand" title="Opération propreté dans le Batiment 0 de la cité J.Mermoz © Camille Millerand" class="caption" align="center" width="790" height="526" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2009/11/ci2-3millerand-07.jpg 790w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2009/11/ci2-3millerand-07-300x200.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2009/11/ci2-3millerand-07-768x511.jpg 768w" sizes="(max-width: 790px) 100vw, 790px" /><figcaption id="caption-attachment-1073" class="wp-caption-text">Opération propreté dans le Batiment 0 de la cité J.Mermoz © Camille Millerand</figcaption></figure><br />
<figure id="attachment_1074" aria-describedby="caption-attachment-1074" style="width: 790px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-1074" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2009/11/ci2-3millerand-08.jpg" alt="Opération propreté dans le Batiment 0 de la cité J.Mermoz © Camille Millerand" title="Opération propreté dans le Batiment 0 de la cité J.Mermoz © Camille Millerand" class="caption" align="center" width="790" height="530" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2009/11/ci2-3millerand-08.jpg 790w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2009/11/ci2-3millerand-08-300x201.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2009/11/ci2-3millerand-08-768x515.jpg 768w" sizes="(max-width: 790px) 100vw, 790px" /><figcaption id="caption-attachment-1074" class="wp-caption-text">Opération propreté dans le Batiment 0 de la cité J.Mermoz © Camille Millerand</figcaption></figure>  </p>
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		<title>Visite guidée de « l’arrière – Campus »</title>
		<link>https://www.afriqueinvisu.org/visite-guidee-de-l-arriere-campus262/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Donatien Kangah]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 26 Nov 2009 08:40:54 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Éditorial]]></category>
		<category><![CDATA[Témoignage]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Entre la grève des enseignants et la « Play-mania », juste le temps d&#8217;une courte visite guidée de « l&#8217;arrière &#8211; Campus » pour enfin rencontrer un champion EX-CEP-TION-NEL. Bonne lecture ! ACTU &#124; Grève dans le supérieur public Débutée il y a trois (3) semaines, la grève lancée par la Coordination nationale des enseignants chercheurs (CNEC) en vue de réclamer le paiement de la prime de recherche de juin 2009 a été reconduite pour une période de deux (2) semaines. Encore deux (2) semaines sans cours C&#8217;est ce qui ressort de l&#8217;assemblée générale qu&#8217;ils ont tenue ce vendredi 20</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="post_excerpt"> <img loading="lazy" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-1057" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2009/11/banniere_chroniqueivoirienne2_02.jpg" alt="banniere_chroniqueivoirienne2_02.jpg" align="center" width="800" height="150" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2009/11/banniere_chroniqueivoirienne2_02.jpg 800w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2009/11/banniere_chroniqueivoirienne2_02-300x56.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2009/11/banniere_chroniqueivoirienne2_02-768x144.jpg 768w" sizes="(max-width: 800px) 100vw, 800px" /><br />
Entre la grève des enseignants et la « Play-mania », juste le temps d&rsquo;une courte visite guidée de « l&rsquo;arrière &ndash; Campus » pour enfin rencontrer un champion EX-CEP-TION-NEL. Bonne lecture ! </p>
<p><span id="more-1064"></span></p>
<h2>ACTU | Grève dans le supérieur public</h2>
<p>Débutée il y a trois (3) semaines, la grève lancée par la Coordination nationale des enseignants chercheurs (CNEC) en vue de réclamer le paiement de la prime de recherche de juin 2009 a été reconduite pour une période de deux (2) semaines.</p>
<p><strong>Encore deux (2) semaines sans cours</strong><br />
<br />C&rsquo;est ce qui ressort de l&rsquo;assemblée générale qu&rsquo;ils ont tenue ce vendredi 20 novembre à l&rsquo;Amphi A de l&rsquo;Université  de Cocody. Pour les enseignants, c&rsquo;est le seul  véritable moyen de pression dont ils disposent aujourd&rsquo;hui pour se faire entendre du gouvernement même s&rsquo;ils reconnaissent n&rsquo;avoir pas été encore reçus depuis le lancement de cet énième mouvement de grève. C&rsquo;est d&rsquo;ailleurs l&rsquo;une des raisons qui ont poussé, selon certaines indiscrétions, l&rsquo;AG à opter pour un durcissement relatif du ton. « Si rien n&rsquo;est fait d&rsquo;ici deux semaines, nous nous réunirons. L&rsquo;AG prendra acte et décidera de la marche à suivre » poursuit notre source. Il est à noter toutefois que ce mouvement ne concerne que les activités pédagogiques (cours, corrections etc.) et que la recherche, quant à elle, se poursuit.</p>
<p><strong>Un coup dur pour des étudiants de plus en plus exaspérés</strong><br />
<br />C&rsquo;est un nouveau coup dur pour les étudiants qui espéraient en une reprise des cours ce lundi. Malheureusement, ils devront attendre encore quelques semaines pour espérer retrouver leurs maîtres dans les amphithéâtres et autres salles de Travaux Pratiques ou Dirigés. Des semaines qu&rsquo;ils ont décidé de mettre à profit en se préparant pour les examens de fin d&rsquo;année. L&rsquo;on a pu ainsi, ce lundi, rencontrer nombre d&rsquo;entre eux, livres et  cahiers sous les yeux, révisant sereinement.<br />
<br />Ils ne désespèrent pas car disent-ils « ce n&rsquo;est pas la première fois ! »Le « spectre de l&rsquo;année blanche » pour les facultés retardatrices ne les inquiète pas du tout! Ils le connaissent ! Ce n&rsquo;est plus véritablement un souci pour eux tant il réapparaît souvent. Le sentiment, par ailleurs, qui ressort en général  des réactions, c&rsquo;est l&rsquo;exaspération. « On est fatigué ! », entend-t-on dire. « Nous sommes devenus un bétail qu&rsquo;ils malmènent (les profs)… », ajoute un autre. « Que le gouvernement résolve une fois pour toute cette question pour qu&rsquo;on en finisse ! »<br />
<figure id="attachment_1058" aria-describedby="caption-attachment-1058" style="width: 790px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-1058" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2009/11/millerand-08_2_.jpg" alt="Amphi de langue, Cheikh Anta Diop © Camille Millerand" title="Amphi de langue, Cheikh Anta Diop © Camille Millerand" class="caption" align="center" width="790" height="526" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2009/11/millerand-08_2_.jpg 790w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2009/11/millerand-08_2_-300x200.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2009/11/millerand-08_2_-768x511.jpg 768w" sizes="(max-width: 790px) 100vw, 790px" /><figcaption id="caption-attachment-1058" class="wp-caption-text">Amphi de langue, Cheikh Anta Diop © Camille Millerand</figcaption></figure></p>
<h2>MOOV | « PS Mania » ou la passion de la « Play »</h2>
<p>Plus qu&rsquo;une tendance, la « Play » (contraction familière de la PlayStation) fait aujourd&rsquo;hui partie intégrante du quotidien des étudiants ivoiriens. C&rsquo;est devenu après le football, l&rsquo; « autre sport national » des cités « U ». Un jeu de plus en plus prisé d&rsquo;autant plus qu&rsquo;il est- en plus du plaisir qu&rsquo;il procure &#8211; générateur de revenus.</p>
<p><strong>Le plaisir avant tout&#8230;</strong><br />
<br />« Passer le temps », « se distraire » ou encore « le plaisir ». Telles sont les raisons évoquées par les étudiants pour expliquer leur engouement pour la « PlayStation ». « La Play, soutiennent-ils, c&rsquo;est avant tout le plaisir de jouer… de se sentir maître du ballon » par le truchement de manettes.<br />
<br />Ce plaisir, ils le partagent tous ! C&rsquo;est devenu un facteur de rassemblement. « Je reçois en moyenne une quarantaine de joueurs par jour dans mon espace », raconte un propriétaire d&rsquo;espace de jeu. «Élèves, étudiants et autres particuliers s&rsquo;y retrouvent » poursuit-il.</p>
<p><strong>Quand Drogba s&rsquo;y mêle</strong><br />
<br />Aujourd&rsquo;hui, avec l&rsquo;ascension de Drogba (Capitaine des éléphants de Côte d&rsquo;Ivoire), ces espaces sont encore plus fréquentés. Les uns y vont pour se procurer le plaisir, celui d&rsquo;être, en l&rsquo;espace d&rsquo;une partie, ce « Drogba » &#8211; là ; les autres pour, ne serait-ce que regarder, admirer ses prouesses !<br />
<br />Pour les propriétaires de consoles, c&rsquo;est une aubaine. « Avec une console, l&rsquo;on peut gagner jusqu&rsquo;à 2000 FCFA par journée de travail à raison d&rsquo;une série de cinq (5) parties de dix (10) minutes à 300 FCFA. » révèle ce gérant de console.<br />
<br />De nombreux étudiants ont dû pour se faire un peu d&rsquo;argent investir dans cette activité. C&rsquo;est le cas de ce propriétaire de console qui, après la maîtrise, a dû se reconvertir, depuis maintenant un (1) an le temps de trouver une activité stable.<br />
<figure id="attachment_1059" aria-describedby="caption-attachment-1059" style="width: 790px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-1059" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2009/11/millerand-11_3_.jpg" alt="Stand de jeux vidéos appartenant à Vecchio, technicien en sécurité incendie - Cité Mermoz © Camille Millerand" title="Stand de jeux vidéos appartenant à Vecchio, technicien en sécurité incendie - Cité Mermoz © Camille Millerand" class="caption" align="center" width="790" height="526" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2009/11/millerand-11_3_.jpg 790w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2009/11/millerand-11_3_-300x200.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2009/11/millerand-11_3_-768x511.jpg 768w" sizes="(max-width: 790px) 100vw, 790px" /><figcaption id="caption-attachment-1059" class="wp-caption-text">Stand de jeux vidéos appartenant à Vecchio, technicien en sécurité incendie &#8211; Cité Mermoz © Camille Millerand</figcaption></figure></p>
<h2>VISITE GUIDEE | Premiers contacts avec le Campus</h2>
<p>Campus universitaire de Cocody (l&rsquo;une des 13 communes du district d&rsquo;Abidjan). Il est presque 10 heures ce  lundi 23 novembre 2009 lorsque nous arrivons sur cet espace, qui malgré son état de dégradation avancé, continue de recevoir le maximum d&rsquo;étudiants du fait de sa grande capacité d&rsquo;accueil. Nous (Camille et moi) sommes en compagnie d&rsquo;un responsable syndical &ndash; que nous tenons d&rsquo;ailleurs à remercier pour sa grande sollicitude &ndash; et de notre ami et  compagnon de route Souleymane alias « Clef » (allez-y comprendre quelque chose !).<br />
<br />« Je vais te montrer un raccourci qu&rsquo;aiment emprunter les étudiants ! », lance notre guide, dès notre descente du taxi, à Camille, qui semble être le seul « intrus ». Curieux, il sort son appareil pour ne rien rater des instants à venir.<br />
<br />Nous nous dirigeons vers les derniers bâtiments situés à « l&rsquo;arrière-pays », puis entrons dans l&rsquo;un d&rsquo;eux (un bâtiment de filles je crois).Nous descendons rapidement les marches de l&rsquo;escalier pour très vite nous retrouver au rez de chaussée. L&rsquo;on peut déjà apercevoir un grand espace où plusieurs  restaurants se côtoient. C&rsquo;est le « bafond ». L&rsquo;on devine aisément la concurrence rude qui règne en ce lieu.</p>
<p><strong>Le raccourci du « maquis »</strong><br />
<br />Notre guide désire nous montrer une autre réalité du Campus. Nous sommes donc amenés à traverser un pont de fortune constitué d&rsquo;une simple planche placée au-dessus d&rsquo;un caniveau. Puis, nous empruntons un chemin sinueux, le raccourci du « maquis », dans une sorte de forêt de palmiers. Des palmiers, qui aux dires de nos compagnons servent à la confection de « bangui » (mot baoulé pour désigné le vin de palme). A peine avons-nous avancé dans notre randonnée que l&rsquo;on peut voir des constructions différentes de celles du campus. Des bâtisses de fortune, des habitations de particuliers et aussi un chantier en construction.  Camille, le regard interrogateur, sera surpris d&rsquo;apprendre que ce sont des bidonvilles &#8211; qui sont habités pour la plupart par des non-étudiants &#8211;  qui ont progressivement pris pied  sur le territoire universitaire. Et c&rsquo;en n&rsquo;est pas fini ! Car une autre surprise attend notre photographe «binguiste» (européen) !</p>
<p>Un peu plus devant, un autre pont ( ?) &#8211; si on peut encore l&rsquo;appeler ainsi ! &ndash; nous attend. Quasiment défectueux, les étudiants sont obligés pour le franchir, d&rsquo;exécuter des prouesses… de champions olympiques (voir photo) ! Ce chemin, en fait, est un raccourci qui relie la cité « U » de Mermoz (une autre résidence universitaire) au grand Campus universitaire, situé dans l&rsquo;enceinte de l&rsquo;Université. Périlleux, mais court, il reste le seul chemin pour ces étudiants, qui par manque de moyens, ne peuvent se payer le transport pour se rendre au cours.<br />
<figure id="attachment_1060" aria-describedby="caption-attachment-1060" style="width: 790px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-1060" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2009/11/millerand-02_3_.jpg" alt="Arrière du campus universitaire © Camille Millerand" title="Arrière du campus universitaire © Camille Millerand" class="caption" align="center" width="790" height="526" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2009/11/millerand-02_3_.jpg 790w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2009/11/millerand-02_3_-300x200.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2009/11/millerand-02_3_-768x511.jpg 768w" sizes="(max-width: 790px) 100vw, 790px" /><figcaption id="caption-attachment-1060" class="wp-caption-text">Arrière du campus universitaire © Camille Millerand</figcaption></figure><br />
<figure id="attachment_1061" aria-describedby="caption-attachment-1061" style="width: 790px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-1061" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2009/11/millerand-04.jpg" alt="Raccourci du maquis permettant de relier le campus et la cité Mermoz © Camille Millerand" title="Raccourci du maquis permettant de relier le campus et la cité Mermoz © Camille Millerand" class="caption" align="center" width="790" height="526" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2009/11/millerand-04.jpg 790w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2009/11/millerand-04-300x200.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2009/11/millerand-04-768x511.jpg 768w" sizes="(max-width: 790px) 100vw, 790px" /><figcaption id="caption-attachment-1061" class="wp-caption-text">Raccourci du maquis permettant de relier le campus et la cité Mermoz © Camille Millerand</figcaption></figure></p>
<h2>PORTRAIT |  « Super-Alidou » !!!</h2>
<p>« Les mots me manquent… » ! Ah, la fameuse phrase ! J&rsquo;ai toujours considéré les utilisateurs de cette expression comme des paresseux. Des personnes qui se cachaient derrière elle pour se refuser à toute réflexion jusqu&rsquo;au juste mot…et pourtant, il ne m&rsquo;a fallu qu&rsquo;une rencontre. Un entretien d&rsquo;environ deux (2) heures pour expérimenter cette sensation d&rsquo;impuissance que vous ressentez en face d&rsquo;une situation qu&rsquo;aucun des mots que vous connaissez &ndash; du moins, ceux qui vous viennent à l&rsquo;esprit &ndash; ne correspond pleinement. Cette expérience, je l&rsquo;ai vécue lorsque je cherchais un titre à mon article. Un titre parlant qui pourrait à sa seule lecture tout dire sur mon personnage. Hélas j&rsquo;ai dû me résigner au titre que vous savez car je crois qu&rsquo;il le mérite, ce pseudo.</p>
<p><strong>Sportif par un concours de circonstances</strong><br />
<br />1998. Alidou, jeune handicapé physique, est nouvellement inscrit en première année d&rsquo;anglais à l&rsquo;université de Cocody. La même année, la Côte d&rsquo;Ivoire accueille les championnats africains des sports paralympiques. Un appel est lancé à l&rsquo;endroit des handicapés ivoiriens désireux d&rsquo;y participer. Alidou y répond sans trop savoir quel sport il désire pratiquer. Nous sommes à deux (2) semaines de la compétition et le représentant ivoirien pour l&rsquo;haltérophilie se blesse. Une aubaine pour notre futur champion qui se propose pour le remplacer. Le hic, c&rsquo;est qu&rsquo;il ne sait rien de l&rsquo;haltérophilie. Absolument rien.</p>
<p><strong>Un champion hors pair</strong><br />
<br />La préparation se fait assez rudement car il doit assimiler beaucoup en peu de temps, étant entendu qu&rsquo;il compétait contre des athlètes déjà aguerris. Mais il reste confiant. Vient le moment des compétitions. Notre athlète s&rsquo;en sort &#8211; tenez-vous bien ! &#8211; avec la médaille d&rsquo;or ! Et depuis, il n&rsquo;en finira pas de goûter au sommet. Il est ainsi depuis 1998, à la fois Champion de Côte d&rsquo;Ivoire et d&rsquo;Afrique d&rsquo;haltérophilie. Actuel recordman de l&rsquo;Afrique de l&rsquo;Ouest. Médaillé d&rsquo;or à Athènes 2004, il sera, du fait de difficiles préparations, septième (7ème) à Pékin en 2008. Il est aussi médaillé d&rsquo;or de l&rsquo;équipe ivoirienne de basket en fauteuil. Il a même aujourd&rsquo;hui monté sa propre équipe. Mais de tous ces acquis, un seul l&rsquo;a véritablement marqué. En 2006, il est classé 5ème  lors des mondiaux d&rsquo;haltérophilie en Corée. « C&rsquo;est comme-ci, un africain était classé 5ème mondial au tennis…Vous voyez ce que ça fait !</p>
<p><strong>J&rsquo;ai du faire des choix.</strong><br />
<br />Pour maintenir cette vie de sportif de haut niveau, il a dû faire des choix. « J&rsquo;ai dû, parfois manquer des compos lorsque les dates des compétitions coïncidaient avec celles des examens…Les profs ne voulaient en aucune manière m&rsquo;accorder de dérogations», explique-t-il. « Mais grâce à Dieu, je n&rsquo;ai jamais repris d&rsquo;année jusqu&rsquo;à ma maîtrise. Je réussissais en général en seconde session ! ».<br />
<br />En année de maîtrise, « je ne venais plus au cours ». « Ce sont les cours d&rsquo;un ami en qui j&rsquo;avais confiance que je photocopiais. Nous révisions ensemble. J&rsquo;allais rarement à quelques Travaux Dirigés ».<br />
<br />Finalement, il arrêtera les études, après la maîtrise pour mieux se consacrer à sa carrière.</p>
<p><strong>Un champion sans argent</strong><br />
<br />C&rsquo;est en ces termes qu&rsquo;il se définit. « Les primes sont insignifiantes…A Pékin, j&rsquo;ai reçu à peine huit cent milles FCFA come prime, Même pas le million ! ». Cela l&rsquo;oblige à travailler, parallèlement à ses activités sportives. Aujourd&rsquo;hui, il a quitté le campus et vit dans un studio dans un quartier proche. Il y a gardé de bonnes relations. D&rsquo;ailleurs, il s&rsquo;y entraîne régulièrement et encadre deux jeunes filles qu&rsquo;il a amenées à l&rsquo;haltérophilie ».</p>
<p><strong>L&rsquo;handicap, c&rsquo;est dans la tête…</strong><br />
<br />Sa force, c&rsquo;est sa volonté de se faire accepter tel qu&rsquo;il l&rsquo;est. Pour lui, « l&rsquo;handicap, c&rsquo;est dans la tête. » En effet, il considère son handicap physique comme un défi qu&rsquo;il faut relever quelques soient les obstacles qu&rsquo;on peut rencontrer ; car ce ne sont pas les obstacles qui manquent surtout sous les Tropiques où « la population n&rsquo;est pas assez éduquée à l&rsquo;acceptation des personnes handicapées ».<br />
<figure id="attachment_1062" aria-describedby="caption-attachment-1062" style="width: 790px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-1062" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2009/11/millerand-09_3_.jpg" alt="Portrait d'Alidou Bouateméné © Camille Millerand" title="Portrait d'Alidou Bouateméné © Camille Millerand" class="caption" align="center" width="790" height="526" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2009/11/millerand-09_3_.jpg 790w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2009/11/millerand-09_3_-300x200.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2009/11/millerand-09_3_-768x511.jpg 768w" sizes="(max-width: 790px) 100vw, 790px" /><figcaption id="caption-attachment-1062" class="wp-caption-text">Portrait d&rsquo;Alidou Bouateméné © Camille Millerand</figcaption></figure><br />
<figure id="attachment_1063" aria-describedby="caption-attachment-1063" style="width: 790px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-1063" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2009/11/millerand-10_3_.jpg" alt="Alidou Bouateméné sur le terrain de basket du Campus. © Camille Millerand" title="Alidou Bouateméné sur le terrain de basket du Campus. © Camille Millerand" class="caption" align="center" width="790" height="526" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2009/11/millerand-10_3_.jpg 790w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2009/11/millerand-10_3_-300x200.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2009/11/millerand-10_3_-768x511.jpg 768w" sizes="(max-width: 790px) 100vw, 790px" /><figcaption id="caption-attachment-1063" class="wp-caption-text">Alidou Bouateméné sur le terrain de basket du Campus. © Camille Millerand</figcaption></figure></p>
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		<title>Chronique Ivoirienne : chapitre 2</title>
		<link>https://www.afriqueinvisu.org/chronique-ivoirienne-chapitre-2260/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Donatien Kangah]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 19 Nov 2009 10:51:13 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Éditorial]]></category>
		<category><![CDATA[Témoignage]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L&#8217;aventure continue. Après l&#8217;essai transformé lors de la première « saison », nous retournons à Abidjan pour cette nouvelle série de chroniques. Les acteurs sont quasiment les mêmes. Avec le soutien d&#8217;Afrique in visu et le concours d&#8217;Avenue225 (premier site ivoirien de promotion du journalisme citoyen, fondé par Yoro), le campus universitaire de Cocody va être notre nouveau chantier de travail. Pourquoi le campus de Cocody ? Après un passage rapide l&#8217;année dernière, la cité universitaire  de Cocody nous a paru rassembler plusieurs problématiques propres à la jeunesse ivoirienne. L&#8217;idée de creuser le sujet et de décrypter toutes les facettes</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="post_excerpt"><img loading="lazy" decoding="async" class=" alignright size-full wp-image-1050" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2009/11/banniere_chroniqueivoirienne2_01.jpg" alt="banniere_chroniqueivoirienne2_01.jpg" align="right" width="800" height="150" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2009/11/banniere_chroniqueivoirienne2_01.jpg 800w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2009/11/banniere_chroniqueivoirienne2_01-300x56.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2009/11/banniere_chroniqueivoirienne2_01-768x144.jpg 768w" sizes="(max-width: 800px) 100vw, 800px" /></p>
<p>L&rsquo;aventure continue. Après l&rsquo;essai transformé lors de la <a href="article32.html">première « saison »</a>, nous retournons à Abidjan pour cette nouvelle série de chroniques.</p>
<p>Les acteurs sont quasiment les mêmes. Avec le soutien d&rsquo;Afrique in visu et le concours d&rsquo;<a href="http://www.avenue225.com">Avenue225</a> (premier site ivoirien de promotion du journalisme citoyen, fondé par Yoro), le campus universitaire de Cocody va être notre nouveau chantier de travail. </p>
<p><span id="more-1052"></span><br />
 <figure id="attachment_1051" aria-describedby="caption-attachment-1051" style="width: 790px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class=" alignright size-full wp-image-1051" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2009/11/ci2_article01.jpg" alt="Docteur Moujib © Camille Millerand" title="Docteur Moujib © Camille Millerand" class="caption" align="right" width="790" height="263" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2009/11/ci2_article01.jpg 790w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2009/11/ci2_article01-300x100.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2009/11/ci2_article01-768x256.jpg 768w" sizes="(max-width: 790px) 100vw, 790px" /><figcaption id="caption-attachment-1051" class="wp-caption-text">Docteur Moujib © Camille Millerand</figcaption></figure></p>
<h2>  Pourquoi le campus de Cocody ? </h2>
<p>Après un passage rapide l&rsquo;année dernière, la cité universitaire  de Cocody nous a paru rassembler plusieurs problématiques propres à la jeunesse ivoirienne. L&rsquo;idée de creuser le sujet et de décrypter toutes les facettes de la vie estudiantine abidjanaise a donc germé. Et nous y voilà !</p>
<p>Pendant environ trois semaines , <a href="http://www.camille‐millerand.com"> <strong>Camille Millerand</strong> </a> et Avenue225 vont poser leurs tentes sur le campus universitaire de Cocody. Chroniques Ivoiriennes va une fois de plus rencontrer les étudiants, et tous les autres habitants (locataires ou propriétaires) de la cité U, toujours dans le but de raconter la Côte d&rsquo;Ivoire aujourd&rsquo;hui. Tous les 4 ou 5 jours nous publierons sur Afrique In visu et Avenue 225 des textes, des photos et des podcats.</p>
<p>Dans une atmosphère où l&rsquo;on soupire plus que jamais après des élections maintes fois reportées, nous pénétrons au coeur d&rsquo;une véritable ville dans la ville.</p>
<p>Vos commentaires seront les bienvenus. Encouragements, critiques, observations&#8230; faites aussi lire ces chroniques autour de vous.   </p>
<h2>  Nouveauté ! Une collaboration entre Camille Millerand et Avenue 225.com </h2>
<p><strong>Donatien Kangah KOFFI</strong> , 21 ans, est étudiant en Licence de Droit Public à l&rsquo;Université de Cocody à Abidjan. C&rsquo;est lui qui nous fera le récit de ces chroniques ivoiriennes 2. Il a déjà travaillé comme correspondant bénévole à la phase expérimentale du projet avenue225.com, un site destiné à promouvoir le journalisme citoyen en Côte d&rsquo;Ivoire.</p>
<p>Le  <strong>Docteur Moujib</strong>  a passé 5 années sur le campus Universitaire. Il habitait le bâtiment E.<br />
<br /><em>«Quand il y avait un problème de santé, j&rsquo;examinais dans ma chambre, sur mon lit. J&rsquo;ai sauvé des gens (filles comme garçons). Cela me permettait d&rsquo;appliquer les méthodes apprises en fac de Médecine. En échange de mes soins, mes patients me donnaient un petit cadeau, jamais d&rsquo;argent.»</em><br />
<br />Après 8 années en faculté de Médecine à Abidjan dont 5 passées sur le campus ancien à Cocody, Moujib suit actuellement une spécialisation sur le VIH à Paris 7.<br />
<br />Il a obtenu son doctorat de médecine à Abidjan et attend toujours un bourse d&rsquo;étude de l&rsquo;état ivoirien. </p>
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