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	<title>Estelle Lecaille, auteur/autrice sur Afrique In Visu</title>
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	<description>Plateforme autour du métier de photographe en Afrique depuis 2006</description>
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	<title>Estelle Lecaille, auteur/autrice sur Afrique In Visu</title>
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		<title>Rencontres Photographiques de Guyane 2021</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Estelle Lecaille]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 13 Dec 2021 08:33:07 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Éditorial]]></category>
		<category><![CDATA[Exposition]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L&#8217;édition 2021 des 7èmes Rencontres Photographiques de Guyane portée par son directeur artistique Karl Joseph et l&#8217;association la Tête dans les Images s&#8217;est ouverte sous le titre Juste à côté de nous, Amazonie ? et propose d&#8217;explorer les rapports complexes entre l&#8217;homme et son environnement en posant des questions brûlantes d&#8217;actualité et profondément liées aux imaginaires et aux histoires qui naissent de et dans cette forêt. Que représente symboliquement et politiquement au XXIème siècle cette dense forêt tropicale dont la vitalité et l&#8217;étendue en font un poumon vert essentiel au bon fonctionnement de notre planète ? L&#8217;exposition Les Fruits de l&#8217;arrangement tragique</p>
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<p>L&rsquo;édition 2021 des <a href="https://www.rencontresphotographiquesdeguyane.com/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">7<sup>èmes</sup> Rencontres Photographiques de Guyane</a> portée par son directeur artistique <strong>Karl Joseph</strong> et l&rsquo;association<a href="https://www.latetedanslesimages.fr/" target="_blank" rel="noreferrer noopener"> la Tête dans les Images</a> s&rsquo;est ouverte sous le titre <em>Juste à côté de nous, Amazonie ?</em> et propose d&rsquo;explorer les rapports complexes entre l&rsquo;homme et son environnement en posant des questions brûlantes d&rsquo;actualité et profondément liées aux imaginaires et aux histoires qui naissent de et dans cette forêt. Que représente symboliquement et politiquement au XXI<sup>ème</sup> siècle cette dense forêt tropicale dont la vitalité et l&rsquo;étendue en font un poumon vert essentiel au bon fonctionnement de notre planète ?</p>



<p>L&rsquo;exposition<em> Les Fruits de l&rsquo;arrangement tragique</em> du photographe guyanais <strong><a href="http://mirto.fr/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Mirtho Linguet</a></strong> a inauguré les Rencontres au Fort Diamant, un bâtiment symbolique qui résonne particulièrement avec son travail. Construit en 1840 et classé monument historique, il est positionné à l&#8217;embouchure du fleuve Mahury, un important point stratégique de défense de l&rsquo;île de Cayenne face aux invasions et qui a été le théâtre d&rsquo;affrontements entre les troupes françaises et les Amérindiens.</p>



<p>Cette «&nbsp;lutte&nbsp;», on la retrouve également en filigrane dans la série photographique des <em>Black Dolls project</em> engagé depuis 2015 par Mirtho Linguet et qui permet de comprendre l&rsquo;exposition au Fort Diamant et d&rsquo;englober l&rsquo;engagement politique et artistique du photographe. Divisé en trois projets <em>Poupées Noires</em>, <em>Flora</em> et <em>Mental-Cide</em>, ce travail pose la question de comment exister dans un système oppressif hérité de la colonisation. Tandis que <em>Poupées noires</em> questionne le racisme quotidien dans des mises en scène travaillées incarnées dans des corps de femmes, <em>Flora</em> évoque le racisme dans l&rsquo;imaginaire et enfin <em>Mental-Cide</em> serait le bain démarré, soit le bain purificateur qui permettrait de se départir de cet état toxique. Ces trois chapitres posent les problèmes, les conséquences et les solutions dans une esthétique largement influencée par son expérience dans le milieu de la mode&nbsp;: mise en scène, poses, lumière et couleurs saturées.</p>



<p>Dans le cadre des Rencontres Photographiques, des résidences croisées entre Guyane, Martinique et Guadeloupe avaient été organisées mais celle de Mirtho ayant été rendue trop complexe à cause des conditions sanitaires, il a donc travaillé en Guyane et a développé un pendant masculin à <em>Flora</em>. En effet, le photographe a longuement travaillé sur les corps des femmes mais la confrontation au corps masculin était aussi une étape essentielle dans le cheminement conceptuel. Cette série, intitulée <em>Mèt bwa,</em> s&rsquo;inspire entre autres de l’ouvrage <em>Contes et légendes de Guyane</em> de <strong>Michel Lohier</strong>&nbsp;: des maîtres de la nuit, soucougnans et autres loups-garous y sont figurés dans des cérémonies nocturnes qui renforcent le sentiment d&rsquo;étrangeté. Ces corps mâtinés par une atmosphère digne des nuits tropicales d&rsquo;<a href="http://www.edouardglissant.fr/video2.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><strong>Edouard Glissant</strong> </a>dans les <em>Hommes Livres</em> font également appel à la subversion et aux revendications sociétales et politiques exprimées lors du carnaval guyanais.</p>



<p><em>Un certain sens de la nuit qui m&rsquo;a été particulier. La nuit comme ouverture, comme connaissance et aussi comme mystique (&#8230;). Ici aux Antilles, les zombies, les loups garous, tous les produits et les êtres malfaisants ou non de la mythologie populaire sont les maîtres de la nuit. (..)</em><br><br><em>A partir de l&rsquo;expérience du conteur sur les habitations, j&rsquo;ai essayé de voir si au-delà du scepticisme naturel qu&rsquo;on pouvait avoir pour tous ces phénomènes si il n&rsquo;y avait pas quelque chose qui remplissait le nuit et qui faisait qu&rsquo;elle pouvait nous porter bien au-delà de nous-mêmes. La nuit tropicale m&rsquo;a porté bien au-delà de moi-même.</em></p>



<p>Enfin, la série <em>Structure</em> en toute opposition esthétique et conceptuelle pose quant à elle un regard critique sur des fleurons architecturaux mais qui sont restés sans effet sur la population, soit des gestes vains et inutiles en termes politiques : photographies lumineuses de bâtiments abandonnés qui créent une sorte de typologie de ces fameux «&nbsp;éléphants blancs&nbsp;» comme on les nomme en Afrique de l&rsquo;Ouest. L&rsquo;alternance de cette série avec <em>Mèt Bwa</em> joue un effet fort de contrastes en terme scénographique et permet de faire des pauses dans un parcours dense, teinté de mysticisme et d&rsquo;étrangeté. Résultat d&rsquo;un travail tant politique qu&rsquo;esthétique,l&rsquo;exposition <em>Les Fruits d&rsquo;un arrangement tragique</em> se lit aussi au travers des mots du photographe-même et en appelle à une prise de conscience politique.</p>



<p><a href="https://produiredelajustice.wordpress.com/author/uiccsc/">https://produiredelajustice.wordpress.com/author/uiccsc/</a></p>



<p>Malgré zot ka corché la po a zo<br>Malgré zot tiré mo la po<br>zot le mo pa di anyen,<br>ki mo kontinwe grignin !<br><br>Malgré nou pa ganyen anyen<br>zot lé mo kontan,<br>zot le mo dansé,<br>fé mo komprann ki la vie a bel !<br>ki mo kontinwe grignin !<br><br>Malgré zo,ke la restan,<br>zot ka lésé pou nou,<br>zot lé mo kontan<br>zot le mo grignin !<br><br>Min nou jodla,<br>pa di ki mo pa bel,<br>pa di ki mo monstrueux,<br>pa di ki mo vilain,pa di ki mo grotesque.<br><br>Si mo konsa jodla<br>A ki moun ki rendé mo kou mo fika jodla ?<br>A Ki moun.<br><br>Min nou jodla,<br>Nou la douvan zot,<br>min nou.<br><br>pié bannann a jité<br>min nou<br>« fruits de l’arrangement tragique ».<br>I tan pôu nou louvri nou oueie<br>I tan pou arrete grignin.<br>Tou sa nou ka mandé à jistis.</p>



<p>Alors que vous écorchez nos peaux, jusqu’à l’os<br>Alors que vous avez retiré ma peau<br>Vous voulez que je ne dise rien<br>Que je continue à sourire !<br><br>Alors que je n’ai rien,<br>Vous voulez que je sois content,Que je continue à danser,<br>Me faisant croire que la vie est belle !<br>Que je continue à sourire !<br><br>Alors que ce sont des os et des restes,<br>Que vous laissez pour nous,<br>Vous voulez que je ne dise rien<br>Que je continue à sourire !<br><br>Nous voici aujourd’hui,<br>Ne dites pas que je ne suis pas beau,<br>Ne dites pas que je suis monstrueux,<br>Ne dites pas que je suis vilain,<br><br>Ne dites pas que je suis grotesque.<br>Si je suis comme cela aujourd’hui<br>Qui a fait que je sois comme cela aujourd’hui ?</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="1024" height="683" src="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/12/WEB-aiv-A-Mental-CideUn-bain-démaré--1024x683.jpg" alt="" class="wp-image-7589" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/12/WEB-aiv-A-Mental-CideUn-bain-démaré--1024x683.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/12/WEB-aiv-A-Mental-CideUn-bain-démaré--300x200.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/12/WEB-aiv-A-Mental-CideUn-bain-démaré--768x512.jpg 768w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/12/WEB-aiv-A-Mental-CideUn-bain-démaré--720x480.jpg 720w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/12/WEB-aiv-A-Mental-CideUn-bain-démaré--480x320.jpg 480w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/12/WEB-aiv-A-Mental-CideUn-bain-démaré-.jpg 1500w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption>A Mental-Cide<br>© Mirtho Linguet</figcaption></figure>



<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" width="1024" height="805" src="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/12/WEB-aiv-Structure-CNES--1024x805.jpg" alt="" class="wp-image-7595" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/12/WEB-aiv-Structure-CNES--1024x805.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/12/WEB-aiv-Structure-CNES--300x236.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/12/WEB-aiv-Structure-CNES--768x604.jpg 768w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/12/WEB-aiv-Structure-CNES--480x377.jpg 480w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/12/WEB-aiv-Structure-CNES-.jpg 1500w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption>Structures CNES <br>© Mirtho Linguet</figcaption></figure>



<p>Soulignons également le formidable travail de résidences organisées par l&rsquo;association avec des échanges entre Martinique, Guadeloupe et Guyane avec les photographes <strong><a href="https://www.instagram.com/anaiscolors/?hl=fr" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Anaïs C.</a></strong>, <strong><a href="https://www.instagram.com/gernoartpix_2.0/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Gerno Odang</a></strong> et <strong><a href="https://nicolasderne.com/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Nicolas Derné</a></strong> dont les travaux présentent chacun une esthétique particulière et des sujets passionnants allant des savoirs faire artisanaux, à la disparition et à la puissance de la nature et aux marronnages.</p>



<p>Enfin, une mention toute particulière pour les expositions de <strong>Yann Gross &amp; Arguine Escandon</strong> <em>Aya</em> ainsi qu&rsquo;à <strong>Quentin Chantrel </strong>pour les <em>Blancs de l&rsquo;Approuague. </em>Yann Gross nous immerge dans la jungle au péruvienne à travers une expérience de l&rsquo;extrême et des tentatives fusionnelles entre sujet et objet artistique à travers des diètes et l&rsquo;expérimentation photographique sur des végétaux. Quant à Quentin Chantrel, il nous emmène dans une exposition immersive, intime et particulièrement touchante&nbsp;et nostalgique: on se retrouve face à une table vide contenant les restes d&rsquo;un goûter de couac-sardines, des livres d&rsquo;école et des dessins. Il y pose la question d&rsquo;une vie de famille en marge de la société, en pleine nature et bien loin des normes sociétales tout en soulignant le courage d&rsquo;avoir fait ce choix de vie familial hors cadre.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" width="1024" height="768" src="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/12/WEB-aiv-IMG_1825ok_flat-1024x768.jpg" alt="" class="wp-image-7593" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/12/WEB-aiv-IMG_1825ok_flat-1024x768.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/12/WEB-aiv-IMG_1825ok_flat-300x225.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/12/WEB-aiv-IMG_1825ok_flat-768x576.jpg 768w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/12/WEB-aiv-IMG_1825ok_flat-1536x1152.jpg 1536w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/12/WEB-aiv-IMG_1825ok_flat-480x360.jpg 480w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/12/WEB-aiv-IMG_1825ok_flat.jpg 1920w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption>Exposition <em>Aya</em> de Yann Gross &amp; Arguine Escandon.<br>Avec le soutien de Pro Helvetia, Fondation suisse pour la culture.</figcaption></figure>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="683" src="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/12/WEB-aiv-DSC01480-1024x683.jpg" alt="" class="wp-image-7590" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/12/WEB-aiv-DSC01480-1024x683.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/12/WEB-aiv-DSC01480-300x200.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/12/WEB-aiv-DSC01480-768x512.jpg 768w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/12/WEB-aiv-DSC01480-720x480.jpg 720w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/12/WEB-aiv-DSC01480-480x320.jpg 480w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/12/WEB-aiv-DSC01480.jpg 1500w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption>Exposition <em>Aya</em> de Yann Gross &amp; Arguine Escandon.<br>Avec le soutien de Pro Helvetia, Fondation suisse pour la culture.</figcaption></figure>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="683" src="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/12/WEB-aiv-DSC01485-1024x683.jpg" alt="" class="wp-image-7591" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/12/WEB-aiv-DSC01485-1024x683.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/12/WEB-aiv-DSC01485-300x200.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/12/WEB-aiv-DSC01485-768x512.jpg 768w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/12/WEB-aiv-DSC01485-720x480.jpg 720w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/12/WEB-aiv-DSC01485-480x320.jpg 480w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/12/WEB-aiv-DSC01485.jpg 1500w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption>Exposition <em>Aya</em> de Yann Gross &amp; Arguine Escandon.<br>Avec le soutien de Pro Helvetia, Fondation suisse pour la culture.</figcaption></figure>



<figure class="wp-block-image size-large is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" src="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/12/WEB-aiv-_MG_3001_R-1024x683.jpg" alt="" class="wp-image-7584" width="840" height="560" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/12/WEB-aiv-_MG_3001_R-1024x683.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/12/WEB-aiv-_MG_3001_R-300x200.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/12/WEB-aiv-_MG_3001_R-768x512.jpg 768w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/12/WEB-aiv-_MG_3001_R-720x480.jpg 720w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/12/WEB-aiv-_MG_3001_R-480x320.jpg 480w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/12/WEB-aiv-_MG_3001_R.jpg 1500w" sizes="(max-width: 840px) 100vw, 840px" /><figcaption>Exposition <em>Les Blancs de l&rsquo;Approuague</em> de Quentin Chantrel</figcaption></figure>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="683" src="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/12/WEB-aiv-_MG_3018_R-1024x683.jpg" alt="" class="wp-image-7585" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/12/WEB-aiv-_MG_3018_R-1024x683.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/12/WEB-aiv-_MG_3018_R-300x200.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/12/WEB-aiv-_MG_3018_R-768x512.jpg 768w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/12/WEB-aiv-_MG_3018_R-1536x1024.jpg 1536w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/12/WEB-aiv-_MG_3018_R-720x480.jpg 720w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/12/WEB-aiv-_MG_3018_R-480x320.jpg 480w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/12/WEB-aiv-_MG_3018_R.jpg 1920w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption>Exposition <em>Les Blancs de l&rsquo;Approuague</em> de Quentin Chantrel</figcaption></figure>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="683" src="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/12/WEB-aiv-_MG_3047_R-1024x683.jpg" alt="" class="wp-image-7586" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/12/WEB-aiv-_MG_3047_R-1024x683.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/12/WEB-aiv-_MG_3047_R-300x200.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/12/WEB-aiv-_MG_3047_R-768x512.jpg 768w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/12/WEB-aiv-_MG_3047_R-1536x1024.jpg 1536w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/12/WEB-aiv-_MG_3047_R-720x480.jpg 720w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/12/WEB-aiv-_MG_3047_R-480x320.jpg 480w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/12/WEB-aiv-_MG_3047_R.jpg 1920w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption>Exposition <em>Les Blancs de l&rsquo;Approuague</em> de Quentin Chantrel</figcaption></figure>



<p>A voir également au centre Carma de Mana la vidéo <em>L&rsquo;image extractive </em>de <strong>Daphné Nan le Sergent</strong> sur la photographie argentique&nbsp;: une histoire faite d&rsquo;images d&rsquo;archives et documentaires qui devient en partie fictionnelle quand l&rsquo;artiste se permet elle-même de la revisiter avec une grande liberté.</p>



<p>Et enfin la formidable programmation de films et vidéos d&rsquo;artistes portée par <strong>Victor Zebo</strong> de l&rsquo;association <a href="https://fr-fr.facebook.com/people/Asso-Guyane-Art/100009333998831/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Guyane art Factory</a> <em>Tropisme équateur</em> avec les vidéos d&rsquo;<strong>Ana Vaz</strong>, <strong>Laura Huertas Millan</strong>, etc&#8230;dans l&rsquo;espace de la Poudrière à Cayenne. A travers un puissant maillage du territoire, des résidences d&rsquo;artistes dont les productions finales sont judicieuses, élaborées et éloquentes dans le contexte actuel, des partenariats avec de nombreuses structures locales implantées durablement dans le territoire guyanais : le centre d&rsquo;art Carma à Mana, l&rsquo;écomusée de Régina, le CIAP à Saint Laurent du Maroni ainsi que des associations très actives comme la Guyane Art Factory, les Rencontres Photographiques remportent haut la main le défi actuel des biennales d&rsquo;art et de photographie en s&rsquo;ancrant durablement dans le territoire guyanais, en soutenant la jeune création artistique et en posant les termes d&rsquo;une réflexion écologique et politique et non des moindres à travers les concepts d&rsquo;écologie décoloniale développés par Malcolm Ferdinand.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="577" src="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/12/PHOTO-2021-12-08-07-58-40-5-1024x577.jpg" alt="" class="wp-image-7602" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/12/PHOTO-2021-12-08-07-58-40-5-1024x577.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/12/PHOTO-2021-12-08-07-58-40-5-300x169.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/12/PHOTO-2021-12-08-07-58-40-5-768x433.jpg 768w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/12/PHOTO-2021-12-08-07-58-40-5-480x270.jpg 480w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/12/PHOTO-2021-12-08-07-58-40-5.jpg 1280w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption>Exposition <em>Les libres enfants</em> de Gerno Odang</figcaption></figure>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="576" src="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/12/PHOTO-2021-12-08-07-58-41-1024x576.jpg" alt="" class="wp-image-7603" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/12/PHOTO-2021-12-08-07-58-41-1024x576.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/12/PHOTO-2021-12-08-07-58-41-300x169.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/12/PHOTO-2021-12-08-07-58-41-768x432.jpg 768w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/12/PHOTO-2021-12-08-07-58-41-480x270.jpg 480w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/12/PHOTO-2021-12-08-07-58-41.jpg 1160w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption>Exposition <em>Les libres enfants</em> de Gerno Odang</figcaption></figure>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="768" src="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/12/IMG_20211105_174232-1024x768.jpg" alt="" class="wp-image-7607" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/12/IMG_20211105_174232-1024x768.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/12/IMG_20211105_174232-300x225.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/12/IMG_20211105_174232-768x576.jpg 768w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/12/IMG_20211105_174232-1536x1152.jpg 1536w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/12/IMG_20211105_174232-480x360.jpg 480w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/12/IMG_20211105_174232.jpg 1920w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption>Exposition <em>La Nature a horreur du vide</em> de Nicolas Derné<br>à la Maison de l&rsquo;architecture de Guyane, Cayenne.</figcaption></figure>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="684" src="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/12/DSC9332-1024x684.jpg" alt="" class="wp-image-7606" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/12/DSC9332-1024x684.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/12/DSC9332-300x200.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/12/DSC9332-768x513.jpg 768w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/12/DSC9332-1536x1026.jpg 1536w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/12/DSC9332-720x480.jpg 720w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/12/DSC9332-480x321.jpg 480w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/12/DSC9332.jpg 1920w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption>Exposition <em>La Nature a horreur du vide</em> de Nicolas Derné<br>à la Maison de l&rsquo;architecture de Guyane, Cayenne.</figcaption></figure>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="582" src="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/12/DSC9316-copie-1024x582.jpg" alt="" class="wp-image-7604" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/12/DSC9316-copie-1024x582.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/12/DSC9316-copie-300x170.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/12/DSC9316-copie-768x436.jpg 768w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/12/DSC9316-copie-1536x873.jpg 1536w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/12/DSC9316-copie-480x273.jpg 480w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/12/DSC9316-copie.jpg 1920w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption>Exposition <em>La Nature a horreur du vide</em> de Nicolas Derné<br>à la Maison de l&rsquo;architecture de Guyane, Cayenne.</figcaption></figure>
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		<title>­A Bruxelles, le week-end de la rentrée des&#8230;</title>
		<link>https://www.afriqueinvisu.org/a-bruxelles-le-week-end-de-la-rentree-des/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Estelle Lecaille]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 15 Oct 2018 09:40:10 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Éditorial]]></category>
		<category><![CDATA[Belgique]]></category>
		<category><![CDATA[Critique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>­A Bruxelles, le week-end de la rentrée des galeries est un moment phare de la scène artistique locale[[Brussels gallery weekend, 07, 08 et 09 septembre 2018, www.brusselsgalleryweekend.com]]. On peut s&#8217;y balader pendant plusieurs jours dans les galeries d&#8217;art contemporain mais également dans des lieux culturels alternatifs et se nourrir à foison des créations contemporaines les plus récentes. Cette année, la photographie africaine y a trouvé une place de choix. Commençons par une rencontre assez déroutante dans les différentes galeries du haut de la ville avec un groupe de sapeurs congolais déambulant un verre à la main. Cette performance intitulée The</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>­A Bruxelles, le week-end de la rentrée des galeries est un moment phare de la scène artistique locale[[Brussels gallery weekend, 07, 08 et 09 septembre 2018, www.brusselsgalleryweekend.com]]. On peut s&rsquo;y balader pendant plusieurs jours dans les galeries d&rsquo;art contemporain mais également dans des lieux culturels alternatifs et se nourrir à foison des créations contemporaines les plus récentes. Cette année, la photographie africaine y a trouvé une place de choix.</p>
<p>Commençons par une rencontre assez déroutante dans les différentes galeries du haut de la ville avec un groupe de sapeurs congolais déambulant un verre à la main. Cette performance intitulée <em>The Sartorial Show</em> de <strong>Defustel Ndjoko</strong>[[Un créateur camerounais installé en Belgique et nouvelle icône de la mode]] et organisée en marge de l&rsquo;exposition sur les masques rituels d’Afrique noire à la galerie Didier Claes, dénote ironiquement dans des quartiers connus pour leur tranquillité bourgeoise et leur fortune bâtie pendant le passé colonial de la Belgique où de nombreux Belges ont pu s&rsquo;enrichir largement et faire prospérer maintes entreprises sous couvert d&rsquo;une mission « civilisatrice ».</p>
<p>De là, nous passons dans les deux espaces de la galerie Félix Frachon[[http://www.felixfrachon.com/ Sculpter le temps, Nyaba Ouedrago, jusqu&rsquo;au 18 novembre 2018]] qui propose un bel ensemble rétrospectif d&rsquo;une vingtaine de photographies de <strong>Nyaba Ouedrago</strong> sous le titre <em>Sculpter le temps</em>. Depuis 10 ans, ce photographe burkinabé s&rsquo;intéresse à des sujets politiques, économiques, sociologiques et écologiques. <em>L&rsquo;enfer du Cuivre</em>, <em>Les fantômes du fleuve Congo</em>, <em>Casseurs de Granit</em>, <em>Erreur Humaine</em> sont les titres de ces séries dans lesquelles le photographe mêle sujets sociaux et esthétisme revendiqué. Sa préoccupation est de nous montrer comment l’Afrique vit aujourd’hui. Avec un regard nouveau, avec l’intention de ne pas sombrer dans la fatalité mais de donner à voir la vie quotidienne des Africains. Ainsi dans Les Fantômes du Fleuve Congo, il retrace à partir du livre Au cœur des ténèbres de Joseph Conrad un langage qui évoque passé colonial et présent à travers des images mystiques et étranges des habitants des berges du fleuve.<br />
<br /><em>Dans cette série Les Fantômes du fleuve Congo, spécifiquement du point de vue de Brazzaville, j’ai volontairement évoqué la tension, la violence, la liberté et la vie qui existent dans ce fleuve mythique et mystique à la fois. J’ai souhaité parler de ces hommes et le rapport qu’ils entretiennent avec le fleuve. À travers mes images, je rends compte du passé et du présent. Je montre une vision documentariste, artistique et conceptuelle. Je montre un Congo nouveau, un Congo contemporain.</em><br />
<br />Dans<em> L&rsquo;enfer du cuivre</em> au Ghana, des déchets électroniques en provenance des pays occidentaux sont recyclés par de jeunes ghanéens au mépris de leur santé afin d&rsquo;en fabriquer des bagues et des bracelets. Nyaba Ouedrago considère qu&rsquo;il est de son devoir de faire jaillir de l&rsquo;ombre des questions.<br />
<br /><em>Le but est de témoigner du présent. Dans mes images, je recherche une attitude non pas neutre, mais naturelle, afin d&rsquo;éviter que les protagonistes cherchent à contrôler leur image, qu&rsquo;ils « posent » devant l&rsquo;objectif. Je les ai photographiés dans leurs lieux de travail, avec une liberté qui m&rsquo;est propre. J&rsquo;ai ainsi voulu donner une vision synthétique du phénomène.</em></p>
<p>Nous continuons notre promenade avec la présentation d&rsquo;une photographie de la série <em>L&rsquo;Europe fantôme</em> dans l&rsquo;espace window de la galerie Hopstreet[[Window#15, sur invitation de Hans Martens, Hopstreet gallery, jusqu&rsquo;au 27 octobre 2018]]. Dans le cadre d’un prêt d&rsquo;objets de l&rsquo;Africa museum de Tervueren, le MuZee à Ostende a invité le photographe <strong>Patrick Wokmeni</strong> à proposer une réflexion autour de la notion du patrimoine colonial et post-colonial. Au milieu d’un décor typiquement bamiléké, des personnes (issues de la diaspora africaine) manipulent précautionneusement des objets à la valeur inestimable: masques, fétiches, sculptures passent de mains en mains, sont ajustés sur les têtes, présentés, montrés dans une scénographie presque chorégraphique. Le regard du photographe pose la question de la place des objets ethnographiques dans les collections muséales européennes ainsi que le statut qui leur a été conféré par leur transposition d’un contexte originel rituel à un contexte de préservation et de conservation du patrimoine. Questionnement brûlant d’actualité puisque d’autres musées ethnographiques européens ont entamé des réflexions analogues quant à la nature et au sens même de leurs collections dans le souci de créer des musées post-ethnographiques[[En regard notamment avec l&rsquo;actualité actuelle en Belgique : réouverture de l&rsquo;Africa Museum en décembre 2018 et  débats entourant la question de la restitution du patrimoine africain]].</p>
<p>Enfin, Hangar nous propose de découvrir l&rsquo;entièreté de la série Weke[[Qui signifie «l&rsquo;univers visible et invisible, toutes choses créées, vivant, respirant ou non»]] de <strong>Namsa Leuba</strong>[[Exposition visible jusqu&rsquo;au 06 octobre 2018]]. Dans la lignée de ses recherches sur l’identité africaine vue par le prisme occidental, Namsa Leuba crée un univers fantasmagorique entre images de mode et coutumes séculaires qui explore les différentes religions et cosmologies africaines. Ici, elle nous emmène au coeur du Vodun.<br />
Le Bénin est le lieu de naissance du Vodun, prédominant de nombreuses religions de plus de 10 000 ans, et il existe des groupes qui maintiennent la tradition vivante et forte. La cosmologie de Vodun est basée sur l&rsquo;idée que les esprits gouvernent le monde naturel et humain, et les pratiques religieuses incorporent des cérémonies qui communiquent avec les dieux mythiques et les ancêtres. Le principe fondamental du vodun stipule la continuité de toutes choses visibles et invisibles dans l&rsquo;univers, une croyance dans l&rsquo;interconnexion du monde vivant, spirituel et naturel. Inspiré par les codes visuels et les symboles du Vodun, j&rsquo;ai construit une série photographique performative qui a réitéré des rituels importants.</p>
<p>A la manière d&rsquo;une anthropologue, elle a ainsi longuement séjourné et voyagé au Bénin pour comprendre l&rsquo;essence du Vodun mais également pour trouver ses modèles et les lieux idéaux pour les photographier. Ces images saisissantes de beauté érigent ces personnes posant de façon théâtrale avec des objets sacrés et profanes en de véritables icônes de mode. Namsa explore également dans cette série de nouveaux dispositifs photographiques qui deviennent des objets tridimensionnels à part entière comme ces impressions sur de la porcelaine de Limoges, ces tapisseries étonnantes à la limite de l&rsquo;abstraction ou ces installations photographiques. Un nouveau tournant dans la déjà très riche et prolifique carrière de cette jeune artiste.</p>
<p><img decoding="async" src="IMG/jpg/azaca_weke_benin_60x80cm_namsaleuba_2017.jpg" alt="© NamsaLeuba" title="© NamsaLeuba" class="caption" data-description="Azaca Weke Benin 
2017" align="center" /><br />
<img decoding="async" src="IMG/jpg/black_jc_weke_40x60cm_namsaleuba_2017.jpg" alt="© NamsaLeuba" title="© NamsaLeuba" class="caption" data-description="Black JC Weke
2017" align="center" /></p>
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		<title>Donc songez, poètes; songez artistes; songez&#8230;</title>
		<link>https://www.afriqueinvisu.org/donc-songez-poetes-songez-artistes-songez/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Estelle Lecaille]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 12 Mar 2018 10:15:56 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Éditorial]]></category>
		<category><![CDATA[Belgique]]></category>
		<category><![CDATA[Critique]]></category>
		<category><![CDATA[Exposition]]></category>
		<category><![CDATA[Galerie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>“Donc songez, poètes; songez artistes; songez philosophes; penseurs, soyez rêveurs. Rêverie, c’est fécondation.” Victor Hugo , Le Promontoire du songe La galerie Félix Frachon a ouvert à Bruxelles en 2016 dans une ancienne boutique dans le haut de la ville et propose une sélection de jeunes artistes provenant de régions ou de continents dits émergents : Asie du Sud Est, Afrique, Amérique centrale et latine et Moyen Orient. En ce début d&#8217;année 2018, une carte blanche a été offerte au commissaire indépendant basé à Paris, Yves Chatap, qui a pris le titre de Letter from my dreams&#8230; De cette proposition onirique,</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><em>“Donc songez, poètes; songez artistes; songez philosophes; penseurs, soyez rêveurs. Rêverie, c’est fécondation.”</em><br />
<br /><strong>Victor Hugo </strong>, <em>Le Promontoire du songe</em></p>
<p>La galerie <a href="http://www.felixfrachon.com/">Félix Frachon</a> a ouvert à Bruxelles en 2016 dans une ancienne boutique dans le haut de la ville et propose une sélection de jeunes artistes provenant de régions ou de continents dits émergents : Asie du Sud Est, Afrique, Amérique centrale et latine et Moyen Orient. En ce début d&rsquo;année 2018, une carte blanche a été offerte au commissaire indépendant basé à Paris, <strong>Yves Chatap</strong>, qui a pris le titre de <em>Letter from my dreams</em>&#8230;<br />
De cette proposition onirique, nous retiendrons donc l&rsquo;invitation du commissaire à faire intrusion dans son rêve, car, oui en effet, cette exposition est bien le fruit d&rsquo;un rêve dans lequel lui ont été révélés les noms des artistes présentés <strong>Ernest Dükü</strong>, <strong>Nyaba L. Ouedrago</strong>, <strong>Steeve Bauras</strong> et <strong>Arianne Foks</strong>, qui sont en tant que tels déjà tout un programme sonore et poétique. Ne cherchez pas des liens conceptuels, esthétiques ou même symboliques, chaque œuvre et chaque artiste adoptent une multitude d&rsquo;interprétations et nous emmènent dans un long voyage entre visible et invisible, réalité et imaginaire à la manière des rêves où tous les possibles se révèlent.</p>
<p>L&rsquo;artiste français <strong>Steeve Bauras</strong>, né en 1982 à Fort de France en Martinique, est le premier à nous attirer dans un univers en noir et blanc, fantasmagorique, avec des clichés à la sculpturalité surprenante, dos nu, cyprès au clair de lune et masse imposante d&rsquo;une chapelle désertique. Ce travail à l&rsquo;appareil numérique est d&rsquo;une grande spontanéité et nous donne à voir une « réalité » possible, prise sur le vif, à la recherche des souvenirs de personnes disparues qui ont marqué l&rsquo;artiste. Mais ses photographies ne nous montrent plus que des traces fantômatiques imperceptibles et mouvants.</p>
<p>Photographe né en 1978 au Burkina Faso, <strong>Nyaba L. Ouedraogo</strong> met la figure humaine au centre de son travail artistique en abordant des problématiques sociales et politiques cruellement actuelles. Dans une nouvelle série de triptyques, on y croise sapeurs congolais et autres formes de revendications sociales, dans une interrogation sur nos sociétés actuelles. Ses compositions sont liées par un esthétisme certain, un rapprochement de formes, de couleurs pour composer une nouvelle narration, une nouvelle image des sociétés africaines post-coloniales en pleine mutation. Le photographe est ici à la recherche de la mémoire de lieux tangibles ou imaginaires.</p>
<p><strong>Ernest Dükü</strong> est né en 1958 en Côte d&rsquo;Ivoire. Son travail qui oscille entre peinture et sculpture se base sur des recherches auprès d&rsquo;éléments traditionnels comme les signes Akan mais également auprès d&rsquo;autres traditions comme celles de l&rsquo;Egypte antique ou de l&rsquo;art pariétal. Dans ses Black series (des « peintures sculptées »), il renoue avec une symbolique particulière mystique et mystérieuse: personnages filiformes mi-clairs et mi-obscurs sur fond noir lunaire qu&rsquo;on imagine aisément sortant du cadre et se mouvant face à nous à la manière de mobiles en fil métallique. </p>
<p><strong>Arianne Foks</strong>, née en 1982, plasticienne et performeuse, clôt la déambulation avec Le Monde (gravure sur film miroir) en nous renvoyant une image grossière et déformée de nous-mêmes pour nous perdre encore un peu plus entre des mondes possibles.<br />
L&rsquo;exposition est habilement complétée par une série de conférences et performance durant les mois de février et mars selon le programme ci-dessous :</p>
<h2>**Dimanche 11 Février 2018</h2>
<p><strong>Ernest Dükü</strong> : <em>« Spiritualité et création »</em> entretien avec <strong>Cécile Camart</strong><br />
<br />Quelle est l’influence de nos croyances dans la perception du monde actuel ? Ernest Dükü travaille depuis plusieurs années sur cette question en interrogeant notre rapport à toute forme de croyance. Au cours cette rencontre, l’artiste évoquera son parcours centré sur la symbolique des formes et leurs relations à nos aliénations sociétales. </p>
<h2>**Mercredi 28 Février 2018</h2>
<p><strong>Nyaba L. Ouedraogo</strong> : conversation <strong>Elena Sorokina</strong><br />
Au cours cette rencontre l’artiste parlera de sa relation à l’espace urbain dans sa pratique photographique. Le rapport au réel et la nature de cette réalité sont des enjeux majeurs de l’image contemporaine. Comment l’image accentue notre relation aux problématiques de nos sociétés ? Quel est l’impact de la photographie notre perception de notre mémoire ? </p>
<h2>**Samedi 17 Mars 2018</h2>
<p><strong>Steeve Bauras</strong> : <em>« Révéler l’intime »</em> suivie d’une performance d’<strong>Arianne Foks</strong><br />
Au cours de cette rencontre, Steeve Bauras interrogera le concept de clair/obscur dans la photographie. Il présentera également ses dernières séries en cours de réalisation. L’image serait-elle un simple négatif du souvenir qu’elle soit documentaire ou conceptuelle? </p>
<p><strong>FELIX FRACHON GALLERY</strong><br />
<br />5 Rue St-Georges / St-Joristraat<br />
<br />1050 Ixelles<br />
<br />BELGIUM<br />
<br />+32 486 14 13 30<br />
<br />felix@felixfrachon.com<br />
<br />Tuesday – Saturday<br />
<br />11 am – 18 pm</p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="a7YV25Owrp"><p><a href="http://www.felixfrachon.com/">HOME</a></p></blockquote>
<p><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted" title="« HOME » &#8212; Galerie Felix Frachon" src="http://www.felixfrachon.com/embed/#?secret=a7YV25Owrp" data-secret="a7YV25Owrp" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<p><figure id="attachment_5345" aria-describedby="caption-attachment-5345" style="width: 1400px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-5345" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2018/03/vue_d_exposition_steve_bauras_gauche_nyaba_droite_ariane_foks_au_fond_-_aiv_.jpg" alt="© galerie Félix Frachon" title="© galerie Félix Frachon" class="caption" data-description="Vue d'exposition Steve Bauras (gauche) Nyaba (droite) Ariane Foks (au fond)" align="center" width="1400" height="933" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2018/03/vue_d_exposition_steve_bauras_gauche_nyaba_droite_ariane_foks_au_fond_-_aiv_.jpg 1400w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2018/03/vue_d_exposition_steve_bauras_gauche_nyaba_droite_ariane_foks_au_fond_-_aiv_-300x200.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2018/03/vue_d_exposition_steve_bauras_gauche_nyaba_droite_ariane_foks_au_fond_-_aiv_-1024x682.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2018/03/vue_d_exposition_steve_bauras_gauche_nyaba_droite_ariane_foks_au_fond_-_aiv_-768x512.jpg 768w" sizes="(max-width: 1400px) 100vw, 1400px" /><figcaption id="caption-attachment-5345" class="wp-caption-text">© galerie Félix Frachon</figcaption></figure><br />
<figure id="attachment_5346" aria-describedby="caption-attachment-5346" style="width: 1400px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-5346" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2018/03/vue_d_exposition_steve_bauras_1_aiv_.jpg" alt="© galerie Félix Frachon" title="© galerie Félix Frachon" class="caption" data-description="Vue d'exposition Steeve Bauras" align="center" width="1400" height="933" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2018/03/vue_d_exposition_steve_bauras_1_aiv_.jpg 1400w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2018/03/vue_d_exposition_steve_bauras_1_aiv_-300x200.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2018/03/vue_d_exposition_steve_bauras_1_aiv_-1024x682.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2018/03/vue_d_exposition_steve_bauras_1_aiv_-768x512.jpg 768w" sizes="(max-width: 1400px) 100vw, 1400px" /><figcaption id="caption-attachment-5346" class="wp-caption-text">© galerie Félix Frachon</figcaption></figure><br />
<figure id="attachment_5347" aria-describedby="caption-attachment-5347" style="width: 1400px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-5347" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2018/03/vue_d_exposition_nyaba_l.ouedraogo_-_aiv.jpg" alt="© galerie Félix Frachon" title="© galerie Félix Frachon" class="caption" data-description="Vue d'exposition Nyaba l. Ouedraogo" align="center" width="1400" height="933" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2018/03/vue_d_exposition_nyaba_l.ouedraogo_-_aiv.jpg 1400w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2018/03/vue_d_exposition_nyaba_l.ouedraogo_-_aiv-300x200.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2018/03/vue_d_exposition_nyaba_l.ouedraogo_-_aiv-1024x682.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2018/03/vue_d_exposition_nyaba_l.ouedraogo_-_aiv-768x512.jpg 768w" sizes="(max-width: 1400px) 100vw, 1400px" /><figcaption id="caption-attachment-5347" class="wp-caption-text">© galerie Félix Frachon</figcaption></figure><br />
<figure id="attachment_5348" aria-describedby="caption-attachment-5348" style="width: 1400px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-5348" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2018/03/nyaba_l.ouedraogo_gauche_ariane_foks_milieu_ernest_du_ku_droite_-_aiv.jpg" alt="© galerie Félix Frachon" title="© galerie Félix Frachon" class="caption" data-description="Vue d'exposition Nyaba l. Ouedraogo (gauche) Ariane foks (milieu) Ernest Dükü (droite)" align="center" width="1400" height="933" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2018/03/nyaba_l.ouedraogo_gauche_ariane_foks_milieu_ernest_du_ku_droite_-_aiv.jpg 1400w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2018/03/nyaba_l.ouedraogo_gauche_ariane_foks_milieu_ernest_du_ku_droite_-_aiv-300x200.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2018/03/nyaba_l.ouedraogo_gauche_ariane_foks_milieu_ernest_du_ku_droite_-_aiv-1024x682.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2018/03/nyaba_l.ouedraogo_gauche_ariane_foks_milieu_ernest_du_ku_droite_-_aiv-768x512.jpg 768w" sizes="(max-width: 1400px) 100vw, 1400px" /><figcaption id="caption-attachment-5348" class="wp-caption-text">© galerie Félix Frachon</figcaption></figure></p>
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		<title>Les réalités filantes de Lubumbashi</title>
		<link>https://www.afriqueinvisu.org/les-realites-filantes-de-lubumbashi/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Estelle Lecaille]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 16 Nov 2015 10:33:38 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Éditorial]]></category>
		<category><![CDATA[Congo-Kinshasa]]></category>
		<category><![CDATA[Critique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>C&#8217;est sous la houlette de réalité filante d&#8217;Edouard Glissant que s&#8217;est ouverte cette 4ème édition de la Biennale de Lubumbashi le 09 octobre dernier en présence d&#8217;un public nombreux et curieux. Orchestrée de main de maître par Toma Muteba Luntumbue et Daniella Géo au Musée National, à l&#8217;Institut des Beaux Arts, à la Halle de l&#8217;Etoile, au marché d&#8217;art de la Ruashi et dans l&#8217;espace public, une série dense d&#8217;expositions, de projections, de films, de tables rondes et de performances se sont succédé durant le week-end professionnel. En prise avec la réalité socio-économique du Katanga (une région minière depuis toujours</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>C&rsquo;est sous la houlette de réalité filante d&rsquo;<strong>Edouard Glissant</strong> que s&rsquo;est ouverte cette 4ème édition de la Biennale de Lubumbashi le 09 octobre dernier en présence d&rsquo;un public nombreux et curieux. Orchestrée de main de maître par <strong>Toma Muteba Luntumbue</strong> et <strong>Daniella Géo</strong> au Musée National, à l&rsquo;Institut des Beaux Arts, à la Halle de l&rsquo;Etoile, au marché d&rsquo;art de la Ruashi et dans l&rsquo;espace public, une série dense d&rsquo;expositions, de projections, de films, de tables rondes et de performances se sont succédé durant le week-end professionnel. En prise avec la réalité socio-économique du Katanga (une région minière depuis toujours convoitée, source de conflits dont les richesses du sous-sol sont inégalement réparties et qui de plus connaît actuellement des bouleversements politiques importants), il était essentiel pour les commissaires de la Biennale de travailler sur une distance critique, un espace-temps ouvert sur la discussion autour du concept de la tyrannie de l&rsquo;urgence, et de permettre aux artistes d&rsquo;y répondre par un travail spécifique soit contextuel soit préexistant : les œuvres présentées étant vues comme un moyen de défier la course effrénée du temps contemporain, qui est le temps de l’urgence et du libéralisme mondial. Laissant place à l&rsquo;imprévisible, l&rsquo;exposition est un rassemblement unique d’artistes entièrement engagés ce qui fait sa valeur à la fois expérimentale et artistique.</p>
<p>L&rsquo;équilibre entre artistes internationaux et nationaux, primordial pour éviter toute frustration de la part des artistes locaux et ouvrir la scène artistique lushoise à des artistes de renommée internationale, a été aussi de mise. Les artistes étrangers étaient épaulés durant leur production par des artistes lushois dont certains connaissent déjà une carrière internationale. Ces binômes créés sur un échange de savoir faire et de connaissances sont un élément décisif et indispensable dans un processus créatif qui cherche à amalgamer des éléments divers. Un jeune artiste a ainsi témoigné de sa « naissance véritable » en tant qu&rsquo;artiste lors de la production des œuvres de l&rsquo;artiste belge <strong>Joëlle Tuerlinckx</strong>.</p>
<p>La Biennale de Lubumbashi organisée par l’asbl Picha (image en swahili), tout d&rsquo;abord très orientée sur la photographie et la vidéo à l&rsquo;image de sa grande sœur de Bamako, a pris un tournant décisif cette année en s&rsquo;élargissant à d&rsquo;autres pratiques artistiques: entre autres, de surprenantes installations in situ d&rsquo;artistes majeurs de la scène internationale comme <strong>Henrique Oliveira</strong>, <strong>Monica Nador</strong> ou encore <strong>Charif Benhelima</strong>.</p>
<p>Mais la photographie n&rsquo;est pas en reste avec la série sur les Kadogos de <strong>Georges Senga</strong> qui consiste en 28 diptyques photographiques. Les photos sont accompagnées de passages de <em>Souvenez-vous de moi, l’enfant de demain</em> de <strong>Serge Amisi</strong>, un ancien enfant-soldat congolais. Cette série d&rsquo;images nous parle de la fascination qu&rsquo;a exercée sur les jeunes ces enfants-soldats vivant comme des adultes et traquant dans les moindres recoins les soldats de Kabila. Vus comme des libérateurs, ils étaient aidés par la population locale et suscitaient beaucoup d&rsquo;envies. En croisant fortuitement un groupe de jeunes déguisés lors des grandes vacances, des souvenirs d&rsquo;enfance et de jeux sont revenus à l&rsquo;esprit du photographe. En mettant en scène ces enfants déguisés à la façon des kadogos, le photographe brouille les pistes entre passé et présent, jeu et réalité.<br />
Quant à l’installation <em>Day by day, let me dream my future</em> de l&rsquo;artiste kinois <strong>Vitshois Mwilambwe Bondo</strong>, elle propose une réflexion sur la réalité économique d’individus vivant au jour le jour dans des espaces urbains africains de petits business ce qui leur rend très difficile de s&rsquo;imaginer dans un futur. L&rsquo;installation nous montre une personne qui se débat dans un rêve de couleurs. Une interprétation spirituelle et existentielle de la vie urbaine en Afrique.</p>
<p>A la Halle de l&rsquo;Etoile, <strong>Michèle Magema</strong> présente deux projets chacun appréhendant le Congo sous un angle différent. <em>Under the landscape</em> propose des constructions du Congo à partir de cartes géographiques des neuf frontières du Congo dessinées sur du bois. Ces dessins portent en eux les notions de déconstruction, de répétition et de reconstruction, une reconstruction par ailleurs opérée par le regard du spectateur et presque imaginaire du puzzle du Congo. <em>Mémoire hévéa</em>, la deuxième installation, a directement trait à son histoire personnelle présentée sous la forme d’un triptyque photographique entouré de 34 dessins qui représentent chacun un élément de l’histoire du Congo.</p>
<p><em>« Le point de départ Mémoire hévéa, est 1921, la date de naissance ma grand-mère et son point d’arrivée, 1977, ma propre date de naissance, et au-delà. Je suis partie d’une vieille photo de ma grand-mère, puis ai mis ma mère et moi-même en scène dans la même position. Chaque portrait est assez frontal, posé devant l’objectif d’un studio. Par le filtre photographique, il y a une forme de jeu entre le passé et le présent, le grain de la photo de la grand mère n’est pas le même que celui des deux autres. On perçoit l’évolution de la technique. On retrouve également des jeux plastique, sémantiques et plastiques qui représentent un ensemble et recréent une unité. »</em></p>
<p>Cette installation incarne un futur possible, une réalité passée et évoque à la fois l&rsquo;histoire de l&rsquo;époque coloniale et l&rsquo;histoire familiale de l&rsquo;artiste, une autre façon d&rsquo;appréhender le caractère insaisissable du réel.</p>
<p>Notons également les très beaux films de <strong>Sarah Vanagt</strong>, <strong>Els Opsomer</strong> et <strong>Jonathas de Andrade</strong> qui à eux seuls méritaient une visibilité encore plus accrue.</p>
<p>En se réappropriant le réel qu&rsquo;il soit politique, économique, historique ou familial, les artistes invités pour cette 4ème édition ont fait preuve de toute leur créativité dans un contexte socio-économique particulier avec des œuvres magiques, surprenantes, atypiques, pleinement ancrées dans la réalité locale en interrogeant le spectateur et en remettant également en question notre regard sur nous-mêmes pour cesser d’être un objet de consommation et redevenir pleinement maître de son destin. Cette biennale a montré qu&rsquo;elle est la construction de tous, autant des artistes et des commissaires que du public et qu&rsquo;elle peut exister indépendamment du marché de l&rsquo;art et des institutions étrangères. Pour reprendre le slogan lancé par les jeunes lors de la performance dans la cabine de <strong>Joëlle Tuerlinckx</strong> <em>FREEDOM</em>, un slogan qui ne doit jamais se perdre.</p>
<h2>**4e édition Rencontres Picha, Biennale de Lubumbashi, Réalités Filantes</h2>
<p><em>9 octobre &#8211; 8 novembre 2015 </em><br />
<br />Vitrine de la scène artistique de la RDC, les Rencontres Picha, Biennale de Lubumbashi, tentent d’explorer les derniers développements de la création contemporaine en rassemblant tous les deux ans, aux côtés des artistes congolais, des artistes internationaux dans différents domaines d’expression. Réalités Filantes, l’exposition de la 4e édition de la Biennale de Lubumbashi se déploie dans plusieurs lieux. Elle comporte trois volets répartis sur trois sites : le Musée National de Lubumbashi, l’Institut des Beaux-arts, la Halle de l’Etoile/Institut français.<br />
Toma Muteba Luntumbue, Directeur artistique et commissaire, Daniella Géo, Commissaire</p>
<p>Artistes participants : <strong>Charif Benhelima, Frances Bodomo, Bakary Diallo, Jonathas de Andrade, Alfredo Jaar, Jean Katambayi, Richard Kaumba, Kapwani Kiwanga, Mathieu Kleyebe Abonnenc, Gulda El Magambo, Michèle Magema, Eddy Masumbuku, Mega Mingiedi, Adrien Missika, Vitshois Mwilambwe, Mônica Nador, No Olho da Rua, Henrique Oliveira, Els Opsomer, Georges Senga, Pathy Tshindele, Joëlle Tuerlinckx, Maarten Vanden Eynde, Sarah Vanagt, Costa Vece, Pecho Kamunga</strong>.</p>
<p><figure id="attachment_4826" aria-describedby="caption-attachment-4826" style="width: 1500px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-4826" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/11/michele_magema_hall_de_l_etoile.jpg" alt="Michele Magema à la Halle de l'Etoile" title="Michele Magema à la Halle de l'Etoile" class="caption" align="center" width="1500" height="1000" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/11/michele_magema_hall_de_l_etoile.jpg 1500w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/11/michele_magema_hall_de_l_etoile-300x200.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/11/michele_magema_hall_de_l_etoile-1024x683.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/11/michele_magema_hall_de_l_etoile-768x512.jpg 768w" sizes="(max-width: 1500px) 100vw, 1500px" /><figcaption id="caption-attachment-4826" class="wp-caption-text">Michele Magema à la Halle de l&rsquo;Etoile</figcaption></figure><br />
<figure id="attachment_4827" aria-describedby="caption-attachment-4827" style="width: 1500px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-4827" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/11/monica_santos_institut_des_beaux_arts_lubumbashi.jpg" alt="Monica Santos à l'Institut des Beaux Arts de Lubumbashi" title="Monica Santos à l'Institut des Beaux Arts de Lubumbashi" class="caption" align="center" width="1500" height="1125" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/11/monica_santos_institut_des_beaux_arts_lubumbashi.jpg 1500w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/11/monica_santos_institut_des_beaux_arts_lubumbashi-300x225.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/11/monica_santos_institut_des_beaux_arts_lubumbashi-1024x768.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/11/monica_santos_institut_des_beaux_arts_lubumbashi-768x576.jpg 768w" sizes="(max-width: 1500px) 100vw, 1500px" /><figcaption id="caption-attachment-4827" class="wp-caption-text">Monica Santos à l&rsquo;Institut des Beaux Arts de Lubumbashi</figcaption></figure><br />
<figure id="attachment_4828" aria-describedby="caption-attachment-4828" style="width: 1500px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-4828" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/11/georges_senga_musee_national_de_lubumbashi.jpg" alt="Georges Senga au Musée National de Lubumbashi" title="Georges Senga au Musée National de Lubumbashi" class="caption" align="center" width="1500" height="1000" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/11/georges_senga_musee_national_de_lubumbashi.jpg 1500w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/11/georges_senga_musee_national_de_lubumbashi-300x200.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/11/georges_senga_musee_national_de_lubumbashi-1024x683.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/11/georges_senga_musee_national_de_lubumbashi-768x512.jpg 768w" sizes="(max-width: 1500px) 100vw, 1500px" /><figcaption id="caption-attachment-4828" class="wp-caption-text">Georges Senga au Musée National de Lubumbashi</figcaption></figure><br />
<figure id="attachment_4829" aria-describedby="caption-attachment-4829" style="width: 1500px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-4829" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/11/maarten_vanden_eynde.jpg" alt="Maarten Vanden Eynde dans rues de Lubumbashi" title="Maarten Vanden Eynde dans rues de Lubumbashi" class="caption" align="center" width="1500" height="1125" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/11/maarten_vanden_eynde.jpg 1500w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/11/maarten_vanden_eynde-300x225.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/11/maarten_vanden_eynde-1024x768.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/11/maarten_vanden_eynde-768x576.jpg 768w" sizes="(max-width: 1500px) 100vw, 1500px" /><figcaption id="caption-attachment-4829" class="wp-caption-text">Maarten Vanden Eynde dans rues de Lubumbashi</figcaption></figure><br />
<figure id="attachment_4830" aria-describedby="caption-attachment-4830" style="width: 1500px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-4830" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/11/joelle_tuerlinckx_night_cabin_musee_national_de_lubumbashi.jpg" alt="Night cabin de Joëlle Tuerlinckx au Musée National de Lubumbashi" title="Night cabin de Joëlle Tuerlinckx au Musée National de Lubumbashi" class="caption" align="center" width="1500" height="1125" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/11/joelle_tuerlinckx_night_cabin_musee_national_de_lubumbashi.jpg 1500w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/11/joelle_tuerlinckx_night_cabin_musee_national_de_lubumbashi-300x225.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/11/joelle_tuerlinckx_night_cabin_musee_national_de_lubumbashi-1024x768.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/11/joelle_tuerlinckx_night_cabin_musee_national_de_lubumbashi-768x576.jpg 768w" sizes="(max-width: 1500px) 100vw, 1500px" /><figcaption id="caption-attachment-4830" class="wp-caption-text">Night cabin de Joëlle Tuerlinckx au Musée National de Lubumbashi</figcaption></figure><br />
<figure id="attachment_4831" aria-describedby="caption-attachment-4831" style="width: 1200px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-4831" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/11/joelle_tuerlinckx_musee_national_de_lubumbashi.jpg" alt="Joëlle Tuerlinckx au Musée National de Lubumbashi" title="Joëlle Tuerlinckx au Musée National de Lubumbashi" class="caption" align="center" width="1200" height="1600" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/11/joelle_tuerlinckx_musee_national_de_lubumbashi.jpg 1200w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/11/joelle_tuerlinckx_musee_national_de_lubumbashi-225x300.jpg 225w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/11/joelle_tuerlinckx_musee_national_de_lubumbashi-768x1024.jpg 768w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/11/joelle_tuerlinckx_musee_national_de_lubumbashi-1152x1536.jpg 1152w" sizes="(max-width: 1200px) 100vw, 1200px" /><figcaption id="caption-attachment-4831" class="wp-caption-text">Joëlle Tuerlinckx au Musée National de Lubumbashi</figcaption></figure></p>
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		<title>Guantanamo (Abidjan)</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Estelle Lecaille]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 04 May 2015 08:17:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Éditorial]]></category>
		<category><![CDATA[Côte d'Ivoire]]></category>
		<category><![CDATA[Critique]]></category>
		<category><![CDATA[Témoignage]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://preprod.afriqueinvisu.org/guantanamo-abidjan/</guid>

					<description><![CDATA[<p>Guantanamo est le nom d&#8217;une cité située à Abidjan où résidaient de nombreuses milices pro Gbagbo, base de la violence politique nécessaire au maintien du pouvoir lors de la crise post électorale de 2010-2011. Patriotes convaincus, ces jeunes combattants venus de régions diverses se sont trouvés désœuvrés et désenchantés après que tout espoir de réinsertion sociale se soit effondré avec la chute de leur Président. En collaboration avec l&#8217;anthropologue belge Karel Arnaud qui mène une recherche sur le terrain depuis de nombreuses années, Raymond Dakoua est ainsi parti à la recherche d&#8217;images de ces vies fracassées, de ces hommes sans</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Guantanamo est le nom d&rsquo;une cité située à Abidjan où résidaient de nombreuses milices pro Gbagbo, base de la violence politique nécessaire au maintien du pouvoir lors de la crise post électorale de 2010-2011. Patriotes convaincus, ces jeunes combattants venus de régions diverses se sont trouvés désœuvrés et désenchantés après que tout espoir de réinsertion sociale se soit effondré avec la chute de leur Président. En collaboration avec l&rsquo;anthropologue belge <strong>Karel Arnaud</strong> qui mène une recherche sur le terrain depuis de nombreuses années, <strong>Raymond Dakoua</strong> est ainsi parti à la recherche d&rsquo;images de ces vies fracassées, de ces hommes sans espoir vivant de débrouille et de menus larcins, l&rsquo;alcool et la drogue les aidant à s&rsquo;échapper de leur quotidien violent. Ces portraits d&rsquo;hommes et de femmes nous plongent au cœur de leur intimité : toilette quotidienne, exercices de musculation, sieste réparatrice dans des environnements délabrés, tagués, abandonnés dans un état post-apocalyptique. Un lien très fort, symbolique s&rsquo;instaure entre ces bâtiments détruits par les affrontements  et le désarroi de ses habitants aux regards perdus, noyés dans d&rsquo;autres chimères. Tatouages de têtes de mort et de croix rentrent en corrélation avec les graffitis dans un dialogue d&rsquo;une souffrance incommensurable <em>« Si l&rsquo;homme une fois mort pourrais revivre, j&rsquo;aurais de l&rsquo;espoir tout le temps de ma souffrance (sic) »</em>. Impossible de ne pas être touché par ces portraits d&rsquo;hommes et de lieux dévastés, le spectateur est directement happé par ces cadrages serrés et cette lumière magnifique entre photojournalisme et approche plastique de ses sujets, Raymond Dakoua signe là une magnifique série de photographies.<br />
<br />Texte <strong>Estelle Lecaille</strong></p>
<p>Né en Côte d&rsquo;Ivoire, Raymond Dakoua vit depuis de nombreuses années à Bruxelles où il a étudié à l&rsquo;Ecole de Photographie Agnès Varda.</p>
<p><figure id="attachment_4614" aria-describedby="caption-attachment-4614" style="width: 1200px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-4614" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/05/guantanamo_abidjan_1.jpg" alt="Guantanamo, Abidjan © Raymond Dakoua" title="Guantanamo, Abidjan © Raymond Dakoua" class="caption" align="center" width="1200" height="800" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/05/guantanamo_abidjan_1.jpg 1200w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/05/guantanamo_abidjan_1-300x200.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/05/guantanamo_abidjan_1-1024x683.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/05/guantanamo_abidjan_1-768x512.jpg 768w" sizes="(max-width: 1200px) 100vw, 1200px" /><figcaption id="caption-attachment-4614" class="wp-caption-text">Guantanamo, Abidjan © Raymond Dakoua</figcaption></figure><br />
<figure id="attachment_4615" aria-describedby="caption-attachment-4615" style="width: 1200px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-4615" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/05/guantanamo_abidjan_2.jpg" alt="Guantanamo, Abidjan © Raymond Dakoua" title="Guantanamo, Abidjan © Raymond Dakoua" class="caption" align="center" width="1200" height="813" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/05/guantanamo_abidjan_2.jpg 1200w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/05/guantanamo_abidjan_2-300x203.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/05/guantanamo_abidjan_2-1024x694.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/05/guantanamo_abidjan_2-768x520.jpg 768w" sizes="(max-width: 1200px) 100vw, 1200px" /><figcaption id="caption-attachment-4615" class="wp-caption-text">Guantanamo, Abidjan © Raymond Dakoua</figcaption></figure><br />
<figure id="attachment_4616" aria-describedby="caption-attachment-4616" style="width: 1199px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-4616" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/05/guantanamo_abidjan_3.jpg" alt="Guantanamo, Abidjan © Raymond Dakoua" title="Guantanamo, Abidjan © Raymond Dakoua" class="caption" align="center" width="1199" height="853" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/05/guantanamo_abidjan_3.jpg 1199w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/05/guantanamo_abidjan_3-300x213.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/05/guantanamo_abidjan_3-1024x729.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/05/guantanamo_abidjan_3-768x546.jpg 768w" sizes="(max-width: 1199px) 100vw, 1199px" /><figcaption id="caption-attachment-4616" class="wp-caption-text">Guantanamo, Abidjan © Raymond Dakoua</figcaption></figure><br />
<figure id="attachment_4617" aria-describedby="caption-attachment-4617" style="width: 1200px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-4617" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/05/guantanamo_abidjan_4.jpg" alt="Guantanamo, Abidjan © Raymond Dakoua" title="Guantanamo, Abidjan © Raymond Dakoua" class="caption" align="center" width="1200" height="814" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/05/guantanamo_abidjan_4.jpg 1200w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/05/guantanamo_abidjan_4-300x204.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/05/guantanamo_abidjan_4-1024x695.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/05/guantanamo_abidjan_4-768x521.jpg 768w" sizes="(max-width: 1200px) 100vw, 1200px" /><figcaption id="caption-attachment-4617" class="wp-caption-text">Guantanamo, Abidjan © Raymond Dakoua</figcaption></figure><br />
<figure id="attachment_4618" aria-describedby="caption-attachment-4618" style="width: 1200px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-4618" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/05/guantanamo_abidjan_5.jpg" alt="Guantanamo, Abidjan © Raymond Dakoua" title="Guantanamo, Abidjan © Raymond Dakoua" class="caption" align="center" width="1200" height="800" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/05/guantanamo_abidjan_5.jpg 1200w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/05/guantanamo_abidjan_5-300x200.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/05/guantanamo_abidjan_5-1024x683.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/05/guantanamo_abidjan_5-768x512.jpg 768w" sizes="(max-width: 1200px) 100vw, 1200px" /><figcaption id="caption-attachment-4618" class="wp-caption-text">Guantanamo, Abidjan © Raymond Dakoua</figcaption></figure><br />
<figure id="attachment_4619" aria-describedby="caption-attachment-4619" style="width: 1200px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-4619" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/05/guantanamo_abidjan_6.jpg" alt="Guantanamo, Abidjan © Raymond Dakoua" title="Guantanamo, Abidjan © Raymond Dakoua" class="caption" align="center" width="1200" height="797" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/05/guantanamo_abidjan_6.jpg 1200w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/05/guantanamo_abidjan_6-300x199.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/05/guantanamo_abidjan_6-1024x680.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/05/guantanamo_abidjan_6-768x510.jpg 768w" sizes="(max-width: 1200px) 100vw, 1200px" /><figcaption id="caption-attachment-4619" class="wp-caption-text">Guantanamo, Abidjan © Raymond Dakoua</figcaption></figure><br />
<figure id="attachment_4620" aria-describedby="caption-attachment-4620" style="width: 1200px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-4620" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/05/guantanamo_abidjan_7.jpg" alt="Guantanamo, Abidjan © Raymond Dakoua" title="Guantanamo, Abidjan © Raymond Dakoua" class="caption" align="center" width="1200" height="821" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/05/guantanamo_abidjan_7.jpg 1200w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/05/guantanamo_abidjan_7-300x205.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/05/guantanamo_abidjan_7-1024x701.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/05/guantanamo_abidjan_7-768x525.jpg 768w" sizes="(max-width: 1200px) 100vw, 1200px" /><figcaption id="caption-attachment-4620" class="wp-caption-text">Guantanamo, Abidjan © Raymond Dakoua</figcaption></figure><br />
<figure id="attachment_4621" aria-describedby="caption-attachment-4621" style="width: 1200px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-4621" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/05/guantanamo_abidjan_8.jpg" alt="Guantanamo, Abidjan © Raymond Dakoua" title="Guantanamo, Abidjan © Raymond Dakoua" class="caption" align="center" width="1200" height="809" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/05/guantanamo_abidjan_8.jpg 1200w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/05/guantanamo_abidjan_8-300x202.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/05/guantanamo_abidjan_8-1024x690.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/05/guantanamo_abidjan_8-768x518.jpg 768w" sizes="(max-width: 1200px) 100vw, 1200px" /><figcaption id="caption-attachment-4621" class="wp-caption-text">Guantanamo, Abidjan © Raymond Dakoua</figcaption></figure><br />
<figure id="attachment_4622" aria-describedby="caption-attachment-4622" style="width: 1200px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-4622" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/05/guantanamo_abidjan_9.jpg" alt="Guantanamo, Abidjan © Raymond Dakoua" title="Guantanamo, Abidjan © Raymond Dakoua" class="caption" align="center" width="1200" height="838" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/05/guantanamo_abidjan_9.jpg 1200w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/05/guantanamo_abidjan_9-300x210.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/05/guantanamo_abidjan_9-1024x715.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/05/guantanamo_abidjan_9-768x536.jpg 768w" sizes="(max-width: 1200px) 100vw, 1200px" /><figcaption id="caption-attachment-4622" class="wp-caption-text">Guantanamo, Abidjan © Raymond Dakoua</figcaption></figure><br />
<figure id="attachment_4623" aria-describedby="caption-attachment-4623" style="width: 1200px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-4623" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/05/guantanamo_abidjan_10.jpg" alt="Guantanamo, Abidjan © Raymond Dakoua" title="Guantanamo, Abidjan © Raymond Dakoua" class="caption" align="center" width="1200" height="828" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/05/guantanamo_abidjan_10.jpg 1200w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/05/guantanamo_abidjan_10-300x207.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/05/guantanamo_abidjan_10-1024x707.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/05/guantanamo_abidjan_10-768x530.jpg 768w" sizes="(max-width: 1200px) 100vw, 1200px" /><figcaption id="caption-attachment-4623" class="wp-caption-text">Guantanamo, Abidjan © Raymond Dakoua</figcaption></figure><br />
<figure id="attachment_4624" aria-describedby="caption-attachment-4624" style="width: 1200px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-4624" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/05/guantanamo_abidjan_11.jpg" alt="Guantanamo, Abidjan © Raymond Dakoua" title="Guantanamo, Abidjan © Raymond Dakoua" class="caption" align="center" width="1200" height="800" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/05/guantanamo_abidjan_11.jpg 1200w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/05/guantanamo_abidjan_11-300x200.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/05/guantanamo_abidjan_11-1024x683.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/05/guantanamo_abidjan_11-768x512.jpg 768w" sizes="(max-width: 1200px) 100vw, 1200px" /><figcaption id="caption-attachment-4624" class="wp-caption-text">Guantanamo, Abidjan © Raymond Dakoua</figcaption></figure><br />
<figure id="attachment_4625" aria-describedby="caption-attachment-4625" style="width: 1200px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-4625" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/05/guantanamo_abidjan_12.jpg" alt="Guantanamo, Abidjan © Raymond Dakoua" title="Guantanamo, Abidjan © Raymond Dakoua" class="caption" align="center" width="1200" height="831" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/05/guantanamo_abidjan_12.jpg 1200w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/05/guantanamo_abidjan_12-300x208.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/05/guantanamo_abidjan_12-1024x709.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/05/guantanamo_abidjan_12-768x532.jpg 768w" sizes="(max-width: 1200px) 100vw, 1200px" /><figcaption id="caption-attachment-4625" class="wp-caption-text">Guantanamo, Abidjan © Raymond Dakoua</figcaption></figure></p>
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		<title>Inner Sight</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Estelle Lecaille]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 15 Dec 2014 15:01:30 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Éditorial]]></category>
		<category><![CDATA[Ethiopie]]></category>
		<category><![CDATA[News]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Dans le cadre du mois de la photo et d&#8217;Automne Nordique, Meeri Koutaniemi présente à l&#8217;Institut Finlandais à Paris un ensemble de photographies en noir et blanc sur le quotidien d&#8217;une fillette de 12 ans, Aster, dont le destin tragique a bouleversé la jeune photographe finlandaise. Devenue accidentellement aveugle à 3 ans, elle a été abandonnée par sa famille puis recueillie dans un orphelinat d&#8217;Addis-Abeba. Ces images poignantes en noir et blanc de son quotidien sont le fruit d&#8217;un échange intime et profond entre la fillette éthiopienne et la photographe finlandaise. En tissant des liens de respect et d&#8217;amitié durables,</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Dans le cadre du mois de la photo et d&rsquo;Automne Nordique, <strong>Meeri Koutaniemi </strong> présente à l&rsquo;Institut Finlandais à Paris un ensemble de photographies en noir et blanc sur le quotidien d&rsquo;une fillette de 12 ans, Aster, dont le destin tragique a bouleversé la jeune photographe finlandaise.</p>
<p>Devenue accidentellement aveugle à 3 ans, elle a été abandonnée par sa famille puis recueillie dans un orphelinat d&rsquo;Addis-Abeba. Ces images poignantes en noir et blanc de son quotidien sont le fruit d&rsquo;un échange intime et profond entre la fillette éthiopienne et la photographe finlandaise. En tissant des liens de respect et d&rsquo;amitié durables, Aster a appris à Meeri Koutaniemi comment solliciter autrement ses cinq sens dans son travail : le spectateur se retrouve à même de ressentir l&rsquo;eau qui coule sur la peau, la complexité des devoirs de braille, l&rsquo;intimité lors des bavardages dans la chambre&#8230;.loin de tout misérabilisme, ces images très humanistes au cadrage serré dans une approche très sculpturale (comme la photo des deux fillettes enlacées sous un voile) se situent à la frontière du photojournalisme.</p>
<p>Elle a trouvé un juste équilibre entre un sujet si délicat et sa volonté d&rsquo;attirer l&rsquo;attention sur des problématiques sociales et politiques. A travers chacune de ses séries, Meeri Koutaniemi cherche à éveiller les consciences sur des thèmes tels que la maladie liée à la pauvreté, les oppressions politiques ou les violences faites aux femmes. Elle développe actuellement un projet dénonçant les mutilations génitales féminines.</p>
<h2>**PLUS D&rsquo;INFOS</h2>
<p><a href="http://www.institut-finlandais.fr/home/item/1627-meeri-koutaniemi-inner-sight">www.institut-finlandais.fr</a><br />
<br /><a href="http://www.meeri.fi/">Site de Meeri Koutaniemi</a></p>
<p><figure id="attachment_4348" aria-describedby="caption-attachment-4348" style="width: 1200px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-4348" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2014/12/inner-sight-2.jpg" alt="© Meeri Koutaniemi, Inner Sight, 2013" title="© Meeri Koutaniemi, Inner Sight, 2013" class="caption" align="center" width="1200" height="800" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2014/12/inner-sight-2.jpg 1200w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2014/12/inner-sight-2-300x200.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2014/12/inner-sight-2-1024x683.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2014/12/inner-sight-2-768x512.jpg 768w" sizes="(max-width: 1200px) 100vw, 1200px" /><figcaption id="caption-attachment-4348" class="wp-caption-text">© Meeri Koutaniemi, Inner Sight, 2013</figcaption></figure><br />
<figure id="attachment_4349" aria-describedby="caption-attachment-4349" style="width: 1200px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-4349" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2014/12/inner-sight-3.jpg" alt="© Meeri Koutaniemi, Inner Sight, 2013" title="© Meeri Koutaniemi, Inner Sight, 2013" class="caption" align="center" width="1200" height="800" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2014/12/inner-sight-3.jpg 1200w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2014/12/inner-sight-3-300x200.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2014/12/inner-sight-3-1024x683.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2014/12/inner-sight-3-768x512.jpg 768w" sizes="(max-width: 1200px) 100vw, 1200px" /><figcaption id="caption-attachment-4349" class="wp-caption-text">© Meeri Koutaniemi, Inner Sight, 2013</figcaption></figure><br />
<figure id="attachment_4350" aria-describedby="caption-attachment-4350" style="width: 1200px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-4350" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2014/12/inner-sight-4.jpg" alt="© Meeri Koutaniemi, Inner Sight, 2013" title="© Meeri Koutaniemi, Inner Sight, 2013" class="caption" align="center" width="1200" height="800" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2014/12/inner-sight-4.jpg 1200w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2014/12/inner-sight-4-300x200.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2014/12/inner-sight-4-1024x683.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2014/12/inner-sight-4-768x512.jpg 768w" sizes="(max-width: 1200px) 100vw, 1200px" /><figcaption id="caption-attachment-4350" class="wp-caption-text">© Meeri Koutaniemi, Inner Sight, 2013</figcaption></figure><br />
<figure id="attachment_4351" aria-describedby="caption-attachment-4351" style="width: 1200px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-4351" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2014/12/inner-sight-5.jpg" alt="© Meeri Koutaniemi, Inner Sight, 2013" title="© Meeri Koutaniemi, Inner Sight, 2013" class="caption" align="center" width="1200" height="800" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2014/12/inner-sight-5.jpg 1200w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2014/12/inner-sight-5-300x200.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2014/12/inner-sight-5-1024x683.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2014/12/inner-sight-5-768x512.jpg 768w" sizes="(max-width: 1200px) 100vw, 1200px" /><figcaption id="caption-attachment-4351" class="wp-caption-text">© Meeri Koutaniemi, Inner Sight, 2013</figcaption></figure><br />
<figure id="attachment_4352" aria-describedby="caption-attachment-4352" style="width: 1200px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-4352" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2014/12/inner-sight-6.jpg" alt="© Meeri Koutaniemi, Inner Sight, 2013" title="© Meeri Koutaniemi, Inner Sight, 2013" class="caption" align="center" width="1200" height="800" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2014/12/inner-sight-6.jpg 1200w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2014/12/inner-sight-6-300x200.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2014/12/inner-sight-6-1024x683.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2014/12/inner-sight-6-768x512.jpg 768w" sizes="(max-width: 1200px) 100vw, 1200px" /><figcaption id="caption-attachment-4352" class="wp-caption-text">© Meeri Koutaniemi, Inner Sight, 2013</figcaption></figure><br />
<figure id="attachment_4353" aria-describedby="caption-attachment-4353" style="width: 1200px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-4353" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2014/12/inner-sight-8.jpg" alt="© Meeri Koutaniemi, Inner Sight, 2013" title="© Meeri Koutaniemi, Inner Sight, 2013" class="caption" align="center" width="1200" height="800" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2014/12/inner-sight-8.jpg 1200w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2014/12/inner-sight-8-300x200.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2014/12/inner-sight-8-1024x683.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2014/12/inner-sight-8-768x512.jpg 768w" sizes="(max-width: 1200px) 100vw, 1200px" /><figcaption id="caption-attachment-4353" class="wp-caption-text">© Meeri Koutaniemi, Inner Sight, 2013</figcaption></figure></p>
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		<title>Autoportrait intime</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Estelle Lecaille]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 07 Jul 2014 10:20:23 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Éditorial]]></category>
		<category><![CDATA[Interview]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>A l&#8217;occasion de l&#8217;exposition Where we&#8217;re at de la commissaire d&#8217;exposition Christine Eyene présentée à Bozar à Bruxelles durant l&#8217;été de la photographie, nous avons pu rencontrer la photographe togolaise Hélène Amouzou dont les œuvres nous ont particulièrement intriguées et touchées. Le choix d&#8217;une série de cinq photographies en noir et blanc fait par la commissaire brouille toute chronologie : c&#8217;est une série d&#8217;autoportraits dans le même espace contraint, sans recul, un grenier à la tapisserie défraîchie qu&#8217;on imagine marqué par des générations de familles et d&#8217;histoires. A la manière de celle d&#8217;Hélène Amouzou, une vie marquée par l&#8217;exil, l&#8217;errance, la</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>A l&rsquo;occasion de l&rsquo;exposition Where we&rsquo;re at de la commissaire d&rsquo;exposition Christine Eyene présentée à Bozar à Bruxelles durant l&rsquo;été de la photographie, nous avons pu rencontrer la photographe togolaise Hélène Amouzou dont les œuvres nous ont particulièrement intriguées et touchées. Le choix d&rsquo;une série de cinq photographies en noir et blanc fait par la commissaire brouille toute chronologie : c&rsquo;est une série d&rsquo;autoportraits dans le même espace contraint, sans recul, un grenier à la tapisserie défraîchie qu&rsquo;on imagine marqué par des générations de familles et d&rsquo;histoires. A la manière de celle d&rsquo;Hélène Amouzou, une vie marquée par l&rsquo;exil, l&rsquo;errance, la fuite, la perte dont la découverte de la photographie a été un des éléments salvateurs.</strong></p>
<p><strong>Nous sommes face à un travail photographique qui expose ton intimité, tes souffrances, tes déchirures. La première question que nous nous posons est de comprendre les raisons qui t&rsquo;ont poussé sur le chemin de l&rsquo;exil ?</strong><br />
<br />Je suis partie du Togo en juin 1992 pour rejoindre mon mari qui avait fuit en Allemagne pour des raisons politiques. Moi, je suis née à Kouvé dans la préfecture de Yoto à 70 km de la capitale de Lomé. En 1987-1988, je me suis installée à Lomé pour poursuivre les études. J&rsquo;y étais logée et ma mère m&rsquo;envoyait de la nourriture tous les week-ends. Etant sa seule fille, elle m&rsquo;a beaucoup aidée à l&rsquo;époque pour que je puisse étudier. Comme on dit chez moi, il y a deux sortes de sagesse : la sagesse de la maison et la sagesse intellectuelle (ce qu&rsquo;on apprend de l&rsquo;extérieur). Mais les conditions de vie sont devenues de plus en plus dures et j&rsquo;ai choisi la dactylo pour pouvoir trouver du travail rapidement. J&rsquo;ai trouvé un poste au CHU de Lomé jusqu&rsquo;à mon mariage. Le soulèvement populaire avait eu lieu en 1990. La porte était en quelque sorte ouverte. C&rsquo;était naïf de notre part mais à l&rsquo;époque on était mû par une volonté que les choses changent sans se rendre compte des conséquences de ses engagements. Le principal opposant politique était de mon village, c&rsquo;était normal de le soutenir. Puis il y a eu une véritable chasse à l&rsquo;homme. J&rsquo;ai du moi aussi quitter le Togo pour rejoindre mon mari en Allemagne. De là a commencé une longue suite d&rsquo;errances entre l&rsquo;Allemagne, le Limbourg et Bruxelles.<br />
<figure id="attachment_4093" aria-describedby="caption-attachment-4093" style="width: 800px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-4093" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2014/07/he_le_ne_amouzou_2007.jpg" alt="© Hélène Amouzou, 2007" title="© Hélène Amouzou, 2007" class="caption" align="center" width="800" height="800" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2014/07/he_le_ne_amouzou_2007.jpg 800w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2014/07/he_le_ne_amouzou_2007-300x300.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2014/07/he_le_ne_amouzou_2007-150x150.jpg 150w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2014/07/he_le_ne_amouzou_2007-768x768.jpg 768w" sizes="(max-width: 800px) 100vw, 800px" /><figcaption id="caption-attachment-4093" class="wp-caption-text">© Hélène Amouzou, 2007</figcaption></figure><br />
<strong>Pouvez-vous nous raconter vos débuts en tant que photographe et le choix de ce médium en particulier ?</strong><br />
<br />En 2003, je débute la photographie à l&rsquo;Académie des arts de Molenbeek en commençant d&rsquo;abord par la vidéo. Puis la photographie m&rsquo;apporte une intimité qui m&rsquo;est plus proche. Il me fallait une occupation dans la journée, des choses à pouvoir raconter à ma fille le soir. Je commence par travailler avec un petit canon acheté chez Campion à Ixelles en 24 x 36 puis le format carré 6 x 6 que je découvre à l&rsquo;Académie me plaît. J&rsquo;ai commencé un travail sur l&rsquo;autoportrait. Mais apprivoiser l’autoportrait c’était la chose la plus difficile que l’on puisse me demander. Me voir en photo, que je me prenne moi-même ou que quelqu’un me photographie, ce n’était pas imaginable  Ces photos, c’était très intime, c’était une partie de moi. Au début, je n’étais pas prête à les montrer. Mais mon professeur de photo m&rsquo;a poussée à aller encore plus loin en me disant « Mais finalement pourquoi vous venez ici tous les jours ? ». Quand on m’a proposé une exposition, j’ai accepté &#8211; quand on me propose quelque chose, je ne refuse jamais parce que ça veut dire que quelqu’un me considère &#8211; mais c’est comme si on me prenait quelque chose de moi que je cachais très loin. Le fait de lever le voile sur mon histoire m’effrayait, je pensais que les gens me jugeraient. Mais je me dis que ces expositions sont un partage, je partage ma situation avec tous ceux qui ont un jour quitté leur chez-soi pour vivre ailleurs. On fait tous un voyage&#8230; <br />
<figure id="attachment_4094" aria-describedby="caption-attachment-4094" style="width: 800px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-4094" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2014/07/he_le_ne_amouzou_2008.jpg" alt="© Hélène Amouzou, 2008" title="© Hélène Amouzou, 2008" class="caption" align="center" width="800" height="800" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2014/07/he_le_ne_amouzou_2008.jpg 800w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2014/07/he_le_ne_amouzou_2008-300x300.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2014/07/he_le_ne_amouzou_2008-150x150.jpg 150w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2014/07/he_le_ne_amouzou_2008-768x768.jpg 768w" sizes="(max-width: 800px) 100vw, 800px" /><figcaption id="caption-attachment-4094" class="wp-caption-text">© Hélène Amouzou, 2008</figcaption></figure><br />
<figure id="attachment_4095" aria-describedby="caption-attachment-4095" style="width: 800px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-4095" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2014/07/he_le_ne_amouzou_2009.jpg" alt="© Hélène Amouzou, 2009" title="© Hélène Amouzou, 2009" class="caption" align="center" width="800" height="800" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2014/07/he_le_ne_amouzou_2009.jpg 800w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2014/07/he_le_ne_amouzou_2009-300x300.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2014/07/he_le_ne_amouzou_2009-150x150.jpg 150w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2014/07/he_le_ne_amouzou_2009-768x768.jpg 768w" sizes="(max-width: 800px) 100vw, 800px" /><figcaption id="caption-attachment-4095" class="wp-caption-text">© Hélène Amouzou, 2009</figcaption></figure><br />
<strong>En 2007, alors que vous habitez un immeuble associatif à Molenbeek Saint Jean (une des communes de Bruxelles), vous découvrez à l&rsquo;étage un grenier abandonné. Cet espace a été propice à un travail très intime dans lequel vous vous êtes peu peu dévoilée. Pouvez-vous nous en parler ?</strong><br />
<br />Oui effectivement, c&rsquo;était en fait un appartement abandonné par ses locataires partis en laissant toutes leurs affaires personnelles, leurs meubles, les jouets des enfants. Je voulais reconstituer leur histoire en prenant des éléments comme un sorte de travail d&rsquo;archivage de l&rsquo;espace. Je trouvais que ce grenier me ressemblait. C’est un endroit qui a été occupé, puis il a été abandonné et on n’en entend plus parler. Moi je suis née quelque part, j’appartenais à un clan, à une famille et voilà qu’un jour, je n’existe plus pour personne. J&rsquo;étais invisible, un grain de sable. Cet endroit m’a permis de me lâcher. La photographie me procurait une paix intérieure dans des moments de grande solitude, de désespoir. Je pouvais me montrer comme j&rsquo;étais réellement et non plus comme la personne joviale et souriante que les gens connaissaient. Un geste spontané sans souci de devoir montrer le résultat. C’était machinal, je ne préparais pas les poses. Et une fois que c’était fait, je me sentais bien, je rangeais mes affaires et je redescendais. Je mettais tout dans cet instant-là et après, on n’en parlait plus. Ces photos, c’était comme un journal intime. L’idée c’est qu’on ne me voit pas. Je crie, je lutte, je pleure, je fais autant de bruit que je peux mais personne ne me voit. J&rsquo;ai aussi commencé à photographier des objets : notamment cette valise, la robe fleurie, des objets abandonnés. J&rsquo;avais envie d&rsquo;un autre pays et je le recréais dans cet espace car j&rsquo;étais dans un épuisement psychologique. Ces séances me permettaient de m&rsquo;évader quelques instants.</p>
<p><strong>Aussi ces photographies intimes qui n&rsquo;étaient a priori pas destinées à être montrées, vous les avez finalement exposées. Quel a été à ce moment là l&rsquo;impact sur votre vie familiale ?</strong><br />
<br />Effectivement, l&rsquo;exposition de ces clichés a eu des conséquences. J&rsquo;ai été moi-même très réticente au départ puis j&rsquo;ai accepté. Par contre, j&rsquo;ai passé des moments difficiles avec ma fille. Mais pour moi je prêtais « Hélène » pour faire des images, j&rsquo;avais pris une certaine distance. Maintenant, elle est très fière de mon travail photographique.<br />
<figure id="attachment_4096" aria-describedby="caption-attachment-4096" style="width: 800px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-4096" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2014/07/he_le_ne_amouzou2007.jpg" alt="© Hélène Amouzou, 2007" title="© Hélène Amouzou, 2007" class="caption" align="center" width="800" height="800" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2014/07/he_le_ne_amouzou2007.jpg 800w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2014/07/he_le_ne_amouzou2007-300x300.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2014/07/he_le_ne_amouzou2007-150x150.jpg 150w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2014/07/he_le_ne_amouzou2007-768x768.jpg 768w" sizes="(max-width: 800px) 100vw, 800px" /><figcaption id="caption-attachment-4096" class="wp-caption-text">© Hélène Amouzou, 2007</figcaption></figure><br />
<strong>Vous avez récemment déménagé dans un autre appartement, vous avez donc quitté cet espace de travail qui était le vôtre pendant plusieurs années. Quelles sont les prochaines étapes, les envies, les projets ?</strong><br />
<br />Mon souhait le plus cher serait de pouvoir retourner au au Togo pour réaliser une série de photographies sur ma famille et sur certains lieux, pour être enfin l&rsquo;une d&rsquo;eux même si je sais aussi que je ne suis plus comme eux. Essayer par la photographie de retrouver un lien qui s&rsquo;est perdu. Fuir mon pays, ne pas avoir de vie&#8230; Parfois je me demande si tout cela valait la peine. Il y a eu une cassure qui ne sera jamais réparée. Dans mon malheur, j’ai eu la chance d’être tombée au bon endroit au bon moment et je suis reconnaissante envers tous ceux par qui je suis passée. Si je n’avais pas vécu cette situation, est-ce que j’aurais été chercher au plus profond de moi ces photographies ? Cette persévérance pour ne pas disparaître alors qu&rsquo;on a toujours une valise dans la tête m&rsquo;a permis de me raccrocher à une famille terrestre.</p>
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		<title>Patrick Wokmeni à la Platform 102</title>
		<link>https://www.afriqueinvisu.org/patrick-wokmeni-a-la-platform-102943/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Estelle Lecaille]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 26 Jun 2014 08:18:54 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Éditorial]]></category>
		<category><![CDATA[News]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Au dernier étage d&#8217;un immeuble bruxellois du centre ville se niche Platform 102 : un espace privé curaté par O. Rynell Cash et David Lambert qui sert à la fois de lieu d&#8217;exposition pour des artistes émergents et en milieu de carrière et de forum pour les nouveaux collectionneurs, les penseurs et les amateurs d&#8217;art. Jusqu&#8217;au 20 juillet, y sont montrées les photographies de l&#8217;artiste camerounais basé à Gand Patrick Wokmeni. Autodidacte, il a commencé à photographier la vie nocturne de son quartier de New Bell après être tombé en amour avec la photographie grâce à la vidéaste française Anne Chabert.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Au dernier étage d&rsquo;un immeuble bruxellois du centre ville se niche Platform 102 : un espace privé curaté par <strong>O. Rynell Cash</strong> et <strong>David Lambert</strong> qui sert à la fois de lieu d&rsquo;exposition pour des artistes émergents et en milieu de carrière et de forum pour les nouveaux collectionneurs, les penseurs et les amateurs d&rsquo;art. Jusqu&rsquo;au 20 juillet, y sont montrées les photographies de l&rsquo;artiste camerounais basé à Gand <strong>Patrick Wokmeni</strong>. </p>
<p>Autodidacte, il a commencé à photographier la vie nocturne de son quartier de New Bell après être tombé en amour avec la photographie grâce à la vidéaste française Anne Chabert.</p>
<p>Trois images de la série sur le mouvement hip hop réalisées en 2009 à Douala sont des portraits instantanés dans un style &lsquo;vérité documentaire&rsquo; qui traduisent l&rsquo;engouement des jeunes camerounais pour le phénomène hip-hop.<br />
Deux autres photographies de grand format de la série Purgatoire réalisée en 2013 au Maroc nous montrent les difficiles conditions de vie des immigrés clandestins bloqués à Rabat dans l&rsquo;attente d&rsquo;un hypothétique départ. Amis proches de Patrick Wokmeni, certains sont peintres, écrivains etc&#8230;au delà de toute critique des politiques d&rsquo;immigration, le photographe nous donne à voir un aperçu intime de la vie précaire de ces individus capturés entre contexte culturel et systèmes politiques dans l&rsquo;espoir de trouver une vie meilleure en Europe. Représentés dans l&rsquo;acte d&rsquo;attente perpétuelle, ils racontent: « Ce n&rsquo;est pas mon tour encore, Le temps de Dieu n&rsquo;est pas encore venu ». Les photographies de Patrick Wokmeni entre lutte individuelle et recherche d&rsquo;identité révèlent certaines valeurs de son pays qui ont notamment façonné son activisme à travers la photographie.</p>
<p><figure id="attachment_4060" aria-describedby="caption-attachment-4060" style="width: 800px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-4060" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2014/06/que_d_obstacles_douala_2009.jpg" alt="Que d'obstacles, Douala, 2009 © Patrick Wokmeni" title="Que d'obstacles, Douala, 2009 © Patrick Wokmeni" class="caption" align="center" width="800" height="532" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2014/06/que_d_obstacles_douala_2009.jpg 800w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2014/06/que_d_obstacles_douala_2009-300x200.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2014/06/que_d_obstacles_douala_2009-768x511.jpg 768w" sizes="(max-width: 800px) 100vw, 800px" /><figcaption id="caption-attachment-4060" class="wp-caption-text">Que d&rsquo;obstacles, Douala, 2009 © Patrick Wokmeni</figcaption></figure><br />
<figure id="attachment_4061" aria-describedby="caption-attachment-4061" style="width: 800px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-4061" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2014/06/sans_titre_douala_2009.jpg" alt="Sans titre, Douala, 2009 © Patrick Wokmeni" title="Sans titre, Douala, 2009 © Patrick Wokmeni" class="caption" align="center" width="800" height="532" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2014/06/sans_titre_douala_2009.jpg 800w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2014/06/sans_titre_douala_2009-300x200.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2014/06/sans_titre_douala_2009-768x511.jpg 768w" sizes="(max-width: 800px) 100vw, 800px" /><figcaption id="caption-attachment-4061" class="wp-caption-text">Sans titre, Douala, 2009 © Patrick Wokmeni</figcaption></figure><br />
<figure id="attachment_4062" aria-describedby="caption-attachment-4062" style="width: 800px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-4062" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2014/06/sans_titre_rabat_2013.jpg" alt="Sans Titre, Rabat, 2013 © Patrick Wokmeni" title="Sans Titre, Rabat, 2013 © Patrick Wokmeni" class="caption" align="center" width="800" height="512" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2014/06/sans_titre_rabat_2013.jpg 800w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2014/06/sans_titre_rabat_2013-300x192.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2014/06/sans_titre_rabat_2013-768x492.jpg 768w" sizes="(max-width: 800px) 100vw, 800px" /><figcaption id="caption-attachment-4062" class="wp-caption-text">Sans Titre, Rabat, 2013 © Patrick Wokmeni</figcaption></figure></p>
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		<title>Haute Africa Knokke-Heist</title>
		<link>https://www.afriqueinvisu.org/haute-africa-knokke-heist941/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Estelle Lecaille]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 18 Jun 2014 08:47:52 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Éditorial]]></category>
		<category><![CDATA[Critique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>C&#8217;est sous un soleil radieux que nous avons découvert le parcours photographique de l&#8217;exposition Haute Africa à Knokke-Heist. Pour ceux qui ignorent où se trouve cette ville, Knokke est une station balnéaire huppée de la côte belge située à la frontière avec les Pays Bas et haut lieu du tourisme belge. Le front de mer, un ensemble uniforme d&#8217;immeubles gris à appartements, fait face à une digue où se croisent dans un flot continu cuistax, vélo-cyclistes et piétons ! Voici planté le décor de l&#8217;alléchant programme conçu par Christophe de Jaeger (commissaire d&#8217;exposition en photographie à Bozar à Bruxelles) autour de</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>C&rsquo;est sous un soleil radieux que nous avons découvert le parcours photographique de l&rsquo;exposition Haute Africa à Knokke-Heist. Pour ceux qui ignorent où se trouve cette ville, Knokke est une station balnéaire huppée de la côte belge située à la frontière avec les Pays Bas et haut lieu du tourisme belge. Le front de mer, un ensemble uniforme d&rsquo;immeubles gris à appartements, fait face à une digue où se croisent dans un flot continu cuistax, vélo-cyclistes et piétons !</p>
<p>Voici planté le décor de l&rsquo;alléchant programme conçu par <strong>Christophe de Jaeger</strong> (commissaire d&rsquo;exposition en photographie à Bozar à Bruxelles) autour de la thématique de la tenue vestimentaire en Afrique: <strong>Wanchegi Mutu</strong>, <strong>Martin Parr</strong>, <strong>Yinka Shonibare</strong>&#8230; Les grands noms de la photographie contemporaine y côtoient des artistes émergents comme <strong>Baudouin Mouanda</strong>, <strong>Namsa Leuba</strong> ou encore <strong>Nontsikelelo Veleko</strong>&#8230;<br />
Grâce à un plan (sommaire) nous nous sommes lancées à l&rsquo;assaut des 17 emplacements outdoor éparpillés dans toute la ville ! Les dispositifs d&rsquo;exposition variaient selon le contexte allant de cubes posés à même le sol aux panneaux en bois fichés dans le sable, certains plus adaptés que d&rsquo;autres&#8230;..heureusement la qualité des œuvres était au rendez-vous !<br />
<figure id="attachment_4034" aria-describedby="caption-attachment-4034" style="width: 800px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-4034" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2014/06/haute_africa_daniele_tamagni.jpg" alt="Haute Africa Daniele Tamagni" title="Haute Africa Daniele Tamagni" class="caption" align="center" width="800" height="448" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2014/06/haute_africa_daniele_tamagni.jpg 800w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2014/06/haute_africa_daniele_tamagni-300x168.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2014/06/haute_africa_daniele_tamagni-768x430.jpg 768w" sizes="(max-width: 800px) 100vw, 800px" /><figcaption id="caption-attachment-4034" class="wp-caption-text">Haute Africa Daniele Tamagni</figcaption></figure><br />
<figure id="attachment_4035" aria-describedby="caption-attachment-4035" style="width: 800px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-4035" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2014/06/haute_africa_galembo_2.jpg" alt="Haute Africa Galembo 2" title="Haute Africa Galembo 2" class="caption" align="center" width="800" height="609" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2014/06/haute_africa_galembo_2.jpg 800w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2014/06/haute_africa_galembo_2-300x228.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2014/06/haute_africa_galembo_2-768x585.jpg 768w" sizes="(max-width: 800px) 100vw, 800px" /><figcaption id="caption-attachment-4035" class="wp-caption-text">Haute Africa Galembo 2</figcaption></figure><br />
<figure id="attachment_4036" aria-describedby="caption-attachment-4036" style="width: 689px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-4036" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2014/06/haute_africa_hassan_hajjaj.jpg" alt="Haute Africa Hassan Hajjaj" title="Haute Africa Hassan Hajjaj" class="caption" align="center" width="689" height="800" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2014/06/haute_africa_hassan_hajjaj.jpg 689w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2014/06/haute_africa_hassan_hajjaj-258x300.jpg 258w" sizes="(max-width: 689px) 100vw, 689px" /><figcaption id="caption-attachment-4036" class="wp-caption-text">Haute Africa Hassan Hajjaj</figcaption></figure><br />
<figure id="attachment_4037" aria-describedby="caption-attachment-4037" style="width: 1052px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-4037" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2014/06/haute_africa_hector_mediavilla.jpg" alt="Haute Africa Hector Mediavilla" title="Haute Africa Hector Mediavilla" class="caption" align="center" width="1052" height="800" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2014/06/haute_africa_hector_mediavilla.jpg 1052w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2014/06/haute_africa_hector_mediavilla-300x228.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2014/06/haute_africa_hector_mediavilla-1024x779.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2014/06/haute_africa_hector_mediavilla-768x584.jpg 768w" sizes="(max-width: 1052px) 100vw, 1052px" /><figcaption id="caption-attachment-4037" class="wp-caption-text">Haute Africa Hector Mediavilla</figcaption></figure></p>
<p>Notre coup de cœur absolu fut pour le travail du photographe britannique <strong>Jim Naughten</strong> superbement implanté dans un parc urbain des images des femmes Hereros (un peuple d&rsquo;éleveurs de Namibie) habillées de robes victoriennes imposées par les femmes des missionnaires allemands au début du 20ème siècle car elles jugeaient les autochtones trop dénudées à leur goût ! Depuis, elles sont toujours portées longues, bouffantes, faites de tissus colorés et accompagnés d&rsquo;un chapeau traditionnel en forme de cornes de vaches qui rappelle le respect de ce peuple pour le bétail. Quant aux hommes, ils portent des costumes militaires : en effet, pendant la guerre, les Hereros s&rsquo;appropriaient les costumes de leurs ennemis décédés à la fois dans un acte honorifique mais aussi pour prendre leur pouvoir ! Parti pendant 4 mois à la recherche de ces costumes époustouflants, le photographe britannique Jim Naughten en a rapporté des images à la fois fragiles, étonnantes, prises in situ dans des paysages désertiques qui nous questionnent sur l&rsquo;appropriation de cet héritage colonial allemand fortement contreversé (en effet, un des premiers génocides en Afrique a été perpétré par les colons allemands en 1904-1906 contre les Hereros et les Namas).</p>
<p>Sur des panneaux face à la mer, le travail d&rsquo;<strong>Hector Médiavilla</strong> sur les Sapeurs est juxtaposé à celui de <strong>Baudouin Mouanda</strong>. La société des ambianceurs et des personnes élégantes (SAPE) est une mode vestimentaire populaire développée lors des indépendances des deux Congo dans la lignée du dandysme. Mais la Sape est aussi une façon de vivre : courtoisie, bonnes manières, politesse sont incontournables !<br />
<br />Quand le photographe espagnol expose un questionnement sur la Sape dans un contexte anthropologique, le photographe congolais nous époustoufle d&rsquo;images colorées, vives et vivantes, représentatives de la joie de vivre des Sapeurs. Quant à <strong>Daniele Tamagni</strong>, il a également photographié les sapeurs de Kinshasa pour nous montrer comment la Sape est à la fois universelle et unique en son genre.</p>
<p>Enfin, la digue se termine avec brio sur les photographies de <strong>Phyllis Galembo</strong> qui depuis 20 ans documente l&rsquo;art de la mascarade à travers l&rsquo;Afrique et Haïti : un travail surprenant qui fait part de la créativité et de l&rsquo;unicité de chaque tradition. Nous nous sommes aussi délectées des photographies pop pleines d »humour d&rsquo;<strong>Hassan Hajjaj</strong> qui attirent le regard du passant avec ses modèles décalés de la culture arabe contemporaine et de Martin Parr avec sa série caustique de photographies sur la plus grande course hippique d&rsquo;Afrique du Sud.<br />
<figure id="attachment_4038" aria-describedby="caption-attachment-4038" style="width: 600px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-4038" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2014/06/haute_africa_jim_naughten.jpg" alt="Haute Africa Jim Naughten" title="Haute Africa Jim Naughten" class="caption" align="center" width="600" height="800" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2014/06/haute_africa_jim_naughten.jpg 600w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2014/06/haute_africa_jim_naughten-225x300.jpg 225w" sizes="(max-width: 600px) 100vw, 600px" /><figcaption id="caption-attachment-4038" class="wp-caption-text">Haute Africa Jim Naughten</figcaption></figure><br />
<figure id="attachment_4039" aria-describedby="caption-attachment-4039" style="width: 800px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-4039" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2014/06/haute_africa_jim_naughten_2.jpg" alt="Haute Africa Jim Naughten 2" title="Haute Africa Jim Naughten 2" class="caption" align="center" width="800" height="492" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2014/06/haute_africa_jim_naughten_2.jpg 800w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2014/06/haute_africa_jim_naughten_2-300x185.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2014/06/haute_africa_jim_naughten_2-768x472.jpg 768w" sizes="(max-width: 800px) 100vw, 800px" /><figcaption id="caption-attachment-4039" class="wp-caption-text">Haute Africa Jim Naughten 2</figcaption></figure><br />
<figure id="attachment_4040" aria-describedby="caption-attachment-4040" style="width: 800px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-4040" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2014/06/haute_africa_martin_parr.jpg" alt="Haute Africa Martin Parr" title="Haute Africa Martin Parr" class="caption" align="center" width="800" height="525" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2014/06/haute_africa_martin_parr.jpg 800w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2014/06/haute_africa_martin_parr-300x197.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2014/06/haute_africa_martin_parr-768x504.jpg 768w" sizes="(max-width: 800px) 100vw, 800px" /><figcaption id="caption-attachment-4040" class="wp-caption-text">Haute Africa Martin Parr</figcaption></figure><br />
<figure id="attachment_4041" aria-describedby="caption-attachment-4041" style="width: 632px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-4041" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2014/06/haute_africa_namsa_leuba.jpg" alt="Haute Africa Namsa Leuba" title="Haute Africa Namsa Leuba" class="caption" align="center" width="632" height="800" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2014/06/haute_africa_namsa_leuba.jpg 632w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2014/06/haute_africa_namsa_leuba-237x300.jpg 237w" sizes="(max-width: 632px) 100vw, 632px" /><figcaption id="caption-attachment-4041" class="wp-caption-text">Haute Africa Namsa Leuba</figcaption></figure><br />
N&rsquo;oublions pas de citer la série de portraits en noir et blanc Faces &#038; Phases de l&rsquo;activiste sud africaine <strong>Zanele Muholi</strong> dans un emplacement hautement symbolique au cœur de l&rsquo;église dominicaine de Knokke. A l&rsquo;heure de l&rsquo;homophobie actuelle en Afrique, son travail est d&rsquo;une justesse et d&rsquo;une sensibilité remarquables.<br />
<br />A l&rsquo;extérieur de cette église les images de <strong>Namsa Leuba</strong> réinterprètent la culture guinéenne de sa mère à l&rsquo;aide d&rsquo;une pratique de l&rsquo;art qui prend racine dans les traditions occidentales. </p>
<p>Malgré l&rsquo;excellence et la cohérence des photographies exposées, ce parcours photographique à travers la station balnéaire pêche malheureusement par un éparpillement des lieux qui ne donne pas une vraie dynamique à l&rsquo;ensemble&#8230;.mais nous attendons avec impatience la prochaine édition de ce festival de photographies, Knokke étant quand même un sacré dépaysement !</p>
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