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	<title>Archives des Congo-Kinshasa - Afrique In Visu</title>
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	<description>Plateforme autour du métier de photographe en Afrique depuis 2006</description>
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	<title>Archives des Congo-Kinshasa - Afrique In Visu</title>
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	<item>
		<title>Des corps habités par le fleuve</title>
		<link>https://www.afriqueinvisu.org/des-corps-habitees-par-le-fleuve/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jeanne Mercier]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 27 Feb 2018 09:00:51 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Éditorial]]></category>
		<category><![CDATA[Congo-Kinshasa]]></category>
		<category><![CDATA[Interview]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>De 2011 à 2013, à travers sa série Les phantoms du fleuve Congo, Nyaba Léon Ouedraogo poursuit le fleuve pour en dresser le quotidien : celui des habitants, de ce territoire silencieux qui a vu l’histoire se faire. À travers un riche corpus d’images dont sont extraites celles présentées dans l’exposition Africa is no island au MAACAL à Marrakech, il montre des habitants, des moments façonnés, dictés par le cours du fleuve : des pêcheurs, des travailleurs. Les corps sont tronqués, parfois flous, terreux, sous une lumière parfois laiteuse. Ces cadrages décadrés participent à cet impression d’étrangeté presque magique :</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>De 2011 à 2013, à travers sa série <em>Les phantoms du fleuve Congo</em>, <strong>Nyaba Léon Ouedraogo</strong> poursuit le fleuve pour en dresser le quotidien : celui des habitants, de ce territoire silencieux qui a vu l’histoire se faire. À travers un riche corpus d’images dont sont extraites celles présentées dans l’exposition <em>Africa is no island</em> au MAACAL à Marrakech, il montre des habitants, des moments façonnés, dictés par le cours du fleuve : des pêcheurs, des travailleurs. Les corps sont tronqués, parfois flous, terreux, sous une lumière parfois laiteuse. Ces cadrages décadrés participent à cet impression d’étrangeté presque magique : les corps semblent sortis de nulle part, parfois hirsute, parfois mystique. C’est l’histoire d’une cohabitation entre un fleuve et des corps : des corps habitées par le fleuve.</p>
<p><strong>Dans tes différents sujets, comme <em>L’Enfer du cuivre</em> ou <em>Casseurs de granit</em>, tu t&rsquo;intéresses à ce que l&rsquo;Afrique vit au long cours. Comment détermines-tu les sujets ou territoires que tu documentes ?</strong><br />
<br />Mon inspiration vient de la littérature ou de faits réels que j’ai observé. Parfois d&rsquo;une rencontre avec un inconnu qui me raconte certaines choses qu’il a vécu ou vu. Mon approche photographique est emprunte d’une volonté de narrer les multiples mutations des sociétés africaines. Je mène une recherche esthétique sur l’ambiguïté de la représentation de la réalité.</p>
<p><strong>Nous exposons dans <em>Africa is no island</em>, quelques images de ton travail intitulé <em>« Les phantoms du fleuve congo »</em>. Peux-tu nous raconter comment est né ce projet et son déroulé ?</strong><br />
<br />J’ai été troublé par la lecture du livre <em>« Au cœur des ténèbres »</em> de <strong>Joseph Conrad</strong>. Ce récit m’a donné envie de partir, d&rsquo;aller découvrir cette partie de l&rsquo;Afrique malmenée sans répit par l’Histoire. C&rsquo;est une exploration et la déconstruction d’un récit littéraire. Je suis parti explorer les berges du fleuve Congo et les gens établis sur ses berges. </p>
<p><strong>Dans tes images, entre autre dans celles que nous avons choisies, il y a un lien fort entre le fleuve et le corps, comme si les corps étaient habités par le fleuve. Ils apparaissent coupés parfois, en plongée, comme sortie de nulle part. Comment as-tu pensé ta série ?</strong><br />
<br />J’ai voulu privilégier les scènes montrant comment les individus occupent leur territoire et s&rsquo;approprient les éléments matériels et immatériels. Il y a très peu de prises de vues frontales, et de gros plans sur les visages. D&rsquo;une part car cela protège l&rsquo;identité des sujets et d&rsquo;autre part car cela installe aussi un coté mystique et révèle l’invisible au visible par l’image.</p>
<p><strong>Tu évoques, au sujet de ton travail, la question de la représentation « du sauvage », héritage bien entendu colonial. Comment cela a-t-il orienté ton travail ?</strong><br />
<br />Pour moi, il ne s&rsquo;agissait pas de réaliser un travail anthropologique avec la série <em>Phantoms of the Congo River</em> qui constitue une sorte de photo-reportage. L&rsquo;usage de la photographie est un moyen d&rsquo;explorer le quotidien, de scruter et de rendre compte des changements survenus après la colonisation.</p>
<p><strong>Tu fais référence à l’ouvrage de Conrad, notamment sur cette notion de représentation du « sauvage » et cette référence se retrouve dans le titre de ta série. Quelle lecture personnelle as-tu de <em>« Au cœur des ténèbres »</em> qui paradoxalement en étant un ouvrage « anticolonial » pour l’époque, reste empreint de toute la mentalité coloniale de l’époque ?</strong><br />
<br />L’ouvrage de Conrad est emprunte des mystères d’une  Afrique coloniale. Ce récit né de son imagination a participé à l&rsquo;écriture et à la réécriture d’une Afrique en pleine mutation. Au travers de mon travail, j’ai essayé de proposer une nouvelle image de l’Afrique d’aujourd’hui.</p>
<p><strong>Les corps semblent toujours mis à l’épreuve soit du travail (<em>L’Enfer du cuivr</em>e ou <em>Casseurs de granit</em>), soit d’une géographie (<em>Les Phantoms du fleuve Congo</em>). C’est par des corps, des actions que tu nous amènes à découvrir des lieux, des activités : le corps comme origine de notre rapport au monde ? Est-ce un angle d’approche pour toi ?</strong><br />
<br />Je répondrais par cette belle phrase d&rsquo;<strong>Aimé Césaire</strong> qui est pour moi un angle d’approche me permettant de questionner mon époque. <em>« Une civilisation qui s&rsquo;avère incapable de résoudre les problèmes que suscite son fonctionnement est une civilisation décadente » </em> </p>
<p><strong>Tu as ouvert récemment à Ouagadougou, un hôtel Lwili, qui organisera aussi des expositions dans sa galerie. Peux-tu nous parler de la programmation ?</strong><br />
<br />Il est encore un peu est trop tôt pour parler de programmation mais je compte faire deux à trois expositions par an.</p>
<p><strong>Et la photographie, un projet est-il en cours actuellement ?</strong><br />
<br />Les portraits de <em>« frères et sœurs »</em> constituent le volet artistique d’une collaboration entre sciences sociales et photographie qui explore le monde des monastères en Afrique de l’Ouest entre contemplation et engagement social. Avec <strong>Katrin Langewiesche</strong>, une anthropologue  avec qui je travaille depuis un an en tandem pour saisir en images et en texte les visions des moines et moniales qui s’engagent pour la société tout en étant hors du monde.</p>
<p><img decoding="async" src="IMG/jpg/esprit_du_fleuve.jpg" alt="© Nyaba Léon Ouedraogo" title="© Nyaba Léon Ouedraogo" class="caption" data-description="Esprit du fleuve
Les phantoms du fleuve Congo (2011-2013)" align="center" /><br />
<img decoding="async" src="IMG/jpg/2_hd-ouedraogo_baryta_hahnemuhle_60x90cm_01.jpg" alt="© Nyaba Léon Ouedraogo" title="© Nyaba Léon Ouedraogo" class="caption" data-description="Le mystère de l’invisible
Les phantoms du fleuve Congo (2011-2013)" align="center" /><br />
<img decoding="async" src="IMG/jpg/2_hd-ouedraogo_baryta_hahnemuhle_60x90cm_02.jpg" alt="© Nyaba Léon Ouedraogo" title="© Nyaba Léon Ouedraogo" class="caption" data-description="Tenir le passé
Les phantoms du fleuve Congo (2011-2013)" align="center" /><br />
<img decoding="async" src="IMG/jpg/2_hd-ouedraogo_baryta_hahnemuhle_60x90cm_03.jpg" alt="© Nyaba Léon Ouedraogo" title="© Nyaba Léon Ouedraogo" class="caption" data-description="Work
Les phantoms du fleuve Congo (2011-2013)" align="center" /><br />
<figure id="attachment_5332" aria-describedby="caption-attachment-5332" style="width: 1200px" class="wp-caption aligncenter"><img fetchpriority="high" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-5332" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2018/02/12_phantoms_of_fleuve_congo.jpg" alt="© Nyaba Léon Ouedraogo" title="© Nyaba Léon Ouedraogo" class="caption" data-description="Les phantoms du fleuve Congo (2011-2013)" align="center" width="1200" height="1800" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2018/02/12_phantoms_of_fleuve_congo.jpg 1200w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2018/02/12_phantoms_of_fleuve_congo-200x300.jpg 200w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2018/02/12_phantoms_of_fleuve_congo-683x1024.jpg 683w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2018/02/12_phantoms_of_fleuve_congo-768x1152.jpg 768w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2018/02/12_phantoms_of_fleuve_congo-1024x1536.jpg 1024w" sizes="(max-width: 1200px) 100vw, 1200px" /><figcaption id="caption-attachment-5332" class="wp-caption-text">© Nyaba Léon Ouedraogo</figcaption></figure></p>
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			</item>
		<item>
		<title>Les Mitrailleurs</title>
		<link>https://www.afriqueinvisu.org/les-mitrailleurs/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Maxence Dedry]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 05 Sep 2016 09:03:52 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Éditorial]]></category>
		<category><![CDATA[Congo-Kinshasa]]></category>
		<category><![CDATA[Témoignage]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>On ne fait pas du nouveau avec de l&#8217;ancien. A cela près qu’à l&#8217;état fragmenté, notre passé nous offre d&#8217;innombrables perspectives futures, bien qu&#8217;inattendues. Anciens extracteurs de diamant articulant un portugais trente-cinq carats, diplômés en tout genre ou encore jeunes &#8216;phaseurs&#8217; bons pour la casse, tout ce beau monde récupère un passé qu&#8217;ils vous déversent avec minutie sur les sols du Marché Mitraille logé au sein du Quartier 1 à N&#8217;djili, l&#8217;une des 24 communes de Kinshasa. Derrière un apparent bric-à-brac se cache un recueil d&#8217;ingéniosité dont ils maîtrisent parfaitement le mode d&#8217;emploi. « Ici, c&#8217;est un centre de recherche. Tu</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>On ne fait pas du nouveau avec de l&rsquo;ancien. A cela près qu’à l&rsquo;état fragmenté, notre passé nous offre d&rsquo;innombrables perspectives futures, bien qu&rsquo;inattendues.</p>
<p>Anciens extracteurs de diamant articulant un portugais trente-cinq carats, diplômés en tout genre ou encore jeunes &lsquo;phaseurs&rsquo; bons pour la casse, tout ce beau monde récupère un passé qu&rsquo;ils vous déversent avec minutie sur les sols du Marché Mitraille logé au sein du Quartier 1 à N&rsquo;djili, l&rsquo;une des 24 communes de Kinshasa.</p>
<p>Derrière un apparent bric-à-brac se cache un recueil d&rsquo;ingéniosité dont ils maîtrisent parfaitement le mode d&#8217;emploi. « Ici, c&rsquo;est un centre de recherche. Tu mets le moteur Mercedes dans une Audi et ça tourne » dit fièrement un des revendeurs. De l&rsquo;ordre dans le désordre, de l&rsquo;inventivité face à l&rsquo;adversité et des voitures hybrides qui retrouvent une seconde vie, le temps de quelques milliers de kilomètres de plus.</p>
<p>Le parc automobile de Kinshasa recèle de nombreux « engins roulants non-identifiés ». Ces ERNI n&rsquo;ont rien d&rsquo;une anomalie. Plus que de simples moyens de transport, ils sont le produit de la résilience que l&rsquo;on observe sur le marché et les visages de ceux qui le peuplent. Source d&rsquo;inspiration de ces clichés, la longévité de ces engins témoigne d&rsquo;un réel savoir-faire. Arpentant les ruelles et quartiers de cette commune, la notion de &lsquo;service&rsquo; revêt un autre sens. L&rsquo;artisanat, la coopération et les tours de mains sont rois, 3000 tr/min garantis. Un détour par le Marché Mitraille sort tout conducteur des sentiers battus, une expérience &lsquo;offroad&rsquo; qui remettra en selle de nombreux chauffards kinois.</p>
<p>Rien n&rsquo;est jamais bon pour la casse. Tout est récupérable. Au-delà d&rsquo;un acte de militantisme « vert » assumé ou même conscientisé, chaque pièce a une valeur marchande. Ainsi, pistons, disques de roue, soupapes, pompes à eau, disques d&#8217;embrayage, cylindres de frein(s), démarreurs, pompes hydrauliques, alternateurs côtoient poulies, radiateurs, amortisseurs, arbres à cames et on en passe.</p>
<p>« Je me connais moi-même, je ne devrais pas être ici ». Malgré tout, l&rsquo;acte est répété quotidiennement, dimanche inclus. Chaque pièce est soigneusement disposée à même le sol, un parterre millimétré pour lequel ils récolteront une poignée de dollars. Une peine à la hauteur des gains? Darty, l&rsquo;un des &lsquo;mitrailleurs&rsquo;, nous rappelle que « quand il n&rsquo;y pas de boulot, il faut créer». La création, maître mot, est le trait d&rsquo;union de nos démarches respectives, parade redoutable contre l&rsquo;ennui et la fatalité pour les uns et germe de rencontres et d&rsquo;échanges pour les autres. </p>
<p>Considéré comme un abattoir où les véhicules les plus éreintés aboutissent en fin de vie, le Marché Mitraille n&rsquo;est pas pour autant un lieu sans vie. La bonne humeur et les railleries y sont bon marché. Le jeu de six et le jeu de dames départagent la concurrence. Les tôliers, revendeurs, peintres et autres mécaniciens font front commun sans compter l&rsquo;une ou l&rsquo;autre incartade. On noie son esprit dans un verre d&rsquo;Agene, liqueur locale, ou une bouteille de Tangawisi, boisson à base de gingembre.</p>
<p>Le marché et son atmosphère paraissent surréels à bien des égards. Sa structure est aussi disparate que ses interactions sont enjouées. L&rsquo;improbable y devient apparent. Il y règne un esprit taquin sur fond de détachement, comme si le second degré avait pris le pas sur le réel. « On crée un monde parallèle pour affronter, mieux faire passer cette réalité difficile ».</p>
<p>Ces N&rsquo;djilois rêvent d&rsquo;ailleurs mais dans l&rsquo;attente d&rsquo;un départ perpétuellement différé, c&rsquo;est sur les carcasses venues du bout du monde qu&rsquo;ils s&rsquo;échinent. « Les N&rsquo;djilois, la revente et la mécanique c&rsquo;est une longue histoire ». Malgré les tentatives d&rsquo;éviction, le manque de soutien public et leur position retirée, en seconde ligne sur le Boulevard Lumumba, &lsquo;les mitrailleurs&rsquo; font de la résistance. Ils déploient leurs moyens de subsistance sur la terre arénacée comme d&rsquo;autres dressent des plans de batailles. </p>
<p>Les japonaises, américaines, françaises ou allemandes n&rsquo;ont aucun secret pour eux. Et pourtant leur provenance les fascine et n&rsquo;en finit pas de nourrir leur envie d&rsquo;exil. À tel point que la commune de N&rsquo;djili a été rebaptisée Japon. « S&rsquo;il y a le miracle, je vais venir en Europe ». Quelle ironie du cycle! Tandis que nombreux véhicules prennent un aller simple pour le Congo une fois jugés trop vieux selon nos critères de consommation, les plus vieux des congolais continuent de fantasmer sur un contient qu&rsquo;ils conçoivent comme l&rsquo;eldorado, une société dont la machinerie est à l&rsquo;origine de nombre de leurs maux.</p>
<p>Cette série est une occasion de les faire voyager, d&rsquo;ouvrir une fenêtre sur leur quotidien, leur réalité et leurs rêves.</p>
<p>Car la voiture est plus qu’un objet, elle est l’incarnation d’un mythe partagé, celui du transport universel. Des Chryslers massives glissant à travers les plaines américaines jusqu’aux antiques Toyota IST bravant les routes défoncées de Kinshasa, la voiture crée l’illusion d’une communauté d’usagers, réunis dans un même mouvement d’émancipation libertaire. Et tant pis si ce mythe doit s’encastrer sur les frontières, tant pis si il doit emboutir les bornes du réel. Les N’djilois montent à bord des carcasses qu’ils raniment et, outillés de leur espoir, laissent leur condition derrière eux pour mettre le cap sur le jour d’après. </p>
<p><em>Un projet soutenu par <a href="https://www.facebook.com/KASproject2010"><strong>Kin ArtStudio</strong></a></em></p>
<h2>ACTUS</h2>
<ul>
<li> Une photo de la série fera partie de l&rsquo;exposition itinérante <a href="http://fotofilmic.com/ff16-exhibition/">FotoFilmic&rsquo; 16</a>.</li>
<li> Une exposition en plein air de notre série à travers la commune de N&rsquo;Djili devrait avoir lieu dans le courant de l&rsquo;année prochaine.</li>
</ul>
<p><figure id="attachment_5024" aria-describedby="caption-attachment-5024" style="width: 1200px" class="wp-caption aligncenter"><img decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-5024" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/09/000000020010.jpg" alt="Les Mitrailleurs © Maxence Dedry" title="Les Mitrailleurs © Maxence Dedry" class="caption" align="center" width="1200" height="960" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/09/000000020010.jpg 1200w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/09/000000020010-300x240.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/09/000000020010-1024x819.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/09/000000020010-768x614.jpg 768w" sizes="(max-width: 1200px) 100vw, 1200px" /><figcaption id="caption-attachment-5024" class="wp-caption-text">Les Mitrailleurs © Maxence Dedry</figcaption></figure><br />
<figure id="attachment_5025" aria-describedby="caption-attachment-5025" style="width: 1200px" class="wp-caption aligncenter"><img decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-5025" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/09/les_mitrailleurs_aiv_002.jpg" alt="Les Mitrailleurs © Maxence Dedry" title="Les Mitrailleurs © Maxence Dedry" class="caption" align="center" width="1200" height="952" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/09/les_mitrailleurs_aiv_002.jpg 1200w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/09/les_mitrailleurs_aiv_002-300x238.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/09/les_mitrailleurs_aiv_002-1024x812.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/09/les_mitrailleurs_aiv_002-768x609.jpg 768w" sizes="(max-width: 1200px) 100vw, 1200px" /><figcaption id="caption-attachment-5025" class="wp-caption-text">Les Mitrailleurs © Maxence Dedry</figcaption></figure><br />
<figure id="attachment_5026" aria-describedby="caption-attachment-5026" style="width: 1200px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-5026" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/09/00090001.jpg" alt="Les Mitrailleurs © Maxence Dedry" title="Les Mitrailleurs © Maxence Dedry" class="caption" align="center" width="1200" height="958" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/09/00090001.jpg 1200w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/09/00090001-300x240.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/09/00090001-1024x817.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/09/00090001-768x613.jpg 768w" sizes="(max-width: 1200px) 100vw, 1200px" /><figcaption id="caption-attachment-5026" class="wp-caption-text">Les Mitrailleurs © Maxence Dedry</figcaption></figure><br />
<figure id="attachment_5027" aria-describedby="caption-attachment-5027" style="width: 1200px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-5027" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/09/00090006.jpg" alt="Les Mitrailleurs © Maxence Dedry" title="Les Mitrailleurs © Maxence Dedry" class="caption" align="center" width="1200" height="952" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/09/00090006.jpg 1200w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/09/00090006-300x238.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/09/00090006-1024x812.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/09/00090006-768x609.jpg 768w" sizes="(max-width: 1200px) 100vw, 1200px" /><figcaption id="caption-attachment-5027" class="wp-caption-text">Les Mitrailleurs © Maxence Dedry</figcaption></figure><br />
<figure id="attachment_5028" aria-describedby="caption-attachment-5028" style="width: 1200px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-5028" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/09/000000110010.jpg" alt="Les Mitrailleurs © Maxence Dedry" title="Les Mitrailleurs © Maxence Dedry" class="caption" align="center" width="1200" height="958" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/09/000000110010.jpg 1200w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/09/000000110010-300x240.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/09/000000110010-1024x817.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/09/000000110010-768x613.jpg 768w" sizes="(max-width: 1200px) 100vw, 1200px" /><figcaption id="caption-attachment-5028" class="wp-caption-text">Les Mitrailleurs © Maxence Dedry</figcaption></figure><br />
<figure id="attachment_5029" aria-describedby="caption-attachment-5029" style="width: 1200px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-5029" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/09/000000120010.jpg" alt="Les Mitrailleurs © Maxence Dedry" title="Les Mitrailleurs © Maxence Dedry" class="caption" align="center" width="1200" height="964" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/09/000000120010.jpg 1200w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/09/000000120010-300x241.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/09/000000120010-1024x823.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/09/000000120010-768x617.jpg 768w" sizes="(max-width: 1200px) 100vw, 1200px" /><figcaption id="caption-attachment-5029" class="wp-caption-text">Les Mitrailleurs © Maxence Dedry</figcaption></figure><br />
<figure id="attachment_5030" aria-describedby="caption-attachment-5030" style="width: 1200px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-5030" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/09/000000130009.jpg" alt="Les Mitrailleurs © Maxence Dedry" title="Les Mitrailleurs © Maxence Dedry" class="caption" align="center" width="1200" height="954" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/09/000000130009.jpg 1200w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/09/000000130009-300x239.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/09/000000130009-1024x814.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/09/000000130009-768x611.jpg 768w" sizes="(max-width: 1200px) 100vw, 1200px" /><figcaption id="caption-attachment-5030" class="wp-caption-text">Les Mitrailleurs © Maxence Dedry</figcaption></figure><br />
<figure id="attachment_5031" aria-describedby="caption-attachment-5031" style="width: 1200px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-5031" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/09/000000140002.jpg" alt="Les Mitrailleurs © Maxence Dedry" title="Les Mitrailleurs © Maxence Dedry" class="caption" align="center" width="1200" height="955" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/09/000000140002.jpg 1200w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/09/000000140002-300x239.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/09/000000140002-1024x815.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/09/000000140002-768x611.jpg 768w" sizes="(max-width: 1200px) 100vw, 1200px" /><figcaption id="caption-attachment-5031" class="wp-caption-text">Les Mitrailleurs © Maxence Dedry</figcaption></figure><br />
<figure id="attachment_5032" aria-describedby="caption-attachment-5032" style="width: 1200px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-5032" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/09/000000140003.jpg" alt="Les Mitrailleurs © Maxence Dedry" title="Les Mitrailleurs © Maxence Dedry" class="caption" align="center" width="1200" height="965" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/09/000000140003.jpg 1200w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/09/000000140003-300x241.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/09/000000140003-1024x823.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/09/000000140003-768x618.jpg 768w" sizes="(max-width: 1200px) 100vw, 1200px" /><figcaption id="caption-attachment-5032" class="wp-caption-text">Les Mitrailleurs © Maxence Dedry</figcaption></figure><br />
<figure id="attachment_5033" aria-describedby="caption-attachment-5033" style="width: 1200px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-5033" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/09/000000170007.jpg" alt="Les Mitrailleurs © Maxence Dedry" title="Les Mitrailleurs © Maxence Dedry" class="caption" align="center" width="1200" height="951" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/09/000000170007.jpg 1200w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/09/000000170007-300x238.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/09/000000170007-1024x812.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/09/000000170007-768x609.jpg 768w" sizes="(max-width: 1200px) 100vw, 1200px" /><figcaption id="caption-attachment-5033" class="wp-caption-text">Les Mitrailleurs © Maxence Dedry</figcaption></figure><br />
<figure id="attachment_5034" aria-describedby="caption-attachment-5034" style="width: 1199px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-5034" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/09/000000180002.jpg" alt="Les Mitrailleurs © Maxence Dedry" title="Les Mitrailleurs © Maxence Dedry" class="caption" align="center" width="1199" height="947" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/09/000000180002.jpg 1199w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/09/000000180002-300x237.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/09/000000180002-1024x809.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/09/000000180002-768x607.jpg 768w" sizes="(max-width: 1199px) 100vw, 1199px" /><figcaption id="caption-attachment-5034" class="wp-caption-text">Les Mitrailleurs © Maxence Dedry</figcaption></figure><br />
<figure id="attachment_5035" aria-describedby="caption-attachment-5035" style="width: 1200px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-5035" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/09/000000180008.jpg" alt="Les Mitrailleurs © Maxence Dedry" title="Les Mitrailleurs © Maxence Dedry" class="caption" align="center" width="1200" height="955" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/09/000000180008.jpg 1200w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/09/000000180008-300x239.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/09/000000180008-1024x815.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/09/000000180008-768x611.jpg 768w" sizes="(max-width: 1200px) 100vw, 1200px" /><figcaption id="caption-attachment-5035" class="wp-caption-text">Les Mitrailleurs © Maxence Dedry</figcaption></figure><br />
<figure id="attachment_5036" aria-describedby="caption-attachment-5036" style="width: 1200px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-5036" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/09/96810001.jpg" alt="Les Mitrailleurs © Maxence Dedry" title="Les Mitrailleurs © Maxence Dedry" class="caption" align="center" width="1200" height="941" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/09/96810001.jpg 1200w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/09/96810001-300x235.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/09/96810001-1024x803.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/09/96810001-768x602.jpg 768w" sizes="(max-width: 1200px) 100vw, 1200px" /><figcaption id="caption-attachment-5036" class="wp-caption-text">Les Mitrailleurs © Maxence Dedry</figcaption></figure><br />
<figure id="attachment_5037" aria-describedby="caption-attachment-5037" style="width: 1200px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-5037" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/09/96810002.jpg" alt="Les Mitrailleurs © Maxence Dedry" title="Les Mitrailleurs © Maxence Dedry" class="caption" align="center" width="1200" height="942" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/09/96810002.jpg 1200w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/09/96810002-300x236.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/09/96810002-1024x804.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/09/96810002-768x603.jpg 768w" sizes="(max-width: 1200px) 100vw, 1200px" /><figcaption id="caption-attachment-5037" class="wp-caption-text">Les Mitrailleurs © Maxence Dedry</figcaption></figure><br />
<figure id="attachment_5038" aria-describedby="caption-attachment-5038" style="width: 1200px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-5038" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/09/96810004.jpg" alt="Les Mitrailleurs © Maxence Dedry" title="Les Mitrailleurs © Maxence Dedry" class="caption" align="center" width="1200" height="964" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/09/96810004.jpg 1200w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/09/96810004-300x241.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/09/96810004-1024x823.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/09/96810004-768x617.jpg 768w" sizes="(max-width: 1200px) 100vw, 1200px" /><figcaption id="caption-attachment-5038" class="wp-caption-text">Les Mitrailleurs © Maxence Dedry</figcaption></figure><br />
<figure id="attachment_5039" aria-describedby="caption-attachment-5039" style="width: 1200px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-5039" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/09/96810007.jpg" alt="Les Mitrailleurs © Maxence Dedry" title="Les Mitrailleurs © Maxence Dedry" class="caption" align="center" width="1200" height="952" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/09/96810007.jpg 1200w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/09/96810007-300x238.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/09/96810007-1024x812.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/09/96810007-768x609.jpg 768w" sizes="(max-width: 1200px) 100vw, 1200px" /><figcaption id="caption-attachment-5039" class="wp-caption-text">Les Mitrailleurs © Maxence Dedry</figcaption></figure><br />
<figure id="attachment_5040" aria-describedby="caption-attachment-5040" style="width: 1200px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-5040" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/09/96810009.jpg" alt="Les Mitrailleurs © Maxence Dedry" title="Les Mitrailleurs © Maxence Dedry" class="caption" align="center" width="1200" height="951" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/09/96810009.jpg 1200w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/09/96810009-300x238.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/09/96810009-1024x812.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/09/96810009-768x609.jpg 768w" sizes="(max-width: 1200px) 100vw, 1200px" /><figcaption id="caption-attachment-5040" class="wp-caption-text">Les Mitrailleurs © Maxence Dedry</figcaption></figure></p>
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		<title>Sammy Baloji à la Galerie Imane Farès</title>
		<link>https://www.afriqueinvisu.org/sammy-baloji-a-la-galerie-imane-fares/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Claire Nini]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 25 Apr 2016 09:20:46 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Éditorial]]></category>
		<category><![CDATA[Congo-Kinshasa]]></category>
		<category><![CDATA[News]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>802 That is where, as you heard, the elephant danced the malinga. The place where they now grow flowers. Tel est le titre de la première exposition personnelle de Sammy Baloji dans la galerie parisienne Imane Farès. L’artiste nous demande de le suivre au sous-sol, nous pénétrons alors dans une pièce étroite aux murs noirs où sont accrochés sur un premier pan de mur trois tirages petits formats représentant Les vues aériennes des mines de Kolwezi, et sur un autre pan de mur un tirage grand format intitulé Vue aérienne d’Elisabethville (Lubumbashi). « Ce qui m’intéresse dans ces prises de vues</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><em>802 That is where, as you heard, the elephant danced the malinga. The place where they now grow flowers. </em> Tel est le titre de la première exposition personnelle de <strong>Sammy Baloji </strong> dans la galerie parisienne Imane Farès.</p>
<p>L’artiste nous demande de le suivre au sous-sol, nous pénétrons alors dans une pièce étroite aux murs noirs où sont accrochés sur un premier pan de mur trois tirages petits formats représentant Les vues aériennes des mines de Kolwezi, et sur un autre pan de mur un tirage grand format intitulé Vue aérienne d’Elisabethville (Lubumbashi). </p>
<p><em>« Ce qui m’intéresse dans ces prises de vues aériennes ce sont les fissures, les traces, les lignes, en lien direct à mon travail photographique sur les scarifications. »</em> nous explique Sammy Baloji.<br />
<br />Ces prises de vue aériennes des zones minières de la Province de Katanga au Congo (Zaïre à cette époque) datent des années 1930-1950 et appartiennent à la collection ethnographique du Musée Royal d’Afrique Centrale de Tervuren.<br />
<br /><em>« J’ai commencé par faire un travail documentaire sur le patrimoine industriel et architectural de la ville de Lubumbashi où je suis né en 1978. Au contact avec ces archives minières que j’ai rencontré pour la première fois en 2004, mon travail a littéralement changé.»</em> nous révèle Sammy Baloji.<br />
La ville de Lubumbashi est née autour de la zone minière aux alentours de 1910. L’artiste nous rappelle que la notion même de ville est un concept occidental qui s’implante non sans violence car l’organisation qu’elle sous entend n’est pas conçue pour les autochtones.<br />
<br />«<em> Ce qui m’intéresse c’est de comprendre comment la ville est née, d’analyser sa planification et son influence sur la ségrégation entre les occidentaux et les noirs. Je travaille sur cet état de friction et de réappropriation des plans urbanistiques des villes après les indépendances. Je m’interroge tout particulièrement sur l’existence de la ville, son organisation et son passé colonial.»</em> nous confie l’artiste.<br />
<br />En 1997, c’est la fin de la guerre froide et le Congo est témoin de la chute du président Mobutu Sese Seko, ce qui a pour conséquence la fermeture immédiate des mines du Katanga jusqu’alors largement exploitées par des usines belges. Mobutu Sese Seko aimait prôner l’authenticité, l’histoire coloniale et tous les liens avec la Belgique étaient sous son règne consciemment effacés. C’est justement cette partie de l’histoire qui n’est pas racontée et volontairement ignorée qui influence le travail de cet artiste congolais.<br />
<br />L’artiste questionne les liens entre l’existence des villes et leurs histoires coloniales, en s’attachant aux  ramifications et extensions infinies. Sammy Baloji travaille essentiellement sur l’anachronisme et sur la réappropriation des espaces, conçus et pensés comme des territoires puzzles.<br />
C’est d’ailleurs ce qu’il propose dans la première pièce de la galerie où il a recrée un espace inédit spécialement conçu pour la galerie : un intérieur &#8211; très art déco – avec des obus pot de fleurs dans la vitrine,  deux plafonniers aux motifs de scarifications martelés sur le cuivre – métal largement convoité et exploité dans l’histoire coloniale, que l’artiste s’est ici réapproprié – comme les domestiques du vocabulaire d’Elisabethville, se sont eux aussi réappropriés l’histoire de leurs villes grâce à leurs témoignages récoltés par André Yav qui constituent non seulement une mémoire collective, mais une nouvelle cartographie, une grille de lecture de la ville du point de vue du colonisé. Les histoires individuelles de ces domestiques qui travaillaient pour les colons, rassemblés dans le livre vocabulaire d’Elisabethville présenté dans l’exposition, et lus à l’occasion du vernissage par le comédien Ramcy S. Kabuya ont ampli l’espace crée par l’artiste…  Toutes ces histoires individuelles semblent se graver dans les papiers peints rouges, toujours inspirés des motifs démultipliés des scarifications, comme traces de chaque existence, ornant cet espace imaginé par l’artiste.<br />
Dans la seconde salle, une trentaine de photographies sont épinglées au mur avec un jeu de superpositions. Sammy Baloji en a ciselé certaines selon les motifs des scarifications. Ce processus de martelage sur papier est une technique très récemment utilisée par l’artiste. Certains clichés zoomés nous plongent dans des cartographies d’épiderme où des espaces faits de creux et de reliefs sont réinventés.</p>
<p><em>« Les scarifications des communautés autochtones congolaises offrent des témoignages politiques et  esthétiques sur le fonctionnement de ces sociétés précoloniales. » </em> conclut Sammy Baloji.<br />
<br />Avec cette exposition personnelle à la Galerie Imane Farès, Sammy Baloji sort du travail de montage et collage photographique récurrent dans sa pratique, il se confronte à d’autres médiums et d’autres techniques dans une cohérence plus globale.</p>
<h2>**Exposition</h2>
<ul>
<li> <em>802, That is where, as you heard, the elephant danced the malinga. The place where they now grow flowers, 2016</em> de <strong>Sammy Baloji</strong></li>
<li> du 14 avril au 30 juillet 2016</li>
<li> à la galerie Imane Farès</li>
</ul>
<p><img decoding="async" src="IMG/jpg/vue_installation_9.jpg" alt="Vue de l'exposition" title="Vue de l'exposition" class="caption" data-description="802, That is where, as you heard, the elephant danced the malinga.
The place where they now grow flowers, 2016


Ensemble d’obus d’après guerre (1914-1918 // 1940-1945)


Courtesy de l’artiste et Imane Farès" align="center" /><br />
<img decoding="async" src="IMG/jpg/vue_installation_8.jpg" alt="Vue de l'exposition" title="Vue de l'exposition" class="caption" data-description="802, That is where, as you heard, the elephant danced the malinga.
The place where they now grow flowers, 2016


Plafonniers en cuivre, reprenant les motifs de scarification


Papier peint collé sur toile, aux motifs de scarifications


Courtesy de l’artiste et Imane Farès" align="center" /><br />
<img decoding="async" src="IMG/jpg/vue_installation_1.jpg" alt="Vue de l'exposition" title="Vue de l'exposition" class="caption" data-description="802, That is where, as you heard, the elephant danced the malinga.
The place where they now grow flowers, 2016


Plafonniers en cuivre, reprenant les motifs de scarification


Courtesy de l’artiste et Imane Farès" align="center" /></p>
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		<title>Les réalités filantes de Lubumbashi</title>
		<link>https://www.afriqueinvisu.org/les-realites-filantes-de-lubumbashi/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Estelle Lecaille]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 16 Nov 2015 10:33:38 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Éditorial]]></category>
		<category><![CDATA[Congo-Kinshasa]]></category>
		<category><![CDATA[Critique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>C&#8217;est sous la houlette de réalité filante d&#8217;Edouard Glissant que s&#8217;est ouverte cette 4ème édition de la Biennale de Lubumbashi le 09 octobre dernier en présence d&#8217;un public nombreux et curieux. Orchestrée de main de maître par Toma Muteba Luntumbue et Daniella Géo au Musée National, à l&#8217;Institut des Beaux Arts, à la Halle de l&#8217;Etoile, au marché d&#8217;art de la Ruashi et dans l&#8217;espace public, une série dense d&#8217;expositions, de projections, de films, de tables rondes et de performances se sont succédé durant le week-end professionnel. En prise avec la réalité socio-économique du Katanga (une région minière depuis toujours</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>C&rsquo;est sous la houlette de réalité filante d&rsquo;<strong>Edouard Glissant</strong> que s&rsquo;est ouverte cette 4ème édition de la Biennale de Lubumbashi le 09 octobre dernier en présence d&rsquo;un public nombreux et curieux. Orchestrée de main de maître par <strong>Toma Muteba Luntumbue</strong> et <strong>Daniella Géo</strong> au Musée National, à l&rsquo;Institut des Beaux Arts, à la Halle de l&rsquo;Etoile, au marché d&rsquo;art de la Ruashi et dans l&rsquo;espace public, une série dense d&rsquo;expositions, de projections, de films, de tables rondes et de performances se sont succédé durant le week-end professionnel. En prise avec la réalité socio-économique du Katanga (une région minière depuis toujours convoitée, source de conflits dont les richesses du sous-sol sont inégalement réparties et qui de plus connaît actuellement des bouleversements politiques importants), il était essentiel pour les commissaires de la Biennale de travailler sur une distance critique, un espace-temps ouvert sur la discussion autour du concept de la tyrannie de l&rsquo;urgence, et de permettre aux artistes d&rsquo;y répondre par un travail spécifique soit contextuel soit préexistant : les œuvres présentées étant vues comme un moyen de défier la course effrénée du temps contemporain, qui est le temps de l’urgence et du libéralisme mondial. Laissant place à l&rsquo;imprévisible, l&rsquo;exposition est un rassemblement unique d’artistes entièrement engagés ce qui fait sa valeur à la fois expérimentale et artistique.</p>
<p>L&rsquo;équilibre entre artistes internationaux et nationaux, primordial pour éviter toute frustration de la part des artistes locaux et ouvrir la scène artistique lushoise à des artistes de renommée internationale, a été aussi de mise. Les artistes étrangers étaient épaulés durant leur production par des artistes lushois dont certains connaissent déjà une carrière internationale. Ces binômes créés sur un échange de savoir faire et de connaissances sont un élément décisif et indispensable dans un processus créatif qui cherche à amalgamer des éléments divers. Un jeune artiste a ainsi témoigné de sa « naissance véritable » en tant qu&rsquo;artiste lors de la production des œuvres de l&rsquo;artiste belge <strong>Joëlle Tuerlinckx</strong>.</p>
<p>La Biennale de Lubumbashi organisée par l’asbl Picha (image en swahili), tout d&rsquo;abord très orientée sur la photographie et la vidéo à l&rsquo;image de sa grande sœur de Bamako, a pris un tournant décisif cette année en s&rsquo;élargissant à d&rsquo;autres pratiques artistiques: entre autres, de surprenantes installations in situ d&rsquo;artistes majeurs de la scène internationale comme <strong>Henrique Oliveira</strong>, <strong>Monica Nador</strong> ou encore <strong>Charif Benhelima</strong>.</p>
<p>Mais la photographie n&rsquo;est pas en reste avec la série sur les Kadogos de <strong>Georges Senga</strong> qui consiste en 28 diptyques photographiques. Les photos sont accompagnées de passages de <em>Souvenez-vous de moi, l’enfant de demain</em> de <strong>Serge Amisi</strong>, un ancien enfant-soldat congolais. Cette série d&rsquo;images nous parle de la fascination qu&rsquo;a exercée sur les jeunes ces enfants-soldats vivant comme des adultes et traquant dans les moindres recoins les soldats de Kabila. Vus comme des libérateurs, ils étaient aidés par la population locale et suscitaient beaucoup d&rsquo;envies. En croisant fortuitement un groupe de jeunes déguisés lors des grandes vacances, des souvenirs d&rsquo;enfance et de jeux sont revenus à l&rsquo;esprit du photographe. En mettant en scène ces enfants déguisés à la façon des kadogos, le photographe brouille les pistes entre passé et présent, jeu et réalité.<br />
Quant à l’installation <em>Day by day, let me dream my future</em> de l&rsquo;artiste kinois <strong>Vitshois Mwilambwe Bondo</strong>, elle propose une réflexion sur la réalité économique d’individus vivant au jour le jour dans des espaces urbains africains de petits business ce qui leur rend très difficile de s&rsquo;imaginer dans un futur. L&rsquo;installation nous montre une personne qui se débat dans un rêve de couleurs. Une interprétation spirituelle et existentielle de la vie urbaine en Afrique.</p>
<p>A la Halle de l&rsquo;Etoile, <strong>Michèle Magema</strong> présente deux projets chacun appréhendant le Congo sous un angle différent. <em>Under the landscape</em> propose des constructions du Congo à partir de cartes géographiques des neuf frontières du Congo dessinées sur du bois. Ces dessins portent en eux les notions de déconstruction, de répétition et de reconstruction, une reconstruction par ailleurs opérée par le regard du spectateur et presque imaginaire du puzzle du Congo. <em>Mémoire hévéa</em>, la deuxième installation, a directement trait à son histoire personnelle présentée sous la forme d’un triptyque photographique entouré de 34 dessins qui représentent chacun un élément de l’histoire du Congo.</p>
<p><em>« Le point de départ Mémoire hévéa, est 1921, la date de naissance ma grand-mère et son point d’arrivée, 1977, ma propre date de naissance, et au-delà. Je suis partie d’une vieille photo de ma grand-mère, puis ai mis ma mère et moi-même en scène dans la même position. Chaque portrait est assez frontal, posé devant l’objectif d’un studio. Par le filtre photographique, il y a une forme de jeu entre le passé et le présent, le grain de la photo de la grand mère n’est pas le même que celui des deux autres. On perçoit l’évolution de la technique. On retrouve également des jeux plastique, sémantiques et plastiques qui représentent un ensemble et recréent une unité. »</em></p>
<p>Cette installation incarne un futur possible, une réalité passée et évoque à la fois l&rsquo;histoire de l&rsquo;époque coloniale et l&rsquo;histoire familiale de l&rsquo;artiste, une autre façon d&rsquo;appréhender le caractère insaisissable du réel.</p>
<p>Notons également les très beaux films de <strong>Sarah Vanagt</strong>, <strong>Els Opsomer</strong> et <strong>Jonathas de Andrade</strong> qui à eux seuls méritaient une visibilité encore plus accrue.</p>
<p>En se réappropriant le réel qu&rsquo;il soit politique, économique, historique ou familial, les artistes invités pour cette 4ème édition ont fait preuve de toute leur créativité dans un contexte socio-économique particulier avec des œuvres magiques, surprenantes, atypiques, pleinement ancrées dans la réalité locale en interrogeant le spectateur et en remettant également en question notre regard sur nous-mêmes pour cesser d’être un objet de consommation et redevenir pleinement maître de son destin. Cette biennale a montré qu&rsquo;elle est la construction de tous, autant des artistes et des commissaires que du public et qu&rsquo;elle peut exister indépendamment du marché de l&rsquo;art et des institutions étrangères. Pour reprendre le slogan lancé par les jeunes lors de la performance dans la cabine de <strong>Joëlle Tuerlinckx</strong> <em>FREEDOM</em>, un slogan qui ne doit jamais se perdre.</p>
<h2>**4e édition Rencontres Picha, Biennale de Lubumbashi, Réalités Filantes</h2>
<p><em>9 octobre &#8211; 8 novembre 2015 </em><br />
<br />Vitrine de la scène artistique de la RDC, les Rencontres Picha, Biennale de Lubumbashi, tentent d’explorer les derniers développements de la création contemporaine en rassemblant tous les deux ans, aux côtés des artistes congolais, des artistes internationaux dans différents domaines d’expression. Réalités Filantes, l’exposition de la 4e édition de la Biennale de Lubumbashi se déploie dans plusieurs lieux. Elle comporte trois volets répartis sur trois sites : le Musée National de Lubumbashi, l’Institut des Beaux-arts, la Halle de l’Etoile/Institut français.<br />
Toma Muteba Luntumbue, Directeur artistique et commissaire, Daniella Géo, Commissaire</p>
<p>Artistes participants : <strong>Charif Benhelima, Frances Bodomo, Bakary Diallo, Jonathas de Andrade, Alfredo Jaar, Jean Katambayi, Richard Kaumba, Kapwani Kiwanga, Mathieu Kleyebe Abonnenc, Gulda El Magambo, Michèle Magema, Eddy Masumbuku, Mega Mingiedi, Adrien Missika, Vitshois Mwilambwe, Mônica Nador, No Olho da Rua, Henrique Oliveira, Els Opsomer, Georges Senga, Pathy Tshindele, Joëlle Tuerlinckx, Maarten Vanden Eynde, Sarah Vanagt, Costa Vece, Pecho Kamunga</strong>.</p>
<p><figure id="attachment_4826" aria-describedby="caption-attachment-4826" style="width: 1500px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-4826" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/11/michele_magema_hall_de_l_etoile.jpg" alt="Michele Magema à la Halle de l'Etoile" title="Michele Magema à la Halle de l'Etoile" class="caption" align="center" width="1500" height="1000" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/11/michele_magema_hall_de_l_etoile.jpg 1500w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/11/michele_magema_hall_de_l_etoile-300x200.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/11/michele_magema_hall_de_l_etoile-1024x683.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/11/michele_magema_hall_de_l_etoile-768x512.jpg 768w" sizes="(max-width: 1500px) 100vw, 1500px" /><figcaption id="caption-attachment-4826" class="wp-caption-text">Michele Magema à la Halle de l&rsquo;Etoile</figcaption></figure><br />
<figure id="attachment_4827" aria-describedby="caption-attachment-4827" style="width: 1500px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-4827" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/11/monica_santos_institut_des_beaux_arts_lubumbashi.jpg" alt="Monica Santos à l'Institut des Beaux Arts de Lubumbashi" title="Monica Santos à l'Institut des Beaux Arts de Lubumbashi" class="caption" align="center" width="1500" height="1125" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/11/monica_santos_institut_des_beaux_arts_lubumbashi.jpg 1500w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/11/monica_santos_institut_des_beaux_arts_lubumbashi-300x225.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/11/monica_santos_institut_des_beaux_arts_lubumbashi-1024x768.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/11/monica_santos_institut_des_beaux_arts_lubumbashi-768x576.jpg 768w" sizes="(max-width: 1500px) 100vw, 1500px" /><figcaption id="caption-attachment-4827" class="wp-caption-text">Monica Santos à l&rsquo;Institut des Beaux Arts de Lubumbashi</figcaption></figure><br />
<figure id="attachment_4828" aria-describedby="caption-attachment-4828" style="width: 1500px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-4828" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/11/georges_senga_musee_national_de_lubumbashi.jpg" alt="Georges Senga au Musée National de Lubumbashi" title="Georges Senga au Musée National de Lubumbashi" class="caption" align="center" width="1500" height="1000" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/11/georges_senga_musee_national_de_lubumbashi.jpg 1500w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/11/georges_senga_musee_national_de_lubumbashi-300x200.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/11/georges_senga_musee_national_de_lubumbashi-1024x683.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/11/georges_senga_musee_national_de_lubumbashi-768x512.jpg 768w" sizes="(max-width: 1500px) 100vw, 1500px" /><figcaption id="caption-attachment-4828" class="wp-caption-text">Georges Senga au Musée National de Lubumbashi</figcaption></figure><br />
<figure id="attachment_4829" aria-describedby="caption-attachment-4829" style="width: 1500px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-4829" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/11/maarten_vanden_eynde.jpg" alt="Maarten Vanden Eynde dans rues de Lubumbashi" title="Maarten Vanden Eynde dans rues de Lubumbashi" class="caption" align="center" width="1500" height="1125" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/11/maarten_vanden_eynde.jpg 1500w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/11/maarten_vanden_eynde-300x225.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/11/maarten_vanden_eynde-1024x768.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/11/maarten_vanden_eynde-768x576.jpg 768w" sizes="(max-width: 1500px) 100vw, 1500px" /><figcaption id="caption-attachment-4829" class="wp-caption-text">Maarten Vanden Eynde dans rues de Lubumbashi</figcaption></figure><br />
<figure id="attachment_4830" aria-describedby="caption-attachment-4830" style="width: 1500px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-4830" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/11/joelle_tuerlinckx_night_cabin_musee_national_de_lubumbashi.jpg" alt="Night cabin de Joëlle Tuerlinckx au Musée National de Lubumbashi" title="Night cabin de Joëlle Tuerlinckx au Musée National de Lubumbashi" class="caption" align="center" width="1500" height="1125" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/11/joelle_tuerlinckx_night_cabin_musee_national_de_lubumbashi.jpg 1500w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/11/joelle_tuerlinckx_night_cabin_musee_national_de_lubumbashi-300x225.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/11/joelle_tuerlinckx_night_cabin_musee_national_de_lubumbashi-1024x768.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/11/joelle_tuerlinckx_night_cabin_musee_national_de_lubumbashi-768x576.jpg 768w" sizes="(max-width: 1500px) 100vw, 1500px" /><figcaption id="caption-attachment-4830" class="wp-caption-text">Night cabin de Joëlle Tuerlinckx au Musée National de Lubumbashi</figcaption></figure><br />
<figure id="attachment_4831" aria-describedby="caption-attachment-4831" style="width: 1200px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-4831" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/11/joelle_tuerlinckx_musee_national_de_lubumbashi.jpg" alt="Joëlle Tuerlinckx au Musée National de Lubumbashi" title="Joëlle Tuerlinckx au Musée National de Lubumbashi" class="caption" align="center" width="1200" height="1600" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/11/joelle_tuerlinckx_musee_national_de_lubumbashi.jpg 1200w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/11/joelle_tuerlinckx_musee_national_de_lubumbashi-225x300.jpg 225w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/11/joelle_tuerlinckx_musee_national_de_lubumbashi-768x1024.jpg 768w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/11/joelle_tuerlinckx_musee_national_de_lubumbashi-1152x1536.jpg 1152w" sizes="(max-width: 1200px) 100vw, 1200px" /><figcaption id="caption-attachment-4831" class="wp-caption-text">Joëlle Tuerlinckx au Musée National de Lubumbashi</figcaption></figure></p>
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		<title>Lolendo</title>
		<link>https://www.afriqueinvisu.org/lolendo/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jeanne Mercier]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 26 Oct 2015 09:07:52 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Éditorial]]></category>
		<category><![CDATA[Congo-Kinshasa]]></category>
		<category><![CDATA[Témoignage]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>**Homophobie et transphobie : l’autre guerre en République Démocratique du Congo « Lolendo veut dire « fierté » en lingala, langue bantoue parlée en République démocratique du Congo, et en République du Congo principalement… », c&#8217;est ce terme fort qu&#8217;a choisi pour sa nouvelle série le photographe Régis Samba-Kounzi. Ces portraits abordent les réalités juridiques et sociales des membres de la communauté LGBTI au Congo-Kinshasa. « J’ai toujours été scandalisé par la confiscation de la parole des minorités sexuelles et de genre de mon pays&#8230;Et, je ne pouvais pas y être indifférent. », explique le photographe. « Cela a d&#8217;abord commencé lorsque j&#8217;ai fait mes recherches sur</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<h2>**Homophobie et transphobie : l’autre guerre en République Démocratique du Congo</h2>
<p><em>« Lolendo veut dire « fierté » en lingala, langue bantoue parlée en République démocratique du Congo, et en République du Congo principalement… »</em>, c&rsquo;est ce terme fort qu&rsquo;a choisi pour sa nouvelle série le photographe <strong>Régis Samba-Kounzi</strong>. Ces portraits abordent les réalités juridiques et sociales des membres de la communauté LGBTI au Congo-Kinshasa. <em>« J’ai toujours été scandalisé par la confiscation de la parole des minorités sexuelles et de genre de mon pays&#8230;Et, je ne pouvais pas y être indifférent. »</em>, explique le photographe. <em>« Cela a d&rsquo;abord commencé lorsque j&rsquo;ai fait mes recherches sur l&rsquo;histoire de l&rsquo;homosexualité en Afrique et en particulier en RDC, il y a une chape de plomb sur ce sujet. Ensuite, il y a eu en RDC, la loi de 2009 qui interdit aux homosexuels d&rsquo;adopter et d&rsquo;autres propositions de loi liberticide, nous vivons dans un climat d&rsquo;oppression, de dégradation de la situation des droits humains et de rétrécissement de l&rsquo;espace des libertés fondamentales. Fasciné par la combativité, la résilience et l&rsquo;espoir de ces personnes qui sont marginalisés, stigmatisés et discriminés uniquement en raison de leur orientation sexuelle ou leur identité de genre, j&rsquo;ai eu envie de documenter leur condition de vie, montré à voir qui ils sont d&rsquo;autant plus que leurs sors n&rsquo;intéresse pas grand monde. J&rsquo;ai commencé mon travail dans cette mégapole qu’est Kinshasa et par la suite dans le reste du pays. Il m&rsquo;a paru évident que la meilleur forme artistique pour traiter ce sujet, de donner à questionner, et réfléchir humainement serait le médium photographique, qui inspire l&rsquo;espoir, la compréhension et la connexion des gens&#8230; C&rsquo;est dans le regard ou dans la parole de l’autre que s’élabore, dès l’enfance, le sentiment d’exister pour soi et pour l’autre&#8230;»</em>. </p>
<p>L&rsquo;homosexualité et la transidentité sont des sujets tabous au Congo-Kinshasa et sont synonymes d&rsquo;exclusion et de sorcellerie. L’appartenance à ce groupe, à cette communauté, vous désigne comme étant un paria déshumanisé. Aucune protection d&rsquo;un point de vue législatif ni reconnaissance mais un mépris sociale qui peut se traduire par une grande hostilité quand parfois ce n&rsquo;est pas de violence physique ou morale… <em>« Dans notre société, nous n&rsquo;avons aucun modèle de couple de même sexe, du mode de vie des homosexuels ou tout ce qui concerne la culture gay »</em>, explique Olivier. Ces pratiques pourtant ancestrales sont de plus en plus l&rsquo;objet de tentative de criminalisation à cause de l&rsquo;homophobie et la transphobie sociale et religieuse, de l’identité nationale prenant le pas sur les autres identités, du discours politiques ou l’homosexualité et la transidentité sont généralement représentées comme des maladies qui proviennent des pays occidentaux. C&rsquo;est à partir du milieu associatif que les personnes LGBTI s&rsquo;organisent et n&rsquo;entendent pas se laisser dicter leur conduite, selon les témoignages recueillis par Régis Samba-Kounzi, ils et elles veulent faire valoir leurs droits humains. <em>« A un moment de ma vie, j’ai compris qu’il était temps pour moi de me lever et être fière pour moi même, même si cela voulait dire se lever seul.. »</em> proclame Dina. Il y a très peu de discussions publiques au sujet du lesbianisme par exemple, et la visibilité bien que risqué devient une arme pour les femmes lesbiennes, trans et bisexuelles car elle est fortement réduite par une conception patriarcale et hétérosexiste de la sexualité qui occulte la sexualité féminine en dehors de la reproduction, elles s&rsquo;organisent pour faire entendre leur voix, pouvoir mettre des mots sur ce qu&rsquo;elles sont, afin, de pouvoir s’accepter et se faire accepter.</p>
<p>Les témoignages oscillent entre l&rsquo;expression du rejet vécu, la fierté de leur valeur d’individu, et la détermination de ces personnes à être elles mêmes. <em>« Nous sommes couramment victimes de chantages, des insultes, des quolibets, des pressions morales, d’arrestations arbitraires orchestrées par la police en complicité parfois avec des personnes mal intentionnées. A force de comparer les homosexuels et les transgenres à des démons, des personnes possédées ou encore des malades mentaux, ils finissent par nous déshumaniser »</em>, raconte Sylvie ou <em>« Le plus important en ce moment pour moi est de vivre ouvertement ma vie d’homosexuel partout où je vais. La plus part de mes amis sont informé de mon orientation sexuelle et ne réagissent pas en mal à mon égard (peut-être en raison de ma situation financière&#8230;) »</em>, selon Joseph. <em>« J’ai plutôt eu un accueil bienveillant, d&rsquo;une part parce que je fais parti de la communauté, et d&rsquo;autres part parce qu&rsquo;il y a une soif intense des gens de s&rsquo;exprimer mais si, pour la majorité des personnes rencontrés il fallait porter un masque ou faire les photos de dos pour ne pas être reconnu. Certaines personnes ne voulaient pas du tout poser. J&rsquo;ai même entendu : « J’accepterai jamais il est hors de question que les gens sachent que je suis gay »… ». Ceux qui ont accepté sont en majorité des militants associatifs.»</em> raconte Régis Samba-Kounzi.</p>
<p>Il ajoute: <em>« Alors que l&rsquo;Art congolais est célébré à la fondation Cartier à Paris en ce moment, l&rsquo;absence d&rsquo;œuvres au niveau de la photographie évoquant la communauté LGBTI est frustrante&#8230; ça en dit long sur tout ce qu&rsquo;il y à faire en terme de visibilité des LGBTI, hormis les autoportraits du photographe Alain Polo,  cette communauté n&rsquo;est pas documenté, il n&rsquo;y a aucune représentation visuel. A quoi servirai l&rsquo;art si ce n&rsquo;est pas d&rsquo;amplifier la voix de sans voix ? Chaque histoire est différente il y a de nombreuses choses à faire partager, les gens racontent que cette pratique sexuelle n&rsquo;est pas un vecteur d’intégration qu&rsquo;ils le vivent mal. Certains aimeraient même pouvoir quitter le pays ! Certains s&rsquo;accommodent et vivent parfaitement leur vie&#8230; Tout ça provoque des questionnements, j’ai voulu comprendre comment la norme, l’identité de chaque individu au sein de cette société pouvait être oppressante, perçu comme immorale ou bien épanouissante, appréhender la réalité. Comment des vécus évoluent aujourd’hui selon l&rsquo;environnement, le genre, la race, la classe et la sexualité&#8230; »</em></p>
<p>Régis Samba-Kounzi a choisi de faire poser ses modèles &#8211; une trentaine en tout &#8211; dans l&rsquo;espace public, dans des lieux de sociabilité ou chez eux selon le même processus (une photo de dos, de trois-quarts, de face ou de profil), les sujets sont acteur à part entière et prennent la pose comme ils le désirent. <em>« Je voulais que l’attention soit toute entière focalisée sur l&rsquo;expression du visage, leur humanité, leur sensibilité et dignité. J’ai voulu mettre l’accent sur l’essentiel mais aussi sur la souffrance et la douleur contenue, cette colère réprimée&#8230; » </em> </p>
<p>L’intensité des personnalités passant par le regard ou leur maintien, leurs poses. Les portraits sont frontaux. <em>« Mes sujets sont d&rsquo;abord mes amis, des connaissance, mes camarades de lutte, j’ai beaucoup de respect pour eux pour leur capacité a affronter le rejet et la solitude,  j’avais peur qu’ils se sentent mal à l’aise, que la peur des représailles ne prenne le devant et nous empêche d&rsquo;avancer, ils et elles ont surtout compris que je voulais faire ressortir nos combats, leur beauté et nos fiertés »</em>, souligne le photographe. L&rsquo;impact des mots de Rotimi Fani-Kayode résonnent et prennent tout leur sens pour Régis Samba-Kounzi : <em>« My identity has been constructed from my own sense of otherness, whether cultural, racial or sexual. The three aspects are not separate within me. Photography is the tool by which I feel most confident in expressing myself. It is photography therefore &#8211; Black, African, homosexual photography &#8211; which I must use not just as an instrument, but as a weapon if I am to resist attacks on my integrity and, indeed, my existence on my own terms. »</em></p>
<p><em>« Les opinions étaient parfois contradictoires à propos de l&rsquo;homosexualité ou la transidentité au sein même de la communauté, oscillant entre amour et haine, homophobie intériorisé et soif de liberté ce qui illustre toute la complexité de l’identité homosexuelles africaine de nos jours… dans cette Afrique tiraillée entre passé et présent où certaines identités sont à présent rejetés contrairement au passé, il n&rsquo;est pas étonnant que des dualités s&rsquo;expriment »</em>. L’identité est le thème qui se retrouve au cœur du parcours de ce photographe engagé, et même si l’homosexualité n’est pas une identité en dehors de l’occident comme elle n’en était pas une en Europe avant le XIXème siècle, la réalité c&rsquo;est que la construction de l’identité homosexuelle est imposée par les homophobes et les transphobes qui ont fait le choix de définir les gens par leurs pratiques sexuelles ou leur identité de genre. Le photographe qui pour sa part se dit lui-même posséder <em>« une identité multiple, être un homme noir homosexuel et père avec pour origine des parents venant des deux Congo et d&rsquo;Angola. Mon histoire et mon vécu oriente tous mes choix artistiques et sont à prendre en compte pour comprendre mes combats, mes valeurs et mes convictions »</em>, <em>« Je suis moi même représenté dans ce travail… Nous sommes dans une démarche d&#8217;empowerment, un combat politique, une lutte d&rsquo;émancipation et de reconnaissance qui passe par une dénonciation de la norme… Comme tous les êtres humains, les LGBTI aiment et ont envie de vivre avec la personne qu’ils aiment. Qu’est-ce qu’être un homosexuel, un transgenre africain contemporain ? Nous sommes dans une période ou les gens veulent se réapproprier leurs sexualités et leurs identités, et se valoriser dans leurs diversités. Nous ne voulons pas être des laisser pour compte. En plus du sentiment d&rsquo;être utile et de prendre parti je trouve particulièrement enthousiasmant de participer à cette de lutte pour l&rsquo;égalité. »</em></p>
<p>Pour ce projet  au long cours, l&rsquo;auteur imagine des expositions-débats pour échanger autour de Lolendo et l&rsquo;édition d&rsquo;un livre photographique.</p>
<p><img decoding="async" src="IMG/jpg/sambakounzi_lolendo_2015_6.jpg" alt="© Régis Samba-Kounzi" title="© Régis Samba-Kounzi" class="caption" data-description="Oliver, quartier de Kintambo, Kinshasa/RDC, 2015

«Je me nomme Olivier. Dans notre société, nous n’avons aucun modèle de couple de même sexe, du mode de vie des homosexuels ou tout ce qui concerne la culture gay. Je ne m’identifie pas comme étant gay, je ne me pose pas la question dans ces terme. J’ai ma sexualité c’est tout, mais j’aurai aimé qu’on ai la liberté de pouvoir vivre dans une société ou la diversité auraient toute sa place. Personnellement, j’ai appris en lisant des livres, en discutant sur
internet avec des amis vivants à l’étranger ou pas et par les film vidéo porno. L’explosion du marché de la
téléphonie cellulaire a été salutaire aussi pour nous sortir de l’isolement»." align="center" /><br />
<img decoding="async" src="IMG/jpg/sambakounzi_lolendo_2015_7.jpg" alt="© Régis Samba-Kounzi" title="© Régis Samba-Kounzi" class="caption" data-description="Hervé &#038; Benjamin, quartier de Bon-Marché, Kinshasa/RDC, 2015

« Je suis Benjamin, j’ai 29 ans, je travaille dans une association féministe qui a des programmes de soutien au LGBTI. J’ai beaucoup de chance de pouvoir travailler dans un environnement où être homosexuel n’est pas un problème. Pour les jeunes qui arrivent à accéder à nous c’est extraordinaire, car ils peuvent avoir accès à de l’information auquel je n’ai moi-même pas bénéficié. J’ai découvert seul mon homosexualité et tous les questionnements qui me sont apparus. Au début, je constatais que lorsque je marchais dans la rue, mon regard étaient très attiré par les garçons. Ensuite, j’étais excité de voir mes amis nus. J’ai fini par avoir des relations sexuelles avec d’autres hommes. En dehors du travail, je vis ma vie en secret. J’ai appris à vivre dans la clandestinité en raison de l’attitude de la société envers les minorités sexuels. A présent, toute ma famille sait que je suis gay »." align="center" /><br />
<img decoding="async" src="IMG/jpg/sambakounzi_lolendo_2015_8.jpg" alt="© Régis Samba-Kounzi" title="© Régis Samba-Kounzi" class="caption" data-description="Daniela, quartier de Bandalungwa, Kinshasa/RDC, 2015

« Je m’appelle Daniela, je suis transgenre, je me suis toujours senti femme. J’ai toujours pensé qu’avant de demander
à la famille et à la société de nous accepter tel que nous sommes, nous devons d’abord nous accepter nous même
et cultiver notre propre estime de soi. C’est seulement ensuite que les autres, ceux qui vous aiment réellement,
vous accepteront en retour. J’ai exigé à tous de m’appeler par le prénom de mon choix. Je suis fière de ce que je
suis, je n’ai à avoir honte de rien dans mon mode de vie. Mais dans la réalité, la société dans laquelle je vis le voit
autrement. Pour nous en particulier les femmes transgenres, nous sommes victimes de violences et de dénis de
partout et notamment des services de santé dans des proportions alarmantes. Même quand nous avons accès à ces
services, le rejet social et la discrimination sont très importantes, constamment insultés et exclus, voilà ce qu’est
notre vie dans ce pays »." align="center" /><br />
<img decoding="async" src="IMG/jpg/sambakounzi_lolendo_2015_14.jpg" alt="© Régis Samba-Kounzi" title="© Régis Samba-Kounzi" class="caption" data-description="Norella, quartier de Kimbanseke, Kinshasa/RDC, 2015

« Je suis Norella, une femme transgenre. Un des moyens qui facilite les rencontres entre LGBTI est le smartphone, les relations commencent souvent par des échanges téléphoniques sur WhattsUpps par exemple où des groupes de rencontre existent. A Kinshasa et dans le reste de la RDC, c’est le moyen idéal pour faire des rencontres. La téléphonie mobile a donné un nouvel espace de contact plus sécurisé avec internet et les réseaux sociaux comme Facebook »." align="center" /><br />
<img decoding="async" src="IMG/jpg/_mod9082.jpg" alt="© Régis Samba-Kounzi" title="© Régis Samba-Kounzi" class="caption" data-description="Vincent, quartier de Limeté, Kinshasa/RDC, 2015

« L'isolation des LBGTI congolais vient du fait qu’il n’y a pas de loi nous criminalisant, si c’était le cas, la communauté
internationale s’intéresserait à nous comme en Ouganda ou au Cameroun. C’est la même chose pour la lutte contre le sida, on nous dit qu’il y a une amélioration au niveau mondial, mais on oublie de dire que dans des pays comme la RDC la situation est catastrophique et s’est empirée »." align="center" /><br />
<img decoding="async" src="IMG/jpg/_mod9655.jpg" alt="© Régis Samba-Kounzi" title="© Régis Samba-Kounzi" class="caption" data-description="Eric, quartier de Matongué, Kinshasa/RDC, 2015

« Je suis le président d’une association LGBTI. J’ai 30ans, je suis le cinquième d’une famille de sept enfants. Je suis pair éducateur et informaticien. J’ai adhéré à plusieurs associations de défense des droits des LGBTI et de lutte contre le sida car plusieurs des mes amis sont morts de cette maladie par ignorance et par manque d’informations. J’avais envie de me rendre utile et de donner du sens à ma vie »." align="center" /></p>
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		<title>Toute arme forgée contre moi sera sans effet</title>
		<link>https://www.afriqueinvisu.org/toute-arme-forgee-contre-moi-sera-sans-effet/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Afrique in visu]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 09 Jul 2015 09:16:21 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Éditorial]]></category>
		<category><![CDATA[Congo-Kinshasa]]></category>
		<category><![CDATA[News]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La nuit vient de tomber comme une ivrogne sur Kinshasa. Sur l’esplanade goudronnée attenant au marché de Mzée Kabila, à l’incertaine périphérie de la capitale où s’entassent dix millions de Congolais, Six Bolites enfile son masque de tissu étoilé et grimpe sur le capot d’un van qui a sans doute connu la dernière guerre. Au son des fanfaristes perchés sur le toit d’une bagnole repeinte aux couleurs nationales, des grappes d’enfants et de badauds venus des citées de Massina, Ngili ou Matete se mêlent au défilé en scandant son nom et celui des catcheurs qui ce soir, une fois encore, vont</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>La nuit vient de tomber comme une ivrogne sur Kinshasa. Sur l’esplanade goudronnée attenant au marché de Mzée Kabila, à l’incertaine périphérie de la capitale où s’entassent dix millions de Congolais, Six Bolites enfile son masque de tissu étoilé et grimpe sur le capot d’un van qui a sans doute connu la dernière guerre. Au son des fanfaristes perchés sur le toit d’une bagnole repeinte aux couleurs nationales, des grappes d’enfants et de badauds venus des citées de Massina, Ngili ou Matete se mêlent au défilé en scandant son nom et celui des catcheurs qui ce soir, une fois encore, vont s’affronter sur le ring. </p>
<p>Kinshasa est une tempête sur un lac de lave. Muimba Texas, Mabokotomo, Petit Cimetière et États-Unis restent l’émanation la plus frappante de cette furie quotidienne. Ces hommes, chauffeurs de taxis, vendeurs à la sauvette ou pour les plus chanceux, gardes du corps, sont les nouveaux héros de la nuit kinoise. Leur charisme force le respect et inspire la crainte. Deux atouts majeurs dans une ville aussi bondée et compétitive que Kinshasa. Aux dernières heures du jour, après avoir décroché de leur quotidien, ils revêtent masques et tenues pour défier ceux qui comme eux ont soif de gloire. Lorsque sonne l’heure du combat, ils entrent de plein pied dans un autre destin, dans une vie fantasmée ouverte à toutes les ambitions. La misère ambiante, les aléas du quotidien s’éclipsent pour faire place au spectacle. </p>
<p>Dès les années 70, la RTNC (Radio-Télévision Nationale Congolaise) diffuse des matchs de catch américain. Très rapidement, il suscite des vocations : les catcheurs congolais appliquent à ce sport spectaculaire et technique un aspect féticheur qui leur est propre. Quelques années plus tard, les terrifiants Edingwe, Puma Noir et Kele Kele apparaissent sur le petit écran. Leur magie noire va marquer toute une génération. Grace à leurs fétiches, ils arrachent les tripes de leurs adversaires, leur gobe les yeux ou les font totalement disparaître. Les anciennes parures tribales viennent compléter le tableau. Les panoplies de sorciers sont reprises, avec des interprétations nouvelles. Aux coiffes flanquées de cornes de bêtes et aux peintures corporelles viennent s’ajouter des éléments issus de la culture américaine et du christianisme. Ainsi voit-on surgir des croix, des toges, des chapelets. Ces trois univers s’entremêlent d’une façon baroque, et les mimiques mi menaçantes mi drolatiques que tiennent les combattants sont plus proches de la comedia dell’arte, avec ses masques et ses bouffons, que des shows de la World Wrestling Entertainment.</p>
<p>Ces ballets mystiques entre les quatre cordes d’un ring sont une synthèse improbable des danses traditionnelles et du sport spectacle américain sauce ketchup. Les Congolais ont rassemblé deux disciplines que tout distinguait au départ pour en créer une nouvelle : le catch féticheur, performance autant sportive qu’artistique. Et quasi divine.<br />
<br />Texte et photos : <strong>Colin Delfosse</strong></p>
<ul>
<li> 80 pages</li>
<li> 43 pictures</li>
<li> 210*280 mm</li>
<li> pictures &#038; texts by <strong>colin delfosse</strong></li>
<li> graphic design by <a href="http://www.atelier-25.com/">l’atelier 25</a></li>
<li> 800 copies</li>
<li> french &#038; english</li>
<li> focus art &#038; arcoprint edizioni</li>
<li> embossed hard cover</li>
<li> isbn 978-2-9552412-0-2</li>
<li> first edition</li>
<li> 2015</li>
</ul>
<p><em>Colin Delfosse présentera son livre le 11 juillet à 16h à Arles au Magasin électrique lors du <a href="http://cosmosarlesbooks.com/">COSMOS-Arles Books</a> qui se tient du 6 au 11 juillet.</em></p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-4709" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/07/12-1.jpg" alt="12-1.jpg" align="center" width="1200" height="960" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/07/12-1.jpg 1200w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/07/12-1-300x240.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/07/12-1-1024x819.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/07/12-1-768x614.jpg 768w" sizes="(max-width: 1200px) 100vw, 1200px" /><br />
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		<title>Je suis Walé Respecte Moi / Forever Walé</title>
		<link>https://www.afriqueinvisu.org/je-suis-wale-respecte-moi-forever-wale/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Patrick Willocq]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 30 May 2015 18:21:46 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Éditorial]]></category>
		<category><![CDATA[Congo-Kinshasa]]></category>
		<category><![CDATA[Témoignage]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Avec ce travail, je me suis plongé dans un rituel initiatique et j’ai essayé de produire un travail photographique à la fois documentaire et artistique témoignant au plus près de l’expérience des Pygmées Ekonda de la République démocratique du Congo. Pour les Ekonda, le moment le plus important de la vie d’une femme est la naissance de son premier enfant. La jeune mère, appelée Walé (« mère primipare allaitante »), retourne chez ses parents pour y rester recluse de deux à cinq ans. En respectant divers tabous, notamment sexuels, elle acquiert un statut similaire à celui d’un patriarche. La fin</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Avec ce travail, je me suis plongé dans un rituel initiatique et j’ai essayé de produire un travail photographique à la fois documentaire et artistique témoignant au plus près de l’expérience des Pygmées Ekonda de la République démocratique du Congo. </p>
<p>Pour les Ekonda, le moment le plus important de la vie d’une femme est la naissance de son premier enfant. La jeune mère, appelée Walé (« mère primipare allaitante »), retourne chez ses parents pour y rester recluse de deux à cinq ans. En respectant divers tabous, notamment sexuels, elle acquiert un statut similaire à celui d’un patriarche. La fin de son isolement est marquée par des danses et des chants rituels extrêmement codifiés qui sont, à chaque fois, une création unique propre à chaque Walé. </p>
<p>J’ai toujours été fasciné par les tribus indigènes car j’ai l’impression qu’elles sont les dépositaires d’une forme de richesse que nous avons perdue. Le rituel des Walé est un magnifique hommage à la maternité, à la fertilité et à la féminité. C’est pourquoi j’ai proposé à des Walé que je connaissais depuis plus d’un an de participer à des mises en scène capables de témoigner d’une partie de leur histoire personnelle, chaque image étant censée représenter visuellement l’une des pensées intimes qu’elles chanteront le jour de leur libération.</p>
<figure id="attachment_4654" aria-describedby="caption-attachment-4654" style="width: 1200px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-4654" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/05/willocq_forever_wale.jpg" alt="© Patrick Willocq" title="© Patrick Willocq" class="caption" data-description="Série « Forever Walé – Je suis Walé Respecte Moi - part II», 2014" align="center" width="1200" height="900" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/05/willocq_forever_wale.jpg 1200w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/05/willocq_forever_wale-300x225.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/05/willocq_forever_wale-1024x768.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/05/willocq_forever_wale-768x576.jpg 768w" sizes="(max-width: 1200px) 100vw, 1200px" /><figcaption id="caption-attachment-4654" class="wp-caption-text">© Patrick Willocq</figcaption></figure>
<h2>**L’étang de Walé Bontongu</h2>
<p><em>« Ensansa : Elìba éné ê ndé ngìná y’ôkonda, enu nsí bápóbôbólé lòkóto, nyama bápówêne itábo ».<br />
<br />« Chanson : Moi je suis comme étang au milieu forêt, comme poisson qu’on ne pèle peau, comme animal qu’on ne voit pas bouger comme poisson dans l’eau ».</em></p>
<p>Le rituel Walé a la particularité de mettre les jeunes femmes en concurrence car il va de l’honneur de la famille qu’une Walé ai plus de prestige et de pouvoir que ses rivales. S’adressant aux autres Walé, Bontongu (19 ans, mariée, 3 ans de réclusion, mère de Falone) chante sa supériorité : elle est mystérieuse comme un étang (généralement un lieu caché en forêt où reposent les esprits) et intouchable comme cet animal ou encore ce poisson. </p>
<figure id="attachment_4655" aria-describedby="caption-attachment-4655" style="width: 1200px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-4655" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/05/willocq_forever_wale-2.jpg" alt="© Patrick Willocq" title="© Patrick Willocq" class="caption" data-description="Série « Forever Walé – Je suis Walé Respecte Moi - part II», 2014" align="center" width="1200" height="900" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/05/willocq_forever_wale-2.jpg 1200w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/05/willocq_forever_wale-2-300x225.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/05/willocq_forever_wale-2-1024x768.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/05/willocq_forever_wale-2-768x576.jpg 768w" sizes="(max-width: 1200px) 100vw, 1200px" /><figcaption id="caption-attachment-4655" class="wp-caption-text">© Patrick Willocq</figcaption></figure>
<h2>**Bosala, Walé léopard</h2>
<p><em>« Ensansa : Walé lângóyàlé nkòi ng’áòpósa lûmòlá ngwá la ntábà. Bàsómi bâkìnú lobétámá ndé bìtánda. Walé là ngóyàlé nkòi ndé bìtánda lûmólá ngwá ».<br />
<br />« Chanson : Walé est devenue comme léopard quand il raude vous écartez chiens et chèvres. Assistantes moi couchez vous sur branches. Walé on dirait elle est devenue léopard sur branche vous enlevez chiens ».</em></p>
<p>En se comparant à un léopard,  Walé Bosala (17 ans, mariée, 1 an de réclusion, mère de Pauline) exprime sa singularité et affiche sa supériorité. Elle met aussi en garde les autres Walés : elle a le pouvoir de se défendre contre elles (le rituel Walé a la particularité de mettre les jeunes femmes en concurrence car il va de l’honneur de la famille qu’une Walé ai plus de prestige et de pouvoir que ses rivales).</p>
<figure id="attachment_4656" aria-describedby="caption-attachment-4656" style="width: 1200px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-4656" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/05/willocq_forever_wale-3.jpg" alt="© Patrick Willocq" title="© Patrick Willocq" class="caption" data-description="Série « Forever Walé – Je suis Walé Respecte Moi - part II», 2014" align="center" width="1200" height="900" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/05/willocq_forever_wale-3.jpg 1200w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/05/willocq_forever_wale-3-300x225.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/05/willocq_forever_wale-3-1024x768.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/05/willocq_forever_wale-3-768x576.jpg 768w" sizes="(max-width: 1200px) 100vw, 1200px" /><figcaption id="caption-attachment-4656" class="wp-caption-text">© Patrick Willocq</figcaption></figure>
<h2>**Le retour du mari de Walé Longalisa, les mains vides</h2>
<p><em>« Ensansa : Bôme áyùme nkó Ekángá l’émàngo, bôme áyùme nd’ôngálá l’ákàta. Longalisa njéne nk’ôkùlá mí bàkàta, bàkòto. Longalisa nk’ôlèlá mí bilelo. Bialé lôka ? Bàkálé lôka ?».<br />
<br />« Chanson : Mon mari vient joyeusement d’Ekanga. Mon mari se tient à la cour mains vides. Moi Walé Longalisa je frappe mes mains. Moi Walé Longalisa, je commence à pleurer. Vous les Walés écoutez ? Vous les rivales écoutez ? »</em></p>
<p>Walé Besala (20 ans, mariée, 4 ans de réclusion, mère de Mbokolo Luc) se plaint du comportement de son mari qui est rentré de la ville de Mbandaka les mains vides. Coutumièrement, les biens nécessaires en vue de la sortie d’une walé sont à la charge du mari. Elle met aussi en garde les autres walés contre ce genre de mari qui ne prend pas ses responsabilités.</p>
<figure id="attachment_4657" aria-describedby="caption-attachment-4657" style="width: 1200px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-4657" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/05/willocq_forever_wale-4.jpg" alt="© Patrick Willocq" title="© Patrick Willocq" class="caption" data-description="Série « Forever Walé – Je suis Walé Respecte Moi - part II», 2014" align="center" width="1200" height="900" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/05/willocq_forever_wale-4.jpg 1200w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/05/willocq_forever_wale-4-300x225.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/05/willocq_forever_wale-4-1024x768.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/05/willocq_forever_wale-4-768x576.jpg 768w" sizes="(max-width: 1200px) 100vw, 1200px" /><figcaption id="caption-attachment-4657" class="wp-caption-text">© Patrick Willocq</figcaption></figure>
<h2>**Walé Ikita, confiante et sans honte</h2>
<p><em>« Ensansa : Bané báyôkèndé la nsandi.  Bané báyôkèndé la ngòló nd’âkàta. Walé émí ániélé mp’ólàngi b’ónéne mí bômèlé mí bàsànga. »<br />
<br />« Chanson : Les unes marchent avec les corbeilles, les autres marchent avec les couvercles dans mains. Moi Walé, je marche seulement avec calebasse que je bois du vin. »</em></p>
<p>Walé Ikita (19 ans, mariée, 3 ans de réclusion, mère de Marie) chante qu’elle n’aura pas honte (comme quelqu’un qui aurait bu du vin) de danser et de chanter devant le public le jour de sa sortie de réclusion. Confiante en elle, elle n’a justement pas besoin de boire du vin pour se manifester. Se glorifiant ainsi, elle discrédite au passage les autres Walé qui, elle suppose, ont besoin de boire (et donc ont rompu l’interdit).</p>
<figure id="attachment_4658" aria-describedby="caption-attachment-4658" style="width: 1200px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-4658" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/05/willocq_forever_wale-5.jpg" alt="© Patrick Willocq" title="© Patrick Willocq" class="caption" data-description="Série « Forever Walé – Je suis Walé Respecte Moi - part II», 2014" align="center" width="1200" height="900" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/05/willocq_forever_wale-5.jpg 1200w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/05/willocq_forever_wale-5-300x225.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/05/willocq_forever_wale-5-1024x768.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/05/willocq_forever_wale-5-768x576.jpg 768w" sizes="(max-width: 1200px) 100vw, 1200px" /><figcaption id="caption-attachment-4658" class="wp-caption-text">© Patrick Willocq</figcaption></figure>
<h2>**Le lit de Walé Besawu</h2>
<p><em>« Ensansa : Lòtsíka mbétàme nd’âbúnja, ntsípétòlo bòmpêmpe. »<br />
« Chanson : Laissez je dors dans feuilles, je n’ai douté vent. »</em></p>
<p>C’est une critique que Walé Besawu (20 ans, sans mari, 3 ans de réclusion, mère de Ikongo José) fait à son père : celui ci ne s’est pas occupé de réparer sa case de réclusion qui est mal isolée ni de lui fabriquer un lit convenable. Elle passe donc ses nuits à affronter le vent, couchée sur des feuilles en guise de lit.</p>
<figure id="attachment_4659" aria-describedby="caption-attachment-4659" style="width: 1200px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-4659" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/05/willocq_forever_wale-6.jpg" alt="© Patrick Willocq" title="© Patrick Willocq" class="caption" data-description="Série « Forever Walé – Je suis Walé Respecte Moi - part II», 2014" align="center" width="1200" height="900" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/05/willocq_forever_wale-6.jpg 1200w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/05/willocq_forever_wale-6-300x225.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/05/willocq_forever_wale-6-1024x768.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/05/willocq_forever_wale-6-768x576.jpg 768w" sizes="(max-width: 1200px) 100vw, 1200px" /><figcaption id="caption-attachment-4659" class="wp-caption-text">© Patrick Willocq</figcaption></figure>
<h2>**Walé Bakuku, généreuse comme la noix de palme</h2>
<p><em>« Ensansa : Walé njômùkòlé mpòfu nd’íbá, njôlíkèlí boloi. »<br />
<br />« Chanson : moi walé j’extrais noix de palme, je distribue à la foule. »</em></p>
<p>Le rituel Walé a la particularité de mettre les jeunes femmes en concurrence car il va de l’honneur de la famille qu’une Walé ai plus de prestige et de pouvoir que ses rivales. En chantant qu’elle distribute des noix de palmes (symbole de la générosité chez les Ekondas), Walé Bakuku (20 ans, mariée, 4 ans de réclusion, mère de Benjamin) chante ici sa supériorité.</p>
<figure id="attachment_4660" aria-describedby="caption-attachment-4660" style="width: 1200px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-4660" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/05/willocq_forever_wale-7.jpg" alt="© Patrick Willocq" title="© Patrick Willocq" class="caption" data-description="Série « Forever Walé – Je suis Walé Respecte Moi - part II», 2014" align="center" width="1200" height="900" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/05/willocq_forever_wale-7.jpg 1200w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/05/willocq_forever_wale-7-300x225.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/05/willocq_forever_wale-7-1024x768.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/05/willocq_forever_wale-7-768x576.jpg 768w" sizes="(max-width: 1200px) 100vw, 1200px" /><figcaption id="caption-attachment-4660" class="wp-caption-text">© Patrick Willocq</figcaption></figure>
<h2>**Walé Bakuku, le plat de fourmis</h2>
<p><em>« Ensansa : Eka mà âmbá la papa Eyenga bàngô ntùkubèla bintòkèlèke boyanga ngéní nd’âbála la baboke la bafumba. »<br />
<br />« Chanson: Chez maman Amba et papa Eyenga ils me préparent nourritures, tromperie là-bas dans mariage et paquets et fourmis. »</em></p>
<p>Walé Bakuku (20 ans, mariée, 4 ans de réclusion, mère de Benjamin) critique ici ouvertement sa belle-famille. Tandis que ses parents lui servent de la bonne nourriture, sa belle-famille lui sert de la nourriture avec des fourmis. Elle exprime ainsi l’idée que c’est un mauvais mariage car ni son mari ni sa belle-famille ne lui sont beaucoup venu en aide pendant sa réclusion.</p>
<figure id="attachment_4661" aria-describedby="caption-attachment-4661" style="width: 1200px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-4661" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/05/willocq_forever_wale-8.jpg" alt="© Patrick Willocq" title="© Patrick Willocq" class="caption" data-description="Série « Forever Walé – Je suis Walé Respecte Moi - part II», 2014" align="center" width="1200" height="900" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/05/willocq_forever_wale-8.jpg 1200w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/05/willocq_forever_wale-8-300x225.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/05/willocq_forever_wale-8-1024x768.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/05/willocq_forever_wale-8-768x576.jpg 768w" sizes="(max-width: 1200px) 100vw, 1200px" /><figcaption id="caption-attachment-4661" class="wp-caption-text">© Patrick Willocq</figcaption></figure>
<h2>**Ntembe, Walé épervier</h2>
<p><em>« Ensansa :  Njalé nkombé éné yélúá nd’ókili, ntsíbátá íbáko nd’ólògo biàlé. »<br />
<br />« Chanson : Je suis devenue épervier qui ère le monde. Je n’ai pas trouvé assise dans cours, comprenez vous les walés. »</em></p>
<p>Walé Ntembe (18 ans, sans mari, 2 ans de réclusion, mère de Beane) critique ici les autres walés qui se déplacent dans le village (ce qui est déshonorant) alors qu’elle reste dans son nid à s’occuper de son enfant (le rituel Walé a la particularité de mettre les jeunes femmes en concurrence car il va de l’honneur de la famille qu’une Walé ai plus de prestige et de pouvoir que ses rivales).</p>
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		<title>Alain Wandimoyi</title>
		<link>https://www.afriqueinvisu.org/alain-wandimoyi/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Afrique in visu]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 04 Dec 2014 09:19:13 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Éditorial]]></category>
		<category><![CDATA[Congo-Kinshasa]]></category>
		<category><![CDATA[News]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le photographe Alain Wandimoyi revient avec un extrait de son sujet sur JP, le sosie de Mobutu. A travers ce personnage, il s’interroge : Pourquoi un regain de popularité autour du Mobutisme, 17 ans après son règne ? Ekalu José dit J.P, est un homme d&#8217;une quarantaine d’année qui immortalise celui qui fut président du Zaïre pendant 32 ans, Joseph Désiré Mobutu. Ancien membre de la mobilisation politique et propagande de l&#8217;ex- parti au pouvoir au Zaïre (le Mouvement populaire de la révolution), l’homme se met en scène en se parant des costumes célèbres de Mobutu. Comme un monument vivant,</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Le photographe <strong>Alain Wandimoyi</strong> revient avec un extrait de son sujet sur JP, le sosie de Mobutu. A travers ce personnage, il s’interroge : Pourquoi un regain de popularité autour du Mobutisme, 17 ans après son règne ?</p>
<p>Ekalu José dit J.P, est un homme d&rsquo;une quarantaine d’année qui immortalise celui qui fut président du Zaïre pendant 32 ans, Joseph Désiré Mobutu. Ancien membre de la mobilisation politique et propagande de l&rsquo;ex- parti au pouvoir au Zaïre (le Mouvement populaire de la révolution), l’homme se met en scène en se parant des costumes célèbres de Mobutu. Comme un monument vivant, il use de son corps en imitant les gestes, l&rsquo;habillement &#8211; chapeau léopard à la tête, foulard au cou, insigne du MPR  frappé au portrait de Mobutu.<br />
<br />Il apparait au grand public pendant les célébrations de fêtes officielles à Goma.<br />
Pourquoi les gens l&rsquo;adulent ? Wandimoyi pense qu’il reste malgré tout une certaine nostalgie de cette époque. Le pays ne va pas bien et idéalise l’ancien règne, de plus aucun monument n’est érigé en son hommage et son corps repose toujours au Maroc.<br />
JP à travers ses gestes et costumes rappelle le grand Léopard du centre de l&rsquo;Afrique.<br />
Son one man show attire les badauds, des personnalités, jeunes et vieux qui l&rsquo;ovationnent puis prennent la pause sur des selfies avec lui.</p>
<p><figure id="attachment_4337" aria-describedby="caption-attachment-4337" style="width: 1500px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-4337" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2014/12/img_4900_hd.jpg" alt="Portrait d'Ekalu José dit J.P © Alain Wandimoyi" title="Portrait d'Ekalu José dit J.P © Alain Wandimoyi" class="caption" align="center" width="1500" height="2250" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2014/12/img_4900_hd.jpg 1500w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2014/12/img_4900_hd-200x300.jpg 200w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2014/12/img_4900_hd-683x1024.jpg 683w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2014/12/img_4900_hd-768x1152.jpg 768w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2014/12/img_4900_hd-1024x1536.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2014/12/img_4900_hd-1365x2048.jpg 1365w" sizes="(max-width: 1500px) 100vw, 1500px" /><figcaption id="caption-attachment-4337" class="wp-caption-text">Portrait d&rsquo;Ekalu José dit J.P © Alain Wandimoyi</figcaption></figure><br />
<figure id="attachment_4338" aria-describedby="caption-attachment-4338" style="width: 1500px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-4338" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2014/12/img_9354_hd.jpg" alt="Portrait d'Ekalu José dit J.P © Alain Wandimoyi" title="Portrait d'Ekalu José dit J.P © Alain Wandimoyi" class="caption" align="center" width="1500" height="2250" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2014/12/img_9354_hd.jpg 1500w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2014/12/img_9354_hd-200x300.jpg 200w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2014/12/img_9354_hd-683x1024.jpg 683w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2014/12/img_9354_hd-768x1152.jpg 768w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2014/12/img_9354_hd-1024x1536.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2014/12/img_9354_hd-1365x2048.jpg 1365w" sizes="(max-width: 1500px) 100vw, 1500px" /><figcaption id="caption-attachment-4338" class="wp-caption-text">Portrait d&rsquo;Ekalu José dit J.P © Alain Wandimoyi</figcaption></figure></p>
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		<title>Les empreintes de Lubumbashi</title>
		<link>https://www.afriqueinvisu.org/les-empreintes-de-george-senga546/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Afrique in visu]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 03 Jan 2011 16:43:08 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Éditorial]]></category>
		<category><![CDATA[Congo-Kinshasa]]></category>
		<category><![CDATA[Interview]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La biennale Picha à Lubumbashi a fait émerger un vivier de jeunes talents lors de ses deux éditions. Parmi eux, Georges Senga. Nous découvrons son travail, un travail en Noir et Blanc simple et efficace qui nous plonge dans l&#8217;univers des matières et des formes. On vogue dans la ville de Lubumbashi à travers ses séries traitant de l&#8217;inachevé, des traces de le nature ou de l&#8217;homme. Nous avons souhaité interviewer ce jeune photographe prometteur. Il nous parle de son parcours et de son approche photographique influencée par ses ainés. Tu découvres la photographie à travers la première biennale Picha</p>
<p>L’article <a href="https://www.afriqueinvisu.org/les-empreintes-de-george-senga546/">Les empreintes de Lubumbashi</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.afriqueinvisu.org">Afrique In Visu</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>La biennale Picha à Lubumbashi a fait émerger un vivier de jeunes talents lors de ses deux éditions. Parmi eux, <strong>Georges Senga</strong>. Nous découvrons son travail, un travail en Noir et Blanc simple et efficace qui nous plonge dans l&rsquo;univers des matières et des formes. On vogue dans la ville de Lubumbashi à travers ses séries traitant de l&rsquo;inachevé, des traces de le nature ou de l&rsquo;homme.<br />
<br />Nous avons souhaité interviewer ce jeune photographe prometteur. Il nous parle de son parcours et de son approche photographique influencée par ses ainés.</p>
<h2>Tu découvres la photographie à travers la première biennale Picha à Lubumbashi en 2008 où tu participes à un atelier de photographie animé par la photographe belge Marie-Françoise Plissart et supervisé par Sammy Baloji et Gulda El Magambo, photographes lushois. Peux-tu te présenter et nous raconter cette première expérience et nous dire en quoi elle a été déterminante pour la suite de ton travail photographique ?</h2>
<p>Je m’appelle Georges Senga, de nationalité Congolaise,  vivant à Lubumbashi.<br />
Je suis âgé de 28 ans et j’ai suivi des études de lettres et sciences du langage à l’université de Lubumbashi.<br />
Pour moi la photographie était  avant tout un objet-souvenir d&rsquo;événements où je me faisais photographier. Jusqu’au jour où en pleine pause pendant les cours j’emprunte l’appareil photo d’un ami pour deux heures. C’est alors la première fois que je me suis senti dans un  monde  à part entière, et j’ai  regardé tout ce qui se passait autour de moi.<br />
Cela fut une étrange découverte dans ma vie, j’ai vu clair. Je me suis aperçu que le monde autour de moi ne représentait que des formes. J’ai fait quelques photos des bâtiments, les ai montrés à celui qui m’avait prêté l’appareil photo, et lui, à son tour m’a proposé de postuler à l’appel à candidature que les Rencontres PICHA avaient lancé dans la ville.<br />
Ces images furent un billet pour participer à cet atelier animé par <strong>Marie-Françoise Plissart</strong>, qui m’a permis de rencontrer beaucoup de photographes expérimentés comme <strong>Sammy Baloji</strong>,<strong> Gulda El Magambo</strong>, <strong>Andruw Tshabamgu</strong> et tant d’autres qui m’ont facilité les échanges, la compréhension et la clarté dans la photographie.<br />
<figure id="attachment_1746" aria-describedby="caption-attachment-1746" style="width: 800px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-1746" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2011/01/empreinte_page_20_image_0001.jpg" alt="Série "empreinte" © Georges Senga" title="Série "empreinte" © Georges Senga" class="caption" align="center" width="800" height="535" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2011/01/empreinte_page_20_image_0001.jpg 800w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2011/01/empreinte_page_20_image_0001-300x201.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2011/01/empreinte_page_20_image_0001-768x514.jpg 768w" sizes="(max-width: 800px) 100vw, 800px" /><figcaption id="caption-attachment-1746" class="wp-caption-text">Série</figcaption></figure></p>
<h2>En 2008, tu réalises, suite à cet atelier, la série «  Nouveaux plafonds » sur le paysage urbain du Katanga. Comment as-tu travaillé pour cette série? A quels types de lieux t&rsquo;es-tu intéressé ? </h2>
<p>Pour la réalisation de la série <em>« Mes nouveaux plafonds »</em>, nous étions 7 personnes à participer à cet atelier et on avait remis à chaque participant un appareil photo. L’idée était de nous envoyer dans la ville pour faire des images sur ce qui nous inspirait. j&rsquo;ai été attiré tout de suite par les anciens bâtiments abandonnés inachevés et les nouveaux bâtiments aussi abandonnés et inachevés de ma ville. Après la prise de vue chaque soir on se mettait à discuter avec Marie-Françoise Plissart sur les images qui regardait celles-ci pour nous orienter vu que nous étions tous novices dans la photographie.</p>
<h2>Tu y confrontes le vieux et le neuf, l&rsquo;achevé et l&rsquo;inachevé. Pourquoi ? Cela est- il représentatif des constructions du Katanga et en particulier de Lubumbashi ?  </h2>
<p>Je confronte le vieux et le neuf et l’inachevé. Je trouve ce qu’il y a d’achevé dans l’inachevé et inversement, faisant de l’entre deux, un état à part entière. Cette recherche de traces révèle une vision du temps dans un éparpillement dans l’espace de  divers instants. Ces traces, je les puise dans la ville de Lubumbashi, qui présente à la fois des styles architecturaux d’inspiration coloniale et des constructions plus récentes.<br />
<figure id="attachment_1747" aria-describedby="caption-attachment-1747" style="width: 800px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-1747" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2011/01/empreinte_page_18_image_0001.jpg" alt="Série "empreinte" © Georges Senga" title="Série "empreinte" © Georges Senga" class="caption" align="center" width="800" height="533" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2011/01/empreinte_page_18_image_0001.jpg 800w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2011/01/empreinte_page_18_image_0001-300x200.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2011/01/empreinte_page_18_image_0001-768x512.jpg 768w" sizes="(max-width: 800px) 100vw, 800px" /><figcaption id="caption-attachment-1747" class="wp-caption-text">Série</figcaption></figure></p>
<h2>En 2010, tu as produit la série « Empreinte » qui nous montre les signes laissés en passant par l&rsquo;humain ou la nature. On y trouve des gros plans et des natures mortes à même le sol. Comment as-tu réalisé cette série ?</h2>
<p>Pour  la réalisation de la série « Empreinte » j’ai passé mon temps à chercher des  formes représentatives des objets abandonnés dans des poubelles. Mais à ma grande surprise j’ai découvert qu’il n’y avait pas seulement les objets,  mais que  la nature pouvait aussi forger une racine en lui donnant une forme représentative.<br />
<br />Et j&rsquo;ai pris tout mon temps pour avoir le bon angle, ce qui  m&rsquo;a permis de reproduire avec l’appareil photo ce que mon œil voyait. </p>
<h2>T&rsquo;es-tu inspiré du travail de peintres ou de photographes du Katanga ou de l&rsquo;étranger ? Si oui lesquels ? </h2>
<p>La photographie dans ma vie est venue comme une femme qui part à son premier rendez de-vous, mais n’empêche que dans toute cette découverte, il y a toujours des modèles : <strong>Bernd et Hilla Becher</strong>, <strong>Sammy Baloji</strong>, <strong>Marie-Françoise Plissart</strong>.<br />
<figure id="attachment_1748" aria-describedby="caption-attachment-1748" style="width: 800px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-1748" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2011/01/empreinte_page_14_image_0001.jpg" alt="Série "empreinte" © Georges Senga" title="Série "empreinte" © Georges Senga" class="caption" align="center" width="800" height="533" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2011/01/empreinte_page_14_image_0001.jpg 800w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2011/01/empreinte_page_14_image_0001-300x200.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2011/01/empreinte_page_14_image_0001-768x512.jpg 768w" sizes="(max-width: 800px) 100vw, 800px" /><figcaption id="caption-attachment-1748" class="wp-caption-text">Série</figcaption></figure></p>
<h2>Tu travailles à Lubumbashi qui est une ville actuellement très dynamique pour les arts visuels. Es-tu impliqué dans la biennale Picha? Ou le centre Picha ? </h2>
<p>Je suis impliqué dans la biennale Picha car c’est à travers la biennale que j’ai été découvert comme photographe à Lubumbashi.</p>
<h2>Quels sont tes projets dans le futur ? </h2>
<p>Mes projets sont basés toujours sur la photographie, je compte effectuer un travail sur l’architecture des gares de la province du Katanga.</p>
<p><figure id="attachment_1749" aria-describedby="caption-attachment-1749" style="width: 800px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-1749" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2011/01/mes_nouvaux_plafonds_page_23_image_0001.jpg" alt="Série "Mes nouveaux plafonds" © Georges Senga" title="Série "Mes nouveaux plafonds" © Georges Senga" class="caption" align="center" width="800" height="601" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2011/01/mes_nouvaux_plafonds_page_23_image_0001.jpg 800w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2011/01/mes_nouvaux_plafonds_page_23_image_0001-300x225.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2011/01/mes_nouvaux_plafonds_page_23_image_0001-768x577.jpg 768w" sizes="(max-width: 800px) 100vw, 800px" /><figcaption id="caption-attachment-1749" class="wp-caption-text">Série</figcaption></figure><br />
<figure id="attachment_1750" aria-describedby="caption-attachment-1750" style="width: 800px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-1750" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2011/01/mes_nouvaux_plafonds_page_04_image_0001.jpg" alt="Série "Mes nouveaux plafonds" © Georges Senga" title="Série "Mes nouveaux plafonds" © Georges Senga" class="caption" align="center" width="800" height="600" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2011/01/mes_nouvaux_plafonds_page_04_image_0001.jpg 800w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2011/01/mes_nouvaux_plafonds_page_04_image_0001-300x225.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2011/01/mes_nouvaux_plafonds_page_04_image_0001-768x576.jpg 768w" sizes="(max-width: 800px) 100vw, 800px" /><figcaption id="caption-attachment-1750" class="wp-caption-text">Série</figcaption></figure><br />
<figure id="attachment_1751" aria-describedby="caption-attachment-1751" style="width: 800px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-1751" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2011/01/mes_nouvaux_plafonds_page_03_image_0001.jpg" alt="Série "Mes nouveaux plafonds" © Georges Senga" title="Série "Mes nouveaux plafonds" © Georges Senga" class="caption" align="center" width="800" height="600" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2011/01/mes_nouvaux_plafonds_page_03_image_0001.jpg 800w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2011/01/mes_nouvaux_plafonds_page_03_image_0001-300x225.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2011/01/mes_nouvaux_plafonds_page_03_image_0001-768x576.jpg 768w" sizes="(max-width: 800px) 100vw, 800px" /><figcaption id="caption-attachment-1751" class="wp-caption-text">Série</figcaption></figure></p>
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		<title>« Un regard », une poésie brutale à Kinshasa</title>
		<link>https://www.afriqueinvisu.org/un-regard-une-poesie-brutale-a538/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Afrique in visu]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 06 Dec 2010 09:19:33 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Éditorial]]></category>
		<category><![CDATA[Congo-Kinshasa]]></category>
		<category><![CDATA[Interview]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Pour se réchauffer de ce début d&#8217;hiver rigoureux, nous vous emmenons pour l&#8217;interview du jour à Kinshasa dans l&#8217;univers singulier de Kiripi Katembo. A travers sa série « un regard », il nous livre une poésie brutale où le réel kinois semble en suspension. Kiripi Katembo ouvre une fenêtre, où photo et texte ont toujours une histoire à raconter. Travaillant à la fois la photo et la vidéo, il fera parti des artistes à suivre de près dans le futur&#8230; Peux-tu nous présenter ton parcours professionnel ? Après la peinture, j’embrasse la photographie et la vidéo à 27 ans. C’est au cours</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Pour se réchauffer de ce début d&rsquo;hiver rigoureux, nous vous emmenons pour l&rsquo;interview du jour à Kinshasa dans l&rsquo;univers singulier de <strong>Kiripi Katembo</strong>. A travers sa série « un regard », il nous livre une poésie brutale où le réel kinois semble en suspension. Kiripi Katembo ouvre une fenêtre, où photo et texte ont toujours une histoire à raconter. Travaillant à la fois la photo et la vidéo, il fera parti des artistes à suivre de près dans le futur&#8230;</p>
<h2>Peux-tu nous présenter ton parcours professionnel ? </h2>
<p>Après la peinture, j’embrasse la photographie et la vidéo à 27 ans. C’est au cours d’un workshop organisé par l’Académie des Beaux-arts de Kinshasa et par l’Université des Arts Décoratifs de Strasbourg que je réalise avec une petite caméra numérique de poche mon premier film expérimental « Voiture en Carton » qui participe au festival Pocket Film au Centre Pompidou à Paris en 2008. En cette même période  je débute la photo avec  un petit appareil photo de 5mega pixel. <figure id="attachment_1713" aria-describedby="caption-attachment-1713" style="width: 800px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class=" alignright size-full wp-image-1713" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2010/12/naitre2.jpg" alt="naitre © Kiripi Katembo" title="naitre © Kiripi Katembo" class="caption" align="right" width="800" height="533" /><figcaption id="caption-attachment-1713" class="wp-caption-text">naitre © Kiripi Katembo</figcaption></figure><br />
<br />Avec mes collègues du workshop sur la vidéo nous avons créé le collectif <em>YEBELA</em>, un collectif de jeunes vidéastes et photographes. Avec notre collectif nous avons réalisé un projet photo et vidéo sur le quotidien Kinois, un projet qui fut présenté au musée national de Kinshasa et dans les rues de la capitale.<br />
<br />En 2009 je réalise la série un <em>regard&#8230;</em> puis je participe avec une photo de la série à la <a href="http://www.afriqueinvisu.org/en-direct-de-kinshasa-afrikaribu,167.html">première biennale de la photographie <em>Afrikaribu</em></a>. J&rsquo;ai aussi participé comme assistant à la scénographie urbaine avec le collectif <em>Ezaposible</em>. C’est avec la société de production SUKA de Mr <strong>Djo Munga</strong> que j’ai réalisé le film documentaire « Après Mine » et « Symphonie de Kinshasa »  <br />
<br />En 2010 j’ai participé avec quatre photos de la série « Un Regard… » à la <a href="http://www.afriqueinvisu.org/rencontre-picha-biennale-de,495.html">biennale de la photographie et de l’image <em>PICHA</em></a>. </p>
<h2>Tu travailles à la fois la vidéo, le cinéma et la photographie. Comment s&rsquo;articulent ces différentes facettes de ta démarche ?</h2>
<p>Mon travail d’art en vidéo m’a permis de bien intégrer techniquement et artistiquement le monde du cinéma en donnant un cachet particulier à la réalisation des films de commande. C’est aussi dans certains projets cinématographiques que j’en profite pour faire un travail d’art sur le même sujet, car Djo Munga qui est mon producteur savait que je suis artiste et m’a beaucoup aidé dans la bonne organisation de mon temps de travail d’art (photo, vidéo) et de cinéma.<br />
<figure id="attachment_1714" aria-describedby="caption-attachment-1714" style="width: 800px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-1714" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2010/12/mutiler.jpg" alt="mutiler © Kiripi Katembo" title="mutiler © Kiripi Katembo" class="caption" align="center" width="800" height="533" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2010/12/mutiler.jpg 800w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2010/12/mutiler-300x200.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2010/12/mutiler-768x512.jpg 768w" sizes="(max-width: 800px) 100vw, 800px" /><figcaption id="caption-attachment-1714" class="wp-caption-text">mutiler © Kiripi Katembo</figcaption></figure></p>
<h2>Tu fais partie du collectif « Yebela », collectif de cinéastes et photographes. Peux-tu nous en parler et nous présenter les membres du collectif et vos projets communs ?</h2>
<p>Le collectif YEBELA est né en 2008 après un workshop réalisé par l’Académie de Beaux-arts et l’Ecole Supérieure des Arts Décoratifs de Strasbourg. Il était composé de jeunes vidéastes et photographes : <strong>Rhunod Panzu</strong> (vidéaste et photographe), <strong>Roger Kangudia</strong> (photographe) et <strong>Tange Shongo</strong> (vidéaste et performeur) et moi même qui ont tous participé au workshop.<br />
<br />Nous sommes un collectif qui réalise et produit des projets photographiques, vidéographiques d’art.<br />
<br />En 2009 nous avons réalisé et produit un projet photo, vidéo sur le quotidien Kinois, un projet qui fut présenté au musée national de Kinshasa.<br />
<br />Actuellement  nous sommes en train de préparer le Mois de la Photographie et de la Vidéo pour 2011.<br />
<figure id="attachment_1715" aria-describedby="caption-attachment-1715" style="width: 800px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class=" alignright size-full wp-image-1715" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2010/12/devenir2.jpg" alt="devenir © Kiripi Katembo" title="devenir © Kiripi Katembo" class="caption" align="right" width="800" height="533" /><figcaption id="caption-attachment-1715" class="wp-caption-text">devenir © Kiripi Katembo</figcaption></figure></p>
<h2>Il y a une vraie cohérence dans ton travail « Un regard » entre tes photos et leur titre très symbolique. Pourquoi et comment as-tu procédé pour réaliser cette série ?</h2>
<p>Intéressé par un décor urbain très complexe qui change depuis quelques années, je me suis mis à prendre des photos. Stoppé par les regards de la population qui n’aimait pas être photographiée, je suis allé vers l’eau, un élément qui faisait partie de mon environnement et qui m’a permis de détourner les regards pour continuer à prendre naturellement des photos de l’homme dans son milieu.<br />
<br />En exposant ces photos à l’envers, j’ouvrais une fenêtre sur un autre monde de mon milieu. Quand j’ai regardé chaque photo, pour moi il y avait toujours un sujet, un titre, une histoire à raconter sur mon pays. </p>
<h2>Ta recherche photographique, très poétique, semble très portée sur l&rsquo;esthétisme. T&rsquo;inspires-tu du travail d&rsquo;autres artistes ? Lesquels ?</h2>
<p>En quittant la peinture, je cherchais à faire un travail photographique très proche de la peinture. Dans l’idée  qu’une photo devrait être pour moi semblable à une peinture. En regardant les peintures de l’artiste Patshi Tshindel, Vitshoi, Basquiat etc.qui ont beaucoup travaillé sur des sujets qui touchent les milieux urbains. </p>
<h2>Ce travail a été exposé récemment aux Rencontres de Picha, festival de Lubumbashi. Comment a -t-il été reçu par le public ? Était-ce la première fois que tu le présentais au Congo ou la première fois que tu l&rsquo;exposais? Peux-tu nous raconter ton expérience sur ce festival ?</h2>
<p>J&rsquo;étais heureux! Le public est resté longtemps devant les photos en les observant. Ils cherchent à la fois à savoir comment la saleté pouvait être présentée sous une forme qui ne choque pas mais qui plutôt attire.  <br />
<br />La première fois, j’avais exposé deux photos de la série « Un Regard ». C’était lors d’une exposition commune du collectif « YEBLA » au Musée National de Kinshasa. La deuxième fois c&rsquo;était la biennale « Afrikaribu » où j&rsquo;avais présenté deux photos de la série, une exposition qui avait  plu au public ce qui m&rsquo;avait motivé pour continuer le travail sur la série « Un regard… » la  troisième fois c’est au cours d’un atelier dénommé« In situ » un atelier animé par Gody Lei et organisé par le collectif « Ezapossible » Et la quatrième fois à la Biennale « PICHA » où j&rsquo;ai présenté quatre photos de la série « Un Regard » une biennale qui a connu une très forte participation des artistes photographes, vidéastes et professionnels de l’art  qui ont aussi énormément apprécié mon travail.<br />
<figure id="attachment_1716" aria-describedby="caption-attachment-1716" style="width: 800px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-1716" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2010/12/subir.jpg" alt="subir © Kiripi Katembo" title="subir © Kiripi Katembo" class="caption" align="center" width="800" height="533" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2010/12/subir.jpg 800w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2010/12/subir-300x200.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2010/12/subir-768x512.jpg 768w" sizes="(max-width: 800px) 100vw, 800px" /><figcaption id="caption-attachment-1716" class="wp-caption-text">subir © Kiripi Katembo</figcaption></figure></p>
<h2>Tu as collaboré à plusieurs documentaires « Congo en quatre actes, Les Femmes qui attendent », « Kinshasa symphony » ou encore « Voiture en carton » que tu as réalisés au téléphone mobile. Quels sont tes projets actuels en cinéma ? </h2>
<p>Je suis actuellement en train de réaliser un film documentaire sur la vie d’un jeune sapeur qui s’appelle Modogo. Dans le film je souhaite présenter une autre vie que le gens ignorent d’un sapeur. </p>
<h2>Quels sont tes projets à venir ? En photo ?</h2>
<p>Avec le manque d’espace ou lieu d’expression artistique qui existe dans mon pays, je souhaite créer un espace de travail, d’exposition et de projection des œuvres arts photographiques et Vidéo.<br />
<br />Réaliser un travail photographique sur la mémoire de Lumumba dans une architecture qui a habité ses actions historiques. Ce travail de photomontage  consiste à trouver les bâtiments témoins silencieux de l’histoire et sosies dans les différent lieux et pays où Lumumba a travaillé, posé des actes. Puis revenir dans ces mêmes décors ou bâtiments pour exposer mon travail. </p>
<figure id="attachment_1717" aria-describedby="caption-attachment-1717" style="width: 800px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-1717" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2010/12/rester.jpg" alt="rester © Kiripi Katembo" title="rester © Kiripi Katembo" class="caption" align="center" width="800" height="533" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2010/12/rester.jpg 800w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2010/12/rester-300x200.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2010/12/rester-768x512.jpg 768w" sizes="(max-width: 800px) 100vw, 800px" /><figcaption id="caption-attachment-1717" class="wp-caption-text">rester © Kiripi Katembo</figcaption></figure>
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