<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Israel Yoroba, auteur/autrice sur Afrique In Visu</title>
	<atom:link href="https://www.afriqueinvisu.org/author/israel-yoroba/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link></link>
	<description>Plateforme autour du métier de photographe en Afrique depuis 2006</description>
	<lastBuildDate>Mon, 08 Mar 2010 17:43:00 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
	<sy:updatePeriod>
	hourly	</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>
	1	</sy:updateFrequency>
	<generator>https://wordpress.org/?v=6.5.3</generator>

<image>
	<url>https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/10/cropped-facvicon-32x32.jpg</url>
	<title>Israel Yoroba, auteur/autrice sur Afrique In Visu</title>
	<link></link>
	<width>32</width>
	<height>32</height>
</image> 
	<item>
		<title>Paul Sika, une photographie au-delà du réel</title>
		<link>https://www.afriqueinvisu.org/paul-sika-une-photographie-au-dela438/</link>
					<comments>https://www.afriqueinvisu.org/paul-sika-une-photographie-au-dela438/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Israel Yoroba]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 08 Mar 2010 17:43:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Éditorial]]></category>
		<category><![CDATA[Interview]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://preprod.afriqueinvisu.org/paul-sika-une-photographie-au-dela438/</guid>

					<description><![CDATA[<p>2 plateaux. Un quartier chic de la commune présidentielle de Cocody, à Abidjan. C’est là que nous rencontrons ce «fou» de la photographie artistique. Sur la terrasse de la maison, nous le retrouvons toujours souriant, laissant apparaître ses fossettes sur ces joues. Derrière lui, une photographie très lumineuse qu’il a faite. A 24 ans, Paul Sika voyage entre le réel et l&#8217;irréel à travers ses photos. Pour lui, il faut oser, «affronter des chemins qui n’ont pas encore été foulés». Lui qui au départ était fait (uniquement) pour l’informatique. C&#8217;est au détour d&#8217;une ballade qu&#8217;il va se sentir attiré par</p>
<p>L’article <a href="https://www.afriqueinvisu.org/paul-sika-une-photographie-au-dela438/">Paul Sika, une photographie au-delà du réel</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.afriqueinvisu.org">Afrique In Visu</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="post_excerpt"><img fetchpriority="high" decoding="async" class=" alignright size-full wp-image-1426" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2010/03/paul_sika1.jpg" alt="paul_sika1.jpg" align="right" width="500" height="333" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2010/03/paul_sika1.jpg 500w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2010/03/paul_sika1-300x200.jpg 300w" sizes="(max-width: 500px) 100vw, 500px" /><br />
2 plateaux. Un quartier chic de la commune présidentielle de Cocody, à Abidjan. C’est là que nous rencontrons ce «fou» de la photographie artistique. Sur la terrasse de la maison, nous le retrouvons toujours souriant, laissant apparaître ses fossettes sur ces joues. Derrière lui, une photographie très lumineuse qu’il a faite. A 24 ans, <a href="http://www.paulsika.com/">Paul Sika</a> voyage entre le réel et l&rsquo;irréel à travers ses photos. Pour lui, il faut oser, «affronter des chemins qui n’ont pas encore été foulés».</p>
<p>Lui qui au départ était fait (uniquement) pour l’informatique. C&rsquo;est au détour d&rsquo;une ballade qu&rsquo;il va se sentir attiré par le cinéma. Pourtant entre sa formation et son rêve de réalisateur de cinéma, c&rsquo;est à la photo qu&rsquo;il va s&rsquo;arrêter. Mise en scène, couleurs, prise de vue, retouche… toutes ses photos sont cinématographiques. Si jeune et si sollicité. Ses clients en Côte d’Ivoire comme à l’étranger, sont convaincus de son talent. Un magicien qui a plus d’une imagination dans ses flashs.</p>
<p><span id="more-1430"></span></p>
<h2>De l’informatique à la photo</h2>
<p>J’ai eu un parcours  un tout petit peu atypique. Après le Bac je suis parti en Angleterre pour étudier l’informatique. L’objectif était au final d’apprendre comment créer des jeux vidéo. Un jour, en marchant dans Tottenham Court Road, rue réputée pour ses ordinateurs, j’ai aperçu dans une vitrine la bande-annonce de Matrix 2. Je me suis senti hypnotisé et j&rsquo;ai pensé : «Si c’est ce genre d’imagination qu’il faut pour créer des films, je pense que je peux le faire moi aussi… je suis assez bien équipé».<br />
A partir de là, je n’arrêtais pas de rêver. Je me suis acheté un appareil photo et non une vidéo caméra, partant du principe que la photo c’est l’unité de la cinématographie. Et depuis ce jour jusqu’à aujourd’hui, j’ai exploré la photo.<br />
Passer ainsi de l’informatique à la photographie comme je l’ai fait a pu paraître très brusque, surtout en Afrique, où la société n&rsquo;est pas habituée à ce genre de changement. De plus, les gens n&rsquo;étant pas coutumier du métier de photographe d&rsquo;art, mon entourage s&rsquo;est montré au départ très sceptiques. Pendant des années il a fallu convaincre et rassurer mes parents, leur prouver que j’avais une vision.</p>
<p><img decoding="async" class=" alignright size-full wp-image-1427" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2010/03/paul_sika.jpg" alt="paul_sika.jpg" align="right" width="500" height="332" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2010/03/paul_sika.jpg 500w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2010/03/paul_sika-300x199.jpg 300w" sizes="(max-width: 500px) 100vw, 500px" /></p>
<h2>
La différence entre photographie artistique et photographie «Classique».</h2>
<p>C’est une question bien compliquée. Je sais intimement ce que je trouve artistique. Mais comment dire avec les mots cette différence que je perçois.</p>
<h2>
Vos photos et la lumière</h2>
<p>Mes photos sont très lumineuses avec beaucoup de couleurs. Mais aussi curieux que cela puisse paraître, j’ai fait du blanc et noir dans ma vie. Pourtant, plus j’aimais le blanc et noir, plus je voulais voir de la couleur partout. Je me suis donc plongé dans ce travail coloré.</p>
<h2>De la mise en scène</h2>
<p>Cela vient du fait que j’ai utilisé mon premier appareil photo professionnel avec l’intention d’apprendre pour le cinéma. Du coup cette influence se retrouve dans ce que je fais. Avec mon imagination je créé des scenarii, ensuite je les mets en forme comme un réalisateur de cinéma l’aurait fait.  Ces méthodes se retrouvent dans ma façon de travailler.</p>
<h2>Un assistant ?</h2>
<p>Au niveau artistique, au niveau création, au niveau de l&rsquo;idée initiale, je n’ai pas vraiment d’assistant à part la force créative que je considère comme membre de mon équipe.<br />
C’est surtout au moment de l’exécution que je fais appel à des assistants. Cela va du repérage de lieu à la mobilisation de casting d’acteurs et d’actrices, et également, pour tout ce qui est déplacement de matériel. Cela me libère. Et quand je suis libéré, je pense plus facilement.</p>
<p><img decoding="async" class=" alignright size-full wp-image-1428" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2010/03/paul_sika2.jpg" alt="paul_sika2.jpg" align="right" width="350" height="527" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2010/03/paul_sika2.jpg 350w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2010/03/paul_sika2-199x300.jpg 199w" sizes="(max-width: 350px) 100vw, 350px" /></p>
<h2>
Les retouches et votre travail<br />
</h2>
<p>Une chose que l’on ne réalise pas souvent, c’est que la retouche de photo ne date pas d&rsquo;hier. Les photographes ont toujours retouché leurs photos : ils faisaient ce qu’on pourrait appeler des retouches réalistes (qui apportent des résultats). Moi je suis plutôt axé sur ce qui est de l’imaginaire, hors de ce monde. Parce que j’aime bien tordre un peu la réalité pour obtenir des résultats qui ne sont pas tout fait dans la nature.</p>
<h2>Vos clients</h2>
<p>J’ai shooté pour FOUKA RIDDIM, Solenta, la compagnie qui s’occupe des avions de DHL, pour Macaci.<br />
A l’étranger j’ai shooté pour quelques musiciens ici et là dont HONEY RYDER en Angleterre et j’ai licencié certaines de mes œuvres aux États-unis avec le centre CHINUA ACHEBE CENTER FOR AFRICAN WRITERS AND ARTISTS pour l’art contemporain africain. Ils en ont utilisé pour leurs évènements. Mes œuvres ont également été exposées aux USA. Mais la phase commerciale n’était au départ, pas ma priorité principale. Il m&rsquo;était plus important de concevoir et de pouvoir matérialiser à mon niveau personnel ce que j’appelle l’intégrité artistique. C&rsquo;est-à-dire de pouvoir créer sans avoir d’influence négative du monde commercial. Jusqu’à fin 2008, lorsque j’ai eu ma première exposition à la galerie le LAB à Abidjan, j’avais à l’esprit d’être automatiquement un artiste. 2009 a été davantage une année de communication &#8211; notamment sur internet &#8211; ce qui m&rsquo;a permis d&rsquo;être un peu plus connu au niveau international. J&rsquo;ai ainsi reçu plusieurs invitations dans le monde dont une en Afrique du sud pour le 26 &#8211; 28 mars et une autre en Angleterre qui va se tenir à Londres.<br />
Pour 2010, nous rentrons dans notre phase commerciale. Et le premier produit qui va sortir début mars est le livre «at the heart of me». Après cela, nous projetons aussi d’avoir des produits basés sur l’art. Parce que je ne crois pas seulement à une image dans un canevas affiché sur un mur. Je suis pour adapter l’art à la culture, à l’esprit de notre temps. Nous sommes donc en train de voir comment servir ces pièces artistiques sous différents médias.</p>
<h2>
La photographie en Côte d’Ivoire</h2>
<p>La photographie en Côte d’Ivoire et comme dans la plupart des pays africains est encore très jeune. Tant historiquement que techniquement. Et j’ajouterai même philosophique.<br />
Il faut que les photographes se tournent vers l’intérieur et l’extérieur.<br />
Par extérieur, je veux dire qu’il serait intéressant pour les photographes ivoiriens de savoir ce qui se fait autour d’eux sous d’autres cieux. Que ce soit en France, aux États-unis, au Brésil, en Afrique du sud, au Burkina etc&#8230; il serait essentiel qu’ils se documentent davantage pour savoir quel niveau photographique les autres sont en train d’atteindre et ce qu’ils peuvent apprendre de ceux-là.</p>
<p>Au niveau intérieur, je pense qu’il faut aller chercher au fond de soi, cette chose qui ne se retrouvera jamais dans quelqu’un d’autre. Je crois fermement que si nous avons effectivement des ADN uniques, nous avons aussi des mouvements artistiques uniques, des idées uniques.  Au lieu de s’approprier une identité qui n’est pas la nôtre, il est mieux de plonger au fond de nous et de trouver ce diamant-là qui est sublime quand on fait des efforts pour aller le trouver.</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class=" alignright size-full wp-image-1429" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2010/03/portraitpaulsika.jpg" alt="portraitpaulsika.jpg" align="right" width="500" height="333" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2010/03/portraitpaulsika.jpg 500w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2010/03/portraitpaulsika-300x200.jpg 300w" sizes="(max-width: 500px) 100vw, 500px" /></p>
<h2>Etre un bon photographe.</h2>
<p>La photographie est une science. C’est étymologiquement la science de la lumière. Comment capturer la lumière qui se dégage des sujets. Il faut apprendre. Il faut savoir quelles sont les bases. Les appareils photos sont des matériels techniques. Il faut savoir comment ça marche. Être artistique sans connaître la science qui dirige le medium, c’est faire les choses un peu au hasard. Lorsqu’on comprend la science, on devient une sorte de magicien. Il y a toujours à apprendre. Moi je suis toujours prêt à ouvrir un nouveau livre, un nouveau site internet pour savoir ce qui s&rsquo;y dit.<br />
Il faut avoir confiance en soi et être créatif. C&rsquo;est-à-dire aller sur des chemins qui ne sont pas connus. Il faut éradiquer cette peur de ne pas faire comme les autres. C’est lorsqu’on cherche son propre chemin qu’on trouve sa vraie voi(e)x.</p>
<p>L’article <a href="https://www.afriqueinvisu.org/paul-sika-une-photographie-au-dela438/">Paul Sika, une photographie au-delà du réel</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.afriqueinvisu.org">Afrique In Visu</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://www.afriqueinvisu.org/paul-sika-une-photographie-au-dela438/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>1</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Usurpation d’image</title>
		<link>https://www.afriqueinvisu.org/usurpation-d-image/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Israel Yoroba]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 03 Jul 2009 09:07:29 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Éditorial]]></category>
		<category><![CDATA[Témoignage]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://preprod.afriqueinvisu.org/usurpation-d-image/</guid>

					<description><![CDATA[<p>Il y a environ deux semaines en arrière, la communauté évangélique des Assemblées de Dieu de la commune de Cocody était offusquée par la photo placardée à la Une du quotidien ivoirien le Jour. A l&#8217;origine, cette photo avait été faite par Camille Millerand , photographe français qui a travaillé avec moi sur le projet Chronique Ivoirienne qui était diffusé sur le site de « Afrique in visu ». Dans la série de thèmes que nous avions à traiter et qui tournaient autour de la jeunesse ivoirienne, nous avions abordé la question du mouvement des (églises) «évangéliques» en Côte d&#8217;Ivoire et précisément</p>
<p>L’article <a href="https://www.afriqueinvisu.org/usurpation-d-image/">Usurpation d’image</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.afriqueinvisu.org">Afrique In Visu</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="post_excerpt"><img loading="lazy" decoding="async" class=" alignright size-full wp-image-889" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2009/07/20090616_lejour_1720.jpg" alt="20090616_lejour_1720.jpg" align="right" width="300" height="405" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2009/07/20090616_lejour_1720.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2009/07/20090616_lejour_1720-222x300.jpg 222w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" />Il y a environ deux semaines en arrière, la communauté évangélique des Assemblées de Dieu de la commune de Cocody était offusquée par la photo placardée à la Une du quotidien ivoirien le Jour.</p>
<p><span id="more-893"></span><br />
A l&rsquo;origine, cette photo avait été faite par  <strong>Camille Millerand</strong> , photographe français qui a travaillé avec moi sur le projet <a href="article198.html"> <em>Chronique Ivoirienne</em> </a> qui était diffusé sur le site de « Afrique in visu ». Dans la série de thèmes que nous avions à traiter et qui tournaient autour de la jeunesse ivoirienne, nous avions abordé<a href="article188.html"> la question du mouvement des (églises) «évangéliques» en Côte d&rsquo;Ivoire et précisément à Abidjan</a>. Ladite photo avait été prise à l&rsquo;occasion d&rsquo;un culte d&rsquo;adoration dans l&rsquo;église.</p>
<p>Pourtant, à ma grande surprise, le lundi 16 juin, je suis alerté par des amis m&rsquo;informant qu&rsquo;un «scandale était paru à la Une du journal le Jour». Ce journal d&rsquo;ailleurs a décidé depuis un certains temps de tomber dans le sensationnel pour attirer ses maigres lecteurs qui commencent à débarrasser le plancher. Une photo plaquée à la Une pour illustrer le titre suivant :  <em>«Guérison miraculeuse dans les églises. GOKA (Nigieria) : Le sanctuaire où les pasteurs prennent leurs pouvoirs. Voici les églises concernées»</em> . Et à l&rsquo;intérieur du journal avec la même photo à l&rsquo;appui, un article qui tentent lamentablement de démontrer comment des pasteurs ivoiriens puisent leurs pouvoirs mystiques à Goka au Nigeria.</p>
<p>Mais jamais l&rsquo;église où la photo a été prise est citée, ni même la source de la photo ou l&rsquo;auteur de celle-ci.</p>
<p>Premier effet, les fidèles de l&rsquo;église dans laquelle nous avions « tourné » ont commencé à se sentir trahis par nous. Vu qu&rsquo;on nous (re)connaissais très bien dans le milieu. Sur place, j&rsquo;ai dû jongler en faisant appel à des « diplomaties » pour calmer la colère des fidèles de l&rsquo;église &#8211; et même des pasteurs &#8211; et leur expliquer que les photos avaient été volées sur le net.</p>
<p>Deux choses tristes. Premièrement, que l&rsquo;origine et la source de la photo n&rsquo;ont pas été précisées selon la bienséance journalistique. Deuxièmement, qu&rsquo;elle a été placée hors de son contexte.<br />
<br />J&rsquo;ai donc décidé lors de mon séjour à Paris pour retrouver Camille et recueillir ses impressions face à un tel acte. surtout qu&rsquo;il a l&rsquo;intention de revenir en Côte d&rsquo;Ivoire.</p>
<p><strong>Camille, peux-tu dire aux internautes dans quel contexte cette photo a-t-elle été prise ? Que voulait-elle illustrer à l&rsquo;origine ?</strong><br />
<br /><a href="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2009/07/ddr_01.mp3">ddr_01.mp3</a></p>
<p><strong> Comment as-tu réagit quand tu as sû qu&rsquo;elle avait été utilisée sans ta permission et ce, à d&rsquo;autres fins ?</strong><br />
<br /><a href="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2009/07/ddr_02.mp3">ddr_02.mp3</a><br />
<strong>Cela pose l&rsquo;épineuse question de la protection des images des journalistes photo ? Quelle solution penses-tu sera la bonne pour arrêter ce genre d&rsquo;écart ?</strong><br />
<br /><a href="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2009/07/ddr_03.mp3">ddr_03.mp3</a></p>
<p><strong>Source de l&rsquo;article[ <a href="http://leblogdeyoro.ivoire-blog.com/archive/2009/07/02/usurpation-d-image1.html#comments">Le blog de Yoro / article du 2/07/2009] </a></strong>  </p>
<p>L’article <a href="https://www.afriqueinvisu.org/usurpation-d-image/">Usurpation d’image</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.afriqueinvisu.org">Afrique In Visu</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Derniers pas en Côte d&#8217;ivoire</title>
		<link>https://www.afriqueinvisu.org/derniers-pas-en-cote-d-ivoire198/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Israel Yoroba]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 15 Jan 2009 08:55:21 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Éditorial]]></category>
		<category><![CDATA[Témoignage]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://preprod.afriqueinvisu.org/derniers-pas-en-cote-d-ivoire198/</guid>

					<description><![CDATA[<p>Nous voilà au terme d&#8217;une belle collaboration franco-ivoirienne qui s&#8217;est centrée sur une question essentielle : «Quelle jeunesse ivoirienne à l&#8217;heure du processus de sortie de crise ?» . Pour tenter de répondre à cette question, il nous fallait vivre avec cette jeunesse. Celle du nord et du sud. La jeunesse chrétienne comme la jeunesse musulmane. Les universitaires comme les analphabètes. Les citadins comme les villageois. Pendant quarante jours environ, nous avons parcouru les grandes villes du pays pour comprendre les origines de la guerre, la vie actuelle des jeunes mais surtout partager leurs projets pour demain. Mieux, leurs espoirs.</p>
<p>L’article <a href="https://www.afriqueinvisu.org/derniers-pas-en-cote-d-ivoire198/">Derniers pas en Côte d&rsquo;ivoire</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.afriqueinvisu.org">Afrique In Visu</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="post_excerpt"><img loading="lazy" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-700" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2009/01/banniere_chroniqueivoirienne09fin.jpg" alt="banniere_chroniqueivoirienne09fin.jpg" align="center" width="800" height="150" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2009/01/banniere_chroniqueivoirienne09fin.jpg 800w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2009/01/banniere_chroniqueivoirienne09fin-300x56.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2009/01/banniere_chroniqueivoirienne09fin-768x144.jpg 768w" sizes="(max-width: 800px) 100vw, 800px" />Nous voilà au terme d&rsquo;une belle collaboration franco-ivoirienne qui s&rsquo;est centrée sur une question essentielle :  <strong>«Quelle jeunesse ivoirienne à l&rsquo;heure du processus de sortie de crise ?»</strong> .<br />
<br />Pour tenter de répondre à cette question, il nous fallait vivre avec cette jeunesse. Celle du nord et du sud. La jeunesse chrétienne comme la jeunesse musulmane. Les universitaires comme les analphabètes. Les citadins comme les villageois.<br />
<br />Pendant quarante jours environ, nous avons parcouru les grandes villes du pays pour comprendre les origines de la guerre, la vie actuelle des jeunes mais surtout partager leurs projets pour demain. Mieux, leurs espoirs.</p>
<p><span id="more-701"></span><br />
<figure id="attachment_652" aria-describedby="caption-attachment-652" style="width: 790px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-652" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2008/12/millerand-1.jpg" alt="Niakata devant sa télé © Camille Millerand" title="Niakata devant sa télé © Camille Millerand" class="caption" align="center" width="790" height="527" /><figcaption id="caption-attachment-652" class="wp-caption-text">Niakata devant sa télé © Camille Millerand</figcaption></figure>Ce voyage nous aura permis de ressortir les clichés exacts sur la cohabitation entre ces jeunes. <em>«En Côte d&rsquo;Ivoire, il n&rsquo;y a pas d&rsquo;opposition entre jeunes du nord et ceux du sud. Il n&rsquo;y pas de conflits entre les jeunes chrétiens (catholiques, protestants, évangélique…) et jeunes musulmans»</em> , nous confiait un responsable des Forces nouvelles (ex-rébellion). Ce dernier est originaire de la région du président actuel ivoirien.<br />
<br />Selon plusieurs témoignages entendus ça et là, la crise ivoirienne a des origines lointaines et multiples. Portant, elle touche (gravement) la population ivoirienne d&rsquo;aujourd&rsquo;hui. Une population qui est en majorité jeune. «Le chômage, la baisse du taux de réussite aux examens, la corruption, l&rsquo;avancée du Sida et de l&rsquo;analphabétisme dans certaines zones du pays, la drogue, la prostitution etc.», sont les maux qui meublent le quotidien des jeunes ivoiriens.<br />
<br />Pourtant, ceux-ci croient au chemin de la paix qui a été tracé depuis le 4 mars 2006 avec l&rsquo;Accord Politique de Ouagadougou. <em> «Nous espérons que cette fois-ci c&rsquo;est la bonne»</em> , nous a rétorqué une jeune Abidjanaise.<br />
<br />Aussi la jeunesse ivoirienne, parce qu&rsquo;elle croit que la guerre est pratiquement finie et que l&rsquo;on tend vers des élections, se prépare au challenge de demain.<br />
<br />Challenge politique. Et pour cela, les jeunes sont de plus en plus engagés dans la politique et constituent une force pour les partis politiques de Côte d&rsquo;Ivoire. Challenge économique. Ils veulent désormais se prendre en charge. «On s&rsquo;organise comme on peut par des petits métiers en attendant d&rsquo;avoir du boulot», précisait Timothée, un gérant de cabine cellulaire.<br />
<br />Challenge social. Les jeunes sont déterminés à changer l&rsquo;image de la Côte d&rsquo;Ivoire.  <em>«Il est impossible qu&rsquo;en Côte d&rsquo;Ivoire on assiste à des affrontements ethniques ou tribaux. Il y a quand même soixante ethnies»</em> , affirme un haut cadre du pays.  <em>«En plus désormais, avec les jeunes d&rsquo;aujourd&rsquo;hui on assiste à des mariages interethniques ou interreligieux qu&rsquo;on ne pouvait même pas imaginer dans les années 60»</em> , ajoute t-il.</p>
<p>La jeunesse ivoirienne, c&rsquo;est désormais le regard vers l&rsquo;avenir. Un avenir plus démocratique, un avenir avec des opportunités d&rsquo;entreprenariat. Un avenir de paix et de prospérité pour les générations futures.<br />
<br /><strong>Yoro </strong><br />
<figure id="attachment_683" aria-describedby="caption-attachment-683" style="width: 790px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-683" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2009/01/millerand-2.jpg" alt="Meeting en faveur de Charles Blé Goudé, l'un des plus populaire représentant de la jeunesse patriote. Celle qui soutient Laurent Gbagbo © Camille Millerand" title="Meeting en faveur de Charles Blé Goudé, l'un des plus populaire représentant de la jeunesse patriote. Celle qui soutient Laurent Gbagbo © Camille Millerand" class="caption" align="center" width="790" height="527" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2009/01/millerand-2.jpg 790w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2009/01/millerand-2-300x200.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2009/01/millerand-2-768x512.jpg 768w" sizes="(max-width: 790px) 100vw, 790px" /><figcaption id="caption-attachment-683" class="wp-caption-text">Meeting en faveur de Charles Blé Goudé, l&rsquo;un des plus populaire représentant de la jeunesse patriote. Celle qui soutient Laurent Gbagbo © Camille Millerand</figcaption></figure><br />
<figure id="attachment_681" aria-describedby="caption-attachment-681" style="width: 790px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-681" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2009/01/millerand-3.jpg" alt="fête de la Tabaski à Abobo © Camille Millerand" title="fête de la Tabaski à Abobo © Camille Millerand" class="caption" align="center" width="790" height="527" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2009/01/millerand-3.jpg 790w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2009/01/millerand-3-300x200.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2009/01/millerand-3-768x512.jpg 768w" sizes="(max-width: 790px) 100vw, 790px" /><figcaption id="caption-attachment-681" class="wp-caption-text">fête de la Tabaski à Abobo © Camille Millerand</figcaption></figure><br />
<figure id="attachment_672" aria-describedby="caption-attachment-672" style="width: 790px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-672" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2008/12/millerand-4.jpg" alt="Kalou, 24 ans, tient un salon de coiffure depuis 4 ans. Les journées ou il coiffe au moins 15 clients (500 FCFA la coupe) sont des journées satisfaisantes © Camille Millerand" title="Kalou, 24 ans, tient un salon de coiffure depuis 4 ans. Les journées ou il coiffe au moins 15 clients (500 FCFA la coupe) sont des journées satisfaisantes © Camille Millerand" class="caption" align="center" width="790" height="527" /><figcaption id="caption-attachment-672" class="wp-caption-text">Kalou, 24 ans, tient un salon de coiffure depuis 4 ans. Les journées ou il coiffe au moins 15 clients (500 FCFA la coupe) sont des journées satisfaisantes © Camille Millerand</figcaption></figure><br />
Nous sommes à la fin de cette première version d&rsquo;une chronique ivoirienne riche en rencontres et en négociations.<br />
<br />Ces chroniques nous ont permis d&rsquo;aborder différentes thématiques à travers la jeunesse ivoirienne.<br />
<br />Nous espérons pouvoir dans un futur proche, approfondir ces thématiques sur un temps plus long. Le temps et les contacts officieux sont deux caractéristiques qu&rsquo;il faut maitriser pour travailler sur le quotidien des jeunes ivoiriens.<br />
<br />Etre français et photographe en Côte d&rsquo;ivoire n&rsquo;est pas une mince affaire. Malgré tout,  nous disposons maintenant d&rsquo;un réseau de contacts du nord au sud qui nous donne envie de continuer à décrypter la Côte d&rsquo;Ivoire à travers sa jeunesse et cela en attendant les élections présidentielles. Qui auront lieu dans 2 ans au moins…<br />
<br /><strong>Camille Millerand</strong></p>
<h2>Pour revenir sur les précédents articles de la chronique ivoirienne :</h2>
<h2><a href="article185.html">La Côte d&rsquo;Ivoire au jour le jour</a></h2>
<h2><a href="article185.html"><img loading="lazy" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-633" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2008/11/banniere_chroniqueivoirienne_new05_web.jpg" alt="banniere_chroniqueivoirienne_new05_web.jpg" align="center" width="800" height="150" /></a></h2>
<h2><a href="article188.html">Premiers pas à Abidjan</a></h2>
<h2><a href="article188.html"><img loading="lazy" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-644" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2008/12/banniere_chroniqueivoirienne02.jpg" alt="banniere_chroniqueivoirienne02.jpg" align="center" width="800" height="150" /></a></h2>
<h2><a href="article189.html">Le campus universitaire d&rsquo;Abidjan</a></h2>
<h2><a href="article189.html"><img loading="lazy" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-651" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2008/12/banniere_chroniqueivoirienne03b.jpg" alt="banniere_chroniqueivoirienne03b.jpg" align="center" width="800" height="150" /></a></h2>
<h2><a href="article190.html">Rap et société : Quand deux go parlent pour la jeunesse</a></h2>
<h2><a href="article190.html"><img loading="lazy" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-657" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2008/12/banniere_chroniqueivoirienne04.jpg" alt="banniere_chroniqueivoirienne04.jpg" align="center" width="800" height="150" /></a></h2>
<h2><a href="article192.html">Le garage d&rsquo;Ibrahim : Une opportunité pour les jeunes déscolarisés d&rsquo;Abobo </a> </h2>
<h2><a href="article192.html"><img loading="lazy" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-666" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2008/12/banniere_chroniqueivoirienne05.jpg" alt="banniere_chroniqueivoirienne05.jpg" align="center" width="800" height="150" /></a> </h2>
<h2><a href="article193.html">Chronique du Nord</a> </h2>
<h2><a href="article193.html"><img loading="lazy" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-671" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2008/12/banniere_chroniqueivoirienne06.jpg" alt="banniere_chroniqueivoirienne06.jpg" align="center" width="800" height="150" /></a> </h2>
<h2> <a href="article194.html">A la rencontre des enseignants volontaires de Korhogo</a> </h2>
<h2><a href="article194.html"><img loading="lazy" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-676" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2009/01/banniere_chroniqueivoirienne07.jpg" alt="banniere_chroniqueivoirienne07.jpg" align="center" width="800" height="150" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2009/01/banniere_chroniqueivoirienne07.jpg 800w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2009/01/banniere_chroniqueivoirienne07-300x56.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2009/01/banniere_chroniqueivoirienne07-768x144.jpg 768w" sizes="(max-width: 800px) 100vw, 800px" /></a> </h2>
<h2><a href="article195.html">Une vie de soldats démobilisés </a></h2>
<h2><a href="article195.html"><img loading="lazy" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-680" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2009/01/banniere_chroniqueivoirienne08.jpg" alt="banniere_chroniqueivoirienne08.jpg" align="center" width="800" height="150" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2009/01/banniere_chroniqueivoirienne08.jpg 800w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2009/01/banniere_chroniqueivoirienne08-300x56.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2009/01/banniere_chroniqueivoirienne08-768x144.jpg 768w" sizes="(max-width: 800px) 100vw, 800px" /></a></h2>
<h2><a href="196">Une vie de soldat rebelle </a> </h2>
<h2><a href="196"><img loading="lazy" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-687" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2009/01/banniere_chroniqueivoirienne09.jpg" alt="banniere_chroniqueivoirienne09.jpg" align="center" width="800" height="150" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2009/01/banniere_chroniqueivoirienne09.jpg 800w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2009/01/banniere_chroniqueivoirienne09-300x56.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2009/01/banniere_chroniqueivoirienne09-768x144.jpg 768w" sizes="(max-width: 800px) 100vw, 800px" /> </a> </h2>
<p>L’article <a href="https://www.afriqueinvisu.org/derniers-pas-en-cote-d-ivoire198/">Derniers pas en Côte d&rsquo;ivoire</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.afriqueinvisu.org">Afrique In Visu</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Une vie de soldat rebelle</title>
		<link>https://www.afriqueinvisu.org/une-vie-de-soldat-rebelle196/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Israel Yoroba]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 06 Jan 2009 16:54:29 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Éditorial]]></category>
		<category><![CDATA[Témoignage]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://preprod.afriqueinvisu.org/une-vie-de-soldat-rebelle196/</guid>

					<description><![CDATA[<p>A l&#8217;heure où la question du désarmement en Côte d&#8217;Ivoire est un sujet brûlant, les soldats de l&#8217;ex-rébellion s&#8217;interrogent sur leur avenir. Certains avec beaucoup de chance vont intégrer la nouvelle «armée unifiée». D&#8217;autres seront réinsérés dans la vie civile. Pourtant, certains soldats n&#8217;auront pas forcément la chance d&#8217;être dans l&#8217;un ou dans l&#8217;autre des cas. Des promesses qu&#8217;on leur avait faites au début de la guerre, à l&#8217;application de l&#8217;Accord Politique de Ouaga, les soldats s&#8217;interrogent sur le sort qui leur est réservé. Célestin Silué fait partie de ceux-là. A 24 ans, celui que ses amis surnomment «Jagger» s&#8217;est</p>
<p>L’article <a href="https://www.afriqueinvisu.org/une-vie-de-soldat-rebelle196/">Une vie de soldat rebelle</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.afriqueinvisu.org">Afrique In Visu</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="post_excerpt"><img loading="lazy" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-687" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2009/01/banniere_chroniqueivoirienne09.jpg" alt="banniere_chroniqueivoirienne09.jpg" align="center" width="800" height="150" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2009/01/banniere_chroniqueivoirienne09.jpg 800w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2009/01/banniere_chroniqueivoirienne09-300x56.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2009/01/banniere_chroniqueivoirienne09-768x144.jpg 768w" sizes="(max-width: 800px) 100vw, 800px" />A l&rsquo;heure où la question du désarmement en Côte d&rsquo;Ivoire est un sujet brûlant, les soldats de l&rsquo;ex-rébellion s&rsquo;interrogent sur leur avenir. Certains avec beaucoup de chance vont intégrer la nouvelle «armée unifiée». D&rsquo;autres seront réinsérés dans la vie civile. Pourtant, certains soldats n&rsquo;auront pas forcément la chance d&rsquo;être dans l&rsquo;un ou dans l&rsquo;autre des cas.<br />
<br />Des promesses qu&rsquo;on leur avait faites au début de la guerre, à l&rsquo;application de l&rsquo;Accord Politique de Ouaga, les soldats s&rsquo;interrogent sur le sort qui leur est réservé.<br />
<br /><strong>Célestin Silué</strong>  fait partie de ceux-là.<br />
<br />A 24 ans, celui que ses amis surnomment «Jagger» s&rsquo;est investi dans le commerce de l&rsquo;essence à Korhogo. Pourtant, ce n&rsquo;est pas forcément ce qu&rsquo;il a voulu faire.  <em>«Mon rêve est de devenir militaire»</em> , dit-il.<br />
<br />Célestin a refusé d&rsquo;être démobilisé car il veut intégrer la nouvelle armée.<br />
<br />Même s&rsquo;il sait qu&rsquo;il n&rsquo;a pas le niveau intellectuel requis, il compte sur sa détermination et son expérience passée au combat aux côtés des Forces Nouvelles (ex rebellion).</p>
<p><span id="more-694"></span><br />
 <figure id="attachment_688" aria-describedby="caption-attachment-688" style="width: 790px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-688" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2009/01/celestin02.jpg" alt="Celestin, ex-rebelle Korhogo © Camille Millerand" title="Celestin, ex-rebelle Korhogo © Camille Millerand" class="caption" align="center" width="790" height="527" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2009/01/celestin02.jpg 790w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2009/01/celestin02-300x200.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2009/01/celestin02-768x512.jpg 768w" sizes="(max-width: 790px) 100vw, 790px" /><figcaption id="caption-attachment-688" class="wp-caption-text">Celestin, ex-rebelle Korhogo © Camille Millerand</figcaption></figure></p>
<h2>** DU CULTIVATEUR AU SOLDAT </h2>
<p> Assis sous une tente de fortune qui lui sert d&rsquo;abri, Célestin Silué attend patiemment qu&rsquo;un client vienne lui acheter quelques litres d&rsquo;essence. Les yeux rouges et la bouche sèche, le jeune homme dit être devenu commerçant par contrainte de la vie. Ce n&rsquo;était pourtant pas la voie qu&rsquo;il voulait suivre lorsqu&rsquo;il faisait ses études primaires.<br />
<br />Etudes à la fin desquelles, Célestin obtient son Certificat d&rsquo;étude primaire. Malheureusement, il ne peut aller en classe de sixième faute de moyens financiers. <em> «Ma mère était fréquemment malade et l&rsquo;argent de mon père était affecté à ses soins»</em> . Le jeune homme pourtant n&rsquo;entend pas rester oisif. Il s&rsquo;investit à fond dans l&rsquo;agriculture.  <figure id="attachment_689" aria-describedby="caption-attachment-689" style="width: 790px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-689" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2009/01/celestin01.jpg" alt="Celestin, ex-rebelle Korhogo © Camille Millerand" title="Celestin, ex-rebelle Korhogo © Camille Millerand" class="caption" align="center" width="790" height="527" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2009/01/celestin01.jpg 790w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2009/01/celestin01-300x200.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2009/01/celestin01-768x512.jpg 768w" sizes="(max-width: 790px) 100vw, 790px" /><figcaption id="caption-attachment-689" class="wp-caption-text">Celestin, ex-rebelle Korhogo © Camille Millerand</figcaption></figure><em>«Je suis retourné au village où j&rsquo;ai commencé à travailler dans des champs en tant que contractuel»</em> , raconte t-il. Avant d&rsquo;ajouter :  <em>«Cela me permettait d&rsquo;avoir un peu d&rsquo;argent et d&rsquo;aider mon père qui était financièrement éprouvé»</em> . Célestin multiplie les contrats et se fait beaucoup d&rsquo;argent.<br />
<br />Pourtant au mois de septembre 2002 il va changer de métier.  <em>«J&rsquo;ai un ami avec qui j&rsquo;ai été à l&rsquo;école primaire qui est venu me voir pour me dire que quelque chose se préparait et qu&rsquo;il y avait beaucoup d&rsquo;argent à gagner pour ceux qu&rsquo;on engagerait pour la guerre»</em> . Jagger sans hésiter va par la suite rejoindre la rébellion qui débute le 19 septembre de la même année.<br />
<br /><a href="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2009/01/engagementdanslarebellion.mp3">engagementdanslarebellion.mp3</a><br />
<br />C&rsquo;est d&rsquo;ailleurs avec nostalgie qu&rsquo;il raconte ses premiers jours :  <em>«Nous avons été recrutés et formés le même jour. On nous a appris à monter et à démonter un pistolet et une kalachnikov, à charger et à décharger une arme»</em> . Pour les exercices de tir, c&rsquo;est sur le front que le jeune soldat va se  <em>«faire la main»</em> .  <em>«J&rsquo;ai été envoyé à Bouaké pour combattre aux premières heures de la guerre. C&rsquo;est là que j&rsquo;ai appris à tirer sur des cibles…réelles»</em> , précise t-il.<br />
<br /><a href="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2009/01/combatabouake.mp3">combatabouake.mp3</a><br />
<br />Célestin va passer deux années à combattre. Deux années pendant lesquelles, il perçoit une prime de guerre assez consistante. Des années aux cours desquelles la drogue et les armes seront ses nouveaux compagnons.  <em>«Je consommais chaque jour une grande quantité de drogue à laquelle j&rsquo;ajoutais de la liqueur»</em> , raconte Jagger. Comprimé, chanvre indien, colle forte. Aucun de ces stupéfiants tous aussi dangereux les uns que les autres ne lui échappé. Il va dilapider ses biens, sans se soucier du lendemain.  <em>«Je ne pensais pas à mon avenir puisque nos chefs nous avaient dit qu&rsquo;on aurait beaucoup d&rsquo;argent par la suite»</em> , avoue t-il.  </p>
<h2>** LE COMMERCE: UNE VOIE DE SORTIE ? </h2>
<p>Après quelques années de combat, le jeune soldat est renvoyé à Korhogo sa ville de départ. Il va être déployé pour surveiller les corridors.  <em>«A partir de cet instant, j&rsquo;ai commencé à comprendre que toutes les promesses qu&rsquo;on nous avait faites n&rsquo;allaient pas être réalisées. On m&rsquo;avait promis plusieurs millions mais je ne les ais jamais eu»</em> , dénonce-t-il. Célestin va désormais se débrouiller pour se faire de l&rsquo;argent. «A un certain moment, je n&rsquo;arrivais plus à subvenir à mes besoins», se souvient-il.<br />
<br />Jagger va alors tenter d&rsquo;approcher certains de ses chefs. Impossible.  <em>«Ceux qui étaient à nos petits soins au début de la guerre et à qui on pouvait expliquer nos problèmes sont aujourd&rsquo;hui inaccessibles»</em> , se plaint-il.  <em>«Pour les rencontrer c&rsquo;est une longue procédure et si tu insistes tu peux avoir des ennuis»</em> , ajoute t-il déçu. Désormais livré à lui-même, il se tourne vers le corridor où il est en poste et développe son business.  <em>«Je me suis dit que si j&rsquo;arrivais à faire passer des camions assez facilement cela pouvait me rapporter de l&rsquo;argent»</em> , explique Célestin. Jagger va donc devenir passeur et faciliter les formalités de passage des camions de marchandises qui traversent la ville.  <em>«Sur chaque engin je peux avoir entre 2000 et 5000»</em> , atteste t-il.<br />
<br /><a href="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2009/01/travailaucorridor.mp3">travailaucorridor.mp3</a><br />
<br />Par la suite, Célestin va s&rsquo;associer avec un autre ami pour se lancer dans la vente d&rsquo;essence. Avec l&rsquo;argent qu&rsquo;ils mettent ensemble, ils achètent 45 litres d&rsquo;essence pour démarrer.  <em>«Ça nous est revenu à 30 000 francs»</em> , se rappelle t-il. Ses affaires prospèrent.  <em>«Il y a une société de la place qui vient prendre de l&rsquo;essence avec moi en gros»</em> , affirme Jagger. Il peut désormais jouir d&rsquo;un revenu financier stable.  <em>«Aujourd&rsquo;hui je peux avoir 10 000 à 15 000 francs par jour. Avec ça j&rsquo;arrive à m&rsquo;occuper de ma fille et à épargner car j&rsquo;ai un autre projet»</em> , révèle t-il.<br />
<br />Grâce à son activité, Célestin Silué a une situation stable. Pourtant, il refuse de déposer les armes et de s&rsquo;inscrire dans le programme de démobilisation. Il préfère intégrer les forces armées pour que se réalise son rêve : Celui de devenir un vrai militaire.<br />
<br /><a href="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2009/01/resterdanslarmee.mp3">resterdanslarmee.mp3</a></p>
<p>L’article <a href="https://www.afriqueinvisu.org/une-vie-de-soldat-rebelle196/">Une vie de soldat rebelle</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.afriqueinvisu.org">Afrique In Visu</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Une vie de soldats démobilisés</title>
		<link>https://www.afriqueinvisu.org/une-vie-de-soldats-demobilises195/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Israel Yoroba]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 05 Jan 2009 09:37:24 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Éditorial]]></category>
		<category><![CDATA[Témoignage]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://preprod.afriqueinvisu.org/une-vie-de-soldats-demobilises195/</guid>

					<description><![CDATA[<p>Alors que le quatrième accord complémentaire de l&#8217;Accord Politique de Ouagadougou vient d&#8217;être signé le 25 décembre dernier, les questions sur le désarmement restent toujours en suspend. Le mode opératoire et la date de ce processus restent encore inconnus. En attendant les autorités des Forces Nouvelles essaient progressivement d&#8217;encourager les jeunes qui avaient pris les armes en 2002 à les déposer et à retourner à la vie civile. Ils sont (environ) 20 000 à Bouaké à avoir choisi (de gré ou par des concours de circonstance) de ne plus tenir les armes. Seulement, si certains ont réussi leur réinsertion, ils</p>
<p>L’article <a href="https://www.afriqueinvisu.org/une-vie-de-soldats-demobilises195/">Une vie de soldats démobilisés</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.afriqueinvisu.org">Afrique In Visu</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="post_excerpt"><img loading="lazy" decoding="async" class=" alignright size-full wp-image-680" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2009/01/banniere_chroniqueivoirienne08.jpg" alt="banniere_chroniqueivoirienne08.jpg" align="right" width="800" height="150" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2009/01/banniere_chroniqueivoirienne08.jpg 800w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2009/01/banniere_chroniqueivoirienne08-300x56.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2009/01/banniere_chroniqueivoirienne08-768x144.jpg 768w" sizes="(max-width: 800px) 100vw, 800px" />Alors que le quatrième accord complémentaire de l&rsquo;Accord Politique de Ouagadougou vient d&rsquo;être signé le 25 décembre dernier, les questions sur le désarmement restent toujours en suspend. Le mode opératoire et la date de ce processus restent encore inconnus.<br />
<br />En attendant les autorités des <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Forces_nouvelles">Forces Nouvelles</a> essaient progressivement d&rsquo;encourager les jeunes qui avaient pris les armes en 2002 à les déposer et à retourner à la vie civile.<br />
<br />Ils sont (environ) 20 000 à Bouaké à avoir choisi (de gré ou par des concours de circonstance) de ne plus tenir les armes. Seulement, si certains ont réussi leur réinsertion, ils sont nombreux à déambuler dans la ville attendant qu&rsquo;un projet leur offre la possibilité de retrouver une vie « normale ».</p>
<p><span id="more-685"></span><br />
 Elles sont dix. Elles ont entre 20 et 35 ans. A l&rsquo;époque elles étaient des combattantes.  <figure id="attachment_681" aria-describedby="caption-attachment-681" style="width: 790px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class=" alignright size-full wp-image-681" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2009/01/millerand-3.jpg" alt="fête de la Tabaski à Abobo © Camille Millerand" title="fête de la Tabaski à Abobo © Camille Millerand" class="caption" align="right" width="790" height="527" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2009/01/millerand-3.jpg 790w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2009/01/millerand-3-300x200.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2009/01/millerand-3-768x512.jpg 768w" sizes="(max-width: 790px) 100vw, 790px" /><figcaption id="caption-attachment-681" class="wp-caption-text">fête de la Tabaski à Abobo © Camille Millerand</figcaption></figure><em>«Nous appartenions à la première vague des combattantes de 2003»</em> , affirme  <strong>Awa</strong> , leur porte parole.  <em>«Nous avons pris les armes parce que nous étions convaincues que les choses n&rsquo;allaient plus dans ce pays»</em> , poursuit-elle.<br />
<br />Elles se sont donc engagées au front, participant aux grandes guerres qui ont marqué les cinq années de guerre en Côte d&rsquo;Ivoire.<br />
<br />Mais depuis deux ans environ, elles ont abandonné les armes pour retourner à la vie civile. Et cela semble leur réussir.<br />
<br />Les  <strong>«Amazones»</strong>  comme on les appelle, ont été intégrées dans un projet de réinsertion. Elles fabriquent et vendent de l&rsquo;attiéké (met à base de manioc très prisé en Côte d&rsquo;Ivoire). Soutenues par l&rsquo;ACM (Action civilo militaire), par l&rsquo;Opération des Nations Unies en Côte d&rsquo;Ivoire (Onuci) et la société civile, elles s&rsquo;investissent dans ce secteur qui leur a permis de laisser les armes.  <figure id="attachment_682" aria-describedby="caption-attachment-682" style="width: 790px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class=" alignright size-full wp-image-682" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2009/01/atieke.jpg" alt="Djeneba, présidente des amazones, ancienne soldat elle produit maintenant de l'attiéké © Camille Millerand" title="Djeneba, présidente des amazones, ancienne soldat elle produit maintenant de l'attiéké © Camille Millerand" class="caption" align="right" width="790" height="263" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2009/01/atieke.jpg 790w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2009/01/atieke-300x100.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2009/01/atieke-768x256.jpg 768w" sizes="(max-width: 790px) 100vw, 790px" /><figcaption id="caption-attachment-682" class="wp-caption-text">Djeneba, présidente des amazones, ancienne soldat elle produit maintenant de l&rsquo;attiéké © Camille Millerand</figcaption></figure><em>«Après l&rsquo;accord de Ouaga,  <strong>Shérif Ousmane</strong> , commandant de la zone 3 de Bouaké nous a fait la proposition de déposer les armes et d&rsquo;intégrer la vie civile, nous sommes dix à avoir suivi»</em> , témoigne  <strong>Djénéba</strong> , la présidente des Amazones.  <em>«L&rsquo;heure était venue de mener un autre combat. Parce que la rébellion va finir. Que serons-nous demain ?»</em> , s&rsquo;interroge t-elle. Pour préparer leur avenir donc, les Amazones remettent (définitivement) les treillis au cours d&rsquo;une cérémonie et suivent une formation de fabrication de l&rsquo;attiéké. Et ce pendant deux mois. Elles s&rsquo;y engagent corps et âme.  <em>«Nous avons découvert une vrai mine d&rsquo;or et le moyen d&rsquo;oublier la guerre»</em> , affirme la présidente des Amazones.<br />
<br />Après la formation, ledit commandant les aide à ouvrir une « usine » de fabrication de l&rsquo;attiéké.  <em>«Nous importons nos produits vers le Burkina et le Mali»</em> , lance fièrement Djeneba, debout devant une marmite remplie de ce met.  <em>«Mais c&rsquo;est à Bouaké que nous avons nos plus grands clients. Les casernes et les restaurants sont ceux qui achètent le plus avec nous»</em> , précise t-elle. Les dix filles travaillent avec ardeur. Main dans la main elles font en sorte que leurs rêves deviennent réalité.  <em>«Nous travaillons sans histoire. Car bien que nous venions de casernes différentes, on nous a enseigné la solidarité et c&rsquo;est ce que nous essayons d&rsquo;appliquer. Et ça nous réussi»</em> , atteste Awa la porte parole.<br />
<br />Voyant le courage de ces anciennes combattantes, l&rsquo;ACM décide de leur ouvrir un restaurant pour diversifier leurs entreprises. La gestion de cet espace est confiée à la porte- parole des jeunes filles.  <em>«Avec cette autre activité, nos revenus s&rsquo;accroissent»</em> , atteste Awa. Même si elles restent silencieuses sur les questions d&rsquo;argent, les amazones s&rsquo;en sortent bien.  <em>«Nous avons ouvert un compte dans une banque. Ceci va nous aider à ouvrir des projets plus grands»</em> , annoncent-elles.<br />
<br />Désormais, leur intégration s&rsquo;est bien faite. Pourtant, certains démobilisés attendent toujours leur tour.<br />
</p>
<h2>** LES DEMOBILISES DU « CORRIDOR » </h2>
<p>  Contrairement aux Amazones, ils sont des milliers à attendre leur réinsertion de la vie active.  <figure id="attachment_683" aria-describedby="caption-attachment-683" style="width: 790px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class=" alignright size-full wp-image-683" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2009/01/millerand-2.jpg" alt="Meeting en faveur de Charles Blé Goudé, l'un des plus populaire représentant de la jeunesse patriote. Celle qui soutient Laurent Gbagbo © Camille Millerand" title="Meeting en faveur de Charles Blé Goudé, l'un des plus populaire représentant de la jeunesse patriote. Celle qui soutient Laurent Gbagbo © Camille Millerand" class="caption" align="right" width="790" height="527" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2009/01/millerand-2.jpg 790w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2009/01/millerand-2-300x200.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2009/01/millerand-2-768x512.jpg 768w" sizes="(max-width: 790px) 100vw, 790px" /><figcaption id="caption-attachment-683" class="wp-caption-text">Meeting en faveur de Charles Blé Goudé, l&rsquo;un des plus populaire représentant de la jeunesse patriote. Celle qui soutient Laurent Gbagbo © Camille Millerand</figcaption></figure><strong>Alassane Diallo</strong>  dit « Alasko », <strong> Ibrahim Coulibaly</strong>  surnommé « Microbe »,  <strong>Hamed Coulibaly</strong>  que ses amis appellent « Jagger » et « Mandela » de son vrai nom <strong> Baffi Sangaré</strong> . Ils font partis de ces démobilisés qui continuent à chercher leurs répères.<br />
<br />Ces jeunes se sont eux aussi engagés comme soldats au côté de la rébellion pendant de longues années.  <em>«Moi j&rsquo;ai débuté en 2002, aux premières heures de la guerre»</em> , affirme Ibrahim Coulibaly dit « Microbe ». Un surnom qu&rsquo;il a acquis à la guerre. D&rsquo;autres comme Alasko ont même combattu dans des zones autres que celles du centre-nord.  <em>«J&rsquo;ai combattu dans l&rsquo;ouest et ce pendant un peu plus de deux ans»</em> , précise cet ancien élève. Il est âgé de 23 ans.<br />
<br />Ces quatre «mousquetaires» ont pourtant en commun d&rsquo;avoir décidé d&rsquo;abandonner les armes avec le désir de retourner chacun à la vie civile. Chacun selon ses raisons.<br />
<br /><em>«Quand on nous a proposé de déposer les armes, je n&rsquo;ai pas hésité parce que vu mon âge avancé, il est mieux que je prépare mon avenir loin des armes»</em> , souhaite Ibrahim Coulibaly. Âgé de 35 ans, il a rejoint la rébellion au début de la guerre en 2002. Pour lui qui n&rsquo;avait pas d&#8217;emploi auparavant c&rsquo;était une aubaine qu&rsquo;il fallait saisir. Mais aujourd&rsquo;hui les choses ont changé.  <em>«Avec l&rsquo;accord de Ouaga qui nous prépare à la paix, je pense qu&rsquo;il est mieux de m&rsquo;intégrer dans ce programme de démobilisation initié par le PNRCC et la coopération allemande. Ainsi j&rsquo;aurai du travail»</em> , espère cet ex-combattant. Pour Alassane Diallo dit Alasko, l&rsquo;histoire est tout autre.  <em>«J&rsquo;étais en classe de troisième à Bouaké quand tout à commencé»</em> , raconte t-il.  <em>«J&rsquo;ai trouvé que c&rsquo;était pour une cause noble et je me suis engagé»</em> , poursuit-il. A l&rsquo;époque, Alasko venait d&rsquo;avoir ses 17 ans. Pour ce jeune, même s&rsquo;il remplit les conditions pour intégrer la nouvelle «armée unifiée», il préfère poursuivre ses études.  <em>«Rien est tard»</em> , dit-il avec certitude.  <em>«C&rsquo;est vrai que mon âge est avancé mais, si je m&rsquo;y mets à fond, je pense que d&rsquo;ici 5 ou 6 ans je pourrai m&rsquo;en sortir avec un diplôme»</em> , croit-il fortement. Pour lui, la démobilisation est une opportunité qu&rsquo;il veut saisir.  <em>«Quand je serai réinséré, je vais essayer de gagner un peu d&rsquo;argent en travaillant. Cela me permettra de payer les cours du soir que je souhaite faire»</em> , ajoute Alasko.<br />
<br />Pourtant, alors qu&rsquo;ils ont déposé leurs armes pour s&rsquo;inscrire dans ce projet, ils attendent toujours qu&rsquo;il soit mis en exécution.  <em>«Nous sommes de la quatrième vague et cela fait presqu&rsquo;un an qu&rsquo;on attend»</em> , se plaint Mandela. Même s&rsquo;ils ont déjà touché leurs primes de démobilisation (90 000 francs pendant trois mois), ils espèrent qu&rsquo;ils seront intégrés dans le projet de leur choix.<br />
<br /><em>«En attendant, nous nous débrouillons ici, au corridor sud de la ville»</em> , affirme Jagger.  A cet endroit, ils aident les véhicules transportant des marchandises à passer facilement le barrage. <em> «Quand les voitures arrivent au barrage, il y a des papiers à faire avant de traverser. Et comme il y a beaucoup de camion nous proposons nos services pour que la traversée se fasse rapidement»</em> , explique Alasko. Mais tout ceci à un coût.  <em>«Les prix varient. On peut avoir 1000 francs ou même 2000 francs par véhicule»</em> , précise Microbe. Mais sur leurs « champs de travail », ils ne sont pas les seuls. Et cela rend difficile les recettes.  <em>«Au corridor sud, on peut compter une cinquantaine de démobilisés qui essaient de se faire un peu d&rsquo;argent»</em> , explique un responsable des Forces nouvelles. A la fin de la journée, ces jeunes espèrent faire passer un ou deux camions.<br />
<br />Une vie pareille, ils n&rsquo;en veulent plus. Eux qui ont laissé le métier des armes, ils entendent désormais se battre autrement pour sortir de cette galère. Et pour ces démobilisés, l&rsquo;avenir passe nécessairement par la réussite de l&rsquo;opération de réinsertion.<br />
<br /><a href="portfolio2001">VOIR LA SERIE DE CAMILLE MILLERAND SUR UNE VIE DE SOLDAT DE DEMOBILISES </a><br />
<figure id="attachment_684" aria-describedby="caption-attachment-684" style="width: 790px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class=" alignright size-full wp-image-684" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2009/01/corridor.jpg" alt="Baffi, Alassan, Ahmed et Ibrahim sont des tous des ex-rebelles. Ils ont laissés les armes et attendent d'être réinséré dans la société civile. En attendant, ils passent leur journée au corridor de Bouaké pour tenter de gagner quelques" title="Baffi, Alassan, Ahmed et Ibrahim sont des tous des ex-rebelles. Ils ont laissés les armes et attendent d'être réinséré dans la société civile. En attendant, ils passent leur journée au corridor de Bouaké pour tenter de gagner quelques" class="caption" align="right" width="790" height="263" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2009/01/corridor.jpg 790w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2009/01/corridor-300x100.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2009/01/corridor-768x256.jpg 768w" sizes="(max-width: 790px) 100vw, 790px" /><figcaption id="caption-attachment-684" class="wp-caption-text">Baffi, Alassan, Ahmed et Ibrahim sont des tous des ex-rebelles. Ils ont laissés les armes et attendent d&rsquo;être réinséré dans la société civile. En attendant, ils passent leur journée au corridor de Bouaké pour tenter de gagner quelques</figcaption></figure></p>
<p>L’article <a href="https://www.afriqueinvisu.org/une-vie-de-soldats-demobilises195/">Une vie de soldats démobilisés</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.afriqueinvisu.org">Afrique In Visu</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>A la rencontre des enseignants volontaires de Korhogo</title>
		<link>https://www.afriqueinvisu.org/a-la-rencontre-des-enseignants194/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Israel Yoroba]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 02 Jan 2009 10:22:17 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Éditorial]]></category>
		<category><![CDATA[Témoignage]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://preprod.afriqueinvisu.org/a-la-rencontre-des-enseignants194/</guid>

					<description><![CDATA[<p>C&#8217;est dans le nord du pays, à environ 600 kilomètres d&#8217;Abidjan, à Korhogo &#8211; une ville située en zones ex-assiégées (par la rébellion) &#8211; que nous avons été confrontés a d&#8217;énormes difficultés. Dans notre souci de mieux connaitre l&#8217;univers de ceux qu&#8217;on appelle «enseignants volontaires» , nous avons été freinés net par des questions de procédures. Lesquelles cachaient en réalité la peur et la crainte face aux hommes des médias. Tandis que certains nous prenaient pour des espions, d&#8217;autres estimaient qu&#8217;on n&#8217;était pas une «presse de grand calibre». Qu&#8217;importe ! Nous avons pu avoir un entretien avec lesdits enseignants et</p>
<p>L’article <a href="https://www.afriqueinvisu.org/a-la-rencontre-des-enseignants194/">A la rencontre des enseignants volontaires de Korhogo</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.afriqueinvisu.org">Afrique In Visu</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="post_excerpt"><img loading="lazy" decoding="async" class=" alignright size-full wp-image-676" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2009/01/banniere_chroniqueivoirienne07.jpg" alt="banniere_chroniqueivoirienne07.jpg" align="right" width="800" height="150" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2009/01/banniere_chroniqueivoirienne07.jpg 800w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2009/01/banniere_chroniqueivoirienne07-300x56.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2009/01/banniere_chroniqueivoirienne07-768x144.jpg 768w" sizes="(max-width: 800px) 100vw, 800px" /> C&rsquo;est dans le nord du pays, à environ 600 kilomètres d&rsquo;Abidjan, à Korhogo &ndash; une ville située en zones ex-assiégées (par la rébellion) &ndash; que nous avons été confrontés a d&rsquo;énormes difficultés. Dans notre souci de mieux connaitre l&rsquo;univers de ceux qu&rsquo;on appelle  <em>«enseignants volontaires»</em> , nous avons été freinés net par des questions de procédures. Lesquelles cachaient en réalité la peur et la crainte face aux hommes des médias. Tandis que certains nous prenaient pour des espions, d&rsquo;autres estimaient qu&rsquo;on n&rsquo;était pas une «presse de grand calibre». Qu&rsquo;importe ! Nous avons pu avoir un entretien avec lesdits enseignants et comprendre un petit peu leurs parcours. Mais au prix de combien de difficultés.</p>
<p><span id="more-679"></span><br />
 <figure id="attachment_677" aria-describedby="caption-attachment-677" style="width: 790px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class=" alignright size-full wp-image-677" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2009/01/millerand-2web.jpg" alt="Raccourci pour se rendre au lycée Houphouet Boigny © Camille Millerand" title="Raccourci pour se rendre au lycée Houphouet Boigny © Camille Millerand" class="caption" align="right" width="790" height="527" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2009/01/millerand-2web.jpg 790w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2009/01/millerand-2web-300x200.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2009/01/millerand-2web-768x512.jpg 768w" sizes="(max-width: 790px) 100vw, 790px" /><figcaption id="caption-attachment-677" class="wp-caption-text">Raccourci pour se rendre au lycée Houphouet Boigny © Camille Millerand</figcaption></figure></p>
<h2>** TEMOIGNAGES  </h2>
<p>  Vendredi 20 décembre. Il est un peu plus de 6 heures 40. L&rsquo;air sec de l&rsquo;harmattan souffle très fort. Nos lèvres asséchées (et nos sourires) en souffrent. Nos narines aussi. Nous nous dirigeons à pied vers la sortie sud de la ville, en direction du lycée Félix Houphouët Boigny de la ville. Nous avons rendez vous avec des enseignants dudit lycée. Seulement, ceux-ci n&rsquo;ont pas le même statut que les autres enseignants de Côte d&rsquo;Ivoire. Ce sont des «professeurs volontaires».<br />
<br /><em>«Pendant la guerre, nous avons décidé de rester pour assurer la continuité de l&rsquo;éducation ici à Korhogo»</em> , affirme <strong> N Silué*</strong> , l&rsquo;un de ces enseignants. Comme lui, ils sont plusieurs centaines dans le primaire comme dans le secondaire à avoir laissés leurs activités pour «prendre la craie» en fonction de la matière qu&rsquo;ils maîtrisent le mieux.  <em>«Au départ, on nous appelait enseignant bénévoles parce qu&rsquo;on n&rsquo;était pas payés. Mais au fil du temps, les parents d&rsquo;élèves se sont organisés pour nous payer une petite prime. Celle-ci variait entre 4000 et 10 000 francs le mois»</em> , témoigne  <strong>T Soro*</strong>  un autre enseignant.  <em>«Désormais on nous appelle enseignant volontaire»</em> , ajoute t-il.<br />
<br />C&rsquo;est avec N Silué, que nous avons rendez-vous pour un entretien et une séance photo dans l&rsquo;une de ses classes.<br />
<br />20 minutes plus tard nous arrivons au dit lycée par un raccourci. Les élèves semblent être un peu surpris par notre présence &ndash; certainement inhabituelle. Nous rencontrons « notre » professeur.  <em>«Vous devez rencontrer le proviseur du lycée pour qu&rsquo;il vous donne son accord»</em> , nous demande t-il.  <em>«Le connaissant, je sais qu&rsquo;il sera très enthousiaste et vous donnera son Ok»</em> , ajoute Silué. Nous exécutons et nous nous rendons au bureau du chef de l&rsquo;établissement où la secrétaire nous apprend qu&rsquo;il n&rsquo;est pas encore là.<br />
<br />Vers 7h30, un véhicule «Renault 12» de couleur blanche stationne dans un coin du bâtiment. Nous devinons aisément qu&rsquo;il s&rsquo;agit du proviseur. Celui-ci souriant nous reçoit dans son bureau.<br />
<br />Après les présentations d&rsquo;usage, nous lui donnons l&rsquo;objet de notre visite.  <em>«C&rsquo;est un bon projet»</em> , nous félicite le proviseur.  <em>«Mais, il faut que le Directeur régional de l&rsquo;éducation national (Dren) soit avisé pour que vous soyez libres de travailler dans « mon » lycée»</em> , nous annonce t-il avant d&rsquo;ajouter :  <em>«A mon niveau il n&rsquo;y a aucun problème»</em> . Nous lui expliquons que nous sommes arrivés tard la veille de Bouaké. Et comme ce vendredi était le dernier jour de cours avant les congés de noël nous sommes venus directement. Le proviseur hoche la tête. Comme s&rsquo;il était d&rsquo;accord. Puis, nous demande d&rsquo;attendre dehors quelques minutes le temps pour lui de joindre par téléphone le DREN.<br />
<br /><em>«Où est le petit blanc et l&rsquo;autre-là»</em> , crie t-il quelques minutes plus tard pour nous appeler.  <em>«Bon dit-il, j&rsquo;ai eu le Dren, il demande juste à voir vos visages. Sinon pour le principe il est d&rsquo;accord»</em> .  <em>«Mais dépêchez vous»</em> , nous recommande le chef de l&rsquo;établissement. Nous prévenons Silué avec qui nous devrions suivre un cours de 10 heures à 11 heures dans une classe de 1ère.<br />
<br />Il est 9 heures 15 quand nous arrêterons le premier «Taxi Moto» disponible. Le conducteur fait tout ce qu&rsquo;il peut pour nous rouler à vive allure. Mais l&rsquo;état de la moto et le poids des trois personnes ralenti l&rsquo;engin.<br />
<br />Finalement nous parvenons à la Direction régionale de l&rsquo;éducation nationale de Korhogo une quinzaine de minutes plus tard.<br />
<br />Là, après un long temps d&rsquo;attente et d&rsquo;impatience, nous sommes finalement reçus par le Secrétaire Général de ladite direction. Nous réexpliquons notre parcours de ce matin et ce pourquoi nous nous trouvons devant lui.  <em>«Je tiens à vous féliciter pour votre projet»</em> , nous dit-il.  <em>«Je crois qu&rsquo;aujourd&rsquo;hui, il est bon de parler des enseignants volontaire de Korhogo, parce qu&rsquo;ils ont beaucoup aidé à ce que le taux de scolarisation ne soit pas catastrophique»</em> , poursuit le Secrétaire général. Concernant la rencontre avec le Dren, il nous demande deux minutes et sors de son bureau.<br />
<br />Cinq minutes plus tard, il revient avec son «chargé de communication» et nous donne le verdict :  <em>«Je viens de voir le Dren, il demande que vous alliez voir le préfet de la ville pour obtenir son autorisation, et comme ça il pourra donner le feu vert au proviseur du Lycée qui à son tour donnera son ok pour que vous travailliez»</em> .<br />
<br />Découragés, nous quittons les bureaux de la Dren sans avoir pu rencontrer le directeur, ni obtenu l&rsquo;autorisation souhaitée. Nos montres affichent 10 heures 50.<br />
<br />Pour le cours avec le prof c&rsquo;est à  l&rsquo;eau. Nous l&rsquo;appelons pour l&rsquo;en informer.  </p>
<h2>*** ENTRETIEN DANS L&rsquo;ANONYMAT</h2>
<p> Quelques heures plus tard, Silué nous joint au téléphone : «Je voudrais qu&rsquo;on puisse se voir pour échanger néanmoins sur l&rsquo;activité des enseignants volontaires», souhaite t-il. Ce que nous ne refusons pas. Rendez-vous est donc pris dans le coin d&rsquo;un restaurant de la ville. Loin des regards indiscrets. L&rsquo;une des exigences de Silué est que son (vrai) nom n&rsquo;apparaisse pas et les photos soient faites de dos.<br />
<br />17 heures, notre interlocuteur arrive à Moto. Il n&rsquo;est pas seul. Soro l&rsquo;autre enseignant a bien voulu être à ces côtés pour nous «affronter».<br />
<br /><em>«Nous sommes sincèrement navrés pour ce matin»</em> , s&rsquo;excusent-ils presqu&rsquo;en chœur.  <em>«Vous savez depuis que nous avons passé du statut de bénévole à celui de volontaire, et depuis que l&rsquo;administration à été redéployée nous sommes obligés de nous soumettre aux décisions des chefs d&rsquo;établissement»</em> , continu Silué. Pour ces enseignants ce fait n&rsquo;est pas mauvais en soi puisque désormais ils sont en train de tendre vers la reconnaissance par l&rsquo;Etat.<br />
<br />Eux qui étaient encore inconnus il y a des années en arrières. Mais qui travaillaient sans attendre forcément quelques choses en retour.<br />
<br /><em>«Lorsque tout a commencé en 2002, raconte Soro, tous les enseignants ont fui la zone de Korhogo abandonnant les élèves»</em> .  <em>«Plusieurs des élèves eux même ont rejoint la rébellion»</em> , indique t-il. Il a fallu donc que des personnes prennent l&rsquo;engagement de continuer à dispenser les cours et à inciter les élèves à retourner en classe.  <em>«Moi je suis étudiant en License de Sciences économiques à Bouaké et lui étudiant en anglais»</em> , présente Silué. Et d&rsquo;ajouter  <em>«chacun de nous à laissé ses études depuis 2003 pour se consacrer uniquement à l&rsquo;enseignement des enfants ici à Korhogo»</em> .  <em>«Aujourd&rsquo;hui nous sommes satisfaits des résultats car plusieurs de nos élèves ont été reçus au baccalauréat»</em> , lance t-il fièrement.<br />
<br />Pour réussir leurs missions, ces enseignants volontaires ont pu compter sur l&rsquo;appui de certains organismes internationaux ainsi que des personnes de bonnes volontés.  <em>«Ce sont eux qui nous ont encouragé à continuer et à persévérer»</em> , affirme Silué.<br />
<br />Plus que tout aujourd&rsquo;hui, ces deux jeunes volontaires souhaitent voir l&rsquo;effectivité de la promesse faite par le président ivoirien.  <em>«Lors de sa tournée dans le nord en 2007, le président Gbagbo a promis de nous recruter au sein de la fonction publique. Nous attendons que cela soit concrétisé»</em> , espèrent-ils. Si cela ce fait, ce sera une belle récompense pour ces jeunes qui ont sauvé l&rsquo;école dans les zones occupées par la rébellion.<br />
<br /><strong>*Ce sont des noms d&#8217;emprunts pour répondre au désir des enseignants volontaire de garder l&rsquo;anonymat.</strong><br />
<figure id="attachment_678" aria-describedby="caption-attachment-678" style="width: 790px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class=" alignright size-full wp-image-678" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2009/01/millerand-1web.jpg" alt="Soro et Silué, tous les 2 profs volontaires à Korhogo © Camille Millerand" title="Soro et Silué, tous les 2 profs volontaires à Korhogo © Camille Millerand" class="caption" align="right" width="790" height="526" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2009/01/millerand-1web.jpg 790w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2009/01/millerand-1web-300x200.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2009/01/millerand-1web-768x511.jpg 768w" sizes="(max-width: 790px) 100vw, 790px" /><figcaption id="caption-attachment-678" class="wp-caption-text">Soro et Silué, tous les 2 profs volontaires à Korhogo © Camille Millerand</figcaption></figure></p>
<p>L’article <a href="https://www.afriqueinvisu.org/a-la-rencontre-des-enseignants194/">A la rencontre des enseignants volontaires de Korhogo</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.afriqueinvisu.org">Afrique In Visu</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Chronique du Nord</title>
		<link>https://www.afriqueinvisu.org/chronique-du-nord193/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Israel Yoroba]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 30 Dec 2008 12:01:57 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Éditorial]]></category>
		<category><![CDATA[Témoignage]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://preprod.afriqueinvisu.org/chronique-du-nord193/</guid>

					<description><![CDATA[<p>Cap sur le nord. Après quelques semaines passées à Abidjan nous nous sommes rendus dans  le nord du pays afin rencontrer d&#8217;autres jeunes et vivres d&#8217;autres réalités. Aventures palpitantes, climat de méfiance, villes occupées, l&#8217;atmosphère a quand même quelque peu changé depuis le début de la guerre en 2002. Nous vous proposerons au fils des chroniques à venir, d&#8217;aborder des sujets relatifs à l&#8217;implication des jeunes dans l&#8217;opération d&#8217;identification. Nous vous parlerons également de ces anciens combattants de l&#8217;ex rébellion (aujourd&#8217;hui Forces Nouvelles) qui ont choisi (volontairement ou non) de déposer les armes et de retourner à la vie civile.</p>
<p>L’article <a href="https://www.afriqueinvisu.org/chronique-du-nord193/">Chronique du Nord</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.afriqueinvisu.org">Afrique In Visu</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="post_excerpt"><img loading="lazy" decoding="async" class=" alignright size-full wp-image-671" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2008/12/banniere_chroniqueivoirienne06.jpg" alt="banniere_chroniqueivoirienne06.jpg" align="right" width="800" height="150" />Cap sur le nord. Après quelques semaines passées à Abidjan nous nous sommes rendus dans  le nord du pays afin rencontrer d&rsquo;autres jeunes et vivres d&rsquo;autres réalités. Aventures palpitantes, climat de méfiance, villes occupées, l&rsquo;atmosphère a quand même quelque peu changé depuis le début de la guerre en 2002.<br />
<br />Nous vous proposerons au fils des chroniques à venir, d&rsquo;aborder des sujets relatifs à l&rsquo;implication des jeunes dans l&rsquo;opération d&rsquo;identification. Nous vous parlerons également de ces anciens combattants de l&rsquo;ex rébellion (aujourd&rsquo;hui Forces Nouvelles) qui ont choisi (volontairement ou non) de déposer les armes et de retourner à la vie civile. Ce sera l&rsquo;occasion de vous présenter des jeunes étudiants qui pendant cinq années de crise ont volontairement choisi de rester dans ces zones et de sauver l&rsquo;école.<br />
<br />Aventure palpitante, le disions-nous. Une aventure qui ne s&rsquo;est pas faites sans difficultés. Nous vous en parlerons également.</p>
<p><span id="more-674"></span><br />
 <figure id="attachment_672" aria-describedby="caption-attachment-672" style="width: 790px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class=" alignright size-full wp-image-672" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2008/12/millerand-4.jpg" alt="Kalou, 24 ans, tient un salon de coiffure depuis 4 ans. Les journées ou il coiffe au moins 15 clients (500 FCFA la coupe) sont des journées satisfaisantes © Camille Millerand" title="Kalou, 24 ans, tient un salon de coiffure depuis 4 ans. Les journées ou il coiffe au moins 15 clients (500 FCFA la coupe) sont des journées satisfaisantes © Camille Millerand" class="caption" align="right" width="790" height="527" /><figcaption id="caption-attachment-672" class="wp-caption-text">Kalou, 24 ans, tient un salon de coiffure depuis 4 ans. Les journées ou il coiffe au moins 15 clients (500 FCFA la coupe) sont des journées satisfaisantes © Camille Millerand</figcaption></figure></p>
<h2>** IDENTIFICATION A BOUAKE, UNE EQUATION DIFFICILE  </h2>
<p>  Pour l&rsquo;heure, jetons un regard sur le déroulement de l&rsquo;opération d&rsquo;identification à Bouaké (centre du pays et quartier général des Forces nouvelles, ex-rebellion). Comme à Abidjan, ils sont en majorité jeunes, ces hommes et ces femmes qui ont décidé de travailler à la tenue effective de cette opération.<br />
<br />Ils nous parlent du climat dans lequel ils vivent et comment certains n&rsquo;ont pas encore commencé à travailler alors qu&rsquo;ils sont étudiants à Abidjan.<br />
<br />Groupe scolaire « Le Jourdain » de Bouaké. Quartier Air France 3. Il est à peine 8 heures. Les premiers pétitionnaires prennent place sur un banc de classe qui est installé dans la cour de l&rsquo;école. Dans leurs mains des documents utiles qu&rsquo;ils présenteront pour se faire identifier.<br />
<br />Dans une salle de classe, des tables et des chaises sont apprêtées pour recevoir les populations.  <strong>Kady Baïkoro</strong> , 24 ans est le chef de centre de collecte. Elle s&rsquo;active à vérifier que tout est en ordre. L&rsquo;opération peut commencer.<br />
<br />Comme tous les matins et ce depuis quelques temps,  <figure id="attachment_673" aria-describedby="caption-attachment-673" style="width: 790px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class=" alignright size-full wp-image-673" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2008/12/millerand-5.jpg" alt="Serge attend depuis 4 mois de commencer sa mission an tant qu'agent sagem au sein du centre © Camille Millerand" title="Serge attend depuis 4 mois de commencer sa mission an tant qu'agent sagem au sein du centre © Camille Millerand" class="caption" align="right" width="790" height="528" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2008/12/millerand-5.jpg 790w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2008/12/millerand-5-300x201.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2008/12/millerand-5-768x513.jpg 768w" sizes="(max-width: 790px) 100vw, 790px" /><figcaption id="caption-attachment-673" class="wp-caption-text">Serge attend depuis 4 mois de commencer sa mission an tant qu&rsquo;agent sagem au sein du centre © Camille Millerand</figcaption></figure><strong>Kady</strong>  et son équipe s&rsquo;attèlent à recevoir les habitants du quartier (et d&rsquo;autres zones).  <em>«Nous ne sommes pas très bousculés et nous les recevrons tranquillement»</em> . Pourtant, au fils des jours la chef de centre se rend bien compte que plusieurs difficultés se dressent sur leurs chemins.  <em>«Les problèmes que mon équipe et moi rencontrons sont essentiellement liés aux pièces à fournir»</em> , affirme t-elle. En effet, soit pour une question d&rsquo;illisibilité ou d&rsquo;erreur elle est obligée de ne pas enrôler certains pétitionnaires.  <em>«Souvent vous vous rendez compte que l&rsquo;extrait de naissance date de nombreuses années et n&rsquo;a pas été bien conservé, au point où les informations contenues sur le document deviennent illisibles»</em> , explique  <strong>Kady</strong> . Pour les populations de Bouaké la nécessité de la présence de l&rsquo;original de l&rsquo;extrait de naissance est un véritable dilemme. Elles qui n&rsquo;ont pu renouveler leurs documents parce que les mairies et la justice sont restées longtemps fermées.  <em>«Pourtant, même si la mairie fonctionnent désormais et que les individus peuvent se faire établir de nouveaux extraits de naissances, il ya encore des irrégularités sur les documents»</em> , ajoute la Chef de centre. <em> «A Bouaké, révèle,  <strong>Jonas H</strong> , 28 ans étudiant en philosophie à Bouaké, cette période d&rsquo;identification est une manne pour les agents de la mairie à qui l&rsquo;Etat doit de nombreux mois de salaires»</em> . Pour se faire établir un extrait d&rsquo;acte de naissance, il faut débourser la somme de 5000 francs.  <em>«Ainsi, explique t-il, en vue de produire un grand nombre d&rsquo;extraits, ils saisissent les noms avec beaucoup d&rsquo;erreurs»</em> . Ou encore un cachet imbibé une seule fois peut servir pour une vingtaine de documents ce qui fait qu&rsquo;il n&rsquo;apparait pas sur plusieurs extraits de naissance.  <em>«Vous retrouverez des individus qui sont nés en 1982 mais qui ont été déclarées en 1981. Ou encore des noms qui ont été remplacés par celui d&rsquo;un des parents de l&rsquo;individu. Et comme les populations sont en générale analphabètes, nous constatons ces irrégularités que lorsqu&rsquo;elles viennent à nous»</em> , témoigne  <strong>Kady Baïkoro</strong> .<br />
<br />A coup sûre, la tache ne lui est pas facile. C&rsquo;est pourquoi, ses collègues et elles sont vigilants.<br />
<br />Pourtant, ils ne sont pas les seules à rencontrer des difficultés dans cette opération d&rsquo;identification qui se déroule dans les zones dites ex-assiégées.<br />
</p>
<h2>**  CES AGENTS «OUBLIES» </h2>
<p>  Certainement d&rsquo;une autre ampleur, les problèmes sont le quotidien d&rsquo;autres jeunes. En majorité étudiants à Abidjan, ceux-ci ont été recrutés pour travailler dans les zones « Centre Nord Ouest » (Cno) dans le cadre de l&rsquo;opération d&rsquo;identification.  <strong>Serge Patrick Djuesson</strong> , est étudiant en deuxième année de sciences économiques à l&rsquo;université de Cocody à Abidjan. Il fait parti de ceux qui ont été choisis pour l&rsquo;opération d&rsquo;identification dans la région de Bouaké.  <em>«Normalement, je dois travailler à Katiola comme agent Sagem»</em> , explique  <strong>Serge</strong> . Mais depuis environ trois mois ils sont là à ne rien faire. <em> «On nous avait annoncé que nous commencerions prochainement mais depuis quatre mois je suis à Bouaké sans avoir encore commencé»</em> , témoigne meurtri le jeune Serge.<br />
<br />Comme lui ils sont des centaines à attendre que l&rsquo;opération commence véritablement dans certaines zones de Bouaké. En attendant, ils vivent une véritable galère.  <em>«Il faut trouver le moyen de survivre ici. Surtout que nous ne faisons aucune activité tout cela devient compliqué au fil des mois»</em> , se plaint  <strong>Serge</strong> . C&rsquo;est pour cela qu&rsquo;il s&rsquo;est lancé dans une petite activité parallèle à l&rsquo;identification. <em> «Je plastifie les reçus de l&rsquo;identification pour permettre aux pétitionnaires de mieux les conserver»</em> , dit-il.  <em>«Cela m&rsquo;aide à me faire un peu de sous. Je gagne entre 1500 francs et 2500 francs par jour»</em> , précise t-il. Cependant  <strong>Serge</strong>  refuse de revenir à Abidjan malgré les cours qui s&rsquo;y poursuivent. Il préfère attendre que l&rsquo;opération commence pour espérer avoir un petit salaire qui l&rsquo;aidera à rembourser toutes les dettes qu&rsquo;il a engrangé pendant plusieurs mois.<br />
<figure id="attachment_654" aria-describedby="caption-attachment-654" style="width: 790px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class=" alignright size-full wp-image-654" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2008/12/montagemillerand.jpg" alt="centre d'identification" title="centre d'identification" class="caption" align="right" width="790" height="260" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2008/12/montagemillerand.jpg 790w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2008/12/montagemillerand-300x99.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2008/12/montagemillerand-768x253.jpg 768w" sizes="(max-width: 790px) 100vw, 790px" /><figcaption id="caption-attachment-654" class="wp-caption-text">centre d&rsquo;identification</figcaption></figure></p>
<p>L’article <a href="https://www.afriqueinvisu.org/chronique-du-nord193/">Chronique du Nord</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.afriqueinvisu.org">Afrique In Visu</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Le garage d’Ibrahim : Une opportunité pour les jeunes déscolarisés d’Abobo</title>
		<link>https://www.afriqueinvisu.org/le-garage-d-ibrahim-une192/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Israel Yoroba]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 17 Dec 2008 14:01:24 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Éditorial]]></category>
		<category><![CDATA[Témoignage]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://preprod.afriqueinvisu.org/le-garage-d-ibrahim-une192/</guid>

					<description><![CDATA[<p>Après cinq années de guerre en Côte d&#8217;Ivoire, plusieurs questions sociales restent sans réponses pour la jeunesse. Au nombre de ses questions le chômage arrive en tête. Pour pallier à cela, de nombreuses initiatives sont nées. Certaines sous l&#8217;instigation de l&#8217;Etat, d&#8217;autres par des personnes de bonnes volontés. A l&#8217;exemple d&#8217; Ibrahim Seyni qui a fait de l&#8217;emploi des jeunes son cheval de bataille. Assis derrière son bureau, Ibrahim observe depuis la fenêtre les travaux qui se déroulent sur un engin encore informe. «Ce tas de ferrailles que vous voyez là, sera bientôt transformé en un car flambant neuf» ,</p>
<p>L’article <a href="https://www.afriqueinvisu.org/le-garage-d-ibrahim-une192/">Le garage d’Ibrahim : Une opportunité pour les jeunes déscolarisés d’Abobo</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.afriqueinvisu.org">Afrique In Visu</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="post_excerpt"><img loading="lazy" decoding="async" class=" alignright size-full wp-image-666" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2008/12/banniere_chroniqueivoirienne05.jpg" alt="banniere_chroniqueivoirienne05.jpg" align="right" width="800" height="150" /></p>
<p>Après cinq années de guerre en Côte d&rsquo;Ivoire, plusieurs questions sociales restent sans réponses pour la jeunesse. Au nombre de ses questions le chômage arrive en tête.<br />
<br />Pour pallier à cela, de nombreuses initiatives sont nées. Certaines sous l&rsquo;instigation de l&rsquo;Etat, d&rsquo;autres par des personnes de bonnes volontés.<br />
<br />A l&rsquo;exemple d&rsquo; <strong>Ibrahim Seyni</strong>  qui a fait de l&#8217;emploi des jeunes son cheval de bataille.<br />
<br />Assis derrière son bureau, Ibrahim observe depuis la fenêtre les travaux qui se déroulent sur un engin encore informe.  <em>«Ce tas de ferrailles que vous voyez là, sera bientôt transformé en un car flambant neuf»</em> , dit-il.<br />
<br />A un peu plus de trente ans, ce père de famille de trois enfants s&rsquo;est lancé dans une activité qui fait la fierté de sa famille et qui requiert l&rsquo;attention de tout le quartier. </p>
<p><span id="more-669"></span><br />
 Après s&rsquo;être formé pendant de nombreuses années en Côte d&rsquo;Ivoire dans le domaine de la ferronnerie, Ibrahim va suivre un stage au Ghana et s&rsquo;installer définitivement à son propre compte en 1995 en Côte d&rsquo;Ivoire.<br />
<br />C&rsquo;est au «quartier Anador» à Abobo (commune la plus peuplée d&rsquo;abidjan) que le trentenaire à installé son « usine » de voiture.<br />
<figure id="attachment_667" aria-describedby="caption-attachment-667" style="width: 790px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class=" alignright size-full wp-image-667" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2008/12/c_millerand-22.jpg" alt="Elysée et Amy partage la même chambre. Elle travaillent ensemble pour financer leur études © Camille Millerand" title="Elysée et Amy partage la même chambre. Elle travaillent ensemble pour financer leur études © Camille Millerand" class="caption" align="right" width="790" height="527" /><figcaption id="caption-attachment-667" class="wp-caption-text">Elysée et Amy partage la même chambre. Elle travaillent ensemble pour financer leur études © Camille Millerand</figcaption></figure></p>
<p>En réalité, c&rsquo;est un garage à ciel ouvert où sont fabriqués des véhicules de 32 à 36 places qui serviront au transport en commun.  <em>«Avec quelques fers nous faisons le squelette du car. Pour le reste c&rsquo;est-à-dire l&rsquo;habillage, les travaux de mécanique, d&rsquo;électricité et de peinture sont faits par mes hommes et par moi»</em> , explique t-il.<br />
<br />Dans un coin de « l&rsquo;usine » «un car en voie de finition» est « assiégé »  par une foule de jeunes. Certains sont sur le toit, d&rsquo;autres le dos à même le sol, travaillent sous le mastodonte. Une autre partie de ces jeunes s&rsquo;est installée à l&rsquo;intérieur du véhicule.<br />
<br /><em>«Ce sont mes ouvriers»</em> , indique Ibrahim.  <em>«Et ils travaillent d&rsquo;arrache pied parce cette commande doit être livrée d&rsquo;ici deux ou trois jours»</em> , précise t-il.<br />
<br />En fait, le garage d&rsquo;Ibrahim n&rsquo;est pas comme tous les autres.  <em>«Ici tous ceux que vous verrez travailler ont entre 12 et 26 voire 27 ans. Ce sont des jeunes que je forme et que j&#8217;emploie par la suite»</em> , déclare Ibrahim.<br />
<br /><em>«Moi je suis arrivé ici depuis 1997 alors que je fréquentais l&rsquo;école coranique»</em> , affirme  <strong>Sangaré Ibrahim</strong>  dit « Gauché ». Il a été formé à la ferronnerie par Ibrahim son patron. Il est aujourd&rsquo;hui l&rsquo;une des pièces maîtresse de l&rsquo;usine.  <em>«Quand mon patron est absent je m&rsquo;occupe des autres»</em> , assure t-il.<br />
<br />Comme lui ils sont nombreux à être venus à cette usine. Certains depuis plus de cinq ans, d&rsquo;autres depuis quelques mois.<br />
<br /><em>«Alors que j&rsquo;avais arrêté d&rsquo;aller à l&rsquo;école, mon père a jugé bon de m&rsquo;envoyer ici pour me faire former»</em> , déclare  <strong>Siaka</strong> , âgé de 22 ans. Il est là depuis 2001 et s&rsquo;est formé à la mécanique.<br />
<br />On y trouve des peintres, des tôliers, des ferronniers, des tapissiers et des électriciens. Tous ceux-là sont formés dans l&rsquo;usine et employés par la suite.  <em>«La formation est gratuite et chacun après des années d&rsquo;apprentissage est libre de partir ou de rester»</em> . Ces jeunes sont rémunérés chaque fois qu&rsquo;il y a du travail à faire.  <em>«Quand nous avons des commandes de car chacun y trouve sont compte»</em> , soutient  <strong>Akim</strong> , il est tôlier.<br />
<br />Pour les mécaniciens, toutes les périodes sont bonnes. Lorsqu&rsquo;il n&rsquo;y a pas de commande de car, ils s&rsquo;attèlent à réparer d&rsquo;autres véhicules qui ont des problèmes de mécanique.<br />
<br />Pour Ibrahim,  <em>«il faut offrir à ces jeunes l&rsquo;occasion d&rsquo;avoir un emploi et de pouvoir aussi se prendre en charge»</em> .<br />
<br />Ainsi, grâce à cet emploi ces jeunes réussissent tant bien que mal à s&rsquo;occuper d&rsquo;eux et de leurs familles.  <em>«Aujourd&rsquo;hui c&rsquo;est vrai que je ne gagne pas beaucoup, mais j&rsquo;arrive à subvenir à mes besoins et à apporter un peu à la maison»</em> , atteste Siaka.<br />
<br />Aujourd&rsquo;hui, ils espèrent tous pouvoir être employés dans des entreprises plus perfectionnés afin d&rsquo;accroitre leurs connaissances. Mais en attendant ils devront se contenter de ce peu qui pourtant leur donne de quoi s&rsquo;épanouir et d&rsquo;être mieux vus dans leurs familles respectives.  <em>«Cela est à mon honneur»</em> , renchérit Ibrahim fier des jeunes qu&rsquo;il a formé.</p>
<p><a href="portfolio1972"> <strong>VOIR LA SERIE DE CAMILLE MILLERAND SUR LE GARAGE D&rsquo;ABOBO  </strong></a><br />
<figure id="attachment_668" aria-describedby="caption-attachment-668" style="width: 790px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class=" alignright size-full wp-image-668" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2008/12/millerand-10.jpg" alt="Vue depuis le pallier de Pollack. Il vit dans le Batiment E de l'ancien campus de Cocody avec sa femme et son enfant. Il gère la principale auto-école du campus © Camille Millerand" title="Vue depuis le pallier de Pollack. Il vit dans le Batiment E de l'ancien campus de Cocody avec sa femme et son enfant. Il gère la principale auto-école du campus © Camille Millerand" class="caption" align="right" width="790" height="527" /><figcaption id="caption-attachment-668" class="wp-caption-text">Vue depuis le pallier de Pollack. Il vit dans le Batiment E de l&rsquo;ancien campus de Cocody avec sa femme et son enfant. Il gère la principale auto-école du campus © Camille Millerand</figcaption></figure></p>
<p>  </p>
<p>L’article <a href="https://www.afriqueinvisu.org/le-garage-d-ibrahim-une192/">Le garage d’Ibrahim : Une opportunité pour les jeunes déscolarisés d’Abobo</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.afriqueinvisu.org">Afrique In Visu</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Rap et société : Quand deux go* parlent pour la jeunesse</title>
		<link>https://www.afriqueinvisu.org/rap-et-societe-quand-deux-go190/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Israel Yoroba]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 12 Dec 2008 09:05:38 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Éditorial]]></category>
		<category><![CDATA[Témoignage]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://preprod.afriqueinvisu.org/rap-et-societe-quand-deux-go190/</guid>

					<description><![CDATA[<p>Au nombre des personnes qui ont contribué par leurs talents à l&#8217;effort de paix en Côte d&#8217;Ivoire, on peut citer deux jeunes filles : Priss&#8217;K et Nash . Différentes dans leur style d&#8217;habillement, mais liées par une amitié qui dure depuis plusieurs années. Différentes dans leur façon de chanter, mais unies par le style de musique qu&#8217;elles ont décidé d&#8217;embrasser. Le rap. Nash et Priss&#8217;K n&#8217;ont peur de rien. Elles côtoient les grands du mouvement Hip Hop en Côte d&#8217;Ivoire et en Afrique. Elles conscientisent, dénoncent et conseillent. Elles sont désormais une référence pour la jeunesse. Allons à la rencontre</p>
<p>L’article <a href="https://www.afriqueinvisu.org/rap-et-societe-quand-deux-go190/">Rap et société : Quand deux go* parlent pour la jeunesse</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.afriqueinvisu.org">Afrique In Visu</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="post_excerpt"><img loading="lazy" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-657" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2008/12/banniere_chroniqueivoirienne04.jpg" alt="banniere_chroniqueivoirienne04.jpg" align="center" width="800" height="150" /></p>
<p>Au nombre des personnes qui ont contribué par leurs talents à l&rsquo;effort de paix en Côte d&rsquo;Ivoire, on peut citer deux jeunes filles :  <strong>Priss&rsquo;K</strong>  et  <strong>Nash</strong> . Différentes dans leur style d&rsquo;habillement, mais liées par une amitié qui dure depuis plusieurs années.<br />
<br />Différentes dans leur façon de chanter, mais unies par le style de musique qu&rsquo;elles ont décidé d&#8217;embrasser. Le rap.<br />
<br />Nash et Priss&rsquo;K n&rsquo;ont peur de rien. Elles côtoient les grands du mouvement Hip Hop en Côte d&rsquo;Ivoire et en Afrique. Elles conscientisent, dénoncent et conseillent. Elles sont désormais une référence pour la jeunesse.<br />
<br />Allons à la rencontre de deux inséparables rappeuses qui ont porté loin le message de paix et de réconciliation de la jeunesse en Côte d&rsquo;Ivoire. </p>
<p><span id="more-660"></span></p>
<h2>** Rap et société : Quand deux go* parlent pour la jeunesse </h2>
<p><a href="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2008/12/freestyle_prissk_nash.mp3">freestyle_prissk_nash.mp3</a></p>
<p><strong>Yopougon</strong> . Commune populaire d&rsquo;Abidjan. Il est un peu plus de 10 heures 30 quand nous descendons du « Gbaka » (véhicule de transport en commun). «Niangon Nord à droite». Un quartier de ladite commune. C&rsquo;est là que nous avons rendez vous avec deux jeunes filles qui ont en commun de faire du Rap, un moyen de faire passer leurs messages.<br />
<br />L&rsquo;une,  <strong>Priss&rsquo;K</strong> , a débuté alors qu&rsquo;elle avait 10 ans. Aujourd&rsquo;hui elle est dans la vingtaine d&rsquo;âge. Traits du visage fins, voix suave, Priss&rsquo;K a été la première rappeuse en Côte d&rsquo;Ivoire.<br />
<br />L&rsquo;autre  <strong>Nash</strong> , est plutôt d&rsquo;un genre masculin. Toujours en pantalon, chaussures basket, elle utilise le Nouchi (argot ivoirien) dans ses textes.<br />
<br />Inséparables depuis de nombreuses années, les  <em>«deux copines»</em>  sont considérées aujourd&rsquo;hui comme un modèle pour la jeunesse et un porte parole pour la gente féminine en particulier.  <em>«Nous savons que beaucoup de jeunes nous suivent. C&rsquo;est pour cela que nous faisons attention à ce que nous disons, aux actes que nous posons. Parce que cela peut influencer positivement ou négativement la jeunesse»</em> , attestent-elles. Les sujets comme la décence vestimentaire, l&rsquo;excision et la violence faite aux femmes n&rsquo;échappent pas à la liste des sujets qu&rsquo;elles abordent.  <em>«J&rsquo;ai fait du rap pour montrer que ce n&rsquo;est pas un genre réservé exclusivement aux hommes»</em> , affirme Priss&rsquo;K.  <em>«La femme a été longtemps reléguée au second rang, et nous voulons réaffirmer qu&rsquo;elle a son importance, sa place… la première place»</em> , ajoute Nash. Elle est étudiante en licence d&rsquo;anglais. Priss&rsquo;K elle, est titulaire d&rsquo;un brevet de technicien supérieur en Communication d&rsquo;entreprise.<br />
<br />Les deux amies ont eu l&rsquo;occasion de porter loin le nom de la jeunesse de Côte d&rsquo;Ivoire.  <em>«Hollande, France et de nombreux pays africains. Nous avons beaucoup voyagé et représenté la Côte d&rsquo;Ivoire. Nous en sommes fières»</em> , lance Priss&rsquo;K.<br />
<br />Au-delà de la musique, Nash et Priss&rsquo;K ont un regard critique sur la situation de crise qu&rsquo;a connu la Côte d&rsquo;Ivoire. Si Priss&rsquo;K souhaite que «des élections transparentes et libres» se tiennent rapidement, Nash espère que la Côte d&rsquo;Ivoire va retrouver la paix.<br />
<br />Pourtant, elles sont conscientes du rôle que leur musique a apporté pendant les cinq années de conflits en Côte d&rsquo;Ivoire.  <em>«Nous avons essayé de sensibiliser les Ivoiriens à la paix et au pardon»</em> , explique Priss&rsquo;K. C&rsquo;est d&rsquo;ailleurs pour cela que très inspirée, Nash met sur pied «un collectif de rappeurs» appelé «Gbonyi YoYoYo !».  <em>«Gbonyi signifie en Nouchi groupe, famille, être ensemble. Et Yoyoyo, pour faire référence au Hip Hop»</em> , explique l&rsquo;initiatrice du concept.  <em>«Vous remarquerez que dans le groupe il y a des Gouros, des Baoulés, des Guérés, des Dioulas»</em> , poursuit-elle.  <em>«Nous avons voulu faire ce brassage pour montrer qu&rsquo;on peut venir de différentes régions de la Côte d&rsquo;Ivoire et être unis pour une même cause»</em> , ajoute-t-elle enfin.<br />
<br />Aujourd&rsquo;hui, les «deux sœurs» se préparent à mettre sur le marché un nouvel album chacune de son Côté.  <em>«Mon Album s&rsquo;appelle Zyé Dédja. En Nouchi ça veut dire, les yeux ouverts, prise de conscience, maturité»</em> , annonce Nash. Priss&rsquo;K pour sa part a baptisé son album «Maturité».  <em>«Si on aspire à un changement, il faut qu&rsquo;il s&rsquo;opère d&rsquo;abord dans la tête. Et il faut que les Ivoiriens soient d&rsquo;avantage mûrs»</em> , explique Priss&rsquo;K.<br />
<br />Pour l&rsquo;une et pour l&rsquo;autre, il y a une lueur d&rsquo;espoir pour la Côte d&rsquo;Ivoire d&rsquo;aujourd&rsquo;hui et de demain. Et elles espèrent seulement apporter quelque chose à cette Côte d&rsquo;Ivoire.</p>
<p>Pour écouter d&rsquo;autres morceaux de la rappeuse Nash, rendez-vous sur son myspace:<a href="http://www.myspace.com/nashnouchy">www.myspace.com/nashnouchy</a>    <strong>*Go</strong>  : Mot nouchi (argot ivoirien) signifiant fille, femme, copine, petite amie<br />
<figure id="attachment_659" aria-describedby="caption-attachment-659" style="width: 790px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-659" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2008/12/millerand-3_web.jpg" alt="portrait de Priska et Nash, rappeuses ivoiriennes © Camille Millerand" title="portrait de Priska et Nash, rappeuses ivoiriennes © Camille Millerand" class="caption" align="center" width="790" height="527" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2008/12/millerand-3_web.jpg 790w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2008/12/millerand-3_web-300x200.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2008/12/millerand-3_web-768x512.jpg 768w" sizes="(max-width: 790px) 100vw, 790px" /><figcaption id="caption-attachment-659" class="wp-caption-text">portrait de Priska et Nash, rappeuses ivoiriennes © Camille Millerand</figcaption></figure></p>
<p>  </p>
<p>L’article <a href="https://www.afriqueinvisu.org/rap-et-societe-quand-deux-go190/">Rap et société : Quand deux go* parlent pour la jeunesse</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.afriqueinvisu.org">Afrique In Visu</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Le campus universitaire d&#8217;Abidjan</title>
		<link>https://www.afriqueinvisu.org/le-campus-universitaire-d-abidjan189/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Israel Yoroba]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 09 Dec 2008 14:24:02 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Éditorial]]></category>
		<category><![CDATA[Témoignage]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://preprod.afriqueinvisu.org/le-campus-universitaire-d-abidjan189/</guid>

					<description><![CDATA[<p>Une petite incursion de quelques jours au sein de la plus grande cité universitaire d&#8217;Abidjan, aura permis de comprendre la vie estudiantine en Côte d&#8217;Ivoire. Située en plein cœur de la commune présidentielle de Cocody, la résidence universitaire appelée communément le  »Campus », nous révèle ses facettes. C&#8217;est un environnement spécial où pour survivre, la solidarité et la débrouillardise sont de mise. Bien sûr, il faut également ne pas être brouillé avec le tout puissant syndicat estudiantin qui règne en maître sur ladite cité. AU C&#338;UR DE LA CITE UNIVERSITAIRE «CAMPUS» Le visiteur qui franchit les portes de la cité est</p>
<p>L’article <a href="https://www.afriqueinvisu.org/le-campus-universitaire-d-abidjan189/">Le campus universitaire d&rsquo;Abidjan</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.afriqueinvisu.org">Afrique In Visu</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="post_excerpt"><img loading="lazy" decoding="async" class=" alignright size-full wp-image-651" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2008/12/banniere_chroniqueivoirienne03b.jpg" alt="banniere_chroniqueivoirienne03b.jpg" align="right" width="800" height="150" />Une petite incursion de quelques jours au sein de la plus grande cité universitaire d&rsquo;Abidjan, aura permis de comprendre la vie estudiantine en Côte d&rsquo;Ivoire. Située en plein cœur de la commune présidentielle de Cocody, la résidence universitaire appelée communément le  »Campus », nous révèle ses facettes. C&rsquo;est un environnement spécial où pour survivre, la solidarité et la débrouillardise sont de mise. Bien sûr, il faut également ne pas être brouillé avec le tout puissant syndicat estudiantin qui règne en maître sur ladite cité.</p>
<p><span id="more-655"></span><br />
 <figure id="attachment_652" aria-describedby="caption-attachment-652" style="width: 790px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class=" alignright size-full wp-image-652" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2008/12/millerand-1.jpg" alt="Niakata devant sa télé © Camille Millerand" title="Niakata devant sa télé © Camille Millerand" class="caption" align="right" width="790" height="527" /><figcaption id="caption-attachment-652" class="wp-caption-text">Niakata devant sa télé © Camille Millerand</figcaption></figure></p>
<h2> AU C&OElig;UR DE LA CITE UNIVERSITAIRE «CAMPUS»  </h2>
<p>Le visiteur qui franchit les portes de la cité est frappé par la grande clôture qui l&rsquo;entoure.  <em>«On pourrait passer des mois sans avoir besoin de sortir d&rsquo;ici»</em> , affirme  <strong>Marcel Diby</strong> , un habitant de la dite cité, pour montrer qu&rsquo;on trouve tout à l&rsquo;intérieur du «Campus».<br />
<br />Ils sont de différentes régions, de différentes ethnies, de différentes filières, de différentes situations sociales. Les étudiants qui habitent le campus sont d&rsquo;une diversité remarquable.<br />
<br />Sur la cité «U» les considérations raciales ou ethniques n&rsquo;ont pas leur place.  <em>«Nous essayons de vivre en parfaite harmonie sans mettre de barrières entre nous»</em> , affirme  <strong>Benjamin Douhosson</strong> . Il prépare une thèse en musicologie.<br />
<br />La plupart des chambres estudiantines sont partagées entre 4 voire 7 étudiants.  <em>«On les appelle les Cambodgiens»</em> , lance  <strong>Rodrigue Séka</strong> , étudiant en anglais.  <em>«C&rsquo;est-à-dire qu&rsquo;ils n&rsquo;ont pas droit à la chambre. Mais les ayants droits acceptent de partager leurs chambres déjà très étroites avec eux»</em> , explique t-il.<br />
<br />Sur la cité, la solidarité entre les étudiants est forte.  <em>«Pour nous en sortir, il faut qu&rsquo;on se serre les coudes»</em> , soutient une jeune étudiante.</p>
<h2>**  Un gigantesque centre commercial  </h2>
<p>Sur la résidence universitaire, les petits commerces tenus par les étudiants sont légions. Espaces gastronomiques, stand de jeux vidéos, boutiques, etc&#8230;<br />
<br />Tout y est.  <figure id="attachment_653" aria-describedby="caption-attachment-653" style="width: 790px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class=" alignright size-full wp-image-653" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2008/12/millerand-6.jpg" alt="Salon de coiffure sur le campus © Camille Millerand" title="Salon de coiffure sur le campus © Camille Millerand" class="caption" align="right" width="790" height="526" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2008/12/millerand-6.jpg 790w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2008/12/millerand-6-300x200.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2008/12/millerand-6-768x511.jpg 768w" sizes="(max-width: 790px) 100vw, 790px" /><figcaption id="caption-attachment-653" class="wp-caption-text">Salon de coiffure sur le campus © Camille Millerand</figcaption></figure><em>«On essaie tant bien que mal de subvenir à nos besoins en tenant une petite entreprise»</em> , soutien  <strong>Hamed K</strong> . Il est étudiant en DESS de gestion et tient également un espace où les habitants du campus viennent jouer à la «Play station».<br />
<br />Certaines étudiantes, pour leur part, transforment leurs chambres en boutiques.  <em>«Ici je vends des produits hygiéniques, des condiments pour la cuisine et aussi des trucs pour femmes»</em> , déclare  <strong>Alice Trazié</strong> , 27 ans étudiante en Licence d&rsquo;histoire. Le décor de la chambre qu&rsquo;elle partage avec d&rsquo;autres étudiantes est unique. Près du lit, une table à trois pieds prend appui sur le mur. Sur cette table des articles sont emballés dans des sachets plastique avec des prix marqués dessus.  <em>«Bougie 50 francs, piment 25 francs, savon 225 francs etc.»</em> , peut-on lire.<br />
<br />Sur la porte d&rsquo;une autre chambre, les prix sont affichés.  <em>«Chez nous on fabrique des boissons naturelles que nous vendons après»</em> , témoigne  <strong>Frédéric G</strong> , étudiante en maîtrise de psychologie. Dans la chambre de  <strong>Fredy</strong> , un grand réfrigérateur occupe une bonne partie des lieux. Et sur la porte de la chambre on peut lire cette annonce:  <em>«Ici vente de jus de bissap, de passion, 50 francs»</em> .<br />
<br />C&rsquo;est devenu courant. Les chambres ne servent plus seulement à dormir mais aussi à faire du commerce.<br />
<br />Les secteurs comme la médecine et la pharmacie ne sont pas en reste. En général, les «chambres-pharmacies» sont tenues par des étudiants en médecine ou en pharmacie.  <em>«On y trouve des produits de première nécessité»</em> , explique le  <strong>Dr Ephraïm D</strong> , en fin de cycle en faculté de pharmacie.  <em>«Ça aide surtout quand on sait que les pharmacies de garde ne sont pas toujours proches»</em> , précise t-il.<br />
<br />On retrouve même une boutique d&rsquo;optique qui base sa politique sur le «bas prix».  <em>«Nous faisons des consultations optiques et nous vendons des verres aux étudiants à moindre coût»</em> , explique  <strong>Obed</strong> , le responsable.<br />
<br />La cité universitaire, c&rsquo;est aussi d&rsquo;autres commerces qui fleurissent.<br />
<br /><strong>Angèle Ompréon</strong>  est coiffeuse depuis 3 ans sur la cité. Elle n&rsquo;est pas étudiante. Mais elle a ouvert un salon de coiffure dans une ancienne buanderie.  <em>«Je fais en sorte que les prix soient réduits pour que toutes les bourses puissent avoir accès à mes soins»</em> , signale-t-elle. Pour Angèle, la cité universitaire est une véritable mine d&rsquo;or même si depuis quelques temps elle n&rsquo;est plus la seule à partager ce trésor.  <em>«Il y a beaucoup de salons qui se sont ouverts. La concurrence est rude»</em> , avoue-t-elle. Pourtant, Angèle sait qu&rsquo;elle peut compter sur sa clientèle qu&rsquo;elle a su fidéliser aux fil des années.</p>
<h2>**  Les Maîtres des lieux </h2>
<p>Par moment, l&rsquo;on entend des coups de sifflets. Des voix s&rsquo;élèvent et des bruits de pas se font entendre.  <em>«Ce sont les éléments de la Fédération estudiantine et scolaire de Côte d&rsquo;Ivoire (Fesci)»</em>  lance craintif un jeune étudiant. Ce mouvement qui existe depuis le 21 avril 1990 a été longtemps indexé comme une milice utilisée pendant la crise par le pouvoir en place.<br />
<br />Un syndicat auquel a appartenu l&rsquo;actuel premier ministre  <strong>Guillaume Soro</strong>  ainsi que le chef de file des «jeunes patriotes»,  <strong>Charles Blé Goudé</strong> . Deux icônes de la jeunesse ivoirienne en général.<br />
<br />Sur la cité du Campus, la Fesci règne en maître absolu. <em> «Ici la police n&rsquo;a pas le droit d&rsquo;entrer»</em> , révèle un étudiant sous couvert de l&rsquo;anonymat. Au campus, le principal syndicat estudiantin fait sa loi.  <em>«L&rsquo;attribution des chambres, la collecte des taxes commerciales, la location des terrains de la résidence universitaire…, tout ceci est dirigé par  la Fesci»</em> , révèle une autre étudiante. Ce syndicat fortement structuré à la main dans tous les secteurs et les yeux sur tout ce qui se passe et se dit sur cette résidence universitaire.<br />
<br />Même si certains ne partagent pas les agissements du syndicat des élèves et étudiants de Côte d&rsquo;Ivoire, ils militent au sein de ce mouvement afin de bénéficier de quelques grâces.  <em>«Vous savez, il y a trop de choses que je ne partage pas à la Fesci. Par exemple, l&rsquo;actuel Secrétaire Général,  <strong>Augustin Mian</strong> , il a eu le Bac en 1996. Mais aujourd&rsquo;hui il est encore en Licence. Et c&rsquo;est celui-là, qui défend les intérêts des étudiants et élèves de Côte d&rsquo;Ivoire»</em>  dénonce un haut responsable de la Fesci du Campus.  <em>«Si j&rsquo;avais le choix, je serai parti de ce mouvement. Mais j&rsquo;en besoin pour finir mes études, avoir une chambre et manger au restaurant de la cité sans payer. Grâce à mon adhésion à ce syndicat, j&rsquo;ai des entrées et des privilèges dans l&rsquo;administration ivoirienne»</em> , avoue-t-il.</p>
<p><a href="portfolio1826"> <strong>VOIR LA SERIE DE CAMILLE MILLERAND SUR LE CAMPUS UNIVERSITAIRE DE COCODY </strong> </a><br />
<figure id="attachment_654" aria-describedby="caption-attachment-654" style="width: 790px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class=" alignright size-full wp-image-654" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2008/12/montagemillerand.jpg" alt="centre d'identification" title="centre d'identification" class="caption" align="right" width="790" height="260" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2008/12/montagemillerand.jpg 790w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2008/12/montagemillerand-300x99.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2008/12/montagemillerand-768x253.jpg 768w" sizes="(max-width: 790px) 100vw, 790px" /><figcaption id="caption-attachment-654" class="wp-caption-text">centre d&rsquo;identification</figcaption></figure></p>
<p>  </p>
<p>L’article <a href="https://www.afriqueinvisu.org/le-campus-universitaire-d-abidjan189/">Le campus universitaire d&rsquo;Abidjan</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.afriqueinvisu.org">Afrique In Visu</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
	</channel>
</rss>
