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	<title>Archives des Congo-Brazzaville - Afrique In Visu</title>
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	<description>Plateforme autour du métier de photographe en Afrique depuis 2006</description>
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	<title>Archives des Congo-Brazzaville - Afrique In Visu</title>
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		<title>Street Photography from Congo Brazaville &#8211; Interview de Robert Nzaou</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Afrique in visu]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 09 Jan 2023 13:48:56 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Éditorial]]></category>
		<category><![CDATA[Interview]]></category>
		<category><![CDATA[auto-édition]]></category>
		<category><![CDATA[Congo-Brazzaville]]></category>
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		<category><![CDATA[Street Photographie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Il y a 8 ans, Robert Nzaou nous contactait pour nous présenter son travail photographique et ses projets sur Pointe noire. Nous découvrions alors un photographe super actif qui mène des projets d&#8217;exposition dans des lieux insolites et développe des séries où la couleur est omniprésente. A travers cette interview, il se raconte et nous raconte une autre partie de la pratique photographique congolaise. Mon cher Robert, peux-tu nous présenter ton parcours et comment et pourquoi tu en es venu à explorer la photographie&#160;?Je suis arrivé tardivement à la photographie, c&#8217;est seulement en 2015 que je m&#8217;y suis vraiment mis.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p>Il y a 8 ans, Robert Nzaou nous contactait pour nous présenter son travail photographique et ses projets sur Pointe noire. Nous découvrions alors un photographe super actif qui mène des projets d&rsquo;exposition dans des lieux insolites et développe des séries où la couleur est omniprésente. </p>



<p>A travers cette interview, il se raconte et nous raconte une autre partie de la pratique photographique congolaise.</p>



<p><strong>Mon cher Robert, peux-tu nous présenter ton parcours et comment et pourquoi tu en es venu à explorer la photographie&nbsp;?</strong><br>Je suis arrivé tardivement à la photographie, c&rsquo;est seulement en 2015 que je m&rsquo;y suis vraiment mis. Je fais parti de la première génération des artistes dans ma famille, mon père était instituteur, je n&rsquo;ai pas baigné dans un environnement artistique. Chez nous les devoirs scolaires étaient la seule chose qui primait à la maison et aussi la seule voie de réussite dans la vie, comme dans la plupart des foyers Congolais l&rsquo;art n&rsquo;avait pas de place.<br>Tout commence pour moi en 1996, dans mon adolescence avec la montée du Rap Français. Je découvre la poésie et l&rsquo;art de raconter les histoires avec les groupes comme IAM, Suprême NTM des artistes comme MC Solaar. J&rsquo;ai commencé à écrire des proses avec mes copains, devenu rappeur ensuite ingénieur de son et beatmaker. Je suis tombé amoureux de l&rsquo;art du storytelling, la poésie et le pouvoir de faire rêver et réfléchir.<br>En 2014 comme par hasard je tombe sur le travail de Henry Cartier Bresson et Robert Doisneau. Jusqu&rsquo;à ce point je n&rsquo;associais pas la photographie à de la poésie ou même de l&rsquo;art, ce fut un coup de foudre pour moi, leurs photos étaient pleine de poésies, d&rsquo;histoires vraiment des œuvres d&rsquo;art. A partir de ce moment j&rsquo;avais compris que toutes les formes d&rsquo;art étaient pareil, qu&rsquo;on ne pouvait pas dissocier la peinture à la musique, sculpture, l&rsquo;écriture… Le rap tout comme la photographie était aussi une forme de poésie, d&rsquo;expression, le rap c&rsquo;est la plume et le micro, la photographie c&rsquo;est l&rsquo;appareil photo. Donc je suis passé de la musique a la photographie sans problème, la transition était facile pour moi.</p>



<p><strong>Peux-tu nous parler du secteur photographique et son évolution de Pointe noire et plus généralement du Congo Brazzaville ?</strong><br>La photographie événementielle ou commerciale a toujours été présente au Congo, ce n&rsquo;est pas rare de voir des photographes ambulants, des studio photo pour photo d&rsquo;identité ou portrait de famille… la photographie d&rsquo;art par contre est presque inexistante, je fais partie de la première génération, cela peut s&rsquo;expliquer par le manque de marché/industrie et d&rsquo;engouement du côté du public et des autorités publiques autour de l&rsquo;art. La question qu&rsquo;on me pose tout le temps c&rsquo;est de savoir « est ce que je vis de mon art? » Le métier d&rsquo;artiste photographe n&rsquo;est pas vu comme noble au même titre que un médecin ou un avocat.</p>



<p><strong>Aujourd&rsquo;hui, ton approche de l&rsquo;image passe par un travail sur la couleur, comment travailles-tu et pourquoi&nbsp;?</strong><br>Je dois avouer que j&rsquo;adore les couleurs, j&rsquo;ai toujours pensé que l&rsquo;Afrique devait être photographiée en couleur parce qu&rsquo;elle est pleine de chaleur et de couleur.<br>Photographier l&rsquo;Afrique en noir blanc pour moi c&rsquo;est comme ci on omettait quelque chose de capital.<br>Dans mon travail j&rsquo;utilise souvent les couleurs comme élément principal de composition</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="1024" height="681" src="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2023/01/ROB6018-1024x681.jpg" alt="" class="wp-image-8145" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2023/01/ROB6018-1024x681.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2023/01/ROB6018-300x200.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2023/01/ROB6018-768x511.jpg 768w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2023/01/ROB6018-1536x1022.jpg 1536w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2023/01/ROB6018-720x480.jpg 720w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2023/01/ROB6018-480x319.jpg 480w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2023/01/ROB6018.jpg 1900w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">© Robert Nzaou</figcaption></figure>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large is-resized"><img decoding="async" src="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2023/01/ROB6937-681x1024.jpg" alt="" class="wp-image-8143" width="681" height="1024" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2023/01/ROB6937-681x1024.jpg 681w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2023/01/ROB6937-200x300.jpg 200w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2023/01/ROB6937-768x1154.jpg 768w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2023/01/ROB6937-1022x1536.jpg 1022w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2023/01/ROB6937-1363x2048.jpg 1363w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2023/01/ROB6937-480x721.jpg 480w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2023/01/ROB6937-scaled.jpg 1704w" sizes="(max-width: 681px) 100vw, 681px" /><figcaption class="wp-element-caption">© Robert Nzaou</figcaption></figure></div>


<p><strong>Tu t&rsquo;intéresse à la société congolaise qui t&rsquo;entoure, à travers des thèmes universels comme la nourriture avec par exemple « Madia ya bwala » ou encore l&rsquo;enfance et le rôle des femmes Comment choisis-tu tes sujets et pourquoi&nbsp;?</strong><br>Le rôle de la photographie à mon avis c&rsquo;est de raconter le monde autour de soi. Dans mon travail j&rsquo;aborde le quotidien des Congolais. Dans ma série <em>madia ya bwala</em> par exemple je mets en valeur les produits qui composent les plats congolais avec pour but de mettre en avant la nourriture du Congo profond, celle de nos grands-parents que l&rsquo;on consomme de moins en moins aujourd&rsquo;hui, ces aliments bio pleins de vitamines et bons pour la santé, un hommage aux mets locaux tels que le « mfumbu », le « saka saka », « nte nte », « dongo dongo » et autres.<br>Par exemple dans ma serie « Leki » qui veut dire petit frère, petite sœur, neveu ou nièce en Francais, je raconte la vie d&rsquo;une famille nombreuse. Je viens d&rsquo;une famille de 10 enfants et 6 cousins donc je sais de quoi il s&rsquo;agit, c&rsquo;était la camaraderie, on jouait tout le temps, c&rsquo;était aussi chaotique.</p>



<p><strong>Dans ta dernière série, <em>Louzolo</em>, tu explores l&rsquo;amour à travers la mise en scène, peux-tu nous parler de cette série et de sa réalisation&nbsp;?</strong><br>Cette série de photos s&rsquo;appelle <em>Louzolo</em>, ce qui signifie « Amour » en Kikongo, une langue congolaise locale. La série explore les langages de l&rsquo;amour dans la société congolaise, les choses à faire et à ne pas faire, ce qui est acceptable et ce qui ne l&rsquo;est pas… Combien c&rsquo;est trop, comment exprimer l&rsquo;amour en public. Certaines images de cette série montre un renversement des rôles par rapport à ce qui est habituel dans la plupart des foyers congolais, montrant des hommes faisant certaines des choses qui sont généralement considérées comme le domaine de la femme, et démontrant la joie que cela apporte, de voir un homme faire même de petites choses mais que les femmes apprécient beaucoup.<br>C&rsquo;est exclusivement des mises en scènes, j&rsquo;ai travaillé comme d&rsquo;habitude avec des amis et des membres de ma famille comme modèles. La technique utilisée ici c&rsquo;est le collage « digital », une image est faite de 2 ou 3 images assemblées ou collées l&rsquo;une après l&rsquo;autre.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img decoding="async" width="1024" height="681" src="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2023/01/ROB5185-1024x681.jpg" alt="" class="wp-image-8146" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2023/01/ROB5185-1024x681.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2023/01/ROB5185-300x200.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2023/01/ROB5185-768x511.jpg 768w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2023/01/ROB5185-1536x1022.jpg 1536w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2023/01/ROB5185-720x480.jpg 720w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2023/01/ROB5185-480x319.jpg 480w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2023/01/ROB5185.jpg 1900w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">© Robert Nzaou</figcaption></figure></div>

<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="681" src="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2023/01/ROB0149_-1024x681.jpg" alt="" class="wp-image-8148" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2023/01/ROB0149_-1024x681.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2023/01/ROB0149_-300x200.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2023/01/ROB0149_-768x511.jpg 768w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2023/01/ROB0149_-1536x1022.jpg 1536w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2023/01/ROB0149_-720x480.jpg 720w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2023/01/ROB0149_-480x319.jpg 480w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2023/01/ROB0149_.jpg 1900w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">© Robert Nzaou</figcaption></figure></div>

<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="681" height="1024" src="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2023/01/ROB0980-681x1024.jpg" alt="" class="wp-image-8147" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2023/01/ROB0980-681x1024.jpg 681w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2023/01/ROB0980-200x300.jpg 200w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2023/01/ROB0980-768x1154.jpg 768w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2023/01/ROB0980-1022x1536.jpg 1022w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2023/01/ROB0980-1362x2048.jpg 1362w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2023/01/ROB0980-480x722.jpg 480w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2023/01/ROB0980-scaled.jpg 1703w" sizes="(max-width: 681px) 100vw, 681px" /><figcaption class="wp-element-caption">© Robert Nzaou</figcaption></figure></div>


<p><strong>Tu mène depuis longtemps un travail de monstration dans la rue ou chez les gens, en exposant tes images, peux- tu nous raconter ce projet&nbsp;? Et quel est le public que tu touche à Pointe noire puis ailleurs&nbsp;?</strong><br>Le manque des galeries ici au Congo nous oblige à être créatifs dans nos approches en tant que artistes. L&rsquo;institut Français ici à Pointe Noire est la seule institution qui accompagne vraiment les artistes dans leurs projets et donc ce n&rsquo;est pas évident que tout le monde soit programmé.<br>En 2018 j&rsquo;avais travaillé avec la directrice de Matombi production Sylvie Bayonne qui avait développé le concept &lsquo;En attendant votre pub j&rsquo;Expose » avec pour but principal emmener l&rsquo;art dans la rue, mettre l&rsquo;art a la portée de tout le monde. Le travail était exposé dans les panneaux publicitaires de toute la ville, c&rsquo;était un succès énorme la première fois qu&rsquo;une Expo Photo s&rsquo;est tenue dans les grandes artères de la ville. Les galléries étant des endroits intimidants, ce concept est idéal pour atteindre un public différent de celui dont on est habitué.<br>Dans la même lancée en 2020 j&rsquo;avais créé le concept « j&rsquo;expose chez moi » avec pour but de ne pas attendre les institutions comme les galléries ou l&rsquo;Ifc pour montrer son travail une fois prêt pour exposer, je suis a ma 3eme édition et ça marche très bien pour moi, cç me fait énormément plaisir d&rsquo;accueillir des gens chez moi, je transforme ma salle a manger / salon en gallérie pour la circonstance et les gens qui viennent apprécient, adorent et achètent les œuvres. Je pense que l&rsquo;expérience de rencontrer l&rsquo;artiste chez lui est quelque chose que les gens aiment bien.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="681" src="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2023/01/ROB8476-1024x681.jpg" alt="" class="wp-image-8141" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2023/01/ROB8476-1024x681.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2023/01/ROB8476-300x200.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2023/01/ROB8476-768x511.jpg 768w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2023/01/ROB8476-720x480.jpg 720w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2023/01/ROB8476-480x319.jpg 480w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2023/01/ROB8476.jpg 1500w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">© Robert Nzaou</figcaption></figure>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="681" src="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2023/01/ROB6489-1024x681.jpg" alt="" class="wp-image-8144" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2023/01/ROB6489-1024x681.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2023/01/ROB6489-300x200.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2023/01/ROB6489-768x511.jpg 768w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2023/01/ROB6489-720x480.jpg 720w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2023/01/ROB6489-480x319.jpg 480w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2023/01/ROB6489.jpg 1200w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">© Robert Nzaou</figcaption></figure>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="681" src="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2023/01/ROB8549-1024x681.jpg" alt="" class="wp-image-8140" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2023/01/ROB8549-1024x681.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2023/01/ROB8549-300x200.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2023/01/ROB8549-768x511.jpg 768w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2023/01/ROB8549-720x480.jpg 720w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2023/01/ROB8549-480x319.jpg 480w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2023/01/ROB8549.jpg 1500w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">© Robert Nzaou</figcaption></figure>



<p><strong>Depuis quelques années, tu édites toi même un ou plusieurs livres par an présentant tes images avec un thème comme <em>Pointe noire en couleur</em> ou <em>Dans ma rue</em>, peux tu nous décrire ce projet&nbsp;? Et à qui il s&rsquo;adresse ?</strong><br>Je suis à mon troisième livre, le tout dernier s&rsquo;appelle <em>Puddle Hunting</em>. Ce que ces trois livres ont en commun c&rsquo;est la photographie de rue.<br>Pour ceux qui ne savent pas, je suis photographe de rue à la base et ça fait 8/9 ans que je photographie les rues de Brazzaville et Pointe Noire et pendant toutes ces années j&rsquo;ai emmagasiné près de 1000 images. Lorsque j&rsquo;ai l&rsquo;opportunité d&rsquo;exposer ce travail, je ne montre que quelques images max 20 photos et donc les autres images restent dans le disque dur. J&rsquo;avais peur que ce travail tombe dans l&rsquo;oubli, j&rsquo;ai pensé au livre pour faire vivre ces images parce que dans un livre on peut mettre autant d&rsquo;images qu&rsquo;on veut.<br>L&rsquo;autre aspect c&rsquo;est le travail de conservation, déjà la photographie de rue n&rsquo;est pas considérée comme genre de photographie ici au Congo, je dois être le premier sinon le seul à avoir travaillé aussi longtemps dans les rues du Congo, ce qui revient à dire que il n&rsquo;y avait aucun document que ce soit photos ou livres qui racontait les rues du Congo avant moi et donc je me suis donné une mission de faire au moins un livre question de combler le vide et Dieu merci j&rsquo;en suis à 3 livres.<br>J&rsquo;ai opté pour l&rsquo;auto édition tout simplement pour garder le contrôle sur le contenu et le calendrier de sortie.<br>Au delà du business, je suis très fier qu&rsquo;on ait enfin des livres photo sur le Congo qu&rsquo;on peut montrer à nos enfants, petits fils.</p>


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<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="725" height="1024" src="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2023/01/COUVERTURE-PN-EN-COULEUR--725x1024.jpg" alt="" class="wp-image-8139" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2023/01/COUVERTURE-PN-EN-COULEUR--725x1024.jpg 725w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2023/01/COUVERTURE-PN-EN-COULEUR--212x300.jpg 212w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2023/01/COUVERTURE-PN-EN-COULEUR--768x1085.jpg 768w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2023/01/COUVERTURE-PN-EN-COULEUR--1087x1536.jpg 1087w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2023/01/COUVERTURE-PN-EN-COULEUR--1450x2048.jpg 1450w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2023/01/COUVERTURE-PN-EN-COULEUR--480x678.jpg 480w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2023/01/COUVERTURE-PN-EN-COULEUR--scaled.jpg 1812w" sizes="(max-width: 725px) 100vw, 725px" /><figcaption class="wp-element-caption">Couverture du livre Pointe Noir en Couleur, auto-édition © Robert Nzaou</figcaption></figure></div>


<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="724" src="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2023/01/DANS-MA-RUE-good-COUVERTURE_page-0001-2-1024x724.jpg" alt="" class="wp-image-8138" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2023/01/DANS-MA-RUE-good-COUVERTURE_page-0001-2-1024x724.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2023/01/DANS-MA-RUE-good-COUVERTURE_page-0001-2-300x212.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2023/01/DANS-MA-RUE-good-COUVERTURE_page-0001-2-768x543.jpg 768w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2023/01/DANS-MA-RUE-good-COUVERTURE_page-0001-2-1536x1087.jpg 1536w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2023/01/DANS-MA-RUE-good-COUVERTURE_page-0001-2-480x340.jpg 480w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2023/01/DANS-MA-RUE-good-COUVERTURE_page-0001-2.jpg 1900w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">Couverture du livre Dans ma rue, auto-édition © Robert Nzaou</figcaption></figure>



<p><strong>Quels sont tes futurs projets&nbsp;?</strong><br>Ça fait un moment déjà que je contemple le Cinéma, je voudrais bien réaliser des courts métrages en 2023.</p>
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		<title>Parcours du photographe Baudouin Mouanda</title>
		<link>https://www.afriqueinvisu.org/parcours-du-photographe-baudouin-mouanda/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Afrique in visu]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 19 Apr 2022 14:15:15 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Éditorial]]></category>
		<category><![CDATA[Interview]]></category>
		<category><![CDATA[Baudouin Mouanda]]></category>
		<category><![CDATA[Congo-Brazzaville]]></category>
		<category><![CDATA[photographie couleur]]></category>
		<category><![CDATA[République du Congo]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>En 2007, nous rencontrons le photographe Brazzavillois Baudouin Mouanda. Nos lecteurs le connaissent pour avoir pu voir dans nos pages sa célèbre série sur la Sapologie qui l’a fait connaitre. Depuis Baudouin a continué son parcours comme photographe avec des sujets de société mais il s’est davantage investi comme acteur culturel de son pays le Congo en créant un grand espace culturel, Espace Pro-Culture. Retour sur ses projets à travers cette interview ! Bonjour Baudouin, notre dernière discussion sur Afrique in visu date de 2010. Cela remonte ! Peux- tu nous raconter ce qui s&#8217;est passé depuis tout ce temps ?Bonjour Jeanne,</p>
<p>L’article <a href="https://www.afriqueinvisu.org/parcours-du-photographe-baudouin-mouanda/">Parcours du photographe Baudouin Mouanda</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.afriqueinvisu.org">Afrique In Visu</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>En 2007, nous rencontrons le photographe Brazzavillois <strong>Baudouin Mouanda</strong>. Nos lecteurs le connaissent pour avoir pu voir dans nos pages sa célèbre série sur la Sapologie qui l’a fait connaitre. Depuis Baudouin a continué son parcours comme photographe avec des sujets de société mais il s’est davantage investi comme acteur culturel de son pays le Congo en créant un grand espace culturel, Espace Pro-Culture. Retour sur ses projets à travers cette interview !</p>



<p><strong>Bonjour Baudouin, notre dernière discussion sur Afrique in visu date de 2010. Cela remonte ! Peux- tu nous raconter ce qui s&rsquo;est passé depuis tout ce temps ?</strong><br>Bonjour Jeanne, évidemment il s’est passé beaucoup de temps depuis ma dernière rencontre avec Afrique in visu. Je suis ravi après tout ce temps, je ne suis pas resté immobile, je travaille, et cela s’explique par des projets photographiques: résidence, exposition dans des festivals et des prix que j’ai pu obtenir durant toute cette période. Et pour citer le plus récent, cela date de quelques jours, j&rsquo;ai été élu photographe de l’année par un jury d’experts du monde de l’art en reconnaissance de mes travaux lors de la première édition des SINGULART awards qui avait pour thème le LIEN HUMAIN.</p>



<p><strong>Tes deux projets phares à l&rsquo;époque s&rsquo;intéressaient aux Sapeurs et au Hip Hop à travers l&rsquo;Afrique. Les poursuis-tu ? Qu&rsquo;en est-il de ces projets (nouvelles images, expos,&#8230;)?</strong><br>Le projet sur la sape a beaucoup évolué, à l’époque je travaillais à Brazzaville dans le fief même des sapeurs ça ne m’a pas empêché d’enchainer la même série : la SAPE « le Rêve d’aller et retour » en France. Avec le concours du programme du Regard de Grand Paris dont j’ai été lauréat de la bourse Atelier Medicis en 2017. D’ailleurs une exposition collective est prévue en juin. Pour ce qui est du projet Hip- hop, qui m’a permis de visiter plusieurs villes d’Afrique, il y a bien longtemps que je ne travaille plus sur ce projet. J’étais satisfait du résultat, après il faut savoir tourner la page. Aujourd’hui, je travaille sur d’autres sujets, par exemple la série <em>Congolaise Dream</em>, avec une robe de mariée qui voyage d’une ville à une autre.</p>



<figure class="wp-block-image size-large is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" src="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/04/AIV-Congolaise-dream-4-1024x683.jpg" alt="" class="wp-image-7831" width="842" height="561" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/04/AIV-Congolaise-dream-4-1024x683.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/04/AIV-Congolaise-dream-4-300x200.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/04/AIV-Congolaise-dream-4-768x512.jpg 768w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/04/AIV-Congolaise-dream-4-1536x1024.jpg 1536w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/04/AIV-Congolaise-dream-4-720x480.jpg 720w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/04/AIV-Congolaise-dream-4-480x320.jpg 480w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/04/AIV-Congolaise-dream-4.jpg 1920w" sizes="(max-width: 842px) 100vw, 842px" /><figcaption>Série <em>Congolaise Dream</em> © Baudouin Mouanda</figcaption></figure>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="683" src="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/04/AIV-Congolaise-dream-3-1024x683.jpg" alt="" class="wp-image-7830" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/04/AIV-Congolaise-dream-3-1024x683.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/04/AIV-Congolaise-dream-3-300x200.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/04/AIV-Congolaise-dream-3-768x512.jpg 768w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/04/AIV-Congolaise-dream-3-1536x1024.jpg 1536w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/04/AIV-Congolaise-dream-3-720x480.jpg 720w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/04/AIV-Congolaise-dream-3-480x320.jpg 480w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/04/AIV-Congolaise-dream-3.jpg 1920w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption>Série <em>Congolaise Dream</em> © Baudouin Mouanda</figcaption></figure>



<p><strong>Tes dernières séries traitent encore davantage de sujets sociaux avec un accent particulier sur l&rsquo;écologie et les ressources naturelles</strong>&#8230;<br>Oui, j’aime bien être proche du quotidien, traiter des sujets de l’environnement qui montrent certaines priorités dans différents secteurs. Par exemple, le sujet sur <em>Les fantômes de corniche</em> parle de l’électricité. Personnellement,  avec cette série, j&rsquo;interroge le public: on y voit des élèves entrain d’étudier dans la rue sous les lampadaires publics ou avec des lampes torches parce qu’il n&rsquo;y a plus d&rsquo;électricité .  Il faut surtout évaluer les conséquences que cela peut provoquer comme la fuite des cerveaux, de certains jeunes après avoir fini leurs études à l’étranger. Et malheureusement quand ils rentrent pour monter une entreprise, cela ne fonctionne pas  sans énergie . Ça ne donne pas l’envie de rester et c&rsquo;est la même situation concernant l’apprivoisement d’eau potable. Comment peut- on vouloir ne pas fuir de ce pays? </p>



<figure class="wp-block-image size-large is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" src="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/04/AIV-Baudouin-MOUANDA_Les-Fantômes-de-Corniches_10-1024x683.jpg" alt="" class="wp-image-7826" width="839" height="559" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/04/AIV-Baudouin-MOUANDA_Les-Fantômes-de-Corniches_10-1024x683.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/04/AIV-Baudouin-MOUANDA_Les-Fantômes-de-Corniches_10-300x200.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/04/AIV-Baudouin-MOUANDA_Les-Fantômes-de-Corniches_10-768x512.jpg 768w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/04/AIV-Baudouin-MOUANDA_Les-Fantômes-de-Corniches_10-1536x1024.jpg 1536w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/04/AIV-Baudouin-MOUANDA_Les-Fantômes-de-Corniches_10-720x480.jpg 720w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/04/AIV-Baudouin-MOUANDA_Les-Fantômes-de-Corniches_10-480x320.jpg 480w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/04/AIV-Baudouin-MOUANDA_Les-Fantômes-de-Corniches_10.jpg 1920w" sizes="(max-width: 839px) 100vw, 839px" /><figcaption>Série <em>Les fantômes de la corniche</em> © Baudouin Mouanda</figcaption></figure>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="683" src="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/04/AIV-MOUANDA_Baudouin_Les-Fantômes-de-corniches_004-1024x683.jpg" alt="" class="wp-image-7828" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/04/AIV-MOUANDA_Baudouin_Les-Fantômes-de-corniches_004-1024x683.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/04/AIV-MOUANDA_Baudouin_Les-Fantômes-de-corniches_004-300x200.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/04/AIV-MOUANDA_Baudouin_Les-Fantômes-de-corniches_004-768x512.jpg 768w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/04/AIV-MOUANDA_Baudouin_Les-Fantômes-de-corniches_004-1536x1024.jpg 1536w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/04/AIV-MOUANDA_Baudouin_Les-Fantômes-de-corniches_004-720x480.jpg 720w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/04/AIV-MOUANDA_Baudouin_Les-Fantômes-de-corniches_004-480x320.jpg 480w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/04/AIV-MOUANDA_Baudouin_Les-Fantômes-de-corniches_004.jpg 1920w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption>Série <em>Les fantômes de la corniche</em> © Baudouin Mouanda</figcaption></figure>



<p><strong>Ta démarche et ta pratique photographique ont-elles évolués depuis toutes ces années&nbsp;? Par exemple, continues -tu toujours le reportage ou te tournes-tu davantage vers la mise en scène&nbsp;?</strong><br>Ma démarche photographique d’auteur à fort caractère narratif revendique une approche documentaire, hautement humaine. Indépendant basé au Congo, je m’intéresse à l’homme dans son milieu. Je réalise des voyages des reportages au cours desquels je documente le quotidien peu conventionnel ou alternatif parfois en lien avec des questions identitaires et leurs représentations. Mon empreinte photographique engagée se situe à mi-chemin entre le photoreportage et la photographie d’auteur. Bien que cette démarche demande beaucoup de temps et d’empathie; j’estime que pour documenter la vie de l’autre, il faut avant tout prendre le temps de le connaître.<br>Les années passent vite et je suis entrain de passer à autre chose, je ne veux pas dire par là tourner la page à la photographie même si je suis derrière un grand projet. Je continue aussi à réaliser des reportages même si ces deux dernières années nous avons tous été freinés par la crise du covid 19. En parlant de démarche,  j&rsquo;ai aussi évolué vers une pratique plus mise en scène. J&rsquo;ai fait poser la population pour questionner le changement climatique et les phénomènes naturels que le monde rencontre pour ma dernière série «&nbsp;Le Ciel de saison&nbsp;».</p>



<p><strong> Peux-tu nous parler de ce projet mais aussi de la manière dont tu le réalise techniquement&nbsp;?</strong><br>La série <em>Ciel de saison</em> est née des intempéries que connaissent ces dernières années l’Afrique, dues au changement climatique. Le Congo, n’étant pas épargné par ces faits, je voulais réaliser un projet pour attirer l’attention dans les quartiers où règne le désarroi, où des familles perdent leur maison lors des érosions dues aux eaux de pluies. Je devais me lever tôt le matin ou parfois la nuit sous la pluie pour documenter leur quotidien.<br>J&rsquo;ai fait ce premier travail de manière documentaire, cela ne suffisait pas… c’était du déjà vu. Et je ai commencé à discuter avec des familles, s’ils pouvaient poser dans le sous-sol avec leur bien qu’ils devraient apporté afin de garder le même décor à l’identique de leur maison, leur commerce, voir même d’un lit d’hôpital , il fallait reconstitué le décor… Au départ c’était compliqué de convaincre, puis avec l’ennui du confinement du Covid, et en leur montrant, les premières images, ils ont adhéré aux projets. Il a fallu de la logistique pour changer les décors , les peintures et cela prenait du temps de passer d’une scène à une autre! </p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="683" src="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/04/AIV-Baudouin-MOUANDA_Ciel-de-saison_13-1024x683.jpg" alt="" class="wp-image-7819" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/04/AIV-Baudouin-MOUANDA_Ciel-de-saison_13-1024x683.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/04/AIV-Baudouin-MOUANDA_Ciel-de-saison_13-300x200.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/04/AIV-Baudouin-MOUANDA_Ciel-de-saison_13-768x512.jpg 768w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/04/AIV-Baudouin-MOUANDA_Ciel-de-saison_13-1536x1024.jpg 1536w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/04/AIV-Baudouin-MOUANDA_Ciel-de-saison_13-720x480.jpg 720w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/04/AIV-Baudouin-MOUANDA_Ciel-de-saison_13-480x320.jpg 480w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/04/AIV-Baudouin-MOUANDA_Ciel-de-saison_13.jpg 1920w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption>Série « Le Ciel de saison » © Baudouin Mouanda</figcaption></figure>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="683" src="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/04/AIV-Baudouin-MOUANDA_Ciel-de-saison_11-1024x683.jpg" alt="" class="wp-image-7818" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/04/AIV-Baudouin-MOUANDA_Ciel-de-saison_11-1024x683.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/04/AIV-Baudouin-MOUANDA_Ciel-de-saison_11-300x200.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/04/AIV-Baudouin-MOUANDA_Ciel-de-saison_11-768x512.jpg 768w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/04/AIV-Baudouin-MOUANDA_Ciel-de-saison_11-1536x1024.jpg 1536w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/04/AIV-Baudouin-MOUANDA_Ciel-de-saison_11-720x480.jpg 720w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/04/AIV-Baudouin-MOUANDA_Ciel-de-saison_11-480x320.jpg 480w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/04/AIV-Baudouin-MOUANDA_Ciel-de-saison_11.jpg 1920w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption>Série « Le Ciel de saison » © Baudouin Mouanda</figcaption></figure>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="683" src="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/04/AIV-Baudouin-MOUANDA_Ciel-de-saison_8-1024x683.jpg" alt="" class="wp-image-7817" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/04/AIV-Baudouin-MOUANDA_Ciel-de-saison_8-1024x683.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/04/AIV-Baudouin-MOUANDA_Ciel-de-saison_8-300x200.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/04/AIV-Baudouin-MOUANDA_Ciel-de-saison_8-768x512.jpg 768w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/04/AIV-Baudouin-MOUANDA_Ciel-de-saison_8-1536x1024.jpg 1536w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/04/AIV-Baudouin-MOUANDA_Ciel-de-saison_8-720x480.jpg 720w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/04/AIV-Baudouin-MOUANDA_Ciel-de-saison_8-480x320.jpg 480w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/04/AIV-Baudouin-MOUANDA_Ciel-de-saison_8.jpg 1920w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption>Série « Le Ciel de saison » © Baudouin Mouanda</figcaption></figure>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="683" src="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/04/AIV-Baudouin-MOUANDA_Ciel-de-saison_7-1024x683.jpg" alt="" class="wp-image-7816" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/04/AIV-Baudouin-MOUANDA_Ciel-de-saison_7-1024x683.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/04/AIV-Baudouin-MOUANDA_Ciel-de-saison_7-300x200.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/04/AIV-Baudouin-MOUANDA_Ciel-de-saison_7-768x512.jpg 768w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/04/AIV-Baudouin-MOUANDA_Ciel-de-saison_7-1536x1024.jpg 1536w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/04/AIV-Baudouin-MOUANDA_Ciel-de-saison_7-720x480.jpg 720w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/04/AIV-Baudouin-MOUANDA_Ciel-de-saison_7-480x320.jpg 480w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/04/AIV-Baudouin-MOUANDA_Ciel-de-saison_7.jpg 1920w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption>Série « Le Ciel de saison » © Baudouin Mouanda</figcaption></figure>



<p><strong>Tu n&rsquo;es plus désormais dans le collectif Génération Elili que tu avais fondé. L&rsquo;idée d&rsquo;un nouveau collectif est elle prévue&nbsp;?</strong><br>Nous étions cinq co-fondateurs. Cela a été une bonne expérience d&rsquo;avoir coordonné le collectif pendant huit bonnes années, mais il y a des moments où il faut savoir passer la main aux autres. J&rsquo;ai démissionné de la coordination . C ’était important pour moi, on ne force pas les choses. J’ai un grand projet dont je parlerai plus tard , il fallait prendre du recul, et y penser calmement pour pouvoir le réaliser.</p>



<p><strong>Continues-tu à enseigner et former des jeunes photographes comme tu le faisais à l&rsquo;époque&nbsp;?</strong><br>Je n’ai pas eu la chance d’avoir des grands frères qui puissent m’accompagner dans la pratique de la photographie en dehors de mon père. A l’époque j’étais encore très jeune et à 13ans, il m’a appris les premières  lignes conductrices:  d’abord en me parlant de lentille convergente, puis en partageant des leçons de physique . Puis  je suis tombé sur son appareil qu’il cachait au fond du tiroir… aujourd’hui, j’ai la chance d’avoir atteint un niveau que je n’avais  pas il y a quelques années. Ça serait égoïste de ma part de ne pas partager mon savoir avec de jeunes photographes qui d’ailleurs qui suivent de très près mes projets. En plus vouloir former les autres permet d’aller faire d’autres recherches que de répéter le même cours, c’est là que je dis photographier, c’est être romancier de l’esprit. Et cela  pousse à faire naitre de nouveaux talents, des nouvelles idées créatives.</p>



<p><strong>Tu es le fondateur de Class pro culture. Peux-tu nous raconter la genèse du projet et Quelle est l’ambition de ce lieu&nbsp;?</strong><br>Vous savez l’histoire d’un pays passe par sa culture, par la reconnaissance de la population à en témoigner, à l’alimenter, à la connaitre. A Brazzaville, en république du Congo, il existe plusieurs domaines culturels pour lesquels le pays a un rayonnement international&nbsp;: la rumba dans la musique, la sapologie dans la mode vestimentaire, la peinture et la photographie dans les arts visuels et le théâtre dans les arts de scène. Tous ces arts méritent d’être mis en valeur, dans le but de développement du capital culturel des Congolais et de favoriser l’émergence de nouveaux talents. En s’inspirant des banlieues en France, à l‘époque où j’étais étudiant car j&rsquo;avais  bénéficié de la bourse d’Egide de l’ambassade France. Il fallait faire un choix, entre la France et le Congo. J’avais un projet qui s‘est développé au fil des années, favoriser l’accès de la culturel des populations vivant en périphérique de Brazzaville afin de promouvoir un mieux vivre ensemble. Je suis content que le projet soit en bonne voie et fier de dynamiser les quartiers périphériques par le billet des rencontres culturelles dont le projet est en cours.</p>



<p><strong>Comment se positionnent les Institutions à Brazzaville et les politiques au sujet de ce projet&nbsp;?</strong><br>Vous savez les institutions ne peuvent pas tout faire, ils attendent aussi de nous qu’on vienne leur faire de proposition. Elles vont nous dire qu&rsquo;elles ont beaucoup de dossier a traiter, que le coût est difficile à identifier et puis quels artistes soutenir &#8230; On les voient rarement sur le terrain. Alors nous nous battons de sorte que nous puissions travailler ensemble. Seul on ne peut pas arriver au terminus.<br>Pour le projet ClassPro-Culture, je préfère attendre que je sois suffisamment avancé pour ne pas être pris pour un aventurier comme certain l’on cru au départ. C&rsquo;est donc une initiative personnelle où je voulais favoriser l’accès à la culture des populations vivant en périphérique de Brazzaville. Aujourd’hui, lorsqu’on qu’on voit les travaux, de ce qui a déjà été fait, on voit le sérieux du projet. Et si tout se passe comme prévu avec la campagne de crowfunding que je viens de lancer, cette collecte de fonds servira à construire la salle qui abritera les ateliers d’ici la rentrée prochaine, j’espère que nos amis suivront l’appel. Voici le lien de la collecte:<a href="https://www.helloasso.com/associations/amor/collectes/classpro-culture" target="_blank" rel="noreferrer noopener"> cliquez ici</a></p>



<p><strong>Comment sera constituée l&rsquo;équipe du lieu&nbsp;? Quel en sera le programme&nbsp;?</strong><br>L’équipe sera constituée des hommes de cultures ayant de bonne connaissance dans le domaine, un coordonnateur de projet, un administrateur, un assistant logistique, un assistant administrative, un gardien, un agent d’entretien. Et une programmation pluridisciplinaire dans le but de produire des événements, expositions et publications. Elle sensibilisera et apportera une médiation par les arts visuels. La structure associe les photographes et artistes à d’autres professionnels de l’art, au niveau national, et régional ou international&nbsp;: galeries, curateurs, conservateurs, éditeurs, historiens d’art, critiques d’art, médias, mécènes.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="768" src="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/04/AIV-20220403_135042-1024x768.jpg" alt="" class="wp-image-7815" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/04/AIV-20220403_135042-1024x768.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/04/AIV-20220403_135042-300x225.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/04/AIV-20220403_135042-768x576.jpg 768w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/04/AIV-20220403_135042-1536x1152.jpg 1536w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/04/AIV-20220403_135042-480x360.jpg 480w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/04/AIV-20220403_135042.jpg 1920w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="768" src="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/04/AIV-20210823_164851-1024x768.jpg" alt="" class="wp-image-7814" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/04/AIV-20210823_164851-1024x768.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/04/AIV-20210823_164851-300x225.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/04/AIV-20210823_164851-768x576.jpg 768w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/04/AIV-20210823_164851-1536x1152.jpg 1536w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/04/AIV-20210823_164851-480x360.jpg 480w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/04/AIV-20210823_164851.jpg 1920w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="768" src="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/04/AIV-Chantier-classPro_Culture1-1024x768.jpg" alt="" class="wp-image-7823" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/04/AIV-Chantier-classPro_Culture1-1024x768.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/04/AIV-Chantier-classPro_Culture1-300x225.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/04/AIV-Chantier-classPro_Culture1-768x576.jpg 768w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/04/AIV-Chantier-classPro_Culture1-1536x1152.jpg 1536w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/04/AIV-Chantier-classPro_Culture1-480x360.jpg 480w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/04/AIV-Chantier-classPro_Culture1.jpg 1920w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<p><strong>Quels sont tes prochains projets personnels en tant que photographe&nbsp;?</strong><br>J’ai plusieurs projets en cours ce mois: je commence avec une résidence aux Rencontres de la jeune photographie internationale à Niort . En mai je suis invité à Mans pour une exposition de ma série Fant<em>ôme de corniche</em>, en juin une exposition de la série<em> SAPE «&nbsp;le rêve d’aller retour&nbsp;</em>» issue du projet du regard du Grand Paris avec les Atelier Medicis. En septembre je suis attendu en Zurich en Suisse au festival OPEN YOUR EYES, dédié aux 17 objectifs du développement durable des Nations Unies. Je dois commencer un nouveau projet de recherche photographique d’ici peu de temps qui portera le regard sur la question de l’eau en Afrique dont le titre du projet est «<em>&nbsp;la Sueur du Robinet&nbsp;</em>».</p>



<p><strong>Et en tant qu&rsquo;acteur culturel&nbsp;?</strong><br>En tant qu’acteur culture, je veux donner une nouvelle façon de voir les choses. En donnant le sourire aux populations vivant en zone urbaine grâce au projet ClassPro qui sera, je l&rsquo;espère,  un magnifique lieu de culture.</p>
<p>L’article <a href="https://www.afriqueinvisu.org/parcours-du-photographe-baudouin-mouanda/">Parcours du photographe Baudouin Mouanda</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.afriqueinvisu.org">Afrique In Visu</a>.</p>
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		<title>La « Société des Ambianceurs et des Personnes Elégantes »</title>
		<link>https://www.afriqueinvisu.org/la-societe-des-ambianceurs-et-des017/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Afrique in visu]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 13 Sep 2007 23:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Éditorial]]></category>
		<category><![CDATA[Congo-Brazzaville]]></category>
		<category><![CDATA[Interview]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Nous n&#8217;avons plus besoin de présenter le Collectif congolais de Brazzaville « Génération Elili » avec qui nous collaborons depuis début 2007 mais zoom sur le dernier travail photographique de l&#8217;un de ses membres actifs, le jeune photographe Baudouin Mouanda . Baudouin est venu se perfectionner en photographie quelques mois à Paris. Cette résidence nous a permis de rencontrer l&#8217;une des figures majeures de la scène émergente de la photographie africaine. Avec ce reportage détonnant, capturé à l&#8217;aide d&#8217;un appareil numérique et en couleurs, Baudouin Mouanda nous fait rencontrer la communauté congolaise de Paris. Bienvenue dans l&#8217;antre de la «sapologie» parisienne où</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="post_excerpt">Nous n&rsquo;avons plus besoin de présenter le Collectif congolais de Brazzaville <strong> « Génération Elili » </strong> avec qui nous collaborons depuis début 2007 mais zoom sur le dernier travail photographique de l&rsquo;un de ses membres actifs, le jeune photographe <strong>Baudouin Mouanda </strong>. Baudouin est venu se perfectionner en photographie quelques mois à Paris. Cette résidence nous a permis de rencontrer l&rsquo;une des figures majeures de la scène émergente de la photographie africaine.<br />
<br />Avec ce reportage détonnant, capturé à l&rsquo;aide d&rsquo;un appareil numérique et en couleurs, Baudouin Mouanda nous fait rencontrer la communauté congolaise de Paris. Bienvenue dans l&rsquo;antre de la «sapologie» parisienne où les défilés de la  <strong><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Soci%C3%A9t%C3%A9_des_ambianceurs_et_des_personnes_%C3%A9l%C3%A9gantes">SAPE</a></strong>  (Société des Ambianceurs et des Personnes élégantes) et des marques sont le clou de la soirée.</p>
<p> <figure id="attachment_15" aria-describedby="caption-attachment-15" style="width: 400px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class=" alignright size-full wp-image-15" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2007/09/webbaudouin01_400.jpg" alt="© Baudouin Mouanda" title="© Baudouin Mouanda" class="caption" align="right" width="400" height="300" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2007/09/webbaudouin01_400.jpg 400w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2007/09/webbaudouin01_400-300x225.jpg 300w" sizes="(max-width: 400px) 100vw, 400px" /><figcaption id="caption-attachment-15" class="wp-caption-text">© Baudouin Mouanda</figcaption></figure><strong>Baudouin, dans quel cadre es-tu venu en France ? Et pour combien de temps ?</strong><br />
<br />Je suis en France pour un stage de perfectionnement en photojournalisme. J&rsquo;ai obtenu cette résidence par le  <strong>Service Coopération d&rsquo;Action Culturelle (SCAC)</strong> de l&rsquo;ambassade de France au Congo Brazzaville, une bourse du Gouvernement français  <strong>EGIDE</strong>. C&rsquo;est arrivé suite à plusieurs sélections dans le journal  <strong>Paris Match</strong> ,au  <strong>Jeu de la francophonie au Niger</strong>  en décembre 2005 et autres… Aujourd&rsquo;hui, cela fait près de six mois que je suis à Paris.Je viens d&rsquo;apprendre que ma résidence est prolongée jusqu&rsquo; au 31 décembre en Belgique précisément à Bruxelles dans une école de photographie de mode, oh lala, quelle perspective pour la photographie congolaise !  </p>
<p><span id="more-21"></span><br />
<strong>Que t&rsquo;as apporté cette résidence en photographie ? Et dans ta manière de travailler ?</strong><br />
<br />Je suis depuis toujours un amoureux du photojournalisme et cette formation au <strong>Centre de Formation et de Perfectionnement en Journaliste, <a href="http://www.cfpj.com/">CFPJ</a>,</strong>  m&rsquo;a surtout permis d&rsquo;apprendre des nouvelles notions : « raconter mes photos ». Cela me servira énormément à Brazzaville, pourquoi pas dans toute l&rsquo;Afrique que je rêve sillonner ! Et alors, il est grand temps que les problèmes de la société africaine soit racontés par les africains eux-mêmes, les photographes qui y habitent, et moi je veux surprendre.</p>
<p><figure id="attachment_16" aria-describedby="caption-attachment-16" style="width: 500px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class=" alignright size-full wp-image-16" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2007/09/webbaudouin06_500.jpg" alt="Baudouin et sa promotion au CFPJ" title="Baudouin et sa promotion au CFPJ" class="caption" align="right" width="500" height="375" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2007/09/webbaudouin06_500.jpg 500w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2007/09/webbaudouin06_500-300x225.jpg 300w" sizes="(max-width: 500px) 100vw, 500px" /><figcaption id="caption-attachment-16" class="wp-caption-text">Baudouin et sa promotion au CFPJ</figcaption></figure><strong>Peux-tu nous raconter ce que tu as trouvé de plus intéressant dans les différents stages que tu as effectués ? A quel moment et dans quelle structure?</strong><br />
<br />J&rsquo;ai participé à différents ateliers d&rsquo;écriture au CFPJ sur les présidentielles 2007. Il a été fort intéressant pour moi de visiter, avec toute l&rsquo;équipe des journalistes africains inscrits au CFPJ et venus pour couvrir l&rsquo;évènement pour leur pays, les locaux de différents médias français. Nous avons visité par exemple, France 24, Libération, le Parisien, le Monde, le Figaro, Courrier International….et aussi l&rsquo;Assemblée Nationale.   Lors des prises de vue, je me suis rendu compte que les appareils très sophistiqués des photographes professionnels ne faisaient pas de grande différence du point de vue desrésultat du tout petit appareil numérique dont je me servais. Comme le disait mon professeur  <strong>Mr Dung Vo Trung</strong>  (enseignant au CFPJ) et membre de Agence Horizon : « tu n&rsquo;es pas obligé d&rsquo;avoir un gros appareil pour faire des images plus fortes, même avec un petit tu peux mieux faire, la différence c&rsquo;est au niveau de la capacité ». Lors de ces prises de vue, j&rsquo;ai travaillé entre autres sur la gestuelle de  <strong>Monsieur Nicolas Sarkozy</strong>  encore candidat et ministre de l&rsquo;intérieur et mon appareil m&rsquo;a permis de grandes choses. J&rsquo;ai aussi suivi,  <strong>Monsieur François Bayrou</strong>  lors de ses conférences de presse. J&rsquo;ai aussi pu suivre <strong>Madame Ségolène Royal</strong>  à Nantes où je me suis intéressé à son public, où il y avait une forte présence des français d&rsquo;origine africaine et voire même des immigrés qui sont installés depuis des années.</p>
<p>Après j&rsquo;ai fais un stage à  <strong><a href="http://www.afp.com/">l&rsquo;AFP</a> (Agence Française de Presse)</strong> , pendant 3 semaines. C&rsquo;est la plus grande agence qui s&rsquo;occupe de l&rsquo;information au niveau de l&rsquo;Europe. J&rsquo;étais au service photo. J&rsquo;ai trouvé cette expérience très intéressante car la manière de travailler est très spéciale. A partir des dépêches, on doit mettre l&rsquo;information à jour en images.   Le premier jour, j&rsquo;étais accompagné d&rsquo; <strong>Olivier Laban-Mattéi</strong> , un photographe de l&rsquo;AFP. Après j&rsquo;étais avec un motard qui me déposait sur les lieux. On n&rsquo;hésitait pas à y aller dès qu&rsquo;on nous appelait. Ils sont bien organisés. Par exemple, le premier jour, je me suis rendu à l&rsquo;Elysée pour l&rsquo;arrivée de  <strong>Schwarzenegger</strong> , et du secrétaire des Nations-Unies,  <strong>Ban Ki-moon</strong> . J&rsquo;ai pu aussi visiter le  <strong>Château de Chambord</strong>  pour le lancement une exposition et j&rsquo;ai travaillé sur les revendications des salariés du  <strong>Crédit Lyonnais</strong> …. Actuellement je continue ma formation au CFPJ. En novembre je vais réaliser un stage au  <strong><a href="http://tempsreel.nouvelobs.com/">Nouvel Observateur</a></strong>  puis au  <strong><a href="http://www.lecourrierdelatlas.com/">Courrier de l&rsquo;Atlas</a></strong> .<br />
<figure id="attachment_17" aria-describedby="caption-attachment-17" style="width: 800px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-17" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2007/09/webbaudouin03_400-41462.jpg" alt="présidentielles 2007 © Baudouin Mouanda" title="présidentielles 2007 © Baudouin Mouanda" class="caption" align="center" width="800" height="296" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2007/09/webbaudouin03_400-41462.jpg 800w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2007/09/webbaudouin03_400-41462-300x111.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2007/09/webbaudouin03_400-41462-768x284.jpg 768w" sizes="(max-width: 800px) 100vw, 800px" /><figcaption id="caption-attachment-17" class="wp-caption-text">présidentielles 2007 © Baudouin Mouanda</figcaption></figure><br />
<strong>As-tu rencontré des photographes en France ? Penses-tu collaborer avec quelques-uns ?</strong><br />
<br />J&rsquo;ai rencontré des photographes comme <strong><a href="article108.html">Antoine Tempé->http://www.afriqueinvisu.org/index.php?163]</strong>,  <strong>Emeka Okereke</strong>, <strong>[Andrew Esiebo</a></strong>,  <strong>Samuel Nja Kwa</strong>. Mais aussi j&rsquo;ai pu participer aux conférences organisées à l&rsquo;  <strong>Espace Confluences</strong> , à des rencontres professionnelles, entendre des photographes parler des difficultés rencontrées lors des festivals, des critiques sur le Festival d&rsquo;Arles, ainsi qu&rsquo;autour du Festival du photojournaliste de Perpignan « Visa pour l&rsquo;image ».<br />
<br />J&rsquo;aimerai beaucoup collaborer avec Emeka et Andrew, car ils sont jeunes comme moi, et pourquoi pas travailler avec la nouvelle vague des photographes congolais qui étonnent comme le <strong><a href="article89.html">collectif Génération Elili</a></strong> dont je fais partie.<br />
<br />J&rsquo;ai eu des contacts avec un photographe hollandais avec qui j&rsquo;espère collaborer.<br />
<br />Par rapport aux collectifs en France, je n&rsquo;ai pas pu avoir des contacts sérieux mais j&rsquo;aimerai en rencontrer pour voir comment ils s&rsquo;organisent et collaborer avec eux.</p>
<p><figure id="attachment_18" aria-describedby="caption-attachment-18" style="width: 300px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class=" alignright size-full wp-image-18" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2007/09/baudouin01_300.jpg" alt="Baudouin Mouanda au Louvre, Juin 2007 © Afrique in visu" title="Baudouin Mouanda au Louvre, Juin 2007 © Afrique in visu" class="caption" data-description="Baudouin Mouanda au Louvre" align="right" width="300" height="400" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2007/09/baudouin01_300.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2007/09/baudouin01_300-225x300.jpg 225w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-18" class="wp-caption-text">Baudouin Mouanda au Louvre, Juin 2007 © Afrique in visu</figcaption></figure><strong>As-tu eu l&rsquo;occasion de visiter des lieux artistiques à Paris qui t&rsquo;ont séduit ? Lesquels ? Peux-tu les présenter brièvement à nos lecteurs ?</strong><br />
<br />Le premier lieu, c&rsquo;est le  <strong><a href="http://www.louvre.fr/">Musée du Louvre</a></strong> . Je l&rsquo;ai visité avec  <strong>Afrique in visu</strong> . J&rsquo;ai été très séduit par  <strong>« la Joconde » de Léonard de Vinci</strong> . Ce qui m&rsquo;a surpris c&rsquo;est sa taille, si petite et pourtant que le public soit en admiration. Je n&rsquo;en avais jamais entendu parler à Brazzaville. Du point de vue architecture, j&rsquo;ai beaucoup aimé le Louvre, et surtout le fait qu&rsquo;il représente toutes les cultures du monde.</p>
<p>Avec le CFPJ, j&rsquo;ai été au  <strong><a href="http://www.musee-picasso.fr/">Musée Picasso</a></strong> , où j&rsquo;ai pu voir des portraits magnifiques. J&rsquo;ai bien aimé car Picasso peint beaucoup plus les femmes. Il immortalisait ces femmes et même en faisant de la peinture abstraite, on ressentait la femme. Le tableau de  <strong>« la femme au chapeau »</strong>  m&rsquo;a beaucoup plu.<br />
<br />Je me suis ensuite rendu au  <strong><a href="http://www.centrepompidou.fr/">Centre Pompidou</a></strong>  où j&rsquo;ai vu des installations. J&rsquo;ai pu constaté que par rapport à ce que j&rsquo;ai vu en Afrique, l&rsquo;artiste a pris beaucoup de temps pour le réaliser et cela occupe tout l&rsquo;espace. Cela m&rsquo;a épaté et je me demande comment il a fait pour faire tout ça ?</p>
<p>Je suis allé tout seul visiter le  <strong><a href="http://www.musee-orsay.fr/">Musée d&rsquo;Orsay</a></strong>  où j&rsquo;ai beaucoup apprécié  <strong>« l&rsquo; Olympia » d&rsquo; Edouard Manet</strong> . J&rsquo;ai pu aussi y voir une exposition photo collective sur la main. A l&rsquo;intérieur, j&rsquo;ai énormément aimé la photo de Bronia Wistreich-Weill, très symbolique de la main qui flotte on dirait un tableau, une peinture. Le catalogue d&rsquo;exposition de  <strong>Joêlle Bolloch</strong>  et d&rsquo;autres images de ce musée m&rsquo;ont marqué. Paris c&rsquo;est la capitale des arts, ça il n&rsquo;y a rien a dire, on y retrouve toute les civilisations dans les musées.</p>
<p>J&rsquo;espère avoir le temps de visiter le  <strong><a href="http://www.quaibranly.fr/">Musée du Quai Branly</a></strong>  avant de rentrer au Congo. Je me réserve pour m&rsquo;y rendre pendant  <strong>PhotoQuai</strong> . C&rsquo;est une grande occasion de voir des photographes africains et d&rsquo;autres continents. Je vais découvrir des photographes d&rsquo;ailleurs et peut-être sympathiser avec eux.</p>
<p><strong>Tu as réalisé en parallèle un travail photographique personnel, peux-tu nous l&rsquo;expliquer ?</strong><br />
<br />Je réalise plusieurs travaux personnels à Paris.<br />
<br />Je réalise un travail sur le métro où je regarde comment les gens bougent et visitent Paris en peu de temps dans la mesure où le réseau de métro est très développé. Je veux montrer tout ce mouvement, toutes les personnes que l&rsquo;on croise dans le métro et le stress.<br />
<br />Je trouve ça marrant le mot type que tout le monde prononce pendant les heures d&rsquo;affluence: «Pardon» !</p>
<p>En parallèle, je fais un travail sur la société congolaise à Paris et en banlieue. La plupart du temps en France, on nous présente la société d&rsquo;Afrique de l&rsquo;Ouest. J&rsquo;ai souhaité poser mon regard sur la société d&rsquo;Afrique Centrale qui est souvent dans l&rsquo;ombre.<br />
<br />J&rsquo;ai réalisé un reportage sur  <strong>« la SAPE »</strong>  en France. &#8211;> <a href="portfolio43">Galerie, la sapologie à Paris de Baudouin Mouanda sur afrique in visu</a><br />
<br />Je souhaite montrer ce qui se passe à Paris, et en parallèle à Brazzaville. Je m&rsquo;intéresse aussi à la différence de climat, comment en hiver, les vêtements changent d&rsquo;en été.<br />
<br />J&rsquo;ai choisi cette thématique car « la sapologie » est le rêve des jeunes congolais quand ils arrivent en France et je voulais voir comme ils devenaient. C&rsquo;est dans cette perspective que j&rsquo;ai voulu montrer leurs démarches, présenter leurs costumes ou chaussures et comment ils dépensent de l&rsquo;argent là-dedans. Ils ressemblent aux sapeurs de Brazzaville mais ils mettent des choses bien plus chères. Les marques sont plus importantes.<br />
<figure id="attachment_19" aria-describedby="caption-attachment-19" style="width: 790px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-19" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2007/09/baudouin_mouanda_16.jpg" alt="Sapologie © Baudouin Mouanda" title="Sapologie © Baudouin Mouanda" class="caption" data-description="France, Sapologie, 2008 © Baudouin Mouanda" align="center" width="790" height="527" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2007/09/baudouin_mouanda_16.jpg 790w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2007/09/baudouin_mouanda_16-300x200.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2007/09/baudouin_mouanda_16-768x512.jpg 768w" sizes="(max-width: 790px) 100vw, 790px" /><figcaption id="caption-attachment-19" class="wp-caption-text">Sapologie © Baudouin Mouanda</figcaption></figure><br />
<strong>A-t-il été facile de rencontrer et de photographier la communauté africaine de Paris ? Peux-tu nous raconter des anecdotes de moments passés avec eux ?</strong><br />
<br />Cela n&rsquo;a pas été facile de rencontrer la communauté congolaise à Paris car je ne connaissais personne. C&rsquo;était donc très difficile de les convaincre. Plutôt que de montrer leur façon de vivre, j&rsquo;ai préféré m&rsquo;attacher à la « sapologie » des congolais de Paris.<br />
<br />Je voulais les suivre au quotidien, les voir chez eux, les suivre dans leur travail mais eux préféraient que je les prenne sapés.<br />
<br />J&rsquo;ai pu assister à des mariages où j&rsquo;ai ressenti ce qu&rsquo;on appelle « la solidarité ». Pourtant en arrivant, je pensais que la solidarité était spécifique à l&rsquo;Afrique de l&rsquo;ouest mais la diaspora congolaise en France est aussi très solidaire. Lors des veillées funéraires, j&rsquo;ai constaté qu&rsquo;ils étaient solidaires et que financièrement, ils s&rsquo;épaulaient. J&rsquo;ai assisté à des cotisations où chacun respecte sa promesse.</p>
<p>Ce qui m&rsquo;a plu, lors d&rsquo;une fête de mariage à  <strong>Evry Courcouronnes</strong> , et  <strong>Grigny Centre</strong> , c&rsquo;est que j&rsquo;ai pu découvrir qu&rsquo;il y a avait une vie différente de Paris et une vie très riche.<br />
<br />Les gens sont arrivés à 1h du matin, tous sapés pour se faire remarquer. C&rsquo;est comme un spectacle avec les différentes couleurs des costumes. C&rsquo;est un concours, un défilé de mode.<br />
<br />Vous n&rsquo;êtes pas simplement invités à manger, vous êtes invités à voir un spectacle où les gens bougent et se font remarquer. Ils se font applaudir, et pour certain la sape est une façon de frimer, en faisant marier les couleurs de leurs vêtements.</p>
<p><strong>Bientôt sapeur, Baudouin ?</strong><br />
<br />Je ne pense pas car dépenser autant en sape, c&rsquo;est fou à moins que je sois président de la république, qui aveugle le peuple, et que je vide les caisses de l&rsquo;Etat sans rendre les compte….</p>
<p><strong>Alors Baudouin amoureux de Paris ?</strong><br />
<br />Oui, Paris sur le point culturel j&rsquo;ai apprécié car tout bouge.<br />
<br />Ce que j&rsquo;ai trouvé de plus admirable, c&rsquo;est que les gens aiment les musées. J&rsquo;aimerai qu&rsquo;en Afrique ce soit pareil. Même le musée Picasso qui est petit a beaucoup de monde.A Brazzaville, il n&rsquo;y a jamais beaucoup de gens aux expositions.<br />
<br />Dans la ville, j&rsquo;ai beaucoup aimé la nuit et le soir, il y a plein de compositions d&rsquo;images à faire.<br />
<br />Paris c&rsquo;est vraiment la ville des lumières.</p>
<p>J&rsquo;ai aussi aimé la fête de musique, le 21 juin. Il y a des concerts partout et bien qu&rsquo;il fasse froid, on en oublie la fraîcheur. J&rsquo;aimerai qu&rsquo;à Brazzaville, on puisse faire la même chose, plein de lieux dynamiques.<br />
<br />J&rsquo;ai beaucoup aimé, le petit espace,  <strong><a href="http://www.myspace.com/lalogethatreetlamusique">La loge</a></strong>  (café théâtre dans le 9ème à Paris). C&rsquo;était très intéressant car même si c&rsquo;est tout petit on voit que culturellement il se passe plein de choses. Puis il y avait plein de monde malgré l&rsquo;espace. Ensuite j&rsquo;ai entendu le groupe  <strong><a href="http://www.myspace.com/ptitbazar">«le Ptit Bazar»</a></strong> , un groupe parisien. Au départ je n&rsquo;aimais pas la musique française car je trouvais que cela faisait dormir mais « le Petit Bazar » est devenu ma référence.</p>
<p>J&rsquo;ai aussi aimé la banlieue. J&rsquo;ai découvert la  <strong>Ville de Saint Denis</strong>  et je me suis rendu à l&rsquo;espace café des Slameurs où le slameur  <strong><a href="http://www.grandcorpsmalade.com/">Grand corps malade</a></strong>  vient animer des rencontres culturelles sur le Slam.<br />
<br />Dans cette ville, j&rsquo;ai rencontré aussi une femme congolaise dans un foyer. Elle m&rsquo;a parlé de politique. C&rsquo;était très intéressant les raisons qu&rsquo;elle invoquait quant à son choix de rester en France depuis 1997. Mais le Congo lui manque…<br />
<br />Je n&rsquo;ai pas rencontré de français à Saint Denis. Je me suis aperçu qu&rsquo;en banlieue se sont les immigrés qui dominent.<br />
<figure id="attachment_20" aria-describedby="caption-attachment-20" style="width: 800px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-20" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2007/09/baudouin_mouanda_01.jpg" alt="Sapologie © Baudouin Mouanda" title="Sapologie © Baudouin Mouanda" class="caption" data-description="France, Sapologie, 2008 © Baudouin Mouanda" align="center" width="800" height="296" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2007/09/baudouin_mouanda_01.jpg 800w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2007/09/baudouin_mouanda_01-300x111.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2007/09/baudouin_mouanda_01-768x284.jpg 768w" sizes="(max-width: 800px) 100vw, 800px" /><figcaption id="caption-attachment-20" class="wp-caption-text">Sapologie © Baudouin Mouanda</figcaption></figure><br />
<strong>Quels sont tes projets avec le collectif Génération Elili et Congo Brazzaville ?</strong><br />
<br />Avec le collectif, il y a beaucoup de projets. Nous voulons sensibiliser et dynamiser les photographes des deux Congo et ne pas seulement faire venir des photographes d&rsquo;ailleurs. Nous allons collaborer avec des photographes de la  <strong>République du Congo (RDC)</strong> . Nous voulons lancer aussi notre premier festival d&rsquo;ici 2008.</p>
<p><strong>Quels sont tes futurs projets ?</strong><br />
<br />J&rsquo;ai pas mal de projets, je veux continuer mon projet  <strong>«la rue Hip Hop»</strong> . Je voudrais travailler sur les prisons d&rsquo;Afrique mais basées sur un regard journalistique. Je veux discuter avec les prisonniers pour montrer que leurs droits sont bafoués.<br />
<br />J&rsquo;aimerais échanger avec des photographes d&rsquo;autres pays d&rsquo;Afrique et que nous collaborions chacun dans nos pays réciproques pour montrer deux regards différents sur un pays…</p>
<p>En ce qui concerne les expositions, j&rsquo;ai des problèmes de financement. J&rsquo;aimerais énormément présenter mon travail sur  <strong>« les séquelles de la guerre »</strong> . En ce qui concerne,  <strong>Afrique in visu</strong> , dans mes prochains projets, je les solliciterai pour me rendre visible mais aussi pour collaborer et m&rsquo;aider à constituer mes travaux.</p>
<p><a href="portfolio43">Galerie, la sapologie à Paris de Baudouin Mouanda</a></p>
<p>Pour revoir l&rsquo;intervention de Baudouin dans l&rsquo;émission Nord Sud sur Direct 8, c&rsquo;est par <a href="article146.html">ici</a> !</p>
<p>L’article <a href="https://www.afriqueinvisu.org/la-societe-des-ambianceurs-et-des017/">La « Société des Ambianceurs et des Personnes Elégantes »</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.afriqueinvisu.org">Afrique In Visu</a>.</p>
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