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	<title>Archives des République du Congo - Afrique In Visu</title>
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	<description>Plateforme autour du métier de photographe en Afrique depuis 2006</description>
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	<title>Archives des République du Congo - Afrique In Visu</title>
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		<title>Parcours du photographe Baudouin Mouanda</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Afrique in visu]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 19 Apr 2022 14:15:15 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Éditorial]]></category>
		<category><![CDATA[Interview]]></category>
		<category><![CDATA[Baudouin Mouanda]]></category>
		<category><![CDATA[Congo-Brazzaville]]></category>
		<category><![CDATA[photographie couleur]]></category>
		<category><![CDATA[République du Congo]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>En 2007, nous rencontrons le photographe Brazzavillois Baudouin Mouanda. Nos lecteurs le connaissent pour avoir pu voir dans nos pages sa célèbre série sur la Sapologie qui l’a fait connaitre. Depuis Baudouin a continué son parcours comme photographe avec des sujets de société mais il s’est davantage investi comme acteur culturel de son pays le Congo en créant un grand espace culturel, Espace Pro-Culture. Retour sur ses projets à travers cette interview ! Bonjour Baudouin, notre dernière discussion sur Afrique in visu date de 2010. Cela remonte ! Peux- tu nous raconter ce qui s&#8217;est passé depuis tout ce temps ?Bonjour Jeanne,</p>
<p>L’article <a href="https://www.afriqueinvisu.org/parcours-du-photographe-baudouin-mouanda/">Parcours du photographe Baudouin Mouanda</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.afriqueinvisu.org">Afrique In Visu</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p>En 2007, nous rencontrons le photographe Brazzavillois <strong>Baudouin Mouanda</strong>. Nos lecteurs le connaissent pour avoir pu voir dans nos pages sa célèbre série sur la Sapologie qui l’a fait connaitre. Depuis Baudouin a continué son parcours comme photographe avec des sujets de société mais il s’est davantage investi comme acteur culturel de son pays le Congo en créant un grand espace culturel, Espace Pro-Culture. Retour sur ses projets à travers cette interview !</p>



<p><strong>Bonjour Baudouin, notre dernière discussion sur Afrique in visu date de 2010. Cela remonte ! Peux- tu nous raconter ce qui s&rsquo;est passé depuis tout ce temps ?</strong><br>Bonjour Jeanne, évidemment il s’est passé beaucoup de temps depuis ma dernière rencontre avec Afrique in visu. Je suis ravi après tout ce temps, je ne suis pas resté immobile, je travaille, et cela s’explique par des projets photographiques: résidence, exposition dans des festivals et des prix que j’ai pu obtenir durant toute cette période. Et pour citer le plus récent, cela date de quelques jours, j&rsquo;ai été élu photographe de l’année par un jury d’experts du monde de l’art en reconnaissance de mes travaux lors de la première édition des SINGULART awards qui avait pour thème le LIEN HUMAIN.</p>



<p><strong>Tes deux projets phares à l&rsquo;époque s&rsquo;intéressaient aux Sapeurs et au Hip Hop à travers l&rsquo;Afrique. Les poursuis-tu ? Qu&rsquo;en est-il de ces projets (nouvelles images, expos,&#8230;)?</strong><br>Le projet sur la sape a beaucoup évolué, à l’époque je travaillais à Brazzaville dans le fief même des sapeurs ça ne m’a pas empêché d’enchainer la même série : la SAPE « le Rêve d’aller et retour » en France. Avec le concours du programme du Regard de Grand Paris dont j’ai été lauréat de la bourse Atelier Medicis en 2017. D’ailleurs une exposition collective est prévue en juin. Pour ce qui est du projet Hip- hop, qui m’a permis de visiter plusieurs villes d’Afrique, il y a bien longtemps que je ne travaille plus sur ce projet. J’étais satisfait du résultat, après il faut savoir tourner la page. Aujourd’hui, je travaille sur d’autres sujets, par exemple la série <em>Congolaise Dream</em>, avec une robe de mariée qui voyage d’une ville à une autre.</p>



<figure class="wp-block-image size-large is-resized"><img fetchpriority="high" decoding="async" src="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/04/AIV-Congolaise-dream-4-1024x683.jpg" alt="" class="wp-image-7831" width="842" height="561" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/04/AIV-Congolaise-dream-4-1024x683.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/04/AIV-Congolaise-dream-4-300x200.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/04/AIV-Congolaise-dream-4-768x512.jpg 768w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/04/AIV-Congolaise-dream-4-1536x1024.jpg 1536w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/04/AIV-Congolaise-dream-4-720x480.jpg 720w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/04/AIV-Congolaise-dream-4-480x320.jpg 480w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/04/AIV-Congolaise-dream-4.jpg 1920w" sizes="(max-width: 842px) 100vw, 842px" /><figcaption>Série <em>Congolaise Dream</em> © Baudouin Mouanda</figcaption></figure>



<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" width="1024" height="683" src="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/04/AIV-Congolaise-dream-3-1024x683.jpg" alt="" class="wp-image-7830" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/04/AIV-Congolaise-dream-3-1024x683.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/04/AIV-Congolaise-dream-3-300x200.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/04/AIV-Congolaise-dream-3-768x512.jpg 768w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/04/AIV-Congolaise-dream-3-1536x1024.jpg 1536w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/04/AIV-Congolaise-dream-3-720x480.jpg 720w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/04/AIV-Congolaise-dream-3-480x320.jpg 480w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/04/AIV-Congolaise-dream-3.jpg 1920w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption>Série <em>Congolaise Dream</em> © Baudouin Mouanda</figcaption></figure>



<p><strong>Tes dernières séries traitent encore davantage de sujets sociaux avec un accent particulier sur l&rsquo;écologie et les ressources naturelles</strong>&#8230;<br>Oui, j’aime bien être proche du quotidien, traiter des sujets de l’environnement qui montrent certaines priorités dans différents secteurs. Par exemple, le sujet sur <em>Les fantômes de corniche</em> parle de l’électricité. Personnellement,  avec cette série, j&rsquo;interroge le public: on y voit des élèves entrain d’étudier dans la rue sous les lampadaires publics ou avec des lampes torches parce qu’il n&rsquo;y a plus d&rsquo;électricité .  Il faut surtout évaluer les conséquences que cela peut provoquer comme la fuite des cerveaux, de certains jeunes après avoir fini leurs études à l’étranger. Et malheureusement quand ils rentrent pour monter une entreprise, cela ne fonctionne pas  sans énergie . Ça ne donne pas l’envie de rester et c&rsquo;est la même situation concernant l’apprivoisement d’eau potable. Comment peut- on vouloir ne pas fuir de ce pays? </p>



<figure class="wp-block-image size-large is-resized"><img decoding="async" src="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/04/AIV-Baudouin-MOUANDA_Les-Fantômes-de-Corniches_10-1024x683.jpg" alt="" class="wp-image-7826" width="839" height="559" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/04/AIV-Baudouin-MOUANDA_Les-Fantômes-de-Corniches_10-1024x683.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/04/AIV-Baudouin-MOUANDA_Les-Fantômes-de-Corniches_10-300x200.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/04/AIV-Baudouin-MOUANDA_Les-Fantômes-de-Corniches_10-768x512.jpg 768w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/04/AIV-Baudouin-MOUANDA_Les-Fantômes-de-Corniches_10-1536x1024.jpg 1536w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/04/AIV-Baudouin-MOUANDA_Les-Fantômes-de-Corniches_10-720x480.jpg 720w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/04/AIV-Baudouin-MOUANDA_Les-Fantômes-de-Corniches_10-480x320.jpg 480w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/04/AIV-Baudouin-MOUANDA_Les-Fantômes-de-Corniches_10.jpg 1920w" sizes="(max-width: 839px) 100vw, 839px" /><figcaption>Série <em>Les fantômes de la corniche</em> © Baudouin Mouanda</figcaption></figure>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="683" src="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/04/AIV-MOUANDA_Baudouin_Les-Fantômes-de-corniches_004-1024x683.jpg" alt="" class="wp-image-7828" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/04/AIV-MOUANDA_Baudouin_Les-Fantômes-de-corniches_004-1024x683.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/04/AIV-MOUANDA_Baudouin_Les-Fantômes-de-corniches_004-300x200.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/04/AIV-MOUANDA_Baudouin_Les-Fantômes-de-corniches_004-768x512.jpg 768w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/04/AIV-MOUANDA_Baudouin_Les-Fantômes-de-corniches_004-1536x1024.jpg 1536w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/04/AIV-MOUANDA_Baudouin_Les-Fantômes-de-corniches_004-720x480.jpg 720w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/04/AIV-MOUANDA_Baudouin_Les-Fantômes-de-corniches_004-480x320.jpg 480w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/04/AIV-MOUANDA_Baudouin_Les-Fantômes-de-corniches_004.jpg 1920w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption>Série <em>Les fantômes de la corniche</em> © Baudouin Mouanda</figcaption></figure>



<p><strong>Ta démarche et ta pratique photographique ont-elles évolués depuis toutes ces années&nbsp;? Par exemple, continues -tu toujours le reportage ou te tournes-tu davantage vers la mise en scène&nbsp;?</strong><br>Ma démarche photographique d’auteur à fort caractère narratif revendique une approche documentaire, hautement humaine. Indépendant basé au Congo, je m’intéresse à l’homme dans son milieu. Je réalise des voyages des reportages au cours desquels je documente le quotidien peu conventionnel ou alternatif parfois en lien avec des questions identitaires et leurs représentations. Mon empreinte photographique engagée se situe à mi-chemin entre le photoreportage et la photographie d’auteur. Bien que cette démarche demande beaucoup de temps et d’empathie; j’estime que pour documenter la vie de l’autre, il faut avant tout prendre le temps de le connaître.<br>Les années passent vite et je suis entrain de passer à autre chose, je ne veux pas dire par là tourner la page à la photographie même si je suis derrière un grand projet. Je continue aussi à réaliser des reportages même si ces deux dernières années nous avons tous été freinés par la crise du covid 19. En parlant de démarche,  j&rsquo;ai aussi évolué vers une pratique plus mise en scène. J&rsquo;ai fait poser la population pour questionner le changement climatique et les phénomènes naturels que le monde rencontre pour ma dernière série «&nbsp;Le Ciel de saison&nbsp;».</p>



<p><strong> Peux-tu nous parler de ce projet mais aussi de la manière dont tu le réalise techniquement&nbsp;?</strong><br>La série <em>Ciel de saison</em> est née des intempéries que connaissent ces dernières années l’Afrique, dues au changement climatique. Le Congo, n’étant pas épargné par ces faits, je voulais réaliser un projet pour attirer l’attention dans les quartiers où règne le désarroi, où des familles perdent leur maison lors des érosions dues aux eaux de pluies. Je devais me lever tôt le matin ou parfois la nuit sous la pluie pour documenter leur quotidien.<br>J&rsquo;ai fait ce premier travail de manière documentaire, cela ne suffisait pas… c’était du déjà vu. Et je ai commencé à discuter avec des familles, s’ils pouvaient poser dans le sous-sol avec leur bien qu’ils devraient apporté afin de garder le même décor à l’identique de leur maison, leur commerce, voir même d’un lit d’hôpital , il fallait reconstitué le décor… Au départ c’était compliqué de convaincre, puis avec l’ennui du confinement du Covid, et en leur montrant, les premières images, ils ont adhéré aux projets. Il a fallu de la logistique pour changer les décors , les peintures et cela prenait du temps de passer d’une scène à une autre! </p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="683" src="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/04/AIV-Baudouin-MOUANDA_Ciel-de-saison_13-1024x683.jpg" alt="" class="wp-image-7819" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/04/AIV-Baudouin-MOUANDA_Ciel-de-saison_13-1024x683.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/04/AIV-Baudouin-MOUANDA_Ciel-de-saison_13-300x200.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/04/AIV-Baudouin-MOUANDA_Ciel-de-saison_13-768x512.jpg 768w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/04/AIV-Baudouin-MOUANDA_Ciel-de-saison_13-1536x1024.jpg 1536w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/04/AIV-Baudouin-MOUANDA_Ciel-de-saison_13-720x480.jpg 720w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/04/AIV-Baudouin-MOUANDA_Ciel-de-saison_13-480x320.jpg 480w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/04/AIV-Baudouin-MOUANDA_Ciel-de-saison_13.jpg 1920w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption>Série « Le Ciel de saison » © Baudouin Mouanda</figcaption></figure>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="683" src="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/04/AIV-Baudouin-MOUANDA_Ciel-de-saison_11-1024x683.jpg" alt="" class="wp-image-7818" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/04/AIV-Baudouin-MOUANDA_Ciel-de-saison_11-1024x683.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/04/AIV-Baudouin-MOUANDA_Ciel-de-saison_11-300x200.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/04/AIV-Baudouin-MOUANDA_Ciel-de-saison_11-768x512.jpg 768w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/04/AIV-Baudouin-MOUANDA_Ciel-de-saison_11-1536x1024.jpg 1536w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/04/AIV-Baudouin-MOUANDA_Ciel-de-saison_11-720x480.jpg 720w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/04/AIV-Baudouin-MOUANDA_Ciel-de-saison_11-480x320.jpg 480w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/04/AIV-Baudouin-MOUANDA_Ciel-de-saison_11.jpg 1920w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption>Série « Le Ciel de saison » © Baudouin Mouanda</figcaption></figure>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="683" src="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/04/AIV-Baudouin-MOUANDA_Ciel-de-saison_8-1024x683.jpg" alt="" class="wp-image-7817" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/04/AIV-Baudouin-MOUANDA_Ciel-de-saison_8-1024x683.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/04/AIV-Baudouin-MOUANDA_Ciel-de-saison_8-300x200.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/04/AIV-Baudouin-MOUANDA_Ciel-de-saison_8-768x512.jpg 768w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/04/AIV-Baudouin-MOUANDA_Ciel-de-saison_8-1536x1024.jpg 1536w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/04/AIV-Baudouin-MOUANDA_Ciel-de-saison_8-720x480.jpg 720w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/04/AIV-Baudouin-MOUANDA_Ciel-de-saison_8-480x320.jpg 480w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/04/AIV-Baudouin-MOUANDA_Ciel-de-saison_8.jpg 1920w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption>Série « Le Ciel de saison » © Baudouin Mouanda</figcaption></figure>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="683" src="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/04/AIV-Baudouin-MOUANDA_Ciel-de-saison_7-1024x683.jpg" alt="" class="wp-image-7816" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/04/AIV-Baudouin-MOUANDA_Ciel-de-saison_7-1024x683.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/04/AIV-Baudouin-MOUANDA_Ciel-de-saison_7-300x200.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/04/AIV-Baudouin-MOUANDA_Ciel-de-saison_7-768x512.jpg 768w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/04/AIV-Baudouin-MOUANDA_Ciel-de-saison_7-1536x1024.jpg 1536w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/04/AIV-Baudouin-MOUANDA_Ciel-de-saison_7-720x480.jpg 720w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/04/AIV-Baudouin-MOUANDA_Ciel-de-saison_7-480x320.jpg 480w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/04/AIV-Baudouin-MOUANDA_Ciel-de-saison_7.jpg 1920w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption>Série « Le Ciel de saison » © Baudouin Mouanda</figcaption></figure>



<p><strong>Tu n&rsquo;es plus désormais dans le collectif Génération Elili que tu avais fondé. L&rsquo;idée d&rsquo;un nouveau collectif est elle prévue&nbsp;?</strong><br>Nous étions cinq co-fondateurs. Cela a été une bonne expérience d&rsquo;avoir coordonné le collectif pendant huit bonnes années, mais il y a des moments où il faut savoir passer la main aux autres. J&rsquo;ai démissionné de la coordination . C ’était important pour moi, on ne force pas les choses. J’ai un grand projet dont je parlerai plus tard , il fallait prendre du recul, et y penser calmement pour pouvoir le réaliser.</p>



<p><strong>Continues-tu à enseigner et former des jeunes photographes comme tu le faisais à l&rsquo;époque&nbsp;?</strong><br>Je n’ai pas eu la chance d’avoir des grands frères qui puissent m’accompagner dans la pratique de la photographie en dehors de mon père. A l’époque j’étais encore très jeune et à 13ans, il m’a appris les premières  lignes conductrices:  d’abord en me parlant de lentille convergente, puis en partageant des leçons de physique . Puis  je suis tombé sur son appareil qu’il cachait au fond du tiroir… aujourd’hui, j’ai la chance d’avoir atteint un niveau que je n’avais  pas il y a quelques années. Ça serait égoïste de ma part de ne pas partager mon savoir avec de jeunes photographes qui d’ailleurs qui suivent de très près mes projets. En plus vouloir former les autres permet d’aller faire d’autres recherches que de répéter le même cours, c’est là que je dis photographier, c’est être romancier de l’esprit. Et cela  pousse à faire naitre de nouveaux talents, des nouvelles idées créatives.</p>



<p><strong>Tu es le fondateur de Class pro culture. Peux-tu nous raconter la genèse du projet et Quelle est l’ambition de ce lieu&nbsp;?</strong><br>Vous savez l’histoire d’un pays passe par sa culture, par la reconnaissance de la population à en témoigner, à l’alimenter, à la connaitre. A Brazzaville, en république du Congo, il existe plusieurs domaines culturels pour lesquels le pays a un rayonnement international&nbsp;: la rumba dans la musique, la sapologie dans la mode vestimentaire, la peinture et la photographie dans les arts visuels et le théâtre dans les arts de scène. Tous ces arts méritent d’être mis en valeur, dans le but de développement du capital culturel des Congolais et de favoriser l’émergence de nouveaux talents. En s’inspirant des banlieues en France, à l‘époque où j’étais étudiant car j&rsquo;avais  bénéficié de la bourse d’Egide de l’ambassade France. Il fallait faire un choix, entre la France et le Congo. J’avais un projet qui s‘est développé au fil des années, favoriser l’accès de la culturel des populations vivant en périphérique de Brazzaville afin de promouvoir un mieux vivre ensemble. Je suis content que le projet soit en bonne voie et fier de dynamiser les quartiers périphériques par le billet des rencontres culturelles dont le projet est en cours.</p>



<p><strong>Comment se positionnent les Institutions à Brazzaville et les politiques au sujet de ce projet&nbsp;?</strong><br>Vous savez les institutions ne peuvent pas tout faire, ils attendent aussi de nous qu’on vienne leur faire de proposition. Elles vont nous dire qu&rsquo;elles ont beaucoup de dossier a traiter, que le coût est difficile à identifier et puis quels artistes soutenir &#8230; On les voient rarement sur le terrain. Alors nous nous battons de sorte que nous puissions travailler ensemble. Seul on ne peut pas arriver au terminus.<br>Pour le projet ClassPro-Culture, je préfère attendre que je sois suffisamment avancé pour ne pas être pris pour un aventurier comme certain l’on cru au départ. C&rsquo;est donc une initiative personnelle où je voulais favoriser l’accès à la culture des populations vivant en périphérique de Brazzaville. Aujourd’hui, lorsqu’on qu’on voit les travaux, de ce qui a déjà été fait, on voit le sérieux du projet. Et si tout se passe comme prévu avec la campagne de crowfunding que je viens de lancer, cette collecte de fonds servira à construire la salle qui abritera les ateliers d’ici la rentrée prochaine, j’espère que nos amis suivront l’appel. Voici le lien de la collecte:<a href="https://www.helloasso.com/associations/amor/collectes/classpro-culture" target="_blank" rel="noreferrer noopener"> cliquez ici</a></p>



<p><strong>Comment sera constituée l&rsquo;équipe du lieu&nbsp;? Quel en sera le programme&nbsp;?</strong><br>L’équipe sera constituée des hommes de cultures ayant de bonne connaissance dans le domaine, un coordonnateur de projet, un administrateur, un assistant logistique, un assistant administrative, un gardien, un agent d’entretien. Et une programmation pluridisciplinaire dans le but de produire des événements, expositions et publications. Elle sensibilisera et apportera une médiation par les arts visuels. La structure associe les photographes et artistes à d’autres professionnels de l’art, au niveau national, et régional ou international&nbsp;: galeries, curateurs, conservateurs, éditeurs, historiens d’art, critiques d’art, médias, mécènes.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="768" src="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/04/AIV-20220403_135042-1024x768.jpg" alt="" class="wp-image-7815" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/04/AIV-20220403_135042-1024x768.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/04/AIV-20220403_135042-300x225.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/04/AIV-20220403_135042-768x576.jpg 768w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/04/AIV-20220403_135042-1536x1152.jpg 1536w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/04/AIV-20220403_135042-480x360.jpg 480w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/04/AIV-20220403_135042.jpg 1920w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="768" src="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/04/AIV-20210823_164851-1024x768.jpg" alt="" class="wp-image-7814" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/04/AIV-20210823_164851-1024x768.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/04/AIV-20210823_164851-300x225.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/04/AIV-20210823_164851-768x576.jpg 768w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/04/AIV-20210823_164851-1536x1152.jpg 1536w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/04/AIV-20210823_164851-480x360.jpg 480w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/04/AIV-20210823_164851.jpg 1920w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="768" src="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/04/AIV-Chantier-classPro_Culture1-1024x768.jpg" alt="" class="wp-image-7823" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/04/AIV-Chantier-classPro_Culture1-1024x768.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/04/AIV-Chantier-classPro_Culture1-300x225.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/04/AIV-Chantier-classPro_Culture1-768x576.jpg 768w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/04/AIV-Chantier-classPro_Culture1-1536x1152.jpg 1536w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/04/AIV-Chantier-classPro_Culture1-480x360.jpg 480w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/04/AIV-Chantier-classPro_Culture1.jpg 1920w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<p><strong>Quels sont tes prochains projets personnels en tant que photographe&nbsp;?</strong><br>J’ai plusieurs projets en cours ce mois: je commence avec une résidence aux Rencontres de la jeune photographie internationale à Niort . En mai je suis invité à Mans pour une exposition de ma série Fant<em>ôme de corniche</em>, en juin une exposition de la série<em> SAPE «&nbsp;le rêve d’aller retour&nbsp;</em>» issue du projet du regard du Grand Paris avec les Atelier Medicis. En septembre je suis attendu en Zurich en Suisse au festival OPEN YOUR EYES, dédié aux 17 objectifs du développement durable des Nations Unies. Je dois commencer un nouveau projet de recherche photographique d’ici peu de temps qui portera le regard sur la question de l’eau en Afrique dont le titre du projet est «<em>&nbsp;la Sueur du Robinet&nbsp;</em>».</p>



<p><strong>Et en tant qu&rsquo;acteur culturel&nbsp;?</strong><br>En tant qu’acteur culture, je veux donner une nouvelle façon de voir les choses. En donnant le sourire aux populations vivant en zone urbaine grâce au projet ClassPro qui sera, je l&rsquo;espère,  un magnifique lieu de culture.</p>
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		<title>Studio Pellosh &#8211; Interview de Maurice Pellosh et Emmanuèle Béthery</title>
		<link>https://www.afriqueinvisu.org/studio-pellosh-interview-de-maurice-pellosh-et-emmanuelle-bethery/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Afrique in visu]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 22 Mar 2022 14:13:01 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Éditorial]]></category>
		<category><![CDATA[Interview]]></category>
		<category><![CDATA[photographie argentique]]></category>
		<category><![CDATA[photographie de studio]]></category>
		<category><![CDATA[Photographie Noir & Blanc]]></category>
		<category><![CDATA[Pointe-Noire]]></category>
		<category><![CDATA[République du Congo]]></category>
		<category><![CDATA[studio pellosh]]></category>
		<category><![CDATA[studio photo]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le 17 décembre 1973 Maurice Bidilou ouvre le Studio Pellosh à Pointe Noire au Congo Brazzaville. Jusqu&#8217;au milieu des années 90, Pellosh voit défiler dans son studio, toutes les strates de la société congolaises : les sapeurs bien sur mais aussi les familles, les amoureux, les travailleurs &#8230; Contemporain de ses confrères, Jean Depara, Malick Sidibé ou Sakaly, ses images racontent un pan de l&#8217;histoire du portrait de la capitale économique du Congo. Il revient dans cette interview sur l&#8217;histoire de ce studio mythique de Pointe Noire: création, matériel, contexte de l&#8217;époque jusqu&#8217;à sa rencontre il y a quelques années</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p>Le 17 décembre 1973 Maurice Bidilou ouvre le Studio Pellosh à Pointe Noire au Congo Brazzaville. Jusqu&rsquo;au milieu des années 90, Pellosh voit défiler dans son studio, toutes les strates de la société congolaises : les sapeurs bien sur  mais aussi les familles,  les amoureux, les travailleurs &#8230; Contemporain de ses confrères, Jean Depara, Malick Sidibé ou Sakaly, ses images racontent un pan de l&rsquo;histoire du portrait de la capitale économique du Congo. </p>



<p>Il revient dans cette interview sur l&rsquo;histoire de ce studio mythique de Pointe Noire: création, matériel, contexte de l&rsquo;époque jusqu&rsquo;à sa rencontre il y a quelques années avec Emmanuèle Béthery qui s&rsquo;attache aujourd&rsquo;hui à numériser son travail  et à l&rsquo;exposer à travers le monde. </p>



<p></p>



<p></p>



<p><strong>Maurice Pellosh:Pour commencer, comment en êtes-vous venu à la photographie ?</strong><br>Je suis né à Bouansa en 1951 et j’y ai grandi jusqu’à mes 17 ans. Puis j’ai rejoint mon frère à Pointe Noire. J’ai fait quelques petits boulots puis mon oncle m’a incité à apprendre la photographie. C’est comme ça que j’ai commencé mon apprentissage en 1971 au Studio Janot Père. Contre une dame jeanne de vin, un régime de bananes et 20 000 FCFA, j’ai été formé pendant 20 mois au métier de photographe portraitiste ; prise de vue , lumière et tirage.<br>Le sobriquet de Pellosh , je l’ai choisi quand j’avais 14 ans bien avant de devenir photographe. Je trouvais que ce mot sonnait bien et était agréable à écrire. On avait tous des sobriquets, c’était la mode !</p>



<p><strong>Maurice Pellosh:Quel était le contexte culturel au Congo Brazzaville à l&rsquo;époque ?</strong><br>La ville était animée, il y avait un cinéma, Le Rex (devenu une église, que décrit <strong>Alain Mabanckou</strong>), mon studio était dans ce quartier du grand Marché. Il y avait des clubs ou passaient des groupes de musique, principalement le groupe <a href="https://www.discogs.com/fr/artist/2495954-Orchestre-African-Mod-Matata">Africa Mod Matata</a>.<br>Quand j’ai ouvert mon studio le 17 décembre 1973, il y avait déjà quelques studios photos qui ne sont plus de ce monde : Studio Photo Pelé, Studio Photo Yves, Studio Photo A.Sept et le Studio Photo B Luc Magloire.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="1024" src="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/03/AIV-Maurice-Pellosh-devant-son-studio-1024x1024.jpg" alt="" class="wp-image-7797" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/03/AIV-Maurice-Pellosh-devant-son-studio-1024x1024.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/03/AIV-Maurice-Pellosh-devant-son-studio-300x300.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/03/AIV-Maurice-Pellosh-devant-son-studio-150x150.jpg 150w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/03/AIV-Maurice-Pellosh-devant-son-studio-768x768.jpg 768w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/03/AIV-Maurice-Pellosh-devant-son-studio-1536x1536.jpg 1536w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/03/AIV-Maurice-Pellosh-devant-son-studio-2048x2048.jpg 2048w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/03/AIV-Maurice-Pellosh-devant-son-studio-480x480.jpg 480w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption>Maurice Pellosh devant son studio</figcaption></figure>



<p><strong>Maurice Pellosh:</strong> <strong>Dès 1973, vous ouvrez votre studio, studio Pellosh à Pointe noire, qui est le premier public dans les années 70 ?</strong><br>Au Congo, la Sape qui est à la fois le vêtement et l’acronyme de la <strong>S</strong>ociété des <strong>A</strong>mbianceurs et des <strong>P</strong>ersonnes <strong>É</strong>légantes, est une vielle passion. Dans les années 70, la Sape est en plein boum et la clientèle ponténégrine aspire à des clichés-souvenirs très étudiés que l’on destine à ses proches et dont on peut commander des agrandissements.<br>Des voisins, des familles quand il y avait des enfants qui naissaient, des couples d’amoureux et des jeunes hommes sapeurs pour offrir les tirages à leur petite copine. Les gens se faisaient beaux et dans le studio, je finissais de les préparer. Il y avait des habits à disposition et des accessoires ; sacs à main, chapeaux, mobylettes, lunettes. Dès qu’ils voulaient montrer un évènement, ils venaient me voir. Je prenais des photos N et B et je m’occupais des tirages. J’allais aussi dans les soirées et dans les clubs de danse.<br>Puis petit à petit, les produits et le papier sont venus à manquer et au début des années 80, j‘ai fait des photos couleurs. J’envoyais les films à développer en France dans les labos Mourette S.A et PhotoRush. Les photos tirées revenaient en 15 ou 20 jours. En 1985, le 1er labo Couleur Yvon Riou, a ouvert ses portes à Pointe Noire. Puis peu à peu le numérique a tout remplacé.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="1024" src="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/03/AIV-Pleins-feux-1024x1024.jpg" alt="" class="wp-image-7798" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/03/AIV-Pleins-feux-1024x1024.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/03/AIV-Pleins-feux-300x300.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/03/AIV-Pleins-feux-150x150.jpg 150w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/03/AIV-Pleins-feux-768x768.jpg 768w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/03/AIV-Pleins-feux-1536x1536.jpg 1536w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/03/AIV-Pleins-feux-480x480.jpg 480w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/03/AIV-Pleins-feux.jpg 1757w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption>Pleins feux ! © Studio Pellosh</figcaption></figure>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="1024" src="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/03/AIV-Les-amoureux-1976-1024x1024.jpg" alt="" class="wp-image-7795" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/03/AIV-Les-amoureux-1976-1024x1024.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/03/AIV-Les-amoureux-1976-300x300.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/03/AIV-Les-amoureux-1976-150x150.jpg 150w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/03/AIV-Les-amoureux-1976-768x768.jpg 768w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/03/AIV-Les-amoureux-1976-1536x1536.jpg 1536w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/03/AIV-Les-amoureux-1976-2048x2048.jpg 2048w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/03/AIV-Les-amoureux-1976-480x480.jpg 480w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption>Les amoureux, 1976 © Studio Pellosh</figcaption></figure>



<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="992" height="992" src="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/03/AIV-Achille-et-Alphonse.jpg" alt="" class="wp-image-7791" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/03/AIV-Achille-et-Alphonse.jpg 992w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/03/AIV-Achille-et-Alphonse-300x300.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/03/AIV-Achille-et-Alphonse-150x150.jpg 150w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/03/AIV-Achille-et-Alphonse-768x768.jpg 768w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/03/AIV-Achille-et-Alphonse-480x480.jpg 480w" sizes="(max-width: 992px) 100vw, 992px" /><figcaption>Achille et Alphonse © Studio Pellosh</figcaption></figure>



<p><strong>Maurice Pellosh:Vous poursuivez jusqu&rsquo;à la fin des années 90, le public a-t-il évolué ?</strong><br>C’étaient toujours des bandes de copains sapeurs et copines, des enfants, des familles. Il y a eu aussi plus de photos d’identité car les gens ont commencé à avoir des papiers.</p>



<p><strong>Maurice Pellosh:</strong> <strong>Et votre pratique, parlez nous de l&rsquo;évolution technique, appareil, pellicule N&amp;B , couleur ?</strong><br>J’ai commencé avec un appareil Yashica mat-124 G que j’avais commandé en France, des pellicules 6&#215;6 format 120 de 12 et 24 poses. Puis sont arrivés des appareils des films 24&#215;36 de 12, 24 et 36 poses, N et B et couleurs. Les marques étaient Yashica, Minolta et Nikon. C’est comme ça, que nous avons mis à l’écart les appareils 6&#215;6. La qualité n’est plus la même, les photos argentiques étaient de meilleur qualité que les photos numériques</p>



<p><strong>Maurice Pellosh:</strong> <strong>Quelques années plus tard, quand on revient sur l&rsquo;ensemble de vos images, quels sont les sujets ou communautés qui se distinguent ?</strong><br>J’aime l&rsquo;idée que tout le monde pouvait venir à mon studio. Les prix étaient bas et fixés par l’union des photographes congolais (l’UNEAC, union national écrivains et arts congolais). Les gens choisissaient des petits tirages (9&#215;13 ou 13&#215;18). Les photos étaient recadrées même si les négatifs étaient 6&#215;6.</p>



<p><strong>Maurice Pellosh:</strong> <strong>Avec Emmanuèle Béthery, vous contactez les anciens modèles de vos photographies, quelles sont leurs réactions ? Racontez nous une image&#8230;</strong><br>Emmanuèle a commencé à rechercher des gens. Ils ont tous entre 50 et 70 ans maintenant et certains ne sont plus de ce monde. Il y a un ancien client Bernard Bioka qui à la suite d’un contact d’Emmanuèle , est venu me rendre visite car il habite encore à Pointe Noire. Avec ses 2 amis, Dieudonné et Romuald, ils venaient régulièrement au Studio. Ils offraient les tirages à leurs petites copines. Ils n’ont plus aucun tirage chez eux ! ça m’a fait plaisir de le rencontrer.<br>C&rsquo;est la photographie que l&rsquo;on voit au début de cette interview, Bernard Bioka est  à droite sur la photo, sa cravate était rouge !</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="992" height="992" src="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/03/AIV-Les-2-soeurs.jpg" alt="" class="wp-image-7794" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/03/AIV-Les-2-soeurs.jpg 992w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/03/AIV-Les-2-soeurs-300x300.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/03/AIV-Les-2-soeurs-150x150.jpg 150w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/03/AIV-Les-2-soeurs-768x768.jpg 768w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/03/AIV-Les-2-soeurs-480x480.jpg 480w" sizes="(max-width: 992px) 100vw, 992px" /><figcaption>Les 2 soeurs © Studio Pellosh</figcaption></figure>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="1024" src="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/03/AIV-Antoinette-1024x1024.jpg" alt="" class="wp-image-7792" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/03/AIV-Antoinette-1024x1024.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/03/AIV-Antoinette-300x300.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/03/AIV-Antoinette-150x150.jpg 150w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/03/AIV-Antoinette-768x768.jpg 768w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/03/AIV-Antoinette-1536x1536.jpg 1536w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/03/AIV-Antoinette-480x480.jpg 480w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/03/AIV-Antoinette.jpg 1757w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption>Antoinette © Studio Pellosh</figcaption></figure>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="1024" src="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/03/AIV-Les-communiantes-1975-1024x1024.jpg" alt="" class="wp-image-7796" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/03/AIV-Les-communiantes-1975-1024x1024.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/03/AIV-Les-communiantes-1975-300x300.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/03/AIV-Les-communiantes-1975-150x150.jpg 150w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/03/AIV-Les-communiantes-1975-768x768.jpg 768w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/03/AIV-Les-communiantes-1975-1536x1536.jpg 1536w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/03/AIV-Les-communiantes-1975-2048x2048.jpg 2048w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/03/AIV-Les-communiantes-1975-480x480.jpg 480w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption>Les communiantes, 1975 © Studio Pellosh</figcaption></figure>



<p><strong>Maurice Pellosh:</strong> <strong>Aujourd&rsquo;hui , plusieurs photographes de studio comme Malick Sidibé, Jean Depara, Sakaly ont une grande reconnaissance, qu&rsquo;en est-il pour vous sur place et à l&rsquo;étranger?</strong><br>A Pointe Noire, je ne travaille plus à part de temps en temps des photos d’identité. Je n’ai plus de studio, c’est chez moi et tout le monde à un appareil téléphone qui prend des photos ! A part mes amis à qui j’ai fait part du travail d’Emmanuèle avec mes photos, plus personne ne me connait.<br>Je commence à être connu en France, en Europe et aussi aux USA. Beaucoup de collectionneurs afro américains s’intéressent à mes photos. Les nouveaux tirages argentiques faits à Paris format carré sont très beaux. Il y a aussi des collectionneurs africains d’Art qui commencent à acheter des tirages. Emmanuèle prépare, avec mon accord, des prochaines expositions et avec mon compte Instagram, les personnes intéressées de toute la planète commandent des photos. Je n’ai pas Instagram mais Emmanuèle m&rsquo;explique ce qu’elle fait. Elle m’envoie de l’argent tous les mois par un ami commun qui a un compte à la banque et internet.</p>



<p><strong>Maurice Pellosh:</strong> <strong>Votre studio existe-il encore ou a-t-il repris ? Continuez vous la photographie ?</strong><br>Mon studio, dans le quartier du Rex (devenu une église) et de la Grande mosquée du Grand Marché a été repris par un coiffeur. C’est encore un quartier très animé en bord de l’ancienne ville coloniale.</p>



<p><strong>Maurice Pellosh:</strong> <strong>Où en êtes vous de la numérisation de votre fond d&rsquo;archives et pouvez vous nous raconter, de combien d&rsquo;images, types de sujets il se constitue ?</strong><br>C’est Emmanuèle qui s’occupe d’archiver tous mes négatifs, et elle n’a pas finit car il y en a beaucoup.<br>A Pointe Noire, chez moi, les conditions de conservation n’étaient pas bonnes et beaucoup de négatifs ont disparu à cause de l’humidité, des termites et des souris ! Il était temps de faire différemment.<br>Les photographes comme moi gardaient les négatifs dans leur studio pour que les clients reviennent faire des tirages quand ils voulaient.</p>



<p><strong>Maurice Pellosh:</strong> <strong>Que s’est il passé pendant la guerre civile (1997/2000) pour vous à Pointe Noire mais aussi pour vos confrères de Brazzaville ?<br></strong>La guerre civile n’est pas arrivée jusqu’à Pointe-Noire, le maire et le préfet avait dit non à la guerre civile. Elle a été à Brazzaville, la région du Pool, de Bouenza et du Niari. A cette époque, j’avais prévu d’installer le Studio Pellosh à Brazzaville mais j’ai renoncé à cause de la guerre. Les studios photo de Brazza ont dû stopper l’activité et leur studio a souvent brulé, les négatifs et le matériel aussi.</p>



<p><strong>Maurice Pellosh:</strong> <strong>Quels sont les projets d&rsquo;exposition ou que vous avez ?</strong><br>Malheureusement, l’exposition à l’Institut français de Pointe Noire a été repoussée 2 fois à cause du Covid. C’est une exposition où j’aurais pu être présent, et on avait prévu de reconstituer mon studio avec des vieux pagnes. J’aurais pris en photo les visiteurs avec des accessoires de l’époque.<br>Emmanuèle a prévu une exposition à l’alliance française de Dar es Saalam en octobre 2022, je suis d’accord car c’est bien que mes photos soient exposées sur le continent africain. Comme il y a beaucoup d’amateurs et collectionneurs aux états unis, ça serait bien d’exposer à New York. Emmanuèle y pense. On voudrait faire aussi un film documentaire où ensemble, on rechercherait des anciens clients dans Pointe Noire et peut être Brazzaville pour qu’ils racontent cette époque. C’est une époque qui était joyeuse et tout le monde était optimiste pour l’avenir. Un livre aussi avec les meilleures photos.<br>Il y a beaucoup à faire car il y a à peine 2 ans, personne ne connaissait mon nom ! Je suis heureux d’être encore en vie.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="992" height="992" src="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/03/AIV-Vive-les-vacances.jpg" alt="" class="wp-image-7800" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/03/AIV-Vive-les-vacances.jpg 992w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/03/AIV-Vive-les-vacances-300x300.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/03/AIV-Vive-les-vacances-150x150.jpg 150w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/03/AIV-Vive-les-vacances-768x768.jpg 768w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/03/AIV-Vive-les-vacances-480x480.jpg 480w" sizes="(max-width: 992px) 100vw, 992px" /><figcaption>Vives les vacances © Studio Pellosh</figcaption></figure>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="1024" src="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/03/AIV-Clopes-et-chapeaux-1024x1024.jpg" alt="" class="wp-image-7793" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/03/AIV-Clopes-et-chapeaux-1024x1024.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/03/AIV-Clopes-et-chapeaux-300x300.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/03/AIV-Clopes-et-chapeaux-150x150.jpg 150w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/03/AIV-Clopes-et-chapeaux-768x768.jpg 768w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/03/AIV-Clopes-et-chapeaux-1536x1536.jpg 1536w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/03/AIV-Clopes-et-chapeaux-480x480.jpg 480w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/03/AIV-Clopes-et-chapeaux.jpg 1757w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption>Clopes et chapeaux © Studio Pellosh</figcaption></figure>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="1024" src="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/03/AIV-Toujours-élégantes-1977-1024x1024.jpg" alt="" class="wp-image-7799" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/03/AIV-Toujours-élégantes-1977-1024x1024.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/03/AIV-Toujours-élégantes-1977-300x300.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/03/AIV-Toujours-élégantes-1977-150x150.jpg 150w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/03/AIV-Toujours-élégantes-1977-768x768.jpg 768w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/03/AIV-Toujours-élégantes-1977-1536x1536.jpg 1536w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/03/AIV-Toujours-élégantes-1977-2048x2048.jpg 2048w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/03/AIV-Toujours-élégantes-1977-480x480.jpg 480w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption>Toujours élégantes, 1977 © Studio Pellosh</figcaption></figure>



<p><strong>Emmanuèle Bethery:  Comment avez-vous rencontrer Maurice Bidilou ?</strong><br>J’ai rencontré Maurice à Pointe Noire en 2018 via un ami commun. Je travaillais avec des peintres sur place et de fil en aiguille et m’intéressant au passé photographique de la ville, je me suis rendue chez Maurice. A cette époque, Maurice ne m’a montré uniquement des tirages d’époque que les clients n’étaient pas venus chercher. Je suis repartie en France, obsédée par ces tirages. Je n’avais qu’une idée en tête; retourner chez Maurice et explorer avec lui les dizaines de boites en carton Kodak contenant des milliers de négatifs ! Notre collaboration a commencé de façon « officielle » fin 2019. Totalement inconnu, depuis, je le hisse au rang d’artiste de renom malgré la crise du Covid qui a attaqué de plein fouet tous nos projets. Pourtant, Une exposition parisienne en juin 2021 a connu un grand succès et un compte Instagram dynamique génère des commandes de tirages tous les mois et des contacts enrichissants avec des professionnels et des amateurs avertis.<br>Avec Maurice, nous avons retenu les années 1970/80, représentatives d’une société joyeuse et empreinte d’optimisme, une période bouillonnante de l’indépendance acquise. Des années qui lui sont chères ; ce sont ses débuts et une époque où le studio ne désemplissait pas. Très sollicité, le soir, Maurice arpentait bars, dancings et concerts et se mêle à la jeunesse éprise de liberté. Ces clichés constituent un témoignage exceptionnel de ce que fut la société congolaise après la colonisation et révèlent la patte unique et sensible d’un photographe portraitiste doté d’un regard bienveillant.<br>Je souhaite promouvoir Maurice en le positionnant comme l’un des plus grands photographe portraitiste africain. Le labo N&amp;B que j’ai choisi, Stéphane Cormier, assure des tirages argentiques de collection. Les tirages sont numérotés, limités, légendés et gaufrés. (Et bien sûr 2 certificats d’authenticité sont fournis dont un signé par Maurice).<br>Maurice commence tout juste à accepter d’être considéré comme un photographe talentueux. Pour lui, il faisait « juste correctement son travail ». Il est encore incrédule et ne comprend pas toujours cet engouement dont il fait l’objet, lui et ses merveilleux clichés. Je souhaite qu’il puisse profiter encore longtemps de cette reconnaissance tardive.</p>
<p>L’article <a href="https://www.afriqueinvisu.org/studio-pellosh-interview-de-maurice-pellosh-et-emmanuelle-bethery/">Studio Pellosh &#8211; Interview de Maurice Pellosh et Emmanuèle Béthery</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.afriqueinvisu.org">Afrique In Visu</a>.</p>
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