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	<title>Archives des photographie de studio - Afrique In Visu</title>
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	<description>Plateforme autour du métier de photographe en Afrique depuis 2006</description>
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	<title>Archives des photographie de studio - Afrique In Visu</title>
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		<title>Studio Pellosh &#8211; Interview de Maurice Pellosh et Emmanuèle Béthery</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Afrique in visu]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 22 Mar 2022 14:13:01 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Éditorial]]></category>
		<category><![CDATA[Interview]]></category>
		<category><![CDATA[photographie argentique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le 17 décembre 1973 Maurice Bidilou ouvre le Studio Pellosh à Pointe Noire au Congo Brazzaville. Jusqu&#8217;au milieu des années 90, Pellosh voit défiler dans son studio, toutes les strates de la société congolaises : les sapeurs bien sur mais aussi les familles, les amoureux, les travailleurs &#8230; Contemporain de ses confrères, Jean Depara, Malick Sidibé ou Sakaly, ses images racontent un pan de l&#8217;histoire du portrait de la capitale économique du Congo. Il revient dans cette interview sur l&#8217;histoire de ce studio mythique de Pointe Noire: création, matériel, contexte de l&#8217;époque jusqu&#8217;à sa rencontre il y a quelques années</p>
<p>L’article <a href="https://www.afriqueinvisu.org/studio-pellosh-interview-de-maurice-pellosh-et-emmanuelle-bethery/">Studio Pellosh &#8211; Interview de Maurice Pellosh et Emmanuèle Béthery</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.afriqueinvisu.org">Afrique In Visu</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p>Le 17 décembre 1973 Maurice Bidilou ouvre le Studio Pellosh à Pointe Noire au Congo Brazzaville. Jusqu&rsquo;au milieu des années 90, Pellosh voit défiler dans son studio, toutes les strates de la société congolaises : les sapeurs bien sur  mais aussi les familles,  les amoureux, les travailleurs &#8230; Contemporain de ses confrères, Jean Depara, Malick Sidibé ou Sakaly, ses images racontent un pan de l&rsquo;histoire du portrait de la capitale économique du Congo. </p>



<p>Il revient dans cette interview sur l&rsquo;histoire de ce studio mythique de Pointe Noire: création, matériel, contexte de l&rsquo;époque jusqu&rsquo;à sa rencontre il y a quelques années avec Emmanuèle Béthery qui s&rsquo;attache aujourd&rsquo;hui à numériser son travail  et à l&rsquo;exposer à travers le monde. </p>



<p></p>



<p></p>



<p><strong>Maurice Pellosh:Pour commencer, comment en êtes-vous venu à la photographie ?</strong><br>Je suis né à Bouansa en 1951 et j’y ai grandi jusqu’à mes 17 ans. Puis j’ai rejoint mon frère à Pointe Noire. J’ai fait quelques petits boulots puis mon oncle m’a incité à apprendre la photographie. C’est comme ça que j’ai commencé mon apprentissage en 1971 au Studio Janot Père. Contre une dame jeanne de vin, un régime de bananes et 20 000 FCFA, j’ai été formé pendant 20 mois au métier de photographe portraitiste ; prise de vue , lumière et tirage.<br>Le sobriquet de Pellosh , je l’ai choisi quand j’avais 14 ans bien avant de devenir photographe. Je trouvais que ce mot sonnait bien et était agréable à écrire. On avait tous des sobriquets, c’était la mode !</p>



<p><strong>Maurice Pellosh:Quel était le contexte culturel au Congo Brazzaville à l&rsquo;époque ?</strong><br>La ville était animée, il y avait un cinéma, Le Rex (devenu une église, que décrit <strong>Alain Mabanckou</strong>), mon studio était dans ce quartier du grand Marché. Il y avait des clubs ou passaient des groupes de musique, principalement le groupe <a href="https://www.discogs.com/fr/artist/2495954-Orchestre-African-Mod-Matata">Africa Mod Matata</a>.<br>Quand j’ai ouvert mon studio le 17 décembre 1973, il y avait déjà quelques studios photos qui ne sont plus de ce monde : Studio Photo Pelé, Studio Photo Yves, Studio Photo A.Sept et le Studio Photo B Luc Magloire.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="1024" height="1024" src="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/03/AIV-Maurice-Pellosh-devant-son-studio-1024x1024.jpg" alt="" class="wp-image-7797" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/03/AIV-Maurice-Pellosh-devant-son-studio-1024x1024.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/03/AIV-Maurice-Pellosh-devant-son-studio-300x300.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/03/AIV-Maurice-Pellosh-devant-son-studio-150x150.jpg 150w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/03/AIV-Maurice-Pellosh-devant-son-studio-768x768.jpg 768w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/03/AIV-Maurice-Pellosh-devant-son-studio-1536x1536.jpg 1536w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/03/AIV-Maurice-Pellosh-devant-son-studio-2048x2048.jpg 2048w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/03/AIV-Maurice-Pellosh-devant-son-studio-480x480.jpg 480w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption>Maurice Pellosh devant son studio</figcaption></figure>



<p><strong>Maurice Pellosh:</strong> <strong>Dès 1973, vous ouvrez votre studio, studio Pellosh à Pointe noire, qui est le premier public dans les années 70 ?</strong><br>Au Congo, la Sape qui est à la fois le vêtement et l’acronyme de la <strong>S</strong>ociété des <strong>A</strong>mbianceurs et des <strong>P</strong>ersonnes <strong>É</strong>légantes, est une vielle passion. Dans les années 70, la Sape est en plein boum et la clientèle ponténégrine aspire à des clichés-souvenirs très étudiés que l’on destine à ses proches et dont on peut commander des agrandissements.<br>Des voisins, des familles quand il y avait des enfants qui naissaient, des couples d’amoureux et des jeunes hommes sapeurs pour offrir les tirages à leur petite copine. Les gens se faisaient beaux et dans le studio, je finissais de les préparer. Il y avait des habits à disposition et des accessoires ; sacs à main, chapeaux, mobylettes, lunettes. Dès qu’ils voulaient montrer un évènement, ils venaient me voir. Je prenais des photos N et B et je m’occupais des tirages. J’allais aussi dans les soirées et dans les clubs de danse.<br>Puis petit à petit, les produits et le papier sont venus à manquer et au début des années 80, j‘ai fait des photos couleurs. J’envoyais les films à développer en France dans les labos Mourette S.A et PhotoRush. Les photos tirées revenaient en 15 ou 20 jours. En 1985, le 1er labo Couleur Yvon Riou, a ouvert ses portes à Pointe Noire. Puis peu à peu le numérique a tout remplacé.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" width="1024" height="1024" src="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/03/AIV-Pleins-feux-1024x1024.jpg" alt="" class="wp-image-7798" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/03/AIV-Pleins-feux-1024x1024.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/03/AIV-Pleins-feux-300x300.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/03/AIV-Pleins-feux-150x150.jpg 150w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/03/AIV-Pleins-feux-768x768.jpg 768w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/03/AIV-Pleins-feux-1536x1536.jpg 1536w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/03/AIV-Pleins-feux-480x480.jpg 480w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/03/AIV-Pleins-feux.jpg 1757w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption>Pleins feux ! © Studio Pellosh</figcaption></figure>



<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" width="1024" height="1024" src="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/03/AIV-Les-amoureux-1976-1024x1024.jpg" alt="" class="wp-image-7795" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/03/AIV-Les-amoureux-1976-1024x1024.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/03/AIV-Les-amoureux-1976-300x300.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/03/AIV-Les-amoureux-1976-150x150.jpg 150w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/03/AIV-Les-amoureux-1976-768x768.jpg 768w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/03/AIV-Les-amoureux-1976-1536x1536.jpg 1536w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/03/AIV-Les-amoureux-1976-2048x2048.jpg 2048w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/03/AIV-Les-amoureux-1976-480x480.jpg 480w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption>Les amoureux, 1976 © Studio Pellosh</figcaption></figure>



<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="992" height="992" src="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/03/AIV-Achille-et-Alphonse.jpg" alt="" class="wp-image-7791" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/03/AIV-Achille-et-Alphonse.jpg 992w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/03/AIV-Achille-et-Alphonse-300x300.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/03/AIV-Achille-et-Alphonse-150x150.jpg 150w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/03/AIV-Achille-et-Alphonse-768x768.jpg 768w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/03/AIV-Achille-et-Alphonse-480x480.jpg 480w" sizes="(max-width: 992px) 100vw, 992px" /><figcaption>Achille et Alphonse © Studio Pellosh</figcaption></figure>



<p><strong>Maurice Pellosh:Vous poursuivez jusqu&rsquo;à la fin des années 90, le public a-t-il évolué ?</strong><br>C’étaient toujours des bandes de copains sapeurs et copines, des enfants, des familles. Il y a eu aussi plus de photos d’identité car les gens ont commencé à avoir des papiers.</p>



<p><strong>Maurice Pellosh:</strong> <strong>Et votre pratique, parlez nous de l&rsquo;évolution technique, appareil, pellicule N&amp;B , couleur ?</strong><br>J’ai commencé avec un appareil Yashica mat-124 G que j’avais commandé en France, des pellicules 6&#215;6 format 120 de 12 et 24 poses. Puis sont arrivés des appareils des films 24&#215;36 de 12, 24 et 36 poses, N et B et couleurs. Les marques étaient Yashica, Minolta et Nikon. C’est comme ça, que nous avons mis à l’écart les appareils 6&#215;6. La qualité n’est plus la même, les photos argentiques étaient de meilleur qualité que les photos numériques</p>



<p><strong>Maurice Pellosh:</strong> <strong>Quelques années plus tard, quand on revient sur l&rsquo;ensemble de vos images, quels sont les sujets ou communautés qui se distinguent ?</strong><br>J’aime l&rsquo;idée que tout le monde pouvait venir à mon studio. Les prix étaient bas et fixés par l’union des photographes congolais (l’UNEAC, union national écrivains et arts congolais). Les gens choisissaient des petits tirages (9&#215;13 ou 13&#215;18). Les photos étaient recadrées même si les négatifs étaient 6&#215;6.</p>



<p><strong>Maurice Pellosh:</strong> <strong>Avec Emmanuèle Béthery, vous contactez les anciens modèles de vos photographies, quelles sont leurs réactions ? Racontez nous une image&#8230;</strong><br>Emmanuèle a commencé à rechercher des gens. Ils ont tous entre 50 et 70 ans maintenant et certains ne sont plus de ce monde. Il y a un ancien client Bernard Bioka qui à la suite d’un contact d’Emmanuèle , est venu me rendre visite car il habite encore à Pointe Noire. Avec ses 2 amis, Dieudonné et Romuald, ils venaient régulièrement au Studio. Ils offraient les tirages à leurs petites copines. Ils n’ont plus aucun tirage chez eux ! ça m’a fait plaisir de le rencontrer.<br>C&rsquo;est la photographie que l&rsquo;on voit au début de cette interview, Bernard Bioka est  à droite sur la photo, sa cravate était rouge !</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="992" height="992" src="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/03/AIV-Les-2-soeurs.jpg" alt="" class="wp-image-7794" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/03/AIV-Les-2-soeurs.jpg 992w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/03/AIV-Les-2-soeurs-300x300.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/03/AIV-Les-2-soeurs-150x150.jpg 150w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/03/AIV-Les-2-soeurs-768x768.jpg 768w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/03/AIV-Les-2-soeurs-480x480.jpg 480w" sizes="(max-width: 992px) 100vw, 992px" /><figcaption>Les 2 soeurs © Studio Pellosh</figcaption></figure>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="1024" src="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/03/AIV-Antoinette-1024x1024.jpg" alt="" class="wp-image-7792" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/03/AIV-Antoinette-1024x1024.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/03/AIV-Antoinette-300x300.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/03/AIV-Antoinette-150x150.jpg 150w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/03/AIV-Antoinette-768x768.jpg 768w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/03/AIV-Antoinette-1536x1536.jpg 1536w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/03/AIV-Antoinette-480x480.jpg 480w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/03/AIV-Antoinette.jpg 1757w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption>Antoinette © Studio Pellosh</figcaption></figure>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="1024" src="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/03/AIV-Les-communiantes-1975-1024x1024.jpg" alt="" class="wp-image-7796" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/03/AIV-Les-communiantes-1975-1024x1024.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/03/AIV-Les-communiantes-1975-300x300.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/03/AIV-Les-communiantes-1975-150x150.jpg 150w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/03/AIV-Les-communiantes-1975-768x768.jpg 768w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/03/AIV-Les-communiantes-1975-1536x1536.jpg 1536w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/03/AIV-Les-communiantes-1975-2048x2048.jpg 2048w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/03/AIV-Les-communiantes-1975-480x480.jpg 480w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption>Les communiantes, 1975 © Studio Pellosh</figcaption></figure>



<p><strong>Maurice Pellosh:</strong> <strong>Aujourd&rsquo;hui , plusieurs photographes de studio comme Malick Sidibé, Jean Depara, Sakaly ont une grande reconnaissance, qu&rsquo;en est-il pour vous sur place et à l&rsquo;étranger?</strong><br>A Pointe Noire, je ne travaille plus à part de temps en temps des photos d’identité. Je n’ai plus de studio, c’est chez moi et tout le monde à un appareil téléphone qui prend des photos ! A part mes amis à qui j’ai fait part du travail d’Emmanuèle avec mes photos, plus personne ne me connait.<br>Je commence à être connu en France, en Europe et aussi aux USA. Beaucoup de collectionneurs afro américains s’intéressent à mes photos. Les nouveaux tirages argentiques faits à Paris format carré sont très beaux. Il y a aussi des collectionneurs africains d’Art qui commencent à acheter des tirages. Emmanuèle prépare, avec mon accord, des prochaines expositions et avec mon compte Instagram, les personnes intéressées de toute la planète commandent des photos. Je n’ai pas Instagram mais Emmanuèle m&rsquo;explique ce qu’elle fait. Elle m’envoie de l’argent tous les mois par un ami commun qui a un compte à la banque et internet.</p>



<p><strong>Maurice Pellosh:</strong> <strong>Votre studio existe-il encore ou a-t-il repris ? Continuez vous la photographie ?</strong><br>Mon studio, dans le quartier du Rex (devenu une église) et de la Grande mosquée du Grand Marché a été repris par un coiffeur. C’est encore un quartier très animé en bord de l’ancienne ville coloniale.</p>



<p><strong>Maurice Pellosh:</strong> <strong>Où en êtes vous de la numérisation de votre fond d&rsquo;archives et pouvez vous nous raconter, de combien d&rsquo;images, types de sujets il se constitue ?</strong><br>C’est Emmanuèle qui s’occupe d’archiver tous mes négatifs, et elle n’a pas finit car il y en a beaucoup.<br>A Pointe Noire, chez moi, les conditions de conservation n’étaient pas bonnes et beaucoup de négatifs ont disparu à cause de l’humidité, des termites et des souris ! Il était temps de faire différemment.<br>Les photographes comme moi gardaient les négatifs dans leur studio pour que les clients reviennent faire des tirages quand ils voulaient.</p>



<p><strong>Maurice Pellosh:</strong> <strong>Que s’est il passé pendant la guerre civile (1997/2000) pour vous à Pointe Noire mais aussi pour vos confrères de Brazzaville ?<br></strong>La guerre civile n’est pas arrivée jusqu’à Pointe-Noire, le maire et le préfet avait dit non à la guerre civile. Elle a été à Brazzaville, la région du Pool, de Bouenza et du Niari. A cette époque, j’avais prévu d’installer le Studio Pellosh à Brazzaville mais j’ai renoncé à cause de la guerre. Les studios photo de Brazza ont dû stopper l’activité et leur studio a souvent brulé, les négatifs et le matériel aussi.</p>



<p><strong>Maurice Pellosh:</strong> <strong>Quels sont les projets d&rsquo;exposition ou que vous avez ?</strong><br>Malheureusement, l’exposition à l’Institut français de Pointe Noire a été repoussée 2 fois à cause du Covid. C’est une exposition où j’aurais pu être présent, et on avait prévu de reconstituer mon studio avec des vieux pagnes. J’aurais pris en photo les visiteurs avec des accessoires de l’époque.<br>Emmanuèle a prévu une exposition à l’alliance française de Dar es Saalam en octobre 2022, je suis d’accord car c’est bien que mes photos soient exposées sur le continent africain. Comme il y a beaucoup d’amateurs et collectionneurs aux états unis, ça serait bien d’exposer à New York. Emmanuèle y pense. On voudrait faire aussi un film documentaire où ensemble, on rechercherait des anciens clients dans Pointe Noire et peut être Brazzaville pour qu’ils racontent cette époque. C’est une époque qui était joyeuse et tout le monde était optimiste pour l’avenir. Un livre aussi avec les meilleures photos.<br>Il y a beaucoup à faire car il y a à peine 2 ans, personne ne connaissait mon nom ! Je suis heureux d’être encore en vie.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="992" height="992" src="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/03/AIV-Vive-les-vacances.jpg" alt="" class="wp-image-7800" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/03/AIV-Vive-les-vacances.jpg 992w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/03/AIV-Vive-les-vacances-300x300.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/03/AIV-Vive-les-vacances-150x150.jpg 150w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/03/AIV-Vive-les-vacances-768x768.jpg 768w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/03/AIV-Vive-les-vacances-480x480.jpg 480w" sizes="(max-width: 992px) 100vw, 992px" /><figcaption>Vives les vacances © Studio Pellosh</figcaption></figure>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="1024" src="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/03/AIV-Clopes-et-chapeaux-1024x1024.jpg" alt="" class="wp-image-7793" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/03/AIV-Clopes-et-chapeaux-1024x1024.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/03/AIV-Clopes-et-chapeaux-300x300.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/03/AIV-Clopes-et-chapeaux-150x150.jpg 150w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/03/AIV-Clopes-et-chapeaux-768x768.jpg 768w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/03/AIV-Clopes-et-chapeaux-1536x1536.jpg 1536w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/03/AIV-Clopes-et-chapeaux-480x480.jpg 480w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/03/AIV-Clopes-et-chapeaux.jpg 1757w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption>Clopes et chapeaux © Studio Pellosh</figcaption></figure>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="1024" src="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/03/AIV-Toujours-élégantes-1977-1024x1024.jpg" alt="" class="wp-image-7799" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/03/AIV-Toujours-élégantes-1977-1024x1024.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/03/AIV-Toujours-élégantes-1977-300x300.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/03/AIV-Toujours-élégantes-1977-150x150.jpg 150w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/03/AIV-Toujours-élégantes-1977-768x768.jpg 768w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/03/AIV-Toujours-élégantes-1977-1536x1536.jpg 1536w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/03/AIV-Toujours-élégantes-1977-2048x2048.jpg 2048w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/03/AIV-Toujours-élégantes-1977-480x480.jpg 480w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption>Toujours élégantes, 1977 © Studio Pellosh</figcaption></figure>



<p><strong>Emmanuèle Bethery:  Comment avez-vous rencontrer Maurice Bidilou ?</strong><br>J’ai rencontré Maurice à Pointe Noire en 2018 via un ami commun. Je travaillais avec des peintres sur place et de fil en aiguille et m’intéressant au passé photographique de la ville, je me suis rendue chez Maurice. A cette époque, Maurice ne m’a montré uniquement des tirages d’époque que les clients n’étaient pas venus chercher. Je suis repartie en France, obsédée par ces tirages. Je n’avais qu’une idée en tête; retourner chez Maurice et explorer avec lui les dizaines de boites en carton Kodak contenant des milliers de négatifs ! Notre collaboration a commencé de façon « officielle » fin 2019. Totalement inconnu, depuis, je le hisse au rang d’artiste de renom malgré la crise du Covid qui a attaqué de plein fouet tous nos projets. Pourtant, Une exposition parisienne en juin 2021 a connu un grand succès et un compte Instagram dynamique génère des commandes de tirages tous les mois et des contacts enrichissants avec des professionnels et des amateurs avertis.<br>Avec Maurice, nous avons retenu les années 1970/80, représentatives d’une société joyeuse et empreinte d’optimisme, une période bouillonnante de l’indépendance acquise. Des années qui lui sont chères ; ce sont ses débuts et une époque où le studio ne désemplissait pas. Très sollicité, le soir, Maurice arpentait bars, dancings et concerts et se mêle à la jeunesse éprise de liberté. Ces clichés constituent un témoignage exceptionnel de ce que fut la société congolaise après la colonisation et révèlent la patte unique et sensible d’un photographe portraitiste doté d’un regard bienveillant.<br>Je souhaite promouvoir Maurice en le positionnant comme l’un des plus grands photographe portraitiste africain. Le labo N&amp;B que j’ai choisi, Stéphane Cormier, assure des tirages argentiques de collection. Les tirages sont numérotés, limités, légendés et gaufrés. (Et bien sûr 2 certificats d’authenticité sont fournis dont un signé par Maurice).<br>Maurice commence tout juste à accepter d’être considéré comme un photographe talentueux. Pour lui, il faisait « juste correctement son travail ». Il est encore incrédule et ne comprend pas toujours cet engouement dont il fait l’objet, lui et ses merveilleux clichés. Je souhaite qu’il puisse profiter encore longtemps de cette reconnaissance tardive.</p>
<p>L’article <a href="https://www.afriqueinvisu.org/studio-pellosh-interview-de-maurice-pellosh-et-emmanuelle-bethery/">Studio Pellosh &#8211; Interview de Maurice Pellosh et Emmanuèle Béthery</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.afriqueinvisu.org">Afrique In Visu</a>.</p>
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		<title>Studio Kameni &#8211; Interview de Benjamin Hoffman</title>
		<link>https://www.afriqueinvisu.org/le-studio-kameni/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Afrique in visu]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 03 Mar 2020 10:32:15 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Éditorial]]></category>
		<category><![CDATA[Interview]]></category>
		<category><![CDATA[Benjamin Hoffman]]></category>
		<category><![CDATA[Cameroun]]></category>
		<category><![CDATA[photographie de studio]]></category>
		<category><![CDATA[Photographie Noir & Blanc]]></category>
		<category><![CDATA[Studio Kameni]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Cet hiver, c’est le noir et blanc qui prédomine dans nos publications. Cela rejoint plusieurs projets menés de front sur le continent pour sauvegarder et numériser les archives de photographes de studio du continent. Le patrimoine et les héros d’antan sont au cœur des initiatives comme les images du Studio Kameni. Fondé en 1963 par Michel Kameni, ce studio photo, implanté à Yaoundé au Cameroun, a immortalisé tout une époque.Nous avons rencontré Benjamin Hoffman, à l&#8217;initiative du projet de faire revivre les archives du Studio Kameni ! Peux-tu nous parler de la genèse du projet et pourquoi vous êtes vous</p>
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<p><strong>Cet hiver, c’est le noir et blanc qui prédomine dans nos publications. Cela rejoint plusieurs projets menés de front sur le continent pour sauvegarder et numériser les archives de photographes de studio du continent. Le patrimoine et les héros d’antan sont au cœur des initiatives comme les images du Studio Kameni. Fondé en 1963 par Michel Kameni, ce studio photo, implanté à Yaoundé au Cameroun, a immortalisé tout une époque.<br>Nous avons rencontré Benjamin Hoffman, à l&rsquo;initiative du projet de faire revivre les archives du Studio Kameni !</strong></p>



<p><strong>Peux-tu nous parler de la genèse du projet et pourquoi vous êtes vous intéressés au travail de Michel Kameni&nbsp;?</strong><br>Ce projet est le fruit d’une rencontre fortuite très inattendue. Il y a 4 ans je me trouvais à Yaoundé ou j’étais invité pour une projection d’un documentaire que j’avais réalisé au Cameroun l’année précédente (Aventure, retour au pays natal). Un jour dans un taxi, pour éviter un embouteillage, le chauffeur a opté pour un chemin alternatif. Nous nous sommes retrouvés dans le quartier de la Briqueterie, à l’arrêt à nouveau puisque la rue était également embouteillée. Le taxi s’est retrouvé bloqué devant la vitrine du Studio Kameni. C’est étrange à raconter rétrospectivement, mais j’ai ressenti la situation comme un appel irrépressible à y pénétrer. En tant que photographe, j’ai toujours été très attiré par les travaux des portraitistes, et dans ma culture de l’image j’ai depuis longtemps été bercé par ce qu’ont pu faire des Sidibé, des Keita, des Depara ou plus récemment Sory Sanlé.<br>En entrant pour la première fois dans le studio, j’ai rencontré un des fils de Michel Kameni. Nous avons discuté du studio, du photographe qui avait longtemps occupé les lieux. Devant ma curiosité et mon entrain, il s’est décidé&nbsp;à me montrer quelques tirages réalisés dans les années 60 et 70. J’ai été immédiatement surpris par leur qualité, la tendresse qui émane de chaque photo et la conservation des archives présentes.<br>J’étais à l’époque déjà attaché au Cameroun et à son histoire et j’ai découvert dans ces images le récit de plusieurs décennies d’un pays depuis son indépendance jusqu’aux années 2000. Dans les semaines qui ont suivi mon retour en France j’ai été très obsédé par cette découverte et je me suis mis en tête de faire vivre ces images, de rencontrer leur auteur, et de porter avec lui dans un livre, le récit de ces années en studio.</p>



<div class="wp-block-image aligncenter size-full wp-image-5830"><figure class="aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" width="1200" height="1200" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2020/03/aiv1.jpg" alt="© Michel Kameni, Studio PHOTO KM, courtesy Benjamin Hoffman" class="wp-image-5830" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2020/03/aiv1.jpg 1200w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2020/03/aiv1-300x300.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2020/03/aiv1-1024x1024.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2020/03/aiv1-150x150.jpg 150w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2020/03/aiv1-768x768.jpg 768w" sizes="(max-width: 1200px) 100vw, 1200px" /><figcaption>© Michel Kameni, Studio PHOTO KM, courtesy Benjamin Hoffman</figcaption></figure></div>



<div class="wp-block-image aligncenter size-full wp-image-5831"><figure class="aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" width="1200" height="1200" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2020/03/aiv2.jpg" alt="© Michel Kameni, Studio PHOTO KM, courtesy Benjamin Hoffman" class="wp-image-5831" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2020/03/aiv2.jpg 1200w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2020/03/aiv2-300x300.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2020/03/aiv2-1024x1024.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2020/03/aiv2-150x150.jpg 150w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2020/03/aiv2-768x768.jpg 768w" sizes="(max-width: 1200px) 100vw, 1200px" /><figcaption>© Michel Kameni, Studio PHOTO KM, courtesy Benjamin Hoffman</figcaption></figure></div>



<p><strong>Qui est Michel Kameni, comment s&rsquo;est-il formé&nbsp;? Et ce studio existe-il toujours&nbsp;?</strong><br>Michel&nbsp;Papami&nbsp;Kameni est né vers 1935 à Bana Bafang dans l’Ouest du Cameroun. En 1947, un oncle ancien soldat engagé dans l’armée coloniale française pendant la seconde guerre mondiale est de passage et décide de l’emmener à Yaoundé pour parfaire son éducation. Son oncle ayant appris la photographie auprès de militaires français et exercé dans l’armée continue cette activité dans les rues de la capitale camerounaise. Il inscrit le jeune Michel à l’école, lui offre son premier appareil et l’incite à devenir photographe. Dès 1950 il lui enseigne les bases de la prise de vue, du développement et du tirage. La rue est le seul studio disponible à l’époque, il n’y avait pas encore de projecteurs au Cameroun.&nbsp;« Le studio était la rue, tout se faisait en lumière naturelle ». Son oncle tombe malade de la tuberculose dans les mois qui suivent et Michel assure le travail de prises de vues en prenant le relais tous les jours à la sortie de l’école. Portraits d’identité sur rideau rouge au châssis presse sur la route. À l’époque les seuls photographes formés au Cameroun sont français. Quelques mois plus tard l’oncle malade décède et sa veuve décide de reprendre à Michel son appareil.  Il parvient en 1954 à faire ses preuves devant le préfet de Yaoundé et est missionné pour sillonner le Nord du pays et le Tchad afin de réaliser des portraits de la population. La France cette année là entreprend l’établissement de papiers d’identité dans ses colonies. Il réalise des milliers d’images jusqu’à l’indépendance du pays en 1960 et les troubles générés. A cette époque établi à Ngaoundéré (Nord Cameroun), il arrive au début 1963 à Douala et auprès d’un photographe français, Mr Chevalier, apprend 6 mois le travail de photographe de studio, l’éclairage et le développement en chambre.   Et le 23 septembre 1963 il ouvre son premier studio dans le quartier de la Briqueterie à Yaoundé qu’il occupe quatre ans avant de s’installer dans le Studio Kameni, toujours en activité, en face du précédent. Le milieu des années 60 marque le début de la photo souvenir. Le champ de la pratique photographique s’élargit. Les clients ne viennent plus uniquement pour des photos de pièces d’identité mais cherchent les&nbsp;photos de&nbsp;nyanga&nbsp;(de vantardise). C’est le début de l’ère des images personnelles. De celles que l’on envoie aux amis, aux proches, qui se retrouvent accrochées aux murs. Toujours un même tirage de 9&#215;14, mais les clients les plus ravis peuvent commander des agrandissements.  C’est l’époque ou Papami commence à penser en pose et en composition. On sort enfin du champ restreint du portrait d’identité. Dans le studio ouvert tous les jours de l’année c’est l’effervescence. Il ne désemplit pas. Les clients sont citadins ou provinciaux en voyage découvrant les prises de vues en lumière artificielle.  Et la Briqueterie est un quartier bouillonnant de Yaoundé, haut lieu de regroupement pour les migrants des pays alentours. On retrouve sur les films de Papami autant de Musulmans en habits traditionnels que de Chrétiens partant au culte.  Mais son travail a vite dépassé les murs du studio et il lui est souvent arrivé de partir en reportage commandé armé de son Rolleiflex, au village pour des cérémonies d’intronisation dans des chefferies traditionnelles ou lors de surprise parties endiablées à Yaoundé́. Plus surprenant, il était fréquemment appelé lors de deuils par des familles souhaitant une dernière représentation d’un proche décédé.  Le parcours des archives est ponctué de nombreux autoportraits.&nbsp;<em>« Une bonne cuisinière n’a aucune chance de réussir une sauce sans la gouter ! J’ai beaucoup testé sur moi avant de réussir sur les clients »</em>.   Pour Papami, la plus belle période du studio a duré de son ouverture jusqu’au milieu des années 1980. Les appareils reflex ont commencé à inonder le marché. C’est le moment des ‘photographes de carrefour’ qui œuvrent dans la rue. Les gens sont ravis d’avoir leur image prise à coté des monuments. Mais la décennie suivante est pire encore, les clients ne venant plus que pour des photos de formalités administratives. Papami perd progressivement l’usage de ses yeux au début des années 2000. Il est conscient de l’impact qu’a eu l’arrivée puis l’apogée du numérique sur les studios comme le sien.  Mais il claironne :&nbsp;<em>« Mon plus beau souvenir, ça n’est que le présent. C’est de voir mon studio toujours ouvert. Malgré́ la maladie, il existe toujours. Le long des années, certains ont ouvert des studios dans le quartier. Mais tous ont fermé. Moi, je suis toujours ouvert »</em>.&nbsp;​</p>



<p><strong>Comment se compose le fond de ce studio&nbsp;? Quel type d&rsquo;images peut- on y voir&nbsp;?</strong><br>Le fonds est particulièrement bien conservé, et ce depuis les débuts du studio. Chaque pellicule exposée a été archivée dans une enveloppe dédiée, qui précise le nombre de vues réalisées et la date. Je pense avoir vu pendant les plusieurs semaines que j’ai passé dans le studio environ 120.000 images, qui correspondent à la quasi intégralité des photographies réalisées en noir et blanc.<br>Le travail de Kameni est essentiellement du portrait, en lumière studio particulièrement bien construite. On y distingue les images type photos d’identité, et les photos dites Nyanga, ou de vantardise. Elles regroupent les scènes de beauté, de jeu, d’apparat. J’y vois dans chacune beaucoup de délicatesse, de douceur et d’humour.<br>Il a également réalisé une certaine quantité de reportages, dans le monde de la boxe ou pour des cérémonies rituelles. Une série qui s’étale sur de nombreuses années et qui me touche particulièrement est consacrée aux deuils. Il était appelé par des familles qui venaient de perdre un proche et mandataient un photographe pour établir un dernier portrait du défunt. Kameni faisait poser l’intégralité de la famille autour du corps pour un dernier instantané réunissant toutes les générations. Ces images détiennent une force évocatrice très troublante, son sens de la composition et ses références non conscientes à la peinture de la renaissance me troublent encore aujourd’hui.</p>



<div class="wp-block-image aligncenter size-full wp-image-5832"><figure class="aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" width="1200" height="1200" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2020/03/aiv3.jpg" alt="© Michel Kameni, Studio PHOTO KM, courtesy Benjamin Hoffman" class="wp-image-5832" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2020/03/aiv3.jpg 1200w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2020/03/aiv3-300x300.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2020/03/aiv3-1024x1024.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2020/03/aiv3-150x150.jpg 150w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2020/03/aiv3-768x768.jpg 768w" sizes="(max-width: 1200px) 100vw, 1200px" /><figcaption>© Michel Kameni, Studio PHOTO KM, courtesy Benjamin Hoffman</figcaption></figure></div>



<div class="wp-block-image aligncenter size-full wp-image-5833"><figure class="aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" width="1200" height="1200" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2020/03/aiv4.jpg" alt="© Michel Kameni, Studio PHOTO KM, courtesy Benjamin Hoffman" class="wp-image-5833" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2020/03/aiv4.jpg 1200w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2020/03/aiv4-300x300.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2020/03/aiv4-1024x1024.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2020/03/aiv4-150x150.jpg 150w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2020/03/aiv4-768x768.jpg 768w" sizes="(max-width: 1200px) 100vw, 1200px" /><figcaption>© Michel Kameni, Studio PHOTO KM, courtesy Benjamin Hoffman</figcaption></figure></div>



<div class="wp-block-image aligncenter size-full wp-image-5834"><figure class="aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" width="1200" height="1200" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2020/03/aiv5.jpg" alt="© Michel Kameni, Studio PHOTO KM, courtesy Benjamin Hoffman" class="wp-image-5834" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2020/03/aiv5.jpg 1200w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2020/03/aiv5-300x300.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2020/03/aiv5-1024x1024.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2020/03/aiv5-150x150.jpg 150w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2020/03/aiv5-768x768.jpg 768w" sizes="(max-width: 1200px) 100vw, 1200px" /><figcaption>© Michel Kameni, Studio PHOTO KM, courtesy Benjamin Hoffman</figcaption></figure></div>



<p><br><strong>Et si tu peux nous parler de l&rsquo;évolution des images, en fonction de la société camerounaise&nbsp;? </strong><br>Dès les premières années du studio on sent l’influence occidentale, dans l’habillement, les accessoires présents dans les photos. Par exemple, cette formidable série de 1965, juste après la projection d’un film de John Wayne au cinéma. Tous les jeunes, hommes et femmes souhaitaient lui ressembler et Michel Kameni a dû se procurer un chapeau de cowboy et un revolver pour satisfaire ses clients.<br>On voit également la place importante de la religion et la représentation des deux monothéismes présents au Cameroun. Beaucoup d’images de baptêmes chrétiens et de musulmans en habits traditionnels.<br>Au fil des années on perçoit que le rapport des sujets à l’image, à leur image, s’apaise, fait place au jeu et à la légèreté, c’est une appropriation, l’affirmation de leur identité par la photographie.<br>La localisation du studio est importante. Le quartier Briqueterie de Yaoundé est un vrai carrefour. On y croise les citadins comme les provinciaux de passage dans la capitale. Et de nombreux étrangers car le Cameroun est une terre d’immigration ou l’on retrouve des citoyens des pays limitrophes.</p>



<p><strong>On connaissait bien les studiotistes du Mali comme Seydou Keita ou Malick Sidibé ou encore les sénégalais comme Oumar Ly, en quoi la pratique au Cameroun s&rsquo;en rapproche et s&rsquo;en distingue&nbsp;?</strong><br>Il y a évidemment des similitudes nombreuses. Les formateurs de tous ces photographes, sans être les mêmes, avaient des références communes. Il y a beaucoup de bases partagées. Le travail de Michel Kameni s’inscrit au milieu de ceux cités plus haut, mais il a son écriture propre. Je le trouve techniquement à un niveau supérieur à de nombreux portraitistes de la même époque en Afrique de l’Ouest ou en Afrique centrale. Il existe dans ses portraits une approche très douce et empathique, une compréhension du sujet photographié et de ses attentes. Chacune de ses images est emplie d’une tendre émotion qui n’est pas due au hasard. Il savait parfaitement orienter ceux qui posaient devant lui.<br>Dans sa pratique, il a expérimenté beaucoup, a découvert seul des procédés de tirage notamment (surimpressions), qu’il est le seul à avoir utilisé et pérennisé.<br>Je me rappelle d’une anecdote amusante. Il y a deux ans j’étais assis chez Michel Kameni, j’avais apporté pour lui montrer, un livre de Sidibé et un de Keita. Il n’avait jamais entendu parler de leur existence ou de leur travail. Sa fille était assise à ses côtés. Ils ont été très surpris que ces deux photographes maliens l’aient copié…</p>



<p><strong>Et le fond Kameni est il singulier au Cameroun&nbsp;? </strong><br>Il existe de nombreux autres photographes portraitistes au Cameroun qui ont travaillé à la même époque, notamment Jacques Toussele, ou Samuel Finlak et Joseph Chila. Les studios ont été très nombreux à une époque, pour quasiment tous disparaître.<br>Très fréquemment les archives ont été détruites ou jetées à la fermeture. Quand ce n’était pas le cas elles ont souffert des mauvaises conditions de conservation.<br>A mes yeux le fonds Kameni est unique en sa cohérence depuis les toutes premières images, la qualité technique rare des photographies, la poésie qui s’en dégage, l’engagement fort de photographe et l’innovation.</p>



<div class="wp-block-image aligncenter size-full wp-image-5835"><figure class="aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" width="1200" height="1200" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2020/03/aiv6.jpg" alt="The watch, 1972 © Michel Kameni, Studio PHOTO KM, courtesy Benjamin Hoffman" class="wp-image-5835" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2020/03/aiv6.jpg 1200w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2020/03/aiv6-300x300.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2020/03/aiv6-1024x1024.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2020/03/aiv6-150x150.jpg 150w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2020/03/aiv6-768x768.jpg 768w" sizes="(max-width: 1200px) 100vw, 1200px" /><figcaption>The watch, 1972 © Michel Kameni, Studio PHOTO KM, courtesy Benjamin Hoffman</figcaption></figure></div>



<div class="wp-block-image aligncenter size-full wp-image-5836"><figure class="aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" width="1200" height="1200" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2020/03/aiv7.jpg" alt="© Michel Kameni, Studio PHOTO KM, courtesy Benjamin Hoffman" class="wp-image-5836" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2020/03/aiv7.jpg 1200w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2020/03/aiv7-300x300.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2020/03/aiv7-1024x1024.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2020/03/aiv7-150x150.jpg 150w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2020/03/aiv7-768x768.jpg 768w" sizes="(max-width: 1200px) 100vw, 1200px" /><figcaption>© Michel Kameni, Studio PHOTO KM, courtesy Benjamin Hoffman</figcaption></figure></div>



<div class="wp-block-image aligncenter size-full wp-image-5837"><figure class="aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" width="1200" height="1200" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2020/03/aiv8.jpg" alt="© Michel Kameni, Studio PHOTO KM, courtesy Benjamin Hoffman" class="wp-image-5837" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2020/03/aiv8.jpg 1200w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2020/03/aiv8-300x300.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2020/03/aiv8-1024x1024.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2020/03/aiv8-150x150.jpg 150w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2020/03/aiv8-768x768.jpg 768w" sizes="(max-width: 1200px) 100vw, 1200px" /><figcaption>© Michel Kameni, Studio PHOTO KM, courtesy Benjamin Hoffman</figcaption></figure></div>



<p><br><strong>Comment envisagez -vous de faire vivre ces archives&nbsp;? Exposition, livres&nbsp;?</strong><br>Le travail de Michel Kameni a été montré pour la toute première fois lors de la foire d’art africain 1:54 à Londres en octobre 2019. En janvier 2020 a eu lieu le vernissage d’une très grande exposition rétrospective à l’African Studies Gallery de Tel Aviv. Elle va rester accrochée jusqu’au mois de juin. En mars lors de la quinzaine de la photographie de Yaoundé les images de Michel Kameni seront présentées au Musée National du Cameroun.<br>Nous sommes avec Michel Kameni ouverts à des collaborations avec des galeries ou des institutions pour montrer ce travail au plus grand nombre. Un projet de livre est en cours, pour une parution courant 2021.<br>Le 9 février, pour marquer l’anniversaire des 60 ans de l’indépendance des premiers pays africains, le New York Times consacrera un dossier spécial sur l’influence que ces indépendances ont eu sur le continent et le reste du monde. Des penseurs issus de la diaspora post-indépendance vont écrire des textes originaux en regard avec des images sélectionnées pour l’occasion. Une image de Michel Kameni a été retenue par les éditeurs du NYT pour ce projet.</p>



<div style="padding: 56.25% 0 0 0; position: relative;"><iframe style="position: absolute; top: 0; left: 0; width: 100%; height: 100%;" src="https://player.vimeo.com/video/361691299?color=ffffff&amp;title=0&amp;byline=0&amp;portrait=0" allowfullscreen="allowfullscreen" frameborder="0"></iframe></div>



<p><script src="https://player.vimeo.com/api/player.js"></script></p>



<p><a href="https://vimeo.com/361691299">Studio Kameni</a> from <a href="https://vimeo.com/benjaminhoffman">Ben H</a> on <a href="https://vimeo.com">Vimeo</a>.</p>
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		<title>YaPhoto festival 2019 : Focus sur le portrait</title>
		<link>https://www.afriqueinvisu.org/yaphoto-festival-2019-focus-sur-le-portrait/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Yves Chatap]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 18 Mar 2019 08:58:37 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Éditorial]]></category>
		<category><![CDATA[Cameroun]]></category>
		<category><![CDATA[Exposition]]></category>
		<category><![CDATA[Festival]]></category>
		<category><![CDATA[Jacques tousselé]]></category>
		<category><![CDATA[photographie de studio]]></category>
		<category><![CDATA[portrait]]></category>
		<category><![CDATA[Témoignage]]></category>
		<category><![CDATA[Yaphoto]]></category>
		<category><![CDATA[Yves chatap]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L&#8217;EXPOSITION FLASHBACK Pour cette édition, le Festival met en avant le portrait et l’uniforme à travers l’exploration des archives du photographe Jacques Toussélé (1939-2017). Depuis sa création en Afrique, le studio photo s’est imposé comme le lieu de sociabilité des populations urbaines. Qu’il soit nomade ou sédentaire comme on le voit sur les images de Jacques Toussélé, cet espace a su construire des identités qui nous permettent aujourd’hui de regarder avec recul l’évolution de la société camerounaise. Au Cameroun, chaque événement de la vie est ponctué par le choix d’un uniforme permettant de renforcer une appartenance à la communauté. Que</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h3 class="wp-block-heading">L&rsquo;EXPOSITION FLASHBACK</h3>



<p>Pour cette édition, le Festival met en avant le portrait et l’uniforme à travers l’exploration des archives du photographe <strong>Jacques Toussélé</strong> (1939-2017).</p>



<p>Depuis sa création en Afrique, le studio photo s’est imposé comme le lieu de sociabilité des populations urbaines. Qu’il soit nomade ou sédentaire comme on le voit sur les images de Jacques Toussélé, cet espace a su construire des identités qui nous permettent aujourd’hui de regarder avec recul l’évolution de la société camerounaise.</p>



<p>Au Cameroun, chaque événement de la vie est ponctué par le choix d’un uniforme permettant de renforcer une appartenance à la communauté. Que nous parlions de l’uniforme scolaire, de la tenue spécialement conçu pour un mariage ou un décès, et l’uniforme militaire, à travers le travail de ce photographe, il s’agit de regarder ce qui nous réunit ou nous différencie afin de repenser le vivre ensemble à une époque ou l’individualité a pris le dessus.</p>



<p>Cette persistance dans le paysage camerounais de ce marqueur identitaire a le mérite de créer une cohésion sociale. En effet, avec l’uniforme on constate que certaines barrières sociales sont effacées au profit d’une recherche d’égalité des individus.</p>



<p><strong>A propos de l&rsquo;artiste :</strong><br><strong>Jacques Tousselé </strong> est né en 1939 à Bamessingué, dans la Région de l&rsquo;Ouest du Cameroun. Il a appris la photographie auprès d&rsquo;un photographe nigérien. Il travaillait à Bamenda pendant la Guerre bamiléké puis retourna à Mbouda, où il exerça son métier du milieu des années 1960 jusqu&rsquo;au début des années 2000, au « Studio Photo Jacques ». Ses œuvres figurent dans les collections du Metropolitan Museum of Art à New York et du Carleton College. Son travail a fait partie de l’Endangered Archive Programme de la British Library.</p>



<div class="wp-block-image aligncenter size-full wp-image-5679"><figure class="aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" width="1200" height="1200" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/03/jacques_toussele_droits_reserves_4.jpg" alt="© Jacques Tousselé" class="wp-image-5679" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/03/jacques_toussele_droits_reserves_4.jpg 1200w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/03/jacques_toussele_droits_reserves_4-300x300.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/03/jacques_toussele_droits_reserves_4-1024x1024.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/03/jacques_toussele_droits_reserves_4-150x150.jpg 150w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/03/jacques_toussele_droits_reserves_4-768x768.jpg 768w" sizes="(max-width: 1200px) 100vw, 1200px" /><figcaption>© Jacques Tousselé</figcaption></figure></div>



<h3 class="wp-block-heading">FACE A FACE</h3>



<p>Très vite après son invention, la photographie se consacre au portrait. Ce style qui trouve une continuité dans le selfie, tant adulé par une nouvelle génération de photographes amateurs, articule la relation que l’individu entretient avec la société. Car c’est par lui que l’on existe devant l’autre. Tout retentit dans le portrait, les conflits, le désir…</p>



<p>Cette proposition réunit le projet <em>« Mon atelier photo » </em> issu de l’atelier pédagogique réalisé avec les collégiens du Lycée Fustel de Coulanges et l’exposition <em>L’Autres(s)</em> de <strong>Florence Poirier Nkpa</strong>.</p>



<p><strong>Mon atelier photo</strong><br>Pendant le festival, des séquences pédagogiques seront proposées à un public de collégiens sur deux sites localisés dans le centre-ville de Yaoundé : le musée de la Blacktittude et le lycée Fustel de Coulanges,. Les activités explorent la thématique du portrait au travers de l&rsquo;image de l&rsquo;individu mise en scène dans les studios photos. Les élèves parcouru le sujet en découvrant les grandes étapes de l&rsquo;histoire de la photographie africaine et se familiarisant avec l’univers de la prise de vue professionnelle.<br>Le département pédagogique du festival YAPHOTO est animé par trois enseignantes d’arts plastiques, <strong>Sarah Dauphiné Tchouatcha</strong>, <strong>Anne Garnier Dupasquier</strong> et <strong>Florence Poirier Nkpa</strong>.</p>



<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" width="1200" height="849" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/03/vus_d_afrique_pedagogique_2018-2.jpg" alt="vus_d_afrique_pedagogique_2018-2.jpg" class="wp-image-5680" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/03/vus_d_afrique_pedagogique_2018-2.jpg 1200w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/03/vus_d_afrique_pedagogique_2018-2-300x212.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/03/vus_d_afrique_pedagogique_2018-2-1024x724.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/03/vus_d_afrique_pedagogique_2018-2-768x543.jpg 768w" sizes="(max-width: 1200px) 100vw, 1200px" /></figure></div>



<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" width="1200" height="1018" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/03/vus_d_afrique_pedagogique_2018-5.jpg" alt="vus_d_afrique_pedagogique_2018-5.jpg" class="wp-image-5681" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/03/vus_d_afrique_pedagogique_2018-5.jpg 1200w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/03/vus_d_afrique_pedagogique_2018-5-300x255.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/03/vus_d_afrique_pedagogique_2018-5-1024x869.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/03/vus_d_afrique_pedagogique_2018-5-768x652.jpg 768w" sizes="(max-width: 1200px) 100vw, 1200px" /></figure></div>



<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" width="1200" height="1798" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/03/vus_d_afrique_pedagogique_2018-4.jpg" alt="vus_d_afrique_pedagogique_2018-4.jpg" class="wp-image-5682" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/03/vus_d_afrique_pedagogique_2018-4.jpg 1200w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/03/vus_d_afrique_pedagogique_2018-4-200x300.jpg 200w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/03/vus_d_afrique_pedagogique_2018-4-683x1024.jpg 683w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/03/vus_d_afrique_pedagogique_2018-4-768x1151.jpg 768w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/03/vus_d_afrique_pedagogique_2018-4-1025x1536.jpg 1025w" sizes="(max-width: 1200px) 100vw, 1200px" /></figure></div>



<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" width="1200" height="2067" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/03/vus_d_afrique_pedagogique_2018-3.jpg" alt="vus_d_afrique_pedagogique_2018-3.jpg" class="wp-image-5683" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/03/vus_d_afrique_pedagogique_2018-3.jpg 1200w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/03/vus_d_afrique_pedagogique_2018-3-174x300.jpg 174w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/03/vus_d_afrique_pedagogique_2018-3-594x1024.jpg 594w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/03/vus_d_afrique_pedagogique_2018-3-768x1323.jpg 768w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/03/vus_d_afrique_pedagogique_2018-3-892x1536.jpg 892w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/03/vus_d_afrique_pedagogique_2018-3-1189x2048.jpg 1189w" sizes="(max-width: 1200px) 100vw, 1200px" /></figure></div>



<p><strong>L’autres(s)</strong></p>



<p>Une proposition de <strong>Florence Poirier Nkpa</strong> (2 images)<br><br>Au cours de mes voyages j’ai fais des rencontres&#8230; beaucoup. Depuis je vois l’AUTRE avec ses différences mais aussi parce qu’il me ressemble&#8230;et c’est à travers moi-même, avec comme a priori mes idées, que je m’invente tout autant que celui que je découvre. Dans l’instant de la rencontre, trois représentations s’entremêlent pour laisser apparaître celui que j’ai a en face. Il existe pour ce qu’il me donne à voir, pour ce que j’imagine de lui et pour ce qu’il est réellement&#8230;<br><br>Tel un DJ le fait avec des sons, je me permets de mélanger le beau, le laid, les origines, les références identitaires et stylistiques qui, dans un tourbillon de formes, de couleurs et de signes graphiques, défigurent le physique humain jusqu’à ce que la question de mon identité propre trouve de moins en moins de critères de reconnaissances : ni sexe, ni âge, ni couleur, ni expression auxquels se raccrocher, mais simplement des références qui détruisent réellement mon image et pour la reconstruire virtuellement à l’image de l’Autre.</p>



<div class="wp-block-image aligncenter size-full wp-image-5684"><figure class="aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" width="1200" height="513" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/03/forence_poirie_nkap_miroir-zootropique.jpg" alt="© Forence Poirie Nkap" class="wp-image-5684" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/03/forence_poirie_nkap_miroir-zootropique.jpg 1200w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/03/forence_poirie_nkap_miroir-zootropique-300x128.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/03/forence_poirie_nkap_miroir-zootropique-1024x438.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/03/forence_poirie_nkap_miroir-zootropique-768x328.jpg 768w" sizes="(max-width: 1200px) 100vw, 1200px" /><figcaption>© Forence Poirie Nkap<br>miroir zootropique</figcaption></figure></div>



<h3 class="wp-block-heading">SOUFFLES, BREATH PROJECT</h3>



<p><strong>Ana Bloom </strong>a imaginé une série de photographies qui jouent avec la surface de l’eau. <em>« Souffles, Breath project »</em> (work in progress) s’écrit grâce à des rencontres effectués par l’artiste lors de ses déplacements dans différentes régions du globe. Le résultat de ce dialogue entre le modèle et artiste se révèle avec poésie tant y cohabitent des contrastes exacerbés et des lignes floutées par des bulles de souffles de vies. Le spectateur est alors saisi par les différentes émotions qui s’imposent à lui à travers ses portraits dont qui nous transporte vers différents aspects de l’humanité : la mort, la vie, le souffle, l’apnée, la souffrance, la libération.<br><br><em>Cette exposition est présentée à l’Institut Français</em></p>



<div class="wp-block-image aligncenter size-full wp-image-5685"><figure class="aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" width="1200" height="1200" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/03/ana_bloom_souffles_breath_project__cesar_2015-_.jpg" alt="© Ana Bloom" class="wp-image-5685" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/03/ana_bloom_souffles_breath_project__cesar_2015-_.jpg 1200w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/03/ana_bloom_souffles_breath_project__cesar_2015-_-300x300.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/03/ana_bloom_souffles_breath_project__cesar_2015-_-1024x1024.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/03/ana_bloom_souffles_breath_project__cesar_2015-_-150x150.jpg 150w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/03/ana_bloom_souffles_breath_project__cesar_2015-_-768x768.jpg 768w" sizes="(max-width: 1200px) 100vw, 1200px" /><figcaption>© Ana Bloom<br>Souffles Breath project CESAR 2015</figcaption></figure></div>



<div class="wp-block-image aligncenter size-full wp-image-5686"><figure class="aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" width="1200" height="1198" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/03/01_ana_bloom_souffles_breath_project__leila_2015-_.jpg" alt="© Ana Bloom" class="wp-image-5686" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/03/01_ana_bloom_souffles_breath_project__leila_2015-_.jpg 1200w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/03/01_ana_bloom_souffles_breath_project__leila_2015-_-300x300.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/03/01_ana_bloom_souffles_breath_project__leila_2015-_-1024x1022.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/03/01_ana_bloom_souffles_breath_project__leila_2015-_-150x150.jpg 150w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/03/01_ana_bloom_souffles_breath_project__leila_2015-_-768x767.jpg 768w" sizes="(max-width: 1200px) 100vw, 1200px" /><figcaption>© Ana Bloom<br>Souffles Breath project LEILA 2015</figcaption></figure></div>



<p></p>
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