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	<title>Archives des Centre culturel - Afrique In Visu</title>
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	<description>Plateforme autour du métier de photographe en Afrique depuis 2006</description>
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	<title>Archives des Centre culturel - Afrique In Visu</title>
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		<title>Regards posés.  Hammams de la médina de Tunis</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Claire Nini]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 24 Feb 2016 21:55:50 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Éditorial]]></category>
		<category><![CDATA[Centre culturel]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L&#8217;association L&#8217;Mdina Wel Rabtine, actions citoyennes en médina, basée dans la vieille ville de Tunis est à l&#8217;initiative d&#8217;un appel à projet photographique inédit prenant pour sujet original : les hammams historiques de la médina.  » Notre association a vu le jour un mois après la Révolution, les associations en Tunisie étaient interdites avant. Nous sommes une association de voisins, d&#8217;amis, tous habitants de la médina, nous commençons tout juste à pratiquer notre citoyenneté. » explique Sondos Belhassen, présidente de l&#8217;association, à l&#8217;occasion du vernissage de l&#8217;exposition photographique Regards posés. Hammams de la médina de Tunis à l&#8217;Institut des Cultures d&#8217;Islam</p>
<p>L’article <a href="https://www.afriqueinvisu.org/regards-poses-hammams-de-la-medina-de-tunis/">Regards posés.  Hammams de la médina de Tunis</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.afriqueinvisu.org">Afrique In Visu</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>L&rsquo;association <a href="https://www.facebook.com/mdinawelrabtine/">L&rsquo;Mdina Wel Rabtine</a>, actions citoyennes en médina, basée dans la vieille ville de Tunis est à l&rsquo;initiative d&rsquo;un appel à projet photographique inédit prenant pour sujet original : les hammams historiques de la médina.<br />
<em> » Notre association a vu le jour un mois après la Révolution, les associations en Tunisie étaient interdites avant. Nous sommes une association de voisins, d&rsquo;amis, tous habitants de la médina, nous commençons tout juste à pratiquer notre citoyenneté. »</em> explique <strong>Sondos Belhassen</strong>, présidente de l&rsquo;association, à l&rsquo;occasion du vernissage de l&rsquo;exposition photographique <em>Regards posés. Hammams de la médina de Tunis</em> à l&rsquo;Institut des Cultures d&rsquo;Islam (ICI) à Paris, évènement ouvrant le cycle TunICIe, semestre culturel où la Tunisie sera à l&rsquo;honneur à l&rsquo;ICI.</p>
<p>60 candidatures reçues. 19 sélectionnées pour participer à une résidence de six mois préalable à cette exposition, en partenariat avec la Maison de l&rsquo;image, l&rsquo;Institut français de Tunisie et l&rsquo;Ambassade de Suisse en Tunisie.<br />
<em> » C&rsquo;est un travail inédit car ce sont les premières photographies de Hammams en Tunisie. Bien sûr avant cela il y a eu le travail de Pascal Meunier sur les hammams du Caire, mais en Tunisie c&rsquo;est une première. C&rsquo;est la première banque d&rsquo;images rassemblant plus de 400 clichés, c&rsquo;est une documentation merveilleuse pour les historiens et les chercheurs. »</em>  s&rsquo;enthousiasme Sondos Belhassen, présidente de l&rsquo;association à l&rsquo;initiative de cette très belle exposition photographique présentée pour la première fois hors de Tunisie.</p>
<p>Les 19 photographes ont du gagner la confiance des propriétaires des hammams de la médina pour pénétrer ces lieux  en voie de disparition afin de rencontrer la clientèle et les personnes qui y travaillent. Les énormes clés photographiées par <strong>Aziz Tnani</strong>, illustrent parfaitement toute la difficulté d&rsquo;accès à ces lieux secrets de l&rsquo;intime. </p>
<figure id="attachment_4933" aria-describedby="caption-attachment-4933" style="width: 1400px" class="wp-caption aligncenter"><img fetchpriority="high" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-4933" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/02/aziz_tnani_hammam_el_ariane.jpg" alt="© Aziz Tnani" title="© Aziz Tnani" class="caption" data-description="hammam el ariane" align="center" width="1400" height="935" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/02/aziz_tnani_hammam_el_ariane.jpg 1400w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/02/aziz_tnani_hammam_el_ariane-300x200.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/02/aziz_tnani_hammam_el_ariane-1024x684.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/02/aziz_tnani_hammam_el_ariane-768x513.jpg 768w" sizes="(max-width: 1400px) 100vw, 1400px" /><figcaption id="caption-attachment-4933" class="wp-caption-text">© Aziz Tnani</figcaption></figure>
<p><em> » C&rsquo;est un regard qui se pose sur un patrimoine en péril. Un regard contemporain et extérieur puisque tous les artistes ne sont pas tunisiens. Un regard universel loin de la vision carte postale. Un regard artistique certes mais sans fioriture ni tricherie. Il était essentiel de ne pas tomber dans un représentation orientaliste. « </em>  affirme Sondos Belhassen, présidente de l&rsquo;association.</p>
<p>Pas de fioriture ni de tricherie dans les clichés de <strong>Marianne Catzaras</strong> qui a travaillé au Hammam Sidi Rassas. Elle immortalise avec brio la décrépitude de ce hammam laissé à l&rsquo;abandon depuis 4 ans,  gentiment ouvert par le gardien pour l&rsquo;occasion. </p>
<p>Le cadrage serré renforce l&rsquo;impression d&rsquo;enfermement. Il y a bien une échelle posée au sol mais aucune issue de secours. La perte de la notion du temps est perturbante, des journaux jonchent le sol, les traces du temps se lisent sur les murs moisis par les années fastes de vapeurs nébuleuses.<br />
<em> » J&rsquo;aime travailler sur ce qui aveugle. La lumière est mystique, presque transcendantale. On sent la présence de l&rsquo;eau dans ce lieu souterrain de la mémoire, une certaine présence humaine aussi presque secrète. L&rsquo;obscurité, la lumière, la présence, l&rsquo;absence sont des thématiques récurrentes dans mon travail.  « </em> nous confie l&rsquo;artiste greco-tunisienne Marianne Catzaras lors du vernissage à l&rsquo;ICI.</p>
<figure id="attachment_4934" aria-describedby="caption-attachment-4934" style="width: 1200px" class="wp-caption aligncenter"><img decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-4934" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/02/bache4-casa.jpg" alt="© Marianne Catzaras" title="© Marianne Catzaras" class="caption" data-description="hammam Sidi Rassas" align="center" width="1200" height="1024" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/02/bache4-casa.jpg 1200w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/02/bache4-casa-300x256.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/02/bache4-casa-1024x874.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/02/bache4-casa-768x655.jpg 768w" sizes="(max-width: 1200px) 100vw, 1200px" /><figcaption id="caption-attachment-4934" class="wp-caption-text">© Marianne Catzaras</figcaption></figure>
<p>Plongée dans l&rsquo;intime des clientes et de leurs sceaux où chacune apprête ses effets personnels dans les clichés de <strong>Ness Cheikh Ali</strong> au Hammam Zitouni. Les plus coquettes ne se satisfont pas de la contenance des sceaux, préférant transporter des lourdes valises de beauté pleine de produits photographiées par Anna Puig Rosado au Hammam Bou Sandel. Ce travail documentaire de l&rsquo;intime informe sur les pratiques et les rituels qui évoluent avec le temps. Autrefois les hammams fournissaient le nécessaire, aujourd&rsquo;hui il faut apporter son attirail.</p>
<p><figure id="attachment_4935" aria-describedby="caption-attachment-4935" style="width: 1400px" class="wp-caption aligncenter"><img decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-4935" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/02/nesrinecheikhali_hammansidizitouni.jpg" alt="© Ness Cheikh" title="© Ness Cheikh" class="caption" data-description="Hammam Zitouni" align="center" width="1400" height="933" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/02/nesrinecheikhali_hammansidizitouni.jpg 1400w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/02/nesrinecheikhali_hammansidizitouni-300x200.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/02/nesrinecheikhali_hammansidizitouni-1024x682.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/02/nesrinecheikhali_hammansidizitouni-768x512.jpg 768w" sizes="(max-width: 1400px) 100vw, 1400px" /><figcaption id="caption-attachment-4935" class="wp-caption-text">© Ness Cheikh</figcaption></figure><br />
Les pratiques ont changé mais les hammams demeurent des lieux intergénérationnels où se croisent des corps d&rsquo;hommes photographiés par  <strong>Mohamed Amine Abassi</strong>, <strong>Sophia Baraket</strong>, <strong>Chehine Dhahak</strong>, <strong>Pol Guilard</strong>, <strong>Yassine Hakimi</strong>, <strong>Arthur Perset</strong>, et <strong>Jacques Pion</strong>, et des corps de femmes sublimés par<strong> Aglaé Bory </strong> dans un travail presque pictural dont la peau laiteuse des sujets évoque les odalisques d&rsquo;Ingres ou les femmes au bain de Delacroix. </p>
<p><figure id="attachment_4936" aria-describedby="caption-attachment-4936" style="width: 1400px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-4936" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/02/aglae_bory_hammam_sidi_sahbi.jpg" alt="© Aglae Bory" title="© Aglae Bory" class="caption" data-description="hammam sidi sahbi" align="center" width="1400" height="1867" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/02/aglae_bory_hammam_sidi_sahbi.jpg 1400w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/02/aglae_bory_hammam_sidi_sahbi-225x300.jpg 225w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/02/aglae_bory_hammam_sidi_sahbi-768x1024.jpg 768w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/02/aglae_bory_hammam_sidi_sahbi-1152x1536.jpg 1152w" sizes="(max-width: 1400px) 100vw, 1400px" /><figcaption id="caption-attachment-4936" class="wp-caption-text">© Aglae Bory</figcaption></figure><br />
Corps masculins, corps féminins se mêlent à des silhouettes d&rsquo;enfants qui selon sont avec les femmes ou les hommes. Traditionnellement c&rsquo;est la caissière qui tranche cette question cruciale et décide du sort réservé aux petits garçons.</p>
<p><figure id="attachment_4937" aria-describedby="caption-attachment-4937" style="width: 1400px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-4937" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/02/max_jacot_hammam_eddhab.jpg" alt="Max Jacot hammam Eddhab" title="Max Jacot hammam Eddhab" class="caption" align="center" width="1400" height="933" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/02/max_jacot_hammam_eddhab.jpg 1400w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/02/max_jacot_hammam_eddhab-300x200.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/02/max_jacot_hammam_eddhab-1024x682.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/02/max_jacot_hammam_eddhab-768x512.jpg 768w" sizes="(max-width: 1400px) 100vw, 1400px" /><figcaption id="caption-attachment-4937" class="wp-caption-text">Max Jacot hammam Eddhab</figcaption></figure><br />
<strong>Rania Douraï</strong> s&rsquo;intéresse aux invisibles, à tous ceux qui prennent soin des autres, sans jamais que l&rsquo;on prenne soin d&rsquo;eux. Dans un portrait d&rsquo;un des masseurs, on découvre non sans émotion son tatouage sur lequel on peut lire « Je suis seul et toujours seul. »</p>
<p>Dans un travail à la fois documentaire et sensible elle rend hommage à tous ces métiers oubliés, souvent dénigrés : coiffeurs, barbiers, masseurs, laveurs &#8230; à tous ces  ouvriers acharnés du bien être ! Elle se fait la confidente des anecdotes de ces travailleurs et découvrent des personnalités exceptionnellement attachantes, témoins historiques et gardiens éternels de ces lieux de plus en plus rares. </p>
<p><em> » Alors que les hammams de la Médina disparaissent, et avec eux un ensemble de rites sociaux, de pratiques, de croyances, de professions, l&rsquo;exposition nous interroge sur ces lieux, sur les mémoires qui les habitent, la société qui  les voit disparaître. » </em> déclare <strong>Jamel Oubechou</strong>, président de l&rsquo;ICI lors de son discours inaugural.</p>
<p>Rappelons que cette exposition s&rsquo;inscrit dans le cadre d&rsquo;un projet de mobilisation citoyenne pour la sauvegarde des bains historiques de la ville de Tunis.<br />
Zoom documentaire, artistique, anthropologique,  sociologique sur ce patrimoine tunisien en péril grâce au médium de la photographie.<br />
<em>« Accessible,  le choix du médium de la photo était une évidence car il permet de sensibiliser de façon immédiate à la sauvegarde de notre patrimoine »</em>. conclue Sondos Belhassen, présidente de l&rsquo;association L&rsquo;Mdina Wel Rabtine, actions citoyennes en médina.</p>
<p><strong>Regards posés.  Hammams de la médina de Tunis</strong><br />
<br /><strong>Institut des Cultures d&rsquo;Islam</strong> &#8211; 5 rue Stephenson et 19 rue Léon 75 018 PARIS<br />
<br />Du 11 février au 3 avril 2016<br />
<br />Entrée libre<br />
<br />Du mardi au jeudi de 13h à 20h/ Le vendredi de 16h à 20h<br />
<br />Le samedi et dimanche de 10h à 20h</p>
<p><figure id="attachment_4938" aria-describedby="caption-attachment-4938" style="width: 1400px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-4938" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/02/arthur_perset_sidi_mehrez.jpg" alt="© Arthur Perset" title="© Arthur Perset" class="caption" data-description="Sidi Mehrez" align="center" width="1400" height="1050" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/02/arthur_perset_sidi_mehrez.jpg 1400w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/02/arthur_perset_sidi_mehrez-300x225.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/02/arthur_perset_sidi_mehrez-1024x768.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/02/arthur_perset_sidi_mehrez-768x576.jpg 768w" sizes="(max-width: 1400px) 100vw, 1400px" /><figcaption id="caption-attachment-4938" class="wp-caption-text">© Arthur Perset</figcaption></figure><br />
<figure id="attachment_4939" aria-describedby="caption-attachment-4939" style="width: 1400px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-4939" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/02/chehine_dhahak_hammam_sidi_abdessalem.jpg" alt="© Chehine Dhahak" title="© Chehine Dhahak" class="caption" data-description="hammam sidi abdessalem" align="center" width="1400" height="933" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/02/chehine_dhahak_hammam_sidi_abdessalem.jpg 1400w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/02/chehine_dhahak_hammam_sidi_abdessalem-300x200.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/02/chehine_dhahak_hammam_sidi_abdessalem-1024x682.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/02/chehine_dhahak_hammam_sidi_abdessalem-768x512.jpg 768w" sizes="(max-width: 1400px) 100vw, 1400px" /><figcaption id="caption-attachment-4939" class="wp-caption-text">© Chehine Dhahak</figcaption></figure><br />
<figure id="attachment_4940" aria-describedby="caption-attachment-4940" style="width: 1400px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-4940" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/02/hamideddine_bouali_hammam_el_kachachine_.jpg" alt="© Hamideddine Bouali" title="© Hamideddine Bouali" class="caption" data-description="Hammam El Kachachine" align="center" width="1400" height="904" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/02/hamideddine_bouali_hammam_el_kachachine_.jpg 1400w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/02/hamideddine_bouali_hammam_el_kachachine_-300x194.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/02/hamideddine_bouali_hammam_el_kachachine_-1024x661.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/02/hamideddine_bouali_hammam_el_kachachine_-768x496.jpg 768w" sizes="(max-width: 1400px) 100vw, 1400px" /><figcaption id="caption-attachment-4940" class="wp-caption-text">© Hamideddine Bouali</figcaption></figure><br />
<figure id="attachment_4941" aria-describedby="caption-attachment-4941" style="width: 1400px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-4941" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/02/mahdi_chaker_hammam_saheb_ettabaa.jpg" alt="© Mahdi Chaker" title="© Mahdi Chaker" class="caption" data-description="Hammam saheb ettabaa" align="center" width="1400" height="933" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/02/mahdi_chaker_hammam_saheb_ettabaa.jpg 1400w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/02/mahdi_chaker_hammam_saheb_ettabaa-300x200.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/02/mahdi_chaker_hammam_saheb_ettabaa-1024x682.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/02/mahdi_chaker_hammam_saheb_ettabaa-768x512.jpg 768w" sizes="(max-width: 1400px) 100vw, 1400px" /><figcaption id="caption-attachment-4941" class="wp-caption-text">© Mahdi Chaker</figcaption></figure><br />
<figure id="attachment_4942" aria-describedby="caption-attachment-4942" style="width: 1400px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-4942" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/02/rania_dourai.jpg" alt="© Rania Dourai" title="© Rania Dourai" class="caption" align="center" width="1400" height="1050" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/02/rania_dourai.jpg 1400w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/02/rania_dourai-300x225.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/02/rania_dourai-1024x768.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/02/rania_dourai-768x576.jpg 768w" sizes="(max-width: 1400px) 100vw, 1400px" /><figcaption id="caption-attachment-4942" class="wp-caption-text">© Rania Dourai</figcaption></figure><br />
<figure id="attachment_4943" aria-describedby="caption-attachment-4943" style="width: 1400px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-4943" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/02/yacine_hakimi_hammam_chabbou.jpg" alt="© Yacine Hakimi" title="© Yacine Hakimi" class="caption" data-description="hammam chabbou" align="center" width="1400" height="933" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/02/yacine_hakimi_hammam_chabbou.jpg 1400w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/02/yacine_hakimi_hammam_chabbou-300x200.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/02/yacine_hakimi_hammam_chabbou-1024x682.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/02/yacine_hakimi_hammam_chabbou-768x512.jpg 768w" sizes="(max-width: 1400px) 100vw, 1400px" /><figcaption id="caption-attachment-4943" class="wp-caption-text">© Yacine Hakimi</figcaption></figure></p>
<p>L’article <a href="https://www.afriqueinvisu.org/regards-poses-hammams-de-la-medina-de-tunis/">Regards posés.  Hammams de la médina de Tunis</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.afriqueinvisu.org">Afrique In Visu</a>.</p>
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		<title>On l&#8217;appelait Chocolat, sur les traces d&#8217;un artiste sans nom</title>
		<link>https://www.afriqueinvisu.org/on-l-appelait-chocolat-sur-les-traces-d-un-artiste-sans-nom/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Claire Nini]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 10 Feb 2016 16:50:57 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[France]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Gérard Noiriel, socio-historien, spécialiste de l’histoire de l’immigration, a enquêté pendant plus de six ans sur les traces de celui que l&#8217;on appelait le clown chocolat, icône circassienne parisienne de la fin du 19ème siècle. A l’occasion de la sortie simultanée de son livre « Chocolat, la véritable histoire d’un homme sans nom » , et de l’exposition « On l’appelait Chocolat, sur les traces d’un artiste sans nom », à la Maison des Métallos, nous l’avons rencontré. « Le clown chocolat est le premier artiste qui a familiarisé le public parisien avec la gestuelle des esclaves afro-américains. Nous sommes en</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Gérard Noiriel</strong>, socio-historien, spécialiste de l’histoire de l’immigration, a enquêté pendant plus de six ans sur les traces de celui que l&rsquo;on appelait le clown chocolat, icône circassienne parisienne de la fin du 19ème siècle.<br />
<br />A l’occasion de la sortie simultanée  de son livre <em>« Chocolat, la véritable histoire d’un homme sans nom »</em> , et de l’exposition <em>« On l’appelait Chocolat, sur les traces d’un artiste sans nom »</em>, à la <a href="http://www.maisondesmetallos.org/2015/12/08/on-l-appelait-chocolat">Maison des Métallos</a>, nous l’avons rencontré.</p>
<p><em>« Le clown chocolat est le premier artiste qui a familiarisé le public parisien avec la gestuelle des esclaves afro-américains. Nous sommes en 1886, la plupart des français n&rsquo;ont jamais encore vu des noirs. Nous sommes bien avant le jazz, bien avant le succès de Joséphine Baker. » </em> souligne Gérard Noiriel lors de notre visite de l&rsquo;exposition à la Maison des Métallos.</p>
<p>Né esclave à la Havane, Chocolat n&rsquo;avait aucune existence pour l&rsquo;état civil jusqu&rsquo;à ce qu&rsquo;on lui donne un nom : <strong>Rafael Padilla</strong> à sa mort en 1917. Toutefois, un doute subsiste quant à la véracité historique de ce nom, l&rsquo;historien Gérard Noiriel penche plutôt pour l&rsquo;hypothèse selon laquelle ce patronyme serait en fait celui de son maître qui l&rsquo;avait acheté à Bilbao.<br />
<figure id="attachment_4927" aria-describedby="caption-attachment-4927" style="width: 1500px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-4927" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/02/chocolat_hd-1.jpg" alt="© BNF" title="© BNF" class="caption" align="center" width="1500" height="1500" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/02/chocolat_hd-1.jpg 1500w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/02/chocolat_hd-1-300x300.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/02/chocolat_hd-1-1024x1024.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/02/chocolat_hd-1-150x150.jpg 150w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/02/chocolat_hd-1-768x768.jpg 768w" sizes="(max-width: 1500px) 100vw, 1500px" /><figcaption id="caption-attachment-4927" class="wp-caption-text">© BNF</figcaption></figure><br />
Le 20 janvier 2016, la Maire de Paris, Anne Hidalgo, inaugure une plaque commémorative au 231 rue St Honoré dans le 1er arrondissement de Paris, célèbre adresse du Nouveau Cirque, où il y a été pendant plus de 20 ans la vedette. </p>
<p>Comment raconter l&rsquo;histoire d&rsquo;un homme qui n&rsquo;a laissé aucune trace dans les archives ? </p>
<p>Grâce à des recherches minutieuses, quasi journalistiques, qui l&rsquo;ont conduit jusqu&rsquo;à la rencontre des descendants à la Havane ou en France, Gérard Noiriel a réussi à écrire la biographie de ce personnage à la trajectoire exceptionnelle dans son livre : <em>Chocolat, la véritable histoire d&rsquo;un homme sans nom</em>.</p>
<p>Le livre paraît la même semaine que le film <em>Chocolat</em> de <strong>Roschdy Zem</strong>, et que l&rsquo;exposition documentaire à la Maison des Métallos. Autant d&rsquo;évènements à la mémoire de ce premier artiste noir ayant connu la célébrité à Paris. </p>
<p><em>« La convergence de ces initiatives permet non seulement de rendre hommage à cet artiste, mais aussi de montrer aux Français le rôle que des esclaves affranchis comme lui ont joué dans l&rsquo;histoire de notre patrimoine culturel. « </em> déclare  Gérard Noiriel à la fois  conseiller historique du film  et commissaire de cette exposition qui se poursuivra jusqu&rsquo;au 28 février 2016.  </p>
<p>Au cours de ces recherches, Gérard Noiriel a pu trouver des sources iconographiques et faire sortir ce personnage de l&rsquo;oubli, afin de réhabiliter sa mémoire.</p>
<p><em>« J&rsquo;ai effectivement rencontré des difficultés pour trouver des sources et pour les décrypter, heureusement mes sources ont été enrichies par le témoignage des descendants « </em> nous confie t-il lors de notre rencontre.<br />
Pas de traces dans les archives, certes, mais des traces indéniables de son existence dans des œuvres d&rsquo;art de la Belle époque : <strong>Toulouse Lautrec </strong> le dépeint dans une toile intitulée Chocolat dansant dans un bar, <strong>Jean Cocteau</strong> fait son portrait, et les <strong>frères Lumières</strong> ont filmé les sketches du duo clownesque <strong>Footit</strong> et <strong>Chocolat</strong>. </p>
<p>Lorsqu&rsquo;il ne joue pas au Nouveau Cirque, il fait des représentations chez les aristocrates de l&rsquo;époque, qui sont ses contemporains. Il a ainsi fréquenté <strong>Jean Cocteau</strong>,<strong> Léon Blum</strong>, <strong>Claude Debussy</strong>, <strong>Sarah Bernhard</strong>, <strong>Raymond Poincaré</strong> avant de sombrer injustement dans l&rsquo;oubli. </p>
<p>Les photographes de l&rsquo;époque <strong>Lucien Walery</strong>, <strong>Marius Neyroud</strong>, <strong>Roger Viollet</strong>, ont tous tiré le portrait de ce clown blanc et de son auguste: le pierrot noir, autant d&rsquo;archives photographiques originales témoignant du racisme d&rsquo;une France au tout début de sa colonisation sur le continent africain.</p>
<p><em>« Le sentiment d’étrangeté qu’il véhicule entraîne à la fois un sentiment de répulsion et de fascination de la part du public. »</em>  </p>
<p>En effet, le clown noir est le souffre douleur du clown blanc, la chute de presque tous les sketches est sans surprise : Chocolat se fait soit giflé soit botté le cul par Footit ! Et le public du Nouveau Cirque est hilare à chaque représentation.</p>
<p>Cependant ce qui intéresse l&rsquo;historien au-delà d&rsquo;un constat d&rsquo;une société raciste, c&rsquo;est la résistance aux stigmates : <em> » L&rsquo;exemple emblématique du clown Chocolat servira de support pour rappeler que les Africains ayant connu l&rsquo;esclavage n&rsquo;ont pas été seulement des victimes, mais aussi des résistants. Certaines photographies sont des illustrations de la résistance de Chocolat qui dans certains sketches prend sa revanche sur Footit. Cette résistance a produit une culture spécifique, qui a nourri le spectacle vivant en France dès le XIXe siècle. »</em> nous explique le commissaire de l&rsquo;exposition.</p>
<p>Parmi les nombreux documents de la BNF ou des Archives de Paris, présentant le duo burlesque, un portrait « sérieux » de Chocolat, posant exceptionnellement sans son bourreau d&rsquo;acolyte, interpelle.</p>
<p>On y voit Chocolat seul, en pieds, le buste redressé, un brin cambré, un cigare dans une main élégamment gantée.</p>
<p>En 1902, au sommet de sa gloire, Chocolat se rend chez<strong> Du Guy</strong>, grand photographe parisien, et lui demande de réaliser son portrait. </p>
<p>Le photographe s&rsquo;exécute et immortalise la posture de la dignité d&rsquo;un homme qui a trop longtemps souffert des quolibets et des stigmates. </p>
<p><em> » A travers l&rsquo;histoire de cet artiste affublé d&rsquo;un surnom humiliant et qui n&rsquo;a jamais eu d&rsquo;état civil, l&rsquo;exposition aborde aussi la question des discriminations et du combat pour la dignité. » </em> affirme Gérard Noiriel. </p>
<p>Seul devant l&rsquo;objectif, il n&rsquo;est plus le clown chocolat, mais un homme libre et fier de son parcours.  Si la photographie ne donne pas de nom à cet homme, elle lui redonne un visage, permet de ré humaniser le temps d&rsquo;un cliché&#8230;</p>
<p><em>Une exposition à voir à la Maison des Metallos à partir de 14h sauf le lundi du 3 au 28 février 2016.</em><br />
<figure id="attachment_4928" aria-describedby="caption-attachment-4928" style="width: 1400px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-4928" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/02/p0_4-ico-per-9849-n3_r_-_copie_4.jpg" alt="© BNF" title="© BNF" class="caption" align="center" width="1400" height="2143" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/02/p0_4-ico-per-9849-n3_r_-_copie_4.jpg 1400w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/02/p0_4-ico-per-9849-n3_r_-_copie_4-196x300.jpg 196w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/02/p0_4-ico-per-9849-n3_r_-_copie_4-669x1024.jpg 669w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/02/p0_4-ico-per-9849-n3_r_-_copie_4-768x1176.jpg 768w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/02/p0_4-ico-per-9849-n3_r_-_copie_4-1003x1536.jpg 1003w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/02/p0_4-ico-per-9849-n3_r_-_copie_4-1338x2048.jpg 1338w" sizes="(max-width: 1400px) 100vw, 1400px" /><figcaption id="caption-attachment-4928" class="wp-caption-text">© BNF</figcaption></figure><br />
<figure id="attachment_4929" aria-describedby="caption-attachment-4929" style="width: 1400px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-4929" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/02/p8_2hdf_et_c_photos_4-ico-per-9849-121_-_copie.jpg" alt="© BNF" title="© BNF" class="caption" align="center" width="1400" height="1805" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/02/p8_2hdf_et_c_photos_4-ico-per-9849-121_-_copie.jpg 1400w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/02/p8_2hdf_et_c_photos_4-ico-per-9849-121_-_copie-233x300.jpg 233w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/02/p8_2hdf_et_c_photos_4-ico-per-9849-121_-_copie-794x1024.jpg 794w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/02/p8_2hdf_et_c_photos_4-ico-per-9849-121_-_copie-768x990.jpg 768w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/02/p8_2hdf_et_c_photos_4-ico-per-9849-121_-_copie-1191x1536.jpg 1191w" sizes="(max-width: 1400px) 100vw, 1400px" /><figcaption id="caption-attachment-4929" class="wp-caption-text">© BNF</figcaption></figure><br />
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