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	<title>Archives des Biennale - Afrique In Visu</title>
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	<description>Plateforme autour du métier de photographe en Afrique depuis 2006</description>
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	<title>Archives des Biennale - Afrique In Visu</title>
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		<title>Instants de grâce au 32bis &#8211; Interview de Camille Lévy Sarfati</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Afrique in visu]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 15 Nov 2022 10:57:11 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Éditorial]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>A l&#8217;occasion de Jaou Photo, biennale organisée à Tunis par la Fondation Kamel Lazaar et l’Institut français de Tunisie, le 32bis présentait « Injurier le soleil », une exposition mettant à l&#8217;honneur la jeune création tunisienne. C&#8217;est une véritable immersion que proposent les installations et vidéos d&#8217;Achref Toumi, Bachir Tayachi, Myriam Amri et Margaux Fitoussi, une immersion physique et psychique qu&#8217;il est difficile de rendre compte sans en avoir fait l&#8217;expérience. C&#8217;est l&#8217;occasion d&#8217;un échange avec la curatrice et directrice artistique Camille Lévy Sarfati, autour de l&#8217;exposition mais aussi de cet espace d&#8217;art en pleine effervescence qu&#8217;est le 32bis. Peux-tu nous présenter</p>
<p>L’article <a href="https://www.afriqueinvisu.org/instants-de-grace-au-32bis-interview-de-camille-levy-sarfati/">Instants de grâce au 32bis &#8211; Interview de Camille Lévy Sarfati</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.afriqueinvisu.org">Afrique In Visu</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p>A l&rsquo;occasion de <a href="http://jaou.art/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Jaou Photo</a>, biennale organisée à Tunis par la <a href="https://www.kamellazaarfoundation.org/fr" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Fondation Kamel Lazaar</a> et l’Institut français de Tunisie, le <a href="https://www.facebook.com/32BISTunisie/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">32bis</a> présentait « Injurier le soleil », une exposition mettant à l&rsquo;honneur la jeune création tunisienne. C&rsquo;est une véritable immersion que proposent les installations et vidéos d&rsquo;<strong><a href="https://www.instagram.com/ashreftoumi/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Achref Toumi</a></strong>, <strong><a href="https://tayachibachir.com" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Bachir Tayachi</a></strong>, <strong><a href="https://www.marebox.eu/artist/myriam-amri/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Myriam Amri</a></strong> et <strong><a href="https://anthropology.columbia.edu/content/margaux-myriam-fitoussi" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Margaux Fitoussi</a></strong>, une immersion physique et psychique qu&rsquo;il est difficile de rendre compte sans en avoir fait l&rsquo;expérience. C&rsquo;est l&rsquo;occasion d&rsquo;un échange avec la curatrice et directrice artistique <strong>Camille Lévy Sarfati</strong>, autour de l&rsquo;exposition mais aussi de cet espace d&rsquo;art en pleine effervescence qu&rsquo;est le 32bis.</p>


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<figure class="aligncenter size-large"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="819" height="1024" src="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/11/AIV-Affiche-jpeg-819x1024.jpeg" alt="" class="wp-image-8091" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/11/AIV-Affiche-jpeg-819x1024.jpeg 819w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/11/AIV-Affiche-jpeg-240x300.jpeg 240w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/11/AIV-Affiche-jpeg-768x960.jpeg 768w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/11/AIV-Affiche-jpeg-480x600.jpeg 480w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/11/AIV-Affiche-jpeg.jpeg 1080w" sizes="(max-width: 819px) 100vw, 819px" /><figcaption class="wp-element-caption">Affiche de l&rsquo;exposition «&nbsp;Injurier le soleil&nbsp;», une exposition mettant à l&rsquo;honneur la jeune création tunisienne au 32bis.</figcaption></figure></div>


<p><strong>Peux-tu nous présenter le 32bis ?</strong><br>Le 32bis est une association culturelle et un espace d’art situé au cœur du centre-ville de Tunis. C’est un lieu hybride de création, de recherche, d’exposition et de partage des savoirs né du désir d’un mécène tunisien, Jamel Mzabi, de soutenir la scène artistique tunisienne et de contribuer à favoriser l’accès de tou.te.s à la création contemporaine.&nbsp;<br>Après trois ans de travaux de rénovation de l’ancien siège Philips, construit en 1953, nous avons débuté nos activités en janvier dernier avec une série de rencontres, résidences, ateliers, et expositions, qui dévoilent progressivement cet espace de 4000 m².&nbsp;<br>L’idée était depuis le départ de créer une sorte de laboratoire, un lieu d’échange et d’émulation autour des grands questionnements qui traversent nos régions et notre époque. Nous voulions prendre part à un réseau grandissant d’espaces et d’acteurs culturels locaux, bâtir des ponts entre les scènes, les publics, les artistes, commissaires, chercheur.se.s et autres professionnel.le.s de l’art au niveau national et international, de la manière la plus&nbsp; inclusive possible.&nbsp;</p>



<p><strong>Quelle est la ligne directrice artistique du 32bis et&nbsp;comment ce lieu fonctionne-t-il ?</strong><br>Il est toujours difficile de parler de ligne directrice artistique car nous fonctionnons beaucoup sur des&nbsp; coups de cœur, des rencontres. L’exposition Can We Sing Together Again, Old Friend? de Thania Petersen, par exemple, inaugurée en juin 2022, est le fruit d’une rencontre avec son travail lors de la foire 1-54 Marrakech plus de deux ans auparavant. Après des heures de conversations visio passionnées autour de l’expérience minoritaire, de l’exil, de nos luttes et de nos rites respectifs d’un bout à l’autre du continent, nous avons imaginé une résidence de près de 3 mois à Tunis, qui a donné lieu à de superbes collaborations entre l’artiste sud-africaine, des artisan.e.s et artistes tunisien.ne.s, et une troupe soufie aissaouia locale.&nbsp;&nbsp;<br>On trouve bien sûr une cohérence entre les expositions passées et à venir pour cette première année d’ouverture : une réflexion sur l’histoire et la manière dont on l’écrit, sur le divin, le rituel, l’insensible et le spirituel.&nbsp;&nbsp;<br>Je dirais que s’il existe une ligne du 32bis, c’est celle de la distance ou plutôt de la distanciation : la nécessité sans cesse répétée de prendre du recul par rapport aux secousses que nous traversons &#8211;&nbsp; en Tunisie, et ailleurs. Il s’agit toujours de faire un pas de côté, de refuser l’urgence de la réaction, le flux vertigineux de l’image et l’immédiateté quasi-insupportable de l’information.&nbsp;<br>C’est pourquoi nos expositions sont la plupart du temps ancrées dans le temps long &#8211; celui de la réflexion, de l’histoire. Il s’agit aussi, peut-être, de reconnecter les wagons de la mémoire, de restaurer le lien perdu entre les temporalités et les générations. C’est pourquoi les sciences sociales, l’histoire, la philosophie &#8211; et celles et ceux qui les font ! &#8211; se trouvent au cœur de nos projets et réflexions.</p>



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<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" width="1024" height="683" data-id="8104" src="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/11/AIV-XT315638-1024x683.jpg" alt="" class="wp-image-8104" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/11/AIV-XT315638-1024x683.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/11/AIV-XT315638-300x200.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/11/AIV-XT315638-768x512.jpg 768w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/11/AIV-XT315638-1536x1024.jpg 1536w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/11/AIV-XT315638-720x480.jpg 720w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/11/AIV-XT315638-480x320.jpg 480w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/11/AIV-XT315638.jpg 1920w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" width="1024" height="683" data-id="8102" src="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/11/AIV-XT315447-1024x683.jpg" alt="" class="wp-image-8102" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/11/AIV-XT315447-1024x683.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/11/AIV-XT315447-300x200.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/11/AIV-XT315447-768x512.jpg 768w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/11/AIV-XT315447-1536x1024.jpg 1536w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/11/AIV-XT315447-720x480.jpg 720w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/11/AIV-XT315447-480x320.jpg 480w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/11/AIV-XT315447.jpg 1920w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="561" data-id="8099" src="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/11/AIV-IMG36323-13-1024x561.jpg" alt="" class="wp-image-8099" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/11/AIV-IMG36323-13-1024x561.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/11/AIV-IMG36323-13-300x164.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/11/AIV-IMG36323-13-768x421.jpg 768w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/11/AIV-IMG36323-13-1536x842.jpg 1536w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/11/AIV-IMG36323-13-480x263.jpg 480w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/11/AIV-IMG36323-13.jpg 1920w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



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<p><strong>Pour ceux qui ne connaîtraient pas Tunis, je précise que le lieu est situé en centre-ville et que le centre-ville est considéré comme un quartier plutôt populaire, quand beaucoup de galeries sont situées dans des quartiers plus riches, de Sidi Bou Saïd à la Marsa. Pourquoi le choix de cet ancrage ?</strong><br>Pour un centre d’art, à vocation non lucrative et dont le but et de créer, d’imaginer, se trouver au coeur de la cité semble être une évidence. Le 32bis se trouve entre Moncef Bey et la Petite Sicile, derrière l’avenue Bourguiba. C’est un quartier central, au croisement des axes principaux et tout près des gares et autres points névralgiques de la ville. Le jour, le quartier fourmille de commerçants et passants, de voitures, de klaxons.&nbsp;<br>L’entre soi est pénible et terriblement ennuyeux. Ce qui nous intéresse, c’est le mouvement, la friction, la rencontre. Se confronter à l’art, à l’autre, discuter, bousculer… accepter d’être bousculé : n’est-ce pas le seul moyen d’engendrer la pensée ? C’est là la raison d’être du 32bis : malmener les certitudes, nos certitudes, provoquer l’imaginaire, permettre le doute.&nbsp;<br>Ce que nous désirons le plus, c’est voir les publics, et tout particulièrement nos voisin.e.s, s’emparer du lieu. C’est un processus long au coeur duquel la convivialité est cruciale. Et chaque membre de l’équipe fait en sorte que chaque visiteur ou visiteuse se sente parfaitement à l’aise et en droit de questionner, proposer, revenir.</p>



<p><strong>Peux-tu nous présenter les artistes d&rsquo;<em>Injurier le Soleil</em> ainsi que ton propre parcours ?</strong><br>Pour l’exposition Injurier le soleil, je souhaitais mettre à l’honneur la jeune création tunisienne. Il s’agissait de profiter de la venue de nombreux acteurs internationaux du monde de l’art à l’occasion du festival Jaou, duquel nous sommes partenaires, pour faire connaître de jeunes artistes tunisiens, dont le manque de visibilité internationale et l’isolement sont le premier obstacle au développement artistique et professionnel.&nbsp;&nbsp;<br><strong>Achref Toumi</strong> (The Tiger was Her Keeper) est un jeune réalisateur extrêmement talentueux, capable de jongler avec des genres et des voix très différentes. Il vit et travaille à Tunis, où il termine son master en réalisation à l’École Supérieure de l’Audiovisuel et du Cinéma (ESAC). Ce qui me touche particulièrement dans son travail, c’est la poésie qu’il crée à partir d’éléments très simples du paysage tunisien &#8211; urbain, familial &#8211; ou de la culture populaire du pays, devenus invisibles tant ils sont répandus (par exemple, dans The Tiger was Her Keeper, la couverture “paux de tigre” importée massivement et venue remplacer les couvertures traditionnelles dans les foyers tunisiens). <strong>Bachir Tayachi</strong> (Anesthesia) est un jeune photographe et réalisateur, architecte de formation. Il a débuté comme photographe de mode, domaine dans lequel il excelle, et développe depuis peu d’autres formes d’expressions artistiques telles que la vidéo et l’installation. Bachir a su créer un univers et une esthétique très identifiables, plein de poésie et de rage, de désir, de violence parfois.&nbsp;<br><strong>Myriam Amri</strong> et <strong>Margaux Fitoussi</strong> (La Piscine) sont toutes deux réalisatrices et anthropologues, elles vivent et travaillent entre la Tunisie et les Etats-Unis, et ont réalisé La Piscine en duo. Leur travaux respectifs (d’écriture, de réalisation ou d’installation) m’intéresse tout particulièrement pour ce qu’il porte et raconte de notre époque,&nbsp; discrètement, subtilement, avec toute la profondeur et les outils que leur offrent les sciences sociales. Margaux, par ailleurs, est issue de la diaspora tunisienne. Son travail est gorgé de la mémoire de sa famille, qu’elle s’efforce de questionner et de reconstruire.&nbsp;<br>Pour ma part, puisque tu poses la question, je suis tombée dans l’art par hasard. J’ai commencé par la littérature, l’histoire, la philosophie… pour terminer ma formation à Sciences Po, où je me suis spécialisée sur la question du fait minoritaire et de l’ehtnonationalisme. J’ai ensuité passé du temps au Moyen-Orient, puis dans les Alpes, où j’ai milité tour à tour pour les droits des Palestiniens puis des demandeurs d’asile, en France.&nbsp;<br>C’était peut-être une manière de comprendre ma propre histoire familiale, une histoire juive, taboue, faite d’exils et de déchirements. C’est aussi la raison pour laquelle j’ai décidé de m’installer en Tunisie il y a quatre ans &#8211; une façon de reprendre racine dans un pays que nous avions quitté il y a soixante ans. Je me suis alors plongée dans la réalisation d’un documentaire, que je suis en train de terminer, et j’ai eu la chance de rencontrer Jamel Mzabi, qui m’a proposé en juillet 2019 de construire et d’imaginer ce formidable projet avec lui.&nbsp;</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="576" src="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/11/AIV-Anesthesia-Bachir-Tayachi-2022-1024x576.jpg" alt="" class="wp-image-8092" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/11/AIV-Anesthesia-Bachir-Tayachi-2022-1024x576.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/11/AIV-Anesthesia-Bachir-Tayachi-2022-300x169.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/11/AIV-Anesthesia-Bachir-Tayachi-2022-768x432.jpg 768w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/11/AIV-Anesthesia-Bachir-Tayachi-2022-1536x864.jpg 1536w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/11/AIV-Anesthesia-Bachir-Tayachi-2022-480x270.jpg 480w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/11/AIV-Anesthesia-Bachir-Tayachi-2022.jpg 1920w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">Anesthesia, 2022 © Bachir Tayachi</figcaption></figure>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="576" src="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/11/AIV-The-Tiger-was-her-keeper-Achref-Toumi-2022-1024x576.jpg" alt="" class="wp-image-8094" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/11/AIV-The-Tiger-was-her-keeper-Achref-Toumi-2022-1024x576.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/11/AIV-The-Tiger-was-her-keeper-Achref-Toumi-2022-300x169.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/11/AIV-The-Tiger-was-her-keeper-Achref-Toumi-2022-768x432.jpg 768w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/11/AIV-The-Tiger-was-her-keeper-Achref-Toumi-2022-480x270.jpg 480w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/11/AIV-The-Tiger-was-her-keeper-Achref-Toumi-2022.jpg 1334w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">The Tiger was her keeper, 2022 © Achref Toumi</figcaption></figure>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="731" src="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/11/AIV-La-Piscine-Margaux-Fitoussi-et-Myriam-Amri-2021-1024x731.jpg" alt="" class="wp-image-8093" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/11/AIV-La-Piscine-Margaux-Fitoussi-et-Myriam-Amri-2021-1024x731.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/11/AIV-La-Piscine-Margaux-Fitoussi-et-Myriam-Amri-2021-300x214.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/11/AIV-La-Piscine-Margaux-Fitoussi-et-Myriam-Amri-2021-768x548.jpg 768w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/11/AIV-La-Piscine-Margaux-Fitoussi-et-Myriam-Amri-2021-1536x1097.jpg 1536w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/11/AIV-La-Piscine-Margaux-Fitoussi-et-Myriam-Amri-2021-480x343.jpg 480w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/11/AIV-La-Piscine-Margaux-Fitoussi-et-Myriam-Amri-2021.jpg 1920w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">La Piscine, 2021 © Margaux Fitoussi et Myriam Amri</figcaption></figure>



<p><strong>Est ce que les vidéos et les installations ont été conçues spécialement pour cette exposition, peux-tu nous raconter la façon dont cela a pris forme ?</strong><br>Deux des trois vidéos et installations présentées dans Injurier le soleil &#8211; celles de Bachir Tayachi et Achref Toumi &#8211; sont de nouvelles productions, conçues spécialement pour l’exposition. Pour être honnête, nous avons décidé très tardivement de monter cette exposition. Les artistes se sont prêtés au jeu et sont parvenus à relever le défi du développement et de la production en un temps record (un mois et demi tout au plus).<br>Le processus est simple : j’ai d’abord écrit quelques notes, une ébauche de texte curatorial portant le nom de l’exposition, qui parlait d’extase, de cri, d’âme et de corps. J’y expliquais mon désir d’aborder la sortie hors de soi, l’instant de grâce ou d’effroi où l’âme s’échappe du corps.&nbsp;<br>J’ai tout de suite pensé à une idée d’installation vidéo qu’Achref avait partagée avec moi quelques semaines plus tôt. Je lui ai proposé d’en produire et d’en présenter la première pièce pour cette exposition, et il a accepté.&nbsp;<br>Pour Bachir, les choses se sont faites autrement. Après avoir lu le texte que j’avais écrit, Bachir a fait une première proposition, très prometteuse, que nous n’avons pas pu réaliser. Nous avons poursuivi nos échanges, intensément, pendant quelques semaines, jusqu’à ce qu’émerge, in extremis, l’idée d’Anesthesia&nbsp; qu’il s’est alors agi de produire. Techniquement, cela n’a pas été aisé. Nous avons dû abandonner plusieurs pistes en route, et Bachir a terminé la post-production des vidéos le matin même du vernissage ! Roya Mansar et Hela Djebbi, membres de l’équipe du 32bis et chargées de production de l’exposition, ont fait un travail remarquable.&nbsp;</p>



<p><strong>De quelles façons le livre d&rsquo;Ahmadou Kourouma t&rsquo;a inspirée pour cette exposition ?</strong><br>Ahmadou Kourouma m’accompagne depuis mes 17 ans. La découverte de ses romans a été pour moi l’une de ces grandes claques politique, esthétique, littéraire &#8211; comme l’avait été auparavant la rencontre avec Primo Levi, et comme le sera, plus tard, celle avec Pasolini.<br>J’ai gardé cette formule en tête toutes ces années. “Injurier le soleil”. Elle raconte à elle-seule toute la révolte, la poésie, l’absurde que porte l&rsquo;œuvre de Kourouma. Elle parle de désobéissance, de transgression, témoigne d’un univers sensoriel très fort, enveloppant, parfois carrément répugnant.<br>Lorsqu’il s’est agi de réfléchir à la question du corps, qui formait le thème général de Jaou, j’ai tout de suite songé à Kourouma &#8211; au rêve de Fama dans Le Soleil des Indépendances, aux doubles, aux morts, à ce que l’intangible, l’irrationnel, permet dans la révolte et l’insoumission.<br>Kourouma parle de violence, de corruption, de totalitarisme. Il raconte tantôt l’Afrique désenchantée d’avant colonisation, tantôt les totalitarismes de l’après. Mais il y a toujours, chez lui, la langue pour survivre et s’indigner. Un français malinkisé, une langue à lui, étrange d’abord puis parfaitement enivrante. L’ailleurs ou l’au-delà, le monde insensible ou plutôt suprasensible devient la seule échappatoire lorsque le politique nous étouffe.<br>C’est peut-être en cela que ses mots résonnaient avec mes préoccupations du moment. J’aimerais aller plus loin, bien sûr, et cette exposition n’est qu’une première étape, j’espère, vers un travail plus approfondi sur les pas de Kourouma. </p>



<p><strong>Dans « Injurier le soleil » comme dans l&rsquo;exposition de début 2022 de Bruno Hadjih on est dans une approche très immersive : par le son, par l&rsquo;installation, c&rsquo;est une véritable expérience physique que de traverser les œuvres… Comment s&rsquo;est opéré ce choix de croiser les écritures et les médiums ?</strong><br>Nous imaginons nos expositions comme des bulles dans lesquelles les publics plongent et s’oublient, peut-être, le temps d’une visite. Il s’agit de faire dialoguer les artistes, les disciplines, les époques. C’est ainsi que nous avons décidé, par exemple, à deux reprises, d’emprunter des pièces des siècles passés au&nbsp; Musée d’art islamique Lalla Hadria, à Djerba.&nbsp;<br>Pour Wird, de Bruno Hadjih, qui retraçait à travers 20 photographies une réflexion sur le soufisme menée par l’artiste pendant plus de vingt ans, nous avons proposé à Imed Alibi, artiste et musicien tunisien, de concevoir une création sonore originale qui embaumerait toute l’exposition. Tout à coup, il ne s’agissait plus uniquement pour les visiteurs d’observer des images, mais de plonger véritablement dans l’univers qu’elles racontaient. Bien sûr, la musique, la pénombre… cela n’a rien d’automatique. Certaines œuvres imposent le silence, et chaque nouvelle idée d’exposition pose de nouveau la question.&nbsp;<br>Les expositions sont des histoires que l’on raconte, et chaque élément sonore ou scénographique contribue à façonner le récit. Croiser les médiums, c’est peut-être aussi, pour nous, une manière de sortir du piège du “white cube”, d’un espace froid, aseptisé, souvent intimidant pour des publics non familiers avec les espaces dédiés à l’art, et à plus forte raison à l’art contemporain.<br>A ce propos, Meriem Berrada, directrice du Macaal, évoquait dernièrement lors d’une discussion que nous donnions à l’Institut français de Tunis l’importance des œuvres d’art qui sollicitent le toucher. Nous n’avons pas encore exploré ce sens, mais je garde cette idée en tête pour de futurs projets.</p>



<figure class="wp-block-gallery has-nested-images columns-default is-cropped wp-block-gallery-2 is-layout-flex wp-block-gallery-is-layout-flex">
<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" width="1024" height="683" data-id="8104" src="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/11/AIV-XT315638-1024x683.jpg" alt="" class="wp-image-8104" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/11/AIV-XT315638-1024x683.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/11/AIV-XT315638-300x200.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/11/AIV-XT315638-768x512.jpg 768w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/11/AIV-XT315638-1536x1024.jpg 1536w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/11/AIV-XT315638-720x480.jpg 720w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/11/AIV-XT315638-480x320.jpg 480w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/11/AIV-XT315638.jpg 1920w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="683" data-id="8103" src="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/11/AIV-XT315497-1024x683.jpg" alt="" class="wp-image-8103" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/11/AIV-XT315497-1024x683.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/11/AIV-XT315497-300x200.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/11/AIV-XT315497-768x512.jpg 768w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/11/AIV-XT315497-1536x1024.jpg 1536w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/11/AIV-XT315497-720x480.jpg 720w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/11/AIV-XT315497-480x320.jpg 480w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/11/AIV-XT315497.jpg 1920w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="683" data-id="8100" src="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/11/AIV-XT315352-1024x683.jpg" alt="" class="wp-image-8100" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/11/AIV-XT315352-1024x683.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/11/AIV-XT315352-300x200.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/11/AIV-XT315352-768x512.jpg 768w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/11/AIV-XT315352-1536x1024.jpg 1536w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/11/AIV-XT315352-720x480.jpg 720w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/11/AIV-XT315352-480x320.jpg 480w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/11/AIV-XT315352.jpg 1920w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="683" data-id="8101" src="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/11/AIV-XT315379-1024x683.jpg" alt="" class="wp-image-8101" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/11/AIV-XT315379-1024x683.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/11/AIV-XT315379-300x200.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/11/AIV-XT315379-768x512.jpg 768w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/11/AIV-XT315379-1536x1024.jpg 1536w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/11/AIV-XT315379-720x480.jpg 720w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/11/AIV-XT315379-480x320.jpg 480w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/11/AIV-XT315379.jpg 1920w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="572" data-id="8096" src="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/11/AIV-IMG098-2-1024x572.jpg" alt="" class="wp-image-8096" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/11/AIV-IMG098-2-1024x572.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/11/AIV-IMG098-2-300x168.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/11/AIV-IMG098-2-768x429.jpg 768w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/11/AIV-IMG098-2-1536x859.jpg 1536w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/11/AIV-IMG098-2-480x268.jpg 480w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/11/AIV-IMG098-2.jpg 1549w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
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<p><strong>Peux-tu nous dire un mot sur l&rsquo;AFC Academy que vous avez co-organisé avec l&rsquo;African Culture Found ?</strong>&nbsp;<br>L’ACF Academy a été un moment très fort de cette année d’ouverture, en juillet dernier. C’est un programme d’accompagnement dédié à 12 jeunes artistes nord-africains et maliens, sélectionnés par un jury indépendant. Nous avons développé ce programme avec le Fond Africain pour la Culture, basé à Bamako, qui soutient de très nombreuses initiatives artistiques et culturelles sur le continent africain, et pour lequel l’artiste Abdoulaye Konaté joue un rôle central.&nbsp;<br>Pendant trois semaines, le groupe d’artistes a participé à de nombreux ateliers, rencontres et discussions avec des professionnel.le.s de l’art dans le but de contribuer à l’élaboration de leur réflexion artistique, au développement de leurs connaissances théoriques et de leurs compétences à entreprendre, en particulier au niveau international. C’est ainsi qu’Amel Bennys et Ismail Bahri, artistes tunisien.ne.s confirmé.e.s installé.e.s à Paris, ont mené tour à tour des ateliers de création qui ont pris fin par une présentation publique des travaux effectués. Mariam Elnozahy, Alicia Knock, Jean-Loup Pivin, Laetitia Catoir, Fatma Kilani, Ibrahim Mahama, Cécilia Muriel et Simon Njami, se sont prêtés au jeu du mentorat et du débat avec les participants, autour de questions telles que celles du marché de l’art, du financement de la création, des pratiques muséales, etc.&nbsp;<br>Pour couronner ces trois semaines d’intenses rencontres et de création, nous avons proposé à Ismail et Amel d’assurer le commissariat d’une exposition qui réunira les 12 participants au programme, à l’hiver 2024. Une belle manière d’accueillir la deuxième promotion de l’ACF Academy !</p>



<p><strong>Quel.les sont les futur.es expositions/ projets du 32 bis que tu pourrais nous partager ? (la médiathèque les résidences etc)</strong><br>Le Cheveu de Mu’awiya, curaté par l’historienne de l’art et commissaire d’exposition Nadine Atallah, nous occupe depuis deux ans déjà et s’ouvrira en janvier prochain. Nous avons pensé cette exposition comme la grande exposition d’inauguration du 32bis, après une année de résidences, de rencontres, d’ateliers et d’expositions…&nbsp;<br>Elle réunira une vingtaine d’artistes, de générations et d’horizons très différents, des plus émergents aux plus établis, et dont les pratiques varient beaucoup. Parmi elles et eux : Dorothy Iannone, Abdoulaye Konaté, Slavs and Tatars, Lina Ben Rejeb, Siryne Eloued, Doa Aly, Joëlle de la Casinière, et d’autres… On y parlera d’histoire, d’amour, de discorde, de crise et de résilience, en s’inspirant de&nbsp; toute la polysémie du terme fitna, cher à Hichem Djaït, historien médiéviste spécialiste de l’histoire de l’islam décédé en 2021, à qui l’on entend aussi rendre hommage à travers cette exposition.&nbsp;<br>Plus tard dans l’année, nous aurons le plaisir de présenter le travail de Sana Chamekh, jeune artiste tunisienne extrêmement prometteuse, puis d’Aïcha Snoussi, qu’on ne présente plus, et qui clôturera dans sa ville d’origine un cycle initié au Bénin, à la Fondation Zinsou, puis au Palais de Tokyo à Paris, avec de toutes nouvelles productions.&nbsp;<br>En attendant, on prépare l’ouverture prochaine de la médiathèque, spécialisée en art moderne et contemporain, avec une attention particulière donnée à l’Afrique et plus largement aux Suds. On poursuit, bien sûr, les ateliers de création menés par de jeunes artistes tunisiennes auprès de groupes d’adolescents, et prévoyons des ateliers pour adultes, en lien très étroit avec nos voisin.e.s qui nous proposent de nombreuses idées liées à leurs savoir-faire, tels que la broderie.<br>Côté résidences, nous recevons depuis plus d’un an et pour les trois prochains mois encore les artistes participant à l’exposition Le Cheveu de Mu’awiya. Ainsi Wiame Haddad, Jan Kopp, Amel Bennys, Ngozi-Omeje Ezema, Lina Ben Rejeb… se succèdent dans le studio du 32bis pour donner forme à leurs créations.<br>Mais j’en ai déjà trop dit, on vous garde quelques surprises…&nbsp;</p>
<p>L’article <a href="https://www.afriqueinvisu.org/instants-de-grace-au-32bis-interview-de-camille-levy-sarfati/">Instants de grâce au 32bis &#8211; Interview de Camille Lévy Sarfati</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.afriqueinvisu.org">Afrique In Visu</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>25 ans de rencontres photographiques &#8211; Biennale de Bamako</title>
		<link>https://www.afriqueinvisu.org/sentir-le-coeur-de-l-afrique-battre-a-bamako/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Maï-Do Hamisultane-Lahlou]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 06 Jan 2020 09:55:13 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Éditorial]]></category>
		<category><![CDATA[Bamako]]></category>
		<category><![CDATA[Biennale]]></category>
		<category><![CDATA[Biennale Africaine de la photographie]]></category>
		<category><![CDATA[Exposition]]></category>
		<category><![CDATA[Mali]]></category>
		<category><![CDATA[News]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La Biennale de Bamako a soufflé ses 25 bougies et pour son quart de siècle près de 85 artistes d&#8217;Afrique et de sa diaspora ont afflué sur un même thème : Courant de conscience, la concaténation des imaginaires. Si elle s&#8217;est imposée comme un événement incontournable de la scène artistique mondiale, c&#8217;est autant pour les travaux présentés que pour les rencontres qui, au-delà du temps de la biennale, se poursuivent en relations professionnelles, collaborations artistiques, amitiés. C&#8217;est pourquoi, j&#8217;ai choisi de vous raconter 5 temps forts des Rencontres de la première semaine de la Biennale. La projection de Bamako à</p>
<p>L’article <a href="https://www.afriqueinvisu.org/sentir-le-coeur-de-l-afrique-battre-a-bamako/">25 ans de rencontres photographiques &#8211; Biennale de Bamako</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.afriqueinvisu.org">Afrique In Visu</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>La Biennale de Bamako a soufflé ses 25 bougies et pour son quart de siècle près de 85 artistes d&rsquo;Afrique et de sa diaspora ont afflué sur un même thème : <em>Courant de conscience, la concaténation des imaginaires</em>.<br><br>Si elle s&rsquo;est imposée comme un événement incontournable de la scène artistique mondiale, c&rsquo;est autant pour les travaux présentés que pour les rencontres qui, au-delà du temps de la biennale, se poursuivent en relations professionnelles, collaborations artistiques, amitiés.<br><br>C&rsquo;est pourquoi, j&rsquo;ai choisi de vous raconter 5 temps forts des Rencontres de la première semaine de la Biennale.</p>



<h3 class="wp-block-heading">La projection de <em>Bamako à L&rsquo;Est</em> par <strong>Françoise Huguier</strong></h3>



<p>Françoise Huguier, initiatrice et fondatrice de La Biennale, s&rsquo;est donnée pour mission d&rsquo;immortaliser les archives de maliens ayant fait leurs études en Ex-URSS.<br>Pour cela, elle a fait appel aux photographes Seydou Camara, Fototala King Massassy, Moussa Kalapo, Seyba Keita, Kany Sissoko, Fatoumata Traore.<br>Dans la salle, l&rsquo;émotion est au rendez-vous. Souleymane Cissé, réalisateur du film primé à Cannes Yeelen, applaudit devant les yeux de sa fille émue d&rsquo;avoir découvert son père sous l&rsquo;angle photographique de Seydou Camara.</p>



<h3 class="wp-block-heading">L&rsquo;exposition <em>Musow Ka Touma Sera</em> (C&rsquo;est l&rsquo;ère des femmes ) au Lycée de jeunes filles</h3>



<p><strong>Fatouma Bocoum</strong>, commissaire de l&rsquo;exposition, a réuni 6 artistes maliennes originaires des quatre coins du pays. Elles examinent ensemble la sutura, norme culturelle tacite qui prépare psychologiquement les femmes et les filles à dissimuler, à pardonner et à supporter leurs souffrances.<br>Lors du vernissage, les jeunes filles du Lycée se sont confrontées avec humour à une triste réalité mise en espace de façon aérienne, avec l&rsquo;art une façon de résister à la condition féminine qui contraste avec leur indépendance d&rsquo;esprit.</p>



<div class="wp-block-image aligncenter size-full wp-image-5809"><figure class="aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" width="1200" height="640" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2020/01/img_7359aiv.jpg" alt="IMG 7359AIV" class="wp-image-5809" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2020/01/img_7359aiv.jpg 1200w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2020/01/img_7359aiv-300x160.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2020/01/img_7359aiv-1024x546.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2020/01/img_7359aiv-768x410.jpg 768w" sizes="(max-width: 1200px) 100vw, 1200px" /><figcaption>IMG 7359AIV</figcaption></figure></div>



<h3 class="wp-block-heading">La projection de courts-métrages en plein air dans le quartier de la Médina-Coura.</h3>



<p><strong>Seydou Camara</strong>, directeur général du Off de la Biennale, a donné carte blanche à l&rsquo;artiste marocain Mohamed Thara. Celui-ci a choisi de venir à la rencontre du public malien en installant un cinéma  » de fortune  » dans une rue de la Médina-Coura.<br>As Long As I Can Hold My Breath de Mohamed Thara 2017, Ales de Faiçal Ben 2018, Creatruction de Simohammed Fettaka 2010 ont été projetés.<br>Le premier mêle avec une poésie infinie images d&rsquo;archives de périples de migrants et captation filmée, avec un téléphone portable, de la migration des oiseaux en hiver</p>



<h3 class="wp-block-heading">Club Africa</h3>



<p>Avec son entrée gardée par deux statues gigantesques d&rsquo;oryx sculptés dans le bois, on a le sentiment de pénétrer dans un de ces lieux interdits « au temps des répressions », tant le Club Africa, situé dans un quartier hors des sentiers battus, est inattendu et contraste avec une certaine actualité.<br>A l&rsquo;intérieur, toute la biennale s&rsquo;y rejoint et les chanteurs se succèdent sur la scène musicale qui atteint son apothéose avec <strong>King Massassy</strong>. Ce photographe star de cette biennale, dont le poing bagué de la série photo déjà culte <em>« Anyway »</em> est l&rsquo;affiche phare de ces Rencontres, est aussi une figure de proue du hip-hop malien.<br>Durant une de ces tournée aux États-Unis, il a rencontré Rosa Parks :  » Une des mains d&rsquo;Anyway » , est la sienne » !</p>



<div class="wp-block-image aligncenter size-full wp-image-5810"><figure class="aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" width="640" height="960" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2020/01/affiche_bko_2019.jpg" alt="AFFICHE BKO 2019" class="wp-image-5810" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2020/01/affiche_bko_2019.jpg 640w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2020/01/affiche_bko_2019-200x300.jpg 200w" sizes="(max-width: 640px) 100vw, 640px" /><figcaption>AFFICHE BKO 2019</figcaption></figure></div>



<h3 class="wp-block-heading">La visite du Studio de <strong>Malick Sidibé</strong> avec <strong>Igo Diarra </strong></h3>



<p>La nomination du galeriste et éditeur Lassana Igo Diarra, en tant que délégué général, marque un tournant décisif de l&rsquo;histoire de la Biennale. En effet, la direction est désormais exclusivement malienne, l&rsquo;Institut français étant partenaire et non plus co-producteur.<br>Dans le studio de Malick Sidibé, entouré des trois fils de l&rsquo;iconique photographe malien, Igo Diarra confie aux membres de la délégation l&rsquo;accompagnant, l&rsquo;importance pour lui de venir à ce moment des Rencontres Photographiques dans ce lieu.<br>Il est venu se recueillir ici quand il a appris la nouvelle mission qui lui incombait, et a demandé aux photographes et écrivains maliens de l&rsquo;y rejoindre pour un thé, pour les écouter et faire de cette biennale, la leur, la réalité d&rsquo;un rêve collectif.<br>Montrant fièrement à l&rsquo;assemblée le livre édité de la Biennale, il remercie Mobi et Karim Sidibé ainsi qu&rsquo;Amadou Baba Cissé, fils de coeur de Malick Sidibé.<br>Karim Sidibé précise :  » Pour Malick, les photographes sont des écrivains. Leurs écrits sont vrais. Quand on écrit, on peut imaginer quelque chose. Le lecteur ne fait que lire ce qu&rsquo;il voit par écrit. L&rsquo;image est un écrit à l&rsquo;époque. Il y en a beaucoup qui ont dit que les Africains logeaient dans les grottes, grimpaient aux branches des arbres et s&rsquo;habillaient de peau de bête. La photo a la force de l&rsquo;image qui l&rsquo;écrit. L&rsquo;écrivain peut imaginer quelque chose alors qu&rsquo;il n&rsquo;a pas exploré le lieu. Il peut rajouter quelques phrases au livre alors que si c&rsquo;est l&rsquo;image rien à dire. »<br>Nous rejoignons tous Igo Diarra sur le plateau au mythique fond rayé noire et blanc.<br>Karim se place, lui, derrière l&rsquo;objectif:<br>&#8211; Un, deux, trois.<br>Flash.<br>Yoann Quëland de Saint-Pern, artiste de la pièce Orchestre Vide, lance non innocemment:<br>&#8211; Et si on prenait exactement la même, mais de dos !<br>Tout le monde se retourne :<br>&#8211; Un, deux, trois.<br>Et le flash part en image sur ces Rencontres Photographiques dont les pages n&rsquo;ont de cesse de s&rsquo;écrire !</p>
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		<title>Fake : Oussama Tabti</title>
		<link>https://www.afriqueinvisu.org/fake-oussama-tabti/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jeanne Mercier]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 14 Mar 2016 09:12:54 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Éditorial]]></category>
		<category><![CDATA[Biennale]]></category>
		<category><![CDATA[Critique]]></category>
		<category><![CDATA[Maroc]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Dernière semaine de février 2016, petit détour par la 6ème Biennale de Marrakech pendant la semaine d&#8217;ouverture. Cette édition menée par la curatrice Reem Fada intitulée Not new now / Quoi de neuf là a eut un bon retour critique. De notre côté, nous avons cherché où se trouvait la photographie dans les différents lieux In, Off, ou complètement indépendant de la biennale. Du côté du In, peu de chose mise à part le très beau travail du photographe bosniaque Isak Berbic avec Baynunah River où il aborde comme à son habitude des questions liées à l’anthropologie, l’écologie et l’économie.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Dernière semaine de février 2016, petit détour par la <a href="http://www.marrakechbiennale.org/fr/home">6<sup>ème</sup> Biennale de Marrakech</a> pendant la semaine d&rsquo;ouverture. Cette édition menée par la curatrice <strong>Reem Fada</strong> intitulée <em>Not new now / Quoi de neuf là</em> a eut un bon retour critique. De notre côté, nous avons cherché où se trouvait la photographie dans les différents lieux In, Off, ou complètement indépendant de la biennale. Du côté du In, peu de chose mise à part le très beau travail du photographe bosniaque <strong>Isak Berbic</strong> avec <em>Baynunah River</em> où il aborde comme à son habitude des questions liées à l’anthropologie, l’écologie et l’économie. Ici il a enquêté sur des sites archéologiques basés à Abu Dhabi où les archéologues composent avec l&rsquo;industrie pétrolière.<br />
<br />Dans les projets parallèles, Off de la biennale, plusieurs projets photos sont exposés dont <em>Shadows</em> de <strong>Nadine Hattom</strong> (Irak/Australie).<br />
Puis un peu plus loin dans la médina, <a href="http://le18.weebly.com/">Le 18</a>, riad culturel pluridisciplinaire, propose un projet indépendant de grande envergure : <em>KawKaw</em> (en darija signifie cacahuète, désigne un aliment riche et populaire, commun aux cultures maghrébines qui rassemble à diverses occasions ou simplement occupe les mains et la bouche&#8230;). Ce projet imaginé par le 18 et le curateur invité <strong>Younes Baba-Ali </strong> consiste en une résidence de cinq artistes de la région du Grand Maghreb : <strong>Mohamed Arejdal</strong> (Maroc), <strong>Oussama Tabti </strong> (Algérie), <strong>Hadia Gana</strong> (Lybie), <strong>Hamedine Kane</strong> (Mauritanie) et <strong>Ali Tnani</strong> (Tunisie) </p>
<h2>Focus sur la série photographique<em> Fake </em> d&rsquo;Oussama Tabti.</h2>
<p>Artiste visuel diplômé de l’Ecole Supérieure des Beaux-arts d’Alger en 2012 en design graphique, <strong>Oussama Tabti</strong> est né en 1988 à Alger, il vit et travaille à Marseille. Son intérêt porte sur l’image et ses différents aspects dans l’art en général. En puisant dans ce qu’elle offre aujourd’hui comme alternatives pour l’expression plastique, il essaye dans son travail, de prendre position par rapport aux différents bouleversements et phénomènes qui marquent sa société et le monde dans lequel il vit. Le côté sériel est courant dans ses images issue de la série <em>Food for thought</em>, représentant des stations d’essence abandonnées à Alger. </p>
<p>L&rsquo;artiste avait fait connaissance du commissaire invité Younès Baba-Ali en 2009 en Macédoine lors de la biennale des jeune artiste d&rsquo;Europe et de la Méditerranée (BJCEM). Après s&rsquo;être recroisés lors de la biennale de Dakar en 2012, l&rsquo;envie de travailler ensemble parait évidente. C&rsquo;est ainsi qu&rsquo;Oussama Tabti se retrouve dans le cadre du projet kawkaw pour représenter l&rsquo;Algérie pendant un mois à Marrakech. Il explique: <em> » Ce fut pour moi une très forte expérience  bien que courte, elle n&rsquo;a duré qu&rsquo;un mois. Mais il y a de forte chance à mon avis qu&rsquo;elle puisse se poursuivre encore et voyager dans d&rsquo;autre capitales maghrébines. »</em></p>
<p>Lors de l&rsquo;exposition de fin résidence, l&rsquo;artiste a présenté une série de 6 images intitulées <em>« Fake »</em>. <em>« Dès ma sortie de l&rsquo;aéroport en allant à la médina, j&rsquo;avais repéré les faux palmiers  dressés dans la ville. Je les ai tout de suite repéré car je les connais déjà, il en existe à Alger mais pas beaucoup, trois ou quatre sur l&rsquo;autoroute. En parallèle, dès mes premiers jours à Marrakech j&rsquo;ai cerné le coté artificiel de la ville. Un peu vitrine où elle est ce qu&rsquo;on attend d&rsquo;elle : un peu « fantasme orientaliste  » pour de nombreux touristes occidentaux. C&rsquo;est ainsi qu&rsquo;est née l&rsquo;idée du support carte postale qui renforce la notion de l&rsquo;utopie, d&rsquo;image bien cadrée qu&rsquo;on veut attribuer à telle  ville ou tels pays. »</em> nous explique-t-il. </p>
<p>Sur ces images, les faux palmiers trônent fièrement dans différents endroits de la ville ocre. L&rsquo;auteur y questionne un exotisme illusionniste où le faux et le vrai s&rsquo;entremêlent.<br />
La série <em>Fake</em> complète comprend une dizaine d&rsquo;images mais l&rsquo;auteur souhaitait la présenter sous forme d&rsquo;installation. Ici  les cartes postales  sont présentées sur six présentoirs en bois où le public peut se servir, peut-être pour envoyer l&rsquo;un de ces faux palmiers à sa famille ? </p>
<p>Nous retrouverons Oussama Tabti à Alger en avril prochain pour l&rsquo;expo <em>Picturie Générale III</em>.</p>
<p>En savoir plus : <a href="http://www.kawkabat-kawkaw.com/">www.kawkabat-kawkaw.com</a></p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-4946" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/03/17web.jpg" alt="17web.jpg" data-description="Accrochage de l'exposition Fake d'Oussama Tabti au 18 pendant la biennale de Marrakech" align="center" width="1709" height="1139" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/03/17web.jpg 1709w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/03/17web-300x200.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/03/17web-1024x682.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/03/17web-768x512.jpg 768w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/03/17web-1536x1024.jpg 1536w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/03/17web-1568x1045.jpg 1568w" sizes="(max-width: 1709px) 100vw, 1709px" /><br />
<figure id="attachment_4947" aria-describedby="caption-attachment-4947" style="width: 1709px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-4947" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/03/02-5.jpg" alt="© Oussama Tabti" title="© Oussama Tabti" class="caption" data-description="Série Fake, 2016" align="center" width="1709" height="1139" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/03/02-5.jpg 1709w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/03/02-5-300x200.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/03/02-5-1024x682.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/03/02-5-768x512.jpg 768w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/03/02-5-1536x1024.jpg 1536w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/03/02-5-1568x1045.jpg 1568w" sizes="(max-width: 1709px) 100vw, 1709px" /><figcaption id="caption-attachment-4947" class="wp-caption-text">© Oussama Tabti</figcaption></figure><br />
<figure id="attachment_4948" aria-describedby="caption-attachment-4948" style="width: 1709px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-4948" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/03/06-2.jpg" alt="© Oussama Tabti" title="© Oussama Tabti" class="caption" data-description="Série Fake, 2016" align="center" width="1709" height="1139" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/03/06-2.jpg 1709w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/03/06-2-300x200.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/03/06-2-1024x682.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/03/06-2-768x512.jpg 768w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/03/06-2-1536x1024.jpg 1536w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/03/06-2-1568x1045.jpg 1568w" sizes="(max-width: 1709px) 100vw, 1709px" /><figcaption id="caption-attachment-4948" class="wp-caption-text">© Oussama Tabti</figcaption></figure><br />
<figure id="attachment_4949" aria-describedby="caption-attachment-4949" style="width: 1709px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-4949" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/03/07-3.jpg" alt="© Oussama Tabti" title="© Oussama Tabti" class="caption" data-description="Série Fake, 2016" align="center" width="1709" height="1139" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/03/07-3.jpg 1709w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/03/07-3-300x200.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/03/07-3-1024x682.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/03/07-3-768x512.jpg 768w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/03/07-3-1536x1024.jpg 1536w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/03/07-3-1568x1045.jpg 1568w" sizes="(max-width: 1709px) 100vw, 1709px" /><figcaption id="caption-attachment-4949" class="wp-caption-text">© Oussama Tabti</figcaption></figure><br />
<figure id="attachment_4950" aria-describedby="caption-attachment-4950" style="width: 1709px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-4950" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/03/08-3.jpg" alt="© Oussama Tabti" title="© Oussama Tabti" class="caption" data-description="Série Fake, 2016" align="center" width="1709" height="1139" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/03/08-3.jpg 1709w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/03/08-3-300x200.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/03/08-3-1024x682.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/03/08-3-768x512.jpg 768w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/03/08-3-1536x1024.jpg 1536w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/03/08-3-1568x1045.jpg 1568w" sizes="(max-width: 1709px) 100vw, 1709px" /><figcaption id="caption-attachment-4950" class="wp-caption-text">© Oussama Tabti</figcaption></figure><br />
<figure id="attachment_4951" aria-describedby="caption-attachment-4951" style="width: 2247px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-4951" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/03/09-2.jpg" alt="© Oussama Tabti" title="© Oussama Tabti" class="caption" data-description="Série Fake, 2016" align="center" width="2247" height="1497" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/03/09-2.jpg 2247w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/03/09-2-300x200.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/03/09-2-1024x682.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/03/09-2-768x512.jpg 768w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/03/09-2-1536x1023.jpg 1536w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/03/09-2-2048x1364.jpg 2048w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/03/09-2-1568x1045.jpg 1568w" sizes="(max-width: 2247px) 100vw, 2247px" /><figcaption id="caption-attachment-4951" class="wp-caption-text">© Oussama Tabti</figcaption></figure></p>
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		<title>Portraits de Kayes de Sadio Diakité</title>
		<link>https://www.afriqueinvisu.org/portraits-de-kayes-de-sadio-diakite/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Claire Nini]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 29 Oct 2015 16:49:11 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Éditorial]]></category>
		<category><![CDATA[Biennale]]></category>
		<category><![CDATA[Mali]]></category>
		<category><![CDATA[News]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>A l&#8217;occasion de la 10ème édition des Rencontres de Bamako/ Biennale africaine de la photographie et de la 12ème édition du Festival Dense Bamako Danse &#8211; lovée dans la galerie du Fali Fatô (littéralement en bambara l&#8217;âne fou) &#8211; restaurant de la structure Donko Seko dirigée par la chorégraphe Kettly Noël &#8211; la proposition artistique du galeriste commissaire d&#8217;expositions Chab Touré, se détache sur des murs rouge, faisant ressortir tout l&#8217;éclat de ces dix « portraits de Kayes » 30&#215;30 en noir et blanc, signés Sadio Diakité. Dans les années 70, à Kayes, à 495 km au Nord Ouest de Bamako, les</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>A l&rsquo;occasion de la 10ème édition des <em>Rencontres de Bamako/ Biennale africaine de la photographie</em> et de la 12ème édition du Festival Dense Bamako Danse &#8211; lovée dans la galerie du <em>Fali Fatô</em> (littéralement en bambara l&rsquo;âne fou) &#8211; restaurant de la structure <em>Donko Seko</em> dirigée par la chorégraphe <strong>Kettly Noël</strong> &#8211; la proposition artistique du galeriste commissaire d&rsquo;expositions <strong>Chab Touré</strong>, se détache sur des murs rouge, faisant ressortir tout l&rsquo;éclat de ces dix « portraits de Kayes » 30&#215;30 en noir et blanc, signés <strong>Sadio Diakité</strong>.</p>
<p>Dans les années 70, à Kayes, à 495 km au Nord Ouest de Bamako, les enfants de l&rsquo;indépendance vêtus à la mode américaine ou en pagnes traditionnels, en solo, en duo, en amoureux, entre sœurs, entre amis, accourraient dans le minuscule studio du maître photographe Sadio Diakité pour immortaliser toute l&rsquo;arrogance de leur jeunesse.</p>
<p>Têtes hautes, ils affrontent fièrement l&rsquo;objectif le narguant presque, insolents de leur beauté en éclosion. Ils regardent de haut l&rsquo;objectif de Sadio, qui lui du fait de sa petite taille, abuse de la contre plongée faisant de tous ces personnages des monstres d&rsquo;orgueil aux silhouettes étirées.</p>
<p>Bijoux clinquants, chaussures cirées, montres en évidence, lunettes de soleil, rien n&rsquo;est de trop dans leur panoplie savamment étudiée au détail près.</p>
<p><em>« Observées de près les images de Sadio Diakité apparaissent comme une peinture de ces concitoyens sous leurs plus beaux atouts. Elles présentent aux yeux des personnes photographiées et du reste de la société les traits de la beauté, de l’élégance et surtout de la posture de la vanité. »</em> commente <strong>Chab Touré</strong>, à l&rsquo;initiative de cette proposition artistique en off des Rencontres de Bamako.<br />
<figure id="attachment_4783" aria-describedby="caption-attachment-4783" style="width: 1200px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-4783" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/10/42biennale2001_030.jpg" alt="© Sadio Diakité" title="© Sadio Diakité" class="caption" align="center" width="1200" height="1223" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/10/42biennale2001_030.jpg 1200w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/10/42biennale2001_030-294x300.jpg 294w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/10/42biennale2001_030-1005x1024.jpg 1005w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/10/42biennale2001_030-768x783.jpg 768w" sizes="(max-width: 1200px) 100vw, 1200px" /><figcaption id="caption-attachment-4783" class="wp-caption-text">© Sadio Diakité</figcaption></figure><br />
Loin des fonds graphiques en noir et blanc, ou des fonds délicieusement kitsch de savanes, de palmiers, de paysages de cases bordées par des fleuves, utilisées généralement par les icônes historiques de la photographie malienne, Sadio Diakité fait poser sobrement ces sujets sur un fond uni composé d&rsquo;une accumulation de pans de rideaux, dans un cadrage large, qui lui est propre, laissant déborder les murs qui empiètent sur l&rsquo;espace confiné, et dévoilant les coulisses de ce studio bricolé : une fenêtre obstruée pour faire une vraie chambre noire, le système de poulie permettant le changement de rideaux …</p>
<p><em> » Le studio était arrangé dans un coin de la maison. Un tout petit coin qui est comme une caisse américaine dans laquelle Sadio fait tenir miraculeusement ses sujets. La lumière est croisée et parfois rasante. Il a très peu d’espace de recul. Avec des personnes de grandes tailles, Sadio se perche pour chercher le bon angle. Ce studio et sa taille, la nécessité d’inventer et la sobriété de Sadio Diakité ont créée une esthétique du studio qui transparait dans les clichés de ce mécanicien de train devenu un photographe passionné et curieux. »</em> nous explique le commissaire Chab Touré.</p>
<p>D&rsquo;un cliché à l&rsquo;autre, subtilement, Sadio se contente de changer les tapis au sol : tapis à motifs, tapis girafes&#8230; C&rsquo;est la seule touche discrète d&rsquo;excentricité que Sadio ose se permettre.</p>
<p>Chab Touré, actuellement Directeur de la galerie Chab à Bamako, après avoir dirigé la Galerie Carpe Diem à Segou pendant des années, nous offre une vision élargie de la photographie malienne, loin des studios historiques bamakois. Déjà en 2001, lors de la 4ème édition des Rencontres de Bamako, il avait mis en lumière quelques clichés de Sadio Diakité. A l&rsquo;occasion de la 10ème édition de la Biennale africaine de la photographie, il ressort de l&rsquo;ombre le travail remarquable mais malheureusement toujours inconnu de ce photographe originaire de Kayes, qui n&rsquo;a rien à envier à ces contemporains de Bamako …</p>
<p><em> » La réussite du portrait de studio nécessite une originale composition de plusieurs choses : la réalité du sujet, les symboles de son environnement, la posture de son corps et les accessoires de sa vanité. En noir et blanc, l’intensité du portrait impose la photographie non plus comme une simple représentation du sujet mais bien comme sa « belle représentation », cette chose qu’Emmanuel Kant appelait l’art. « </em> conclue Chab Touré, ancien professeur de philosophie et d&rsquo;esthétique.</p>
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		<title>Rencontres de Bamako 2015</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Afrique in visu]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 21 Nov 2014 18:47:45 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Éditorial]]></category>
		<category><![CDATA[Biennale]]></category>
		<category><![CDATA[Mali]]></category>
		<category><![CDATA[Musée]]></category>
		<category><![CDATA[News]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le vendredi 21 novembre 2014 au Musée National du Mali se tient la conférence de presse des Rencontres de Bamako 2015. Après une interruption de deux ans suite aux événements que le Mali a connus entre 2012 et 2013, « les Rencontres de Bamako, Biennale africaine de la photographie » sont de retour. La prochaine édition, la 10e, est prévue en novembre 2015. Organisée tous les deux ans depuis 1994, les Rencontres de Bamako, Biennale africaine de la photographie, sont la première et la principale manifestation consacrée à la photographie africaine. L&#8217;édition 2015 Cette 10e édition est une étape importante</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Le vendredi 21 novembre 2014 au <strong>Musée National du Mali </strong> se tient la conférence de presse des  <strong>Rencontres de Bamako</strong> 2015.</p>
<p>Après une interruption de deux ans suite aux événements que le Mali a connus entre 2012 et 2013, « les Rencontres de Bamako, Biennale africaine de la photographie » sont de retour. La prochaine édition, la 10e, est prévue en novembre 2015.</p>
<p>Organisée tous les deux ans depuis 1994, les Rencontres de Bamako, Biennale africaine de la photographie, sont la première et la principale manifestation consacrée à la photographie africaine.</p>
<h2>L&rsquo;édition 2015</h2>
<p>Cette  10e édition  est une étape importante de l’histoire de la Biennale. La direction artistique de cette édition est assurée par <strong>Bisi Silva</strong>, commissaire indépendante, fondatrice du <strong>CCA Lagos </strong> au Nigeria.<br />
Le délégué général est  <strong>Samuel Sidibe</strong> Directeur du Musée National du Mali, qui dirige l’événement depuis 2009.<br />
Le thème retenu pour cette édition est  « <em>le temps conté / Telling time</em> ».  Cette thématique vise à utiliser la photographie comme un médium d’exploration de la notion de temporalité à travers  la narration du  passé, du présent et du futur. Elle s’adaptera parfaitement aux bouleversements récents qu’ont connus le Mali et les régions avoisinantes.</p>
<p>Outre les expositions dans les salles, le projet artistique en cours d’élaboration  prendra en compte plus largement le public local. L’espace public sera au centre des préoccupations avec des expositions plein air, des projections et des animations publiques.<br />
<figure id="attachment_4324" aria-describedby="caption-attachment-4324" style="width: 1200px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-4324" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2014/11/img_1128.jpg" alt="Conférence de Presse des Rencontres de Bamako 2015 © Sébastien Rieussec" title="Conférence de Presse des Rencontres de Bamako 2015 © Sébastien Rieussec" class="caption" align="center" width="1200" height="800" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2014/11/img_1128.jpg 1200w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2014/11/img_1128-300x200.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2014/11/img_1128-1024x683.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2014/11/img_1128-768x512.jpg 768w" sizes="(max-width: 1200px) 100vw, 1200px" /><figcaption id="caption-attachment-4324" class="wp-caption-text">Conférence de Presse des Rencontres de Bamako 2015 © Sébastien Rieussec</figcaption></figure></p>
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		<title>Rencontres de Bamako 09 &#8211; édition du 13 novembre</title>
		<link>https://www.afriqueinvisu.org/rencontres-de-bamako-09-edition-du259/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Afrique in visu]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 12 Nov 2009 17:19:09 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Éditorial]]></category>
		<category><![CDATA[Biennale]]></category>
		<category><![CDATA[Nos actions]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Et voilà la semaine professionnelle des Rencontres de Bamako qui se termine. Une semaine dense et très intéressante. Le bilan de cette Biennale est positif pour les photographes comme pour les commissaires. La qualité curatoriale a bien été souvent soulignée dans nos interviews, témoignages ou encore dans la rubrique Dixit. Un regret malheureusement récurrent, le public malien n&#8217;a pas encore pris part à cet évènement. On espère que les visites des expositions par les scolaires participeront à ramener du public à la découverte des photographies de leurs compatriotes. Un souhait émis pendant l&#8217;inter-biennale, que les photographes maliens et le CFP</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p class="post_excerpt"><img loading="lazy" decoding="async" class=" alignleft size-full wp-image-1043" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2009/11/banniere_aiv-bko09-vendr.jpg" alt="banniere_aiv-bko09-vendr.jpg" align="left" width="750" height="108" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2009/11/banniere_aiv-bko09-vendr.jpg 750w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2009/11/banniere_aiv-bko09-vendr-300x43.jpg 300w" sizes="(max-width: 750px) 100vw, 750px" /><br />
Et voilà la semaine professionnelle des Rencontres de Bamako qui se termine. Une semaine dense et très intéressante. Le bilan de cette Biennale est positif pour les photographes comme pour les commissaires. La qualité curatoriale a bien été souvent soulignée dans nos interviews, témoignages ou encore dans la rubrique Dixit. Un regret malheureusement récurrent, le public malien n&rsquo;a pas encore pris part à cet évènement. On espère que les visites des expositions par les scolaires participeront à ramener du public à la découverte des photographies de leurs compatriotes.<br />
<br />Un souhait émis pendant l&rsquo;inter-biennale, que les photographes maliens et le CFP entreprennent de nombreux projets pour bien montrer que le Mali n&rsquo;est pas seulement l&rsquo;hôte des Rencontres de Bamako mais un acteur principal de la professionnalisation du métier de photographes.</p>
<p>Dans ce dernier numéro, Afrique in visu a invité le journaliste  <strong>Siddick Sigui MINGA</strong> pour conclure cette semaine festive et nous livrer ses impressions en tant qu&rsquo;acteur et observateur avisé de la Biennale. Le photographe  <strong>Robert Mafuta</strong> résident à Bangui nous livre l&rsquo;image du jour : une image festive prise lors du vernissage du journal Afrique Magazine à l&rsquo;Hôtel Salam montrant une facette différente de la ville de Bamako. Et dans la rubrique « En bref », on retrouve les impressions de <strong>Saïdou Dicko</strong>, et <strong>Baudouin Mouanda</strong> nous offre en images sa vision des Rencontres.</p>
<p>On vous donne rendez-vous pour une dernière fête bamakoise à l&rsquo;ancienne briqueterie autour d&rsquo;un dablani ! </p>
<p><span id="more-1048"></span><br />
<img loading="lazy" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-1009" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2009/11/temoignage-07112009.jpg" alt="temoignage-07112009.jpg" align="center" width="799" height="28" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2009/11/temoignage-07112009.jpg 799w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2009/11/temoignage-07112009-300x11.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2009/11/temoignage-07112009-768x27.jpg 768w" sizes="(max-width: 799px) 100vw, 799px" /></p>
<h2>  8ème Biennale africaine de la photographie, belles rencontres ! </h2>
<p>Les lampions viennent de s&rsquo;éteindre sur la semaine professionnelle des Rencontres de Bamako. Sept jours de beauté, de volupté, de ferveur, d&rsquo;extase photographiques ! Sept jours d&rsquo;un festival d&rsquo;images qui nous a tous emportés sur des ailes d&rsquo;inspirations diverses. Sept jours de communication, d&rsquo;échanges et de communion entre les chasseurs d&rsquo;images d&rsquo;un Sud qui se bat et ceux d&rsquo;un Nord qui se cherche.</p>
<p><figure id="attachment_1044" aria-describedby="caption-attachment-1044" style="width: 500px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class=" alignright size-full wp-image-1044" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2009/11/temoignage13112009.jpg" alt="© Baptiste de Ville d'Avray" title="© Baptiste de Ville d'Avray" class="caption" align="right" width="500" height="333" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2009/11/temoignage13112009.jpg 500w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2009/11/temoignage13112009-300x200.jpg 300w" sizes="(max-width: 500px) 100vw, 500px" /><figcaption id="caption-attachment-1044" class="wp-caption-text">© Baptiste de Ville d&rsquo;Avray</figcaption></figure>On retiendra que cette 8ème édition des Rencontres de Bamako a encore contribué à faire éclore de nouveaux prodiges de la photographie et à confirmer des talents. Les Prix attribués le mercredi 11 novembre 2009 sont autant d&rsquo;expressions de confiance en des jeunes dont l&rsquo;avenir est prometteur en photographie et en vidéo.</p>
<p>Mais ce qui, aux dires de nombreux artistes rencontrés ici et là, a toujours fait le mérite de la Biennale photo de Bamako, c&rsquo;est la somme de contacts noués, des rencontres faites au détour d&rsquo;une image, autour d&rsquo;un pot. « Pour moi, la valeur de cet événement repose sur la richesse des rencontres », m&rsquo;a confié un photographe de l&rsquo;Afrique centrale. En effet, que de belles rencontres parfois enthousiasmantes, inspirantes et propulsives ! Pourvu que ces flammes vives qui naissent de complicités instantanées dans le couloir d&rsquo;une exposition ne s&rsquo;éteignent pas avec la fin des Rencontres. Pourvu que ces rencontres contribuent à la naissance de réseaux forts de photographes du continent capables de comprendre et de faire comprendre l&rsquo;importance de la photographie en tant que Art certes, mais surtout en tant que pilier possible d&rsquo;une industrie culturelle rentable en Afrique.</p>
<p>Heureux d&rsquo;avoir été témoin de cette nouvelle version des Rencontres africaines de la photographie, il ne me reste plus qu&rsquo;à dire : vivement 2011 ! Pour les 9èmes Rencontres qui, j&rsquo;ose l&rsquo;espérer ardemment, sera moins une biennale européenne de la photographie africaine qu&rsquo;une vraie biennale africaine de la photographie. Alors seulement, on saura que les Rencontres, à 17 ans, auront mûri enfin et seront devenues capables de se prendre en charge, ne serait-ce que techniquement.<br />
<img loading="lazy" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-1045" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2009/11/arretsurimage-13112009.jpg" alt="arretsurimage-13112009.jpg" align="center" width="799" height="28" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2009/11/arretsurimage-13112009.jpg 799w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2009/11/arretsurimage-13112009-300x11.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2009/11/arretsurimage-13112009-768x27.jpg 768w" sizes="(max-width: 799px) 100vw, 799px" /><figure id="attachment_1046" aria-describedby="caption-attachment-1046" style="width: 790px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-1046" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2009/11/robertmafutaweb.jpg" alt="© Robert Mafuta" title="© Robert Mafuta" class="caption" align="center" width="790" height="533" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2009/11/robertmafutaweb.jpg 790w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2009/11/robertmafutaweb-300x202.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2009/11/robertmafutaweb-768x518.jpg 768w" sizes="(max-width: 790px) 100vw, 790px" /><figcaption id="caption-attachment-1046" class="wp-caption-text">© Robert Mafuta</figcaption></figure></p>
<h2>Robert Mafuta</h2>
<p>Muili Regeza  » récréation en swalli  » La noblesse se concrétise par sa vie le soir, après le travail, les riches se détendent dans les lieux luxueux du pays.  »<br />
<br />Né le 24 juillet 1966 à Kananga, en République Centrafricaine, Robert Mafuta réside à Bangui depuis dix ans. De formation autodidacte, il participe à un workshop à l&rsquo;Alliance française de Bangui mené par le photographe Nabil Boutros de mai à octobre 2008.</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-1013" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2009/11/enbref-07112009.jpg" alt="enbref-07112009.jpg" align="center" width="799" height="28" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2009/11/enbref-07112009.jpg 799w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2009/11/enbref-07112009-300x11.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2009/11/enbref-07112009-768x27.jpg 768w" sizes="(max-width: 799px) 100vw, 799px" /></p>
<h2>**  Dixit  </h2>
<p><strong>Saidou Dicko (Burkina Faso)<br />
<br />Impressions sur la Biennale 2009</strong><br />
<br /><em>« Par rapport en 2007, je trouve qu&rsquo;il y a d&rsquo;importants changements dans cette édition et que l&rsquo;ensemble est beaucoup plus fort. Je trouve que la scénographie met bien les images en valeur même si parfois on manque de recul.<br />
<br />Au niveau des rencontres, j&rsquo;ai fait de superbes rencontres avec des professionnels pendant les portfolios entre autre mais aussi de nombreuses discussions avec des photographes.  Je trouve qu&rsquo;il y a toujours un manque de professionnalisation dans la photo africaine mais pour ceux qui se plaignent : Le photographe à un œil qui photographie. Le second œil des photographes, c&rsquo;est la Biennale car elle complète, concrétise et met en valeur notre travail. Donc notre responsabilité en tant que photographe est à la fois de contribuer en exposant mais aussi en nous professionnalisant en produisant de meilleurs travaux et en les valorisant nous aussi. » </em></p>
<h2>**  Impressions en images par Baudouin Mouanda </h2>
<p><figure id="attachment_1047" aria-describedby="caption-attachment-1047" style="width: 790px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-1047" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2009/11/mouanda.jpg" alt="© Baudouin Mouanda" title="© Baudouin Mouanda" class="caption" align="center" width="790" height="254" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2009/11/mouanda.jpg 790w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2009/11/mouanda-300x96.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2009/11/mouanda-768x247.jpg 768w" sizes="(max-width: 790px) 100vw, 790px" /><figcaption id="caption-attachment-1047" class="wp-caption-text">© Baudouin Mouanda</figcaption></figure>Né en 1981 à Brazzaville au Congo, Baudouin Mouanda découvre la photographie très jeune et, très vite, il chronique la vie de Brazzaville pour des journaux locaux. Il est membre du collectif Génération Elili. Il vient d&rsquo;obtenir deux prix dans le cadre des Rencontres de Bamako : Le prix Jeune Talent et un prix de la Fondation Blachère.</p>
<p>A la sortie du vernissage du Musée du District dimanche soir, Baudouin Mouanda enregistre, à l&rsquo;aide de son appareil, le photographe Armel Louzala en train d&rsquo;esquisser un pas de danse sous les yeux de deux photographes maliennes, Bintou Camara et Salimata Traore. A la tombée de la nuit, Baudouin photographie l&rsquo;arrivée des visiteurs au CCF qui découvrent le très beau et doux travail du photographe français Alain Turpault « Albinos ». </p>
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		<title>Rencontres de Bamako 09 &#8211; édition du 12 novembre</title>
		<link>https://www.afriqueinvisu.org/rencontres-de-bamako-09-edition-du258/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Afrique in visu]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 11 Nov 2009 16:44:39 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Éditorial]]></category>
		<category><![CDATA[Biennale]]></category>
		<category><![CDATA[Nos actions]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Cette année, on a pu noter que les Rencontres de Bamako 2009 ont eu une grande couverture médiatique de la part de la presse internationale, nationale et régionale. A saluer, la présence de nombreux journalistes de pays voisins mais aussi d&#8217;Afrique Centrale entre autre : Fortuné Bationo du journal L&#8217;expression (Abidjan), Mamoune Faye du journal Le soleil (Sénégal), Eddy Kabeya du journal Le Phare (Kinshasa), Jean-François Channon du Messager (Cameroun) et d&#8217;autres du Nigeria ou du Ghana. Cette couverture médiatique montre l&#8217;intérêt grandissant des journaux pour cet évènement mais aussi pour leurs confrères photographes exposés. On espère que cela donnera</p>
<p>L’article <a href="https://www.afriqueinvisu.org/rencontres-de-bamako-09-edition-du258/">Rencontres de Bamako 09 &#8211; édition du 12 novembre</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.afriqueinvisu.org">Afrique In Visu</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="post_excerpt"><img loading="lazy" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-1035" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2009/11/banniere_aiv-bko_12112009.jpg" alt="banniere_aiv-bko_12112009.jpg" align="center" width="799" height="114" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2009/11/banniere_aiv-bko_12112009.jpg 799w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2009/11/banniere_aiv-bko_12112009-300x43.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2009/11/banniere_aiv-bko_12112009-768x110.jpg 768w" sizes="(max-width: 799px) 100vw, 799px" /><br />
Cette année, on a pu noter que les Rencontres de Bamako 2009 ont eu une grande couverture médiatique de la part de la presse internationale, nationale et régionale. A saluer, la présence de nombreux journalistes de pays voisins mais aussi d&rsquo;Afrique Centrale entre autre : <strong>Fortuné Bationo</strong> du journal <em>L&rsquo;expression </em> (Abidjan),  <strong>Mamoune Faye</strong>  du journal  <em>Le soleil</em> (Sénégal), <strong>Eddy Kabeya</strong> du journal <em>Le Phare</em> (Kinshasa), <strong>Jean-François Channon</strong> du  <em>Messager</em> (Cameroun) et d&rsquo;autres du Nigeria ou du Ghana. Cette couverture médiatique montre l&rsquo;intérêt grandissant des journaux pour cet évènement mais aussi pour leurs confrères photographes exposés.<br />
<br />On espère que cela donnera envie à leurs lecteurs de découvrir le travail de leurs compatriotes mais aussi de jeunes talents ou de photographes confirmés venant d&rsquo;autres pays.</p>
<p>Pour ce quatrième numéro, nous avons proposé à deux artistes de l&rsquo;expo panafricaine, <strong>Mohamed Bourouissa</strong> et <strong>Ismaïl Bahri</strong>, une discussion croisée sur leurs coups de cœur et leurs impressions sur la Biennale. Dans la partie témoignage, l&rsquo;invité du jour est le critique  <strong>Dagara Dakin </strong> qui nous propose de réfléchir à la thématique « Frontière ». <strong>Alain Wandimoyi</strong>, reporter de la République Démocratique du Congo, nous propose une virée au vernissage de l&rsquo;expo Tamadenw au Blabla Club pour l&rsquo;Image du jour. Dans la rubrique « En bref », vous découvrirez les lauréats des 7 prix du Jury de la Biennale de Bamako ainsi que les 5 prix de la Fondation Blachère.</p>
<p>A demain pour une dernière journée de rencontres, de débats et d&rsquo;échanges et une grande fête finale lors de la soirée Clac-Tic ! </p>
<p><span id="more-1041"></span><br />
<img loading="lazy" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-1007" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2009/11/focus-07112009.jpg" alt="focus-07112009.jpg" align="center" width="799" height="28" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2009/11/focus-07112009.jpg 799w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2009/11/focus-07112009-300x11.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2009/11/focus-07112009-768x27.jpg 768w" sizes="(max-width: 799px) 100vw, 799px" /></p>
<h2>  Discussion croisée : Mohamed Bourouissa et Ismaïl Bahri </h2>
<p>Aujourd&rsquo;hui on retrouve deux artistes de l&rsquo;expo panafricaine pour une discussion croisée sur leurs coups de cœur et leurs impressions sur la Biennale :  <strong>Mohamed Bourouissa</strong> , photographe (Algérie-France) et <strong> Ismaïl Bahri</strong> , vidéaste (Tunisie).    </p>
<h2>** Public </h2>
<p><strong>Mohamed Bourouissa :</strong>   <em>Hier, dans l&rsquo;après-midi, j&rsquo;ai fais une lecture de portfolio avec 8 maliens et cela nous a permis de discuter de la Biennale. Un gars est venu et m&rsquo;a dit que les gens ici ne savent souvent pas lire ainsi le programme ou la presse ne ramènent pas du public local. Il me disait aussi que les maliens écoutent énormément la radio. C&rsquo;est peut être ce média qu&rsquo;il aurait fallut privilégier pour que le public soit présent. </em><br />
<br /><strong>Ismaïl Bahri :</strong> <em>C&rsquo;est vrai, on a un sentiment que la Biennale est coupée de la ville. C&rsquo;est étonnant car dans la note d&rsquo;intention, la biennale semblait plus qu&rsquo;auparavant vouloir s&rsquo;inscrire dans la ville. </em><br />
<br /><strong>Mohamed Bourouissa :</strong>   <em>C&rsquo;est dommage que les scolaires ne viennent pas pour nous rencontrer pendant l&rsquo;évènement.</em></p>
<h2>**  Rencontres </h2>
<p><strong>Ismaïl Bahri :</strong>   <em>Mais c&rsquo;est très agréable comme festival. J&rsquo;ai trouvé la sélection plutôt bien cependant je trouve que le type de photographie que l&rsquo;on voir est toujours dans un même style. Il y a d&rsquo;autres types de photo qui ne sont pas mis en avant ici.</em><br />
<br /><strong>Mohamed Bourouissa :</strong>   <em>J&rsquo;ai fais de belles rencontres dans des univers très différents.</em><br />
<br /><strong>Ismaïl Bahri : </strong>  <em>Pour nous artiste cela a été très prolifique.</em><br />
<figure id="attachment_1036" aria-describedby="caption-attachment-1036" style="width: 790px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-1036" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2009/11/temoignagedag.jpg" alt="Expo internationale © Baptiste de Ville d'Avray" title="Expo internationale © Baptiste de Ville d'Avray" class="caption" align="center" width="790" height="254" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2009/11/temoignagedag.jpg 790w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2009/11/temoignagedag-300x96.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2009/11/temoignagedag-768x247.jpg 768w" sizes="(max-width: 790px) 100vw, 790px" /><figcaption id="caption-attachment-1036" class="wp-caption-text">Expo internationale © Baptiste de Ville d&rsquo;Avray</figcaption></figure></p>
<h2>**  Coup de cœur </h2>
<p><strong>Mohamed Bourouissa :</strong>   <em>J&rsquo;ai eu un vrai coup de cœur pendant les lectures de portfolio, le travail d&rsquo;une jeune malien &#8211; Baba Kekoumano- un travail très simple sur des travailleurs qui récupèrent le sable dans l&rsquo;eau du Niger pour ensuite construire des immeubles de luxes magnifiques. Ce qui m&rsquo;a touché, c&rsquo;est sa sensibilité, il ne cherche pas à parler d&rsquo;une identité africaine. J&rsquo;ai vu chez ce jeune photographe ce que je n&rsquo;avais pas vu jusque là dans l&rsquo;expo panafricaine qui où beaucoup de photographes revendiquent cette identité africaine. Au départ, on a l&rsquo;impression qu&rsquo;il y a un côté exotique mais en fait pas du tout… Il y a une dimension critique sur la société dans laquelle ce photographe évolue. J&rsquo;ai aussi aimé le travail d&rsquo;Ayana Jackson (Diaspora-US) qui est très fort et la vidéo de Bouchra Khalili qui est magnifique et efficace avec juste une feuille et un stylo. En expo, j&rsquo;ai aimé la forme de l&rsquo;expo Matola- 1 territoire-6 photographes qui peut paraître accrocher un peu à l&rsquo;arrache mais dont la forme d&rsquo;expression est la plus adaptée peut être dans une ville comme Bamako. </em><br />
<br /><strong>Ismaïl Bahri :</strong>   <em>J&rsquo;ai beaucoup aimé l&rsquo;expo d&rsquo;Ursula Biemann, «The Maghreb Connection », en particulier l&rsquo;idée du territoire et le rapport entre état et nomadisme. J&rsquo;ai apprécié la multiplicité des regards sur le Maghreb et la réflexion curatoriale.</em></p>
<h2>**  Bio  </h2>
<p><strong>Mohamed Bourouissa</strong><br />
<br />Né à Blida en Algérie en 1978. Depuis 2005, il s&rsquo;inspire du quotidien des références picturales comme Le Caravage, Delacroix, Géricault, qu&rsquo;il affectionne particulièrement, et photographiques comme Jeff Wall ou Garcia di Lorcia, s&rsquo;envisagent comme des tableaux d&rsquo;allégories contemporaines ou de mythes urbains. Il est lauréat du Prix Voies Off 2007, Arles. Mohamed Bourouissa est représenté par la galerie Les Filles du Calvaire à Paris.</p>
<p><strong>Ismaïl Bahri</strong><br />
<br />Né à Tunis en 1978 d&rsquo;un père tunisien et d&rsquo;une mère suisse, Ismaïl Bahri partage sa vie et son travail entre Paris et Tunis. Les travaux d&rsquo;Ismaïl Bahri prennent des formes diverses, allant du dessin à la vidéo, en passant par la photographie et l&rsquo;installation. Chacune de ses œuvres explore des procédés et des matériaux qui lui sont propres mais ont en commun leur minimalisme et leur forte teneur graphique. Ses recherches portent sur des épiphénomènes où se jouent d&rsquo;infimes mutations. Aussi y décèle-t-on des notions telles que l&rsquo;éphémère, l&rsquo;imperceptible et le vulnérable. Ismaïl Bahri a participé à de nombreuses expositions et festivals internationaux.<br />
<img loading="lazy" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-1037" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2009/11/temoignage-12112009.jpg" alt="temoignage-12112009.jpg" align="center" width="799" height="28" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2009/11/temoignage-12112009.jpg 799w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2009/11/temoignage-12112009-300x11.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2009/11/temoignage-12112009-768x27.jpg 768w" sizes="(max-width: 799px) 100vw, 799px" /></p>
<h2>  Frontières contrastées </h2>
<p>L&rsquo;édition 2009 des Rencontres photographiques de Bamako, sera, à n&rsquo;en pas douter, considérée comme une belle édition.<br />
<br />Les réponses des artistes au thème des Frontières qui est l&rsquo;axe autour duquel s&rsquo;articule cette manifestation, révèle non seulement l&rsquo;actualité, la complexité mais aussi le caractère contrasté des points de vue sur la question. Ce fait est, par ailleurs, une des réussites de la direction artistique.</p>
<h2>**  De l&rsquo;exclusion   </h2>
<p>De ces regards multiples, il faut souligner le discours tout en retenue du réunionnais  <strong>Yo-yo Gonthier.</strong>  Son travail, qualifié par l&rsquo;écrivain  <strong>Manthia Diawara</strong>  de « subtile et intelligent », révèle, tout en discrétion, comment, sur son île, des plages sont progressivement devenues des propriétés privées. Ces images disent la violence sourde des frontières qui s&rsquo;instaurent sur ces espaces de liberté entre riches et pauvres.<br />
<br />La frontière c&rsquo;est aussi celle qui exclue du fait des différences, qu&rsquo;il s&rsquo;agisse de couleur de peau comme dans la série du jeune prodige issu du Centre de Formation en Photographie  <strong>Seydou Camara</strong>  dont la justesse du regard nous offre ces portraits d&rsquo;albinos. Ou qu&rsquo;il soit question d&rsquo;homosexualité comme dans la vidéo du nigérian  <strong>Andrew Esiebo</strong>  ou encore les photographies de la série  <em>Miss D&rsquo;vine</em>  de la sud-africaine  <strong>Zanele Muholi</strong>.</p>
<h2>**  Espoirs déçus  </h2>
<p>La série intitulée <em>« Espoir déchu des Darfouris au Caire »</em>  de l&rsquo;Égyptienne  <strong>Myriam Abdelaziz</strong> , nous rappelle que l&rsquo;Europe n&rsquo;est pas le seul Eldorado qui fait le désespoir de nombre de migrants. Ce reportage photo traite de l&rsquo;exclusion que subissent les Darfouris au Caire, lieu où ils espéraient trouver de meilleures conditions de vie.<br />
<br />De la même manière, la sud-africaine  <strong>Jodi Bieber </strong> nous remet en mémoire la politique de reconduite à la frontière des clandestins que pratique l&rsquo;Afrique du Sud. Elle nous rappelle ainsi la similitude des gestions de la question des migrations illégales en Afrique et en Europe. On tendance en effet à oublier, mais de plus en plus d&rsquo;accords sont passés entre les pays du sud et ceux du nord pour la gestion de cette question.</p>
<h2>**  Entre réel et fiction  </h2>
<p>Comme en réponse à ces reconduites à la frontière, le sud-africain  <strong>Graeme Williams</strong>  semble rétorquer que :  <em>« la seule mesure pour un changement durable en Afrique du Sud ne peut-être qu&rsquo;une réelle amélioration effective de la vie des pauvres. »</em>  Sa réponse se traduit en photographie par des images très colorées où des personnages réels côtoient des figures dessinées habituellement présentes dans l&rsquo;espace public sous des formes diverses telles qu&rsquo;images publicitaires, mannequins, etc. Il ne s&rsquo;agit pas de mise en scène, mais d&rsquo;instants captés par le regard exercé du photographe. Il joue ainsi du contraste entre condition sociale de ses sujets et images de l&rsquo;espace public. Comme si l&rsquo;artiste voulait souligner la frontière entre vie rêvée et vie vécue.</p>
<p>Le réel et la fiction sont aussi des notions avec lesquelles joue, dans ses mises en scène, l&rsquo;une des révélations de la scène photographique actuelle,  <strong>Mohammed Bourrouissa</strong> . Son langage emprunte aux images sur les « Périphéries » (titre de la série) ou les banlieues françaises et que l&rsquo;on retrouve dans nombre de quotidiens ou magazines. L&rsquo;artiste revisite ainsi ces « clichés », les interroge et oblige de la sorte le spectateur à une attention accrue quant à la supposée vérité des images.</p>
<h2>**  En résumé  </h2>
<p>La multiplicité des points de vue, la variété des sujets, illustre parfaitement la complexité de la question des frontières. En parcourant de manière non exhaustive l&rsquo;exposition internationale, il est agréable de voir la richesse de la production photographique sur le continent, mais aussi au-delà. On sort de cette exposition en ayant éprouvé la complexité des interrogations que pose la notion de frontière à notre époque dite de globalisation.</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-1038" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2009/11/arretsurimage-12112009.jpg" alt="arretsurimage-12112009.jpg" align="center" width="799" height="28" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2009/11/arretsurimage-12112009.jpg 799w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2009/11/arretsurimage-12112009-300x11.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2009/11/arretsurimage-12112009-768x27.jpg 768w" sizes="(max-width: 799px) 100vw, 799px" /><figure id="attachment_1039" aria-describedby="caption-attachment-1039" style="width: 790px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-1039" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2009/11/alainwandiyomiweb.jpg" alt="vernissage au Bla Bla © Alain Wandiyomi" title="vernissage au Bla Bla © Alain Wandiyomi" class="caption" align="center" width="790" height="525" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2009/11/alainwandiyomiweb.jpg 790w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2009/11/alainwandiyomiweb-300x199.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2009/11/alainwandiyomiweb-768x510.jpg 768w" sizes="(max-width: 790px) 100vw, 790px" /><figcaption id="caption-attachment-1039" class="wp-caption-text">vernissage au Bla Bla © Alain Wandiyomi</figcaption></figure></p>
<h2>Alain Wandiyomi</h2>
<p>Né en 1971 à Bukavu dans la région du Kivu en RDC. Photojournaliste à Goma.<br />
<br />Première exposition à la Biennale de Bamako, il y présente son travail sur les difficultés des personnes déplacées intitulé « Kivu ». On peut suivre ses reportages et l&rsquo;actualité du Kivu sur son blog: <a href="http://alainwandimoyi.blogspot.com/">alainwandimoyi.blogspot.com </a></p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-1013" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2009/11/enbref-07112009.jpg" alt="enbref-07112009.jpg" align="center" width="799" height="28" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2009/11/enbref-07112009.jpg 799w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2009/11/enbref-07112009-300x11.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2009/11/enbref-07112009-768x27.jpg 768w" sizes="(max-width: 799px) 100vw, 799px" /></p>
<h2>**  Et ailleurs ? </h2>
<p><strong>Mesmin Ignabode</strong> &#8211; photographe de Bangui en République Centre Africaine nous a livré un témoignage sur la photo dans son pays et ses impressions sur la Biennale :<br />
<br /><em>« La photographie ne va pas très bien en Centre Afrique car les photographes pensent avant tout à gagner leur vie. Ils ne se mobilisent pas pour structurer le secteur et avancer vers la photo contemporaine. L&rsquo;Alliance Française a réalisé des ateliers photo mais jusqu&rsquo;à aujourd&rsquo;hui il n&rsquo;y a pas eu de réel impact pour promouvoir la photo en Centre Afrique. Comme à mon retour des précédentes éditions, je vais raconter aux membres de mon association les échanges que j&rsquo;ai eus avec entre autre les photographes, le CFP, Afrique in visu et la nouvelle direction des Rencontres. Cela m&rsquo;a dynamisé pour essayer de structurer la photo dans mon pays.<br />
<br />Je vais en profiter pour aller voir AGF, une compagnie d&rsquo;assurance qui a déjà soutenu nos expositions pour leur proposer d&rsquo;organiser une rencontre à la fois des photographes des sous-régions de Centre Afrique mais aussi d&rsquo;autres régions d&rsquo; Afrique Centrale pour nous unir avant de promouvoir le secteur photo.<br />
<br />Pour ma situation personnelle, je suis venu dans la photographie par le reportage, et la photo du quotidien (baptêmes, mariages…). Je travaillais alors comme photographe ambulant mais en 2005 j&rsquo;ai cherché sur le net une école de photo et j&rsquo;ai vu l&rsquo;annonce de la Biennale et entendu parler du CFP sur le site de la Maison Africaine de la Photo. J&rsquo;ai voulu participer mais l&rsquo;appel à candidature était terminé. Je suis venu par mes propres moyens à Bamako et j&rsquo;ai pu rencontrer beaucoup de photographes entre autre Amadou Sow , l&rsquo;assistant technique de la MAP qui est venu ensuite rencontrer notre groupe en Centre Afrique. Je me suis aussi rendu au CFP et j&rsquo;y ai pris des renseignements.<br />
<br />Je suis rentré à Bangui et j&rsquo;ai tenté de mettre en place une association de photographes, dénommé Groupement pour le Développement de la Photographie en Centre Afrique. Nous étions 7 au départ mais des photographes de différentes régions nous ont rejoints en 2007.  J&rsquo;ai commencé un sujet en 2007 que je continue sur les Pygmées de Centre Afrique. Je l&rsquo;ai présenté au Jeux de la Francophonie du 24 sep-6 oct 2009. Ce travail est aussi exposé actuellement au CFP.<br />
<br />En 2009, je suis venu faire une formation au CFP sur le sujet « Passage » et j&rsquo;ai réalisé un travail intitulé «Ombre et lumière » qui parle du rapport entre l&rsquo;Afrique et l&rsquo;Europe. En effet, souvent en Afrique, les jeunes pensent que la France est l&rsquo;endroit où on trouve la lumière, la belle vie et à l&rsquo;inverse à l&rsquo;étranger, ils pensent que l&rsquo;Afrique leur apportera cette lumière. » </em></p>
<h2>** Chiffre du Jour </h2>
<p>7 prix pour 8 artistes dans le cadre de la Biennale de Bamako !</p>
<h2>** Et demain, Kan jumen be ? </h2>
<p>Vendredi, lors dernière journée de la semaine professionnelle des Rencontres, la journée sera consacrée à des projections entre autre le binôme Adama Bamba (Mali) et Nicolas Leblanc (France) présentera un slideshow sur le retour de Samba au Mali.<br />
<br />Le soir, nous vous donnons rendez-vous dans un lieu insolite, L&rsquo;ancienne Briqueterie de Magnambougou pour la soirée Clac-Tic, une nuit dédiée aux images et aux sons de BAMAKO Différents espaces attendent le public pour une nuit de découvertes, de rencontres et d&rsquo;ambiance.<br />
<br />Au programme : pêle-mêle, danse, concerts, installations expérimentales, expositions, DJ et VJ pour danser jusqu&rsquo;au petit matin…</p>
<h2>**  Remise de prix </h2>
<p>Mercredi, le jury, présidé par Malick Sidibé, a décerné 7 prix lors des 8èmes Rencontres de Bamako :</p>
<ul>
<li> Prix Seydou Keita &#8211;  <strong>Uche Opka Iroha</strong>  (Nigeria)</li>
<li> Prix de L&rsquo;Union Européenne &#8211;  <strong>Jodi Bieber </strong> (Afrique du Sud)</li>
<li> Prix Jeune Talent &#8211;  <strong>Baudouin Mouanda </strong> (Congo Brazzaville)</li>
<li> Prix du Jury &#8211;  <strong>Berry Bickle</strong>  (Zimbabwe) et  <strong>Abdoulaye Barry</strong>  (Tchad)</li>
<li> Prix de l&rsquo;Organisation Internationale de la Francophonie &#8211;  <strong>Guy Wouete</strong>  (Cameroun)</li>
<li> Prix Elan &#8211;  <strong>Salif Traoré</strong>  (Mali)</li>
<li> Prix Casa Africa &#8211;  <strong>Zanele Muholi</strong>  (Afrique du Sud)</li>
</ul>
<p>Prix de la Fondation Blachère</p>
<ul>
<li> <strong>Nestor Dâ </strong> &#8211; Jeune Talent</li>
<li> <strong>Mohamed Bourouissa</strong></li>
<li> <strong> Baudouin Mouanda</strong></li>
<li> <strong> Uche Opka Iroha</strong></li>
<li> <strong> Zanele Muholi</strong></li>
</ul>
<p><figure id="attachment_1040" aria-describedby="caption-attachment-1040" style="width: 790px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-1040" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2009/11/enbref-12112009.jpg" alt="(à gauche) Remise de prix: Baudouin Mouanda (Prix du jeune Talent) et Abdoulaye Barry (Prix du Jury Ex Aequo) / (à droite) Cocktail après la remise des prix © Baptiste de Ville d'Avray" title="(à gauche) Remise de prix: Baudouin Mouanda (Prix du jeune Talent) et Abdoulaye Barry (Prix du Jury Ex Aequo) / (à droite) Cocktail après la remise des prix © Baptiste de Ville d'Avray" class="caption" align="center" width="790" height="276" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2009/11/enbref-12112009.jpg 790w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2009/11/enbref-12112009-300x105.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2009/11/enbref-12112009-768x268.jpg 768w" sizes="(max-width: 790px) 100vw, 790px" /><figcaption id="caption-attachment-1040" class="wp-caption-text">(à gauche) Remise de prix: Baudouin Mouanda (Prix du jeune Talent) et Abdoulaye Barry (Prix du Jury Ex Aequo) / (à droite) Cocktail après la remise des prix © Baptiste de Ville d&rsquo;Avray</figcaption></figure></p>
<p>L’article <a href="https://www.afriqueinvisu.org/rencontres-de-bamako-09-edition-du258/">Rencontres de Bamako 09 &#8211; édition du 12 novembre</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.afriqueinvisu.org">Afrique In Visu</a>.</p>
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