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	<title>Damien Roulette, auteur/autrice sur Afrique In Visu</title>
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	<description>Plateforme autour du métier de photographe en Afrique depuis 2006</description>
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	<title>Damien Roulette, auteur/autrice sur Afrique In Visu</title>
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		<title>Burundi &#8211; Le pas de deux de Marie-Andrée Robert</title>
		<link>https://www.afriqueinvisu.org/burundi-le-pas-de-deux-de-marie853/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Damien Roulette]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 22 Apr 2013 09:03:44 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Éditorial]]></category>
		<category><![CDATA[Critique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>« Le pas de la liberté » &#8211; Marie-Andrée Robert &#8211; du 10 au 27 avril à l’Institut français du Burundi, entrée libre La photographe québécoise Marie-Andrée Robert expose 15 mois de travail sur la culture immatérielle burundaise. Les danses cérémonielles ont tendance à être oubliées, voilà de quoi les inscrire dans l’histoire. « Tout ceci est une partie du patrimoine immatériel burundais qu’il faut aller chercher, sauvegarder et promouvoir avant qu’il ne disparaisse ! » Marie-Andrée Robert se tourne vers ses clichés pris pendant 15 mois dans différentes provinces du Burundi. Plus d’un an de documentation, de recherches, de rencontres pour gratter et découvrir</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><em>« Le pas de la liberté »</em> &#8211; <strong>Marie-Andrée Robert</strong> &#8211; du 10 au 27 avril à l’Institut français du Burundi, entrée libre</p>
<p><strong>La photographe québécoise Marie-Andrée Robert expose 15 mois de travail sur la culture immatérielle burundaise. Les danses cérémonielles  ont tendance à être oubliées, voilà de quoi les inscrire dans l’histoire. </strong> </p>
<p>« Tout ceci est une partie du patrimoine immatériel burundais qu’il faut aller chercher, sauvegarder et promouvoir avant qu’il ne disparaisse ! » Marie-Andrée Robert se tourne vers ses clichés pris pendant 15 mois dans différentes provinces du Burundi. Plus d’un an de documentation, de recherches, de rencontres pour gratter  et découvrir la signification de dizaines de pas de danse.<br />
« A Bujumbura, vous voyez cela souvent, aux mariages, aux cérémonies, et c’est très beau ! Mais finalement, vous ne savez pas de quoi il s’agit »  résume la photographe.<br />
<img fetchpriority="high" decoding="async" class=" alignright size-full wp-image-3394" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2013/04/521350_499156576811607_742332503_n.jpg" alt="521350_499156576811607_742332503_n.jpg" align="right" width="300" height="422" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2013/04/521350_499156576811607_742332503_n.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2013/04/521350_499156576811607_742332503_n-213x300.jpg 213w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /><br />
Aux côtés de Marie-Andrée Robert, on retrouve Joséphine Ndimira, assistante de réalisation de spectacles de danses. Un pas de deux entre la première qui est l’œil, et la seconde, la plume. Originaire de Ngozi, cette dernière est venue apporter son aide dans la recherche des significations des pas de danse mais également dans la prise contact avec les groupes de danseurs à travers le pays : « Les personnes qui sont notre mémoire culturelle disparaissent et les jeunes ne connaissent plus nécessairement les symboles présents dans nos danses. » Un constat aigre doux qui rend la curiosité du projet d’autant plus importante. « Souvent, lorsqu’on demandait aux groupes de danser, ils nous répondaient : Que voulez-vous que l’on danse ? Quels sont vos noms pour qu’on les chante ! Et ça, on n’en voulait pas ! » Dans un premier un mur de méfiance se dressait entre les danseurs et la photographe, il a ainsi fallu convaincre de l’entreprise non-commerciale. Mais une fois le message passé, le développé a succédé au pas chassé. </p>
<p>Femmes, hommes et enfants s’en sont remis à leurs souvenirs, à ce qu’on leur avait appris. Retour aux pas ancestraux, aux significations primaires. Et ce non seulement pour les gestes et les déplacements, mais également dans les habits et les parures.</p>
<p><strong>L’illustration d’un Burundi positif</strong></p>
<p>Marie-Andrée Robert a ainsi valsé entre les négatifs en noir et blanc et ceux en couleurs, mariant les détails aux plans larges. Intitulée « Le pas de la liberté », cette exposition emmène le visiteur dans un ballet avec « Burundi positif, son côté lumineux qui n’est pas suffisamment mis en avant !» avance la Québécoise.  Seuls trois clichés ont été retouchés plus amplement lors de l’édition, dont deux surexpositions « pour retoucher un ciel trop parfait, mais franchement, Photoshop, tout ça, ça n’est pas trop mon truc » s’explique la photographe. Signalons qu’elle n’a travaillé qu’à l’aide de focales fixes.</p>
<p>En s’appuyant sur l’engagement financier d’Interbank puis l’entrée dans la danse de l’Unesco (pour faciliter l’exposition), les deux compères ont donc abattu un travail énorme « mais ce n’est qu’un début » précise toutefois Marie-Andrée Robert. « Nous n’avons pas couvert toutes les provinces du pays, ni toutes les danses » rajoute Joséphine Ndimira.</p>
<p>Une révérence photographique qui devrait donc s’inscrire dans la durée.</p>
<p><strong>EXPOSITION </strong> &#8211; <em>du 10 au 27 avril 2013</em><br />
<br />Photographies de <strong>Marie-Andrée ROBERT</strong><br />
<br />Texte de <strong>Joséphine NDIMIRA</strong></p>
<p>A l&rsquo;Institut Français du Burundi<br />
<br />9 Chaussée Prince Louis Rwagasore / Tél : (00257) 22 22 23 51<br />
<br />B.P. 460 BUJUMBURA &#8211; BURUNDI<br />
<br /><a href="http://www.ifburundi.org/">www.ifburundi.org</a></p>
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		<title>« Vanité apparente »  d’Yves Sambu</title>
		<link>https://www.afriqueinvisu.org/vanite-apparente-d-yves-sambu703/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Damien Roulette]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 16 Jan 2012 08:47:36 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Éditorial]]></category>
		<category><![CDATA[Critique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Dans sa première exposition individuelle, Yves Sambu nous propose une étrange contradiction entre l’austérité des cimetières et l’excentricité apparente des sapeurs, les membres de la Société des Ambianceurs et des Personnes Elégantes. La SAPE, c’est cet exercice de goût, parfois élevé au rang de religion à Kinshasa et Brazzaville, qui consiste à s’habiller de la meilleure (et de la plus riche) des manières en guise de preuve de réussite, surtout pour les Congolais partis vers le Mikili, l’eldorado européen. A Kinshasa, chaque 10 février, des sapeurs se rassemblent au cimetière de La Gombe en la mémoire de Stervos Niarcos, figure</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Dans sa première exposition individuelle, <strong>Yves Sambu</strong> nous propose une étrange contradiction entre l’austérité des cimetières et l’excentricité apparente des sapeurs, les membres de la Société des Ambianceurs et des Personnes Elégantes. La SAPE, c’est cet exercice de goût, parfois élevé au rang de religion à Kinshasa et Brazzaville, qui consiste à s’habiller de la meilleure (et de la plus riche) des manières en guise de preuve de réussite, surtout pour les Congolais partis vers le Mikili, l’eldorado européen.</p>
<p>A Kinshasa, chaque 10 février, des sapeurs se rassemblent au cimetière de La Gombe en la mémoire de <strong>Stervos Niarcos</strong>, figure de proue du mouvement, décédé en 1995. Sa tombe s’est transformée en lieu de pèlerinage pour tout sapeur qui se respecte, l’occasion d’assister à un défilé de mode quelque peu iconoclaste.<br />
<br />Le photographe qualifie ainsi les cimetières : <em>« Pour moi, ce lieux silencieux de vanité est un voyage de valeur, comme celui d’un sapeur vers un eldorado, Mikili. Remarquablement ces tombeaux dégagent pour nous, les sapeurs, l’admiration d’une timide beauté singulière qui se sent dissimulée par la peur. »</em><br />
Les tombes de La Gombe deviennent donc, l’espace de quelques heures, de quelques clichés, le terrain d’expression des sapeurs. Lunettes de soleil vissées sur le nez, canne à la main, on n’hésite pas à se tenir debout sur les dernières demeures en ce bas monde. Etre beau, élégant, quitte à choquer. Le rendu d’Yves Sambu est explicite.<br />
<figure id="attachment_2585" aria-describedby="caption-attachment-2585" style="width: 800px" class="wp-caption aligncenter"><img decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-2585" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2012/01/yvessambu.jpg" alt="© Yves Sambu" title="© Yves Sambu" class="caption" align="center" width="800" height="235" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2012/01/yvessambu.jpg 800w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2012/01/yvessambu-300x88.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2012/01/yvessambu-768x226.jpg 768w" sizes="(max-width: 800px) 100vw, 800px" /><figcaption id="caption-attachment-2585" class="wp-caption-text">© Yves Sambu</figcaption></figure><br />
Excitation particulière à l’apparition d’un objectif ou exubérance naturelle, le mystère reste entier. Entre portraits et panoramas, Yves Sambu nous promène dans un cimetière sens dessus dessous… sans dessous aussi, comme ce sapeur, debout sur une sépulture présentant son caleçon Calvin Klein aux badauds.<br />
A l’occasion de 3 larges photomontages grossiers (mais là n’était pas le but, convenons-en), l’on retrouve nos sapeurs positionnés dans un cimetière français. Cette même France, cette Europe qui représentent l’Eldorado pour ces virtuoses de l’habit original, mais couteux. C’est ainsi qu’une paire de jambes galbées et chaussées de talons roses trouble la quiétude d’une tombe française.</p>
<p>On est bien loin du simple dépôt de fleurs et l’on regrettera le peu de photos exposées tant cet univers loufoque suscite les réactions en tous genres.</p>
<p>A voir jusqu’au 24 février au <a href="http://www.kvs.be/index2.php?page=program&#038;discipline=6&#038;vs_id=673">KVS à Bruxelles</a>.</p>
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		<title>Scarifications, un conte</title>
		<link>https://www.afriqueinvisu.org/scarifications-un-conte667/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Damien Roulette]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 17 Oct 2011 15:32:36 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Éditorial]]></category>
		<category><![CDATA[Critique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Scarifications est un conte, un court instant de balades dans les sillons ethniques béninois. En noir et blanc, Jean-Michel Clajot nous offre un parchemin vivant, identitaire, témoignage de souffrances, de fierté mais aussi de regrets. La tradition de la scarification remonte au XVIIIe siècle, ces incisions faciales d’ordre tribal permettaient alors une identification rapide sur les champs de bataille. Aujourd’hui, ces marques indélébiles sont toujours administrées dès la tendre enfance par un scarificateur dont les mains et les outils sont porteurs de coutumes. En témoigne, une série de 4 clichés narrant le rituel sanglant, de l’outillage détaillé aux convulsions d’un</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Scarifications est un conte, un court instant de balades dans les sillons ethniques béninois. En  noir et blanc, <strong>Jean-Michel Clajot</strong> nous offre un parchemin vivant, identitaire, témoignage de souffrances, de fierté mais aussi de regrets. </p>
<p><img decoding="async" class=" alignright size-full wp-image-2300" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2011/10/bibliotheque004aiv.jpg" alt="bibliotheque004aiv.jpg" align="right" width="300" height="400" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2011/10/bibliotheque004aiv.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2011/10/bibliotheque004aiv-225x300.jpg 225w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" />La tradition de la scarification remonte au XVIIIe siècle, ces incisions faciales d’ordre tribal permettaient alors une identification rapide sur les champs de bataille. Aujourd’hui, ces marques indélébiles sont toujours administrées dès la tendre enfance par un scarificateur dont les mains et les outils sont porteurs de coutumes. En témoigne, une série de 4 clichés narrant le rituel sanglant, de l’outillage détaillé aux convulsions d’un gamin tétanisé. La scarification est un acte d’abord et avant tout imposé par des parents à leurs enfants.</p>
<p>Car les pérégrinations épidermiques de Jean-Michel Clajot attestent également d’un choix observé durant l’adolescence ou avant le mariage. Ce n’est plus le visage mais le torse qui se transforme en livre ouvert. </p>
<p>Désormais, ces cérémonies ont tendance à disparaître. La volonté de ne pas attiser les haines claniques, la prise de conscience des dangers d’une telle pratique pour la santé, les regrets exprimés aussi. « Pas de ça pour mes enfants », l’expression grave notamment de cette poissonnière de Boukoumbe.</p>
<p>Ce travail quasi ethnologique réalisé au 120mm permet de saisir l’intensité du moment. Des mains maintenant une tête ensanglantée, les yeux du scarificateur reflétant sans doute sa part de mystère mais aussi sa peur de voir un jour sa profession disparaître. Des portraits intenses, gros plans sur des paragraphes de vie, viennent aérer et équilibrer des bribes d’action qui ne versent toutefois pas dans le sensationnalisme. Aucun écœurement, à lire sans modération.</p>
<p>On regrettera peut-être le peu de photos dans l&rsquo;exposition, une lacune comblée par le livre sorti conjointement et sobrement intitulé « Scarifications » où plus de clichés y sont présentés. L&rsquo;espace d&rsquo;exposition vient également rendre grâce à ce travail par sa luminosité naturelle renforçant ainsi le détail du noir et blanc et la richesse du détail des épidermes mis en valeur.  </p>
<p>« Scarification », photographies de Jean-Michel Clajot. Bruxelles, Galerie Ikono, 47, rue Lesbroussart. Jusqu’au 23 octobre, du jeudi au dimanche, de 14h à 19h. Rens: <a href="www.ikono.be ">www.ikono.be </a></p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-2301" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2011/10/bibliotheque001aiv.jpg" alt="bibliotheque001aiv.jpg" align="center" width="800" height="600" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2011/10/bibliotheque001aiv.jpg 800w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2011/10/bibliotheque001aiv-300x225.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2011/10/bibliotheque001aiv-768x576.jpg 768w" sizes="(max-width: 800px) 100vw, 800px" /><br />
<img loading="lazy" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-2302" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2011/10/bibliotheque002aiv.jpg" alt="bibliotheque002aiv.jpg" align="center" width="800" height="600" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2011/10/bibliotheque002aiv.jpg 800w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2011/10/bibliotheque002aiv-300x225.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2011/10/bibliotheque002aiv-768x576.jpg 768w" sizes="(max-width: 800px) 100vw, 800px" /><br />
<img loading="lazy" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-2303" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2011/10/bibliotheque003aiv.jpg" alt="bibliotheque003aiv.jpg" align="center" width="800" height="600" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2011/10/bibliotheque003aiv.jpg 800w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2011/10/bibliotheque003aiv-300x225.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2011/10/bibliotheque003aiv-768x576.jpg 768w" sizes="(max-width: 800px) 100vw, 800px" /></p>
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		<title>« Congo Far West »</title>
		<link>https://www.afriqueinvisu.org/congo-far-west622/</link>
					<comments>https://www.afriqueinvisu.org/congo-far-west622/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Damien Roulette]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 06 Jun 2011 07:34:20 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Éditorial]]></category>
		<category><![CDATA[Critique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>« Congo Far West » c’est l’histoire d’un photographe, Sammy Baloji, et d’un écrivain, Patrick Mudekereza, tous deux originaires de Lubumbashi. En 2008, sur invitation de l’université de Gand et du Musée royal de l’Afrique centrale de Tervuren, ils se plongent durant 4 semaines dans les archives du Musée afin de sélectionner les pièces sur lesquelles ils souhaitent travailler. De là, l’appellation Artists in residence. Sammy Baloji opte alors pour les clichés pris par François Michel et Léon Dardenne lors d’une mission menée par un certain Charles Lemaire au Katanga à la fin du 19e siècle (1898-1900). Le but ? Faire un portrait</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>« Congo Far West » c’est l’histoire d’un photographe, <a href="article120.html"><strong>Sammy Baloji</strong></a>, et d’un écrivain, <strong>Patrick Mudekereza</strong>, tous deux originaires de Lubumbashi. En 2008, sur invitation de l’université de Gand et du Musée royal de l’Afrique centrale de Tervuren, ils se plongent durant 4 semaines dans les archives du Musée afin de sélectionner les pièces sur lesquelles ils souhaitent travailler. De là, l’appellation Artists in residence.</p>
<p>Sammy Baloji opte alors pour les clichés pris par <strong>François Michel</strong> et <strong>Léon Dardenne</strong> lors d’une mission menée par un certain <strong>Charles Lemaire</strong> au Katanga à la fin du 19e siècle (1898-1900). Le but ? Faire un portrait du Katanga actuel par un biais historique. Le photographe congolais est donc reparti sur les traces de cette mission, retrouvant les tribus, petits-enfants, lieux et héritages de l’époque.</p>
<figure id="attachment_2103" aria-describedby="caption-attachment-2103" style="width: 800px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-2103" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2011/06/air4web.jpg" alt="Congo Far West. Sans titre © Sammy Baloji" title="Congo Far West. Sans titre © Sammy Baloji" class="caption" align="center" width="800" height="500" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2011/06/air4web.jpg 800w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2011/06/air4web-300x188.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2011/06/air4web-768x480.jpg 768w" sizes="(max-width: 800px) 100vw, 800px" /><figcaption id="caption-attachment-2103" class="wp-caption-text">Congo Far West. Sans titre © Sammy Baloji</figcaption></figure>
<h2>« Faire revivre les objets dormants »</h2>
<p>Cette exposition permet d’évoluer parmi des couples de photos, mariant, confrontant, comparant l’alors et le moderne : les restes de la tombe d’un lieutenant au travers du siècle dernier ou l’évolution du village de Fungurume désormais établi dans une concession minière. Mais l’art de Sammy Baloji engage également la réflexion sur l’héritage colonial : à gauche, au second plan, un homme, blanc, affairé à une table ; au premier plan, une femme, noire, debout fixant l’objectif, à ses pieds 4 hommes, noirs, assis, également tournés vers l’appareil. A droite, un chef de poste, affairé dans son bureau. En-dessous, cette phrase de Lemaire : « Un chef, c’est celui qui observe tout, voit tout, note tout. » Lien subliminal et transitionnel ?  Réflexif en tout cas !</p>
<p>La cour du Musée est, elle aussi, à visiter pour 4 reproductions géantes. L’imagerie varie sur la technique, passant de l’intégration d’une photo dans une aquarelle (toutes deux d’époque), à la communion entre une photo de François Michel et un cliché de Sammy Baloji. Testament en positifs d’un siècle de Katanga.  </p>
<p>Ce véritable travail iconographique anthropologique s’accompagne d’une partie plus littéraire réalisée par Patrick Mudekereza mais aussi d’une dimension didactique et interactive. Et comme l’Histoire l’exige, cet exposé ne s’arrêtera pas ici puisque, les deux artistes l’ont déjà confirmé, il s’agit d’un work in progress.</p>
<p><a href="http://www.afriqueinvisu.org/artistes-en-residence,286.html">Artists in Residence : Congo Far West à voir au Musée royal de l’Afrique centrale de Tervuren (Belgique) du 11/ 05 au 04/09/2011.</a></p>
<p><figure id="attachment_2104" aria-describedby="caption-attachment-2104" style="width: 800px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-2104" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2011/06/air1web.jpg" alt="Congo Far West. Sur le traces de Charles Lemaire © Sammy Baloji" title="Congo Far West. Sur le traces de Charles Lemaire © Sammy Baloji" class="caption" align="center" width="800" height="337" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2011/06/air1web.jpg 800w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2011/06/air1web-300x126.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2011/06/air1web-768x324.jpg 768w" sizes="(max-width: 800px) 100vw, 800px" /><figcaption id="caption-attachment-2104" class="wp-caption-text">Congo Far West. Sur le traces de Charles Lemaire © Sammy Baloji</figcaption></figure><br />
<figure id="attachment_2105" aria-describedby="caption-attachment-2105" style="width: 800px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-2105" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2011/06/air5web.jpg" alt="Congo Far West. Traités (mal)traités © Patrick Mudekereza" title="Congo Far West. Traités (mal)traités © Patrick Mudekereza" class="caption" align="center" width="800" height="549" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2011/06/air5web.jpg 800w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2011/06/air5web-300x206.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2011/06/air5web-768x527.jpg 768w" sizes="(max-width: 800px) 100vw, 800px" /><figcaption id="caption-attachment-2105" class="wp-caption-text">Congo Far West. Traités (mal)traités © Patrick Mudekereza</figcaption></figure></p>
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		<title>Ouagadougou, ville aux milles visages</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Damien Roulette]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 14 Mar 2011 08:48:59 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Éditorial]]></category>
		<category><![CDATA[Critique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>En novembre 2010, 14 photographes s’étaient donné rendez-vous pour 5 jours à Ouagadougou pour la 2e édition d’un atelier international coordonné par l’asbl belge Contraste et le photographe burkinabé Warren Sare. 8 photographes africains, 6 européens regroupés autour d’un thème : 50 ans après l’indépendance, quel est le visage moderne de Ouagadougou ? Résultat : un diaporama et une exposition qui vaut le détour par la diversité affichée de la capitale burkinabé. Des portraits de tout un chacun, dans la rue ou aux alentours du marché, des clichés parfois même ethnographiques, ainsi que ceux des artistes posant au milieu de leur atelier. La</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>En novembre 2010, 14 photographes s’étaient donné rendez-vous pour 5 jours à Ouagadougou pour la 2e édition d’un atelier international coordonné par l’<a href="http://www.photo-contraste.com">asbl belge Contraste</a> et le photographe burkinabé <strong>Warren Sare</strong>. 8 photographes africains, 6 européens regroupés autour d’un thème : <strong>50 ans après l’indépendance, quel est le visage moderne de Ouagadougou ? </strong></p>
<p><figure id="attachment_1894" aria-describedby="caption-attachment-1894" style="width: 400px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class=" alignright size-full wp-image-1894" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2011/03/marie_krollaiv.jpg" alt="Maternité © Marie Kroll" title="Maternité © Marie Kroll" class="caption" align="right" width="400" height="603" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2011/03/marie_krollaiv.jpg 400w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2011/03/marie_krollaiv-199x300.jpg 199w" sizes="(max-width: 400px) 100vw, 400px" /><figcaption id="caption-attachment-1894" class="wp-caption-text">Maternité © Marie Kroll</figcaption></figure>Résultat : un diaporama et une exposition qui vaut le détour par la diversité affichée de la capitale burkinabé. Des portraits de tout un chacun, dans la rue ou aux alentours du marché, des clichés parfois même ethnographiques, ainsi que ceux des artistes posant au milieu de leur atelier. La Malienne <strong>Fatoumata Diabaté</strong> y met un visage sur l’industrie florissante du cinéma au pays des hommes intègres, imageant toutes ces mains pour la plupart ignorées du grand public. </p>
<p>Mais au-delà du portrait à ciel ouvert, cet atelier international, par sa diversité, nous emmène dans les lieux moins fréquentés, ignorés ou simplement invisibles à l’œil non-averti. Le Ghanéen <strong>Jean Rivel Fondjo</strong> a posé son appareil dans le maquis, illustrant la vie nocturne dans ses phases aussi festives que sombres. De son côté, la gynécologue belge <strong>Marie Kroll</strong> a mis sa vision aiguisée du métier pour mettre en exergue les instants intimes des salles d’accouchement.</p>
<p>On plonge dès lors dans l’humain, une thématique reprise avec sa charge d’histoire dans deux autres séries. L’une portant sur les anciens combattants ayant servi tant pour l’armée française (en Algérie ou encore en Indochine) que pour l’indépendance du Burkina Faso, mais dont les services à la République française sont trop peu reconnus par Paris. Un travail fourni par <strong>Warren Sare</strong>. L’humain, plus encore, avec une plongée dans le travail manuel effectué dans les carrières de minerais. Des clichés qui dénoncent les conditions de travail inhumaines alors qu’un soleil de plomb assommerait le premier venu.</p>
<p>Les affects différents des photographes africains et européens vont offrir des résultats sans doute peu attendus à l’évocation du thème initial : la tannerie dans son processus complet, l’artisanat à travers le travail de la matière ou encore son milieu universitaire. </p>
<p>Ce mélange de points de vue aura eu le don de provoquer la réflexion chez les photographes d’origines différentes, preuve par ce travail sur l’architecture signé <strong>Cindy Hannard</strong>, sans doute la série qui aura le plus étonné ses compères africains. </p>
<p>Un stage de 5 jours en novembre 2010, en pleine campagne électorale, qui a aussi permis la prise de quelques clichés lors des élections remportées par Blaise Compaoré.</p>
<p>On signalera que si les photographes africains (originaires du Mali, du Niger, du Togo ou encore du Burkina même) étaient des professionnelles, ce n’était pas le cas des Européens qui se présentaient toutefois en amateurs avertis de la photo. Une rencontre culturelle unanimement reconnue comme des plus intéressantes et qui sert également de point de départ à la création d’un centre de la photographie à Ouagadougou. Un centre dont l’histoire sera assurément à suivre.</p>
<p><em>Une exposition à voir dans les locaux de l’asbl Contraste à Bruxelles jusqu’au 24 mars.</em></p>
<p><figure id="attachment_1895" aria-describedby="caption-attachment-1895" style="width: 704px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-1895" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2011/03/jean_rivel_fondjoaiv.jpg" alt="Les maquis © Jean Rivel Fondjo" title="Les maquis © Jean Rivel Fondjo" class="caption" align="center" width="704" height="468" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2011/03/jean_rivel_fondjoaiv.jpg 704w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2011/03/jean_rivel_fondjoaiv-300x199.jpg 300w" sizes="(max-width: 704px) 100vw, 704px" /><figcaption id="caption-attachment-1895" class="wp-caption-text">Les maquis © Jean Rivel Fondjo</figcaption></figure><br />
<figure id="attachment_1896" aria-describedby="caption-attachment-1896" style="width: 704px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-1896" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2011/03/fatoumata_diabate_aiv.jpg" alt="Cinéastes burkinabés, portrait de Kouka Aimé Zongo © Fatoumata Diabaté" title="Cinéastes burkinabés, portrait de Kouka Aimé Zongo © Fatoumata Diabaté" class="caption" align="center" width="704" height="469" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2011/03/fatoumata_diabate_aiv.jpg 704w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2011/03/fatoumata_diabate_aiv-300x200.jpg 300w" sizes="(max-width: 704px) 100vw, 704px" /><figcaption id="caption-attachment-1896" class="wp-caption-text">Cinéastes burkinabés, portrait de Kouka Aimé Zongo © Fatoumata Diabaté</figcaption></figure></p>
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		<title>Pieter Hugo en quête de l’identité africaine</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Damien Roulette]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 15 Sep 2010 07:45:42 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Éditorial]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique du sud]]></category>
		<category><![CDATA[Critique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>En rassemblant ses 3 séries les plus connues, et sans doute les plus représentatives, Albinism, Hyena Men et Nollywood, le Brass rend hommage au photographe sud-africain Pieter Hugo. Voyage réflexif sur l’identité africaine, tant collective qu’individuelle, le travail de Pieter Hugo explore des contrées du continent souvent inconnues pour l’étranger. Avec Albinism, la question de la couleur est dépeinte au travers de mises en scène ou de portraits. Clichés frontaux comme pour être certain de la confrontation ainsi provoquée : Suis-je blanc ? Suis-je noir ? Je suis l’un d’eux sans vraiment l’être ! Autant de questions qui ne trouvent que peu de réponses satisfaisantes lors des</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>En rassemblant ses 3 séries les plus connues, et sans doute les plus représentatives, Albinism, Hyena Men et Nollywood, le Brass rend hommage au photographe sud-africain Pieter Hugo. Voyage réflexif sur l’identité africaine, tant collective qu’individuelle, le travail de Pieter Hugo explore des contrées du continent souvent inconnues pour l’étranger.</p>
<p>Avec Albinism, la question de la couleur est dépeinte au travers de mises en scène ou de portraits. Clichés frontaux comme pour être certain de la confrontation ainsi provoquée : Suis-je blanc ? Suis-je noir ? Je suis l’un d’eux sans vraiment l’être ! Autant de questions qui ne trouvent que peu de réponses satisfaisantes lors des transhumances psychologiques incitées par une existence non-choisie.<br />
<figure id="attachment_1570" aria-describedby="caption-attachment-1570" style="width: 704px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-1570" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2010/09/pieterhugo_publiaiv.jpg" alt="Sam, Klein Karoo, South Africa, 2003 © Pieter Hugo. Courtesy Michael Stevenson, Cape Town &#038; Yossi Milo, New York" title="Sam, Klein Karoo, South Africa, 2003 © Pieter Hugo. Courtesy Michael Stevenson, Cape Town &#038; Yossi Milo, New York" class="caption" align="center" width="704" height="704" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2010/09/pieterhugo_publiaiv.jpg 704w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2010/09/pieterhugo_publiaiv-300x300.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2010/09/pieterhugo_publiaiv-150x150.jpg 150w" sizes="(max-width: 704px) 100vw, 704px" /><figcaption id="caption-attachment-1570" class="wp-caption-text">Sam, Klein Karoo, South Africa, 2003 © Pieter Hugo. Courtesy Michael Stevenson, Cape Town &#038; Yossi Milo, New York</figcaption></figure><br />
En vis-à-vis, presque comme une provocation, se dressent trois juges du Botswana, noirs, eux. Ça n’est pas leur peau qui se dépigmente mais bien leur personnage. Ils ont fait le choix de ne plus tout à fait être noirs en arborant ces toges et perruques de magistrats, sceaux du passé colonial. Retour au point de départ : Suis-je blanc ou noir ?</p>
<p>Un peu plus loin, c’est une nouvelle trace du phantasme du blanc qui s’érige avec la 3e industrie cinématographique mondiale : Nollywood. Les références aux autres industries (Hollywood, Bollywood) sont bien présentes, mixées aux traditions ancestrales et une monstration sans commune mesure de la déglingue. Pieter Hugo est allé promener ses objectifs parmi ces acteurs caricaturaux d’un cinéma né dans les années 1990 et qui a aujourd’hui le vent en poupe. Nain musculeux, personnages tirés de la mythologie africaine, maquillages dignes de l’univers de Tim Burton pour autant de petits budgets et des films que l’on regarde avec le son poussé au maximum.</p>
<p>De l’univers fantastique du cinéma, on accède au quotidien bien moins reluisant des collecteurs de miel ghanéens et des boy-scouts du Libéria.  Deux milieux mis en relation avec l’Occident par ce t-shirt Mickey arboré par l’un des apiculteurs ou par cet uniforme sauce Baden-Powell.<br />
<figure id="attachment_1571" aria-describedby="caption-attachment-1571" style="width: 704px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-1571" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2010/09/pieterhugo_publiaiv2.jpg" alt="Chris Nkulo and Patience Umeh. Enugu, Nigeria, 2008 © Pieter Hugo. Courtesy Michael Stevenson, Cape Town &#038; Yossi Milo, New York" title="Chris Nkulo and Patience Umeh. Enugu, Nigeria, 2008 © Pieter Hugo. Courtesy Michael Stevenson, Cape Town &#038; Yossi Milo, New York" class="caption" align="center" width="704" height="704" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2010/09/pieterhugo_publiaiv2.jpg 704w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2010/09/pieterhugo_publiaiv2-300x300.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2010/09/pieterhugo_publiaiv2-150x150.jpg 150w" sizes="(max-width: 704px) 100vw, 704px" /><figcaption id="caption-attachment-1571" class="wp-caption-text">Chris Nkulo and Patience Umeh. Enugu, Nigeria, 2008 © Pieter Hugo. Courtesy Michael Stevenson, Cape Town &#038; Yossi Milo, New York</figcaption></figure><br />
Ces ex-enfants soldats libériens passent d’un monde de désordre et de chaos à une vie où leur uniforme est le symbole d’une rigueur qu’on leur demande de respecter désormais. On se perd dans ces portraits dont le regard de l’immortalisé ne permet d’imaginer que des bribes de vie.<br />
Les apiculteurs improvisés du Ghana, emmitouflés dans des branchages et mettant le feu aux alentours du nid d’abeilles repéré, sont habillés de ces guenilles aux accents d’une société pourtant bien lointaines. Comment ces quelques vêtements sont-ils arrivés là ?</p>
<p>Et dans ces deux cas, dans quelle catégorie évolue-t-on ? De quel chaos tente-t-on de se sortir ?</p>
<p>Retour au Nigéria avec les derniers clichés de cette exposition présentant le travail le plus connu d’Hugo, Hyena Men. Muselière sur la gueule, laisse autour du cou, une petite fille sur le dos, les crocs exhibés par leur maître, ces hyènes sont devenues des  animaux de compagnie…sans l’être! Instants de vie de ces dresseurs itinérants d’hyènes et de chimpanzés qui choqueront les esprits les plus policés.</p>
<p>Bonnet Fila vissé sur la tête, exhibitions de muscles bandés tenant bien en laisse les animaux, chimpanzé habillé tel un homme rappelant que chez d’autres, il est commun de vêtir son petit chihuahua&#8230;</p>
<p>Une quête d’identité donc, qui finalement pose beaucoup de questions auxquelles il est presque impossible de répondre. Et ces réponses, Pieter Hugo, enfant de l’apartheid, grand blanc aux cheveux blonds peut, peut-être, nous les apporter.<br />
<figure id="attachment_1572" aria-describedby="caption-attachment-1572" style="width: 704px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-1572" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2010/09/pieterhugo_publiaiv3.jpg" alt="Mallam Galadima Ahmadu with Jamis, Nigeria, 2007 © Pieter Hugo. Courtesy Michael Stevenson, Cape Town &#038; Yossi Milo, New York" title="Mallam Galadima Ahmadu with Jamis, Nigeria, 2007 © Pieter Hugo. Courtesy Michael Stevenson, Cape Town &#038; Yossi Milo, New York" class="caption" align="center" width="704" height="704" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2010/09/pieterhugo_publiaiv3.jpg 704w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2010/09/pieterhugo_publiaiv3-300x300.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2010/09/pieterhugo_publiaiv3-150x150.jpg 150w" sizes="(max-width: 704px) 100vw, 704px" /><figcaption id="caption-attachment-1572" class="wp-caption-text">Mallam Galadima Ahmadu with Jamis, Nigeria, 2007 © Pieter Hugo. Courtesy Michael Stevenson, Cape Town &#038; Yossi Milo, New York</figcaption></figure></p>
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		<title>Rencontre avec Simon Njami</title>
		<link>https://www.afriqueinvisu.org/rencontre-avec-simon-njami479/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Damien Roulette]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 01 Jul 2010 10:16:11 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Éditorial]]></category>
		<category><![CDATA[Interview]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Rencontre avec Simon Njami, curateur de l’exposition Un rêve utile, qui, détendu, annonçait la couleur à l’ouverture des expositions de l’été de la photographie en quelques mots : « J’ai découvert que l’Afrique était un peu comme la Belgique, apparemment vous avez aussi quelques problèmes ethniques ! » Simon avec Un rêve utile, à quel rêve faites-vous allusion ? Comme pour tout pays, c’est l’émancipation. La pensée, le projet intellectuel qui précède, c’est cela le rêve. On a besoin de rêver pour inventer. Le but ici est de parler de la chose qui amène à cela, à notre auto-détermination. Cela se fera essentiellement par des moyens</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Rencontre avec <strong>Simon Njami</strong>, curateur de l’exposition Un rêve utile, qui, détendu, annonçait la couleur à l’ouverture des expositions de l’été de la photographie en quelques mots : <em>« J’ai découvert que l’Afrique était un peu comme la Belgique, apparemment vous avez aussi quelques problèmes ethniques ! »</em></p>
<figure id="attachment_1523" aria-describedby="caption-attachment-1523" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class=" alignright size-full wp-image-1523" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2010/07/webfile113594.jpg" alt="Nxumalo Musa Alternative-kidz. Self Portrait, Naledi" title="Nxumalo Musa Alternative-kidz. Self Portrait, Naledi" class="caption" align="right" width="300" height="450" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2010/07/webfile113594.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2010/07/webfile113594-200x300.jpg 200w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-1523" class="wp-caption-text">Nxumalo Musa Alternative-kidz. Self Portrait, Naledi</figcaption></figure>
<h2>Simon avec Un rêve utile, à quel rêve faites-vous allusion ?</h2>
<p>Comme pour tout pays, c’est l’émancipation. La pensée, le projet intellectuel qui précède, c’est cela le rêve. On a besoin de rêver pour inventer. Le but ici est de parler de la chose qui amène à cela, à notre auto-détermination.<br />
Cela se fera essentiellement par des moyens artistiques tant les gens qui nous dirigent se sont montrés incapables de mener à bien nos espérances. Vous savez les indépendances ne sont que des dates, des affaires idéalistes. Je préfère parler d’auto-détermination, de souveraineté. Il n’y a pas de réelle indépendance, prenez le cas de la Grèce par exemple. Est-elle indépendante ?</p>
<h2>Quelle était votre motivation pour cette exposition ?</h2>
<p>Je voulais créer une exposition pas comme les autres. Avec toutes ces célébrations d’indépendance, il n’y a pas de visionnarisme. L’indépendance est une blague, ce qui m’intéresse est de montrer le quotidien des gens.  </p>
<h2>Y a-t-il une conscience de cette auto-détermination par la culture africaine ?</h2>
<p>La culture africaine n’est pas née hier et les prémisses d’organisations culturelles remontent  à il y a 20 ans. La conscience du potentiel des artistes africains est bien présente, ce qui manque ce sont les infrastructures et les moyens économiques afin que cette conscience se matérialise réellement. Il n’y a pas d’inconscience. Les inconscients, ce sont nos dirigeants.<br />
<br />La culture africaine, dans sa pratique, est très dynamique, vivante. Cela n’est pas visible à grande échelle mais bien au quotidien. Le regard sur l’art contemporain se fabrique en Afrique et se développe dans certains pays plus que dans d’autres. Il faut se déplacer là où il y a des possibilités d’être exposé, c’est pour cela, par exemple, que les Sud-Africains se déplacent beaucoup moins que les Congolais. </p>
<figure id="attachment_1524" aria-describedby="caption-attachment-1524" style="width: 704px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-1524" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2010/07/studio3z-rdcongomontage.jpg" alt="(à gauche) Studio 3z - RD Congo / (à droite) DRUM Magazine, March 1951, courtesy Bailey Seippel Galler" title="(à gauche) Studio 3z - RD Congo / (à droite) DRUM Magazine, March 1951, courtesy Bailey Seippel Galler" class="caption" align="center" width="704" height="400" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2010/07/studio3z-rdcongomontage.jpg 704w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2010/07/studio3z-rdcongomontage-300x170.jpg 300w" sizes="(max-width: 704px) 100vw, 704px" /><figcaption id="caption-attachment-1524" class="wp-caption-text">(à gauche) Studio 3z &#8211; RD Congo / (à droite) DRUM Magazine, March 1951, courtesy Bailey Seippel Galler</figcaption></figure>
<h2>Les hommes d’État ne peuvent-ils pas y arriver ?</h2>
<p>La situation actuelle doit être corrigée. En Afrique, nous manquons de structures. Or si on n’a pas de voiture, on n’est pas dans ce monde ! Il faut faire savoir à ceux qui nous dirigent  qu’il y a quelque chose qui se crée. Cela doit partir de l’individu.<br />
<br />Regardez ce que fait Wade aujourd’hui : il remet au goût du jour le festival mondial des arts nègres comme l’avait organisé Senghor pour la 1ère fois en 1966. Mais il n’y a aucune prise de conscience autour de cela, c’est plutôt montrer « Moi, j’y suis arrivé avant vous ! »  Les cinquantenaires que l’on célèbre cette année sont des occasions manquées à tous les  niveaux. Ce qui a manqué à ces États-là, c’est une véritable révolution du peuple par le peuple. Pas des coups montés. </p>
<h2>L’investigateur de ce mouvement doit donc être l’individu&#8230;</h2>
<p>Les centres culturels, les artistes sont beaucoup plus respectueux que leurs dirigeants, ils sont par définition des Panafricains. Il y a d’un côté les États, d’un autre les gens, il y a un véritable hiatus. Cette solidarité, ce panafricanisme n’est pas un rêve utile au niveau des États mais un discours creux.</p>
<p><strong>En complément, vous pourrez écouter une autre <a href="http://www.radioapartment22.com/spip.php?article129">interview de Simon Njami recueilli par Abdellah Karroum sur la Radio Appartement 22</a></strong></p>
<figure id="attachment_1525" aria-describedby="caption-attachment-1525" style="width: 704px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-1525" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2010/07/jodiebieber.jpg" alt="Ballroom © Jodi Bieber" title="Ballroom © Jodi Bieber" class="caption" align="center" width="704" height="469" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2010/07/jodiebieber.jpg 704w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2010/07/jodiebieber-300x200.jpg 300w" sizes="(max-width: 704px) 100vw, 704px" /><figcaption id="caption-attachment-1525" class="wp-caption-text">Ballroom © Jodi Bieber</figcaption></figure>
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		<title>Entre quotidien et rêve</title>
		<link>https://www.afriqueinvisu.org/entre-quotidien-et-reve478/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Damien Roulette]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 01 Jul 2010 09:56:02 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Éditorial]]></category>
		<category><![CDATA[Critique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le 26 juin s’ouvrait la troisième biennale de l’été de la photographie, un été sous le signe de l’Afrique pour cette année. Les Bozar hébergent ainsi trois expositions : un projet de photographie socio-artistique Pôze III, une rétrospective de Roger Ballen et Un rêve utile (de Simon Njami). Avec une thématique commune : montrer le quotidien pour mieux comprendre. Pôze III L’exposition Pôze III rassemble des clichés d’amateurs et de professionnels de la photographie ayant pour but d’illustrer l’Afrique à Bruxelles. Réalisé sous l’égide du jeune photographe belge Vincen Beeckman, ce patchwork relaie les visions personnelles des participants quant à l’ancrage africain au</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Le 26 juin s’ouvrait la troisième biennale de l’été de la photographie, un été sous le signe de l’Afrique pour cette année. Les Bozar hébergent ainsi trois expositions : un projet de photographie socio-artistique <em>Pôze III</em>, une <em>rétrospective de Roger Ballen</em> et <em>Un rêve utile (de Simon Njami)</em>. Avec une thématique commune : montrer le quotidien pour mieux comprendre. </p>
<h2>Pôze III</h2>
<p>L’exposition Pôze III rassemble des clichés d’amateurs et de professionnels de la photographie ayant pour but d’illustrer l’Afrique à Bruxelles. Réalisé sous l’égide du jeune photographe belge Vincen Beeckman, ce patchwork  relaie les visions personnelles des participants quant à l’ancrage africain au sein de la capitale de l’Europe. Entre portraits et morceaux de vie, ces instantanés livrent au final une fresque intéressante. </p>
<figure id="attachment_1518" aria-describedby="caption-attachment-1518" style="width: 704px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-1518" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2010/07/rogerballenmontage.jpg" alt="(à gauche) Puppy between feet, 1999 / (à droite) Cut loose 2005© Roger Ballen" title="(à gauche) Puppy between feet, 1999 / (à droite) Cut loose 2005© Roger Ballen" class="caption" align="center" width="704" height="350" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2010/07/rogerballenmontage.jpg 704w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2010/07/rogerballenmontage-300x149.jpg 300w" sizes="(max-width: 704px) 100vw, 704px" /><figcaption id="caption-attachment-1518" class="wp-caption-text">(à gauche) Puppy between feet, 1999 / (à droite) Cut loose 2005© Roger Ballen</figcaption></figure>
<h2>Rétrospective Roger Ballen</h2>
<p>En 200 photographies, cette rétrospective permet de revenir sur l’essentiel du travail du Sud-Africain Roger Ballen. De ses premiers clichés en 1986 à sa dernière expérience, Boarding House, réalisée en 2009, cette exposition révèle l’évolution rurale du pays de Mandela durant une période de 20 ans.<br />
Roger Ballen voyage entre photoreportage et composition picturale, laissant les objets et animaux s’exprimer dans des cadres tantôt vides tantôt créés de toutes pièces. Plus qu’un simple état des lieux de la ruralité sud-africaine, le photographe d’origine américaine prend du plaisir à déranger les témoins de son travail. À l’ouverture de la biennale, il expliquait que « mes photos sont un journal de mon esprit.  Il y a une seule manière de les regarder, c’est de les utiliser comme un miroir et de s’y retrouver. »</p>
<h2>Un rêve utile (curateur : Simon Njami) : Photographie africaine 1960-2010 </h2>
<p>Il s’agit de 50 ans de photographies de l’Afrique par les Africains, comme pour se détacher du regard colonialiste des Occidentaux qui, jusque très tard, ont eu le monopole de la vision sur le continent. Simon Njami entame l’exposition par cette réflexion : « Comment un rêve peut-il devenir utile ? Comment quelque chose d’aussi immatériel et d’aussi éthéré peut-il être ramené à la dimension très terre à terre de l’utilité ? » De cet oxymore émerge la fonction motrice du rêve, à l’origine des grandes ambitions.</p>
<figure id="attachment_1519" aria-describedby="caption-attachment-1519" style="width: 704px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-1519" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2010/07/lolovelokomontage.jpg" alt="(à gauche) Cindy and Nkuli / (à droite) Tebogo, 2006 © Veloko Lolo" title="(à gauche) Cindy and Nkuli / (à droite) Tebogo, 2006 © Veloko Lolo" class="caption" align="center" width="704" height="523" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2010/07/lolovelokomontage.jpg 704w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2010/07/lolovelokomontage-300x223.jpg 300w" sizes="(max-width: 704px) 100vw, 704px" /><figcaption id="caption-attachment-1519" class="wp-caption-text">(à gauche) Cindy and Nkuli / (à droite) Tebogo, 2006 © Veloko Lolo</figcaption></figure>
<p>Si les hommes politiques africains ont pu montrer leurs limites (voir notre <a href="http://afriqueinvisu.org/rencontre-avec-simon-njami,479.html"> interview de Simon Njami</a>), la création artistique doit, quant à elle, permettre cette réappropriation mais aussi une quête de sens de l’histoire et de son évolution. L’exhibition nous transporte ainsi à travers 5 étapes importantes  de ce processus : Un rêve utile, Illusions perdues, À la croisée des chemins, No name on the streets et enfin Un autre pays. </p>
<p>Illustrations du quotidien, des moments de l’Histoire ou des traces de celle-ci, en noir et blanc et en couleurs, Un rêve utile se veut être le reflet de l’auteur des clichés mais aussi la réflexion de ceux qui les regardent.  Le photographe britannique d’origine nigériane, Akinbode Akinbiyi, nous révèle l’atmosphère des nuits de Lagos tout comme le Camerounais Patrick Wokmeni le fait pour le quartier populaire de New Bell à Douala (sa ville natale) avec son travail « Les Belles de New Bell ».  Ici c’est l’Afrique que l’on connaît moins voire que l’on ignore.</p>
<p>L’Afrique mieux connue en Europe c’est  malheureusement aussi Idi Amin Dada ou les cicatrices encore non refermées du génocide Rwanda qu’ont respectivement illustrés le Kenyan Mohamed Mo Amin et la Française d’origine égyptienne Myriam Abdelaziz. </p>
<p>Une véritable vue d’ensemble de la photographie africaine actuelle.</p>
<figure id="attachment_1520" aria-describedby="caption-attachment-1520" style="width: 704px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-1520" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2010/07/ricardorangelaiv.jpg" alt="Sad Eyed Model © Ricardo Rangel" title="Sad Eyed Model © Ricardo Rangel" class="caption" align="center" width="704" height="498" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2010/07/ricardorangelaiv.jpg 704w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2010/07/ricardorangelaiv-300x212.jpg 300w" sizes="(max-width: 704px) 100vw, 704px" /><figcaption id="caption-attachment-1520" class="wp-caption-text">Sad Eyed Model © Ricardo Rangel</figcaption></figure>
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		<title>L’art au service de la mémoire</title>
		<link>https://www.afriqueinvisu.org/l-art-au-service-de-la-memoire477/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Damien Roulette]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 25 Jun 2010 09:20:49 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Éditorial]]></category>
		<category><![CDATA[Critique]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://preprod.afriqueinvisu.org/l-art-au-service-de-la-memoire477/</guid>

					<description><![CDATA[<p>Au-delà d’une année qui voit le monde célébrer la première Coupe du Monde organisée sur le sol africain, 2010 est également l’occasion de se replonger dans 50 ans d’indépendance pour 17 des 53 pays que compte le continent noir. Avec GEO-graphics, une exposition de l’architecte britannique d’origine ghanéenne David Adjaye, les Bozar de Bruxelles rendent hommage, à leur façon, à ces états quinquagénaires. GEO Graphics propose une rencontre artistique entre le passé et le présent, entre des œuvres ethnographiques (220 pièces au total racontant l’Afrique entre le 16e et le 20e siècle) en provenance du Musée royal de l’Afrique centrale</p>
<p>L’article <a href="https://www.afriqueinvisu.org/l-art-au-service-de-la-memoire477/">L’art au service de la mémoire</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.afriqueinvisu.org">Afrique In Visu</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><figure id="attachment_1514" aria-describedby="caption-attachment-1514" style="width: 350px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class=" alignright size-full wp-image-1514" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2010/06/adjayeassociates.jpg" alt="© Adjaye Associates" title="© Adjaye Associates" class="caption" align="right" width="350" height="368" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2010/06/adjayeassociates.jpg 350w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2010/06/adjayeassociates-285x300.jpg 285w" sizes="(max-width: 350px) 100vw, 350px" /><figcaption id="caption-attachment-1514" class="wp-caption-text">© Adjaye Associates</figcaption></figure>Au-delà d’une année qui voit le monde célébrer la première Coupe du Monde organisée sur le sol africain, 2010 est également l’occasion de se replonger dans 50 ans d’indépendance pour 17 des 53 pays que compte le continent noir. Avec GEO-graphics, une exposition de l’architecte britannique d’origine ghanéenne David Adjaye, les Bozar de Bruxelles rendent hommage, à leur façon, à ces états quinquagénaires.</p>
<p>GEO Graphics propose une rencontre artistique entre le passé et le présent,  entre des œuvres ethnographiques (220 pièces au total racontant l’Afrique entre le 16e et le 20e siècle) en provenance du Musée royal de l’Afrique centrale et de collections privées et publiques belges et des créations contemporaines issues de 8 centres culturels africains. C’est là que réside tout le paradoxe de cette exposition où les clichés des capitales africaines pris  par  David Adjaye durant les voyages qu’il a effectué ces dix dernières côtoient les masques d’initiation Yaka et Suku de la RD Congo ou les statuettes en bois du Tchad. Un voyage dans le temps mais aussi dans l’espace, avec une évolution géographique, salle par salle du Magrheb à Madagascar en passant par  les forêts d’Afrique centrale.</p>
<p>Les photos de David Adjaye n’ont pas la prétention d’être esthétiques ou recherchées, donnant même la fâcheuse impression d’être des clichés de vacances, mais mettent en lumière un urbanisme en pleine expansion et souvent ignoré au-delà des frontières du continent. Un hommage à l’urbanisation grandissante mais respectueuse des traditions culturelles, mais également un hommage aux femmes et hommes qui ont  bâti ces indépendances : les visages d’Aminata Traore, Awa Keita, Sankara ou encore Senghor viennent ainsi illuminer de leur histoire des billets géants arborant fièrement la mention de « Monnaie unique africaine. » Surgit alors la notion de Panafricanisme, un concept qui se manifeste à diverses reprises au gré de l’exposition.</p>
<p>Une identité africaine au travers de l’art, un art qui explore également les tragédies avec l’Ivoirien Jems Robert Kokobi. Son « Convoi royal » rappelle la migration dangereuse, et trop souvent dramatique,  de ces jeunes prenant la mer sur des pirogues de fortune en quête du rêve européen. Le photographe Georges Osordi illustre quant à lui l’ambivalence de la présence de pétrole dans le delta du Niger.</p>
<p>Moments de culture, instants de drame, échos de célébration, la sculpture ou la photographie, l’art ethnographique et contemporain pour ne pas oublier l’Histoire du continent. Toutefois l’art à ses faiblesses comme le mentionnent plusieurs vidéos de personnalités camerounaises. « À Yaoundé, il n’y  a pas de bâtiment de l’indépendance ! C’est un peu comme une mémoire effacée » pour comprendre que vivre sans mémoire, c’est impossible.</p>
<p>C’est cela aussi GEO Graphics : faire du Panafricanisme cette mémoire collective dont l’Afrique a besoin pour mieux se tourner vers le futur.<br />
<figure id="attachment_1515" aria-describedby="caption-attachment-1515" style="width: 720px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-1515" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2010/06/georgeosodi2.jpg" alt="Beach , 2004 © George Osodi" title="Beach , 2004 © George Osodi" class="caption" align="center" width="720" height="478" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2010/06/georgeosodi2.jpg 720w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2010/06/georgeosodi2-300x199.jpg 300w" sizes="(max-width: 720px) 100vw, 720px" /><figcaption id="caption-attachment-1515" class="wp-caption-text">Beach , 2004 © George Osodi</figcaption></figure></p>
<p>L’article <a href="https://www.afriqueinvisu.org/l-art-au-service-de-la-memoire477/">L’art au service de la mémoire</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.afriqueinvisu.org">Afrique In Visu</a>.</p>
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