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	<title>Archives des magazine - Afrique In Visu</title>
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	<description>Plateforme autour du métier de photographe en Afrique depuis 2006</description>
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	<title>Archives des magazine - Afrique In Visu</title>
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		<title>The Eyes # 12, B-Side Photographie afropéenne &#8211; Interview de Johny Pitts</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Afrique in visu]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 03 Jan 2022 10:17:15 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Éditorial]]></category>
		<category><![CDATA[Interview]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le magazine The Eyes n&#8217;est plus à présenter. C&#8217;est sa nouvelle ligne éditoriale qui nous amène à parler son dernier numéro : The Eyes # 12, B-Side. Après un excellent numéro intitulé « Transgalactique » avec le commissaire invité, l&#8217;artiste Smith, ce numéro poursuit cette idée de questionner les phénomènes sociétaux et culturels à travers le prisme de la photographie en donnant carte blanche à des experts directement concernés par le sujet. Cette fois-ci le curateur invité est l&#8217;écrivain et photographe britannique Johny Pitts reconnu pour son livre Afropean : Notes from Black Europe (Penguin Random House, 2020). Dans ce numéro, il</p>
<p>L’article <a href="https://www.afriqueinvisu.org/the-eyes-12-b-side-photographie-afropeenne-interview-de-johny-pitts/">The Eyes # 12, B-Side Photographie afropéenne &#8211; Interview de Johny Pitts</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.afriqueinvisu.org">Afrique In Visu</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p>Le <a href="https://theeyes.eu/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">magazine The Eyes</a> n&rsquo;est plus à présenter. C&rsquo;est sa nouvelle ligne éditoriale qui nous amène à parler son dernier numéro : <strong>The Eyes # 12, B-Side</strong>. Après un excellent numéro intitulé <em>« Transgalactique »</em> avec le commissaire invité, l&rsquo;<a href="https://theeyes.eu/revue/the-eyes-11/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">artiste <strong>Smith</strong></a>, ce numéro poursuit cette idée de questionner les phénomènes sociétaux et culturels à travers le prisme de la photographie en donnant carte blanche à des experts directement concernés par le sujet. Cette fois-ci le curateur invité est l&rsquo;écrivain et photographe britannique<a href="https://www.johnypitts.com/info" target="_blank" rel="noreferrer noopener"> <strong>Johny Pitts</strong></a><strong> </strong>reconnu pour son livre <em><a href="https://www.penguin.co.uk/books/300/300186/afropean/9780141987286.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Afropean : Notes from Black Europe</a></em> (Penguin Random House, 2020). Dans ce numéro, il s&rsquo;agit donc d&rsquo;une exploration visuelle de ce que signifie être Afropéen, c&rsquo;est-à-dire à la fois noir et européen, on trouve à la fois des photographies historiques mais aussi une très bonne sélection de photographes contemporains de différents pays et générations qui explorent cette question, comme <strong>James Barnor</strong>, <strong>Mohamed Bourouissa</strong>, <strong>Sofia Yala Rodrigues</strong>, <strong>Délio Jasse</strong>, <strong>Maud Sulter</strong>, <strong>Marvin Bonheur</strong>…<br>Pour comprendre comment a été pensé ce numéro spécial , Johny Pitts s&rsquo;est prêté au jeu de l&rsquo;interview.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="1024" height="682" src="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/01/AIV-Couverture-©-Rémy-Bourdeau-Design-par-Sarah-Boris-studio-_-The-Eyes-Publishing--1024x682.jpg" alt="" class="wp-image-7617" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/01/AIV-Couverture-©-Rémy-Bourdeau-Design-par-Sarah-Boris-studio-_-The-Eyes-Publishing--1024x682.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/01/AIV-Couverture-©-Rémy-Bourdeau-Design-par-Sarah-Boris-studio-_-The-Eyes-Publishing--300x200.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/01/AIV-Couverture-©-Rémy-Bourdeau-Design-par-Sarah-Boris-studio-_-The-Eyes-Publishing--768x512.jpg 768w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/01/AIV-Couverture-©-Rémy-Bourdeau-Design-par-Sarah-Boris-studio-_-The-Eyes-Publishing--1536x1024.jpg 1536w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/01/AIV-Couverture-©-Rémy-Bourdeau-Design-par-Sarah-Boris-studio-_-The-Eyes-Publishing--2048x1365.jpg 2048w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/01/AIV-Couverture-©-Rémy-Bourdeau-Design-par-Sarah-Boris-studio-_-The-Eyes-Publishing--720x480.jpg 720w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/01/AIV-Couverture-©-Rémy-Bourdeau-Design-par-Sarah-Boris-studio-_-The-Eyes-Publishing--480x320.jpg 480w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption>Couverture © Rémy Bourdeau,&nbsp;Design par&nbsp;Sarah Boris studio &#8211; The Eyes Publishing.</figcaption></figure>



<p><strong>Bonjour Johny, pouvez-vous vous présenter et nous dire comment vous avez commencé la photographie ?</strong><br>Je suis né à Sheffield, pendant les années Thatcher, alors que la ville passait du statut de ville industrielle à celui de ville postindustrielle, avec une nouvelle orientation vers les loisirs et le commerce de détail. Les audacieux plans modernistes de l&rsquo;après-guerre, aux tendances socialistes, ont été supplantés par des non-lieux &#8211; des centres commerciaux et des centres de loisirs. Il fallait de l&rsquo;argent pour pénétrer dans ces nouveaux espaces, si bien que l&rsquo;on retrouvait très souvent la communauté noire habitant les anciens domaines brutalistes désormais démodés, créant des shebeens, des soirées blues et des festivals de rue illégaux dans ces labyrinthes de béton &#8211; une culture forgée à partir de rebuts. C&rsquo;était beau, à sa façon &#8211; une lutte rendue vivable. Cependant, lorsque j&rsquo;ai eu 25 ans, la plupart des espaces qui contenaient ce pan officieux de la vie noire à Sheffield avaient été démolis ou s&rsquo;étaient embourgeoisés, en laissant peu de preuves de leur existence. J&rsquo;ai donc commencé à prendre des photos par paranoïa, vraiment. Pour me souvenir. Pour documenter les espaces que j&rsquo;appréciais, en tant qu&rsquo;enfant noir de la classe ouvrière de Sheffield, alors que personne d&rsquo;autre ne semblait le faire. Je considère mes photographies comme des preuves documentaires.</p>



<p><strong>Votre rapport à l&rsquo;image est-il lié à votre travail d&rsquo;écriture ?</strong><br>Que j&rsquo;utilise un stylo ou un appareil photo, c&rsquo;est le même esprit qui m&rsquo;anime : créer une atmosphère, essayer de montrer comment les choses se sentent plutôt que de les regarder. Donc oui, même chose, outil différent. Je ne crois pas qu&rsquo;une photographie vaille 1000 mots. En tout cas, pas les photographies que j&rsquo;aime. Pour moi, une photographie ressemble davantage à un haïku ; quelques mots seulement, chargés de mille possibilités.</p>



<p><strong>Aujourd&rsquo;hui vous partagez votre vie entre la photographie et l&rsquo;écriture, pouvez-vous nous parler de votre travail autour de l&rsquo;image ?</strong><br>Tout commence par un sentiment. Ensuite, ce sentiment, si j&rsquo;ai de la chance, se traduit par une idée, une prémisse. À ce stade, je dois décider de la meilleure façon d&rsquo;articuler cette idée. Parfois, cela prend la forme d&rsquo;un essai photographique, d&rsquo;autres fois d&rsquo;un écrit, et parfois même d&rsquo;un morceau de musique &#8211; j&rsquo;étais dans un groupe il y a quelques années et nous collaborons toujours sur des projets créatifs. Donc pour moi, il s&rsquo;agit vraiment d&rsquo;essayer de capturer ce sentiment, cette intuition, de la meilleure façon possible. La photographie est formidable parce qu&rsquo;elle peut être ambivalente, parce qu&rsquo;elle fonctionne à l&rsquo;intuition. Parfois, les mots peuvent tuer une idée parce qu&rsquo;ils sont souvent trop littéraux. À d&rsquo;autres moments, certaines choses doivent être dites très clairement. Roy Decarava a dit un jour que ce qui reliait tous les grands photographes était leur « désir ». J&rsquo;ai trouvé cette idée étrangement simple et pourtant convaincante. La plupart de mes photographies sont le fruit d&rsquo;une obsession, d&rsquo;une idée qui me dépasse et me submerge. C&rsquo;est peut-être là où Decarava voulait en venir !</p>



<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-large"><img decoding="async" width="679" height="1024" src="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/01/Johny-Pitts-Peckham-Road-Union-Jack-Cap-Peckham-High-Street-2021-1-1-679x1024.jpg" alt="" class="wp-image-7622" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/01/Johny-Pitts-Peckham-Road-Union-Jack-Cap-Peckham-High-Street-2021-1-1-679x1024.jpg 679w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/01/Johny-Pitts-Peckham-Road-Union-Jack-Cap-Peckham-High-Street-2021-1-1-199x300.jpg 199w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/01/Johny-Pitts-Peckham-Road-Union-Jack-Cap-Peckham-High-Street-2021-1-1-768x1158.jpg 768w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/01/Johny-Pitts-Peckham-Road-Union-Jack-Cap-Peckham-High-Street-2021-1-1-1018x1536.jpg 1018w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/01/Johny-Pitts-Peckham-Road-Union-Jack-Cap-Peckham-High-Street-2021-1-1-480x724.jpg 480w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/01/Johny-Pitts-Peckham-Road-Union-Jack-Cap-Peckham-High-Street-2021-1-1.jpg 1273w" sizes="(max-width: 679px) 100vw, 679px" /><figcaption>© Johny Pitts, Peckham Road, Union Jack Cap, Peckham High Street, 2021</figcaption></figure></div>



<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-large"><img decoding="async" width="1024" height="768" src="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/01/Johny-Pitts-Another-Kind-of-Life-Barbican-2018--1024x768.jpg" alt="" class="wp-image-7620" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/01/Johny-Pitts-Another-Kind-of-Life-Barbican-2018--1024x768.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/01/Johny-Pitts-Another-Kind-of-Life-Barbican-2018--300x225.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/01/Johny-Pitts-Another-Kind-of-Life-Barbican-2018--768x576.jpg 768w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/01/Johny-Pitts-Another-Kind-of-Life-Barbican-2018--1536x1152.jpg 1536w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/01/Johny-Pitts-Another-Kind-of-Life-Barbican-2018--480x360.jpg 480w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/01/Johny-Pitts-Another-Kind-of-Life-Barbican-2018-.jpg 1920w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption>© Johny Pitts, Another Kind of Life, Barbican, 2018</figcaption></figure></div>



<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="769" src="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/01/©-Johny-Pitts-New-Europe-Baker-Street-Station-London-2013-from-the-series-Afropean-1024x769.jpg" alt="" class="wp-image-7619" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/01/©-Johny-Pitts-New-Europe-Baker-Street-Station-London-2013-from-the-series-Afropean-1024x769.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/01/©-Johny-Pitts-New-Europe-Baker-Street-Station-London-2013-from-the-series-Afropean-300x225.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/01/©-Johny-Pitts-New-Europe-Baker-Street-Station-London-2013-from-the-series-Afropean-768x577.jpg 768w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/01/©-Johny-Pitts-New-Europe-Baker-Street-Station-London-2013-from-the-series-Afropean-1536x1154.jpg 1536w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/01/©-Johny-Pitts-New-Europe-Baker-Street-Station-London-2013-from-the-series-Afropean-480x361.jpg 480w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/01/©-Johny-Pitts-New-Europe-Baker-Street-Station-London-2013-from-the-series-Afropean.jpg 1920w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption>© Johny Pitts, New Europe, Baker Street Station, London, 2013 (from the series “Afropean”)</figcaption></figure></div>



<p><strong>Vous avez commencé un travail intitulé « Afropéen, notes d&rsquo;Europe noire », initialement par un essai. Pouvez-vous nous raconter la genèse du projet et de ce mot ?</strong><br>Le mot « désir » est tout à fait approprié pour ce projet. Je me sentais culturellement à la dérive dans un pays qui glissait politiquement vers la droite après la crise financière de 2008. C&rsquo;était la première fois dans ma vie d&rsquo;adulte que le tapis était complètement balayé sous mes pieds. Le 11 septembre a été la première d&rsquo;une série de crises qui ont semblé mettre fin à un certain sentiment de stabilité politique après la chute du communisme, et définir la disjonction que nous avons connue jusqu&rsquo;à présent au XXIe siècle. Mais de mon point de vue limité, je n&rsquo;ai vraiment commencé à remarquer que tout s&rsquo;écroulait qu&rsquo;après la crise de 2008. Lorsque les gens ont moins d&rsquo;argent, il y a toujours une montée du racisme. Ayant grandi dans la Grande-Bretagne de Tony Blair, j&rsquo;ai été élevé en me considérant comme un Européen. Lorsque les deux notions qui me tenaient ensemble, la « Grande-Bretagne noire » et la « Grande-Bretagne de l&rsquo;UE », ont commencé à s&rsquo;effilocher, j&rsquo;ai dû trouver un moyen différent, en dehors de l&rsquo;administration, pour rassembler mes allégeances culturelles d&rsquo;une manière ou d&rsquo;une autre. Afropean m&rsquo;a offert un moyen de le faire &#8211; il a capturé mon désir de relier mes allégeances culturelles. Ce n&rsquo;était qu&rsquo;un mot, mais les mots peuvent évoquer des portails vers de nouveaux endroits.</p>



<p><strong>Actuellement, on vous retrouve en tant qu&rsquo;invité du magazine The Eyes avec un numéro intitulé « B-side », comment est né ce projet ?</strong><br>C’est à la suite de la lecture de mon livre <em>Afropean : Notes from Black Europe</em> que <strong>Taous Dahmani</strong>, <strong>Véronique Prugnaud</strong> et <strong>Vincent Marcilhacy</strong> m’ont invité comme curateur pour du prochain numéro The Eyes. Ils voulaient que j&rsquo;utilise Afropean comme thème pour le magazine, mais mon livre m&rsquo;a pris près de sept ans à écrire, et comme il a été publié en anglais en 2019, puis en allemand en 2020, puis en français et en italien en 2021, j&rsquo;en parlais non-stop depuis 2 ans lorsqu&rsquo;ils m&rsquo;ont approchée. La fin de chaque livre n&rsquo;est pas une arrivée mais plutôt un départ, donc quand j&rsquo;ai parlé avec l&rsquo;équipe de the Eyes , j&rsquo;ai exprimé mon désir de travailler avec le terme afropéen mais seulement dans la mesure où il me menait maintenant &#8211; je voulais le faire avancer. C&rsquo;est là qu&rsquo;est apparue la notion de « face B ». Elle offrait un cadre théorique qui sous-tendait l&rsquo;humeur d&rsquo;Afropean, mais qui l&rsquo;élargissait également. La face B, le récit non officiel, juste sous la surface de la version officielle brillante. J&rsquo;ai été très impressionné par la façon dont Taous, Vincent, Véronique, Antonella et notre designer, Sarah Boris, ont tous voulu m&rsquo;accompagner dans ce voyage B-Side, et ils ont tous enrichi, encouragé, défié et guidé le travail.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="683" src="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/01/AIV-2-Eddie-Otchere-Blackstar-New-York-1998-1024x683.jpg" alt="" class="wp-image-7632" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/01/AIV-2-Eddie-Otchere-Blackstar-New-York-1998-1024x683.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/01/AIV-2-Eddie-Otchere-Blackstar-New-York-1998-300x200.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/01/AIV-2-Eddie-Otchere-Blackstar-New-York-1998-768x512.jpg 768w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/01/AIV-2-Eddie-Otchere-Blackstar-New-York-1998-1536x1024.jpg 1536w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/01/AIV-2-Eddie-Otchere-Blackstar-New-York-1998-720x480.jpg 720w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/01/AIV-2-Eddie-Otchere-Blackstar-New-York-1998-480x320.jpg 480w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/01/AIV-2-Eddie-Otchere-Blackstar-New-York-1998.jpg 1920w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption>Eddie Otchere, Blackstar, New York 1998</figcaption></figure>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="683" src="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/01/AIV-2-Johny-Pitts-Peckham-Road-Union-Jack-Cap-Peckham-High-Street-2021--1024x683.jpg" alt="" class="wp-image-7633" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/01/AIV-2-Johny-Pitts-Peckham-Road-Union-Jack-Cap-Peckham-High-Street-2021--1024x683.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/01/AIV-2-Johny-Pitts-Peckham-Road-Union-Jack-Cap-Peckham-High-Street-2021--300x200.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/01/AIV-2-Johny-Pitts-Peckham-Road-Union-Jack-Cap-Peckham-High-Street-2021--768x512.jpg 768w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/01/AIV-2-Johny-Pitts-Peckham-Road-Union-Jack-Cap-Peckham-High-Street-2021--1536x1024.jpg 1536w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/01/AIV-2-Johny-Pitts-Peckham-Road-Union-Jack-Cap-Peckham-High-Street-2021--720x480.jpg 720w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/01/AIV-2-Johny-Pitts-Peckham-Road-Union-Jack-Cap-Peckham-High-Street-2021--480x320.jpg 480w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/01/AIV-2-Johny-Pitts-Peckham-Road-Union-Jack-Cap-Peckham-High-Street-2021-.jpg 1920w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption><br>Johny Pitts, Peckham Road, Union Jack Cap, Peckham High Street, 2021</figcaption></figure>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="683" src="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/01/AIV-2-Playlist-Afropéenne-de-Johny-Pitts-design-par-Sarah-Boris-studio-_-The-Eyes-Publishing-1024x683.jpg" alt="" class="wp-image-7635" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/01/AIV-2-Playlist-Afropéenne-de-Johny-Pitts-design-par-Sarah-Boris-studio-_-The-Eyes-Publishing-1024x683.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/01/AIV-2-Playlist-Afropéenne-de-Johny-Pitts-design-par-Sarah-Boris-studio-_-The-Eyes-Publishing-300x200.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/01/AIV-2-Playlist-Afropéenne-de-Johny-Pitts-design-par-Sarah-Boris-studio-_-The-Eyes-Publishing-768x512.jpg 768w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/01/AIV-2-Playlist-Afropéenne-de-Johny-Pitts-design-par-Sarah-Boris-studio-_-The-Eyes-Publishing-1536x1024.jpg 1536w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/01/AIV-2-Playlist-Afropéenne-de-Johny-Pitts-design-par-Sarah-Boris-studio-_-The-Eyes-Publishing-720x480.jpg 720w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/01/AIV-2-Playlist-Afropéenne-de-Johny-Pitts-design-par-Sarah-Boris-studio-_-The-Eyes-Publishing-480x320.jpg 480w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/01/AIV-2-Playlist-Afropéenne-de-Johny-Pitts-design-par-Sarah-Boris-studio-_-The-Eyes-Publishing.jpg 1920w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption>Playlist Afropéenne de Johny Pitts, design par&nbsp;Sarah Boris studio _ The Eyes Publishing</figcaption></figure>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="683" src="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/01/AIV-2-Patrice-Félix-Tchicaya-Revue-Noire-N°20-Paris-Noir-1024x683.jpg" alt="" class="wp-image-7634" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/01/AIV-2-Patrice-Félix-Tchicaya-Revue-Noire-N°20-Paris-Noir-1024x683.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/01/AIV-2-Patrice-Félix-Tchicaya-Revue-Noire-N°20-Paris-Noir-300x200.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/01/AIV-2-Patrice-Félix-Tchicaya-Revue-Noire-N°20-Paris-Noir-768x512.jpg 768w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/01/AIV-2-Patrice-Félix-Tchicaya-Revue-Noire-N°20-Paris-Noir-1536x1024.jpg 1536w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/01/AIV-2-Patrice-Félix-Tchicaya-Revue-Noire-N°20-Paris-Noir-720x480.jpg 720w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/01/AIV-2-Patrice-Félix-Tchicaya-Revue-Noire-N°20-Paris-Noir-480x320.jpg 480w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/01/AIV-2-Patrice-Félix-Tchicaya-Revue-Noire-N°20-Paris-Noir.jpg 1920w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption>Patrice Félix-Tchicaya, Revue Noire N°20, Paris Noir</figcaption></figure>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="683" src="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/01/AIV-2-Tabita-Rezaire-courtesy-of-Goodman-Gallery-Sorry-For-2015-1024x683.jpg" alt="" class="wp-image-7636" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/01/AIV-2-Tabita-Rezaire-courtesy-of-Goodman-Gallery-Sorry-For-2015-1024x683.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/01/AIV-2-Tabita-Rezaire-courtesy-of-Goodman-Gallery-Sorry-For-2015-300x200.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/01/AIV-2-Tabita-Rezaire-courtesy-of-Goodman-Gallery-Sorry-For-2015-768x512.jpg 768w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/01/AIV-2-Tabita-Rezaire-courtesy-of-Goodman-Gallery-Sorry-For-2015-1536x1024.jpg 1536w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/01/AIV-2-Tabita-Rezaire-courtesy-of-Goodman-Gallery-Sorry-For-2015-720x480.jpg 720w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/01/AIV-2-Tabita-Rezaire-courtesy-of-Goodman-Gallery-Sorry-For-2015-480x320.jpg 480w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/01/AIV-2-Tabita-Rezaire-courtesy-of-Goodman-Gallery-Sorry-For-2015.jpg 1920w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption>Tabita Rezaire, courtesy of Goodman Gallery, Sorry For, 2015</figcaption></figure>



<p><strong>Plusieurs photographes qui explorent la question de l&rsquo;identité afropéenne ont été invités. On retrouve plusieurs photographes que nous avons publiés sur Afrique in visu, Mohamed Bourouissa, Sofia Yala Rodrigues, James Barnor. Comment ces invitations ont-elles été faites et comment cette collaboration a-t-elle été imaginée ?</strong><br>Pour être honnête, je voulais commencer par deux photographes centraux &#8211; Liz Johnson Artur et Eddie Otchere &#8211; et ensuite trouver d&rsquo;autres photographes qui pourraient graviter autour de l&rsquo;espace qu&rsquo;ils ont tous deux créé, à leur manière. Les choses commencent à changer, mais Liz et Eddie sont deux photographes incroyables qui ont été négligés pendant trop longtemps, et qui, pour moi, représentaient vraiment cette notion de la face cachée, surtout si elle pouvait être appliquée au monde de la photographie. Nous avons ensuite réfléchi ensemble à d&rsquo;autres photographes travaillant dans une tradition similaire. Nous n&rsquo;essayions pas de trouver des photographes inspirés par Eddie et Liz, nécessairement, mais plutôt des personnes qui avaient tracé leur propre chemin sur des lignes parallèles. Nous pouvions aider leurs voyages à se rencontrer au B-Side.<br>Pour ce qui est des invitations, nous avons simplement mis en commun toutes nos ressources. Jazz Grant ne répondait pas aux e-mails de The Eyes, mais il s&rsquo;est avéré que je connaissais son père, Colin Grant, un brillant écrivain, alors nous avons fait venir Jazz de cette façon. Taous a travaillé avec Mohamed Bourouissa sur son projet Péripherique, c&rsquo;était donc logique pour Mohamed. “ The Eyes” ont une certaine influence dans le monde de la photo, donc d&rsquo;autres contacts ont été établis de cette façon. Parfois, il suffisait de harceler jusqu&rsquo;à ce qu&rsquo;on obtienne un oui !</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="1024" src="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/01/AIV-James-Barnor-with-a-model-at-the-special-Agfa-Gevaert-studio-Mortsel-Belgium-1969.-Courtesy-Galerie-Clémentine-de-la-Féronnière.-©-James-Barnor-1024x1024.jpg" alt="" class="wp-image-7643" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/01/AIV-James-Barnor-with-a-model-at-the-special-Agfa-Gevaert-studio-Mortsel-Belgium-1969.-Courtesy-Galerie-Clémentine-de-la-Féronnière.-©-James-Barnor-1024x1024.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/01/AIV-James-Barnor-with-a-model-at-the-special-Agfa-Gevaert-studio-Mortsel-Belgium-1969.-Courtesy-Galerie-Clémentine-de-la-Féronnière.-©-James-Barnor-300x300.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/01/AIV-James-Barnor-with-a-model-at-the-special-Agfa-Gevaert-studio-Mortsel-Belgium-1969.-Courtesy-Galerie-Clémentine-de-la-Féronnière.-©-James-Barnor-150x150.jpg 150w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/01/AIV-James-Barnor-with-a-model-at-the-special-Agfa-Gevaert-studio-Mortsel-Belgium-1969.-Courtesy-Galerie-Clémentine-de-la-Féronnière.-©-James-Barnor-768x768.jpg 768w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/01/AIV-James-Barnor-with-a-model-at-the-special-Agfa-Gevaert-studio-Mortsel-Belgium-1969.-Courtesy-Galerie-Clémentine-de-la-Féronnière.-©-James-Barnor-1536x1536.jpg 1536w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/01/AIV-James-Barnor-with-a-model-at-the-special-Agfa-Gevaert-studio-Mortsel-Belgium-1969.-Courtesy-Galerie-Clémentine-de-la-Féronnière.-©-James-Barnor-480x480.jpg 480w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/01/AIV-James-Barnor-with-a-model-at-the-special-Agfa-Gevaert-studio-Mortsel-Belgium-1969.-Courtesy-Galerie-Clémentine-de-la-Féronnière.-©-James-Barnor.jpg 1920w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption>James Barnor with a model at the special Agfa-Gevaert studio, Mortsel, Belgium, 1969. Courtesy Galerie Clémentine de la Féronnière. © James Barnor</figcaption></figure>



<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="783" height="1024" src="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/01/AIV-Rémy-Bourdeau-Artists-Boiler-Room-Peckham-Festival2019-783x1024.jpg" alt="" class="wp-image-7646" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/01/AIV-Rémy-Bourdeau-Artists-Boiler-Room-Peckham-Festival2019-783x1024.jpg 783w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/01/AIV-Rémy-Bourdeau-Artists-Boiler-Room-Peckham-Festival2019-229x300.jpg 229w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/01/AIV-Rémy-Bourdeau-Artists-Boiler-Room-Peckham-Festival2019-768x1004.jpg 768w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/01/AIV-Rémy-Bourdeau-Artists-Boiler-Room-Peckham-Festival2019-1174x1536.jpg 1174w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/01/AIV-Rémy-Bourdeau-Artists-Boiler-Room-Peckham-Festival2019-1566x2048.jpg 1566w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/01/AIV-Rémy-Bourdeau-Artists-Boiler-Room-Peckham-Festival2019-480x628.jpg 480w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/01/AIV-Rémy-Bourdeau-Artists-Boiler-Room-Peckham-Festival2019.jpg 1920w" sizes="(max-width: 783px) 100vw, 783px" /><figcaption>© Rémy Bourdeau, Artists, Boiler Room Peckham Festival, 2019</figcaption></figure></div>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="812" src="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/01/AIV-Mohamed-Bourouissa-Le-cercle-imaginaire-Périphérique-2008-1024x812.jpg" alt="" class="wp-image-7645" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/01/AIV-Mohamed-Bourouissa-Le-cercle-imaginaire-Périphérique-2008-1024x812.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/01/AIV-Mohamed-Bourouissa-Le-cercle-imaginaire-Périphérique-2008-300x238.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/01/AIV-Mohamed-Bourouissa-Le-cercle-imaginaire-Périphérique-2008-768x609.jpg 768w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/01/AIV-Mohamed-Bourouissa-Le-cercle-imaginaire-Périphérique-2008-1536x1218.jpg 1536w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/01/AIV-Mohamed-Bourouissa-Le-cercle-imaginaire-Périphérique-2008-480x381.jpg 480w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/01/AIV-Mohamed-Bourouissa-Le-cercle-imaginaire-Périphérique-2008.jpg 1920w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption>Mohamed Bourouissa, Le cercle imaginaire, Périphérique, 2008</figcaption></figure>



<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="724" height="1024" src="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/01/AIV-Sofia-Yala-Rodrigues-Playing-with-Visual-Fragments-2021-724x1024.jpg" alt="" class="wp-image-7647" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/01/AIV-Sofia-Yala-Rodrigues-Playing-with-Visual-Fragments-2021-724x1024.jpg 724w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/01/AIV-Sofia-Yala-Rodrigues-Playing-with-Visual-Fragments-2021-212x300.jpg 212w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/01/AIV-Sofia-Yala-Rodrigues-Playing-with-Visual-Fragments-2021-768x1086.jpg 768w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/01/AIV-Sofia-Yala-Rodrigues-Playing-with-Visual-Fragments-2021-1086x1536.jpg 1086w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/01/AIV-Sofia-Yala-Rodrigues-Playing-with-Visual-Fragments-2021-1448x2048.jpg 1448w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/01/AIV-Sofia-Yala-Rodrigues-Playing-with-Visual-Fragments-2021-480x679.jpg 480w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/01/AIV-Sofia-Yala-Rodrigues-Playing-with-Visual-Fragments-2021-scaled.jpg 1810w" sizes="(max-width: 724px) 100vw, 724px" /><figcaption>Sofia Yala Rodrigues, Playing with Visual Fragments, 2021</figcaption></figure></div>



<p><strong>Parmi les quinze artistes invités, on trouve des photographes de différents pays, de différentes générations et aussi de différentes pratiques photographiques, allant du documentaire, de la photo d&rsquo;auteur au « Cut up » ou au collage numérique. Que nous disent ces images ?</strong><br>Ce qui était merveilleux dans l&rsquo;application du terme « B-Side » à ce que nous recherchions, c&rsquo;est qu&rsquo;une diversité naturelle a commencé à émerger, car le B-Side en tant qu&rsquo;espace n&rsquo;est rien s&rsquo;il n&rsquo;est pas organique et multiculturel. Nous avons donc des photographes âgés de 20 à 90 ans, de tous les sexes, de toutes les classes sociales et de toutes les cultures, mais tous unis par la notion de Blackness en tant que concept politique et de B-Side en tant que concept culturel. À bien des égards, je pense que les découpages et les collages illustrent cette fusion en termes visuels &#8211; des fragments qui, bien qu&rsquo;ils ne s&#8217;emboîtent pas toujours proprement, suggèrent quelque chose d&rsquo;entier lorsqu&rsquo;on les agrandit un peu.</p>



<p><strong>Le titre de ce numéro de The Eyes fait référence à la face B d&rsquo;une cassette audio. Quel est le lien avec la musique ?</strong><br>Le terme « afropéen » a littéralement émergé de la musique &#8211; il a été inventé par David Byrne des Talking Heads et Marie Daulne de Zap Mama, lorsque les deux ont collaboré à son premier album « Adventures in Afropea ». C&rsquo;était une façon de rendre compte de la fusion des styles dans sa musique. Et je pense que la musique, en particulier pendant l&rsquo;ère postmoderne des années 80 et 90, a toujours su mélanger les styles sans effort pour créer quelque chose de nouveau, mais cohérent. Pour ce qui est de la face B, j&rsquo;ai eu l&rsquo;idée en écoutant le producteur de dub Mad Professor parler avec Mark Stewart, du groupe post-punk « The Pop Group ». Ils parlaient du fait que la face B d&rsquo;un album avait sa propre culture. Les gens délaissaient la face A pour la face B, plus « réelle ». Dans l&rsquo;interview que nous avons réalisée pour The Eyes avec Mad Professor, il a répété que la face B était très souvent la version la plus proche de la vision originale du producteur, et que la face A était la version édulcorée pour la radio. Et comme la radio ne diffusait pas les faces B, celles-ci trouvaient d&rsquo;autres moyens d&rsquo;atteindre un public &#8211; sous-cultures, raves illégales, stations de radio pirates, souvent diffusées depuis les propriétés brutalistes dont j&rsquo;ai parlé plus haut. La face B est donc venue avec sa propre culture, sa propre géographie. À mon avis, cela résume parfaitement le travail des photographes que nous avons inclus &#8211; il ne s&rsquo;agit pas ici d&rsquo;inviter quelqu&rsquo;un de l&rsquo;agence reconnue Magnum.</p>



<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="793" height="1024" src="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/01/AIV-Cédrine-ScheidigTerry-2020-copie-793x1024.jpg" alt="" class="wp-image-7642" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/01/AIV-Cédrine-ScheidigTerry-2020-copie-793x1024.jpg 793w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/01/AIV-Cédrine-ScheidigTerry-2020-copie-232x300.jpg 232w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/01/AIV-Cédrine-ScheidigTerry-2020-copie-768x991.jpg 768w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/01/AIV-Cédrine-ScheidigTerry-2020-copie-1190x1536.jpg 1190w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/01/AIV-Cédrine-ScheidigTerry-2020-copie-1587x2048.jpg 1587w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/01/AIV-Cédrine-ScheidigTerry-2020-copie-480x620.jpg 480w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/01/AIV-Cédrine-ScheidigTerry-2020-copie.jpg 1920w" sizes="(max-width: 793px) 100vw, 793px" /><figcaption>© Cédrine Scheidig,Terry, 2020</figcaption></figure></div>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="1024" src="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/01/AIV-Jazz-Grant-Small-Axe-1-Steve-McQueen-for-The-Face-Magazine2020-1024x1024.jpg" alt="" class="wp-image-7648" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/01/AIV-Jazz-Grant-Small-Axe-1-Steve-McQueen-for-The-Face-Magazine2020-1024x1024.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/01/AIV-Jazz-Grant-Small-Axe-1-Steve-McQueen-for-The-Face-Magazine2020-300x300.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/01/AIV-Jazz-Grant-Small-Axe-1-Steve-McQueen-for-The-Face-Magazine2020-150x150.jpg 150w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/01/AIV-Jazz-Grant-Small-Axe-1-Steve-McQueen-for-The-Face-Magazine2020-768x768.jpg 768w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/01/AIV-Jazz-Grant-Small-Axe-1-Steve-McQueen-for-The-Face-Magazine2020-1536x1536.jpg 1536w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/01/AIV-Jazz-Grant-Small-Axe-1-Steve-McQueen-for-The-Face-Magazine2020-480x480.jpg 480w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/01/AIV-Jazz-Grant-Small-Axe-1-Steve-McQueen-for-The-Face-Magazine2020.jpg 1920w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption>Jazz Grant, Small Axe 1, Steve McQueen for The Face Magazine, <br>2020</figcaption></figure>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="1024" src="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/01/AIV-©-Silvia-Rosi-Encounter-Self-Portrait-as-my-Mother-in-School-Uniform-2019-1024x1024.jpg" alt="" class="wp-image-7641" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/01/AIV-©-Silvia-Rosi-Encounter-Self-Portrait-as-my-Mother-in-School-Uniform-2019-1024x1024.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/01/AIV-©-Silvia-Rosi-Encounter-Self-Portrait-as-my-Mother-in-School-Uniform-2019-300x300.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/01/AIV-©-Silvia-Rosi-Encounter-Self-Portrait-as-my-Mother-in-School-Uniform-2019-150x150.jpg 150w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/01/AIV-©-Silvia-Rosi-Encounter-Self-Portrait-as-my-Mother-in-School-Uniform-2019-768x768.jpg 768w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/01/AIV-©-Silvia-Rosi-Encounter-Self-Portrait-as-my-Mother-in-School-Uniform-2019-1536x1536.jpg 1536w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/01/AIV-©-Silvia-Rosi-Encounter-Self-Portrait-as-my-Mother-in-School-Uniform-2019-480x480.jpg 480w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/01/AIV-©-Silvia-Rosi-Encounter-Self-Portrait-as-my-Mother-in-School-Uniform-2019.jpg 1920w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption>© Silvia Rosi, Encounter, Self Portrait as my Mother in School Uniform, 2019</figcaption></figure>



<p><strong>Nous avons récemment vu sur votre instagram que vous travailliez sur des images vernaculaires trouvées à Marseille où vous avez vécu. Peux-tu nous parler de ce projet ?</strong><br>Oui, eh bien, c&rsquo;est peut-être le projet ultime de photographie de la face B ! Lorsque je vivais au Panier, j&rsquo;ai vu une jeune femme jeter deux caisses contenant près de deux mille diapositives Kodachrome. Je lui ai demandé si je pouvais les prendre, elle m&rsquo;a regardé comme si j&rsquo;étais fou et m&rsquo;a dit, bien sûr ! C&rsquo;était à l&rsquo;extérieur d&rsquo;un magasin de bric-à-brac, donc je suis presque sûr que les diapositives ne venaient pas de sa famille. J&rsquo;aurais aimé lui demander, mais je ne savais pas ce que j&rsquo;avais entre les mains à ce moment-là, et le magasin a fermé peu après. Quand j&rsquo;ai ramené les diapositives chez moi et que j&rsquo;ai commencé à les regarder, j&rsquo;ai réalisé que j&rsquo;avais trouvé quelque chose d&rsquo;assez spécial. Tout ceci est l&rsquo;œuvre d&rsquo;un seul photographe, je crois, mais ce n&rsquo;est pas une vision singulière à la Vivian Maier. C&rsquo;est quelque chose d&rsquo;à la fois plus vernaculaire et plus surprenant. Il s&rsquo;agit d&rsquo;un enregistrement de Marseille et de ses environs entre 1970 et 1990 (les boîtes de diapositives sont datées), de la chronique d&rsquo;une communauté &#8211; excursions, randonnées, festivals, fêtes &#8211; souvent au Panier même &#8211; de personnes d&rsquo;ethnies différentes qui profitent ensemble de la plage, de la campagne, des rues de la ville. Elles ne racontent pas une histoire désinvolte de « convivialité », mais plutôt la convivialité quotidienne et désordonnée de cette ville folle, avant les téléphones intelligents. J&rsquo;espère rassembler les diapositives dans un livre et l&rsquo;offrir à la ville qui m&rsquo;a tant donné. Mais je dois trouver le photographe &#8211; la recherche est en cours !</p>



<p><strong>Quels sont vos projets pour les prochains mois ?</strong><br>Ça va être une période chargée. En janvier, je terminerai un projet sur lequel je travaille avec le poète Roger Robinson, sur la vie des Noirs sur la côte britannique. Ce projet sera publié en octobre sous la forme d&rsquo;un livre intitulé « Home is not a Place ». Ensuite, je ferai une tournée de lectures aux États-Unis en février en Californie et en Floride, puis en mars je montrerai mes photographies afropéennes &#8211; une recréation de l&rsquo;exposition que j&rsquo;ai faite à Foam à Amsterdam en 2020 &#8211; au Musée de la photographie contemporaine de Chicago, en collaboration avec la jeune et talentueuse conservatrice Asha Iman, dans le cadre d&rsquo;une exposition collective intitulée « Beautiful Diaspora / You Are Not the Lesser Part ». Ensuite, si le Covid le permet, je m&rsquo;envolerai pour le Japon pendant un mois afin de terminer mon nouveau projet traitant des souvenirs d&rsquo;enfance du pays à la fin des années 1980.</p>
<p>L’article <a href="https://www.afriqueinvisu.org/the-eyes-12-b-side-photographie-afropeenne-interview-de-johny-pitts/">The Eyes # 12, B-Side Photographie afropéenne &#8211; Interview de Johny Pitts</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.afriqueinvisu.org">Afrique In Visu</a>.</p>
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		<title>Boyhood &#8211; Oath Magazine</title>
		<link>https://www.afriqueinvisu.org/boyhood/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Afrique in visu]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 30 Mar 2020 07:52:36 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Éditorial]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique du sud]]></category>
		<category><![CDATA[magazine]]></category>
		<category><![CDATA[OATH MAGAZINE]]></category>
		<category><![CDATA[stéphanie Blomkamp]]></category>
		<category><![CDATA[Témoignage]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Récemment fondée au Cap, Oath Magazine est une plateforme imprimée qui affiche un beau mantra : promouvoir les talents émergents. « Depuis mon retour en Afrique du Sud, je cherchais un moyen d’engager un dialogue constructif sur la photographie sur le Web. Il n’y a pas assez de plateformes pour les photographes qui créent de superbes travaux. Le magazine vise à créer des liens plus forts entre les communautés de photographes du continent et à développer les relations avec les photographes qui ont soif de raconter leurs propres histoires », explique la fondatrice Stephanie Blomkamp. La curiosité est le thème</p>
<p>L’article <a href="https://www.afriqueinvisu.org/boyhood/">Boyhood &#8211; Oath Magazine</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.afriqueinvisu.org">Afrique In Visu</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>Récemment fondée au Cap, <strong>Oath Magazine</strong> est une plateforme imprimée qui affiche un beau mantra : promouvoir les talents émergents. <em>« Depuis mon retour en Afrique du Sud, je cherchais un moyen d’engager un dialogue constructif sur la photographie sur le Web. Il n’y a pas assez de plateformes pour les photographes qui créent de superbes travaux. Le magazine vise à créer des liens plus forts entre les communautés de photographes du continent et à développer les relations avec les photographes qui ont soif de raconter leurs propres histoires »</em>, explique la fondatrice <strong>Stephanie Blomkamp</strong>.<br><br>La curiosité est le thème du premier numéro de ce magazine semestriel à la maquette léchée, lancé en octobre et tiré à 1000 exemplaires.<br><br>Afrique in visu a invité sa fondatrice à présenter un extrait de ce premier numéro à travers l&rsquo;article intitulé <em>Boyhood</em>.</p>



<h2 class="wp-block-heading">BOYHOOD</h2>



<p>Qu&rsquo;est-ce qui fait un grand portrait ? C’est une question que je me pose constamment dans mon propre travail photographique mais aussi dans les œuvres d&rsquo;autres artistes. Comme c&rsquo;est le cas dans tous les domaines d’art, le mystère de ce qui fait une image fantastique est impossible à distiller en éléments identifiables, mais pour moi c&rsquo;est le sentiment de la provocation qui est important. J’attends que l’image provoque en moi une réaction. J’ai vu dernièrement une exposition de <strong>Keoraptse Mosimane</strong> à l’<a href="https://www.iziko.org.za/">Iziko Museum</a> au Cap et j’étais franchement stupéfiée par un portrait qui s’appelait <em>‘Androgonia: A Beautiful Boy’</em>. Le regard puissant, l’expression corporelle, la simplicité de la composition donnent à cette image une puissance inoubliable. Il m’a fallu une trentaine de mails et plusieurs appels téléphoniques avant que je puisse me mettre en contact avec l’artiste (et pour cela je voudrais remercier vivement le <a href="https://marketphotoworkshop.co.za/">Market Photo Workshop</a> à Johannesburg). Finalement j’ai obtenu la permission de M. Mosimane de publier cette image, que j’ai le grand plaisir de partager avec vous dans notre partie photo du magazine dédiée à la thématique «Boyhood / enfance». </p>



<p>Après avoir vu <em>‘Androgonia: A Beautiful Boy’</em>, j’étais préoccupée par la recherche d’autre œuvres au sujet de ‘boyhood’ et voici un extrait de cette recherche, y compris <em>‘Self-Portrait as a Teenager’</em> par <strong>J.M. Coetzee</strong> (Afrique du Sud), <em>‘Young Boy in Chair’</em> par <strong>Djibril Drame</strong> (Sénégal), des garçons sur la plage par <strong>Mario Macilau</strong> (Mozambique) et <em>‘Jumping Boys’</em> par <strong>Zach Louw</strong> (Malawi). Tous ces portraits révèlent l’état éphémère et fragile qui existe dans l’enfance d’un garçon, un bref moment dans la vie quand l’identité même se forme, s’affirme ou se transforme.</p>



<p><strong>Stephanie Blomkamp</strong></p>


<div class="wp-block-image aligncenter size-full wp-image-5840">
<figure class=""><img loading="lazy" decoding="async" width="962" height="1450" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2020/03/1_keorapetse_mosimane.jpg" alt="© Keorapetse Mosimane" class="wp-image-5840" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2020/03/1_keorapetse_mosimane.jpg 962w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2020/03/1_keorapetse_mosimane-199x300.jpg 199w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2020/03/1_keorapetse_mosimane-679x1024.jpg 679w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2020/03/1_keorapetse_mosimane-768x1158.jpg 768w" sizes="(max-width: 962px) 100vw, 962px" /><figcaption>© Keorapetse Mosimane</figcaption></figure></div>


<div class="wp-block-image aligncenter size-full wp-image-5841"><figure class="aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" width="1442" height="1430" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2020/03/2_justin_keene.jpg" alt="© Justin Keene" class="wp-image-5841" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2020/03/2_justin_keene.jpg 1442w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2020/03/2_justin_keene-300x298.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2020/03/2_justin_keene-1024x1015.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2020/03/2_justin_keene-150x150.jpg 150w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2020/03/2_justin_keene-768x762.jpg 768w" sizes="(max-width: 1442px) 100vw, 1442px" /><figcaption>© Justin Keene</figcaption></figure></div>



<div class="wp-block-image aligncenter size-full wp-image-5842"><figure class="aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" width="1148" height="1430" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2020/03/3_alice_mann.jpg" alt="© Alice Mann" class="wp-image-5842" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2020/03/3_alice_mann.jpg 1148w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2020/03/3_alice_mann-241x300.jpg 241w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2020/03/3_alice_mann-822x1024.jpg 822w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2020/03/3_alice_mann-768x957.jpg 768w" sizes="(max-width: 1148px) 100vw, 1148px" /><figcaption>© Alice Mann</figcaption></figure></div>



<div class="wp-block-image aligncenter size-full wp-image-5843"><figure class="aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" width="2164" height="1434" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2020/03/4_mario_macilau.jpg" alt="© Mario macilau" class="wp-image-5843" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2020/03/4_mario_macilau.jpg 2164w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2020/03/4_mario_macilau-300x199.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2020/03/4_mario_macilau-1024x679.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2020/03/4_mario_macilau-768x509.jpg 768w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2020/03/4_mario_macilau-1536x1018.jpg 1536w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2020/03/4_mario_macilau-2048x1357.jpg 2048w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2020/03/4_mario_macilau-1568x1039.jpg 1568w" sizes="(max-width: 2164px) 100vw, 2164px" /><figcaption>© Mario macilau</figcaption></figure></div>



<div class="wp-block-image aligncenter size-full wp-image-5844"><figure class="aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" width="2152" height="1438" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2020/03/5_hicham_benohoud.jpg" alt="© Hicham Benohoud" class="wp-image-5844" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2020/03/5_hicham_benohoud.jpg 2152w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2020/03/5_hicham_benohoud-300x200.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2020/03/5_hicham_benohoud-1024x684.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2020/03/5_hicham_benohoud-768x513.jpg 768w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2020/03/5_hicham_benohoud-1536x1026.jpg 1536w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2020/03/5_hicham_benohoud-2048x1369.jpg 2048w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2020/03/5_hicham_benohoud-1568x1048.jpg 1568w" sizes="(max-width: 2152px) 100vw, 2152px" /><figcaption>© Hicham Benohoud</figcaption></figure></div>



<div class="wp-block-image aligncenter size-full wp-image-5845"><figure class="aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" width="966" height="1432" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2020/03/6_christina_labuschagne.jpg" alt="© Christina Labuschagne" class="wp-image-5845" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2020/03/6_christina_labuschagne.jpg 966w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2020/03/6_christina_labuschagne-202x300.jpg 202w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2020/03/6_christina_labuschagne-691x1024.jpg 691w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2020/03/6_christina_labuschagne-768x1138.jpg 768w" sizes="(max-width: 966px) 100vw, 966px" /><figcaption>© Christina Labuschagne</figcaption></figure></div>



<div class="wp-block-image aligncenter size-full wp-image-5846"><figure class="aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" width="1438" height="1436" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2020/03/7_david_goldblatt.jpg" alt="© David Goldblatt, courtesy Stevenson gallery" class="wp-image-5846" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2020/03/7_david_goldblatt.jpg 1438w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2020/03/7_david_goldblatt-300x300.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2020/03/7_david_goldblatt-1024x1024.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2020/03/7_david_goldblatt-150x150.jpg 150w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2020/03/7_david_goldblatt-768x767.jpg 768w" sizes="(max-width: 1438px) 100vw, 1438px" /><figcaption>© David Goldblatt, courtesy Stevenson gallery</figcaption></figure></div>



<div class="wp-block-image aligncenter size-full wp-image-5847"><figure class="aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" width="950" height="1418" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2020/03/8_djibril_drame.jpg" alt="© Djibril Drame" class="wp-image-5847" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2020/03/8_djibril_drame.jpg 950w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2020/03/8_djibril_drame-201x300.jpg 201w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2020/03/8_djibril_drame-686x1024.jpg 686w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2020/03/8_djibril_drame-768x1146.jpg 768w" sizes="(max-width: 950px) 100vw, 950px" /><figcaption>© Djibril Drame</figcaption></figure></div>



<div class="wp-block-image aligncenter size-full wp-image-5848"><figure class="aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" width="1440" height="1438" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2020/03/9_s.j_moodley.jpg" alt="© S.J. Moodley, courtesy The Walther Collection" class="wp-image-5848" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2020/03/9_s.j_moodley.jpg 1440w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2020/03/9_s.j_moodley-300x300.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2020/03/9_s.j_moodley-1024x1024.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2020/03/9_s.j_moodley-150x150.jpg 150w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2020/03/9_s.j_moodley-768x767.jpg 768w" sizes="(max-width: 1440px) 100vw, 1440px" /><figcaption>© S.J. Moodley, courtesy The Walther Collection</figcaption></figure></div>



<div class="wp-block-image aligncenter size-full wp-image-5849"><figure class="aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" width="1428" height="1440" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2020/03/10_stephanie_blomkamp.jpg" alt="© Stephanie Blomkamp" class="wp-image-5849" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2020/03/10_stephanie_blomkamp.jpg 1428w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2020/03/10_stephanie_blomkamp-298x300.jpg 298w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2020/03/10_stephanie_blomkamp-1015x1024.jpg 1015w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2020/03/10_stephanie_blomkamp-150x150.jpg 150w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2020/03/10_stephanie_blomkamp-768x774.jpg 768w" sizes="(max-width: 1428px) 100vw, 1428px" /><figcaption>© Stephanie Blomkamp</figcaption></figure></div>



<div class="wp-block-image aligncenter size-full wp-image-5850"><figure class="aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" width="1470" height="1434" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2020/03/11_james_barnor.jpg" alt="© James Barnor" class="wp-image-5850" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2020/03/11_james_barnor.jpg 1470w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2020/03/11_james_barnor-300x293.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2020/03/11_james_barnor-1024x999.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2020/03/11_james_barnor-768x749.jpg 768w" sizes="(max-width: 1470px) 100vw, 1470px" /><figcaption>© James Barnor</figcaption></figure></div>



<div class="wp-block-image aligncenter size-full wp-image-5851"><figure class="aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" width="1440" height="1432" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2020/03/12_michelle_loukidis.jpg" alt="© Michelle Loukidis" class="wp-image-5851" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2020/03/12_michelle_loukidis.jpg 1440w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2020/03/12_michelle_loukidis-300x298.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2020/03/12_michelle_loukidis-1024x1018.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2020/03/12_michelle_loukidis-150x150.jpg 150w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2020/03/12_michelle_loukidis-768x764.jpg 768w" sizes="(max-width: 1440px) 100vw, 1440px" /><figcaption>© Michelle Loukidis</figcaption></figure></div>



<div class="wp-block-image aligncenter size-full wp-image-5852"><figure class="aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" width="2154" height="1428" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2020/03/marinka_masse_us.jpg" alt="© Marinka Masséus" class="wp-image-5852" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2020/03/marinka_masse_us.jpg 2154w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2020/03/marinka_masse_us-300x199.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2020/03/marinka_masse_us-1024x679.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2020/03/marinka_masse_us-768x509.jpg 768w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2020/03/marinka_masse_us-1536x1018.jpg 1536w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2020/03/marinka_masse_us-2048x1358.jpg 2048w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2020/03/marinka_masse_us-1568x1040.jpg 1568w" sizes="(max-width: 2154px) 100vw, 2154px" /><figcaption>© Marinka Masséus</figcaption></figure></div>



<div class="wp-block-image aligncenter size-full wp-image-5853"><figure class="aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" width="2004" height="1334" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2020/03/j.m_coetzee.jpg" alt="© J.M Coetzee" class="wp-image-5853" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2020/03/j.m_coetzee.jpg 2004w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2020/03/j.m_coetzee-300x200.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2020/03/j.m_coetzee-1024x682.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2020/03/j.m_coetzee-768x511.jpg 768w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2020/03/j.m_coetzee-1536x1022.jpg 1536w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2020/03/j.m_coetzee-1568x1044.jpg 1568w" sizes="(max-width: 2004px) 100vw, 2004px" /><figcaption>© J.M Coetzee</figcaption></figure></div>



<div class="wp-block-image aligncenter size-full wp-image-5854"><figure class="aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" width="1076" height="1436" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2020/03/nonzuzo_gxekwa.jpg" alt="© Nonzuzo Gxekwa" class="wp-image-5854" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2020/03/nonzuzo_gxekwa.jpg 1076w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2020/03/nonzuzo_gxekwa-225x300.jpg 225w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2020/03/nonzuzo_gxekwa-767x1024.jpg 767w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2020/03/nonzuzo_gxekwa-768x1025.jpg 768w" sizes="(max-width: 1076px) 100vw, 1076px" /><figcaption>© Nonzuzo Gxekwa</figcaption></figure></div>



<div class="wp-block-image aligncenter size-full wp-image-5855"><figure class="aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" width="2034" height="1440" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2020/03/zach_louw.jpg" alt="© Zach Louw" class="wp-image-5855" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2020/03/zach_louw.jpg 2034w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2020/03/zach_louw-300x212.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2020/03/zach_louw-1024x725.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2020/03/zach_louw-768x544.jpg 768w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2020/03/zach_louw-1536x1087.jpg 1536w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2020/03/zach_louw-1568x1110.jpg 1568w" sizes="(max-width: 2034px) 100vw, 2034px" /><figcaption>© Zach Louw</figcaption></figure></div>
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