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	<title>Archives des Haïti - Afrique In Visu</title>
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	<description>Plateforme autour du métier de photographe en Afrique depuis 2006</description>
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	<title>Archives des Haïti - Afrique In Visu</title>
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		<title>Kazal &#8211; projet collectif en Haïti</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Afrique in visu]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 08 Apr 2019 08:41:59 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Éditorial]]></category>
		<category><![CDATA[Haïti]]></category>
		<category><![CDATA[Nicola Lo Calzo]]></category>
		<category><![CDATA[projet collectif]]></category>
		<category><![CDATA[Témoignage]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>KAZAL est un projet photographique qui retrace de manière inédite les mémoires de la dictature de François Duvalier en Haïti à travers l’histoire de Kazal, un bourg au Nord de Port-au-Prince en Haïti, où un évènement majeur de l&#8217;histoire contemporaine du pays fut perpétré en mars 1969 et évacué de l’histoire officielle : le massacre de Kazal. Au cours de trois années, six photographes haïtiens issus de la première génération post-Duvalier ont tissé un dialogue avec les habitants de Kazal pour interroger leurs mémoires des lieux et des évènements.&#160; Le projet, produit par Fokal et Kolektif 2D est à la fois</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>KAZAL </strong> est un projet photographique qui retrace de manière inédite les mémoires de la dictature de <strong>François Duvalier</strong> en Haïti à travers l’histoire de Kazal, un bourg au Nord de Port-au-Prince en Haïti, où un évènement majeur de l&rsquo;histoire contemporaine du pays fut perpétré en mars 1969 et évacué de l’histoire officielle : <em>le massacre de Kazal</em>. Au cours de trois années, six photographes haïtiens issus de la première génération post-Duvalier ont tissé un dialogue avec les habitants de Kazal pour interroger leurs mémoires des lieux et des évènements.&nbsp; Le projet, produit par <strong>Fokal</strong> et <strong>Kolektif 2D</strong> est à la fois un livre, une exposition itinérante et un long-format web.&nbsp; </p>



<p>La première exposition a lieu à la maison Dufort à Port-au-Prince à partir du 28 mars à l’occasion de la commémoration des 50 ans du massacre de Kazal.</p>



<p>  Le livre, édité <a href="https://www.andrefrereditions.com/livres/a-paraitre/kazal/">aux éditions André Frère (Fr-En-Kr), à paraitre le 26 mars 2019</a> en France, est accompagné par des textes entre autres de l’anthropologue <strong>Claudia Girola</strong> et de l’écrivaine <strong>Edwidge Danticat</strong>.</p>



<p>Les photographes auteurs du projet sont&nbsp;<strong>Edine Célestin</strong>,&nbsp;<strong>Fabienne Douce</strong>, <strong>Réginald Louissant Junior</strong>,&nbsp;&nbsp;<strong>Moïse Pierre</strong>, <strong>Georges Harry Rouzier</strong>, <strong>Mackenson Saint-Félix</strong> du Kolektif2d.</p>



<p>La direction artistique a été assurée par <strong>Nicola Lo Calzo</strong> en coordination avec <strong>Maude Malengrez</strong>.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Kazal&nbsp;: Une introduction</h2>



<p>Mon enfance, je l’ai vécue dans un univers d’interdictions. Celles de ramasser les prospectus dans les rues, de lire les messages graffités sur les murs, de regarder les militaires dans les yeux.<br><br>Je suis née en 1984, deux ans avant la chute de la dictature, mais j’ai grandi dans la peur de voir des tontons macoutes forcer notre porte, embarquer mon père, violer ma mère, exterminer la famille… J’ai été traumatisée par l’effroi qui figeait le visage de ma mère à l’évocation du nom Duvalier. Pourquoi, jusqu’à sa mort, a-t-elle refusé de croire que les temps avaient changé ?<br><br>À 14 ans, alors qu’elle s’en allait au marché à PetitTrou-de-Nippes, une commune du sud d’Haïti où elle vivait avec ses parents, des tontons macoutes l’ont contrainte à monter dans un camion et l’ont emmenée à Port-au-Prince. Il était alors coutume d’organiser des fêtes en l’honneur de Duvalier, ramassant çà et là des gens dans les villes de province pour combler une assistance glorifiant l’entente du Pouvoir et du Peuple. La fête finie, ma mère s’est retrouvée livrée à elle-même, sans moyens de rentrer chez elle. Par chance, elle trouva un hébergement fortuit et un travail comme domestique chez des étrangers. Elle vécut deux ans à Port-au-Prince avant de pouvoir rentrer chez elle. La croyant morte, ses parents avaient fait chanter une messe en sa mémoire.<br><br>Il y a trois ans de cela, nous sommes partis à Kazal, au nord de Port-au-Prince, avec l’espoir de mieux comprendre notre histoire familiale et l’histoire occultée de notre pays. Lors de nos premières visites, nous étions surpris par la puissance des émotions qui, jusqu’à aujourd’hui, surgissait des témoignages des habitants. À Kazal, les mots pour dire la dictature sont vifs. Ils se déversent au cours d’un flot incontrôlable. Celui qui n’était pas né lors des événements porte lui aussi un souvenir brutal de ce qui s’est passé en 1969. Au printemps de cette même année, des militaires et miliciens du régime écrasèrent dans le sang un soulèvement de paysans mécontents de payer les taxes abusives que leur imposait le pouvoir et de subir l’interdiction d’utiliser l’eau de la rivière qui sillonne leur propre village. Après quelques semaines d’hostilité, entre le 27 mars et le 16 avril 1969, on dénombra au moins 23 paysans morts, 80 disparus et 82 maisons incendiées. Les plus doctes désignent ces événements par « Massacre de Kazal », les Kazalais, eux, simplement par « L’affaire ». Lors de nos conversations, ces derniers égrènent les noms de ceux qui ont été exécutés sommairement, enterrés vifs, faits prisonniers.<br><br>Seuls de rares traces matérielles et quelques témoins de cette histoire ont pu résister au délabrement et au temps. Pourtant l’émotion monte à la gorge lorsque l’on visite ces lieux, fixe ces visages jusqu’alors inconnus, lorsque l’on écoute ces voix oubliées des livres d’histoire, des tribunaux et des archives du pays. Dans un pays où l’Histoire nous glisse entre les mains, où la mémoire s’effrite, leur parole se donne, s’envole, incomprise. Tout comme celle de nos mères.<br><br>Un texte d&rsquo;<strong>Edine Célestin</strong> &#8211; Kolektif 2d</p>



<div class="wp-block-image aligncenter size-full wp-image-5728"><figure class="aligncenter"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="1200" height="1553" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/04/couverture_kazal-2.jpg" alt="Couverture de Kazal" class="wp-image-5728" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/04/couverture_kazal-2.jpg 1200w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/04/couverture_kazal-2-232x300.jpg 232w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/04/couverture_kazal-2-791x1024.jpg 791w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/04/couverture_kazal-2-768x994.jpg 768w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/04/couverture_kazal-2-1187x1536.jpg 1187w" sizes="(max-width: 1200px) 100vw, 1200px" /><figcaption>Couverture de Kazal</figcaption></figure></div>



<h2 class="wp-block-heading">Les Mémoires de Kazal&nbsp;: une approche photographique 2015-2019</h2>



<p>Lorsque l’on évoque la mémoire, l’on considère généralement comme acquise la signification de ce terme, sans plus se poser le problème de sa définition. Mais qu’est-ce que la mémoire&nbsp;? Et dans quelle mesure la photographie peut-elle contribuer à un travail de mémoire comme celui contenu dans ce livre&nbsp;? Un travail photographique sur la mémoire peut-il lui-même devenir porteur et créateur de mémoire, dans une perspective de transmission et de revitalisation qui dépasse l’intention artistique du photographe&nbsp;?<br><br>Depuis son invention en 1839, la photographie entretient une relation privilégiée avec le temps et avec la mémoire&nbsp;: ce n’est pas un hasard si la photo-souvenir est, depuis toujours, l’usage le plus courant qui ait été fait de la photographie.<br><br>En tant que médium, la photographie est une des formes possibles de mise en récit de la mémoire à côté des formes plus anciennes comme l’oralité, l’écriture, le théâtre,&nbsp;etc. En même temps, en tant que témoignage du passé, la photographie est un contenu et peut être source de connaissance historique. Elle réactive la mémoire d’un fait historique et invite à sa réflexion. Cela dit, la photographie reste un témoignage fragmentaire, partiel, subjectif, polysémique&nbsp;: une photographie nous apprend sur un sujet photographié autant que sur son photographe. Elle demeure une interprétation de la réalité qui ne se laisse jamais complètement saisir. Comme l’affirme la photographe américaine Diane Arbus&nbsp;: «&nbsp;La photographie est un secret sur un secret.&nbsp;»<br><br>Plus encore, elle peut se démultiplier à l’infini dans la matérialité physique – papier, carton, panneaux,&nbsp;etc. – et dans l’immatérialité numérique. Ces qualités ne réduisent pas pour autant sa valeur de témoignage et c’est à partir de la prise en compte de toutes ces variables que l’on peut penser la relation entre la photographie et la mémoire&nbsp;: la photographie peut répondre à un véritable travail de mémoire, davantage qu’à un devoir de mémoire. À condition qu’elle dépasse sa prétention à dire la vérité absolue et vise plutôt à poser des questions, à nous interroger autour d&rsquo;un événement tragique, pour essayer de le déconstruire et de le comprendre dans sa complexité.<br>Les photographies présentées dans cet ouvrage, réalisées dans le cadre d’une master class conduite sur trois ans par le ci-nommé et coordonnée par Maude Malengrez, responsable du programme média de la Fondation Connaissance et Liberté-FOKAL, laissent délibérément ouvertes toutes ces questions, mais elles ont certainement une ambition en commun&nbsp;: celle de rendre visible aux Haïtiens autant qu’au monde entier les mémoires vivantes multiples et contradictoires d’un des événements tragiques et majeurs de l’histoire moderne haïtienne&nbsp;: le massacre de Kazal en 1969, sous la dictature de François Duvalier.<br><br>Ces images nous restituent cette visibilité à travers la précieuse complémentarité d’un regard croisé&nbsp;: d’un côté les témoins directs ou indirects des faits, les lieux où ces faits se sont déroulés et les manières dont leur mémoire s’est inscrite dans le paysage et dans la vie quotidienne des habitants de Kazal. De l’autre côté, le regard de six photographes haïtiens qui pensent, voient et photographient cette même mémoire à partir de leur propre expérience en tant qu’Haïtiens, tous issus de la première génération post-duvaliériste.<br><br>Par-delà les regards individuels de chaque photographe, la force de ce projet réside dans cette double perspective qui définit la narration du début à la fin et qui est assumée comme un parti pris de toute la narration. Dans ces termes, il a été question de réaliser un travail photographique documentaire et collectif qui puisse refléter la relation particulière entre les photographes et leur modèle.</p>



<p>Le processus de création s’est fait par étapes et par degrés. Pour les photographes ainsi que pour les sujets photographiés, ce fut une véritable rencontre avec l’histoire et le passé trouble d’Haïti qui, à ce jour, n’a pas encore été assumé ; il s’est agi aussi d’un parcours personnel long et complexe, où les photographes ont dû ruser avec des barrières sociales, culturelles et géographiques : eux, citadins de la capitale à la rencontre des Kazalais, la plupart d’entre eux, des paysans et des cultivateurs de la terre.<br>Ce parcours s’est construit autour des contacts noués avec les habitants, sur la confiance établie au fil des séjours réguliers entre 2015 et 2018, sur les succès et sur les échecs aussi, comme dans toute démarche artistique qui va à la rencontre de l’autre. Mais ce qui finalement a primé a été l’obstination à revenir sur ces mêmes lieux, pour écouter, montrer, partager et apporter de nouvelles pistes à la recherche, de nouvelles images, de nouveaux témoignages pour la circulation de la mémoire. Comme l’affirme Édouard Glissant : <em>« Chacun de nous a besoin de la mémoire de l’autre, parce qu’il n’y va pas d’une vertu de compassion ou de charité, mais d’une lucidité nouvelle dans un processus de la Relation. Et si nous voulons partager la beauté du monde, si nous voulons être solidaires de ses souffrances, nous devons apprendre à nous souvenir ensemble. »</em><br><br>Un texte de <strong>Nicola Lo Calzo </strong></p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" width="1024" height="683" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/10/01_KAZAL_MOISE-1024x683.jpg" alt="" class="wp-image-7205" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/10/01_KAZAL_MOISE-1024x683.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/10/01_KAZAL_MOISE-300x200.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/10/01_KAZAL_MOISE-768x512.jpg 768w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/10/01_KAZAL_MOISE-720x480.jpg 720w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/10/01_KAZAL_MOISE-480x320.jpg 480w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/10/01_KAZAL_MOISE.jpg 1200w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption>© Moïse Pierre<br>Embarquement d’un groupe de pêcheurs sur les côtes de Bayèl, Cabaret, 2015.</figcaption></figure>



<div class="wp-block-image aligncenter size-full wp-image-5729"><figure class="aligncenter"><img decoding="async" width="801" height="1200" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/04/02_kazal_reginald-2.jpg" alt="© Moïse Pierre" class="wp-image-5729" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/04/02_kazal_reginald-2.jpg 801w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/04/02_kazal_reginald-2-200x300.jpg 200w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/04/02_kazal_reginald-2-684x1024.jpg 684w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/04/02_kazal_reginald-2-768x1151.jpg 768w" sizes="(max-width: 801px) 100vw, 801px" /><figcaption>© Réginald Louissaint Junior<br>Bible appartenant à Morivia Joseph, l’une des témoins du massacre.<br>Kazal, 2016.</figcaption></figure></div>



<div class="wp-block-image aligncenter size-full wp-image-5730"><figure class="aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" width="1200" height="800" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/04/03_kazal_mackenson-2.jpg" alt="© Mackenson Saint-Félix" class="wp-image-5730" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/04/03_kazal_mackenson-2.jpg 1200w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/04/03_kazal_mackenson-2-300x200.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/04/03_kazal_mackenson-2-1024x683.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/04/03_kazal_mackenson-2-768x512.jpg 768w" sizes="(max-width: 1200px) 100vw, 1200px" /><figcaption>© Mackenson Saint-Félix<br>Moment de pause d’un groupe de cultivateurs à Desab, une localité de Cabaret, 2016.</figcaption></figure></div>



<figure class="wp-block-image size-large is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/10/04_KAZAL_GEORGES-1024x678.jpg" alt="" class="wp-image-7206" width="840" height="556" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/10/04_KAZAL_GEORGES-1024x678.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/10/04_KAZAL_GEORGES-300x199.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/10/04_KAZAL_GEORGES-768x509.jpg 768w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/10/04_KAZAL_GEORGES-480x318.jpg 480w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/10/04_KAZAL_GEORGES.jpg 1200w" sizes="(max-width: 840px) 100vw, 840px" /><figcaption>© Georges Harry Rouzier<br>Lycée Jérémie-Eliazer, baptisé ainsi en mémoire du chef de file du soulèvement.<br>Kazal, 2015.</figcaption></figure>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="683" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/10/05_KAZAL_EDINE-1024x683.jpg" alt="" class="wp-image-7207" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/10/05_KAZAL_EDINE-1024x683.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/10/05_KAZAL_EDINE-300x200.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/10/05_KAZAL_EDINE-768x512.jpg 768w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/10/05_KAZAL_EDINE-720x480.jpg 720w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/10/05_KAZAL_EDINE-480x320.jpg 480w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/10/05_KAZAL_EDINE.jpg 1200w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption>© Edine Célestin<br>Plaque commémorative en mémoire des victimes à Kazal.<br>« Les bourreaux oublient. Les victimes sont à jamais marquées. » Kazal, 2016.</figcaption></figure>



<div class="wp-block-image aligncenter size-full wp-image-5731"><figure class="aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" width="1200" height="797" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/04/06_kazal_fabienne-2.jpg" alt="© Fabienne Douce" class="wp-image-5731" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/04/06_kazal_fabienne-2.jpg 1200w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/04/06_kazal_fabienne-2-300x199.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/04/06_kazal_fabienne-2-1024x680.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/04/06_kazal_fabienne-2-768x510.jpg 768w" sizes="(max-width: 1200px) 100vw, 1200px" /><figcaption>© Fabienne Douce<br>Sur le pont de Kazal, 2015.</figcaption></figure></div>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="666" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/10/07_KAZAL_ARCHIVE-1024x666.jpg" alt="" class="wp-image-7208" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/10/07_KAZAL_ARCHIVE-1024x666.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/10/07_KAZAL_ARCHIVE-300x195.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/10/07_KAZAL_ARCHIVE-768x500.jpg 768w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/10/07_KAZAL_ARCHIVE-480x312.jpg 480w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/10/07_KAZAL_ARCHIVE.jpg 1200w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption>Archive<br>Photographie d’une des premières commémorations du massacre à Kazal après la chute de Duvalier.<br>Mars 1987</figcaption></figure>



<div class="wp-block-image aligncenter size-full wp-image-5732"><figure class="aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" width="1200" height="784" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/04/08_kazal_archive-2.jpg" alt="Archive" class="wp-image-5732" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/04/08_kazal_archive-2.jpg 1200w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/04/08_kazal_archive-2-300x196.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/04/08_kazal_archive-2-1024x669.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/04/08_kazal_archive-2-768x502.jpg 768w" sizes="(max-width: 1200px) 100vw, 1200px" /><figcaption>Archive<br>Article paru dans Le militant des droits de l’homme, n.6. Port-au-Prince, mars 1988.</figcaption></figure></div>
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		<title>L&#8217;univers solaire d&#8217;Henry Roy</title>
		<link>https://www.afriqueinvisu.org/pouvez-vous-nous-raconter-comment-vous-en-etes/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jeanne Mercier]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 05 Sep 2018 10:27:37 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Éditorial]]></category>
		<category><![CDATA[Haïti]]></category>
		<category><![CDATA[Interview]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>C&#8217;est cette lumière si naturelle, son univers solaire et onirique qui est la marque de fabrique du photographe Henry Roy. Dans cette interview, on parle de rêves, d&#8217;Haïti, de Dakar, de rêve, de vaudou, de couleur et de &#8230;. lumière. Pouvez-vous nous raconter comment vous en êtes venus à la photographie ? Ma découverte de la photographie a été un pur hasard. Un de mes amis de lycée, qui s&#8217;était pris de passion pour cette pratique, m&#8217;a invité un jour à assister à une session de tirage, dans son labo amateur noir et blanc. C&#8217;est en voyant, pour la première fois,</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>C&rsquo;est cette lumière si naturelle, son univers solaire et onirique qui est la marque de fabrique du photographe Henry Roy. Dans cette interview, on parle de rêves, d&rsquo;Haïti, de Dakar, de rêve, de vaudou, de couleur et de &#8230;. lumière. </p>
<p><strong>Pouvez-vous nous raconter comment vous en êtes venus à la photographie ?</strong><br />
<br />Ma découverte de la photographie a été un pur hasard.<br />
<br />Un de mes amis de lycée, qui s&rsquo;était pris de passion pour cette pratique, m&rsquo;a invité un jour à assister à une session de tirage, dans son labo amateur noir et blanc. C&rsquo;est en voyant, pour la première fois, apparaitre une image dans un bac de révélateur, que le choc originel s&rsquo;est produit.  Je ne saurais dire ce qui s&rsquo;est passé en moi, mais j&rsquo;ai instantanément décidé que j&rsquo;allais vivre de cette « alchimie ».</p>
<p><strong>Vous collaborez depuis plus de vingt ans avec différents magazines, comment travaillez-vous ? </strong><br />
<br />Je suis connu pour proposer une photographie « naturelle », baignée de lumière du jour (souvent solaire). J&rsquo;ai une nette prédilection pour le portrait, mais pratique, plus largement, le lifestyle. Autrement dit la photographie de voyage, d&rsquo;intérieur ou même d&rsquo;architecture.<br />
J&rsquo;interviens peu sur ce que je perçois. Mon guide est la lumière. C&rsquo;est en fonction d&rsquo;elle que je m&rsquo;oriente dans le réel. Je m&rsquo;intéresse, bien sûr, depuis toujours, à ce qui émane des êtres et des choses.<br />
Il s&rsquo;agit d&rsquo;une « captation », qui peut être extrêmement rapide, de ce que je ressens dans une situation, et à un instant donné.<br />
Un peu comme si chaque prise de vue était destinée à intégrer un journal fantasmé de ma vie. J&rsquo;ai, bien entendu, conscience des contraintes propres à chaque commande, et respecte le contexte de publication de mes images.<br />
Mais à l&rsquo;intérieur de ce cadre, j&rsquo;essaie de rester, autant que possible, moi-même. J&rsquo;évite donc soigneusement les clichés conventionnels.<br />
Cette forte identité me limite aux magazines indépendants et aux médias « pointus » (souvent liés à l&rsquo;univers du luxe).</p>
<p><strong>En parallèle vous menez un travail personnel, pourriez-vous nous en parler (en particulier votre travail <em>« Superstition »</em>) ?</strong><br />
<br />Mon livre <em>Superstition</em> n&rsquo;est que l&rsquo;extrait d&rsquo;un vaste corpus entamé il y a plusieurs décennies. Je profite, notamment, de mes voyages professionnels pour développer ce projet. Il s&rsquo;agit de définir un univers représentatif de ma sensibilité franco haïtienne; un espace poétique et onirique, emprunt d&rsquo;une forte influence animiste.<br />
Je suis persuadé que les images nous en disent bien plus que ce qu&rsquo;elles nous montrent.<br />
Je leur accorde même le pouvoir de façonner le réel, une dimension magique. Mon travail développe cette idée et conduit mes pas vers les lieux me permettant d&rsquo;affiner cette recherche.<br />
C&rsquo;est un processus intuitif, qui réclame une grande liberté de mouvement, ainsi qu&rsquo;une réelle autonomie vis à vis des figures imposées de la photographie (notamment la notion de sujet). </p>
<p><strong>Deux mots reviennent pour décrire votre travail, la lumière et la couleur.<br />
Parlez nous des lumières que vous captez dans vos images ?</strong><br />
<br />Lumière et couleur sont, en effet, l&rsquo;essence même de mon expression.<br />
&#8211; Comme je le disais plus haut, la lumière est mon guide. Celle qu&rsquo;irradie l&rsquo;astre solaire, qui donne ses couleurs à la vie, conditionne mes images. Je suis très conscient, quand je travaille, de cette dépendance.<br />
<br />Quant à la couleur, elle a toujours été &#8211; de tout temps et en tout lieu &#8211; le véhicule de symboles puissants. Il se trouve que je viens d&rsquo;un pays, une culture, coloristes. Je ne peux me passer des couleurs, des plus subtiles aux plus vives.<br />
Dans mes livres, elles fonctionnent comme les notes d&rsquo;une polyphonie visuelle.<br />
Je dirais, pour conclure, que lumière et couleur composent l&rsquo;alphabet avec lequel je façonne mon cheminement intérieur.</p>
<p><strong>Ombres chinoises, hommes et femmes qui dorment. Il y a comme une certaine latence dans vos images comme si tout n&rsquo;était qu&rsquo;attente dans la vie&#8230;</strong><br />
<br />Dans la vie, ou dans les rêves!<br />
J&rsquo;évolue en effet dans un espace indécis, entre deux temporalités et dimensions. Il s&rsquo;agit d&rsquo;une volonté de tenir à distance la sacro sainte notion de réel.<br />
Non, à mon avis, une photographie n&rsquo;est pas réelle, et ne peut l&rsquo;être en aucun cas. Elle n&rsquo;est que le fruit d&rsquo;un choix, une coupe, plus ou moins signifiante, dans l&rsquo;espace temps.<br />
Je suis beaucoup plus intéressé par le langage flottant du rêve.<br />
Ces personnages qui dorment, dans mon travail, nous invitent à imaginer le monde invisible de leurs songes, tout en nous interrogeant sur la validité de nos propres perceptions.<br />
Il en est de même pour les ombres projetées, qui dupliquent les formes et les prolongent avec mystère (un peu comme dans un tableau de Giorgio De Chirico).<br />
<br />La question qui m’obsède est la suivante : Rêve t’on en état de veille ou en sommeil ? C’est une question métaphysique.<br />
<br />Les récentes découvertes des neurosciences et de la physique quantique mettent sérieusement à mal l’idée que nous nous faisons du monde, de la conscience et du réel.<br />
Ce que nous percevons ne serait qu’une interprétation cérébrale de ce qui est. Il y a donc une (voir des) réalité (s), imperceptible (s) par nos sens, derrière la notre, qui ne serait, en quelque sorte, qu’une illusion.<br />
Cette découverte rejoint les savoirs promus par les spiritualités millénaires.<br />
C’est un sujet qui me passionne. D’autant que je suis issu d’une culture vodouisante. Disons que mon travail rend compte, sans artifice, de la part d’irréalité qui nous entoure.</p>
<p><strong>Pourriez-vous nous décrire cette image en particulier ?  Celle de la femme qui à la tête en arrière ? </strong><br />
<br />La jeune femme représentée sur cette photo s’appelle Aminata. Elle a été photographiée à son insu, lors de mon dernier voyage à Dakar.<br />
Son visage renversé, photographié dans un angle inhabituel, pour un portrait, accentue l’étrangeté de l’image.<br />
Cette position, où elle s’abandonne, vulnérable, à la merci du regardeur, lui confère un aspect à la fois morbide, sensuel et passionné ; tandis que la lumière donne à son visage la symbolique d’un masque.<br />
Le bois, sur lequel elle prend appuie, et le tissu aux motifs géométriques qui orne l’arrière plan, suggèrent l’Afrique traditionnelle.<br />
Pourtant, le tissage de ses cheveux et son vêtement nous indiquent l’époque actuelle.<br />
<figure id="attachment_5518" aria-describedby="caption-attachment-5518" style="width: 1200px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-5518" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2018/09/aiv_aminitasleeping_dakar_2016.jpg" alt="© Henry Roy" title="© Henry Roy" class="caption" data-description="Aminita Sleeping Dakar 2016" align="center" width="1200" height="798" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2018/09/aiv_aminitasleeping_dakar_2016.jpg 1200w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2018/09/aiv_aminitasleeping_dakar_2016-300x200.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2018/09/aiv_aminitasleeping_dakar_2016-1024x681.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2018/09/aiv_aminitasleeping_dakar_2016-768x511.jpg 768w" sizes="(max-width: 1200px) 100vw, 1200px" /><figcaption id="caption-attachment-5518" class="wp-caption-text">© Henry Roy</figcaption></figure><br />
C’est une image, que je qualifierais d’« ouverte ». C’est à dire qu’elle laisse l’espace à chacun d’ y projeter son propre imaginaire.</p>
<p><strong>Comment a été pensé le livre « Superstition » chez Études Books ? </strong><br />
<br />C’est tout simple. J’ai été contacté par Nicolas Poillot (fondateur et directeur de création d’Etudes Studio), qui m’a dit admirer beaucoup mon travail. Il suivait mes photos depuis de nombreuses années dans des revues indépendantes de renommée internationale telles que Purple.<br />
Il m’a proposé de me consacrer un livre de son édition Blue Books, dont le format et la pagination sont standardisés.<br />
J’ai accepté car j’apprécie le soin et la qualité qu’il applique à tout ce qu’il produit.<br />
Nous avons ensuite coopéré sur la sélection des images. Après plusieurs aller retour, nous nous sommes mis d’accord pour un editing.<br />
J’ai moi-même proposé le titre et écrit le texte d’introduction.<br />
Il ne restait qu’à mettre en page les photos. S’est alors posée la question de l’association de visuels disparates dans un même objet. Ce à quoi Etudes a su répondre avec brio en imaginant un système d’amorce conçue comme un rappel de l’image précédente se perpétuant d’une double page à l’autre. </p>
<p><strong>C&rsquo;est une ébauche pour un livre futur, n&rsquo;est-ce pas ? comment l&rsquo;imaginez-vous ? </strong><br />
<br /><em>Superstition</em> est mon cinquième livre. Tous s’inscrivent dans une même dynamique éditoriale, que je voudrais pousser jusqu’à son paroxysme.<br />
Grâce à une articulation narrative innovante, l’introduction de textes et un volume de travail plus important que ce qui a pu être présenté jusqu’à présent, je souhaite exprimer toute la force de mon univers et la pertinence de ma démarche (évoquée plus haut) dans le champ de la photographie contemporaine.<br />
Je l’imagine donc comme un ouvrage conséquent, inventif et hybride, d’une grande puissance poétique.  </p>
<p><strong>Quels sont vos projets dans les prochaines années ? </strong><br />
<br />D&rsquo;abord, je termine Portfolio, le livre que j&rsquo;écris actuellement. Il s&rsquo;agit d&rsquo;une auto fiction qui se nourrit de la matière de mon travail photographique.<br />
<br />Ensuite j’ai un projet de film, court métrage.<br />
<br />J’ai plusieurs expositions prévues, notamment à Paris et dans les Alpes.<br />
<br />Ainsi qu’une résidence au château de Chaumont. Je suis aussi à la recherche de financements pour un projet (photo et texte) sur le Rwanda actuel.<br />
<br />Enfin, j’ai plusieurs projets de participation à divers Festival d’art et de cinéma en Haïti. Formidables occasions de m’impliquer dans la culture de ce pays (où j’ai déjà enseigné), tout en y poursuivant mes recherches.</p>
<p><em>A découvrir en septembre, quelques images de Henry Roy à Paris :</em></p>
<p>&#8211; <strong>Exposition à la Librairie Galerie OFR</strong><br />
<br />du 6 au 14 Septembre<br />
<br />20, rue Dupetit-Thouars 75003 Paris<br />
<br />M° Temple, République ou Filles du Calvaire.</p>
<p>&#8211; <strong>Exposition à la Galerie Patricia Dorfmann</strong><br />
<br />du 14 au 22 Septembre<br />
<br />61, rue de la Verrerie 75004 Paris<br />
<br />M° Hôtel de Ville<br />
<br />http://www.patriciadorfmann.com/</p>
<p>Pour suivre Henry Roy sur instagram, cliquez <a href="https://www.instagram.com/henryroy_world/?hl=fr">ici.</a></p>
<p><figure id="attachment_5519" aria-describedby="caption-attachment-5519" style="width: 800px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-5519" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2018/09/aiv_twostudents_dakar_2010.jpg" alt="© Henry Roy" title="© Henry Roy" class="caption" data-description="Two Students Dakar 2010" align="center" width="800" height="1200" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2018/09/aiv_twostudents_dakar_2010.jpg 800w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2018/09/aiv_twostudents_dakar_2010-200x300.jpg 200w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2018/09/aiv_twostudents_dakar_2010-683x1024.jpg 683w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2018/09/aiv_twostudents_dakar_2010-768x1152.jpg 768w" sizes="(max-width: 800px) 100vw, 800px" /><figcaption id="caption-attachment-5519" class="wp-caption-text">© Henry Roy</figcaption></figure><br />
<figure id="attachment_5520" aria-describedby="caption-attachment-5520" style="width: 1200px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-5520" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2018/09/aiv_wrestlers_dakar_2016.jpg" alt="© Henry Roy" title="© Henry Roy" class="caption" data-description="Wrestlers Dakar 2016" align="center" width="1200" height="790" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2018/09/aiv_wrestlers_dakar_2016.jpg 1200w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2018/09/aiv_wrestlers_dakar_2016-300x198.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2018/09/aiv_wrestlers_dakar_2016-1024x674.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2018/09/aiv_wrestlers_dakar_2016-768x506.jpg 768w" sizes="(max-width: 1200px) 100vw, 1200px" /><figcaption id="caption-attachment-5520" class="wp-caption-text">© Henry Roy</figcaption></figure><br />
<figure id="attachment_5521" aria-describedby="caption-attachment-5521" style="width: 807px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-5521" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2018/09/aiv_roma1_rome_2010.jpg" alt="© Henry Roy" title="© Henry Roy" class="caption" data-description="Roma Rome 2010" align="center" width="807" height="1200" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2018/09/aiv_roma1_rome_2010.jpg 807w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2018/09/aiv_roma1_rome_2010-202x300.jpg 202w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2018/09/aiv_roma1_rome_2010-689x1024.jpg 689w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2018/09/aiv_roma1_rome_2010-768x1142.jpg 768w" sizes="(max-width: 807px) 100vw, 807px" /><figcaption id="caption-attachment-5521" class="wp-caption-text">© Henry Roy</figcaption></figure><br />
<figure id="attachment_5522" aria-describedby="caption-attachment-5522" style="width: 1200px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-5522" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2018/09/aiv_manthinking_yaounde_2002.jpg" alt="© Henry Roy" title="© Henry Roy" class="caption" data-description="Man Thinking Yaoundé 2002" align="center" width="1200" height="792" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2018/09/aiv_manthinking_yaounde_2002.jpg 1200w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2018/09/aiv_manthinking_yaounde_2002-300x198.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2018/09/aiv_manthinking_yaounde_2002-1024x676.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2018/09/aiv_manthinking_yaounde_2002-768x507.jpg 768w" sizes="(max-width: 1200px) 100vw, 1200px" /><figcaption id="caption-attachment-5522" class="wp-caption-text">© Henry Roy</figcaption></figure><br />
<figure id="attachment_5523" aria-describedby="caption-attachment-5523" style="width: 1200px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-5523" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2018/09/aiv_marrakechroofs_tunisie_2013.jpg" alt="© Henry Roy" title="© Henry Roy" class="caption" data-description="Marrakech Roofs 2013" align="center" width="1200" height="804" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2018/09/aiv_marrakechroofs_tunisie_2013.jpg 1200w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2018/09/aiv_marrakechroofs_tunisie_2013-300x201.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2018/09/aiv_marrakechroofs_tunisie_2013-1024x686.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2018/09/aiv_marrakechroofs_tunisie_2013-768x515.jpg 768w" sizes="(max-width: 1200px) 100vw, 1200px" /><figcaption id="caption-attachment-5523" class="wp-caption-text">© Henry Roy</figcaption></figure><br />
<figure id="attachment_5524" aria-describedby="caption-attachment-5524" style="width: 801px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-5524" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2018/09/aiv_mansleeping_yaounde_2002.jpg" alt="© Henry Roy" title="© Henry Roy" class="caption" data-description="Man Sleeping Yaoundé 2002" align="center" width="801" height="1200" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2018/09/aiv_mansleeping_yaounde_2002.jpg 801w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2018/09/aiv_mansleeping_yaounde_2002-200x300.jpg 200w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2018/09/aiv_mansleeping_yaounde_2002-684x1024.jpg 684w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2018/09/aiv_mansleeping_yaounde_2002-768x1151.jpg 768w" sizes="(max-width: 801px) 100vw, 801px" /><figcaption id="caption-attachment-5524" class="wp-caption-text">© Henry Roy</figcaption></figure><br />
<figure id="attachment_5525" aria-describedby="caption-attachment-5525" style="width: 1200px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-5525" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2018/09/aiv_car_shadow_dakar_2010.jpg" alt="© Henry Roy" title="© Henry Roy" class="caption" data-description="Car Shadow Dakar 2010" align="center" width="1200" height="804" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2018/09/aiv_car_shadow_dakar_2010.jpg 1200w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2018/09/aiv_car_shadow_dakar_2010-300x201.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2018/09/aiv_car_shadow_dakar_2010-1024x686.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2018/09/aiv_car_shadow_dakar_2010-768x515.jpg 768w" sizes="(max-width: 1200px) 100vw, 1200px" /><figcaption id="caption-attachment-5525" class="wp-caption-text">© Henry Roy</figcaption></figure></p>
<p>L’article <a href="https://www.afriqueinvisu.org/pouvez-vous-nous-raconter-comment-vous-en-etes/">L&rsquo;univers solaire d&rsquo;Henry Roy</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.afriqueinvisu.org">Afrique In Visu</a>.</p>
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