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	<title>Archives des Algérie - Afrique In Visu</title>
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	<description>Plateforme autour du métier de photographe en Afrique depuis 2006</description>
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	<title>Archives des Algérie - Afrique In Visu</title>
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	<item>
		<title>La poétique photographique &#8211; Interview de Youcef Senous</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Olivier Rachet]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 14 Mar 2022 07:35:28 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Éditorial]]></category>
		<category><![CDATA[Algérie]]></category>
		<category><![CDATA[Photographie documentaire]]></category>
		<category><![CDATA[Photographie Noir & Blanc]]></category>
		<category><![CDATA[Youcef Senous]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>On avait découvert le travail du photographe algérien Youcef Senous, inspiré alors des Fragments d’un discours amoureux de Roland Barthes, lors de l’édition 2019 des Nuits photographiques d’Essaouira, au Maroc. Son approche intimiste de la photographie n’exclut pas pour autant un travail plus documentaire, dans lequel le sens du collectif prévaut souvent sur la recherche personnelle. Il revient avec nous sur le parcours qui est le sien. Comment es-tu arrivé à la photographie&#160;? As-tu suivi une formation de départ&#160;?Mon intérêt pour la photographie est né lors de mes fréquentations multiples avec un cousin photographe. J’ai vu en cet art un</p>
<p>L’article <a href="https://www.afriqueinvisu.org/la-poetique-photographique-interview-de-youcef-senous/">La poétique photographique &#8211; Interview de Youcef Senous</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.afriqueinvisu.org">Afrique In Visu</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p>On avait découvert le travail du photographe algérien <strong>Youcef Senous</strong>, inspiré alors des Fragments d’un discours amoureux de Roland Barthes, lors de l’édition 2019 des Nuits photographiques d’Essaouira, au Maroc. Son approche intimiste de la photographie n’exclut pas pour autant un travail plus documentaire, dans lequel le sens du collectif prévaut souvent sur la recherche personnelle. Il revient avec nous sur le parcours qui est le sien.</p>



<p><strong>Comment es-tu arrivé à la photographie&nbsp;? As-tu suivi une formation de départ&nbsp;?</strong><br>Mon intérêt pour la photographie est né lors de mes fréquentations multiples avec un cousin photographe. J’ai vu en cet art un moyen d’expression encore plus agressif que l’écriture et de fil en aiguille, je me suis retrouvé avec mon premier appareil. J’ai dû apprendre les techniques photographiques en pratiquant et en essayant de faire un peu comme tout le monde. En 2016, j’intègre l’association LA GRANDE MAISON de DIB par le biais de son atelier photo parrainé par Houari Bouchenak et je peux dire que c’était mon premier vrai contact avec le langage et la narration visuelle.</p>



<p><strong>Tu es d’ailleurs co-fondateur de La Maison de la photo à Tlemcen abritée par l’association La Grande Maison de Mohamed Dib. Quelle est l’ambition de ce lieu&nbsp;?</strong><br>L&rsquo;association LA GRANDE MAISON est née à Tlemcen en 2001 avec le consentement de l’écrivain de son vivant, son nom porte un clin d’œil bien entendu au roman qui a propulsé Mohammed Dib au-devant de la scène d’écriture. C’est aussi une belle métaphore pour décrire la convivialité de cette structure culturelle.<br>L’association œuvre pour la promotion et la glorification du travail dibien à travers son activité phare qui est le PRIX LITTÉRAIRE DE M.DIB, mais aussi à travers des ateliers de création artistique dont l’atelier photo qui a été lancé par Houari Bouchenak en 2007, dans lequel j’ai évolué et qui est devenu LA MAISON DE LA PHOTO, partie intégrante de l’association. La Maison de la photo, qui est aussi un lieu d’exposition et de résidence, se veut comme une sorte de laboratoire, un espace de réflexion, d’expérimentation et de création photographique, qui mêle différents médiums plastique et littéraire à la photographie, tout en conjuguant la narration littéraire et la narration visuelle.</p>



<p><strong>Depuis 2016, tu as participé à plusieurs ateliers photos et a coutume de dire que tu t’es développé «&nbsp;grâce au groupe&nbsp;». Que t’apporte cette approche collective&nbsp;?</strong><br>Le fait d’évoluer au sein d’un groupe m’a donné la chance et le privilège d’être confronté à plusieurs visions et surtout à plusieurs sensibilités dès mes débuts. Cela a fait en sorte que je peux développer un sens critique et une réflexion propre à moi.</p>



<p><strong>Dans l’une de tes premières séries <em>Attente</em>, tu te réfères à l’œuvre de Barthes <em>Fragments d’un discours amoureux</em> afin de créer «&nbsp;une scénographie de l’attente&nbsp;». Sur quoi repose cette scénographie&nbsp;?</strong><br>La scénographie de l’attente repose sur la mise en scène du deuil amoureux qui est un huis clos de solitude. La perte de l’être ou de l’objet aimé tel qu’il est appelé par Roland Barthes se joue comme dans une pièce de théâtre où le corps de l’acteur devient artificiel, il renvoie ainsi à un monde excessif qui est le monde de l’autre.<br>Ce monde n’est pas irréel mais déréel, le réel en a fui, de telle sorte que je n’ai plus aucun sens, aucun paradigme à ma disposition.<br>Dans le processus du développement de cette série, il y avait une certaine temporalité à respecter pour marquer cette attente par l’image, qui venait spontanément, puisque le reflet de de ce chapitre de Barthes n’était que le reflet d’une phase que j’ai déjà vécue et qu’il fallait ressusciter. </p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="1024" height="687" src="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/03/AIV_1-1024x687.jpg" alt="" class="wp-image-7772" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/03/AIV_1-1024x687.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/03/AIV_1-300x201.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/03/AIV_1-768x515.jpg 768w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/03/AIV_1-1536x1030.jpg 1536w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/03/AIV_1-480x322.jpg 480w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/03/AIV_1.jpg 1920w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption>© Youcef Senous</figcaption></figure>



<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" width="1024" height="683" src="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/03/AIV_2-1024x683.jpg" alt="" class="wp-image-7773" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/03/AIV_2-1024x683.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/03/AIV_2-300x200.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/03/AIV_2-768x512.jpg 768w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/03/AIV_2-1536x1024.jpg 1536w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/03/AIV_2-720x480.jpg 720w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/03/AIV_2-480x320.jpg 480w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/03/AIV_2.jpg 1920w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption>© Youcef Senous</figcaption></figure>



<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" width="1024" height="683" src="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/03/AIV_3-1024x683.jpg" alt="" class="wp-image-7774" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/03/AIV_3-1024x683.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/03/AIV_3-300x200.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/03/AIV_3-768x512.jpg 768w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/03/AIV_3-1536x1024.jpg 1536w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/03/AIV_3-720x480.jpg 720w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/03/AIV_3-480x320.jpg 480w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/03/AIV_3.jpg 1920w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption>© Youcef Senous</figcaption></figure>



<p><strong>Barthes a consacré aussi un ouvrage à la photographie La Chambre claire dans lequel il opère une distinction entre le dictum de la photo et son punctum. Cette conception guide-t-elle ton travail de composition, en ce sens que tu réfléchirais à l’effet produit sur le spectateur&nbsp;?</strong><br>À travers ses œuvres, Barthes met au jour une essence de la photographie grâce à laquelle il surmonte une double défiance : d’une part, son antipathie mêlée de fascination pour l’image et, de l’autre, la lassitude de plus en plus perceptible que lui inspire la langue. À La Chambre claire, la mort de Barthes a donné valeur de testament. Cet ultime essai n’est pourtant nullement funèbre car la photographie produit une réconciliation longtemps recherchée : réconciliation entre soi et les signes, entre la Chair et le Verbe, entre la vie et une transcendance non despotique. «&nbsp;La photographie ne console pas. Elle déchire et pourtant apaise puisqu’elle permet d’aller au bout du déchirement&nbsp;». D’une certaine manière, la sémiologie de Barthes a permis à la photographie d’avoir son propre langage, un langage visuel bien entendu qui se compose de signes lui donnant ainsi un sens intemporel. Cette vision me permet de bien cerner mon sujet et de me projeter vers lui pour arriver à cette fascination visuelle procurée par le réel chez le spectateur.</p>



<p><strong>Ta série Trabendo comporte plusieurs chapitres et semble vouloir donner une image plurielle de la société algérienne. Peux-tu nous présenter ce travail&nbsp;?</strong><br>Grâce à la recherche sémiologique que j’ai menée ces deux dernières années, j’ai pu enfin donner une structure de réflexion bien déterminée à ce projet, entamé en 2018 et ayant pour idée de documenter l&rsquo;Algérie. Trabendo s’est développé en un témoignage subjectif de mon sentiment par rapport à l’autre, une démarche tantôt documentaire, tantôt conceptuelle et euphorique, un fil conducteur qui m’a permis de réaliser les deux premiers chapitres de ce projet.</p>



<p><strong>Tu privilégies parfois une approche plus documentaire comme dans la série À contre-sens documentant le mouvement du Hirak. Comment définirais-tu ton approche documentaire&nbsp;?</strong><br>Mon approche documentaire est purement humaine, j’essaye de m&rsquo;approprier mon sujet et de me fondre en lui. À contre sens est un projet portant sur l’individu qui me permet d’autopsier cette foule, une démarche qui m’a aidé à procurer un choc photographique en mettant l’accent sur le côté émotionnel du mouvement.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="683" src="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/03/AIV_7-1024x683.jpg" alt="" class="wp-image-7777" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/03/AIV_7-1024x683.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/03/AIV_7-300x200.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/03/AIV_7-768x512.jpg 768w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/03/AIV_7-1536x1024.jpg 1536w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/03/AIV_7-720x480.jpg 720w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/03/AIV_7-480x320.jpg 480w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/03/AIV_7.jpg 1920w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption>© Youcef Senous</figcaption></figure>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="683" src="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/03/AIV_10-1024x683.jpg" alt="" class="wp-image-7779" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/03/AIV_10-1024x683.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/03/AIV_10-300x200.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/03/AIV_10-768x512.jpg 768w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/03/AIV_10-1536x1024.jpg 1536w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/03/AIV_10-720x480.jpg 720w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/03/AIV_10-480x320.jpg 480w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/03/AIV_10.jpg 1920w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption>© Youcef Senous</figcaption></figure>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="683" src="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/03/AIV_12-1024x683.jpg" alt="" class="wp-image-7780" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/03/AIV_12-1024x683.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/03/AIV_12-300x200.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/03/AIV_12-768x512.jpg 768w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/03/AIV_12-1536x1024.jpg 1536w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/03/AIV_12-720x480.jpg 720w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/03/AIV_12-480x320.jpg 480w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/03/AIV_12.jpg 1920w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption>© Youcef Senous</figcaption></figure>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="683" src="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/03/AIV_13-1024x683.jpg" alt="" class="wp-image-7781" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/03/AIV_13-1024x683.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/03/AIV_13-300x200.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/03/AIV_13-768x512.jpg 768w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/03/AIV_13-1536x1024.jpg 1536w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/03/AIV_13-720x480.jpg 720w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/03/AIV_13-480x320.jpg 480w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/03/AIV_13.jpg 1920w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption>© Youcef Senous</figcaption></figure>



<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="683" height="1024" src="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/03/AIV_14-683x1024.jpg" alt="" class="wp-image-7782" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/03/AIV_14-683x1024.jpg 683w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/03/AIV_14-200x300.jpg 200w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/03/AIV_14-768x1152.jpg 768w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/03/AIV_14-1024x1536.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/03/AIV_14-480x720.jpg 480w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/03/AIV_14.jpg 1280w" sizes="(max-width: 683px) 100vw, 683px" /><figcaption>© Youcef Senous</figcaption></figure></div>



<p><strong>La thématique de l’enfance occupe une place importante dans ton travail comme en témoigne la série On attend, ce qui peut te rattacher parfois à la photographie humaniste. Pourquoi les enfants t’intéressent-ils autant en tant que modèles à photographier&nbsp;?</strong><br>Je suis guidé vers les scènes de l’enfance par le besoin irrépressible de recréer ces atmosphères que j’ai connues autrefois. C&rsquo;est formidable de prendre en photo les enfants, ils représentent ce que l’humain fait de mieux, c&rsquo;est-à-dire donner un avenir à l’avenir, et à travers eux on peut constater les conséquences de ce qu’il a fait de pire. Quand je fixe la scène avec mon objectif, le temps d’un instant, ce que je vois est merveilleux.&nbsp;</p>



<p><strong>Tu photographies souvent en noir et blanc. Ce choix dépend-il de contraintes techniques ou esthétiques&nbsp;?</strong><br>Le choix de du noir et blanc est surtout dû à mon goût classique de l’image, c’est une pratique qui aide à pénétrer intimement l’objet photographié. La couleur étant absente, le photographe doit utiliser d&rsquo;autres techniques pour faire passer son message comme les lignes, les textures, les formes ou les perspectives. La photo en noir et blanc permet de voir les choses sous un angle diffèrent.</p>



<p><strong>Quel regard portes-tu sur la situation de la photographie en Algérie&nbsp;?</strong><br>La photographie en Algérie est une pratique qui reste à ce jour méconnue du grand public, ce qui lui impose un certain nombre de contraintes, mais je dirais que depuis quelque temps les jeunes s’y intéressent de plus en plus et on voit l’émergence de plusieurs talents avec des visions diversifiées et aussi différentes les unes que les autres, ce qui laisse prévoir un bel avenir photographique.</p>



<p><strong>Quels sont tes projets à venir&nbsp;?</strong><br>Déjà il y a le projet Trabendo qui occupe un vaste champ de ma réflexion photographique actuelle, de par sa nature générale qui se veut être un récit formant un usage de l’histoire. Il constitue une dimension existentielle dans des temporalités et des représentations que l’on peut rapporter aux différents protocoles de transformation. Je pense aussi continuer mon travail de recherche sur Barthes et sur l’adaptation visuelle de ses œuvres en essayant de m’approprier encore plus le langage des signes et le matérialiser à travers des illustrations de ces textes notamment Fragments d’un discours amoureux et La Chambre claire.</p>
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		<title>Interview croisée de 4 collectifs de photographes : Yamarouphoto (Mali), Kamera (Cameroun), 220 (Algérie), Koz (Maroc)</title>
		<link>https://www.afriqueinvisu.org/interview-croisee-de-4-collectifs-de-photographes-yamarouphoto-mali-kamera-cameroun-220-algerie-koz-maroc/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Afrique in visu]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 02 Feb 2022 16:24:41 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Éditorial]]></category>
		<category><![CDATA[Interview]]></category>
		<category><![CDATA[Algérie]]></category>
		<category><![CDATA[Biennale Africaine de la photographie]]></category>
		<category><![CDATA[Cameroun]]></category>
		<category><![CDATA[Collectif]]></category>
		<category><![CDATA[collectif 220]]></category>
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		<category><![CDATA[photographie couleur]]></category>
		<category><![CDATA[Photographie documentaire]]></category>
		<category><![CDATA[Photographie Noir & Blanc]]></category>
		<category><![CDATA[Yamarou]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>S&#8217;il est indéniable que l&#8217;Afrique a marqué l&#8217;histoire de la photographie de son empreinte, elle semble désormais désireuse d&#8217;en écrire une nouvelle page. Le continent assiste en effet à l&#8217;émergence de plusieurs collectifs de photographes, qui réinventent et redéfinissent chacun les contours de leur pratique, à l&#8217;aune des réalités qu&#8217;ils habitent. Nous avons invité quatre collectifs issus du Mali Yamarouphoto, du Cameroun avec Kamera, de l&#8217;Algérie avec le collectif 220 ou encore du Maroc Koz lors d’une interview et table-ronde. Bonjour, pourriez vous présenter votre collectif et ses objectifs ? YAMAROU : Créé en 2018, l’association Yamarou Photo est un</p>
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<p>S&rsquo;il est indéniable que l&rsquo;Afrique a marqué l&rsquo;histoire de la photographie de son empreinte, elle semble désormais désireuse d&rsquo;en écrire une nouvelle page. Le continent assiste en effet à l&rsquo;émergence de plusieurs collectifs de photographes, qui réinventent et redéfinissent chacun les contours de leur pratique, à l&rsquo;aune des réalités qu&rsquo;ils habitent. Nous avons invité quatre collectifs issus du Mali Yamarouphoto, du Cameroun avec Kamera, de l&rsquo;Algérie avec le <a href="https://www.collective220.net/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">collectif 220</a> ou encore du Maroc <a href="https://www.kozcollective.com/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Koz </a>lors d’une interview et table-ronde.</p>



<p><strong>Bonjour, pourriez vous présenter votre collectif et ses objectifs ?</strong></p>



<p><strong>YAMAROU :</strong> Créé en 2018, l’association Yamarou Photo est un espace de rencontre, de formation et d’échanges, créé par un groupe de professionnels de la photographie. Elle a pour objectif principal le développement et la professionnalisation du secteur de la photographie au Mali.<br>Elle intervient dans les domaines prioritaires suivants :Séances d’initiation à la technique de prise de vue et formation continue des jeunes artistes photographes ; Masters class professionnels animés par d’éminents artistes photographes africains, occidentaux et de la diaspora ;Expositions monographiques et collectives ;Programme de médiation scolaire visant à inculquer aux jeunes scolaires et collégiens la culture de l’image et de l’art photographique ; Réseautage et marketing culturels.<br>Les objectifs de Yamarou Photo sont :Appuyer la politique de Promotion de la photographie au Mali ;Créer un espace de dialogue entre les jeunes autour de la photographie ; Créer un cadre de rencontre entre les photographes nationaux et internationaux ; Organiser des expositions, des ateliers et des résidences artistiques et aussi encourager la participation des femmes dans le secteur de la photographie.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="683" src="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/02/AIV-1V7A6066-1024x683.jpg" alt="" class="wp-image-7707" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/02/AIV-1V7A6066-1024x683.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/02/AIV-1V7A6066-300x200.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/02/AIV-1V7A6066-768x512.jpg 768w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/02/AIV-1V7A6066-1536x1024.jpg 1536w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/02/AIV-1V7A6066-720x480.jpg 720w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/02/AIV-1V7A6066-480x320.jpg 480w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/02/AIV-1V7A6066.jpg 1920w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption>Yamarou photo</figcaption></figure>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="683" src="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/02/AIV-A99A0103-1024x683.jpg" alt="" class="wp-image-7708" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/02/AIV-A99A0103-1024x683.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/02/AIV-A99A0103-300x200.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/02/AIV-A99A0103-768x512.jpg 768w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/02/AIV-A99A0103-1536x1024.jpg 1536w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/02/AIV-A99A0103-720x480.jpg 720w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/02/AIV-A99A0103-480x320.jpg 480w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/02/AIV-A99A0103.jpg 1920w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption>Yamarou photo</figcaption></figure>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="683" src="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/02/AIV-A99A0490-1024x683.jpg" alt="" class="wp-image-7709" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/02/AIV-A99A0490-1024x683.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/02/AIV-A99A0490-300x200.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/02/AIV-A99A0490-768x512.jpg 768w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/02/AIV-A99A0490-1536x1024.jpg 1536w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/02/AIV-A99A0490-720x480.jpg 720w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/02/AIV-A99A0490-480x320.jpg 480w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/02/AIV-A99A0490.jpg 1920w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption>Yamarou photo</figcaption></figure>



<p><strong>KAMERA :</strong> Le collectif kamera est le premier collectif de photographes Camerounais créer en 2011 par 06 photographes professionnel (Rodrig MBOCK, Landry MBASSI, Emkhal Eyongakpa, Mvondo Walter, Silas Ngantar Aimay Menoba, Romuald Dikoume). Le collectif met en place le projet 4&#215;4 en 2016, le projet 4&#215;4 naît de la volonté de contribuer au développement de la photographie au Cameroun, plus précisément dans le domaine de la jeune création visuelle. En effet, compte tenue du manque de formation et du manque de proposition dans le champs artistique photographique, les photographes Camerounais sont souvent absents aux différents festivals photo en Afrique. Le Collectif Kamera et le Studio Globule se sont mobilisés depuis 2016 pour imaginer une forme alternative de formation en photographie par les ateliers.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="682" src="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/02/75339478_945092719205235_4721591298069364736_n-1024x682.jpg" alt="" class="wp-image-7712" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/02/75339478_945092719205235_4721591298069364736_n-1024x682.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/02/75339478_945092719205235_4721591298069364736_n-300x200.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/02/75339478_945092719205235_4721591298069364736_n-768x512.jpg 768w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/02/75339478_945092719205235_4721591298069364736_n-1536x1024.jpg 1536w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/02/75339478_945092719205235_4721591298069364736_n-720x480.jpg 720w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/02/75339478_945092719205235_4721591298069364736_n-480x320.jpg 480w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/02/75339478_945092719205235_4721591298069364736_n.jpg 1772w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption>Collectif Kamera</figcaption></figure>



<figure class="wp-block-image size-large is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" src="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/02/52974064_774065736307935_4815359775694913536_n-1024x683.jpg" alt="" class="wp-image-7711" width="840" height="560" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/02/52974064_774065736307935_4815359775694913536_n-1024x683.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/02/52974064_774065736307935_4815359775694913536_n-300x200.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/02/52974064_774065736307935_4815359775694913536_n-768x512.jpg 768w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/02/52974064_774065736307935_4815359775694913536_n-1536x1024.jpg 1536w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/02/52974064_774065736307935_4815359775694913536_n-720x480.jpg 720w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/02/52974064_774065736307935_4815359775694913536_n-480x320.jpg 480w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/02/52974064_774065736307935_4815359775694913536_n.jpg 2048w" sizes="(max-width: 840px) 100vw, 840px" /><figcaption>Collectif Kamera</figcaption></figure>



<p></p>



<p><strong>220 : </strong>Le Collective 220 est né en 2015, dans la chambre 220 de l’hôtel Albert Ier à Alger. Au départ, il s’agissait d’un groupe de photographes qui participait au Festival national de la photographie (FesPA). Ce nom est un hommage à cette rencontre impromptue et aux rencontres qui en ont découlé.<br>L&rsquo;envie de créer ce groupe était principalement due à notre besoin d’un espace d&rsquo;échange, de réflexion et de travail dans un environnement qui manquait alors de ce type d&rsquo;expériences collectives. Nos approches et nos langages visuels varient mais nous partageons le même désir de raconter nos histoires, de photographier nos réalités de manière personnelle et subjective. Nous avons envie de raconter l’Algérie contemporaine autrement, mais nos territoires de prise de vue ne se limitent pas à ce pays : plusieurs de nos membres ont des projets en France, en Jordanie, au Maroc ou en Tunisie…<br>Le nombre de photographes du collectif a évolué au fil des années, certains des membres ne sont plus des membres actifs du collectif, mais sont toujours présents par leurs conseils ou leur participation à certains projets<br>Aujourd’hui, le collectif compte dix personnes, dont cinq qui l&rsquo;ont rejoint cet été : Ramzy Bensaadi, Houari Bouchenak, Célia Bougdal, Soufian Chemcham, Bilel Madi, Youcef Krache, Cléa Rekhou, Fethi Sahraoui, Abdo Shanan et Lynn S.K..</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="683" src="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/02/AIV-Clea-Rekhou-1024x683.jpg" alt="" class="wp-image-7714" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/02/AIV-Clea-Rekhou-1024x683.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/02/AIV-Clea-Rekhou-300x200.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/02/AIV-Clea-Rekhou-768x512.jpg 768w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/02/AIV-Clea-Rekhou-1536x1025.jpg 1536w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/02/AIV-Clea-Rekhou-720x480.jpg 720w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/02/AIV-Clea-Rekhou-480x320.jpg 480w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/02/AIV-Clea-Rekhou.jpg 1920w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption>« I could have killed her […] if only you knew how much I regret. Alcohol drained me into this ». He is today released from the centre but continues to attend a program to fight against his alcohol addiction. His ex-partner has recently expressed the wish to get back in touch and to progressively rebuild a life together.<br>© Clea Rekhou / collectif 220</figcaption></figure>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="768" src="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/02/AIV-Soufian-Chemcham-1024x768.jpg" alt="" class="wp-image-7716" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/02/AIV-Soufian-Chemcham-1024x768.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/02/AIV-Soufian-Chemcham-300x225.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/02/AIV-Soufian-Chemcham-768x576.jpg 768w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/02/AIV-Soufian-Chemcham-1536x1152.jpg 1536w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/02/AIV-Soufian-Chemcham-480x360.jpg 480w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/02/AIV-Soufian-Chemcham.jpg 1920w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption>© Soufian Chemcham / Collectif 220</figcaption></figure>



<p><strong>KOZ :</strong> Le collectif KOZ est né en été 2020 et est la fusion de plusieurs discussions entre <strong>M’hammed Kilito</strong>, <strong>Imane Djamil</strong>, <strong>Seif Kousmate</strong> et <strong>Yasmine Hatimi</strong>. Il vient d’un désir profond de collaboration et de mutualisation des savoirs pour contrer le travail solitaire que peut être celui du photographe d’une part, et d’une envie de créer des dialogues autour de l’industrie photographique dans un pays où les pratiques, autant que les “législations” restent fragiles. Au sein de KOZ, nous cherchons à nous professionnaliser davantage individuellement grâce à l’aide des autres, et à partager nos expériences (au sens très large du terme) avec des gens curieux du métier ou souhaitant en savoir plus sur les pratiques photographiques.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="683" src="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/02/Série-80-Miles-to-Atlantis_Imane-Djamil1-1024x683.jpg" alt="" class="wp-image-7718" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/02/Série-80-Miles-to-Atlantis_Imane-Djamil1-1024x683.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/02/Série-80-Miles-to-Atlantis_Imane-Djamil1-300x200.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/02/Série-80-Miles-to-Atlantis_Imane-Djamil1-768x512.jpg 768w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/02/Série-80-Miles-to-Atlantis_Imane-Djamil1-1536x1024.jpg 1536w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/02/Série-80-Miles-to-Atlantis_Imane-Djamil1-2048x1365.jpg 2048w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/02/Série-80-Miles-to-Atlantis_Imane-Djamil1-720x480.jpg 720w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/02/Série-80-Miles-to-Atlantis_Imane-Djamil1-480x320.jpg 480w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption>The pool II, 2020 From series 80 Miles to Atlantis © Imane Djamil</figcaption></figure>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="767" src="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/02/AIV-Série-Away-from-the-Dreamland_Seif-Kousmate-1024x767.jpg" alt="" class="wp-image-7717" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/02/AIV-Série-Away-from-the-Dreamland_Seif-Kousmate-1024x767.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/02/AIV-Série-Away-from-the-Dreamland_Seif-Kousmate-300x225.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/02/AIV-Série-Away-from-the-Dreamland_Seif-Kousmate-768x575.jpg 768w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/02/AIV-Série-Away-from-the-Dreamland_Seif-Kousmate-1536x1150.jpg 1536w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/02/AIV-Série-Away-from-the-Dreamland_Seif-Kousmate-480x360.jpg 480w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/02/AIV-Série-Away-from-the-Dreamland_Seif-Kousmate.jpg 1920w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption>Portrait of Oumarou and a handdrawn map of his journey to the European border . Casablanaca 15/05/2019. Oumarou SIDIBE, 29, Malian living in the Ivory Coast. Oumarou used to sell mobile phones and credit top-ups on a street shop near Abidjan, Ivory Coast. In 2014, he gathered his savings and put his younger brother in charge of the shop to attempt a move to Europe. His goal was to give his family better living conditions than his current work allowed him to. Oumarou first spent time in Algeria, where he worked on farms to earn money, before traveling to Tangier and trying to reach Europe for six months. In November 2015, he moved to Gourougou, where he spent three years trying to reach Melilla &#8211; to no avail. Needing money, Oumarou moved to Rabat to earn enough to head back to Gourougou for more attempts. Early in 2019, his mother called him and asked him to come home. She believed God would have helped him reach Europe had it been meant to be. Oumarou thus signed up for voluntary repatriation through the IOM but tried crossing the border until July 31, the day before he was scheduled to fly back to Mali. He is now back in Abidjan in the Ivory Coast and has taken up his store again. He said that he might try to join Europe again.<br>Série from the dreamland © Seif Kousmate</figcaption></figure>



<p><strong>Qu&rsquo;apporte le collectif à la pratique photographique en Afrique ?</strong></p>



<p><strong>YAMAROU : </strong>Le Collectif Yamarou Photo, de sa création à nos jours, à apporter beaucoup d’innovations à la photographie au Mali et en Afrique.<br>D’abord sur le plan de l’initiation des jeunes de 16 à 25 ans à la technique de prise de vue photographique, Yamarou Photo a dédié un programme d’activités à ce volet. De 2018 à 2021, plus de cent cinquante jeunes ont été initiés à la prise de vue et certains parmi eux ont commencé à amorcer une carrière artistique avec nous.<br>Pour élargir la base du vivier photographique, nous avons développé une grande médiation autour de la communauté scolaire et collégienne, qui reçoit chaque année une séance d’intermédiation ponctuée par des formations et des expositions photos dans les écoles.<br>Exemple : cette année, une exposition, intitulée « Sur le mur » a été organisée dans plus de 10 écoles à Bamako, au mois de juin 2021.<br>Le crédo de notre Collectif est la formation continue et le renforcement des capacités des photographes aux techniques de l’art photographique.<br>Nous dispensons cette formation à nos photographes et aussi aux photographes des autres associations et collectifs de photographes. Le but de ces formations est d’outiller les photographes dans les techniques professionnelles et artistiques.<br>Aussi, nous organisation des Master class à l’endroit de nos photographes (cette année, nous en avons organisé 4 qui ont été animés par des artistes maliens et étrangers, notamment Fatoumata Coulibaly dite FC, artiste et réalisatrice de cinéma, membre du jury de FESPACO ; Ludovic Faidaro, photographe Belge, etc.).<br>Yamarou Photo apporte son expérience et son savoir-faire dans la formation en photographie, dans la création artistique, le management culturel en Afrique et le réseautage. Le Directeur Artistique de Yamarou, Monsieur Seydou CAMARA a participé courant Mai 2021 à un Master class en Guinée Conakry en prélude au festval « les 72 heures du livre ». <br>Notre collectif fait du CLPIA qui est le réseau des centres de formation en photographie en Afrique. Le collectif reçoit des photographes africains venus échanger ou participer à un Master class organisé par Yamarou Photo. Yamarou Photo fait partie des initiateurs de la création de l’inter biennale photographique du Mali, qui est une grande rencontre de photographes maliens et africains, organisée chaque temps creux des Rencontres de Bamako.</p>



<p><strong>KAMERA : </strong>Le collectif cherche avant tout à renforcer les capacités des jeunes photographes par des ateliers théoriques et pratiques. Le collectif a créé une communauté de photographes au Cameroun, cela a permis à ceux ci de se rapprocher des anciens pour bénéficier de leurs conseils, nous encourageons les photographes artistes à participer aux différents festivals en Afrique. Les jeunes photographes étant parmi les populations les plus précaires dans les villes Africaines, le collectif essaye de préparer les photographes à l’entrepreneuriat en essayant de mieux les organiser.</p>



<p><strong>220 : </strong>Le constat de l’invisibilité de la photographie dans le champ culturel national nous a confrontés à l’obligation de combler ce vide, notamment en multipliant l’accès à la photographie par le biais de différents canaux : ateliers, expositions, festivals, publications, rencontres, débats, projets d’édition… L’ambition du collectif est aussi celle de créer une banque d’images qui servira de repère visuel mais qui sera aussi une source d’archives, un vecteur par lequel une histoire contemporaine de la photographie algérienne pourra être élaborée.<br>Et bien sûr il est important pour nous de nous inscrire dans le continent africain, dans les échanges qu’on fait avec les pays voisins, par le biais d’expositions, de rencontres, que ce soit à Bamako, Tunis ou Casablanca… Mais nous pensons aussi que ce n’est pas assez : on a toutes et tous (collectifs, institutions, individus…) un travail à faire en ce sens afin de développer des liens entre tous les pays du continent africain. Des choses ont bougé mais nous pouvons encore contribuer à développer ces collaborations.</p>



<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="768" height="1024" src="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/02/AIV-Celia-Bougdal-768x1024.jpg" alt="" class="wp-image-7729" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/02/AIV-Celia-Bougdal-768x1024.jpg 768w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/02/AIV-Celia-Bougdal-225x300.jpg 225w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/02/AIV-Celia-Bougdal-1152x1536.jpg 1152w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/02/AIV-Celia-Bougdal-1536x2048.jpg 1536w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/02/AIV-Celia-Bougdal-480x640.jpg 480w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/02/AIV-Celia-Bougdal.jpg 1920w" sizes="(max-width: 768px) 100vw, 768px" /><figcaption>© Celia Bougdal</figcaption></figure></div>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="685" src="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/02/AIV-Houari-Bouchenak-1-1024x685.jpg" alt="" class="wp-image-7715" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/02/AIV-Houari-Bouchenak-1-1024x685.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/02/AIV-Houari-Bouchenak-1-300x201.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/02/AIV-Houari-Bouchenak-1-768x514.jpg 768w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/02/AIV-Houari-Bouchenak-1-1536x1028.jpg 1536w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/02/AIV-Houari-Bouchenak-1-480x321.jpg 480w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/02/AIV-Houari-Bouchenak-1.jpg 1920w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption>© Houari Bouchenak</figcaption></figure>



<p><strong>KOZ : </strong>Depuis que nous avons débuté cette aventure ensemble, nous nous sommes rendus compte que le collectif nous apportait d’abord à nous en tant que photographes. En renforçant, grâce aux outils apportés par les autres, notre discipline, nous avons pu bénéficier de bourses, prix etc, ce qui nous a permis d’avoir les fonds et le temps nécessaires pour raconter des histoires documentaires et visibiliser d’une part certains récits, de l’autre la scène photographique marocaine, auprès d’audiences de proximité, mais aussi celles des réseaux de distribution étrangers que nous aurions eu plus de peine à aborder sans cette mutualisation (notamment les grands festivals de photographie en Afrique, Europe…). Cette organisation plutôt fructueuse répond d’abord à une question à laquelle beaucoup de nos collègues en Afrique sont confrontés: celle de l’impossibilité de collaborer dans nos pays. Nous entendons souvent qu’il n’est ni simple ni bon de s’associer, tous domaines confondus, mais les collectifs présents lors de cette journée à l’Institut pour la photo prouve que non seulement il est possible de le faire, mais que le collectif est peut-être l’une des seules façons d’envisager une vision sur le long terme et d’être dans une logique de développement à tous les niveaux. A partir de cette discipline de travail qu’on a établie, il nous a été possible de faire un travail auprès d’autres photographes qui débutent leur aventure, d’être de bon conseil, d’accompagner une série photographique en abordant les différentes étapes de l’écriture d’un projet etc…<br>Nous souhaitons aussi ajouter qu’en Afrique, les métiers des industries créatives peinent à être reconnus, à la fois dans l’aspect juridique, professionnel, mais aussi dans le regard que la société porte sur les artistes. C’est par le biais de la solidarité entre les professionnels de ces métiers là, qui imposent leur vision, leur méthodologie, et leur devis hahaha, qu’on pourra, par respect au métier de photographe, le faire reconnaître et diffuser ses réalités et mécanismes de fonctionnement pour que d’autres puissent prendre conscience qu’il est un métier comme les autres. Et nous avons indéniablement besoin de plus de visual storytellers au Maroc!</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="740" src="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/02/AIV-Série-Amarcord_Yasmine-Hatimi-1-1024x740.jpg" alt="" class="wp-image-7727" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/02/AIV-Série-Amarcord_Yasmine-Hatimi-1-1024x740.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/02/AIV-Série-Amarcord_Yasmine-Hatimi-1-300x217.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/02/AIV-Série-Amarcord_Yasmine-Hatimi-1-768x555.jpg 768w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/02/AIV-Série-Amarcord_Yasmine-Hatimi-1-1536x1110.jpg 1536w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/02/AIV-Série-Amarcord_Yasmine-Hatimi-1-480x347.jpg 480w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/02/AIV-Série-Amarcord_Yasmine-Hatimi-1.jpg 1920w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption>Série Amarcord © Yasmine Hatimi</figcaption></figure>



<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="683" height="1024" src="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/02/AIV-Série-Among-you_Mhammed-Kilito-1-683x1024.jpg" alt="" class="wp-image-7728" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/02/AIV-Série-Among-you_Mhammed-Kilito-1-683x1024.jpg 683w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/02/AIV-Série-Among-you_Mhammed-Kilito-1-200x300.jpg 200w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/02/AIV-Série-Among-you_Mhammed-Kilito-1-768x1152.jpg 768w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/02/AIV-Série-Among-you_Mhammed-Kilito-1-1024x1536.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/02/AIV-Série-Among-you_Mhammed-Kilito-1-1365x2048.jpg 1365w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/02/AIV-Série-Among-you_Mhammed-Kilito-1-480x720.jpg 480w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/02/AIV-Série-Among-you_Mhammed-Kilito-1-scaled.jpg 1707w" sizes="(max-width: 683px) 100vw, 683px" /><figcaption>Série Among you © M&rsquo;hammed Kilito</figcaption></figure></div>



<p><strong>A quels besoins répond cette organisation en collectif ?</strong></p>



<p><strong>KAMERA :</strong> Le collectif met le photographe au centre de ses préoccupations. Nous contribuons à son épanouissement au sein de la grande communauté, mais aussi au renforcement de ses capacités techniques. Le matériel étant au centre de la pratique de la photographie, nous avons depuis deux ans imaginer une plate-forme destinée à la vente de matériel photo d’occasion à petit prix pour notre communauté.</p>



<p><strong>220 : </strong>Cela répondait à un besoin de structuration du travail. Tous les 220 le disent, travailler en groupe, en collectif, c&rsquo;est une force. C&rsquo;est pouvoir s’entraider, partager des avis, s&rsquo;accompagner les un.es les autres sur des questions d&rsquo;editing, de participations à des appels à projet… Cela se fait de façon assez fluide, c’est comme si chaque photographe pouvait être l’éditeur photo d’un autre membre du collectif.<br>Cela permet aussi une meilleure visibilité pour l&rsquo;ensemble des photographes mais également pour la photographie algérienne en général, à l’échelle nationale et internationale.</p>



<p><strong>KOZ :</strong> Le collectif, c’est la mutualisation des savoirs pour que nous puissions chacun aller plus loin. C’est aussi la force du groupe face à des clients, galeristes, média etc… parfois eux-mêmes ignorants de certaines réalités, et parfois conscients mais de mauvaise foi. C’est le désir profond de créer une plateforme solide pour accompagner des projets par des workshops, mais aussi du one to one, du mentoring. C’est pouvoir envisager de nouvelles façons de diffuser, d’exposer, de donner à voir des histoires singulières. Et pour finir, c’est aussi de reprendre le droit sur son histoire collective, sur la mémoire d’une ville, région, pays et ensuite continent qui a souvent été écrite par des “explorateurs”, historiens, académiciens et qui doit être complétée dans certains cas, ou remise en question dans d’autres.</p>



<p><strong>Quelles sont les difficultés / les défis que vous rencontrez ?</strong></p>



<p><strong>YAMAROU :</strong> Les difficultés de notre collectif sont surtout financières. Les défis de Yamarou Photo sont entre autres; Rehausser le niveau technique de la photographie malienne à celui de la norme africaine par la formation, les Masters class, etc&#8230; ; Contribuer à consolider la place de Bamako comme capitale de la photographie africaine.</p>



<p><strong>KAMERA :</strong> Les difficultés du collectif sont liées à la logistique (local), au manque de matériel et surtout au manque de financement qui empêche l’ accomplissement de nos activités. L’un des gros défis que nous rencontrons est celui de permettre au photographe de vivre de son art. Comment la formation peut aider les stagiaires à créer des activités génératrices de revenus, à créer leurs entreprises, et leurs studios photo.</p>



<p><strong>220 : </strong>Le collectif est justement né de ces difficultés/défis, comme celle de photographier dans l’espace public en Algérie. Ce ne sont pas des difficultés propres au collectif mais à la pratique photographique et le fait d’être un groupe nous aide là-dessus et nous motive à avancer. Une difficulté qui revient, c’est le fait que nous n’avons pas de statut (et nous tenons à notre indépendance) et il y a donc certains appels à projets pour lesquels nous ne pouvons pas postuler.</p>



<p><strong>Le collectif contribue-t-il à construire une iconographie nouvelle du continent ?</strong></p>



<p><strong>YAMAROU :</strong> Oui, le collectif contribue à construire une image de la photographie plus juste en Afrique, dans la mesure où toutes les créations de Yamarou Photo sont autocentrées sur la création contemporaine africaine. Nous voulons que, à travers tous ceux que nous produisons comme œuvres artistiques, soient le reflet des réalités sociales et culturelles de l’Afrique.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="682" src="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/02/AIV-DJI_0137©Abdoul_K_Diallo-1024x682.jpg" alt="" class="wp-image-7725" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/02/AIV-DJI_0137©Abdoul_K_Diallo-1024x682.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/02/AIV-DJI_0137©Abdoul_K_Diallo-300x200.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/02/AIV-DJI_0137©Abdoul_K_Diallo-768x512.jpg 768w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/02/AIV-DJI_0137©Abdoul_K_Diallo-1536x1023.jpg 1536w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/02/AIV-DJI_0137©Abdoul_K_Diallo-720x480.jpg 720w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/02/AIV-DJI_0137©Abdoul_K_Diallo-480x320.jpg 480w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/02/AIV-DJI_0137©Abdoul_K_Diallo.jpg 1920w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption>Yamarou photo</figcaption></figure>



<p><strong>KAMERA : </strong>Nous sommes convaincus et nous le vivons déjà. La photographie africaine est en train de se reconstruire. Mais cette reconstruction ne pourra se faire que par les Africains eux même, les festivals ne répondent pas toujours aux réalités du vécu des photographes en Afrique car ces festivals sont pour la majorité inspirés des festivals européens. Nous essayons avant tout de permettre aux photographes de travailler dans leurs environnements et sur les thématiques quotidiennes, en étant les témoins de leur époque, car une des missions de nos photographes est l’archivage.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="683" src="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/02/239561322_1469387426775759_7778261748334083145_n-1-1024x683.jpg" alt="" class="wp-image-7726" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/02/239561322_1469387426775759_7778261748334083145_n-1-1024x683.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/02/239561322_1469387426775759_7778261748334083145_n-1-300x200.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/02/239561322_1469387426775759_7778261748334083145_n-1-768x512.jpg 768w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/02/239561322_1469387426775759_7778261748334083145_n-1-1536x1025.jpg 1536w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/02/239561322_1469387426775759_7778261748334083145_n-1-720x480.jpg 720w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/02/239561322_1469387426775759_7778261748334083145_n-1-480x320.jpg 480w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/02/239561322_1469387426775759_7778261748334083145_n-1.jpg 2000w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<p><strong>220 : </strong>Ce qui est certain c’est que dès le début, il y avait une volonté d&rsquo;en découdre avec les stéréotypes orientalistes ou post-coloniaux et la façon dont l’Algérie est parfois montrée à l’étranger, avec des images réalisées par des photographes ou peintres occidentaux dans des conditions parfois très ambiguës. En ce sens, nous travaillons toutes et tous sur des projets documentaires exigeants et sur le temps long. C’était (et c’est toujours) une nécessité pour les photographes du collectif de proposer leurs propres regards, des visions de l&rsquo;Algérie vue de l&rsquo;intérieur. Et puis, il y avait aussi la volonté d&rsquo;en découdre avec la façon dont la photographie d&rsquo;auteur était traitée en Algérie. C’est donc une résistance à la fois locale et internationale.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="683" src="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/02/AIV-youcef-krache-antidote-1024x683.jpg" alt="" class="wp-image-7724" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/02/AIV-youcef-krache-antidote-1024x683.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/02/AIV-youcef-krache-antidote-300x200.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/02/AIV-youcef-krache-antidote-768x512.jpg 768w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/02/AIV-youcef-krache-antidote-1536x1024.jpg 1536w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/02/AIV-youcef-krache-antidote-720x480.jpg 720w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/02/AIV-youcef-krache-antidote-480x320.jpg 480w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/02/AIV-youcef-krache-antidote.jpg 1920w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption>© Youcef Krache</figcaption></figure>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="684" src="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/02/AIV-LynnSK-1024x684.jpg" alt="" class="wp-image-7723" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/02/AIV-LynnSK-1024x684.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/02/AIV-LynnSK-300x200.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/02/AIV-LynnSK-768x513.jpg 768w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/02/AIV-LynnSK-1536x1026.jpg 1536w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/02/AIV-LynnSK-720x480.jpg 720w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/02/AIV-LynnSK-480x321.jpg 480w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/02/AIV-LynnSK.jpg 1920w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption>© Lynn SK</figcaption></figure>



<p><strong>KOZ : </strong>Sans aucun doute, et ceci en alliant la qualité à la quantité. Le collectif pallie au manque de formation qui existe dans nos pays. Nous avons tous beaucoup appris les uns des autres et continuons jour après jour à le faire (à la fois au sein de KOZ mais aussi d’autres collectifs). Maintenant, les acquis doivent être partagés pour que d’autres puissent construire leur vision photographique. Nous insistons sur la quantité car au sein d’un même espace, il existe différentes cultures, différents vécus et points de vue, et qui d’autres que ses acteurs, s’ils sont en plus en quête de professionnalisation photographique, pour mieux nous plonger dans ses micro-mémoires qui, tissées, construisent une mémoire collective qui répond à ce qu’on a beaucoup trop souvent donné à voir du continent?</p>



<p><strong>Vos projets en 2021/ 2022 ?</strong></p>



<p><strong>YAMAROU : </strong>Nos projets dans le futur sont : La création d’un grand centre international de photographie au Mali et la mise en place et le développement d’un réseau international de professionnels de la photographie (commissaires d’expos, galeristes, mécènes, photographes, etc.).</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="683" src="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/02/AIV-IMG_3944-1024x683.jpg" alt="" class="wp-image-7721" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/02/AIV-IMG_3944-1024x683.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/02/AIV-IMG_3944-300x200.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/02/AIV-IMG_3944-768x512.jpg 768w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/02/AIV-IMG_3944-1536x1024.jpg 1536w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/02/AIV-IMG_3944-720x480.jpg 720w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/02/AIV-IMG_3944-480x320.jpg 480w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/02/AIV-IMG_3944.jpg 1920w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption>Collectif Yamarou</figcaption></figure>



<p><strong>KAMERA : </strong>En 2021 nous avons organisé une grande exposition collective. Notre défi en 2022 est de sortir des salles d’expositions car notre constat est que l’Afrique vit dehors. tout se passe à l&rsquo;extérieur, nous souhaitons aller à la rencontre des communauté pour leur faire connaître et les sensibiliser au travers de la photographie.</p>



<p><strong>220 :</strong> Nous sommes sur pas mal de fronts en même temps. Tous les membres sont sur des projets de séries, d’expositions ou d’éditions, parfois au sein du collectif et parfois à titre individuel. Nous avons un projet commun avec le collectif Koz, qui va se poursuivre tout le long de l’année 2022. C’est un projet dans lequel nous avons envie de travailler sur les représentations et préjugés que chaque peuple se fait de l’autre… Grand sujet !<br>Nous allons également reprendre certains projets ralentis par la situation sanitaire, comme un roadtrip en Algérie avec plusieurs des photographes du collectif, ou encore la première édition des Rencontres photographiques de Mascara. <br>Il y a aura également une exposition collective cette année en Algérie, avant tout pour le public algérien, mais que nous rendrons visibles par ailleurs sur les réseaux sociaux.<br>En 2022, le Collectif fêtera ses 7 ans et ce qui nous anime c’est toujours de faire bouger les lignes et d’avancer ensemble.</p>



<p><strong>KOZ : </strong>En tant que collectif, nous avons un projet avec nos amis de 220 qui se construira petit à petit tout au long de l’année 2022. Nous ne pouvons pas en dire plus, but we’re definitely cooking something. Nous avons également pas mal de workshops prévus et accompagnons d’autres photographes plus jeunes dans leur pratique. Nous réfléchissons beaucoup à ce que pourraient aux business plans que nous pourrions adopter étant donné la déception qui a suivi nos collaborations avec les circuits de distribution nationaux. Et nous avons quelques autres projets sur lesquels nous préférons ne pas communiquer pour le moment.<br>Individuellement, chaque photographe continue, à l’aide de bourses notamment (…..) à travailler sur des séries déjà entamées.</p>



<p><strong>Pour approfondir cette interview, revenez sur la table-ronde <em>Les Collectifs de photographes en Afrique: 4 exemples.</em> L’Institut pour la photographie invite Afrique in visu pour une journée de rencontres autour des collectifs de photographes du continent africain avec Imane Djamil, Lynn S.K, Seydou Camara et Rodrigue Mbock. Introduction par Alice Rougeulle (Institut pour la photographie) et Houda Outarahout (modératrice de la journée, journaliste, photographe et documentariste)</strong><br><a href="https://www.youtube.com/watch?v=iI_8oM9Ppvs" target="_blank" rel="noreferrer noopener">https://www.youtube.com/watch?v=iI_8oM9Ppvs</a></p>
<p>L’article <a href="https://www.afriqueinvisu.org/interview-croisee-de-4-collectifs-de-photographes-yamarouphoto-mali-kamera-cameroun-220-algerie-koz-maroc/">Interview croisée de 4 collectifs de photographes : Yamarouphoto (Mali), Kamera (Cameroun), 220 (Algérie), Koz (Maroc)</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.afriqueinvisu.org">Afrique In Visu</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Tilawin &#8211; Interview de Liasmine Fodil</title>
		<link>https://www.afriqueinvisu.org/tilawin-interview-de-liasmine-fodil/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Afrique in visu]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 16 Apr 2021 09:55:45 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Éditorial]]></category>
		<category><![CDATA[Interview]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>J’ai rencontré Liasmine lors d’un workshop de Bruno Boudjelal à Alger, en 2015. Liasmine est photographe, elle vit à Tizi-Ouzou, en Kabylie, et elle poursuit un travail photographique personnel tout en organisant des ateliers. Nous échangeons régulièrement sur nos propres pratiques, entre Tizi et Paris, sur nos doutes, nos réussites, nos espoirs, mais aussi sur les envies de plus en plus de photographes algérien.nes de faire bouger les lignes. Car ces dernières années, la photographie est en pleine effervescence dans l’Algérie, et Liasmine accompagne cet élan avec la création de Tilawin, le projet de mentorat par des femmes photographes pour</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p>J’ai rencontré Liasmine lors d’un workshop de Bruno Boudjelal à Alger, en 2015. Liasmine est photographe, elle vit à Tizi-Ouzou, en Kabylie, et elle poursuit un travail photographique personnel tout en organisant des ateliers. Nous échangeons régulièrement sur nos propres pratiques, entre Tizi et Paris, sur nos doutes, nos réussites, nos espoirs, mais aussi sur les envies de plus en plus de photographes algérien.nes de faire bouger les lignes. Car ces dernières années, la photographie est en pleine effervescence dans l’Algérie, et Liasmine accompagne cet élan avec la création de Tilawin, le projet de mentorat par des femmes photographes pour des femmes photographes. Dans cette interview, Liasmine revient sur sa propre pratique, sur son engagement pour la transmission, et sur la nécessité d’un tel projet.</p>



<p><strong>Comment as-tu personnellement découvert la photographie d’auteur et quand as tu commencé ta pratique&nbsp;?</strong><br class="manualbr">Mon tout premier contact avec la photographie d’auteur (mais à l’époque je ne savais pas que c’en était) c’était au lycée. J’avais reçu un catalogue d’exposition qui s’appelait LA VILLE ENTIÈRE. Le catalogue contenait des séries de portraits, des photos d’intérieurs, des fragments de paysages urbains… Bref pour moi ces images racontent plein d’histoires et puis, elles étaient différentes de ce que je voyais habituellement (je n’ai eu accès qu’à des magazines, mais jamais à des livres de photo à cette époque là ). Tout ça me fascinait. Mais je ne comprenais pas pourquoi.<br class="manualbr">En fait, c’est au workshop de Bruno Boudjelal en 2015 à Alger autour justement de la photographie d’auteur que j’en ai réellement pris conscience la toute première fois. J’étais juste auditrice libre le week-end car je travaillais la semaine. J’y ai d’ailleurs rencontré Lynn SK et Lola Khalfa qui sont mentors dans le projet TILAWIN J’ai commencé à faire des photos pendant mes années fac. Mais la photographie est pour moi un médium réel depuis 2015 &#8211; 2016. Je veux dire que j’utilise la photographie comme un médium depuis ce moment-là en tout cas. Avant ça je ne mesurais pas l’envergure et les possibilités qu’offrait la photo à l’expression d’un discours ou d’une narration, je faisais des photos isolées qui étaient plutôt descriptives.</p>



<p><strong>Peux-tu nous parler de tes derniers projets photographiques&nbsp;?</strong><br class="manualbr">Mon tout dernier travail est une série sur une femme artisane passionnée de voyage, qui était pharmacienne et qui a quitté son travail pour vivre de ce qu’elle produit avec ses mains. Elle vit essentiellement de la vente de carnets de voyage faits main. (voici le lien pour en savoir davantage <a class="spip_url spip_out auto" href="https://liasminefodil.wixsite.com/monsite/un-carner-pour-affronter-le-monde" rel="nofollow external">https://liasminefodil.wixsite.com/monsite/un-carner-pour-affronter-le-monde</a>)<br class="autobr">(le nom de la série UN CARNET ARTISANAL POUR AFFRONTER LE MONDE) (le titre est pensé en arabe car la série et le texte sont apparus sur un site arabophone dont voici le lien <a class="spip_url spip_out auto" href="https://www.khatt30.com/author/liasmine-fodil/" rel="nofollow external">https://www.khatt30.com/author/liasmine-fodil/</a>) Avant ça, j’avais réalisé mon premier véritable travail d’auteur. Une série qui parle de ma grand-mère, mais aussi de moi même. Dans ce travail je questionne le bonheur des femmes (et notamment des femmes kabyles puis ce que c’est ce que nous comme ma grand-mère et moi, mais c’est valable je pense partout dans le monde.) Je suis retournée dans la maison où elle a vécu la majeure partie de sa vie et j’ai cherché des réponses à toutes les questions que je n’ai jamais osé lui poser sur son bonheur et sa condition de femme non instruite qui ne sortait que très rarement. (<a class="spip_url spip_out auto" href="https://liasminefodil.wixsite.com/monsite/copie-de-accueil&nbsp;" rel="nofollow external">https://liasminefodil.wixsite.com/monsite/copie-de-accueil&nbsp;</a>)</p>


<div class="wp-block-image wp-image-6901 size-full">
<figure class="aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" width="1200" height="801" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/04/fossil-et-plante-ds-le-jardin-de-hala.jpg" alt="" class="wp-image-6901" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/04/fossil-et-plante-ds-le-jardin-de-hala.jpg 1200w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/04/fossil-et-plante-ds-le-jardin-de-hala-300x200.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/04/fossil-et-plante-ds-le-jardin-de-hala-1024x684.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/04/fossil-et-plante-ds-le-jardin-de-hala-768x513.jpg 768w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/04/fossil-et-plante-ds-le-jardin-de-hala-720x480.jpg 720w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/04/fossil-et-plante-ds-le-jardin-de-hala-480x320.jpg 480w" sizes="(max-width: 1200px) 100vw, 1200px" /><figcaption class="wp-element-caption">Fossil et plante dans le jardin de hala © Liasmine Fodil</figcaption></figure></div>

<div class="wp-block-image size-full wp-image-6902">
<figure class="aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" width="1200" height="801" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/04/Hala-à-Laghouat-2019.jpg" alt="" class="wp-image-6902" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/04/Hala-à-Laghouat-2019.jpg 1200w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/04/Hala-à-Laghouat-2019-300x200.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/04/Hala-à-Laghouat-2019-1024x684.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/04/Hala-à-Laghouat-2019-768x513.jpg 768w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/04/Hala-à-Laghouat-2019-720x480.jpg 720w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/04/Hala-à-Laghouat-2019-480x320.jpg 480w" sizes="(max-width: 1200px) 100vw, 1200px" /><figcaption class="wp-element-caption">Hala à Laghouat, 2019 © Liasmine Fodil</figcaption></figure></div>

<div class="wp-block-image size-full wp-image-6900">
<figure class="aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" width="1200" height="797" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/04/façade-de-la-maison-de-ma-grand-mère-un-an-et-demi-après-sa-disparition.-Tizi-Ouzou.jpg" alt="" class="wp-image-6900" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/04/façade-de-la-maison-de-ma-grand-mère-un-an-et-demi-après-sa-disparition.-Tizi-Ouzou.jpg 1200w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/04/façade-de-la-maison-de-ma-grand-mère-un-an-et-demi-après-sa-disparition.-Tizi-Ouzou-300x199.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/04/façade-de-la-maison-de-ma-grand-mère-un-an-et-demi-après-sa-disparition.-Tizi-Ouzou-1024x680.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/04/façade-de-la-maison-de-ma-grand-mère-un-an-et-demi-après-sa-disparition.-Tizi-Ouzou-768x510.jpg 768w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/04/façade-de-la-maison-de-ma-grand-mère-un-an-et-demi-après-sa-disparition.-Tizi-Ouzou-480x319.jpg 480w" sizes="(max-width: 1200px) 100vw, 1200px" /><figcaption class="wp-element-caption">Façade de la maison de ma grand mère un an et demi après sa disparition, Tizi Ouzou © Liasmine Fodil</figcaption></figure></div>

<div class="wp-block-image size-full wp-image-6899">
<figure class="aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" width="1200" height="801" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/04/autoroute-EST-OUEST-quelque-part-entre-Oran-et-Ghelizane.jpg" alt="" class="wp-image-6899" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/04/autoroute-EST-OUEST-quelque-part-entre-Oran-et-Ghelizane.jpg 1200w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/04/autoroute-EST-OUEST-quelque-part-entre-Oran-et-Ghelizane-300x200.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/04/autoroute-EST-OUEST-quelque-part-entre-Oran-et-Ghelizane-1024x684.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/04/autoroute-EST-OUEST-quelque-part-entre-Oran-et-Ghelizane-768x513.jpg 768w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/04/autoroute-EST-OUEST-quelque-part-entre-Oran-et-Ghelizane-720x480.jpg 720w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/04/autoroute-EST-OUEST-quelque-part-entre-Oran-et-Ghelizane-480x320.jpg 480w" sizes="(max-width: 1200px) 100vw, 1200px" /><figcaption class="wp-element-caption">Autoroute EST OUEST quelque part entre Oran et Ghelizane © Liasmine Fodil</figcaption></figure></div>

<div class="wp-block-image size-full wp-image-6898">
<figure class="aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" width="1200" height="797" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/04/Autoportrait-devant-une-robe-de-ma-grand-mère.-Dans-sa-maison-Tizi-Ouzou-2016.jpg" alt="" class="wp-image-6898" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/04/Autoportrait-devant-une-robe-de-ma-grand-mère.-Dans-sa-maison-Tizi-Ouzou-2016.jpg 1200w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/04/Autoportrait-devant-une-robe-de-ma-grand-mère.-Dans-sa-maison-Tizi-Ouzou-2016-300x199.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/04/Autoportrait-devant-une-robe-de-ma-grand-mère.-Dans-sa-maison-Tizi-Ouzou-2016-1024x680.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/04/Autoportrait-devant-une-robe-de-ma-grand-mère.-Dans-sa-maison-Tizi-Ouzou-2016-768x510.jpg 768w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/04/Autoportrait-devant-une-robe-de-ma-grand-mère.-Dans-sa-maison-Tizi-Ouzou-2016-480x319.jpg 480w" sizes="(max-width: 1200px) 100vw, 1200px" /><figcaption class="wp-element-caption">Autoportrait devant une robe de ma grand mère Dans sa maison, Tizi Ouzou, 2016 © Liasmine Fodil</figcaption></figure></div>


<p><strong>Y a-t-il des difficultés spécifiques aux femmes dans le métier de photographe en Algérie&nbsp;? Par exemple le rapport à l’espace public&nbsp;? </strong><br class="manualbr">On me pose souvent cette question, et je l’ai moi même posée à plusieurs femmes photographes, notamment pour préparer une intervention à Tunis où j’ai rencontré des femmes reporters des pays dits “arabes”.<br class="manualbr">A vrai dire, je crois que pour le moment y a plus de difficultés liés au statut de femme en tant que tel ou au statut de photographe, plus qu’au statut de femme photographe. <br class="manualbr">Je pense que les hommes photographes rencontrent les mêmes difficultés que nous les femmes. C’est à dire qu’il n y a pas de marché de la photographie (de l’art en général à part la musique peut être qui échappe un peu à ça) les difficultés à photographier dans la rue sans autorisation, la peur de se faire voler son appareil photo ou la peur qu’ont les gens des appareils photos&#8230;etc<br class="manualbr">Quant aux autres difficultés comme voyager seule, assumer sa profession c’est plus lié au fait d’être une femme. <br class="manualbr">Après, je crois que quand on a un appareil entre les mains, on doit adapter son comportement avec autrui, et passer par la discussion au lieu de la confrontation. C’est à dire que si en tant que femme, un homme me dit bonjour dans la rue, je répondrai «&nbsp;tu ne me connais pas, ne me parle pas&nbsp;» ou je ferai semblant de ne pas avoir entendu. Mais si j’ai mon appareil, je répondrai à son bonjour, et s’il veut engager la conversation je répondrai à ses questions de façon cordiale.</p>


<div class="wp-block-image size-full wp-image-6903">
<figure class="aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" width="720" height="535" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/04/tilawin.jpg" alt="" class="wp-image-6903" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/04/tilawin.jpg 720w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/04/tilawin-300x223.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/04/tilawin-480x357.jpg 480w" sizes="(max-width: 720px) 100vw, 720px" /><figcaption class="wp-element-caption">Réunion virtuelle de Tilawin</figcaption></figure></div>


<p><strong>Peut-on parler d’une spécificité de la photographie algérienne&nbsp;?</strong><br class="autobr">La photographie algérienne à mon avis commence à se construire dans le sens où elle commence à traiter de sujets de société et puis … elle devient accessible au grand public, via quelques galeries et salles d’expositions.<br class="autobr">Il y a toujours eu des photographes algériens depuis l’indépendance, et même avant, mais soit ils faisaient juste des photos d’identité et des photos de famille, soit c’étaient des photojournalistes. Pour ceux qui ont photographié des histoires, nous n’avons pas accès à leurs archives. Ce n’était pas l’époque d’Internet&#8230;<br class="manualbr">(J’ai mené une petite recherche à Tizi Ouzou dans ma ville pour savoir comment y est née la photo, je suis allée à la rencontre des descendants des premiers photographes l’un d’eux m’a dit que son grand père a commencé la photographie en Allemagne, alors qu’il a été envoyé à la guerre la bas mais il a appris avec des français- ça parait fou- et il a quelques archives documentaire de la région, mais pour le moment il ne souhaite pas les montrer).<br class="manualbr">Même pendant les années 70-80 il y avait beaucoup de jeunes qui pratiquaient la photographie chez eux, mais ce n’est pas allé plus loin… ça serait génial de pouvoir faire une petite étude sur le sujet d’ailleurs.<br class="manualbr">Pour l’édition, il y a très peu de livres photo et souvent ils sont édités par des maisons d’édition qui ne sont pas spécialisées. <br class="manualbr">La Chambre claire a été créée par Youcef Krach et son épouse Zohor Fateh, j’avoue que j’attends avec impatience ce qu’ils vont nous offrir comme bijoux de photographie.<br class="manualbr">Les lieux d’expositions commencent à émerger depuis quelques temps, Les plus connus restent centralisés à Alger et Oran (d’après ce que je sais) et n’ont pas un programme chargé en expo photo, mais ça commence à venir et la qualité est au rendez vous donc, ça vient…<br class="manualbr">Concernant les aides et les financements, parfois des résidences et des expos sont organisées ça et là, Mais ça reste peu fréquent et difficile d’accès pour diverses raisons. <br class="manualbr">Il y a tant à faire. Créer des collectifs, organiser des expos, créer des espaces d’apprentissage dédiés à la photographie, propager la culture photo, et avoir des institutions qui peuvent aider au développement de cette discipline. Et puis, plein de photographes ne vendent pas leurs œuvres parce que c’est fastidieux.<br class="manualbr">Rappelons que plus il y aura un environnement favorable à la création et mieux on rémunèrera les photographes, tant qu’ils produisent du bon travail.</p>



<p><strong>De quelle façon penses-tu que la photographie puisse accompagner les mouvements sociaux et historiques comme celle que l’Algérie traverse&nbsp;?</strong><br class="manualbr">L’image photographique est un bout de réalité, elle permet de mieux mémoriser les choses, de se rafraîchir la mémoire quand elle flanche. Et elle est là pour assurer la préservation de la mémoire collective (si je peux dire ça).<br class="manualbr">Il est primordial de garder des images, non seulement comme archives pour retracer l’histoire mais pour l’analyser avec recul aussi après qu’un temps soit passé. Les images permettent d’appuyer des études sociologiques et anthropologiques aussi. Elles sont comme des repères.<br class="manualbr">Après il faut aussi se méfier des utilisations à but de manipulation.</p>



<p><strong>Peux- tu nous raconter la génèse du projet Tilawin&nbsp;?</strong><br class="manualbr">1. J’ai mesuré à quel point il est difficile en Algérie de comprendre le métier de photographe. Expliquer qu’on est pas forcément photographe de mariage et qu’on a pas de studio&#8230; Expliquer qu’il y a des photographes auteurs(es) expliquer ce que c’est que la photo documentaire&#8230;<br class="manualbr">2. Il est difficile d’accéder à une bonne formation. Lors des formations techniques souvent on ne parle que très très peu de culture photo voire pas du tout.<br class="manualbr">3. J’ai constaté mes lacunes sur le volet culture photo et je souhaite l’éviter aux autres<br class="manualbr">4. J’ai vu comme il m a été difficile de trouver des personnes pour m’orienter. J’ai eu la chance d’avoir eu deux mentors qui ont su me guider ( c’était des hommes). J’ai aussi fait beaucoup de recherches pour trouver des photographes avec une démarche, un propos et un engagement en Algérie<br class="autobr">(il ne sont pas très visibles). Je voudrais en faire bénéficier les autres.<br class="manualbr">5. Je connais moi-même peu de femmes photographes en Algérie <br class="manualbr">6. Je sais que les photographes débutants ont beaucoup de mal à accéder aux expos, et ne maîtrisent pas du tout le processus de production d’un travail cohérent. Parfois ils/elles bloquent dès qu’il s’agit de travailler sur un thème<br class="manualbr">7. J’ai décidé depuis fin 2019 de m’engager dans la transmission du savoir autour de la photographie. J’avoue que je ne me sentais pas légitime. Mais, je me suis dit que je devais commencer et que j’allais m’améliorer avec le temps. De toute façon, il valait mieux mon “enseignement” imparfait<br class="autobr">que rien du tout.<br class="manualbr">8. Il y a eu je pense une rupture entre la génération de photographes d’avant et la nôtre, nous devons éviter que cela ne se reproduise.<br class="manualbr"> 9. À force qu’on me dise&nbsp;: ah mais c’est inaccessible de devenir photographe&nbsp;! On m’a donné envie de montrer qu’avec un projet comme celui-là, le métier deviendrait moins mystérieux. Et plus il y aura de photographes, plus on pourra avoir de droits, tant qu on pourra rêver d’avoir des galeries spécialisées, des festivals, un marché …etc. Pour espérer vivre de ce métier.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" width="740" height="993" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/04/capture-instagram.jpg" alt="" class="wp-image-6922" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/04/capture-instagram.jpg 740w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/04/capture-instagram-224x300.jpg 224w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/04/capture-instagram-480x644.jpg 480w" sizes="(max-width: 740px) 100vw, 740px" /></figure></div>

<div class="wp-block-image size-full wp-image-6905">
<figure class="aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" width="1696" height="2560" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/04/IKRAM-BOSLIM-scaled.jpg" alt="" class="wp-image-6905" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/04/IKRAM-BOSLIM-scaled.jpg 1696w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/04/IKRAM-BOSLIM-199x300.jpg 199w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/04/IKRAM-BOSLIM-678x1024.jpg 678w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/04/IKRAM-BOSLIM-768x1160.jpg 768w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/04/IKRAM-BOSLIM-1017x1536.jpg 1017w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/04/IKRAM-BOSLIM-1356x2048.jpg 1356w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/04/IKRAM-BOSLIM-480x725.jpg 480w" sizes="(max-width: 1696px) 100vw, 1696px" /><figcaption class="wp-element-caption">© Ikram Boslim</figcaption></figure></div>

<div class="wp-block-image size-full wp-image-6908">
<figure class="aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" width="1920" height="1280" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/04/WEB-Hiba-ZOUANE.jpg" alt="" class="wp-image-6908" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/04/WEB-Hiba-ZOUANE.jpg 1920w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/04/WEB-Hiba-ZOUANE-300x200.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/04/WEB-Hiba-ZOUANE-1024x683.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/04/WEB-Hiba-ZOUANE-768x512.jpg 768w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/04/WEB-Hiba-ZOUANE-1536x1024.jpg 1536w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/04/WEB-Hiba-ZOUANE-720x480.jpg 720w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/04/WEB-Hiba-ZOUANE-480x320.jpg 480w" sizes="(max-width: 1920px) 100vw, 1920px" /><figcaption class="wp-element-caption">© Hiba Zouane</figcaption></figure></div>


<p><strong>Peux-tu parler de ce fossé entre générations de photographes et de cette<br class="autobr">absence de transmission que tu évoques, à quoi penses tu qu’il est dû&nbsp;? </strong> <br class="manualbr">Je me pose la question moi même. Je ne comprends pas&nbsp;!</p>



<p><strong>Comment s’est faite la sélection des mentors et des filleules&nbsp;? </strong><br class="manualbr">J’ai contacté des femmes photographes algériennes que je connais et dont je connais le travail, les valeurs et l’engagement, et j’ai aussi contacté quelques unes qui m’ont été recommandées. On a échangé autour de l’idée, elles ont dit oui. Il y en a une qui a décliné car elle n’avait pas le temps et ne se sentait pas prête, les autres ont dit oui, j’ai été très heureuse de leur enthousiasme.<br class="manualbr">Le choix des filleules pour cette première édition qui sera l’édition test s’est fait spontanément. Ce sont toutes des filles qui ont un grand intérêt pour la photo. Elles sont au stade du questionnement autour de cette pratique et il me semble que c’est le bon moment pour elles de trouver une personne qui a un peu d’expérience avec qui échanger. <br class="manualbr">Pour les prochaines éditions &#8211; car nous souhaitons que ce projet continue &#8211; nous ferons des appels à candidatures.</p>



<p><strong>Pourquoi seulement des femmes&nbsp;?</strong><br class="manualbr">Est ce qu’on demande aux hommes pourquoi vous n’êtes qu’entre hommes&nbsp;! haha <br class="autobr">Plus sérieusement, je disais plus haut que certaines difficultés étaient dûes au fait d’être femme, et j’ai jugé plus judicieux d’avoir uniquement des femmes car je me dis&nbsp;: une femme comprendrait sans doute mieux une autre femme, et puis après plusieurs échanges avec Lynn, Sonia, Lola et d’autres nous sommes toujours tombées d’accord que nous devons prendre plus de place, car le système fait que nous restons souvent à l’écart. Je disais que je connais moi même peu de femmes photographes algériennes. Nous sommes parfois juste dans notre petit coin, personne ne viendra nous y chercher si nous n’en sortons pas par nous même. <br class="autobr">Il y a aussi ces choses que je lis sur la sous-représentation des femmes photographes dans le monde.<br class="manualbr">Et puis il y a eu toutes ces fois où j’ai vu des séries documentées par les hommes et où je me suis demandée&nbsp;: si ça avait été une femmes qui avait raconté l’histoire à quoi elle aurait ressemblé&nbsp;?<br class="manualbr">C’est aussi un engagement féministe, nous devons assumer complètement notre égalité avec les hommes. (En ce moment dans ma vie, des discours sexistes reviennent souvent. J’ai voulu transformer toute ma colère, en énergie positive et productive)</p>



<p><strong>Tu réalises aussi de nombreux ateliers photos, peux- tu nous raconter le déroulé&nbsp;?</strong><br class="manualbr">Oui tout à fait.<br class="manualbr">Il y a peu de lieux pour apprendre la photographie, et quand on trouve une formation, ça s’arrête à la technique, le plus souvent et c’est peu flexible. <br class="autobr">J’ai créé le concept de LA PLANQUE des camarades de la photo.<br class="manualbr">A LA PLANQUE, on apprend à utiliser la photographie comme un médium pour exprimer nos idées et réflexions. <br class="manualbr">Bien que je donne des ateliers sur la technique, j’explique comment elle est au service du discours et puis, j’inclus toujours une partie que j’appelle (+) Bonus culture ou je présente des œuvres photographiques majeures ou pas d’ailleurs&nbsp;! Je parle un peu de la démarche des auteurs. Et l’un des meilleurs moment c’est quand on me dit&nbsp;: “eh bien… tu as changé ma façon de voir la photo”<br class="manualbr">Quand je tombe sur des personnes dont la sensibilité est palpable, je les pousse à créer des choses et on en discute quand on peut, même après que la formation soit terminée, c’est le cas par exemple de Hiba Zouane qui est une des filleules de TILAWIN</p>


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<figure class="aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" width="1920" height="1280" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/04/WEB-Yasmine-BELKAID.jpg" alt="" class="wp-image-6911" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/04/WEB-Yasmine-BELKAID.jpg 1920w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/04/WEB-Yasmine-BELKAID-300x200.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/04/WEB-Yasmine-BELKAID-1024x683.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/04/WEB-Yasmine-BELKAID-768x512.jpg 768w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/04/WEB-Yasmine-BELKAID-1536x1024.jpg 1536w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/04/WEB-Yasmine-BELKAID-720x480.jpg 720w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/04/WEB-Yasmine-BELKAID-480x320.jpg 480w" sizes="(max-width: 1920px) 100vw, 1920px" /><figcaption class="wp-element-caption">© Yasmine Belkaid</figcaption></figure></div>

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<figure class="aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" width="1920" height="1280" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/04/WEB-Salma-SALHI.jpg" alt="" class="wp-image-6910" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/04/WEB-Salma-SALHI.jpg 1920w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/04/WEB-Salma-SALHI-300x200.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/04/WEB-Salma-SALHI-1024x683.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/04/WEB-Salma-SALHI-768x512.jpg 768w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/04/WEB-Salma-SALHI-1536x1024.jpg 1536w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/04/WEB-Salma-SALHI-720x480.jpg 720w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/04/WEB-Salma-SALHI-480x320.jpg 480w" sizes="(max-width: 1920px) 100vw, 1920px" /><figcaption class="wp-element-caption">© Salma Salhi</figcaption></figure></div>

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<figure class="aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" width="1920" height="1182" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/04/WEB-Loubna-Sephora-BOGHARI.jpg" alt="" class="wp-image-6909" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/04/WEB-Loubna-Sephora-BOGHARI.jpg 1920w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/04/WEB-Loubna-Sephora-BOGHARI-300x185.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/04/WEB-Loubna-Sephora-BOGHARI-1024x630.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/04/WEB-Loubna-Sephora-BOGHARI-768x473.jpg 768w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/04/WEB-Loubna-Sephora-BOGHARI-1536x946.jpg 1536w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/04/WEB-Loubna-Sephora-BOGHARI-480x296.jpg 480w" sizes="(max-width: 1920px) 100vw, 1920px" /><figcaption class="wp-element-caption">© Loubna Sephora Boghari</figcaption></figure></div>


<p><strong>Quels sont tes rêves pour le collectif Tilawin et pour la photographie en<br class="autobr">Algérie&nbsp;? </strong><br class="manualbr">Pour le projet Tilawin c’est qu’il devienne un collectif avec un noyau dur et une rotation de nouvelles photographes chaque année, je parle des mentors, c’est clair que les filleules changeront chaque année. ça serait excellent si chaque fin de cycle de mentorat on aboutit à une expo collective et itinérante aussi.<br class="manualbr">Que les participantes (mentors et filleules) puissent profiter de cette expérience pour apprendre et essayer de nouvelles choses. Qu’à la fin de leur expérience, elles partent avec une plus grande confiance en elles-même et qu’elles entreprennent de nouveaux projets photographiques. J’adorerai aussi qu’on puisse trouver des financements pour pouvoir rémunérer les mentors et produire les expos.<br class="manualbr">Pour la photographie en Algérie, ça serait d’arriver à créer un vrai écosystème comme on dit en économie. Insérer la photographie “d’art” petit à petit dans la société, que les gens n’aient plus peur des appareils photos et puis avoir un marché de la photo, avoir des festivals et des rencontres annuelles aux quatre coins du pays. Il y a déjà des salons dans plusieurs régions, mais je sais qu’on peut faire beaucoup plus que ça. Ca serait génial si les algériens voyaient la photographie comme on voit la littérature par exemple, comme quelque chose de noble et d’utile.</p>



<p><strong>Et quels sont tes projets personnels dans le futur&nbsp;?</strong><br class="manualbr">Déjà arriver à vivre de la photographie. Ca fera 5 ans que j’ai quitté mon emploi et c’est la dernière année que je m’autorise à passer sans revenu stable.<br class="manualbr">Sinon, actuellement, je pense à un travail que je ne savais pas comment aborder mais auquel je pense depuis plusieurs années, il questionne le lien familial et le lien à la terre natale chez les algériens.<br class="autobr">J’ai fait mes premières photos ce mois de mars. Cette période est particulière en Algérie, mais en même temps ça a toujours été comme ça. Ici les algériens se sentent mal, et à l’étranger, ils ont le mal du pays. Les familles sont de plus en plus fragmentées, quelques membres sont ici et les autres ailleurs dans le monde. De plus en plus de parents se retrouvent seuls ici car tous leurs enfants émigrent. Je veux raconter ça, parce que c’est terrible surtout maintenant avec cette pandémie où voyager est compliqué. Les familles ne se retrouvent plus pour les fêtes une fois par an comme de coutume. Je n’ai aucune idée de combien de temps va me prendre ce travail, mais il me tient à cœur.</p>
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