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	<title>Archives des Capetown - Afrique In Visu</title>
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	<description>Plateforme autour du métier de photographe en Afrique depuis 2006</description>
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	<title>Archives des Capetown - Afrique In Visu</title>
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		<title>Farewell Cape Town &#8211; Interview de Sophie Bouillon et Benjamin Hoffman</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Afrique in visu]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 07 Nov 2019 08:44:10 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Éditorial]]></category>
		<category><![CDATA[Interview]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique du sud]]></category>
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		<category><![CDATA[Sophie Bouillon]]></category>
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<p></p>



<p>C&rsquo;est à l&rsquo;occasion de la sortie de leur livre <em>Farewell Cape Town</em> que nous avons échangé avec <strong>Sophie Bouillon</strong> et <strong>Benjamin Hoffman</strong>. Benjamin Hoffman a vécu et photographié plusieurs mois au Cap, en Afrique du Sud. La violence et l’intensité des contrastes de la ville l’ont fasciné ; avec Farewell Cape Town, il nous livre sa réflexion sur la relation de l’homme à l’autre et à son environnement. Son regard, à la fois attentif et tendu, est toujours emprunt de tendresse et de bienveillance. Sophie Bouillon nous parle de son histoire d’amour avec le pays tout en nous rappelant son engagement de journaliste indépendante. En 2009, elle a été la plus jeune lauréate du Prix Albert-Londres pour son reportage « Bienvenue chez Mugabe ! », publié dans la revue XXI.</p>



<p><a href="https://www.editionsdejuillet.com/products/farewell-cape-town"><em>Farewell Cape Town</em>, Les Éditions de Juillet, 25 €, 76 pages, disponible ici !</a></p>



<p><strong>Pourquoi le Cap&nbsp;? </strong><br>Je m’étais rendu en Afrique du Sud pour la première fois fin 2013, un peu par accident. J’étais en reportage au Mozambique voisin, et les circonstances du projet m’avaient poussé à quitter le pays précipitamment. L’arrivée s’est faite à Johannesburg le jour du décès de Mandela, c’était ma première rencontre avec le pays, d’une grande intensité. J’y suis retourné quelques mois plus tard, avec une envie de traverser le pays et ai effleuré le Cap quelques jours. Coup de cœur absolu et complexe à expliquer. Mon amie à l’époque a par la suite obtenu une résidence de peintre pour plusieurs mois en 2017 et c’était enfin l’occasion de s’y confronter sur le plus long terme et de répondre à toutes les questions que la ville me posait.</p>



<div class="wp-block-image aligncenter size-full wp-image-5792"><figure class="aligncenter"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="960" height="960" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/11/farewellcpt-47.jpg" alt="Farewell Cape Town" class="wp-image-5792" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/11/farewellcpt-47.jpg 960w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/11/farewellcpt-47-300x300.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/11/farewellcpt-47-150x150.jpg 150w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/11/farewellcpt-47-768x768.jpg 768w" sizes="(max-width: 960px) 100vw, 960px" /><figcaption>© Benjamin Hoffman<br>Farewell Cape Town</figcaption></figure></div>



<div class="wp-block-image aligncenter size-full wp-image-5793"><figure class="aligncenter"><img decoding="async" width="960" height="960" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/11/farewellcpt-44.jpg" alt="Farewell Cape Town" class="wp-image-5793" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/11/farewellcpt-44.jpg 960w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/11/farewellcpt-44-300x300.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/11/farewellcpt-44-150x150.jpg 150w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/11/farewellcpt-44-768x768.jpg 768w" sizes="(max-width: 960px) 100vw, 960px" /><figcaption>© Benjamin Hoffman<br>Farewell Cape Town</figcaption></figure></div>



<p><br><strong>Comment est née l&rsquo;idée de ce projet de livre&nbsp;?</strong><br><br>J’ai, par périodes, une quête obsessionnelle de la documentation par l’image. Le smartphone est dans cette démarche un outil formidable, de par sa discrétion, sa disponibilité et sa réactivité de tous les moments. Dans mes recherches au Cap et les travaux photos parallèles que j’y ai menés, j’ai beaucoup photographié&nbsp;ce quotidien dans lequel je m’étais installé, en local provisoire.<br>Je travaille depuis des années dans une relation de grande confiance et d’amitié avec Richard Volante et Yves Bigot des Éditions de Juillet. Ils ont lancé il y a quelques années une collection appelée ‘Villes Mobiles’, qui est la discussion d’un(e) auteur(e) et d’un(e) photographe autour d’une ville. Lorsque j’étais au Cap, nous avons eu une discussion sur leur envie de repenser la collection avec de nouvelles maquettes, une nouvelle narration, et ils m’ont proposé de commencer par le Cap. L’affaire était entendue et le défi excitant. J’entretiens un rapport très organique et intime avec l’objet livre qui représente à mon sens le meilleur des écrins pour la photographie.</p>



<p><strong>Benjamin, peux-tu nous parler de ton approche esthétique&nbsp;?</strong><br><br>Les contraintes techniques de ce projet ont pour partie conditionné l’approche esthétique. L’utilisation du téléphone comme outil de prise de vues et son grand angle imposent une distance et un rapport au sujet particulier qui me plaisent beaucoup dans la proximité que ça implique.<br>J’ai fait dès les toutes premières images le choix du noir et blanc, qui s’est imposé comme une évidence. Evidemment pour l’écho tout en contrastes à l’histoire raciale du pays et de cette ville en particulier, mais je trouve qu’il apporte une homogénéité au récit. Et à la ville brute et violente qu’on m’a si souvent dépeinte, j’ai essayé de conserver et de rendre une douceur mélancolique qui m’a habité là-bas, un peu désillusionnée et douloureuse mais sans agressivité.</p>



<div class="wp-block-image aligncenter size-full wp-image-5794"><figure class="aligncenter"><img decoding="async" width="852" height="935" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/11/couv3d.jpg" alt="Couverture du livre Farewell Cape Town" class="wp-image-5794" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/11/couv3d.jpg 852w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/11/couv3d-273x300.jpg 273w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/11/couv3d-768x843.jpg 768w" sizes="(max-width: 852px) 100vw, 852px" /><figcaption>Couverture du livre Farewell Cape Town</figcaption></figure></div>



<p><strong>Et comment ce livre rejoint ta démarche autour des questions de migrations de cultures et de la disparition&nbsp;? </strong><br><br>Le lien m’a semblé très vite évident. J’ai toujours eu cette sensation très étrange pendant tous mes séjours au Cap, ou je continue de retourner assez fréquemment d’être dans un pays très neuf mais portant le poids très ancré d’un passé lourd.<br>Je raconte souvent de mon expérience dans ce pays me sentir comme un visiteur étranger arrivant en France 25 ans après la Révolution.<br>La ville est bouillonnante, en foisonnement permanent, pourtant le reliquat de l’Apartheid est présent partout, tout le temps.<br>J’ai passé beaucoup de mon temps avec de jeunes gens nés après la fin du régime d’Apartheid (1994), ceux que l’on appelle les Born Free. C’était intéressant pour moi de questionner leur lien avec les existences vécues de leurs parents et leurs parents avant eux.<br>J’ai été aussi très frappé et curieux d’explorer le manque de mixité raciale, plus frappant au Cap que dans d’autres grandes villes d’Afrique du Sud, qui s’explique en partie par la construction de la ville, la répartition des communautés raciales par cercles concentriques.<br>Enfin, je retrouve cette thématique de la disparition dans le texte de Sophie. Il a été écrit après la réalisation des images. Et dans nombre de ses mots je retrouve aussi des bouts d’une histoire personnelle. Elle évoque une disparition, les illusions perdues. On parle toujours de soi lorsqu’on écrit ou qu’on raconte en images, on se raconte toujours un peu. Je me suis trouvé dans ses mots, j’y ai retrouvé un amour perdu là-bas.</p>



<p><strong>Sophie, dans ton texte se mêle des parties autobiographiques et des citations de lycéen, etudiante, retraitée, peux-tu nous en parler&nbsp;?</strong><br><br>Quand Benjamin m&rsquo;a proposé de collaborer avec lui pour cette ouvrage, j&rsquo;ai été plutôt sceptique au départ. Même si je m&rsquo;y rends assez régulièrement, ça faisait très très longtemps que je n&rsquo;y avais pas habité, presque 15 ans. Je ne me sentais pas vraiment légitime pour raconter la ville&#8230; qui a du beaucoup changer depuis.<br>Mais la démarche de la collection, est vraiment d&rsquo;en faire une appropriation de la ville; un ressenti personnel. Donc j&rsquo;ai voulu jouer la dessus. Cape Town a été une étape décisive dans mon parcours de vie: une ouverture sur le monde, sur mon choix de devenir journaliste, et a surtout tissé un lien inamovible avec le continent africain, une histoire d&rsquo;amour presque inconditionnelle. « Même si je sais que je ne le comprendrai jamais tout à fait ». En tout cas, c&rsquo;est ces histoires d&rsquo;amour là que je raconte.<br>Je voulais donc replonger dans la personne que j&rsquo;étais en 2005. Ce n&rsquo;est pas « moi ». Je n&rsquo;étais pas « moi » avant de vivre au Cap. C&rsquo;est pour cela que j&#8217;emploie le pronom « elle » et que c&rsquo;est faussement autobiographique.&nbsp;</p>



<p>D&rsquo;autre part, je me souviens de conversations, des questions, qui me semblaient autrefois sur-réalistes&#8230; qu&rsquo;aujourd&rsquo;hui je comprends. mais à l&rsquo;époque, elles tombaient au milieu de mes journées, de ma vie, de ma découverte du monde et de l&rsquo;Afrique. je les notais, comme pour mieux y réfléchir après coup. Inserer ces paroles, c&rsquo;est aussi pour rendre hommage à mes souvenirs, à toutes les personnes que j&rsquo;ai rencontrées au Cap et en Afrique du Sud de manière plus générale. Elles m&rsquo;ont donné des bribes pour « essayer de comprendre » en m&rsquo;interrogeant. Je voulais aussi faire ressentir toute la diversité de pensée et de réflexion, d&rsquo;intérêts, des combats, qui divisent (ou devrais-je dire, parcourent) la société sud-africaine.&nbsp;</p>



<p><strong>Comment as tu imaginé le dialogue avec les images de Benjamin&nbsp;?</strong><br><br>Les images de Benjamin renvoient (pour moi) à une sensation de flottement. De calme. Bien que ce qu&rsquo;il photographie est parfois acerbe.<br>Je voulais donc que l&rsquo;écriture reste dans cet esprit, un peu doux, sans grande phrase, sans emphase. Par contre, comme il a utilisé le noir et blanc -ce qui est un parti pris que j&rsquo;adore dans une ville aussi « colorée » et dans un pays faussement surnommé « arc-en-ciel »- je voulais quand même que les mots dépeignent des tableaux colorés (la nuit qui scintille, la lumière dorée, le ciel bleu,&#8230;) pour faire contre-point. Idem en insérant un peu les sons de la musique, des voix, des phrases plus rapides,&#8230; dans un univers qui semble presque en coton, entre le texte des souvenirs et le noir et blanc des photos.&nbsp;</p>



<p><strong>Benjamin, peux-tu nous parler du dialogue entre tes portraits et paysages&nbsp;?</strong><br><br>Je photographie très peu les paysages, j’ai toujours eu une attirance quasi exclusive pour les gens qui les peuplent.<br>Au Cap pourtant, il m’a semblé impossible de dissocier les habitants de leur espace. A la fois parce que les paysages sont d’une force esthétique enivrante et parce que la géographie du Cap et les choix faits dans la construction de cette ville en racontent toute l’histoire depuis des siècles.<br>Et je nourris une obsession sur la question du rapport de l’homme à la mer, et la relation qu’entretiennent les habitants du littoral à cet élément. Au Cap j’ai trouvé&nbsp;une matière inépuisable que j’ai développé dans d’autres travaux qui seront bientôt publiés, mais que je tenais à montrer dans Farewell Cape Town.</p>



<p><strong>Et décrire deux images qui pour toi, racontent le Cap&nbsp;? ( et nous les mettre dans ta sélection d&rsquo;images)</strong><br><br>Instinctivement, je pense à deux images. Celle du couple page 11. Nous sommes à bord du bateau qui fait la navette entre le port du Cap et Robben Island, l’île sur laquelle se trouvait la prison dans laquelle Nelson Mandela, au milieu d’autres détenus moins célèbres, a été incarcéré plus de 18 ans. Sur ce bateau, des touristes, blancs pour la plupart, et quelques sud-africains noirs. L’émotion qui était la leur était extrêmement palpable, matérialisée. Je suis assis sur un siège à quelques mètres d’eux quand je les observe pour la première fois. Ils étaient si absorbés par leur voyage, que je me suis approché, à moins d’un mètre de la femme. Ils étaient blottis fermement l’un contre l’autre, et n’ont pas échangé un mot de la traversée.</p>



<div class="wp-block-image aligncenter size-full wp-image-5795"><figure class="aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" width="960" height="960" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/11/farewellcpt-3.jpg" alt="Farewell Cape Town" class="wp-image-5795" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/11/farewellcpt-3.jpg 960w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/11/farewellcpt-3-300x300.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/11/farewellcpt-3-150x150.jpg 150w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/11/farewellcpt-3-768x768.jpg 768w" sizes="(max-width: 960px) 100vw, 960px" /><figcaption>© Benjamin Hoffman<br>Farewell Cape Town</figcaption></figure></div>



<p>Et l’image page 19. Un de mes souvenirs les plus intenses émotionnellement. Nous venions d’arriver au Cap pour nous installer, et sommes arrivés en plein Kaapse Klopse, qui est un carnaval annuel qui est une survivance d’un jour de fête accordé aux esclaves pendant l’Apartheid. Il a lieu dans toute la ville, et des groupes costumés et maquillés paradent accompagnés de musiciens. Tout le Cap ne bat que pour le carnaval dans une atmosphère hors du temps et de tout repère.</p>



<div class="wp-block-image aligncenter size-full wp-image-5796"><figure class="aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" width="960" height="960" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/11/farewellcpt-10.jpg" alt="Farewell Cape Town" class="wp-image-5796" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/11/farewellcpt-10.jpg 960w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/11/farewellcpt-10-300x300.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/11/farewellcpt-10-150x150.jpg 150w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/11/farewellcpt-10-768x768.jpg 768w" sizes="(max-width: 960px) 100vw, 960px" /><figcaption>© Benjamin Hoffman<br>Farewell Cape Town</figcaption></figure></div>



<div class="wp-block-image aligncenter size-full wp-image-5797"><figure class="aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" width="960" height="960" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/11/farewellcpt-33.jpg" alt="Farewell Cape Town" class="wp-image-5797" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/11/farewellcpt-33.jpg 960w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/11/farewellcpt-33-300x300.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/11/farewellcpt-33-150x150.jpg 150w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/11/farewellcpt-33-768x768.jpg 768w" sizes="(max-width: 960px) 100vw, 960px" /><figcaption>© Benjamin Hoffman<br>Farewell Cape Town</figcaption></figure></div>



<div class="wp-block-image aligncenter size-full wp-image-5798"><figure class="aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" width="960" height="960" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/11/farewellcpt-31.jpg" alt="Farewell Cape Town" class="wp-image-5798" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/11/farewellcpt-31.jpg 960w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/11/farewellcpt-31-300x300.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/11/farewellcpt-31-150x150.jpg 150w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/11/farewellcpt-31-768x768.jpg 768w" sizes="(max-width: 960px) 100vw, 960px" /><figcaption>© Benjamin Hoffman<br>Farewell Cape Town</figcaption></figure></div>



<div class="wp-block-image aligncenter size-full wp-image-5799"><figure class="aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" width="960" height="960" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/11/farewellcpt-30.jpg" alt="Farewell Cape Town" class="wp-image-5799" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/11/farewellcpt-30.jpg 960w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/11/farewellcpt-30-300x300.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/11/farewellcpt-30-150x150.jpg 150w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/11/farewellcpt-30-768x768.jpg 768w" sizes="(max-width: 960px) 100vw, 960px" /><figcaption>© Benjamin Hoffman<br>Farewell Cape Town</figcaption></figure></div>



<div class="wp-block-image aligncenter size-full wp-image-5800"><figure class="aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" width="960" height="960" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/11/farewellcpt-26.jpg" alt="Farewell Cape Town" class="wp-image-5800" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/11/farewellcpt-26.jpg 960w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/11/farewellcpt-26-300x300.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/11/farewellcpt-26-150x150.jpg 150w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/11/farewellcpt-26-768x768.jpg 768w" sizes="(max-width: 960px) 100vw, 960px" /><figcaption>© Benjamin Hoffman<br>Farewell Cape Town</figcaption></figure></div>



<div class="wp-block-image aligncenter size-full wp-image-5801"><figure class="aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" width="961" height="962" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/11/farewellcpt-25.jpg" alt="Farewell Cape Town" class="wp-image-5801" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/11/farewellcpt-25.jpg 961w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/11/farewellcpt-25-300x300.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/11/farewellcpt-25-150x150.jpg 150w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/11/farewellcpt-25-768x769.jpg 768w" sizes="(max-width: 961px) 100vw, 961px" /><figcaption>© Benjamin Hoffman<br>Farewell Cape Town</figcaption></figure></div>



<div class="wp-block-image aligncenter size-full wp-image-5802"><figure class="aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" width="960" height="960" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/11/farewellcpt-17.jpg" alt="Farewell Cape Town" class="wp-image-5802" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/11/farewellcpt-17.jpg 960w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/11/farewellcpt-17-300x300.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/11/farewellcpt-17-150x150.jpg 150w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/11/farewellcpt-17-768x768.jpg 768w" sizes="(max-width: 960px) 100vw, 960px" /><figcaption>© Benjamin Hoffman<br>Farewell Cape Town</figcaption></figure></div>



<div class="wp-block-image aligncenter size-full wp-image-5803"><figure class="aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" width="960" height="960" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/11/farewellcpt-22.jpg" alt="Farewell Cape Town" class="wp-image-5803" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/11/farewellcpt-22.jpg 960w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/11/farewellcpt-22-300x300.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/11/farewellcpt-22-150x150.jpg 150w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/11/farewellcpt-22-768x768.jpg 768w" sizes="(max-width: 960px) 100vw, 960px" /><figcaption>© Benjamin Hoffman<br>Farewell Cape Town</figcaption></figure></div>



<div class="wp-block-image aligncenter size-full wp-image-5804"><figure class="aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" width="960" height="960" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/11/ajout-1.jpg" alt="Farewell Cape Town" class="wp-image-5804" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/11/ajout-1.jpg 960w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/11/ajout-1-300x300.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/11/ajout-1-150x150.jpg 150w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/11/ajout-1-768x768.jpg 768w" sizes="(max-width: 960px) 100vw, 960px" /><figcaption>© Benjamin Hoffman<br>Farewell Cape Town</figcaption></figure></div>



<div class="wp-block-image aligncenter size-full wp-image-5805"><figure class="aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" width="960" height="960" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/11/ajout-2.jpg" alt="Farewell Cape Town" class="wp-image-5805" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/11/ajout-2.jpg 960w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/11/ajout-2-300x300.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/11/ajout-2-150x150.jpg 150w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/11/ajout-2-768x768.jpg 768w" sizes="(max-width: 960px) 100vw, 960px" /><figcaption>© Benjamin Hoffman<br>Farewell Cape Town</figcaption></figure></div>



<div class="wp-block-image aligncenter size-full wp-image-5806"><figure class="aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" width="960" height="960" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/11/farewellcpt-8.jpg" alt="Farewell Cape Town" class="wp-image-5806" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/11/farewellcpt-8.jpg 960w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/11/farewellcpt-8-300x300.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/11/farewellcpt-8-150x150.jpg 150w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/11/farewellcpt-8-768x768.jpg 768w" sizes="(max-width: 960px) 100vw, 960px" /><figcaption>© Benjamin Hoffman<br>Farewell Cape Town</figcaption></figure></div>
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		<title>Si Johannesburg m&#8217;était contée &#8211; Elsa Bleda</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Afrique in visu]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 06 May 2019 10:59:49 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Éditorial]]></category>
		<category><![CDATA[Interview]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique du sud]]></category>
		<category><![CDATA[Capetown]]></category>
		<category><![CDATA[elsa bleda]]></category>
		<category><![CDATA[Johannesburg]]></category>
		<category><![CDATA[photographie couleur]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>En 2007, la photographe Elsa Bleda pose ses valises en Afrique du sud à Johannesburg. Très vite, elle plonge dans les ambiances nocturnes et fantastiques pour conter la ville. Ses images aux tons cyan ou magenta sont comme une balade entre un film de Wong Kar-wai et une peinture d&#8217;Edward Hopper. Dans ses paysages de nuit, l&#8217;homme est absent mais de nombreux signes laissent deviner ses traces. Elsa Bleda créée un nouveau récit autour des nuits sud africaines à travers ses séries My Nightscapes, Chinatown, Midnight stop&#8230; Bonjour Elsa, Pourriez vous nous parler de votre parcours&#160;? Comment en êtes- vous</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p>En 2007, la photographe <strong>Elsa Bleda</strong> pose ses valises en Afrique du sud à Johannesburg. Très vite, elle plonge dans les ambiances nocturnes et fantastiques pour conter la ville. Ses images aux tons cyan ou magenta sont comme une balade entre un film de <strong>Wong Kar-wai</strong> et une peinture d&rsquo;<strong>Edward Hopper</strong>. Dans ses paysages de nuit, l&rsquo;homme est absent mais de nombreux signes laissent deviner ses traces. Elsa Bleda créée un nouveau récit autour des nuits sud africaines à travers ses séries <em>My Nightscapes</em>, <em>Chinatown</em>, <em>Midnight stop</em>&#8230;</p>



<p><strong>Bonjour Elsa, Pourriez vous nous parler de votre parcours&nbsp;? Comment en êtes- vous venues à la photographie&nbsp;? </strong><br><br>Je suis photographe depuis environ 13 ans, ce fut pour moi une découverte très précoce. J&rsquo;ai grandi en voyageant, alors la photographie est devenue une langue, un exercice, un ami pour moi à l&rsquo;adolescence pendant cette vie de voyages. L’intérêt pour le documentaire est toujours présent dans mon travail mais j&rsquo;ai transformé ma pratique en photographie d&rsquo;art au fil des ans. Mon identité visuelle a beaucoup évolué au fil des années et aujourd&rsquo;hui j&rsquo;ai trouvé mon propre langage et ma propre identité dans la photographie. C&rsquo;est bien au-delà d&rsquo;une carrière et d&rsquo;un travail. C&rsquo;est ainsi que je vis ma vie et que je communique avec le monde.</p>



<p><strong>Après avoir vécu dans différents pays, c&rsquo;est en Afrique du Sud que vous avez posées vos valises. Pourquoi et qu&rsquo;y faites- vous&nbsp;?</strong><br><br>Je suis basée en Afrique du Sud depuis une dizaine d&rsquo;années. Je me sens chez moi ici. Mon travail s&rsquo;inspire beaucoup de Johannesburg bien que je voyage et photographie encore d&rsquo;autres parties du monde, j&rsquo;ai l&rsquo;impression que mon pays d&rsquo;origine est aussi l&rsquo;Afrique du Sud, surtout Johannesburg. Cette ville est l&rsquo;inspiration derrière le début de <em>Nightscapes</em>. J&rsquo;ai un lien étroit avec Johannesburg. Les gens et l&rsquo;endroit m&rsquo;inspirent.   </p>



<p><strong>Dans la majorité de vos dernières séries, c&rsquo;est à travers des scènes de nuit que vous portraiturez les villes. Pourquoi ce choix&nbsp;?</strong><br><br>Ma série <em>Nightscapes</em> a commencé vers 2014. Mais même avant cela, mon travail s&rsquo;inspirait de thèmes similaires, en particulier le mystère. La nuit est la meilleure option pour changer les récits. les lumières et les couleurs fonctionnent comme de la peinture pour moi, que je retravaille en post-production. La nuit est un Storyteller en soi. Et nous y sommes étrangers.</p>



<div class="wp-block-image aligncenter size-full wp-image-5735"><figure class="aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" width="1200" height="800" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/05/petrol_stop_nottingham_road_south_africa_2017_.jpg" alt="© Elsa Bleda" class="wp-image-5735" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/05/petrol_stop_nottingham_road_south_africa_2017_.jpg 1200w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/05/petrol_stop_nottingham_road_south_africa_2017_-300x200.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/05/petrol_stop_nottingham_road_south_africa_2017_-1024x683.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/05/petrol_stop_nottingham_road_south_africa_2017_-768x512.jpg 768w" sizes="(max-width: 1200px) 100vw, 1200px" /><figcaption>© Elsa Bleda<br>Petrol Stop Nottingham Road South Africa, 2017</figcaption></figure></div>



<div class="wp-block-image aligncenter size-full wp-image-5736"><figure class="aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" width="1200" height="800" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/05/johannesburg_2016_.jpg" alt="© Elsa Bleda" class="wp-image-5736" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/05/johannesburg_2016_.jpg 1200w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/05/johannesburg_2016_-300x200.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/05/johannesburg_2016_-1024x683.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/05/johannesburg_2016_-768x512.jpg 768w" sizes="(max-width: 1200px) 100vw, 1200px" /><figcaption>© Elsa Bleda<br>Johannesburg 2016</figcaption></figure></div>



<div class="wp-block-image aligncenter size-full wp-image-5737"><figure class="aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" width="1200" height="800" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/05/350b8616.jpg" alt="© Elsa Bleda" class="wp-image-5737" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/05/350b8616.jpg 1200w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/05/350b8616-300x200.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/05/350b8616-1024x683.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/05/350b8616-768x512.jpg 768w" sizes="(max-width: 1200px) 100vw, 1200px" /><figcaption>© Elsa Bleda</figcaption></figure></div>



<p></p>



<div class="wp-block-image aligncenter size-full wp-image-5738"><figure class="aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" width="1200" height="800" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/05/350b8560.jpg" alt="Elsa Bleda" class="wp-image-5738" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/05/350b8560.jpg 1200w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/05/350b8560-300x200.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/05/350b8560-1024x683.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/05/350b8560-768x512.jpg 768w" sizes="(max-width: 1200px) 100vw, 1200px" /><figcaption>Elsa Bleda</figcaption></figure></div>



<div class="wp-block-image aligncenter size-full wp-image-5739"><figure class="aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" width="1200" height="800" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/05/350b8493-2.jpg" alt="© Elsa Bleda" class="wp-image-5739" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/05/350b8493-2.jpg 1200w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/05/350b8493-2-300x200.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/05/350b8493-2-1024x683.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/05/350b8493-2-768x512.jpg 768w" sizes="(max-width: 1200px) 100vw, 1200px" /><figcaption>© Elsa Bleda</figcaption></figure></div>



<div class="wp-block-image aligncenter size-full wp-image-5740"><figure class="aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" width="1200" height="800" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/05/350b8376.jpg" alt="© Elsa Bleda" class="wp-image-5740" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/05/350b8376.jpg 1200w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/05/350b8376-300x200.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/05/350b8376-1024x683.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/05/350b8376-768x512.jpg 768w" sizes="(max-width: 1200px) 100vw, 1200px" /><figcaption>© Elsa Bleda</figcaption></figure></div>



<p><br><strong>La majorité des images s&rsquo;articule autour de l&rsquo;architecture, comment choisissez vous les lieux&nbsp;? Pourquoi ces architectures vous attirent&nbsp;?</strong><br>L&rsquo;architecture n&rsquo;en qu&rsquo;une partie de mon travail. Je réalise mes images en ville tard le soir et très tôt le matin quand il y a si peu de mouvement et de présence humaine. Ce sont les lumières et les couleurs des fenêtres qui représentent les humains. Le silence m&rsquo;inspire plus à créer. C&rsquo;est un voyage intérieur et une connexion avec ce que je vois. Et l&rsquo;architecture est l&rsquo;une des langues de notre civilisation, elle parle de l&rsquo;histoire et de l&rsquo;état actuel et raconte l&rsquo;histoire des villes, et c&rsquo;est pourquoi chaque ville que je photographie a un aspect différent. Chaque série urbaine a sa propre dimension avec mes paysages nocturnes. Je raconte les histoires des villes, de cette façon, aussi des habitants mais dans un monde qui ressemble à une peinture, un monde contre nature pendant que tout le monde dort.</p>



<p><strong>Comment se passe ces prises de vues à Johannesburg ou Cape Town&nbsp;? </strong><br><br>Mon travail de nuit est toujours tourné très tard le soir. Je préfère ce silence et le manque de mouvement. Le monde du sommeil est un lieu poétique. Je conduis parfois pendant des heures, et parfois je m&rsquo;assois sur un toit et je regarde le monde et je photographie. Cela prend habituellement plusieurs heures sur un seul endroit ou en voiture. Chaque tournage est un long processus.</p>



<p><strong>Pouvez-vous nous parler de la couleur dans vos images&nbsp;?</strong><br><br>J&rsquo;utilise la couleur et la lumière comme un personnage à part entière de mon récit. Elles sont accentuées par mes choix de composition. Mon travail est en quelque sorte un exercice pour raconter des histoires cinématographiques. Nous avons de très fortes réactions émotionnelles aux couleurs.  J&rsquo;ai un amour pour l&rsquo;utilisation de la couleur depuis mon enfance, dans mes explorations de la couleur dans mes peintures, même quand j&rsquo;étais enfant. Je m&rsquo;en sers pour prendre du recul par rapport à la dureté du monde et de la réalité. Il y a plus de choses à dire dans ce monde, et certaines d&rsquo;entre elles ne sont pas visibles. La couleur m&rsquo;aide juste à les faire ressortir. Et je vois souvent mon travail comme des peintures plutôt que comme des photographies.</p>



<p><strong>Il y a de nombreuses références qui viennent à l&rsquo;esprit en voyant vos images, je voudrais en soulever deux&nbsp;: le peintre Edward Hopper et ses scènes aux Etats-Unis et le photographe américain Gregory Crewdson et sa façon d&rsquo;explorer la lumière. C&rsquo;est certainement le côté très cinématographique qui lient ces deux références, pouvez vous nous en parler&nbsp;? </strong><br><br>Les scènes de <strong>Hopper</strong> et le travail de <strong>Crewdson</strong> sont tous deux de grandes influences (tout comme l&rsquo;utilisation par Wong Kar-wai de l&rsquo;image et du silence pour raconter des histoires, la vision de <strong>Tarkovsky</strong> ou le monde de la nuit de Brassai). Je pense que le tableau <em>Nighthawks</em> d&rsquo;<strong>Hopper</strong> a été un excellent modèle pour moi. De même, les atmosphères que créés <strong>Crewdson</strong> depuis des années, son travail avec la lumière, les émotions, la solitude. Il a un travail très profond, très articulé et il raconte des histoires. A chaque fois que je regarde, je fais une nouvelle découverte, un détail qui permet de comprendre un peu mieux. C&rsquo;est, pour moi, la partie la plus forte de son travail.</p>



<p><strong>Vos images sont accompagnées de légendes, titres, comme des poèmes ou chanson, qu&rsquo;évoquent ils&nbsp;? </strong><br><br>Ces mots guident le spectateur dans un monde où je veux qu&rsquo;il comprenne légèrement mon point de vue, mais jamais complètement. J&rsquo;écoute un certain type de musique pendant que je photographie comme lorsque j&rsquo;édite. Je crois que la musique se reflète et se traduit d&rsquo;une manière ou d&rsquo;une autre dans mon travail. Mes légendes évoquent souvent une certaine émotion et un certain état qui aiguille le spectateur. Mon travail est une expérience solitaire, j&rsquo;aide les gens à entrer dans ce monde en douceur.  </p>



<p><strong>Pourriez-vous nous parler des différentes séries réalisées en Afrique du sud&nbsp;(Chinatown midnight, midnight stop, midnight gothic&#8230;)&nbsp;?</strong><br><br><em>Chinatown</em>, réalisée dans le quartier chinois, est un travail qui se poursuit depuis des années. De même que ceux de <em>Nightscapes</em> (qui comprend <em>Midnight Stop</em>, <em>Midnight Gothic</em>, <em>Fragments</em>, etc&#8230;). Ils sont le résultat de mon exploration constante et de ma curiosité des paysages et des communautés et de mon désir de raconter des histoires. La série <em>Chinatown </em> (Johannesburg) a sa propre langue et ses propres raisons et d&rsquo;autres tournages sont prévus dans ces endroits. Ils sont le résultat de visites constantes au fil des ans. Plus tard, cela a donné naissance à<em> Chinatowns of Africa</em> que j&rsquo;explore actuellement pour voir cette communauté spécifique qu&rsquo;ils ont créée sur le continent africain. Je trouve cela très personnel, poétique, isolé. <em>Midnight Stop</em> est le résultat d&rsquo;interminables heures de route au Kwazulu-Natal. <em>Midnight Gothic</em> est la sœur de <em>Fragments</em> qui est à la fois basée à Johannesburg, principalement Hillbrow, mais parle d&rsquo;un autre aspect de cette mégalopole. La ville abrite des influences architecturales très différentes. Mais elles deviennent à la toute fin, une expérience personnelle qui m&rsquo;est propre .</p>



<p><strong>Quels sont vos projets pour 2019/2020 (expositions, résidences, publications, travaux en cours,&#8230;)&nbsp;?</strong><br><br>Je vais travailler en premier lieu autour de la série <em>Chinatown</em>. J&rsquo;ai aussi prévu quelques voyages à l&rsquo;étranger pour ma nouvelle série que j&rsquo;attends avec impatience depuis de nombreuses années. Les endroits que j&rsquo;ai l&rsquo;intention de photographier sont des endroits isolés dans le monde hors de portée humaine ou de lieux rarement vus ou facilement accessibles. Il s&rsquo;agira d&rsquo;une série d&rsquo;œuvres d&rsquo;art dans ces domaines, et un livre présentera ces images en 2020.<br>Concernant mes expositions, j&rsquo;ai récemment inauguré ma troisième exposition personnelle à Johannesburg intitulée <em>Memories of Dreams</em> qui mêlait photographie et réalité virtuelle, sous la forme d&rsquo;un portail dans lequel le public peut entrer. Je travaille avec une équipe sur des projets de Réalité Virtuelle autour de mon travail. Cela consiste à créer des expériences immersives avec la réalité virtuelle/augmentée à partir de mes images, ce qui permet que les spectateurs puissent plonger dans cet univers.</p>



<div class="wp-block-image aligncenter size-full wp-image-5741"><figure class="aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" width="1200" height="802" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/05/dsc2051-6.jpg" alt="© Elsa Bleda" class="wp-image-5741" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/05/dsc2051-6.jpg 1200w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/05/dsc2051-6-300x201.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/05/dsc2051-6-1024x684.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/05/dsc2051-6-768x513.jpg 768w" sizes="(max-width: 1200px) 100vw, 1200px" /><figcaption>© Elsa Bleda</figcaption></figure></div>



<div class="wp-block-image aligncenter size-full wp-image-5742"><figure class="aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" width="1200" height="800" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/05/mg_9785.jpg" alt="© Elsa Bleda" class="wp-image-5742" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/05/mg_9785.jpg 1200w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/05/mg_9785-300x200.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/05/mg_9785-1024x683.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/05/mg_9785-768x512.jpg 768w" sizes="(max-width: 1200px) 100vw, 1200px" /><figcaption>© Elsa Bleda</figcaption></figure></div>



<div class="wp-block-image aligncenter size-full wp-image-5743"><figure class="aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" width="1200" height="800" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/05/blue_glow_chinatown_2016_.jpg" alt="© Elsa Bleda" class="wp-image-5743" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/05/blue_glow_chinatown_2016_.jpg 1200w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/05/blue_glow_chinatown_2016_-300x200.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/05/blue_glow_chinatown_2016_-1024x683.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/05/blue_glow_chinatown_2016_-768x512.jpg 768w" sizes="(max-width: 1200px) 100vw, 1200px" /><figcaption>© Elsa Bleda</figcaption></figure></div>



<div class="wp-block-image aligncenter size-full wp-image-5744"><figure class="aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" width="1200" height="800" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/05/inside_johannesburg_2018_.jpg" alt="© Elsa Bleda" class="wp-image-5744" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/05/inside_johannesburg_2018_.jpg 1200w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/05/inside_johannesburg_2018_-300x200.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/05/inside_johannesburg_2018_-1024x683.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/05/inside_johannesburg_2018_-768x512.jpg 768w" sizes="(max-width: 1200px) 100vw, 1200px" /><figcaption>© Elsa Bleda<br>Inside, Johannesburg, 2018</figcaption></figure></div>



<p></p>
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