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	<title>Archives des Galerie - Afrique In Visu</title>
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	<description>Plateforme autour du métier de photographe en Afrique depuis 2006</description>
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	<title>Archives des Galerie - Afrique In Visu</title>
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	<item>
		<title>Donc songez, poètes; songez artistes; songez&#8230;</title>
		<link>https://www.afriqueinvisu.org/donc-songez-poetes-songez-artistes-songez/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Estelle Lecaille]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 12 Mar 2018 10:15:56 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Éditorial]]></category>
		<category><![CDATA[Belgique]]></category>
		<category><![CDATA[Critique]]></category>
		<category><![CDATA[Exposition]]></category>
		<category><![CDATA[Galerie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>“Donc songez, poètes; songez artistes; songez philosophes; penseurs, soyez rêveurs. Rêverie, c’est fécondation.” Victor Hugo , Le Promontoire du songe La galerie Félix Frachon a ouvert à Bruxelles en 2016 dans une ancienne boutique dans le haut de la ville et propose une sélection de jeunes artistes provenant de régions ou de continents dits émergents : Asie du Sud Est, Afrique, Amérique centrale et latine et Moyen Orient. En ce début d&#8217;année 2018, une carte blanche a été offerte au commissaire indépendant basé à Paris, Yves Chatap, qui a pris le titre de Letter from my dreams&#8230; De cette proposition onirique,</p>
<p>L’article <a href="https://www.afriqueinvisu.org/donc-songez-poetes-songez-artistes-songez/">Donc songez, poètes; songez artistes; songez&#8230;</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.afriqueinvisu.org">Afrique In Visu</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><em>“Donc songez, poètes; songez artistes; songez philosophes; penseurs, soyez rêveurs. Rêverie, c’est fécondation.”</em><br />
<br /><strong>Victor Hugo </strong>, <em>Le Promontoire du songe</em></p>
<p>La galerie <a href="http://www.felixfrachon.com/">Félix Frachon</a> a ouvert à Bruxelles en 2016 dans une ancienne boutique dans le haut de la ville et propose une sélection de jeunes artistes provenant de régions ou de continents dits émergents : Asie du Sud Est, Afrique, Amérique centrale et latine et Moyen Orient. En ce début d&rsquo;année 2018, une carte blanche a été offerte au commissaire indépendant basé à Paris, <strong>Yves Chatap</strong>, qui a pris le titre de <em>Letter from my dreams</em>&#8230;<br />
De cette proposition onirique, nous retiendrons donc l&rsquo;invitation du commissaire à faire intrusion dans son rêve, car, oui en effet, cette exposition est bien le fruit d&rsquo;un rêve dans lequel lui ont été révélés les noms des artistes présentés <strong>Ernest Dükü</strong>, <strong>Nyaba L. Ouedrago</strong>, <strong>Steeve Bauras</strong> et <strong>Arianne Foks</strong>, qui sont en tant que tels déjà tout un programme sonore et poétique. Ne cherchez pas des liens conceptuels, esthétiques ou même symboliques, chaque œuvre et chaque artiste adoptent une multitude d&rsquo;interprétations et nous emmènent dans un long voyage entre visible et invisible, réalité et imaginaire à la manière des rêves où tous les possibles se révèlent.</p>
<p>L&rsquo;artiste français <strong>Steeve Bauras</strong>, né en 1982 à Fort de France en Martinique, est le premier à nous attirer dans un univers en noir et blanc, fantasmagorique, avec des clichés à la sculpturalité surprenante, dos nu, cyprès au clair de lune et masse imposante d&rsquo;une chapelle désertique. Ce travail à l&rsquo;appareil numérique est d&rsquo;une grande spontanéité et nous donne à voir une « réalité » possible, prise sur le vif, à la recherche des souvenirs de personnes disparues qui ont marqué l&rsquo;artiste. Mais ses photographies ne nous montrent plus que des traces fantômatiques imperceptibles et mouvants.</p>
<p>Photographe né en 1978 au Burkina Faso, <strong>Nyaba L. Ouedraogo</strong> met la figure humaine au centre de son travail artistique en abordant des problématiques sociales et politiques cruellement actuelles. Dans une nouvelle série de triptyques, on y croise sapeurs congolais et autres formes de revendications sociales, dans une interrogation sur nos sociétés actuelles. Ses compositions sont liées par un esthétisme certain, un rapprochement de formes, de couleurs pour composer une nouvelle narration, une nouvelle image des sociétés africaines post-coloniales en pleine mutation. Le photographe est ici à la recherche de la mémoire de lieux tangibles ou imaginaires.</p>
<p><strong>Ernest Dükü</strong> est né en 1958 en Côte d&rsquo;Ivoire. Son travail qui oscille entre peinture et sculpture se base sur des recherches auprès d&rsquo;éléments traditionnels comme les signes Akan mais également auprès d&rsquo;autres traditions comme celles de l&rsquo;Egypte antique ou de l&rsquo;art pariétal. Dans ses Black series (des « peintures sculptées »), il renoue avec une symbolique particulière mystique et mystérieuse: personnages filiformes mi-clairs et mi-obscurs sur fond noir lunaire qu&rsquo;on imagine aisément sortant du cadre et se mouvant face à nous à la manière de mobiles en fil métallique. </p>
<p><strong>Arianne Foks</strong>, née en 1982, plasticienne et performeuse, clôt la déambulation avec Le Monde (gravure sur film miroir) en nous renvoyant une image grossière et déformée de nous-mêmes pour nous perdre encore un peu plus entre des mondes possibles.<br />
L&rsquo;exposition est habilement complétée par une série de conférences et performance durant les mois de février et mars selon le programme ci-dessous :</p>
<h2>**Dimanche 11 Février 2018</h2>
<p><strong>Ernest Dükü</strong> : <em>« Spiritualité et création »</em> entretien avec <strong>Cécile Camart</strong><br />
<br />Quelle est l’influence de nos croyances dans la perception du monde actuel ? Ernest Dükü travaille depuis plusieurs années sur cette question en interrogeant notre rapport à toute forme de croyance. Au cours cette rencontre, l’artiste évoquera son parcours centré sur la symbolique des formes et leurs relations à nos aliénations sociétales. </p>
<h2>**Mercredi 28 Février 2018</h2>
<p><strong>Nyaba L. Ouedraogo</strong> : conversation <strong>Elena Sorokina</strong><br />
Au cours cette rencontre l’artiste parlera de sa relation à l’espace urbain dans sa pratique photographique. Le rapport au réel et la nature de cette réalité sont des enjeux majeurs de l’image contemporaine. Comment l’image accentue notre relation aux problématiques de nos sociétés ? Quel est l’impact de la photographie notre perception de notre mémoire ? </p>
<h2>**Samedi 17 Mars 2018</h2>
<p><strong>Steeve Bauras</strong> : <em>« Révéler l’intime »</em> suivie d’une performance d’<strong>Arianne Foks</strong><br />
Au cours de cette rencontre, Steeve Bauras interrogera le concept de clair/obscur dans la photographie. Il présentera également ses dernières séries en cours de réalisation. L’image serait-elle un simple négatif du souvenir qu’elle soit documentaire ou conceptuelle? </p>
<p><strong>FELIX FRACHON GALLERY</strong><br />
<br />5 Rue St-Georges / St-Joristraat<br />
<br />1050 Ixelles<br />
<br />BELGIUM<br />
<br />+32 486 14 13 30<br />
<br />felix@felixfrachon.com<br />
<br />Tuesday – Saturday<br />
<br />11 am – 18 pm</p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="a7YV25Owrp"><p><a href="http://www.felixfrachon.com/">HOME</a></p></blockquote>
<p><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted" title="« HOME » &#8212; Galerie Felix Frachon" src="http://www.felixfrachon.com/embed/#?secret=a7YV25Owrp" data-secret="a7YV25Owrp" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<p><figure id="attachment_5345" aria-describedby="caption-attachment-5345" style="width: 1400px" class="wp-caption aligncenter"><img fetchpriority="high" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-5345" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2018/03/vue_d_exposition_steve_bauras_gauche_nyaba_droite_ariane_foks_au_fond_-_aiv_.jpg" alt="© galerie Félix Frachon" title="© galerie Félix Frachon" class="caption" data-description="Vue d'exposition Steve Bauras (gauche) Nyaba (droite) Ariane Foks (au fond)" align="center" width="1400" height="933" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2018/03/vue_d_exposition_steve_bauras_gauche_nyaba_droite_ariane_foks_au_fond_-_aiv_.jpg 1400w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2018/03/vue_d_exposition_steve_bauras_gauche_nyaba_droite_ariane_foks_au_fond_-_aiv_-300x200.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2018/03/vue_d_exposition_steve_bauras_gauche_nyaba_droite_ariane_foks_au_fond_-_aiv_-1024x682.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2018/03/vue_d_exposition_steve_bauras_gauche_nyaba_droite_ariane_foks_au_fond_-_aiv_-768x512.jpg 768w" sizes="(max-width: 1400px) 100vw, 1400px" /><figcaption id="caption-attachment-5345" class="wp-caption-text">© galerie Félix Frachon</figcaption></figure><br />
<figure id="attachment_5346" aria-describedby="caption-attachment-5346" style="width: 1400px" class="wp-caption aligncenter"><img decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-5346" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2018/03/vue_d_exposition_steve_bauras_1_aiv_.jpg" alt="© galerie Félix Frachon" title="© galerie Félix Frachon" class="caption" data-description="Vue d'exposition Steeve Bauras" align="center" width="1400" height="933" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2018/03/vue_d_exposition_steve_bauras_1_aiv_.jpg 1400w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2018/03/vue_d_exposition_steve_bauras_1_aiv_-300x200.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2018/03/vue_d_exposition_steve_bauras_1_aiv_-1024x682.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2018/03/vue_d_exposition_steve_bauras_1_aiv_-768x512.jpg 768w" sizes="(max-width: 1400px) 100vw, 1400px" /><figcaption id="caption-attachment-5346" class="wp-caption-text">© galerie Félix Frachon</figcaption></figure><br />
<figure id="attachment_5347" aria-describedby="caption-attachment-5347" style="width: 1400px" class="wp-caption aligncenter"><img decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-5347" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2018/03/vue_d_exposition_nyaba_l.ouedraogo_-_aiv.jpg" alt="© galerie Félix Frachon" title="© galerie Félix Frachon" class="caption" data-description="Vue d'exposition Nyaba l. Ouedraogo" align="center" width="1400" height="933" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2018/03/vue_d_exposition_nyaba_l.ouedraogo_-_aiv.jpg 1400w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2018/03/vue_d_exposition_nyaba_l.ouedraogo_-_aiv-300x200.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2018/03/vue_d_exposition_nyaba_l.ouedraogo_-_aiv-1024x682.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2018/03/vue_d_exposition_nyaba_l.ouedraogo_-_aiv-768x512.jpg 768w" sizes="(max-width: 1400px) 100vw, 1400px" /><figcaption id="caption-attachment-5347" class="wp-caption-text">© galerie Félix Frachon</figcaption></figure><br />
<figure id="attachment_5348" aria-describedby="caption-attachment-5348" style="width: 1400px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-5348" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2018/03/nyaba_l.ouedraogo_gauche_ariane_foks_milieu_ernest_du_ku_droite_-_aiv.jpg" alt="© galerie Félix Frachon" title="© galerie Félix Frachon" class="caption" data-description="Vue d'exposition Nyaba l. Ouedraogo (gauche) Ariane foks (milieu) Ernest Dükü (droite)" align="center" width="1400" height="933" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2018/03/nyaba_l.ouedraogo_gauche_ariane_foks_milieu_ernest_du_ku_droite_-_aiv.jpg 1400w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2018/03/nyaba_l.ouedraogo_gauche_ariane_foks_milieu_ernest_du_ku_droite_-_aiv-300x200.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2018/03/nyaba_l.ouedraogo_gauche_ariane_foks_milieu_ernest_du_ku_droite_-_aiv-1024x682.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2018/03/nyaba_l.ouedraogo_gauche_ariane_foks_milieu_ernest_du_ku_droite_-_aiv-768x512.jpg 768w" sizes="(max-width: 1400px) 100vw, 1400px" /><figcaption id="caption-attachment-5348" class="wp-caption-text">© galerie Félix Frachon</figcaption></figure></p>
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			</item>
		<item>
		<title>De l’Afrique à Paris Photo</title>
		<link>https://www.afriqueinvisu.org/de-l-afrique-a-paris-photo/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Olivia Marsaud]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 18 Nov 2014 12:31:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Éditorial]]></category>
		<category><![CDATA[Critique]]></category>
		<category><![CDATA[Foire d'Art Contemporain]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[Galerie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Pas de surprises mais des séries de haut vol. C’est déjà ça. Au cœur du safari ParisPhoto, si l’on met de côté les immanquables clichés de visions exotiques du continent, on a pu sentir quelques coups de frais. Être accueilli, à l’entrée de la foire, par la galerie sud-africaine Stevenson, est une bonne entrée en matière. Les diptyques urbains de Guy Tillim dialoguent avec les ombres graphiques de Viviane Sassen. Pieter Hugo est présent avec trois images tirées de sa série « Kin », exploration personnelle de l’Afrique du Sud, à travers des paysages, des portraits ou des natures mortes</p>
<p>L’article <a href="https://www.afriqueinvisu.org/de-l-afrique-a-paris-photo/">De l’Afrique à Paris Photo</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.afriqueinvisu.org">Afrique In Visu</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Pas de surprises mais des séries de haut vol. C’est déjà ça. Au cœur du safari ParisPhoto, si l’on met de côté les immanquables clichés de visions exotiques du continent, on a pu sentir quelques coups de frais. Être accueilli, à l’entrée de la foire, par la galerie sud-africaine <a href="http://www.stevenson.info/">Stevenson</a>, est une bonne entrée en matière. Les diptyques urbains de <strong>Guy Tillim</strong> dialoguent avec les ombres graphiques de <strong>Viviane Sassen</strong>. <strong>Pieter Hugo</strong> est présent avec trois images tirées de sa série <em>« Kin »</em>, exploration personnelle de l’Afrique du Sud, à travers des paysages, des portraits ou des natures mortes &#8211; mention spéciale pour le canapé blanc, usé et déchiré. (La série a été exposée jusqu’au 15 novembre dans le bel espace de Cokkie Snoei à Rotterdam, avec un bel accrochage.) Tandis que les vaches quasi-sacrées de <strong>Daniel Naudé</strong> regardent passer les portraits d’<strong>Edson Chagas</strong>. L’artiste angolais, Lion d’or à la Biennale de Venise 2013, présenté pour la première fois par Stevenson, y montre trois images tirées de la série <em>« Tipo Passe »</em>. Des portraits pris sur fond blanc, comme des photos d’identité, mais dont les modèles portent des masques traditionnels, sortis ainsi de leur contexte et comme suspendus entre deux mondes.</p>
<p>On a vu aussi la monographie de <strong>Roger Ballen</strong>, un corpus puissant, aux tonalités de gris maîtrisées, rehaussées par des marie-louise grises elles aussi. Et tout ce qui fait la force de l’univers Ballen : des mises en scènes à la lisière de la folie et du surnaturel, des oiseaux et des hommes, des dessins et des graffitis. Un univers inquiétant, qui bouscule. Enfin, la <a href="http://www.kamelmennour.com/">galerie Kamel Mennour</a> a présenté un ensemble intéressant dédié à Alger. <strong>Marie Bovo</strong> et ses balcons sur l’Algérois, <strong>Alfredo Jaar</strong> et son clin d’œil à Lucio Fontana et <strong>Zineb Sedira</strong>, qui a enquêté sur la <em>« maison fantôme »</em> de Bologhine. Une maison de l’époque coloniale abandonnée en front de mer, qui a d’abord été hôtel de luxe, avant d’être un hôpital militaire pendant la deuxième guerre mondiale puis transformée en école mixte (la première du pays) et plastiquée par l’OAS en 1962… En écho, on a trouvé à quelques stands de là, les magnifiques tirages grand formats de vues d’Alger de <strong>Stéphane Couturier</strong> (<a href="http://www.galeriepolaris.com/">Galerie Polaris</a>). </p>
<h2>Voici mes cinq autres coups de cœur</h2>
<h2>**1 – Cristina de Middel. <em>« This is what hatred did »</em> (Black Ship). </h2>
<p>Issue de la résidence de la photographe espagnole au Nigeria, à l’invitation d’Azu Nwagbogu, directeur du Lagos Photo Festival, cette série est une réussite autant plastique que narrative. Cristina, qui a remporté un énorme succès avec les « Afronauts » s’est inspirée ici du livre de l’écrivain nigérian Amos Tutuola, « Ma vie dans la brousse des fantômes ». Publié en 1954, celui-ci raconte les péripéties d’un jeune garçon forcé de fuir son village attaqué par l’armée. « La seule façon pour lui de survivre est d’aller dans la brousse, un territoire magique où les humains ne sont pas les bienvenus et où les esprits yorubas vivent et se battent », explique la photographe qui a transposé cette histoire dans le bidonville de Makoko, à Lagos. Le résultat est poétique, surréaliste et vous transporte.<br />
<figure id="attachment_4302" aria-describedby="caption-attachment-4302" style="width: 1300px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-4302" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2014/11/edition_this_is_what_hatred_did_14.jpg" alt="This is what hatred did (Black Ship) © Cristina de Middel" title="This is what hatred did (Black Ship) © Cristina de Middel" class="caption" data-description="This is what hatred did (Black Ship) © Cristina de Middel" align="center" width="1300" height="1039" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2014/11/edition_this_is_what_hatred_did_14.jpg 1300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2014/11/edition_this_is_what_hatred_did_14-300x240.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2014/11/edition_this_is_what_hatred_did_14-1024x818.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2014/11/edition_this_is_what_hatred_did_14-768x614.jpg 768w" sizes="(max-width: 1300px) 100vw, 1300px" /><figcaption id="caption-attachment-4302" class="wp-caption-text">This is what hatred did (Black Ship) © Cristina de Middel</figcaption></figure></p>
<h2>**2 – Sammy Baloji. <em>« The album »</em> (<a href="http://www.imanefares.com/">Galerie Imane Farès</a>)</h2>
<p>Le photographe congolais poursuit son exploration de l’histoire coloniale de la RDC et des cicatrices qu’elle a laissées, pas toujours bien cicatrisées, notamment au Katanga, sa région natale. Passionné d’archives, le voilà qui expose les photos de l’expédition du major Pauwels, à la manière des photo-montages et photo-collages qu’il affectionne particulièrement. Donnant à voir ainsi un patchwork dérangeant, où les hommes sont montrés comme des bêtes et vice-versa. Il mélange les anciennes photographies noir et blanc d’époque avec des clichés de guerre récents pris par le journaliste <strong>Chrispin Mvano</strong> dans la région de Goma. En 2013, 100 ans après l’expédition de Pauwels, <strong>Sammy Baloji</strong>, refait le voyage : <em>« Mon idée était de retourner aux endroits visités par Pauwels pour documenter, à travers à la fois mes propres images et celles de Chrispin, la guerre et la violence qui y fait rage depuis des décennies. »</em> <strong>Imane Farès</strong> montre ces planches au mur, alors même que ce travail d’histoire conviendrait mieux à une publication. Un choix courageux.<br />
<figure id="attachment_4303" aria-describedby="caption-attachment-4303" style="width: 1300px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-4303" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2014/11/b23.jpg" alt="Pauwel’s Album, p. 23 © Sammy Baloji, Courtesy of the artist and Imane Farès" title="Pauwel’s Album, p. 23 © Sammy Baloji, Courtesy of the artist and Imane Farès" class="caption" align="center" width="1300" height="945" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2014/11/b23.jpg 1300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2014/11/b23-300x218.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2014/11/b23-1024x744.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2014/11/b23-768x558.jpg 768w" sizes="(max-width: 1300px) 100vw, 1300px" /><figcaption id="caption-attachment-4303" class="wp-caption-text">Pauwel’s Album, p. 23 © Sammy Baloji, Courtesy of the artist and Imane Farès</figcaption></figure><br />
<figure id="attachment_4304" aria-describedby="caption-attachment-4304" style="width: 1300px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-4304" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2014/11/b27.jpg" alt="Pauwel’s Album, p. 27 © Sammy Baloji, Courtesy of the artist and Imane Farès" title="Pauwel’s Album, p. 27 © Sammy Baloji, Courtesy of the artist and Imane Farès" class="caption" align="center" width="1300" height="945" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2014/11/b27.jpg 1300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2014/11/b27-300x218.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2014/11/b27-1024x744.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2014/11/b27-768x558.jpg 768w" sizes="(max-width: 1300px) 100vw, 1300px" /><figcaption id="caption-attachment-4304" class="wp-caption-text">Pauwel’s Album, p. 27 © Sammy Baloji, Courtesy of the artist and Imane Farès</figcaption></figure><br />
<figure id="attachment_4305" aria-describedby="caption-attachment-4305" style="width: 1300px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-4305" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2014/11/b49.jpg" alt="Pauwel’s Album, p. 49 © Sammy Baloji, Courtesy of the artist and Imane Farès" title="Pauwel’s Album, p. 49 © Sammy Baloji, Courtesy of the artist and Imane Farès" class="caption" align="center" width="1300" height="945" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2014/11/b49.jpg 1300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2014/11/b49-300x218.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2014/11/b49-1024x744.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2014/11/b49-768x558.jpg 768w" sizes="(max-width: 1300px) 100vw, 1300px" /><figcaption id="caption-attachment-4305" class="wp-caption-text">Pauwel’s Album, p. 49 © Sammy Baloji, Courtesy of the artist and Imane Farès</figcaption></figure></p>
<h2>**3 &#8211; Nicola Lo Calzo, <em>« Ayiti »</em>, <em>« Tchamba »</em>, <em>« Casta »</em> (<a href="http://dominiquefiat.com/">Galerie Dominique Fiat</a>)</h2>
<p>En 10 images, le photographe nous fait entrer dans son univers et son travail toujours cohérent bien qu’éclaté entre l’Afrique et ses diasporas. Il a mélangé différentes séries : Ayiti, Tchamba (réalisée au Bénin au moyen-format argentique) et Casta (réalisée à la Nouvelle-Orléans). On retrouve le soyeux des lumières, toujours un peu voilées, adoucies. Les compositions parfaites. Et des images fortes comme ce portrait dans la pénombre, sur fond turquoise, d’un lanceur de corde haïtien, représentation du Nég’ marron, lors du carnaval de Jacmel. Ou encore de ces Noirs-américains portant des « black faces » inquiétantes.<br />
<img decoding="async" src="IMG/jpg/36_ayiti_lo_calzo.jpg" alt="Série AYITI, 2013 © Nicola Lo Calzo" title="Série AYITI, 2013 © Nicola Lo Calzo" class="caption" data-description="Titre: Celeur, Lanceur de corde, Groupe de Theodore Taondreau, Carneval de Jacmel, Haiti
Edition :  5 + 2 AP (Epreuves d'artistes)" align="center" /></p>
<h2>**4 &#8211; Thierry Fontaine, <em>« L’île habitée »</em> (<a href="http://www.fillesducalvaire.com/">Galerie Les Filles du Calvaire</a>)</h2>
<p>Il y quelque chose d’organique dans le travail de Thierry Fontaine. De la terre et du sang, des humeurs et de la boue. Des coquillages. Et la mer comme matrice. Originaire de l&rsquo;île de La Réunion, il a bâti une œuvre métisse qui se retrouve dans les deux photographies présentées à Paris Photo : « Porter la terre » (1998) et « L’île habitée » (2002). Cette dernière met en scène un homme immergé dans l’eau jusqu’à la taille, au visage recouvert de glaise, comme une sculpture en devenir, comme une mythologie sortie des eaux. L’homme-île, qui se fait chahuter par la houle mais ne s’effondre pas. La composition de l’image, le choc du bleu et de l’ocre… On ne sait pas bien pourquoi, mais c’est bouleversant.<br />
<figure id="attachment_4306" aria-describedby="caption-attachment-4306" style="width: 960px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-4306" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2014/11/thierry-fontaine-les-filles-du-calvaire.jpg" alt="L’île habitée, 2000 © Thierry Fontaine, c-print courtesy Galerie les filles du calvaire" title="L’île habitée, 2000 © Thierry Fontaine, c-print courtesy Galerie les filles du calvaire" class="caption" align="center" width="960" height="968" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2014/11/thierry-fontaine-les-filles-du-calvaire.jpg 960w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2014/11/thierry-fontaine-les-filles-du-calvaire-298x300.jpg 298w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2014/11/thierry-fontaine-les-filles-du-calvaire-150x150.jpg 150w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2014/11/thierry-fontaine-les-filles-du-calvaire-768x774.jpg 768w" sizes="(max-width: 960px) 100vw, 960px" /><figcaption id="caption-attachment-4306" class="wp-caption-text">L’île habitée, 2000 © Thierry Fontaine, c-print courtesy Galerie les filles du calvaire</figcaption></figure></p>
<h2>**5 &#8211; Omar Victor Diop, <em>« Diaspora » </em> (<a href="http://www.magnin-a.com/">Galerie Magnin-A</a>)</h2>
<p>Omar Victor Diop, dont le succès ne cesse de s’accroître depuis sa première apparition aux Rencontres de Bamako 2011, a su renouveler son genre fétiche : le portrait. Avec « Diaspora », il évoque, sous la forme d’auto-portraits, 12 Africains qui ont marqué l’histoire de l’Occident à l’époque de la traite et de la colonisation. Des parcours oubliés des livres d’histoire : <strong>Angelo Soliman</strong>, <strong>Dom Nicolau</strong>, <strong>Juan de Pareja</strong>,<strong> Jean-Baptiste Belley</strong>, <strong>Don Miguel de Castro</strong>… Un voyage dans le temps avec un clin d’œil à notre époque, puisque chaque portrait révèle un détail lié au football pour symboliser la question de l’immigration. Le photographe explique : <em>« C’est l’hommage d’un Africain à ses prédécesseurs. C’est aussi l’hommage d’un être humain à des pionniers qui ont permis des brassages entre l’Afrique et le reste du monde. » </em> Ce travail en couleur dialogue à merveille avec les aînés de la maison : <strong>Seydou Keïta</strong>, <strong>J.D. Okhai Ojeikere</strong>, <strong>Mama Casset</strong>, <strong>Malick Sidibé</strong> et <strong>Jean Depara</strong>.<br />
<figure id="attachment_4307" aria-describedby="caption-attachment-4307" style="width: 1000px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-4307" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2014/11/545b524f5916avod1407065.jpg" alt="Dom Nicolau, Project Diaspora © Omar Victor Diop, 2014 Courtesy of Magnin-A" title="Dom Nicolau, Project Diaspora © Omar Victor Diop, 2014 Courtesy of Magnin-A" class="caption" align="center" width="1000" height="1500" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2014/11/545b524f5916avod1407065.jpg 1000w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2014/11/545b524f5916avod1407065-200x300.jpg 200w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2014/11/545b524f5916avod1407065-683x1024.jpg 683w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2014/11/545b524f5916avod1407065-768x1152.jpg 768w" sizes="(max-width: 1000px) 100vw, 1000px" /><figcaption id="caption-attachment-4307" class="wp-caption-text">Dom Nicolau, Project Diaspora © Omar Victor Diop, 2014 Courtesy of Magnin-A</figcaption></figure></p>
<h2>L’Insensé spécial Afrique</h2>
<p>Le très beau magazine photo créé en 1991 se met à l’heure africaine après avoir exploré dans ces deux derniers numéros la Chine et la Russie. Là encore, pas de surprises mais des valeurs sûres qui balaient les différentes régions du continent (pour une fois, l’Océan indien n’est pas oublié grâce à la présence de <strong>Malala Andrialavidrazana</strong> et de sa série <em>« Echoes »</em>) et quelques révélations récentes comme <strong>Mame-Diarra Niang</strong>, plasticienne et photographe franco-ivoiro-sénégalaise qui a intégré la galerie Stevenson (Afrique du Sud). Le format du magazine est flatteur et met en valeur les œuvres plus ou moins récentes. Il se feuillette comme un bel album de famille où l’on reconnaît les signatures visuelles avec délectation.<br />
<figure id="attachment_4308" aria-describedby="caption-attachment-4308" style="width: 745px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-4308" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2014/11/cover-africa-insense_copie.jpg" alt="COVER AFRICA INSENSE copie" title="COVER AFRICA INSENSE copie" class="caption" align="center" width="745" height="1024" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2014/11/cover-africa-insense_copie.jpg 745w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2014/11/cover-africa-insense_copie-218x300.jpg 218w" sizes="(max-width: 745px) 100vw, 745px" /><figcaption id="caption-attachment-4308" class="wp-caption-text">COVER AFRICA INSENSE copie</figcaption></figure></p>
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		<item>
		<title>Hamdoulah, ça va</title>
		<link>https://www.afriqueinvisu.org/hamdulah-ca-va511/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Olivia Marsaud]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 14 Oct 2010 08:42:22 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Éditorial]]></category>
		<category><![CDATA[Critique]]></category>
		<category><![CDATA[Exposition]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[Galerie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Mohamed Bourouissa a la bougeotte. Au sens propre comme au sens figuré. Il change de place, marche, tourne sur lui-même, fume cigarette sur cigarette. Dans sa tête, aussi, le mouvement suit. Il n’est jamais là où on l’attend. Après s’être fait connaître en tant que photographe (surtout avec la série Périphérique), il a initié un projet mêlant photo et vidéo via le téléphone portable, Temps mort, présenté à la Biennale de Berlin et à la Galerie Kamel Mennour à Paris. Lui, qui dit aimer les « aspérités » et être à la recherche de nouveaux médiums comme supports artistiques, est aussi devenu</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><a href="article132.html"><strong>Mohamed Bourouissa</strong></a> a la bougeotte. Au sens propre comme au sens figuré. Il change de place, marche, tourne sur lui-même, fume cigarette sur cigarette. Dans sa tête, aussi, le mouvement suit. Il n’est jamais là où on l’attend. Après s’être fait connaître en tant que photographe (surtout avec la série Périphérique), il a initié un projet mêlant photo et vidéo via le téléphone portable, Temps mort, présenté à la Biennale de Berlin et à la <a href="http://www.kamelmennour.fr/">Galerie Kamel Mennour</a> à Paris. Lui, qui dit aimer les « aspérités » et être à la recherche de nouveaux médiums comme supports artistiques, est aussi devenu commissaire d’exposition. Avec son amie <strong>Nabila Mokrani</strong>, qui travaille sur une thèse de sociologie sur l’entrée de l’islam dans l’art contemporain et s’est frottée aux montages d’expositions à Bamako, Alger et Paris, il a choisi six artistes qui lui sont proches, d’une manière ou d’une autre. <figure id="attachment_1614" aria-describedby="caption-attachment-1614" style="width: 315px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class=" alignright size-full wp-image-1614" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2010/10/hamdoullah01.jpg" alt="© Yasin Robert" title="© Yasin Robert" class="caption" align="right" width="315" height="320" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2010/10/hamdoullah01.jpg 315w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2010/10/hamdoullah01-295x300.jpg 295w" sizes="(max-width: 315px) 100vw, 315px" /><figcaption id="caption-attachment-1614" class="wp-caption-text">© Yasin Robert</figcaption></figure>« Ce sont des personnes dont on suit le travail depuis longtemps, qui ne sont pas forcément intégrés dans le monde de l’art, parce que certains sont totalement autodidactes, et qui ont du mal à montrer leur travail », explique Nabila.</p>
<p>Ainsi, le visiteur est accueilli, dans cet espace collé à l’ancien squat artistique de la rue de Rivoli, à Paris, par la photo-installation de <strong>Ben Dhaou</strong>, « Tout sol » : des photos prises avec un téléphone portable, imprimées puis froissées et posées en tas sur le sol. On peut choisir d’en prendre une ou pas, de l’ouvrir. Ou pas… « C’est un peu la photo papier-cadeau », résume Mohamed. « Ben Dhaou m’a assisté sur certaines de mes mises en scène. Aujourd’hui, il travaille dans un resto, mais il a une intention artistique réelle. Cette installation parle de la manière de laisser une trace. » Alfa Eiko, qui vient du rap, a construit une maquette reproduisant la prison de Villepinte. « Une prison, un musée, un atelier, une table d’architecte ? Ou tout ça à la fois ? », s’interroge Mohamed.</p>
<p>D’autres ont une formation artistique, comme <strong>Yasin Robert</strong> qui, après une école d’art, s’est tourné vers le graffiti, avant de revenir à une peinture plus classique. Il montre ici des paysages de banlieue familiers (tours, voitures, usines…) en total décalage avec l’héritage pictural auxquels ils font référence. <strong>Massinissa Selmani</strong>, lui, a choisi d’évoquer, dans un petit film d’animation, Merouane, le jeune kamikaze algérien qui s’est fait exploser dans le centre d’Alger en avril 2007. <strong>Karim Kal</strong>, repéré par Nabila au festival panafricain d’Alger, lui, photographie le bois de Boulogne et les « traces » laissées par ceux qui y passent ou y travaillent&#8230; </p>
<p>Enfin, les compositions géométriques d’<strong>Alexis Masurelle</strong>, qui mettent en scène des armes, sont à la fois belles et effrayantes. Certains y verront une référence à l’art islamique, d’autres aux rosaces de notre enfance. « Il a une fascination pour les objets de mort. <figure id="attachment_1615" aria-describedby="caption-attachment-1615" style="width: 400px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class=" alignright size-full wp-image-1615" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2010/10/hamdoullah02.jpg" alt="Le bois 6, Paris, 2008 © Karim Kal" title="Le bois 6, Paris, 2008 © Karim Kal" class="caption" align="right" width="400" height="299" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2010/10/hamdoullah02.jpg 400w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2010/10/hamdoullah02-300x224.jpg 300w" sizes="(max-width: 400px) 100vw, 400px" /><figcaption id="caption-attachment-1615" class="wp-caption-text">Le bois 6, Paris, 2008 © Karim Kal</figcaption></figure>En les démultipliant, ça devient beau, presque floral, note Mohamed. On se perd dans ses motifs. On perd ses repères. » C’est là toute l’ambition des deux commissaires : donner à voir des visions périphériques sur des sujets forts, comme la prison ou le terrorisme. « Ce sont des regards transversaux qui jouent avec le visible et l’invisible. Qui détournent la réalité. On voulait des choses fortes montrées avec subtilité et douceur », explique Mohamed. Nabila acquiesce : « Les artistes abordent des problématiques liées au réel sans tomber dans le spectaculaire ou le fictionnel. Le spectateur crée son propre champ mental à l’intérieur de l’œuvre. C’est pour ça qu’il n’y a pas de cartels, que l’accrochage est épuré. On ne voulait pas recréer une galerie ou un musée. »</p>
<p>Pour ce projet auto-financé, Nabila et Mohamed ont emprunté le titre de l’exposition à celui d’une chanson du rappeur La Fouine. « On l’écoutait en boucle et elle résume bien l’expo : on est dans l’urbain, les problèmes, la pression quotidienne… mais même si la vie est dure, on est encore là, vivants, pour la représenter. Hamdulah, ça va ! »</p>
<p><strong>Hamdoulah, ça va </strong><br />
<br />Jusqu’au 23 octobre 2010-10-12<br />
<br />59, rue de Rivoli 75001 Paris<br />
<br />du mardi au dimanche de 13 à 20h<br />
<br />entrée libre</p>
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