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	<title>Archives des Laila Hida - Afrique In Visu</title>
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	<description>Plateforme autour du métier de photographe en Afrique depuis 2006</description>
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	<title>Archives des Laila Hida - Afrique In Visu</title>
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		<title>Les fantômes de l’image photographique &#8211; Interview de Kais Aiouch et Chahine Fellahi</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Jeanne Mercier]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 10 Jun 2021 08:45:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Éditorial]]></category>
		<category><![CDATA[Interview]]></category>
		<category><![CDATA[Chahine Fellahi]]></category>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><em>Dans le cadre de l’exposition « Je frotte mon langage contre l’autre » dans le cadre Dabaphoto 6 au 18 à Marrakech, nous partons à la rencontre du duo <strong>Chahine Fellahi</strong> et <strong>Kais Aiouch</strong>.<br>Un appel à projet nous a mis sur la trace de ces nouveaux regards qui arpentent le paysage et ré-inventent les fictions avec leurs appareils trouvés au fond d’un placard, échangés ou chinés dans les souks hebdomadaires et marchés de la seconde main.<br>Par la diversité des propositions, l’exposition souligne à quel point une pratique élargie de l’image, allant de la mise en scène au collage, du stop motion à la vidéo, ou encore à l’édition a pu transcender les générations et le territoire. Avec ce duo et cette interview nous revenons sur le caractère fantomatique de l’image photographique avec leurs cyanotypes, le pli et l’étreinte.</em></p>



<p><strong>Pourriez-vous vous présenter et nous dire quelques mots sur votre duo (formation, où vous êtes basées, comment vous vous êtes rencontrés si cela est pertinent, par exemple si vous faites toutes vos œuvres ensembles ou seulement sur des projets)&nbsp;?</strong><br>Nous sommes des amis d’enfance et notre amitié s’est nouée autour d’une passion commune pour la photographie et le cinéma. Nous avons passé presque dix ans à l’étranger où chacun a étudié et travaillé&nbsp;: Chahine a étudié le cinéma et la philosophie au King’s College de Londres&nbsp;; Kaïs est diplômé d’architecture de l’ENSA Paris-Malaquais. Malgré nos parcours très différents nous avons construit avec le temps un terrain de jeu commun qui est devenu la base de notre travail aujourd’hui. Ces dernières années, nous avons passé beaucoup de notre temps libre à explorer ensemble l’histoire des technologies des médias, à retracer la généalogie de la caméra, les ancêtres de l’optique, à expérimenter différentes méthodes allant de la Chronophotographie à la Camera Obscura. Au départ c’était vraiment la curiosité qui guidaient nos recherches et nos expérimentations, et puis petit à petit c’est devenu un peu comme un rituel pour nous deux. Notre pratique commune a évolué organiquement de ce terrain de jeu que nous nous sommes créés et qui continue à se nourrir aujourd’hui.</p>



<p><strong>Pourriez-vous nous présenter chacun vos pratiques respectives et vos thèmes de prédilections&nbsp;?</strong><br><strong>Chahine&nbsp;:</strong> Ma pratique s’articule autour de questionnements qui portent sur la nature de l’image photographique et ses enjeux sur le terrain de la perception. Qu’est ce qui dans l’image fait sens&nbsp;? Comment l’image inscrit-elle la mémoire du sensible&nbsp;? Comment l’image affecte-t-elle le corps de celui ou celle qui la regarde&nbsp;? De ces questions découlent les dispositifs photographiques et filmiques que je mets en place. Mes travaux explorent les thèmes de la mémoire et de l’oubli, de l’imaginaire et de l’inconscient, du désir et de la violence, du rapport entre le regard et le pouvoir, l’humain et la machine, le corps et le paysage… Un sujet qui revient souvent est celui de l’image comme trace, comme témoin d’une mémoire matérielle. Celle-ci se situe à la marge du visible et de l’invisible, habitée par un sentiment d’inquiétante étrangeté, ce qui traverse à la fois mon travail sur le médium et le choix de mes sujets.<br><strong>Kaïs&nbsp;:</strong> Ces dernières années j’ai particulièrement travaillé sur le thème de la ruine et sur la notion du sauvage. Mon approche de l’objet, qu’il s’agisse du bâtiment ou d’une pièce graphique, tourne autour de sa matérialité et de ses mécanismes de décomposition, mettant en rapport le lien ambigu qui existe entre matière inanimée et matière vivante. La mémoire est exprimée à travers la matérialité de l’objet, les traces tangibles de son vieillissement et la mutation constante de sa forme. Pour l’architecture comme pour la photographie ou la vidéo je cherche à explorer les qualités plastiques de la matière en décomposition pour mettre en avant les différentes temporalités qui la traversent. Je recherche dans mon travail un sentiment de constant inachèvement, un état de suspension donnant à l’œuvre une certaine étrangeté et créant un rapport d’altérité avec celui qui la regarde.</p>



<figure class="wp-block-image size-large is-resized is-style-default"><img fetchpriority="high" decoding="async" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/06/AIV-03_Portrait-Cyanotype2_2021-751x1024.jpg" alt="cynotype" class="wp-image-6932" width="751" height="1024" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/06/AIV-03_Portrait-Cyanotype2_2021-751x1024.jpg 751w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/06/AIV-03_Portrait-Cyanotype2_2021-220x300.jpg 220w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/06/AIV-03_Portrait-Cyanotype2_2021-768x1047.jpg 768w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/06/AIV-03_Portrait-Cyanotype2_2021-480x655.jpg 480w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/06/AIV-03_Portrait-Cyanotype2_2021.jpg 880w" sizes="(max-width: 751px) 100vw, 751px" /><figcaption>Portrait Cyanotype, 2021</figcaption></figure>



<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" width="748" height="1024" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/10/AIV-03_PortraitCyanotype1_2021-748x1024.jpg" alt="" class="wp-image-6939" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/10/AIV-03_PortraitCyanotype1_2021-748x1024.jpg 748w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/10/AIV-03_PortraitCyanotype1_2021-219x300.jpg 219w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/10/AIV-03_PortraitCyanotype1_2021-768x1052.jpg 768w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/10/AIV-03_PortraitCyanotype1_2021-480x658.jpg 480w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/10/AIV-03_PortraitCyanotype1_2021.jpg 876w" sizes="(max-width: 748px) 100vw, 748px" /><figcaption>Portrait Cyanotype, 2021</figcaption></figure>



<p><strong>Comment se passent vos collaborations&nbsp;?</strong><br>Nous avons souvent collaboré l’un et l’autre sur nos projets individuels donc notre pratique commune s’est développée assez naturellement. Dans notre processus créatif nous sommes plutôt complémentaires. Nous partageons un grand nombre d’intérêts conceptuels et esthétiques, mais chacun a une méthode de travail qui lui est propre&nbsp;: Chahine est généralement plus prolifique dans son approche, elle multiplie les questionnements autour de la pièce sur laquelle on travaille et apporte de nouveaux angles pour expérimenter. Kaïs a plus tendance à se concentrer sur une direction précise, à insister sur la méthode pour épuiser les essais sur la pièce. Notre approche se construit donc à deux voix, en instaurant un dialogue dans la production de l’œuvre jusqu’à parvenir à un point où l’objet nous parle en retour.<br>Dans les travaux qu’on a produit ensemble on explore les thèmes de l’intime, la mémoire, la tactilité de l’image, le geste&#8230; Il y a toujours une forme de rituel qui est associée à nos projets. Elle se manifeste à la fois à travers les techniques qu’on met en œuvre (les rituels de la photographie, de la chambre noire) mais aussi dans notre approche conceptuelle. Lorsqu’on se met à produire une pièce ou à faire des essais, on ne parle pas beaucoup. Les gestes se succèdent dans le silence, on travaille presque d’une seule main, et lorsqu’on arrive à un résultat on l’observe tous les deux, on échange quelques mots, puis on recommence.</p>



<p><strong>Chahine, ton travail s’articule entre le digital et l’analogique, des œuvres plastiques mais aussi de plus en plus de vidéos, peux-tu nous présenter tes dernières vidéos, comme The Cut et Chergui&nbsp;?</strong><br>Ces dernières années je me suis penchée sur la dimension spectrale de l’image pour aborder les questions de la mémoire, de la trace et de l’archive. Je suis un jour tombée sur des images d’archives filmées par un industriel italien documentant ses voyages à travers le Maroc&nbsp;; ces images sont devenues la base sur laquelle j’ai réalisé Chergui. J’ai été particulièrement frappée par les gestes fuyants des femmes filmées. Pour moi ces gestes trahissent la présence invasive de la caméra, inversant le rapport de pouvoir entre celui qui regarde et celles qui sont vues. Les images de Chergui ont été générées à travers de multiples mutations des images d’origine, une série de copies et d’erreurs. En accélérant la dégradation des images, j’ai cherché à rendre ces figures féminines insaisissables au regard. Dans The Cut (réalisé d’ailleurs en collaboration avec Kaïs), j’ai documenté le sacrifice du mouton. À travers cette vidéo, j’ai voulu faire appel à la dimension sacrée – ou mystique – de l’image filmique, tout en explorant l’atmosphère du rituel et le labeur qui y est associé, de la préparation au nettoyage du corps, en passant par l’égorgement de l’animal.<br>Dans ces deux vidéos, l’intégrité de l’image est remise en question. Le corps même du film est marqué de déformations, de déchirures et de griffures, au point où les contours des figures s’effacent et les frontières entre l’extérieur et l’intérieur de l’image disparaissent. C’est dans cette zone de flou, d’incertitude entre l’absence et la présence, le visible et l’invisible, le réel et l’imaginaire, que je situe – ou que je cherche – le spectre de l’image. Chergui et The Cut mettent en scène des rituels de mémoire qui invoquent ce spectre, une sorte d’image fantôme, ou “mort-vivante”.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" width="1024" height="734" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/10/AIV-04_The-Cut2_2020-1024x734.jpg" alt="" class="wp-image-6940" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/10/AIV-04_The-Cut2_2020-1024x734.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/10/AIV-04_The-Cut2_2020-300x215.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/10/AIV-04_The-Cut2_2020-768x550.jpg 768w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/10/AIV-04_The-Cut2_2020-480x344.jpg 480w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/10/AIV-04_The-Cut2_2020.jpg 1200w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption>© Chahine Fellahi</figcaption></figure>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="768" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/10/AIV-02_Chergui-Chahine-Fellahi_2019-1024x768.jpg" alt="" class="wp-image-6936" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/10/AIV-02_Chergui-Chahine-Fellahi_2019-1024x768.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/10/AIV-02_Chergui-Chahine-Fellahi_2019-300x225.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/10/AIV-02_Chergui-Chahine-Fellahi_2019-768x576.jpg 768w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/10/AIV-02_Chergui-Chahine-Fellahi_2019-480x360.jpg 480w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/10/AIV-02_Chergui-Chahine-Fellahi_2019.jpg 1200w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption>Chergui, 2019<br>© Chahine Fellahi</figcaption></figure>



<p><strong>Kaïs, comment s’articule ton travail d’architecte et de photographe, ces pratiques sont-elles complètement dissociées ou se nourrissent-elles&nbsp;?</strong><br>Un certain nombre de ponts existent entre mes projets d’architecture et ma pratique photographique, mais ce n’est pas systématique. Ce lien se retrouve notamment dans mon approche matérielle de l’œuvre&nbsp;: je cherche souvent à explorer les qualités plastiques de la matière brute, que ce soit dans l’usage de matériaux dénudés en architecture ou par le travail sur la matière de l’image photographique, son épaisseur, son toucher. En ce qui concerne ma pratique architecturale, j’ai tendance à considérer le bâtiment comme un objet “autre”, à la fois inanimé et vivant car étudié dans le cadre d’une transformation constante. Le bâtiment vit donc il vieillit. Les mécanismes de vieillissement du bâtiment, voire de dégradation, sont souvent au cœur de mes projets, et les usages que j’imagine pour ces espaces s’inscrivent dans ce mécanisme de décomposition. Les recherches sur l’art auto-destructif effectuées par Gustav Metzger au cours des années 60 et les travaux du groupe SITE dans les années 70 ont beaucoup inspiré ma pratique architecturale et ont nourri mon intérêt pour la ruine.<br>Cet attrait pour l’œuvre inachevée se retrouve peut-être aussi dans ma pratique photographique. Les scènes que je cherche à capturer sont contenues dans un mouvement figé, un geste à peine démarré ou en cours de réalisation. Mes sujets sont souvent aliénés à travers le geste photographique&nbsp;; ils sont traversés par une temporalité ambiguë, suspendue entre persistance et changement.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="768" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/10/AIV-05_Book-Photo-Kais-Aiouch_2020-1024x768.jpg" alt="" class="wp-image-6941" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/10/AIV-05_Book-Photo-Kais-Aiouch_2020-1024x768.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/10/AIV-05_Book-Photo-Kais-Aiouch_2020-300x225.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/10/AIV-05_Book-Photo-Kais-Aiouch_2020-768x576.jpg 768w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/10/AIV-05_Book-Photo-Kais-Aiouch_2020-480x360.jpg 480w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/10/AIV-05_Book-Photo-Kais-Aiouch_2020.jpg 1200w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption>Book Photo, 2020<br>© Kais Aiouch</figcaption></figure>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="768" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/10/AIV-05_Travail-sur-la-ruine_2019-1024x768.jpg" alt="" class="wp-image-6942" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/10/AIV-05_Travail-sur-la-ruine_2019-1024x768.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/10/AIV-05_Travail-sur-la-ruine_2019-300x225.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/10/AIV-05_Travail-sur-la-ruine_2019-768x576.jpg 768w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/10/AIV-05_Travail-sur-la-ruine_2019-480x360.jpg 480w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/10/AIV-05_Travail-sur-la-ruine_2019.jpg 1200w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption>Ruine, 2019<br>© Kais Aiouch</figcaption></figure>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="768" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/10/AIV-01_Experimentatioons_Chronophotographie_Insomnia_2017-1024x768.jpg" alt="" class="wp-image-6935" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/10/AIV-01_Experimentatioons_Chronophotographie_Insomnia_2017-1024x768.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/10/AIV-01_Experimentatioons_Chronophotographie_Insomnia_2017-300x225.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/10/AIV-01_Experimentatioons_Chronophotographie_Insomnia_2017-768x576.jpg 768w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/10/AIV-01_Experimentatioons_Chronophotographie_Insomnia_2017-480x360.jpg 480w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/10/AIV-01_Experimentatioons_Chronophotographie_Insomnia_2017.jpg 1200w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption>Expérimentations Chronophotographie<br>Insomnia, 2017 </figcaption></figure>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="768" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/10/AIV-01_Experimentatioons_Camera-Obscura_2018-1024x768.jpg" alt="" class="wp-image-6934" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/10/AIV-01_Experimentatioons_Camera-Obscura_2018-1024x768.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/10/AIV-01_Experimentatioons_Camera-Obscura_2018-300x225.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/10/AIV-01_Experimentatioons_Camera-Obscura_2018-768x576.jpg 768w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/10/AIV-01_Experimentatioons_Camera-Obscura_2018-480x360.jpg 480w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/10/AIV-01_Experimentatioons_Camera-Obscura_2018.jpg 1200w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption>Expérimentations Camera Obscura, 2018 </figcaption></figure>



<p><strong>Avec Dabaphoto, vous êtes exposés avec toute une jeune scène photographique marocaine ( née entre 1990 et 2000), qu’est-ce qui vous a particulièrement étonné&nbsp;?</strong><br>Ce qui nous a particulièrement étonné dans cette exposition c’est de constater la diversité des visions qui existe chez les différents artistes, à la fois dans les approches, les sujets, les choix de supports ou d’installation. Chaque artiste qui y est présenté est arrivé à la photographie par une trajectoire différente et se l’est appropriée d’une manière singulière. Pour nous Dabaphoto manifeste vraiment la richesse de la scène photographique émergente au Maroc. Ça a donc été très stimulant pour nous de découvrir cette diversité des œuvres présentées dans cette exposition. Une pièce qui nous a particulièrement marqué et intrigué est celle de Yassine Rachidi&nbsp;! Son texte “Mabrouk l’aveugle” et l’installation qui l’accompagne déploie son univers poétique dans l’espace. Sa pièce nous a beaucoup touché, dans cette dynamique élégante entre mélancolie et absurde, sa proximité avec Mabrouk, son intimité avec le sujet. Yassine met ici en avant une dimension affective qui fait écho avec notre propre travail.</p>



<p><strong>Dans le cadre de Dabaphoto, nous présentons votre travail avec deux séries réalisées en cyanotype. Pourquoi avoir choisi cette technique traditionnelle et en quoi consiste ces séries&nbsp;?</strong><br>Nous avons choisi de travailler avec l’impression cyanotype sur ces séries car le mode d’impression est lui-même marqué par un contact entre l’image et le support, entre la lumière et la solution. Notre intérêt pour de telles méthodes, qui peuvent être considérées comme obsolètes, est de questionner la nature même de l’image photographique en revenant à son mécanisme le plus “primitif”&nbsp;: celui du jeu de l’ombre et de la lumière. Dans les deux séries que nous présentons à Dabaphoto, Le Pli et l’Étreinte, nous explorons en particulier le caractère fantomatique de l’image photographique à travers le geste et l’empreinte. En s’inspirant du modèle de la chronophotographie nous avons cherché à décomposer le geste à travers le motif de la série. La transformation du geste est doublée par la transformation du médium&nbsp;: la figure féminine – femme-voile ou femme-arbre – qui hante les deux séries fait écho à la matière même de l’image photographique qui est marquée par une trace, une forme qui se dévoile et qui se révèle ou qui, à l’inverse, se retire et disparaît.</p>



<figure class="wp-block-image size-large is-style-default"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="744" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/10/AIV-07_Cyanotype_Letreinte_2020-1024x744.jpg" alt="" class="wp-image-6944" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/10/AIV-07_Cyanotype_Letreinte_2020-1024x744.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/10/AIV-07_Cyanotype_Letreinte_2020-300x218.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/10/AIV-07_Cyanotype_Letreinte_2020-768x558.jpg 768w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/10/AIV-07_Cyanotype_Letreinte_2020-480x349.jpg 480w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/10/AIV-07_Cyanotype_Letreinte_2020.jpg 1200w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption>Cyanotype Letreinte, 2020</figcaption></figure>



<figure class="wp-block-image size-large is-style-default"><img loading="lazy" decoding="async" width="771" height="1024" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/10/AIV-07_Cyanotype_Le-Pli_2020-771x1024.jpg" alt="" class="wp-image-6943" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/10/AIV-07_Cyanotype_Le-Pli_2020-771x1024.jpg 771w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/10/AIV-07_Cyanotype_Le-Pli_2020-226x300.jpg 226w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/10/AIV-07_Cyanotype_Le-Pli_2020-768x1021.jpg 768w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/10/AIV-07_Cyanotype_Le-Pli_2020-480x638.jpg 480w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/10/AIV-07_Cyanotype_Le-Pli_2020.jpg 903w" sizes="(max-width: 771px) 100vw, 771px" /><figcaption>Cyanotype, Le Pli, 2020 </figcaption></figure>



<p><strong>Quels sont vos projets communs et distincts pour 2021 et 2022&nbsp;?</strong><br>Nos projets pour l’année à venir sont principalement communs. Nous avons débuté le 24 mai une résidence avec l’Atelier de l’Observatoire. Nous travaillons ici sur la mémoire des plantes et des insectes dans la région de Bouskoura, près de Casablanca. Mettant en œuvre différents procédés photographiques pour documenter la mémoire du paysage périurbain, ce projet développe nos recherches autour de l’empreinte photographique comme trace d’une mémoire matérielle. Le travail issu de cette résidence sera exposé en Septembre dans le cadre du Musée collectif de Casablanca. Nous venons aussi de lancer le projet Kimiā, un collectif dédié aux pratiques expérimentales de la photographie, du cinéma et aux autres arts des médias. Nous cherchons à faire valoriser les modes de production d’image à petite échelle, les méthodes artisanales ainsi que les pratiques qui réinventent et qui se réapproprient les outils de création de l’image. Pour ce projet nous mettons en place un programme d’ateliers qui nous permet de partager des méthodes, techniques ainsi que des ressources autour de ces pratiques. En parallèle nous travaillons aussi sur la réalisation d’un court métrage, Aziza, dont la sortie est prévue pour 2022.</p>



<figure class="wp-block-image size-large is-style-default"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="768" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/10/AIV-08_Workshop-Kimia_Photogrammes-Residence-Atelier-de-Lobservatoire_Mai-2021-1024x768.jpg" alt="" class="wp-image-6946" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/10/AIV-08_Workshop-Kimia_Photogrammes-Residence-Atelier-de-Lobservatoire_Mai-2021-1024x768.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/10/AIV-08_Workshop-Kimia_Photogrammes-Residence-Atelier-de-Lobservatoire_Mai-2021-300x225.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/10/AIV-08_Workshop-Kimia_Photogrammes-Residence-Atelier-de-Lobservatoire_Mai-2021-768x576.jpg 768w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/10/AIV-08_Workshop-Kimia_Photogrammes-Residence-Atelier-de-Lobservatoire_Mai-2021-480x360.jpg 480w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/10/AIV-08_Workshop-Kimia_Photogrammes-Residence-Atelier-de-Lobservatoire_Mai-2021.jpg 1200w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption>Workshop Kimia Photogrammes, Résidence Atelier de L’observatoire, Mai 2021 </figcaption></figure>



<figure class="wp-block-image size-large is-style-default"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="768" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/10/AIV-08_Residence-Atelierde-Lobservatoire_Memoire-des-cactus_Mai-2021-1024x768.jpg" alt="" class="wp-image-6945" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/10/AIV-08_Residence-Atelierde-Lobservatoire_Memoire-des-cactus_Mai-2021-1024x768.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/10/AIV-08_Residence-Atelierde-Lobservatoire_Memoire-des-cactus_Mai-2021-300x225.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/10/AIV-08_Residence-Atelierde-Lobservatoire_Memoire-des-cactus_Mai-2021-768x576.jpg 768w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/10/AIV-08_Residence-Atelierde-Lobservatoire_Memoire-des-cactus_Mai-2021-480x360.jpg 480w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/10/AIV-08_Residence-Atelierde-Lobservatoire_Memoire-des-cactus_Mai-2021.jpg 1200w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption>Résidence Atelier de L’observatoire, Mémoire des cactus, Mai 2021 </figcaption></figure>
<p>L’article <a href="https://www.afriqueinvisu.org/les-fantomes-de-limage-photographique-une-interview-de-kais-aiouch-et-chahine-fellahi/">Les fantômes de l’image photographique &#8211; Interview de Kais Aiouch et Chahine Fellahi</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.afriqueinvisu.org">Afrique In Visu</a>.</p>
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		<title>Les enquêtes artistiques &#8211; Interview de Yassine Rachidi</title>
		<link>https://www.afriqueinvisu.org/les-enquetes-artistiques-interview-de-yassine-rachidi/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jeanne Mercier]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 17 May 2021 09:42:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Éditorial]]></category>
		<category><![CDATA[Interview]]></category>
		<category><![CDATA[dabaphoto]]></category>
		<category><![CDATA[expérimentations photographiques]]></category>
		<category><![CDATA[Laila Hida]]></category>
		<category><![CDATA[Le 18]]></category>
		<category><![CDATA[Maroc]]></category>
		<category><![CDATA[procédé argentique]]></category>
		<category><![CDATA[Yassine Rachidi]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Cette semaine, nous partons à la rencontre de Yassine Rachidi et de l’exposition « JE FROTTE MON LANGAGE CONTRE L’AUTRE » dans le cadre de Dabaphoto du 23 mars au 30 juin 2021 à Marrakech.Un appel à projet nous a mis sur la trace de ces nouveaux regards qui arpentent le paysage et ré-inventent les fictions avec leurs appareils trouvés au fond d’un placard, échangés ou chinés dans les souks hebdomadaires et marchés de la seconde main.Par la diversité des propositions, l’exposition souligne à quel point une pratique élargie de l’image, allant de la mise en scène au collage, du stop motion</p>
<p>L’article <a href="https://www.afriqueinvisu.org/les-enquetes-artistiques-interview-de-yassine-rachidi/">Les enquêtes artistiques &#8211; Interview de Yassine Rachidi</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.afriqueinvisu.org">Afrique In Visu</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><em>Cette semaine, nous partons à la rencontre de <strong>Yassine Rachidi</strong> et de l’exposition « JE FROTTE MON LANGAGE CONTRE L’AUTRE » dans le cadre de <a href="https://le18marrakech.com/category/cycles/dabaphoto/dbph6-je-frotte-mon-langage-contre-lautre/">Dabaphoto du 23 mars au 30 juin 2021</a> à Marrakech.<br>Un appel à projet nous a mis sur la trace de ces nouveaux regards qui arpentent le paysage et ré-inventent les fictions avec leurs appareils trouvés au fond d’un placard, échangés ou chinés dans les souks hebdomadaires et marchés de la seconde main.<br>Par la diversité des propositions, l’exposition souligne à quel point une pratique élargie de l’image, allant de la mise en scène au collage, du stop motion à la vidéo, ou encore à l’édition a pu transcender les générations et le territoire, comme en témoigne l’oeuvre de Yassine Rachidi.L’image n’est que le démarrage de discours nouveaux et contemporains qui inscrivent l’argentique dans un va et vient entre ce qui est, ce qui aurait pu être et le futur de la photographie.</em></p>



<p><strong>Peux- tu te présenter ainsi que ton approche artistique&nbsp;?</strong><br>Yassine Rachidi, 25 ans – toutes ses dents &#8211; et artiste multidisciplinaire. J’explore dans ma pratique différentes formes narratives – l’écrit, la photo, la vidéo, le collage sonore – tout en essayant de creuser la transversalité qui existe entre littérature et arts visuels. Sur les fiches d’embarquements dans l’avion pour occupation j’inscris enquêteur.</p>



<p><strong>Tu es basé à Montréal, continues- tu, et pourquoi dans le cadre de tes projets artistiques à circuler entre le Maroc, la Tunisie&nbsp;?</strong><br>Oui je continue à bourlinguer entre les deux rives et trouve ces derniers temps l’entre-deux très fertile. J’ai grandi d’un côté (le Canada) où tout fonctionne mais où les rues sont vides tandis que l’autre côté (le Maroc) rien ne va mais les rues sont pleines. Je crois que le chaos nous tient en éveil et qu’aujourd’hui il est important de ne pas s’endormir. Au Maroc comme en Tunisie il y a une part informelle aux solutions qu’on trouve à nos problèmes et contrairement à où j’ai grandi, le tissu social est hétérogène et laisse place à l’absurde. La région MENA c’est un grand théâtre. Il y a un tel bagage historique, culturel mais surtout humain de l’autre côté. C’est ce qui m’a aspiré et m’inspire je crois dans mon travail.</p>



<figure class="wp-block-image size-large is-resized is-style-default"><img loading="lazy" decoding="async" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/10/WEB-Stills-from-stop-motion-1024x572.jpg" alt="" class="wp-image-6970" width="842" height="470" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/10/WEB-Stills-from-stop-motion-1024x572.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/10/WEB-Stills-from-stop-motion-300x168.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/10/WEB-Stills-from-stop-motion-768x429.jpg 768w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/10/WEB-Stills-from-stop-motion-480x268.jpg 480w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/10/WEB-Stills-from-stop-motion.jpg 1200w" sizes="(max-width: 842px) 100vw, 842px" /><figcaption>Stills from stop motion © Yassine Rachidi</figcaption></figure>



<p><strong>Peux-tu nous parler de la ville Asfi Safi, quel est ton lien avec cette ville et peux tu nous parler si cette ville a un impact sur ton travail&nbsp;?</strong><br>Je suis né à Asfi et y ai grandi jusqu’à mes 5 ans, j’ai donc un lien très naïf aux souvenirs que j’ai de cette ville. Je crois que comme toutes les villes portuaires, Asfi a longtemps été une porte vers le monde.<br>Voyez, l’océan ramène les poissons, les colons mais aussi les mythes. J’ai grandi à travers des histoires et des halkas (contes) de ce monde qu’a connu Safi et que mes parents m’ont conté dans mon enfance. Tout récemment j’y ai passé 4 mois où je faisais de la recherche sur Tighaline, une cité maritime enfouie au large de Beddouza (village au nord à 30 km de Safi). Il n’y a que très peu sinon aucun article sérieux sur la question. Le capitaine Cousteau projetait de la visiter mais il est mort avant. Ne reste que des halkas (contes) et des mythes des anciens sur la cité et sur ses sirènes que des pêcheurs auraient vu donner naissance dans une grotte qui y fait face (la grotte du Studieux).</p>



<p><strong>Je crois que tu es très investis dans le football, y a t-il un lien avec ton travail artistique&nbsp;?</strong><br>J’adore le foot, je suis un grand amoureux du ballon rond et de ses poètes. J’aimerais qu’il y ait un lien avec mon travail, mais il n’y en a aucun jusqu’à présent.</p>



<p><strong>Nous avons beaucoup aimé ton projet super poétique «&nbsp;Lost in transition&nbsp;», peux- tu nous raconter la génèse de ce projet, la rencontre avec ce pêcheur, la collaboration avec Amy Douglas-Morris Benavides, si ce projet continue et en quoi consiste l’oeuvre finale&nbsp;?</strong><br>Mohsen est un homme de l’éphémère et sa dérive. Le projet explorait en 2019 la pratique de cet homme qui erre depuis 30 ans sur la côte de Zarzis, dans le sud-est de la Tunisie, pour collecter des objets perdus de migrants clandestins. Ce qui n’était au départ qu’une action écologique qui a rapidement pris une tournure sociopolitique lorsque Mohsen s’est mis à trouver des corps et à archiver des centaines de milliers de bouteilles de plastique (qui lui a valu le record Guinness du plus grand nombre de bouteilles amassées en mer). Des 150 000 bouteilles qu’il a ramassées, 40 d’entre elles portaient des messages. J’avais alors organisé à Tunis (en collaborant avec Amy DMB) une exposition immersive composée de différentes installations qui exploraient les liens entre ces lettres qu’il trouvait en mer et les trames narratives existantes dans les vêtements des migrants qu’il archivait. En darija, les migrants sans papiers on les appelle les «&nbsp;harraga&nbsp;» (les brûleurs). C’est une expression qui est très courante mais qui éveille aussi beaucoup de questions. Le langage n’est jamais innocent, n’est-ce pas&nbsp;? On a cherché avec ce projet à investiguer les traces que laissent ces brûleurs et la nature de leur feu et des histoires qu’il porte. Les chiffres aujourd’hui mettent en lumière la migration clandestine mais l’oblitèrent paradoxalement. Je pense qu’ils ne peuvent que représenter de façon abstraite et aseptisée un phénomène qui comporte des dimensions éthiques et des sentiments moraux. C’est cette part qu’on cherchait à éveiller avec les bouteilles de Mohsen.<br>Le projet a été présenté une fois dans son ensemble à Tunis et une partie du projet est aujourd’hui exposée à la Blackwood Gallery à Toronto dans le cadre de l’exposition Migratory Passages. Nous aimerions reconduire l’exposition de l’autre côté de la Méditerranée par la suite si Dieu veut et si l’opportunité se présente.</p>



<figure class="wp-block-image size-large is-style-default"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="673" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/10/WEB-Theme-for-the-cross-Yassine-1024x673.jpg" alt="" class="wp-image-6965" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/10/WEB-Theme-for-the-cross-Yassine-1024x673.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/10/WEB-Theme-for-the-cross-Yassine-300x197.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/10/WEB-Theme-for-the-cross-Yassine-768x505.jpg 768w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/10/WEB-Theme-for-the-cross-Yassine-1536x1010.jpg 1536w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/10/WEB-Theme-for-the-cross-Yassine-480x316.jpg 480w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/10/WEB-Theme-for-the-cross-Yassine.jpg 1920w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption>Theme for the cross<br>© Yassine Rachidi</figcaption></figure>



<figure class="wp-block-image size-large is-style-default"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="672" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/10/WEB-TUNISIA052-Yassine-1024x672.jpg" alt="" class="wp-image-6967" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/10/WEB-TUNISIA052-Yassine-1024x672.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/10/WEB-TUNISIA052-Yassine-300x197.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/10/WEB-TUNISIA052-Yassine-768x504.jpg 768w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/10/WEB-TUNISIA052-Yassine-1536x1008.jpg 1536w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/10/WEB-TUNISIA052-Yassine-480x315.jpg 480w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/10/WEB-TUNISIA052-Yassine.jpg 1834w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption>Tunisia <br>© Yassine Rachidi </figcaption></figure>



<figure class="wp-block-image size-large is-style-default"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="676" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/10/WEB-TUNISIA051-Yassine-1024x676.jpg" alt="" class="wp-image-6966" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/10/WEB-TUNISIA051-Yassine-1024x676.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/10/WEB-TUNISIA051-Yassine-300x198.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/10/WEB-TUNISIA051-Yassine-768x507.jpg 768w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/10/WEB-TUNISIA051-Yassine-1536x1014.jpg 1536w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/10/WEB-TUNISIA051-Yassine-480x317.jpg 480w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/10/WEB-TUNISIA051-Yassine.jpg 1789w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption>Tunisia <br>© Yassine Rachidi </figcaption></figure>



<figure class="wp-block-image size-large is-style-default"><img loading="lazy" decoding="async" width="666" height="1024" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/10/WEB-TUNISIA054-Yassine-666x1024.jpg" alt="" class="wp-image-6968" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/10/WEB-TUNISIA054-Yassine-666x1024.jpg 666w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/10/WEB-TUNISIA054-Yassine-195x300.jpg 195w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/10/WEB-TUNISIA054-Yassine-768x1182.jpg 768w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/10/WEB-TUNISIA054-Yassine-998x1536.jpg 998w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/10/WEB-TUNISIA054-Yassine-480x739.jpg 480w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/10/WEB-TUNISIA054-Yassine.jpg 1192w" sizes="(max-width: 666px) 100vw, 666px" /><figcaption>Tunisia <br>© Yassine Rachidi </figcaption></figure>



<figure class="wp-block-image size-large is-style-default"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="679" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/10/WEB-Sea-bottle-form-1024x679.jpg" alt="" class="wp-image-6964" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/10/WEB-Sea-bottle-form-1024x679.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/10/WEB-Sea-bottle-form-300x199.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/10/WEB-Sea-bottle-form-768x509.jpg 768w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/10/WEB-Sea-bottle-form-1536x1018.jpg 1536w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/10/WEB-Sea-bottle-form-480x318.jpg 480w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/10/WEB-Sea-bottle-form.jpg 1920w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption>Sea bottle form<br>© Yassine Rachidi</figcaption></figure>



<p><strong>Peux-tu nous parler de tes derniers projets et nous les raconter&nbsp;?</strong><br>Le dernier mojo qui me vient en tête c’est <em>A life full of holes.</em> C’est un récit que j’ai écrit durant le premier confinement et qui explorait le grand trou qu’a laissé William Lyttle, l’homme-taupe de Hackney (quartier de Londres). Un personnage à la fois mystérieux et absurde qui avait fait la manche des faits divers d’un journal local en 2006 lorsqu’il a été expulsé de sa maison et qu’on avait découvert qu’il avait creusé durant 4 décennies sous sa maison une série complexe de tunnels allant jusqu’à 8 mètres de profondeur et 20 mètres de largeur. La nouvelle que j’avais écrit creusait à ma manière les raisons qui poussait cet homme en toute lucidité à chercher refuge dans ses tunnels et les merveilles de son monde souterrain. Le récit dressait alors une ode à cet antihéros qui s’était tant enfoui sous terre qu’il n’en est jamais réellement revenu. J’en avais alors édité 12 copies que j’avais envoyé à douze endroits sur terre à un moment où les enveloppes voyageaient lorsque les corps ne le pouvaient pas. Puis j’ai collé une centaine d’affiches à Montréal illustrant son portrait et laissant une adresse courriel. J’ai reçu plusieurs messages de curieux mais aussi d’inconnus à la recherche d’amitié. Enfin, c’était peut-être ma manière à moi de mesurer la profondeur du trou qui me séparait des autres piétons de la ville en ces temps absurdes et difficiles.</p>



<figure class="wp-block-image size-large is-style-default"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="512" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/10/WEB-1.A-life-full-of-holes-bank-1024x512.jpg" alt="" class="wp-image-6961" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/10/WEB-1.A-life-full-of-holes-bank-1024x512.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/10/WEB-1.A-life-full-of-holes-bank-300x150.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/10/WEB-1.A-life-full-of-holes-bank-768x384.jpg 768w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/10/WEB-1.A-life-full-of-holes-bank-1536x768.jpg 1536w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/10/WEB-1.A-life-full-of-holes-bank-480x240.jpg 480w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/10/WEB-1.A-life-full-of-holes-bank.jpg 1920w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption>A life full of holes bank<br>© Yassine Rachidi </figcaption></figure>



<figure class="wp-block-image size-large is-style-default"><img loading="lazy" decoding="async" width="744" height="1024" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/10/WEB-2.A-life-full-of-holes-0-744x1024.jpg" alt="" class="wp-image-6962" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/10/WEB-2.A-life-full-of-holes-0-744x1024.jpg 744w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/10/WEB-2.A-life-full-of-holes-0-218x300.jpg 218w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/10/WEB-2.A-life-full-of-holes-0-768x1057.jpg 768w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/10/WEB-2.A-life-full-of-holes-0-1116x1536.jpg 1116w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/10/WEB-2.A-life-full-of-holes-0-1488x2048.jpg 1488w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/10/WEB-2.A-life-full-of-holes-0-480x661.jpg 480w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/10/WEB-2.A-life-full-of-holes-0-scaled.jpg 1860w" sizes="(max-width: 744px) 100vw, 744px" /><figcaption>A life full of holes<br>© Yassine Rachidi </figcaption></figure>



<figure class="wp-block-image size-large is-style-default"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="620" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/10/WEB-3.A-life-full-of-holes-3-1024x620.jpg" alt="" class="wp-image-6963" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/10/WEB-3.A-life-full-of-holes-3-1024x620.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/10/WEB-3.A-life-full-of-holes-3-300x182.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/10/WEB-3.A-life-full-of-holes-3-768x465.jpg 768w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/10/WEB-3.A-life-full-of-holes-3-480x291.jpg 480w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/10/WEB-3.A-life-full-of-holes-3.jpg 1200w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption>A life full of holes<br>© Yassine Rachidi</figcaption></figure>



<p><strong>Avec Dabaphoto, tu expose, avec toute une jeune scène photographique marocaine (née entre 1990 et 2000), peut être un projet t’a-t-il touché particulièrement&nbsp;?</strong><br>Les cyanotypes de Kais et Chahine&nbsp;! Je crois que comme plusieurs j’ai été intrigué par le procédé photo qu’ils ont utilisé (le cyanotype) et ressenti la matérialité du tirage dans leurs images. C’est des monochromes bleus qui épurent l’image mais qui dans leur cas ont aussi mis l’accent sur les corps.</p>



<p><strong>Dans <a href="https://le18marrakech.com/je-frotte-mon-langage-contre-lautre/">Dabaphoto 6</a>, c’est ton travail <em>Mabrouk l’aveugle</em> qui est exposé à la fois avec une vidéo et un livre, peux- tu nous parler de ce projet&nbsp;?</strong><br>Mabrouk est un personnage de l’absurde, du paradoxe et donc du divin. Le projet tourne autour d’une nouvelle littéraire que j’ai écrit et qui prose l’histoire de ce photographe aveugle de l’Avenue Habib Bourguiba à Tunis. Durant mes 8 mois passés en Tunisie j’y ai fait la rencontre de cet homme qui tirait le portrait de passants sur l’avenue pour 3 dinars. J’y ai collectionné 56 portraits qu’il m’a tiré à chaque rencontre et en a fait un film en stop-motion présenté dans l’exposition. Le texte qui y est aussi présenté raconte le paradoxe de cet homme aveuglé par observation prolongée du soleil et brouille la barrière entre le réel et l’imaginaire de cette rencontre et de ce personnage qui éveille une poésie de l’éphémère et du divin. Mabrouk ressemble à un saint dont l’auréole se serait enfoncée sur son front et le maintiendrait suspendu aux cieux.</p>



<figure class="wp-block-image size-large is-style-default"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="857" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/10/WEB-Dabaphoto_18-1024x857.jpg" alt="" class="wp-image-6969" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/10/WEB-Dabaphoto_18-1024x857.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/10/WEB-Dabaphoto_18-300x251.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/10/WEB-Dabaphoto_18-768x642.jpg 768w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/10/WEB-Dabaphoto_18-1536x1285.jpg 1536w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/10/WEB-Dabaphoto_18-480x402.jpg 480w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/10/WEB-Dabaphoto_18.jpg 1920w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption>Exposition Dabaphoto 2021</figcaption></figure>



<p><strong>Quels sont tes projets dans les prochains mois&nbsp;?</strong><br>Parlant de paradoxe encore une fois, je travaille sur une nouvelle littéraire qui a pour titre<em> l’Histoire du poète qui ne savait ni lire, ni écrire</em>. Elle raconte l’histoire d’un poète illettré résigné à ne pas apprendre à l’alphabet de peur que ses histoires lui échappent. En allant au Maroc, j’ai fait une fixation sur cet écrivain analphabète &#8211; Mohammed Mrabet &#8211; et m’étais résolu à faire sa rencontre pour pouvoir continuer à écrire mon histoire. Je l’ai finalement trouvé sortant les poubelles dans une ruelle près du Souk Kasabarata à Tanger par bouche à oreille et on a pris une marche vers le souk des poissons. Je travaille à écrire l’histoire de ce poète oublié et de ses contes qui sont dans une traversée permanente entre réel et l’imaginaire à l’image même de Mrabet qui à 85 ans ne distingue plus sa réalité de son imagination.</p>



<figure class="wp-block-image size-large is-style-default"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="724" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/10/WEB-Page-2-1024x724.jpg" alt="" class="wp-image-6971" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/10/WEB-Page-2-1024x724.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/10/WEB-Page-2-300x212.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/10/WEB-Page-2-768x543.jpg 768w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/10/WEB-Page-2-1536x1086.jpg 1536w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/10/WEB-Page-2-480x340.jpg 480w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/10/WEB-Page-2.jpg 1920w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption>© Yassine Rachidi</figcaption></figure>



<figure class="wp-block-image size-large is-style-default"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="724" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/10/WEB-Page-3-1024x724.jpg" alt="" class="wp-image-6972" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/10/WEB-Page-3-1024x724.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/10/WEB-Page-3-300x212.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/10/WEB-Page-3-768x543.jpg 768w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/10/WEB-Page-3-1536x1086.jpg 1536w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/10/WEB-Page-3-480x340.jpg 480w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/10/WEB-Page-3.jpg 1920w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption>© Yassine Rachidi</figcaption></figure>



<figure class="wp-block-image size-large is-style-default"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="724" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/10/WEB-Page-4-1024x724.jpg" alt="" class="wp-image-6973" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/10/WEB-Page-4-1024x724.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/10/WEB-Page-4-300x212.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/10/WEB-Page-4-768x543.jpg 768w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/10/WEB-Page-4-1536x1086.jpg 1536w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/10/WEB-Page-4-480x340.jpg 480w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/10/WEB-Page-4.jpg 1920w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption>© Yassine Rachidi</figcaption></figure>
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		<item>
		<title>Parler de nous &#8211; Interview de Laila Hida</title>
		<link>https://www.afriqueinvisu.org/parler-de-nous/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jeanne Mercier]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 02 Mar 2021 09:26:37 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Éditorial]]></category>
		<category><![CDATA[Interview]]></category>
		<category><![CDATA[Laila Hida]]></category>
		<category><![CDATA[Maroc]]></category>
		<category><![CDATA[Marrakech]]></category>
		<category><![CDATA[mémoire]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Il y a des discussions et interviews qui nous touchent ! C’est parfois la force des images ou encore l’engagement des propos, et il y a des interviews qui nous font découvrir un autre pan d&#8217;une histoire partagée et que pourtant l’on connait si mal. C’est le cas de l’interview de Laila Hida, inclassable artiste et compagnonne de route d’Afrique in visu depuis 2012. A travers ses réponses, on entrevoit la multiplicité de sa pratique et comment d’une pratique photographique, les projets peuvent vous mener autant à la curation, à l’édition ou encore à la photographie vernaculaire. Les lecteurs d&#8217;Afrique</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p>Il y a des discussions et interviews qui nous touchent ! C’est parfois la force des images ou encore l’engagement des propos, et il y a des interviews qui nous font découvrir un autre pan d&rsquo;une histoire partagée et que pourtant l’on connait si mal. C’est le cas de l’interview de <strong>Laila Hida</strong>, inclassable artiste et compagnonne de route d’Afrique in visu depuis 2012. A travers ses réponses, on entrevoit la multiplicité de sa pratique et comment d’une pratique photographique, les projets peuvent vous mener autant à la curation, à l’édition ou encore à la photographie vernaculaire.</p>



<p><strong>Les lecteurs d&rsquo;Afrique in visu ont découvert ton travail en 2012, avec ta série <em>« industrielle »</em>. Une série très différente de ta pratique autour de l&rsquo;image aujourd&rsquo;hui. Peux-tu nous parler de son évolution et de ton rapport au temps si important aujourd&rsquo;hui&nbsp;? </strong></p>



<p>Je l’avais presque oublié&nbsp;! J’ai en tête un très grand tirage qu’avait produit et présenté <strong>Mehdi Hadj Khalifa</strong> dans le cadre de <em>Mastermind</em> en 2012 justement et qui est l’un des tout premiers projets que je montre. Ce qui s’est passé depuis ce temps c’est que je n’ai cessé d’expérimenter différentes formes de pratiques photographique qui me rapprochaient petit à petit de mon travail actuel, qui à mon sens, est l’aboutissement d’un processus où le regard vers l’extérieur se tourne vers l’intérieur, sûrement par nécessité d’aborder des questions plus intimes et donc plus universelles.<br>Cette série dont tu parles, avec le temps, je la vois comme une exploration d’un Maroc que je redécouvre après être partie 10 ans. Entre 2001 et 2011 ce sont 10 années charnières dans notre histoire contemporaine. C’est la promesse, l’utopie d’un pays en pleine croissance avec des industries qui se développent partout dans et autour des grandes villes. Une vitrine du développement que j’avais sublimée en travaillant sur des couleurs vives et des tirages en très grands formats.<br>Cette utopie devait amener avec elle l’espoir de l’emploi et de l’amélioration des conditions sociales mais je crois que nous sommes toujours dans l’utopie. Encore plus aujourd’hui.<br>Par contre, mon travail est passé progressivement de l’impact de l’extérieur sur nos vies, nos trajectoires et nos perspectives vers l’empreinte de l’intérieur sur nos choix, nos états d’âme, nos rêves et donc notre rapport au monde. Aujourd’hui, je m’intéresse plutôt aux individus qui composent cette société en commençant par moi.</p>



<div class="wp-block-image aligncenter size-full wp-image-5918"><figure class="aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" width="2560" height="1707" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/03/img_7174_copy-2-scaled.jpg" alt="© Laila Hida" class="wp-image-5918" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/03/img_7174_copy-2-scaled.jpg 2560w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/03/img_7174_copy-2-300x200.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/03/img_7174_copy-2-1024x683.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/03/img_7174_copy-2-768x512.jpg 768w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/03/img_7174_copy-2-1536x1024.jpg 1536w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/03/img_7174_copy-2-2048x1365.jpg 2048w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/03/img_7174_copy-2-1568x1045.jpg 1568w" sizes="(max-width: 2560px) 100vw, 2560px" /><figcaption>© Laila Hida</figcaption></figure></div>



<div class="wp-block-image aligncenter size-full wp-image-5919"><figure class="aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" width="1685" height="1123" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/03/img_4782-2.jpg" alt="© Laila Hida" class="wp-image-5919" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/03/img_4782-2.jpg 1685w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/03/img_4782-2-300x200.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/03/img_4782-2-1024x682.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/03/img_4782-2-768x512.jpg 768w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/03/img_4782-2-1536x1024.jpg 1536w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/03/img_4782-2-1568x1045.jpg 1568w" sizes="(max-width: 1685px) 100vw, 1685px" /><figcaption>© Laila Hida</figcaption></figure></div>



<p><strong>En 2012, c&rsquo;est aussi le début de ton retour au Maroc et le temps où émerge le projet LE 18, un projet artistique à part entière. Peux-tu nous en parler&nbsp;?</strong></p>



<p>Comme encore aujourd’hui la plupart de mon temps y est dédié, je continue de le considérer comme un projet personnel, sinon je ne pourrais pas accepter qu’il me prenne autant de temps et parfois le dessus sur d’autres projets. Cela ne signifie pas qu’il m’appartient ou que je suis seule à décider de ce qu’il doit être, mais c’est le rapport que j’entretiens avec LE 18. Je n’ai toujours pas réglé cette histoire de savoir si oui ou non je peux y déployer mon travail personnel photographique. Je n’arrive pas à faire se rencontrer les deux. En tout cas LE 18 est un merveilleux espace pour démarrer les conversations qui peuvent donner lieu a des projets dans l’espace ou ailleurs. Et lorsque j’y opère par la programmation ou par le commissariat c’est autant de pratiques qui nourrissent le reste de mon travail. Cette opportunité incroyable d’avoir un accès privilégié au travail des autres et de pouvoir les accompagner ou simplement être en conversation avec des artistes ou des membres de l’équipe, je ne pense pas pouvoir m’en passer même si par moment tout cela me submerge.<br>LE 18 aujourd’hui parle de lui même, il suffit d’aller sur la plateforme pour comprendre très vite la diversité et l’hétérogénéité de la proposition et des visions. C’est un lieu protéiforme qui a la capacité d’être traversé par des projets très divers dans leur écriture et leur format.<br>Je ne le vois plus du tout comme l’artist run space dont on parlait au départ mais plutôt comme un petit centre culturel.</p>



<p><strong>Depuis plusieurs années, tu mène un travail qui s&rsquo;intitule <em>«&nbsp;Everything is temporary&nbsp;»</em>, comme une sorte de journal intime/ album de vie. Peux tu nous raconter ce projet et la forme de restitution à travers lequel tu l&rsquo;imagine&nbsp;</strong>&nbsp;?</p>



<p>C’est un peu ça. Journal intime, ou «&nbsp;extime&nbsp;» pour reprendre le terme de <strong>Michel Tournier</strong>. En tout cas il y a dedans beaucoup de moi qui regarde le monde et aussi de moi qui me regarde. Puis il y a moi qui essaie de faire ce projet de livre mais qui n’y arrive pas parce ce qu’à différents moments du processus quelque chose est venue ralentir ou stopper son avancement depuis 2015.<br>Bien entendu, ce ne sont que des prétextes pour ne pas aller au bout de cette histoire romantique. Car le livre parle aussi d’amour et de rupture. J’ai avec ce projet une relation viscérale et problématique car il touche à quelques unes des questions qui n’ont pas de réponses. J’y questionne aussi mon rapport à la photographie donc à l’écriture, par l’image, par les mots ou par le silence.</p>



<p>Extrait&nbsp;: <em>«&nbsp;Ce livre, sous forme de notes et de collecte photographique et textuelle, a fait de nombreux aller retour entre le présent et l’oubli, passant d’un dossier à l’autre, de la corbeille au bureau et ainsi de suite, comme un désir non-assumé. Un refuge entre la vie réelle et mes divagations quotidiennes. Un refuge agréable, sensible et protecteur. Le repère nébuleux de ma psyché. Ce projet aurait pu rester la, dans le document Word, comme un secret tandis que je ne cesse d’en parler autour de moi pour me donner le courage de le finir et honorer les attentes de mes amis, malgré mes appréhensions. Peurs fondamentales qui se trouvent à l’endroit où l’intime s’apprête à confronter l&rsquo;extérieur et se révéler dans une hésitation maladive. Hésitation, elle même alimentée par le vertige des allers retours entre ordre et chaos que ce livre essaie de contenir.&nbsp;»</em></p>



<p>Ce qu’on trouve dans ce livre à paraître ce sont des fictions à partir de la photographie que je fais de ma vie de tous les jours. Je mélange le puzzle et j’essaie de le remonter.</p>



<p>Pour sa forme, je crois qu’elle est déjà là. Ce sont des fragments du projet en cours, sous forme d’interviews, de conversations, d’expositions (de fragments). Je crois qu’une plateforme pourrait voir le jour pour mettre ensemble tout ça. Je pensais que le livre était un aboutissement, qu’il ferait de l’ordre dans le chantier, mais je crois que ce ne sera qu’une partie, un autre fragment à partir duquel je pourrai déployer d’autres propositions.<br>Toujours dans cette démarche de questionner le statut de chacun et d’inverser les rôles (que j’adopte souvent dans les projets), j’invite le curateur à exposer son interprétation de <em>« Everything is temporary »</em>. <strong>Hicham Bouzid </strong> de Think Tanger sera probablement le premier à en donner une version sur une exposition qui aura lieu au mois de mai à Marrakech en marge de <em>Dabaphoto 6</em>.</p>



<div class="wp-block-image aligncenter size-full wp-image-5920"><figure class="aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" width="2560" height="1920" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/03/img_0597-scaled.jpg" alt="© Laila Hida" class="wp-image-5920" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/03/img_0597-scaled.jpg 2560w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/03/img_0597-300x225.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/03/img_0597-1024x768.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/03/img_0597-768x576.jpg 768w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/03/img_0597-1536x1152.jpg 1536w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/03/img_0597-2048x1536.jpg 2048w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/03/img_0597-1568x1176.jpg 1568w" sizes="(max-width: 2560px) 100vw, 2560px" /><figcaption>© Laila Hida</figcaption></figure></div>



<div class="wp-block-image aligncenter size-full wp-image-5921"><figure class="aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" width="2560" height="1707" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/03/img_8223-scaled.jpg" alt="© Laila Hida" class="wp-image-5921" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/03/img_8223-scaled.jpg 2560w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/03/img_8223-300x200.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/03/img_8223-1024x683.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/03/img_8223-768x512.jpg 768w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/03/img_8223-1536x1024.jpg 1536w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/03/img_8223-2048x1365.jpg 2048w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/03/img_8223-1568x1045.jpg 1568w" sizes="(max-width: 2560px) 100vw, 2560px" /><figcaption>© Laila Hida</figcaption></figure></div>



<div class="wp-block-image aligncenter size-full wp-image-5922"><figure class="aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" width="1920" height="2560" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/03/img_1169-r90-scaled.jpg" alt="© Laila Hida" class="wp-image-5922" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/03/img_1169-r90-scaled.jpg 1920w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/03/img_1169-r90-225x300.jpg 225w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/03/img_1169-r90-768x1024.jpg 768w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/03/img_1169-r90-1152x1536.jpg 1152w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/03/img_1169-r90-1536x2048.jpg 1536w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/03/img_1169-r90-1568x2091.jpg 1568w" sizes="(max-width: 1920px) 100vw, 1920px" /><figcaption>© Laila Hida</figcaption></figure></div>



<div class="wp-block-image aligncenter size-full wp-image-5923"><figure class="aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" width="1920" height="2560" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/03/img_1170-r90-scaled.jpg" alt="© Laila Hida" class="wp-image-5923" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/03/img_1170-r90-scaled.jpg 1920w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/03/img_1170-r90-225x300.jpg 225w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/03/img_1170-r90-768x1024.jpg 768w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/03/img_1170-r90-1152x1536.jpg 1152w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/03/img_1170-r90-1536x2048.jpg 1536w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/03/img_1170-r90-1568x2091.jpg 1568w" sizes="(max-width: 1920px) 100vw, 1920px" /><figcaption>© Laila Hida</figcaption></figure></div>



<div class="wp-block-image aligncenter size-full wp-image-5924"><figure class="aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" width="2000" height="1428" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/03/img_0876.jpg" alt="© Laila Hida" class="wp-image-5924" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/03/img_0876.jpg 2000w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/03/img_0876-300x214.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/03/img_0876-1024x731.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/03/img_0876-768x548.jpg 768w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/03/img_0876-1536x1097.jpg 1536w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/03/img_0876-1568x1120.jpg 1568w" sizes="(max-width: 2000px) 100vw, 2000px" /><figcaption>© Laila Hida</figcaption></figure></div>



<div class="wp-block-image aligncenter size-full wp-image-5925"><figure class="aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" width="2560" height="1828" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/03/italie_2015-scaled.jpg" alt="© Laila Hida" class="wp-image-5925" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/03/italie_2015-scaled.jpg 2560w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/03/italie_2015-300x214.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/03/italie_2015-1024x731.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/03/italie_2015-768x549.jpg 768w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/03/italie_2015-1536x1097.jpg 1536w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/03/italie_2015-2048x1463.jpg 2048w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/03/italie_2015-1568x1120.jpg 1568w" sizes="(max-width: 2560px) 100vw, 2560px" /><figcaption>© Laila Hida</figcaption></figure></div>



<p><strong>Ce travail autour de ta pratique de la photographie vernaculaire, t&rsquo;a amené récemment à penser un projet collaboratif intitulé <em>« About us »</em> que tu as mené avec les mamans de Dar Bellarj, peux tu nous raconter la genèse de ce projet, son évolution et sa restitution&nbsp;? </strong></p>



<p>Un peu comme <em>« Everything is temporary »</em>, <em>« About us »</em> parle de nous, les individus, qui composons des groupes, des couples, des familles, des sociétés. Ce projet s’intéresse à l’album de famille de onze femmes avec lesquels j’ai travaillé sur plusieurs ateliers durant l’année 2019. Nous n’avons produit aucune image, mais plutôt activé les souvenirs en dépoussiérant de vieux album et en prenant le temps de regarder les détails dans les photos de chacune. Nous avons parlé des histoires de familles, de rituels, de cérémonies, de moments heureux ou tristes. Nous avons tous en commun au delà de nos parcours, nos origines, et notre appartenance socio-culturel, une même façon de ressentir la manifestation du temps quand on prend le temps de regarder les photos. Une même façon de nous émerveiller face au changement. Ce travail sur la photographie permet aussi de se questionner sur des sujets que nous avons du mal à formuler comme le temps ou la mort par exemple. Ce qui m’intéressais au départ était de comprendre comment et pourquoi on garde cette archive en premier lieu&nbsp;? Pourquoi réactiver le souvenir à l’infini, comment se re-raconter et se réapproprier son histoire ? Que raconte de nous notre rapport au passé et à l’archive&nbsp;? Comment nos modes de vie, nos habitudes et nos rituels ont transformé notre usage de la photographie et de l’image&nbsp;?<br><em>« About us »</em> est une étape dans la tentative d’appréhender la question de l’archive, sa fonction et sa valeur.<br>A côté de cela, dans cette première phase, il y avait aussi une dimension du travail et de la réflexion collective. Avec les mamans douées de <strong>Dar Bellarj</strong> mais aussi avec <strong>Noureddine Ezarraf</strong> qui est artiste et qui aborde dans ses projets la question de la documentation sous divers formes. Il a amené une dimension plus contextuelle et documentaire grâce à sa collection de journaux Lamalif, journal économique et culturel parut entre les années 60 et 80 dans lequel on retrouve des articles de <strong>Fatema Mernissi</strong> qui parle sous différents aspects de la femme dans la société marocaine. Nous avons aussi menés avec Noureddine une série d’interviews avec les femmes car nous voulions produire un journal qui serait un fragment de l’exposition et qui prolongerait en quelque sorte l’idée que le personnel est politique. La question qu’on pourrait se poser est pourquoi exposer des photos d’album de famille&nbsp;? Et pourquoi pas&nbsp;? Les anonymes sont et font l’histoire de ce pays. <em>« About us »</em> en darija est traduit par <em>« Qui sommes nous ? »</em>. Je voulais que cette exposition fasse écho chez le visiteur qui se poserait cette même question, en faisant appel à sa mémoire ou en créant une nouvelle fiction.<br>Dans le journal que peuvent emporter les visiteurs on trouve des retranscriptions de conversations avec les femmes, des textes personnels ou des textes qui parlent de l’image, d’une image, d’une histoire vécue.</p>



<figure class="wp-block-image"><img decoding="async" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/03/img_archives018-scaled.jpg" alt="© Laila Hida courtesy de Zahra El Khiraoui" title="© Laila Hida courtesy de Zahra El Khiraoui"/><figcaption>« About us »</figcaption></figure>



<figure class="wp-block-image"><img decoding="async" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/03/img_8240_aiv.jpg" alt="© Laila Hida" title="© Laila Hida"/><figcaption>« About us »</figcaption></figure>



<figure class="wp-block-image"><img decoding="async" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/03/img_archives103-scaled.jpg" alt="© Laila Hida courtesy de Fatima Naaoui" title="© Laila Hida courtesy de Fatima Naaoui"/><figcaption>« About us »</figcaption></figure>



<figure class="wp-block-image"><img decoding="async" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/03/img_1041_aiv.jpg" alt="© Laila Hida" title="© Laila Hida"/><figcaption>« About us »</figcaption></figure>



<figure class="wp-block-image"><img decoding="async" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/03/img_archives010.jpg" alt="© Laila Hida courtesy de Nezha Koudou" title="© Laila Hida courtesy de Nezha Koudou"/><figcaption>« About us »</figcaption></figure>



<figure class="wp-block-image"><img decoding="async" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/03/img_8268_aiv.jpg" alt="© Laila Hida" title="© Laila Hida"/><figcaption>« About us »</figcaption></figure>



<figure class="wp-block-image"><img decoding="async" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/03/img_archives205-scaled.jpg" alt="© Laila Hida courtesy de Amina Bouibrine" title="© Laila Hida courtesy de Amina Bouibrine"/><figcaption>« About us »</figcaption></figure>



<p><strong>Il y a aussi le projet Boulevard de la résistance que tu mènes autour des mutations et fractures de la ville de Marrakech où tu habites. Un projet encore très différent par sa forme, montrant comment tu repenses ton esthétique et approche pour chacun des projets, peux-tu nous en parler&nbsp;?</strong></p>



<p>Dans <em>« Boulevard de la résistance »</em>, je crois que je suis dans cette démarche de départ d’observer les transformations et les mutations de la ville et de la société en commençant par ce qui m’entoure et qui est géographiquement proche. Un sujet en particulier revient de plus en plus souvent dans mes propositions et celui de notre rapport à l’autre et de fait je voulais questionner l’impacte du tourisme sur le mode de vie des gens et sur les interactions sociales. Notamment à Marrakech où je vis depuis 10 ans et dont l’économie du tourisme est après l’artisanat la plus importante. D’un côté, cela a permis de prendre conscience du capital patrimonial de la ville et de faire un effort de préservation des sites historiques mais aussi immatériel et de l’autre cela bouscule l’équilibre des écosystèmes de la ville et produit des formes de gentrification en plus de creuser des tranchées économiques et culturels entre les gens. Ceci est visible simplement en passant d’un quartier à un autre de la médina.<br>Dans <em>« Boulevard de la résistance »</em> j’évoque ces fractures au travers de différents axes et celui sur lequel je me suis surtout focalisé pour le moment est le projet intitulé <em>« <del>Faux</del> Guides »</em> que je mène avec l’architecte et chercheuse <strong>Flore Grassiot</strong> qui questionne justement ce rapport de méfiance et défiance, de tension et de ressentiment qui nait lorsqu’il existe un déséquilibre. Nous n’avons pas l’ambition ni la vocation de trouver des solutions mais de mettre en lumière les préjugés et les « à priori », que nous portons les uns et les autres par notre ignorance et l’aveuglement que peut parfois amener la course au développement à l’occidental. Des fractures systémiques s’opèrent dans la société et affectent profondément les relations et les interactions sociales et c’est un danger qui guettent lorsque certains se sentent en marge, inconsidérés voir méprisés dans leur société.<br><em>« Faux Guides »</em> a pour l’instant fait l’objet d’une série d’interviews, d’interventions et d’un article qui interroge l’idée que chacun se fait de ce phénomène né de l’industrie du tourisme. Car <em>« Faux Guides »</em> n’est pas juste celui qui usurpe la profession du guide officiel mais potentiellement n’importe quel habitant local qui se balade dans la ville avec un étranger sans autorisation. Avant que la pandémie ne mette un frein à nos projets, nous avions l’envie de produire une édition qui reprendrait les notions de détournement, d’intelligence intuitive, de système D, de débrouille des économies informels. Nous sommes toujours à la recherche du bon format.</p>



<figure class="wp-block-image"><img decoding="async" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/03/54424851_10217978869881915_5700873257788375040_o.jpg" alt="© Laila Hida" title="© Laila Hida"/><figcaption>« Faux Guides »</figcaption></figure>



<figure class="wp-block-image"><img decoding="async" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/03/carte_2_laila_aiv.jpg" alt="© Laila Hida" title="© Laila Hida"/><figcaption>« Faux Guides »</figcaption></figure>



<div class="wp-block-image aligncenter size-full wp-image-5935"><figure class="aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" width="1920" height="2485" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/03/arnakech_yellow_wallpaper_aiv.jpg" alt="© Laila Hida" class="wp-image-5935" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/03/arnakech_yellow_wallpaper_aiv.jpg 1920w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/03/arnakech_yellow_wallpaper_aiv-232x300.jpg 232w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/03/arnakech_yellow_wallpaper_aiv-791x1024.jpg 791w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/03/arnakech_yellow_wallpaper_aiv-768x994.jpg 768w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/03/arnakech_yellow_wallpaper_aiv-1187x1536.jpg 1187w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/03/arnakech_yellow_wallpaper_aiv-1582x2048.jpg 1582w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/03/arnakech_yellow_wallpaper_aiv-1568x2029.jpg 1568w" sizes="(max-width: 1920px) 100vw, 1920px" /><figcaption>© Laila Hida</figcaption></figure></div>



<p><strong>Et dans les mois à venir&nbsp;? </strong></p>



<p>Là, je pars donner un atelier à l’école des Beaux Arts de Tétouan. Je suis toute excitée car je vais quitter Marrakech un petit peu pour le Nord du Maroc et surtout Tetouan qui m’évoque quelques souvenirs de mon enfance.<br>Après cela je rentre à Marrakech préparer la prochaine édition de <em>Dabaphoto</em> qui ouvrira à la fin du mois de mars. Cette 6eme édition est dédié à l’argentique et aux techniques traditionnels à travers une exposition collective et série de programme public entre mars et juin. Un cycle dont je fais le commissariat avec<strong> Jeanne Mercier</strong>.<br>Et enfin si tout va bien <em>«&nbsp;Everything is temporary&nbsp;»</em> sortira cette année☺</p>
<p>L’article <a href="https://www.afriqueinvisu.org/parler-de-nous/">Parler de nous &#8211; Interview de Laila Hida</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.afriqueinvisu.org">Afrique In Visu</a>.</p>
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