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	<title>Archives des Algerie - Afrique In Visu</title>
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	<description>Plateforme autour du métier de photographe en Afrique depuis 2006</description>
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	<title>Archives des Algerie - Afrique In Visu</title>
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		<title>WIRD &#8211; Bruno Hadjih</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Afrique in visu]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 10 Jun 2020 13:02:50 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Éditorial]]></category>
		<category><![CDATA[Algerie]]></category>
		<category><![CDATA[Bruno Hadjih]]></category>
		<category><![CDATA[photographie argentique]]></category>
		<category><![CDATA[Photographie documentaire]]></category>
		<category><![CDATA[Témoignage]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Dans le soufisme le Wird est la pratique par laquelle est différenciée une voie mystique d’une autre. Le Wird permet de transmettre le secret qui attachera le maître à son élève. Le wird est un ensemble d’incantations, de prières, et de respirations qui mène au « hal », à l’absolu. Le Hal est l’extinction de soi dans l’autre. L’expérience soufie dépasse les clivages que la société met en place, les problématiques identitaires s’annulent. Là où la pratique du soufisme est permise, la société est rarement à l’écoute des intégrismes. Cette recherche est aussi ce qui nous constitue. Elle est la</p>
<p>L’article <a href="https://www.afriqueinvisu.org/wird/">WIRD &#8211; Bruno Hadjih</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.afriqueinvisu.org">Afrique In Visu</a>.</p>
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<p>Dans le soufisme le Wird est la pratique par laquelle est différenciée une voie mystique d’une autre. Le Wird permet de transmettre le secret qui attachera le maître à son élève. Le wird est un ensemble d’incantations, de prières, et de respirations qui mène au « hal », à l’absolu. Le Hal est l’extinction de soi dans l’autre.</p>



<p>L’expérience soufie dépasse les clivages que la société met en place, les problématiques identitaires s’annulent. Là où la pratique du soufisme est permise, la société est rarement à l’écoute des intégrismes. Cette recherche est aussi ce qui nous constitue. Elle est la part qui nous relie aussi bien à l’univers qu’à notre partie nucléique.</p>



<p>Ce qui sépare les hommes s’annule lorsqu’ils se retrouvent à expérimenter un état de grâce et de souffle, que ce soit à Montreuil, dans le sud algérien ou n’importe où ailleurs dans le monde. Il n’est plus question d’individu mais de présence.</p>



<p>Le paysage, la nature sont parties intégrantes de cette beauté. Ce sont des lieux de fixation et de révélation.</p>



<p>Si par le passé, j’allais loin pour photographier ces soufis, ma rencontre avec des confréries du Sahel à Montreuil ou en île de France, a transformé mon approche du sujet. C’est dans ces lieux ordinaires, intimes et clos, presque souterrains que j’ai trouvé mon écriture photographique.</p>



<p>C’est à Montreuil que le schéma de la représentation commençait à se dessiner. Dans ces lieux impersonnels et insignifiants, j’ai compris qu’il n’est pas nécessaire d’aller loin pour rencontrer ce qui est proche.</p>



<p>Pendant 20 ans, j’ai continué à les fréquenter et à fixer leur présence.<br>Le matériel utilisé répond aux attentes liées à ma pratique photographique. Différents formats sont utilisés; 24&#215;36, 6&#215;7, 6&#215;6 et 4&#215;5 inch, avec des films argentiques. Le format des négatifs a son importance. Il est mon rapport au temps. On n’est plus dans l’instantané, on est d’avantage dans la mise en scène de la prise de vue. Le format participe de l’élaboration même du discours à venir.</p>



<h3 class="wp-block-heading">ACTUALITE</h3>



<p>La série <em>Wird</em> est actuellement exposée dans l&rsquo;exposition <em>« Croyances, Faire et défaire l’invisible »</em>, à l&rsquo;<a href="https://www.institut-cultures-islam.org/">Institut des Cultures d&rsquo;Islam</a>. Cette exposition rassemble seize artistes photographes, vidéastes et performeurs, qui se saisissent de façon poétique, critique ou décalée de la question du “ Croire”. Ils donnent à voir différentes nuances des représentations des croyances sur le continent africain, revendiqué comme lieu d’expérimentation, de glissements, de frictions et de négociations. C’est une affirmation de cosmologies possibles, augmentées par des siècles de croisement et de flux humains.</p>



<p>L&rsquo;exposition embarque les visiteurs dans les vibrations de la transe et les mystères de l’envoûtement. Les six images issues de <em>Wird</em>, travail mené depuis de longues années à travers le monde par <strong>Bruno Hadjih</strong>, ont été réalisées en Algérie. Elles immergent le spectateur à travers un voyage sensoriel dans la mystique du soufisme. L’auteur en revendique l’universalité&nbsp;: en dépassant les clivages que la société met en place, elle permet l&rsquo;annulation des problématiques identitaires. A travers des photographies de paysages et de transes individuelles et collectives, Hadjih dévoile un état de grâce.</p>



<h3 class="wp-block-heading">A PROPOS DE BRUNO HADJIH</h3>



<p><strong>Bruno Hadjih</strong> est né en Kabylie en Algérie. Il vit et travaille entre Paris, le Gers et le Sahara. Après des études de sociologie, il s&rsquo;oriente vers la photographie documentaire, plasticienne. Ses travaux portent particulièrement sur la redéfinition des espaces décrits comme intangible, espace mental, espace géographique.</p>



<p>Réflexion ou regard neuf porté sur le monde méditerranéen, son histoire, sa culture et ses relations avec le reste du monde, le travail de Bruno Hadjih n’est pas une interrogation mais une prise de position, un engagement.<br>Son travail a été exposé dans divers musées et festivals&nbsp;: BNF, CCCB Barcelone, Musée-Herzilia, Museum of the African Diaspora (MOAD) San Francisco, Visa pour l’image, Biennale Africaine de la photographie à Bamako, Biennale de photographie du monde arabe. Depuis plus de 21 ans, Bruno Hadjih mène une réflexion sur le soufisme&nbsp;: WIRD. Fin 2020, un essai documentaire prolongera ce travail. Après les expositions et le film AT(H)OME, une parution d&rsquo;un livre est prévue courant 2020.</p>



<div class="wp-block-image aligncenter size-full wp-image-5858"><figure class="aligncenter"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="1414" height="992" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2020/06/les_transes_7_-_copie.jpg" alt="© Bruno Hadjih" class="wp-image-5858" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2020/06/les_transes_7_-_copie.jpg 1414w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2020/06/les_transes_7_-_copie-300x210.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2020/06/les_transes_7_-_copie-1024x718.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2020/06/les_transes_7_-_copie-768x539.jpg 768w" sizes="(max-width: 1414px) 100vw, 1414px" /><figcaption>© Bruno Hadjih</figcaption></figure></div>



<div class="wp-block-image aligncenter size-full wp-image-5859"><figure class="aligncenter"><img decoding="async" width="1424" height="992" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2020/06/les_transes_8_-_copie.jpg" alt="© Bruno Hadjih" class="wp-image-5859" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2020/06/les_transes_8_-_copie.jpg 1424w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2020/06/les_transes_8_-_copie-300x209.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2020/06/les_transes_8_-_copie-1024x713.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2020/06/les_transes_8_-_copie-768x535.jpg 768w" sizes="(max-width: 1424px) 100vw, 1424px" /><figcaption>© Bruno Hadjih</figcaption></figure></div>



<div class="wp-block-image aligncenter size-full wp-image-5860"><figure class="aligncenter"><img decoding="async" width="992" height="992" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2020/06/les_lieux_21_-_copie_web.jpg" alt="© Bruno Hadjih" class="wp-image-5860" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2020/06/les_lieux_21_-_copie_web.jpg 992w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2020/06/les_lieux_21_-_copie_web-300x300.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2020/06/les_lieux_21_-_copie_web-150x150.jpg 150w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2020/06/les_lieux_21_-_copie_web-768x768.jpg 768w" sizes="(max-width: 992px) 100vw, 992px" /><figcaption>© Bruno Hadjih</figcaption></figure></div>



<div class="wp-block-image aligncenter size-full wp-image-5861"><figure class="aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" width="992" height="992" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2020/06/khalwa_14_-_copie.jpg" alt="© Bruno Hadjih" class="wp-image-5861" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2020/06/khalwa_14_-_copie.jpg 992w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2020/06/khalwa_14_-_copie-300x300.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2020/06/khalwa_14_-_copie-150x150.jpg 150w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2020/06/khalwa_14_-_copie-768x768.jpg 768w" sizes="(max-width: 992px) 100vw, 992px" /><figcaption>© Bruno Hadjih</figcaption></figure></div>



<div class="wp-block-image aligncenter size-full wp-image-5862"><figure class="aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" width="992" height="992" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2020/06/khalwa_4_-_copie.jpg" alt="© Bruno Hadjih" class="wp-image-5862" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2020/06/khalwa_4_-_copie.jpg 992w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2020/06/khalwa_4_-_copie-300x300.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2020/06/khalwa_4_-_copie-150x150.jpg 150w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2020/06/khalwa_4_-_copie-768x768.jpg 768w" sizes="(max-width: 992px) 100vw, 992px" /><figcaption>© Bruno Hadjih</figcaption></figure></div>
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		<title>Aller, retour&#8230; &#8211; Lynn S.K.</title>
		<link>https://www.afriqueinvisu.org/aller-retour/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Lynn S.K.]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 30 Sep 2019 08:31:58 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Éditorial]]></category>
		<category><![CDATA[Algerie]]></category>
		<category><![CDATA[Lynn S.K.]]></category>
		<category><![CDATA[Photographie documentaire]]></category>
		<category><![CDATA[Témoignage]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Je suis née en Algérie et y ai vécu jusqu’à mes sept ans ; puis, en raison de la guerre civile, nous nous sommes réfugiés en France. Par la suite, nous y sommes retournés jusqu’à mes dix ans. Et puis mes parents ont cessé de m’y emmener. Longtemps, des souvenirs me sont revenus par éclats. Boumerdès surtout, la ville de mon enfance. Et le quartier Champ de Manœuvre à Alger. Mais il a fallu un certain cheminement mental pour envisager un cheminement géographique, petit à petit, Algérie et quête de soi sont devenues indissociables. Et c’est à l’automne 2014 que</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>Je suis née en Algérie et y ai vécu jusqu’à mes sept ans ; puis, en raison de la guerre civile, nous nous sommes réfugiés en France. Par la suite, nous y sommes retournés jusqu’à mes dix ans. Et puis mes parents ont cessé de m’y emmener. Longtemps, des souvenirs me sont revenus par éclats. Boumerdès surtout, la ville de mon enfance. Et le quartier Champ de Manœuvre à Alger. Mais il a fallu un certain cheminement mental pour envisager un cheminement géographique, petit à petit, Algérie et quête de soi sont devenues indissociables. Et c’est à l’automne 2014 que j’ai franchi le cap, après dix-sept ans d’absence.</p>



<p><em>Actualités :<strong> 11.09 &gt; 14/11</strong> &#8211; Aller, retour, à la Mairie du 4ème, à l’occasion de la <a href="http://biennalephotomondearabe.com/">Biennale des Photographes du Monde Arabe Contemporain</a>, Paris. <strong>22.01 &gt; 28.02.2020</strong> &#8211; Sororités, Espace Magh, Bruxelles.</em></p>



<h3 class="wp-block-heading">Rue Belouizdad, Alger (2014 &#8211; 2017)</h3>



<p>Lors de mon retour à Alger, en 2014, j’habite rue Belouizdad, dans un quartier populaire. Je retrouve mes tantes, H. et N.. Depuis la mort récente de leur sœur, elles ont rejoint son appartement pour ne plus le quitter. Il y a aussi B. qui était la garde-malade de ma tante décédée et qui est restée.<br><br>Cette série de photographies s’est construite dans ce petit appartement où nous vivons à quatre ; quatre femmes.<br><br>N. qui est retraitée, et H. en arrêt maladie de longue durée. H. et N. passent une grande partie de leur temps à regarder par la fenêtre, fumer des cigarettes, et puis dormir, comme pour se reposer d’un pays qui les a malmenées, que ce soit par sa hogra (en algérien : le mépris, l’injustice, l’oppression), ou sa « décennie noire », dont les cicatrices se referment à peine. Et puis il y a B. qui prend soin de tout, et qui, quand elle ne fait pas sa prière, ne manque jamais de préparer nos plats préférés.<br><br>Et au milieu de tout ça, il y a moi qui me réconcilie avec mes souvenirs dans un monde qui m’est à la fois familier et étranger. Je fabrique des images en dépit du temps perdu, et qui traversent mes images mentales. Après ces quelque dix-sept ans d’absence, je fixe avec la photographie ce qui ne doit plus être oublié.</p>



<div class="wp-block-image aligncenter size-full wp-image-5764"><figure class="aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" width="1499" height="999" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/09/lynnsk-ruebelouizdad1.jpg" alt="© Lynn S.K." class="wp-image-5764" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/09/lynnsk-ruebelouizdad1.jpg 1499w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/09/lynnsk-ruebelouizdad1-300x200.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/09/lynnsk-ruebelouizdad1-1024x682.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/09/lynnsk-ruebelouizdad1-768x512.jpg 768w" sizes="(max-width: 1499px) 100vw, 1499px" /><figcaption>© Lynn S<strong>© Lynn S.K.</strong><br>Série Rue Belouizdad, Alger (2014 &#8211; 2017)</figcaption></figure></div>



<div class="wp-block-image aligncenter size-full wp-image-5765"><figure class="aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" width="1499" height="999" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/09/lynnsk-ruebelouizdad2.jpg" alt="© Lynn S.K." class="wp-image-5765" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/09/lynnsk-ruebelouizdad2.jpg 1499w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/09/lynnsk-ruebelouizdad2-300x200.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/09/lynnsk-ruebelouizdad2-1024x682.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/09/lynnsk-ruebelouizdad2-768x512.jpg 768w" sizes="(max-width: 1499px) 100vw, 1499px" /><figcaption><strong>© Lynn S.K.</strong><br>Série Rue Belouizdad, Alger (2014 &#8211; 2017)</figcaption></figure></div>



<div class="wp-block-image aligncenter size-full wp-image-5766"><figure class="aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" width="1499" height="999" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/09/lynnsk-ruebelouizdad3.jpg" alt="© Lynn S.K." class="wp-image-5766" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/09/lynnsk-ruebelouizdad3.jpg 1499w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/09/lynnsk-ruebelouizdad3-300x200.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/09/lynnsk-ruebelouizdad3-1024x682.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/09/lynnsk-ruebelouizdad3-768x512.jpg 768w" sizes="(max-width: 1499px) 100vw, 1499px" /><figcaption><strong>© Lynn S.K.</strong><br>Série Rue Belouizdad, Alger (2014 &#8211; 2017)</figcaption></figure></div>



<div class="wp-block-image aligncenter size-full wp-image-5767"><figure class="aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" width="1499" height="999" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/09/lynnsk-ruebelouizdad4.jpg" alt="© Lynn S.K." class="wp-image-5767" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/09/lynnsk-ruebelouizdad4.jpg 1499w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/09/lynnsk-ruebelouizdad4-300x200.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/09/lynnsk-ruebelouizdad4-1024x682.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/09/lynnsk-ruebelouizdad4-768x512.jpg 768w" sizes="(max-width: 1499px) 100vw, 1499px" /><figcaption><strong>© Lynn S.K.</strong><br>Série Rue Belouizdad, Alger (2014 &#8211; 2017)</figcaption></figure></div>



<div class="wp-block-image aligncenter size-full wp-image-5768"><figure class="aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" width="1499" height="999" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/09/lynnsk-ruebelouizdad5.jpg" alt="© Lynn S.K." class="wp-image-5768" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/09/lynnsk-ruebelouizdad5.jpg 1499w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/09/lynnsk-ruebelouizdad5-300x200.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/09/lynnsk-ruebelouizdad5-1024x682.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/09/lynnsk-ruebelouizdad5-768x512.jpg 768w" sizes="(max-width: 1499px) 100vw, 1499px" /><figcaption><strong>© Lynn S.K.</strong><br>Série Rue Belouizdad, Alger (2014 &#8211; 2017)</figcaption></figure></div>



<h3 class="wp-block-heading">Jenima (2014-2015)</h3>



<p>En octobre 2014, je rencontre B. qui était la garde-malade de ma tante décédée. Très vite, elle me parle de sa mère et de sa famille vivant dans la banlieue jijelienne. Je lui demande si je peux l’y accompagner ; elle accepte. À Jenima, petit village de la wilaya (commune) de Jijel, je vis dans une ferme, sans gaz de ville ni eau courante. Les parents de B. sont là, ainsi que les fils, la femme de l’un d’eux, et leurs filles qui sont restées célibataires. Ils m’adoptent, bien qu’ils ne parlent pas français et que mon arabe soit alors relativement médiocre.<br>J’apprends qu’ils ont été touchés de très près par le terrorisme durant les années 1990. Ceux qu’on appelle « les terros » rackettaient leurs terrains, leurs poules, leurs vaches, menaçaient de tuer les hommes et de violer les femmes. Ils étaient trop loin de la ville pour bénéficier d’une quelconque protection ; ils vivaient dans la peur, ne mangeant qu’une fois par jour, ne dormant que par intermittence.<br>Pourtant, la vie est revenue très vite dans la ferme de Mohammed S. ; alors que celui-ci s’occupe des champs et que ses fils sont en ville pour vendre les poules, je reste avec les femmes, les enfants.<br>Ils doivent gagner environ 10 000 dinars par mois (l’équivalent de 70 euros) et pourtant ils m’ont adoptée. C’est ce quotidien-là dont j’ai voulu rendre compte à travers ces photographies.</p>



<div class="wp-block-image aligncenter size-full wp-image-5769"><figure class="aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" width="1499" height="1000" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/09/lynnsk-jenima1.jpg" alt="© Lynn S.K." class="wp-image-5769" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/09/lynnsk-jenima1.jpg 1499w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/09/lynnsk-jenima1-300x200.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/09/lynnsk-jenima1-1024x683.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/09/lynnsk-jenima1-768x512.jpg 768w" sizes="(max-width: 1499px) 100vw, 1499px" /><figcaption><strong>© Lynn S.K.</strong><br>Série Jenima (2014-2015)</figcaption></figure></div>



<div class="wp-block-image aligncenter size-full wp-image-5770"><figure class="aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" width="1499" height="1001" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/09/lynnsk-jenima2.jpg" alt="© Lynn S.K." class="wp-image-5770" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/09/lynnsk-jenima2.jpg 1499w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/09/lynnsk-jenima2-300x200.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/09/lynnsk-jenima2-1024x684.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/09/lynnsk-jenima2-768x513.jpg 768w" sizes="(max-width: 1499px) 100vw, 1499px" /><figcaption><strong>© Lynn S.K.</strong><br>Série Jenima (2014-2015)</figcaption></figure></div>



<div class="wp-block-image aligncenter size-full wp-image-5771"><figure class="aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" width="1499" height="1000" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/09/lynnsk-jenima3.jpg" alt="© Lynn S.K." class="wp-image-5771" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/09/lynnsk-jenima3.jpg 1499w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/09/lynnsk-jenima3-300x200.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/09/lynnsk-jenima3-1024x683.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/09/lynnsk-jenima3-768x512.jpg 768w" sizes="(max-width: 1499px) 100vw, 1499px" /><figcaption><strong>© Lynn S.K.</strong><br>Série Jenima (2014-2015)</figcaption></figure></div>



<div class="wp-block-image aligncenter size-full wp-image-5772"><figure class="aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" width="1499" height="1000" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/09/lynnsk-jenima4.jpg" alt="© Lynn S.K." class="wp-image-5772" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/09/lynnsk-jenima4.jpg 1499w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/09/lynnsk-jenima4-300x200.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/09/lynnsk-jenima4-1024x683.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/09/lynnsk-jenima4-768x512.jpg 768w" sizes="(max-width: 1499px) 100vw, 1499px" /><figcaption><strong>© Lynn S.K.</strong><br>Série Jenima (2014-2015)</figcaption></figure></div>



<div class="wp-block-image aligncenter size-full wp-image-5773"><figure class="aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" width="1499" height="1000" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/09/lynnsk-jenima5.jpg" alt="© Lynn S.K." class="wp-image-5773" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/09/lynnsk-jenima5.jpg 1499w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/09/lynnsk-jenima5-300x200.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/09/lynnsk-jenima5-1024x683.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/09/lynnsk-jenima5-768x512.jpg 768w" sizes="(max-width: 1499px) 100vw, 1499px" /><figcaption><strong>© Lynn S.K.</strong><br>Série Jenima (2014-2015)</figcaption></figure></div>



<h3 class="wp-block-heading">JE TU ELLES (2015-2018)</h3>



<p>Depuis mon premier retour en Algérie en 2014, je me suis posé la question de ce que signifie « être une femme » dans l’Algérie contemporaine, au-delà des clichés exotiques ou post-coloniaux. J’ai exploré l’idée du féminin et de la sororité, entre la région de Jijel, à l’est du pays, et Tamnrasset, aux portes du Sahara.<br><br>Dans la série JE TU ELLES, je poursuis ce travail à travers la forme de l’autoportrait.<br><br>Dans un pays où la pratique de la photographie est si complexe, si entravée, où le rapport à l’image est si ambigu, passer par la mise en scène me permet plus de liberté pour raconter des histoires que j’aurais difficilement pu photographier.<br><br>Ce qui m’interpelle notamment, ce sont les rôles souvent contradictoires que doivent jouer les algériennes, dans la rencontre entre tradition et modernité. Et cela me marque d’autant plus qu’à travers ma « double culture », j’ai souvent la sensation de jouer un rôle, de n’exister que de manière fragmentée.<br><br>À Alger, Djanet, Jijel, en Kabylie&#8230; je me réapproprie les tenues de mes tantes, grand-mères, et celles des femmes qui m’entourent. Tantôt avec ou sans voile, en tenue kabyle ou touareg, je tente d’interroger à la fois la représentation du féminin, et ma propre fiction identitaire.</p>



<div class="wp-block-image aligncenter size-full wp-image-5775"><figure class="aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" width="1499" height="1001" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/09/lynnsk-jetuelles-2.jpg" alt="© Lynn S.K." class="wp-image-5775" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/09/lynnsk-jetuelles-2.jpg 1499w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/09/lynnsk-jetuelles-2-300x200.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/09/lynnsk-jetuelles-2-1024x684.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/09/lynnsk-jetuelles-2-768x513.jpg 768w" sizes="(max-width: 1499px) 100vw, 1499px" /><figcaption><strong>© Lynn S.K.</strong><br>Série JE TU ELLES (2015-2018)</figcaption></figure></div>



<div class="wp-block-image aligncenter size-full wp-image-5776"><figure class="aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" width="1499" height="1001" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/09/lynnsk-jetuelles-3.jpg" alt="© Lynn S.K." class="wp-image-5776" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/09/lynnsk-jetuelles-3.jpg 1499w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/09/lynnsk-jetuelles-3-300x200.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/09/lynnsk-jetuelles-3-1024x684.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/09/lynnsk-jetuelles-3-768x513.jpg 768w" sizes="(max-width: 1499px) 100vw, 1499px" /><figcaption><strong>© Lynn S.K.</strong><br>Série JE TU ELLES (2015-2018)</figcaption></figure></div>



<div class="wp-block-image aligncenter size-full wp-image-5777"><figure class="aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" width="1499" height="1001" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/09/lynnsk-jetuelles-4.jpg" alt="© Lynn S.K." class="wp-image-5777" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/09/lynnsk-jetuelles-4.jpg 1499w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/09/lynnsk-jetuelles-4-300x200.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/09/lynnsk-jetuelles-4-1024x684.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/09/lynnsk-jetuelles-4-768x513.jpg 768w" sizes="(max-width: 1499px) 100vw, 1499px" /><figcaption><strong><strong>© Lynn S.K.</strong><br>Série JE TU ELLES (2015-2018)</strong></figcaption></figure></div>



<div class="wp-block-image aligncenter size-full wp-image-5778"><figure class="aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" width="1499" height="1001" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/09/lynnsk-jetuelles-5.jpg" alt="© Lynn S.K." class="wp-image-5778" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/09/lynnsk-jetuelles-5.jpg 1499w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/09/lynnsk-jetuelles-5-300x200.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/09/lynnsk-jetuelles-5-1024x684.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/09/lynnsk-jetuelles-5-768x513.jpg 768w" sizes="(max-width: 1499px) 100vw, 1499px" /><figcaption><strong>© Lynn S.K.</strong><br>Série JE TU ELLES (2015-2018)</figcaption></figure></div>
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			</item>
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		<title>Vinyles et photos d&#8217;identité pour évoquer la liberté en Algérie</title>
		<link>https://www.afriqueinvisu.org/vinyles-et-photos-d-identite-pour-evoquer-la-liberte-en-algerie/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Afrique in visu]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 07 Dec 2018 09:15:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Éditorial]]></category>
		<category><![CDATA[Algerie]]></category>
		<category><![CDATA[Interview]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Amina Zoubir est une artiste pluridisciplinaire qui travaille entre l&#8217;Algerie et la France. A travers cette interview, nous revenons sur son parcours, sa démarche, avec un point particulier sur l&#8217;une de ses dernières grande installation intitulée Muscicapidae. Exposée à Artissima, Foire d’art contemporain à Turin et lors de la dernière Biennale de Dakar en 2018, cette installation associe des pochettes de disques vinyles et des agrandissements d’anciennes photos d’identité en noir et blanc issues d&#8217;albums familiaux Pourriez-vous nous présenter votre parcours ? Je suis une artiste femme, née en Algérie, j’ai étudié à l’école supérieure des Beaux Arts d’Alger puis j’ai</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Amina Zoubir est une artiste pluridisciplinaire qui travaille entre l&rsquo;Algerie et la France. A travers cette interview, nous revenons sur son parcours, sa démarche, avec un point particulier sur l&rsquo;une de ses dernières grande installation intitulée Muscicapidae. Exposée à Artissima, Foire d’art contemporain à Turin et lors de la dernière Biennale de Dakar en 2018, cette installation associe des pochettes de disques vinyles et des agrandissements d’anciennes photos d’identité en noir et blanc issues d&rsquo;albums familiaux </strong> </p>
<p><strong>Pourriez-vous nous présenter votre parcours ?</strong><br />
<br />Je suis une artiste femme, née en Algérie, j’ai étudié à l’école supérieure des Beaux Arts d’Alger puis j’ai continué mes études en France à l’Université Paris 8. Mon parcours d’artiste a commencé en Algérie où j’ai ressentie la nécessité de créer des images après avoir éprouvé et vécu une guerre civile durant les années 1990. J’ai questionné le regard des autres, à travers des vidéos relatant des expériences de corps évoluant dans des espaces prédéterminés selon les contextes socioculturels, ethno-psychiques et politiques. Mes œuvres examinent les pensées sociales et historiques à partir des poétiques et des mythes au Maghreb en Afrique du Nord. Il est essentiel de savoir d’où l’on parle pour imaginer où l’on veut aller et se donner les moyens d’exister.</p>
<p><strong>Dans votre travail de recherche comme dans vos travaux artistiques, on retrouve souvent des questionnements liés aux corps, pourquoi ? Pourriez-vous nous parler un peu plus de vos recherches, que l&rsquo;on comprenne bien comment se fait le lien entre votre travail de recherche et vos œuvres ?</strong><br />
<br />Il semble que la perception du corps de la femme change au fil des années dans un esprit de considération et de respect. Tout a commencé de l’expérience de mon propre corps de femme, parce que vous apprenez à devenir une femme dans des sociétés qui vous réduisent indéniablement à votre corps, où le statut de tutorat appliqué par les codes du patriarcat encourage l’infantilisation des esprits et des corps. L’expérience et l’interaction qu’engendrent les corps m’intéressent et ponctuent mon travail d’artiste. Les concepts développés par mes recherches et mes œuvres sollicitent les notions, les positionnements et les tensions de langage du corps humain/animal/objet et son articulation en espace urbain/rurale/fi­ctionnel. La complexité de l&rsquo;identité individuelle corporelle et la question « comment nous construisons notre humanité ? » constituent les ponts qui relient mes recherches et mon travail d’artiste. En dépit de ces questions, j&rsquo;estime qu&rsquo;être algérienne c&rsquo;est être africaine et qu&rsquo;être arabe et berbère est un héritage culturel avec lequel j’ai grandi. Nous pouvons l&rsquo;accepter ou le rejeter, tout le monde devrait être libre de choisir son identité individuelle.<br />
<figure id="attachment_5646" aria-describedby="caption-attachment-5646" style="width: 1200px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-5646" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2018/12/72dpiazoubir_2016_muscicapidae_14.jpg" alt="© Amina Zoubir" title="© Amina Zoubir" class="caption" data-description="Muscicapidae, 2016" align="center" width="1200" height="1000" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2018/12/72dpiazoubir_2016_muscicapidae_14.jpg 1200w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2018/12/72dpiazoubir_2016_muscicapidae_14-300x250.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2018/12/72dpiazoubir_2016_muscicapidae_14-1024x853.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2018/12/72dpiazoubir_2016_muscicapidae_14-768x640.jpg 768w" sizes="(max-width: 1200px) 100vw, 1200px" /><figcaption id="caption-attachment-5646" class="wp-caption-text">© Amina Zoubir</figcaption></figure><br />
<figure id="attachment_5647" aria-describedby="caption-attachment-5647" style="width: 1200px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-5647" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2018/12/72dpiazoubir_2016_muscicapidae_7.jpg" alt="© Amina Zoubir" title="© Amina Zoubir" class="caption" align="center" width="1200" height="1000" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2018/12/72dpiazoubir_2016_muscicapidae_7.jpg 1200w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2018/12/72dpiazoubir_2016_muscicapidae_7-300x250.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2018/12/72dpiazoubir_2016_muscicapidae_7-1024x853.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2018/12/72dpiazoubir_2016_muscicapidae_7-768x640.jpg 768w" sizes="(max-width: 1200px) 100vw, 1200px" /><figcaption id="caption-attachment-5647" class="wp-caption-text">© Amina Zoubir</figcaption></figure><br />
<strong>Nous aimerions en particulier revenir sur votre grande installation intitulée Muscicapidae créée en 2016.  Comment ce projet est-il né ? Pourquoi ce titre ? Comment sont sélectionnées les photographies d’identité de votre famille ? </strong><br />
<br />Les Muscicapidae sont une famille de passereaux, des oiseaux dont le chant est simple et discret, mon intention est de rendre ce chant visible et audible, de capturer sa lumière par la photographie, de le partager afin d’honorer son existence qui a été oublié. Par allégorie, ce chant est celui des algériens et de leurs chanteurs que j’ai connu depuis mon enfance. Ce projet est né en 2016, lorsque je me suis interrogée sur mon patrimoine musical suite aux décès de plusieurs célébrités du monde de la musique internationale comme Franck Sinatra, David Bowie, Prince, Vanity aka Denise Katrina Matthews, Eddy Wally, Maurice White, Paul Kantner… Mon travail d’artiste a commencé par identifier et répertorier les identités musicales dont j’avais eu connaissance. Musicapidae est une recherche iconographique et historique qui retrace une généalogie du patrimoine musical en Afrique du Nord, à travers le regard des algériens après l&rsquo;indépendance de l&rsquo;Algérie. L’installation fait partie intégrante de mon identité et vise à préserver un patrimoine culturel oublié et méconnu, j’ai donc confronté des photographies en couleur des pochettes inédites de disques vinyle et des photographies d’identité en noir et blanc de personnes de ma famille, prises depuis les années soixante et jusque dans les années quatre-vingt, certaines datent avant l’indépendance. Commence alors un long processus de sélection de mes archives photographiques familiales pour tenter d’en montrer l’importance, car ces photographies analogiques sont un enregistrement de l’espace éprouvé et du temps que chaque sujet a vécu. L’esthétique du portrait de studio est en réalité une photographie d’identité privée rendu public, chaque portrait photographique reflète les aspirations profondes, capture l’état d’esprit dans lequel les algériens se sont construits après l’indépendance. Je considère ces archives du point de vue historique, il y a très peu d’images issues de studios photographiques qui sont rendu accessibles. </p>
<p><strong>Vous travaillez aussi dans une démarche qui interroge la représentation que l&rsquo;on a de l’Algérie. Pouvez-vous nous en dire quelques mots ?</strong><br />
<br />Après les années 90, les algériens ne se laissaient plus prendre au jeu de l’image, ils avaient perdu l’habitude de se voir dans « un miroir d’image » et je continue d’interroger la société algérienne contemporaine suite au traumatisme collectif après la guerre civile des années 90, je parlerai même dans certains cas d’une catoptrophobie (Peur des miroirs, ou de se regarder dans un miroir) et cela renvoie également à l’eisotrophobie (la peur de son reflet dans un miroir). Le pays s’était renfermé, certains ont choisi l’exil, d’autres sont restés parce qu’ils n’avaient pas le choix, la possibilité, le désir de partir ; rester tel a été le choix des personnes que j’expose dans les photomontages Muscicapidae. Et il existe peu d’images connues venant de l’Algérie. Il y a eu une fermeture suite aux séquelles du fondamentalisme de la guerre civile, un conflit qui a détruit le tissu de la culture et de l&rsquo;art en Algérie, j&rsquo;ai grandi pendant cette guerre et je peux en témoigner grâce au processus de création artistique. Enfin, pour être plus précise, il n’y a pas assez d’images qui circulent hors du pays, les difficultés d’un artiste algérien sont la mobilité et la visibilité. J’ai ressentie la nécessité de créer des images après avoir éprouvé et vécu cette guerre fratricide. La représentation de l’Algérie par la carte postale post-coloniale n’est qu’une façon fantasmée d’un passé désuet, en réminiscence à l’époque coloniale, alors que les années soixante arbore un nouveau processus de résilience, celui de représenter joyeusement l’Algérie par la construction d’une nation et la valorisation des individualités après l’indépendance, les sujets photographiés éprouvaient volontiers le besoin d’imiter et de reproduire les modèles et styles de chanteurs populaires ; les poses adoptées rappellent celles de leurs acteurs de cinéma et chanteurs préférés. En ce qui concerne les poses, certaines personnes choisissent de reproduire celles qu’ils ou elles ont vues dans les films de cinéma, au théâtre et particulièrement sur les pochettes de disques vinyle, au moment de se rendre chez le photographe de studio pour prendre la photo d’identité. La pose du penseur, le regard tourné vers le lointain vers un futur prometteur, renvoie à la façon dont ils ou elles aiment être représenté-e-s. Je n’ai pris aucune de ces photographies d’identité moi-même et beaucoup ont été photographié avant même ma naissance dans les studios des photographes de quartier où les algériens se rendaient pour immortaliser des poses d’identité. Les studios des photographes d’identité ont progressivement fermé, certains jetaient ou revendaient leurs archives argentiques, plus tard la photographie passait au numérique. Je pense également aux photographies de Lazhar Mansouri quand tout un pont de l’histoire de la photographie vernaculaire en Algérie avait disparu de nos yeux dans la discrétion. Dans ma démarche d’artiste, ma représentation de l’Algérie apporte un autre regard construit par une expérience intérieure vécue et éprouvée sur ce même territoire. Je n’ai pris la distance que pour avoir d’avantage de discernement.</p>
<p><strong>Comment sont sélectionnées les pochettes de disques vinyle ? Pourquoi y mélangez-vous des musiques de différents pays et non uniquement de l&rsquo;Algérie ? Pouvez-vous nous parler des styles que l&rsquo;on y découvre ?</strong><br />
<br />J&rsquo;ai commencé à collectionner des pochettes de disques vinyle qui illustraient des chanteurs et chanteuses issues du monde arabe et d’Afrique lorsque je suis arrivée en France, j’avais également repris la collection de disques vinyle de mon père qu’il avait récupéré de mon grand père. Il y avait tous les genres musicaux internationaux : Classique, Wahrani, Blues Américain, Gnawi, Chaabi, Chaoui, Rock&#8230; Un héritage musical que j’ai photographié numériquement, certaines pochettes de disques vinyle en lien avec l’Afrique du Nord y sont désignées dans l’installation Muscicapidae reflétant l&rsquo;abondance et l’ouverture vers plusieurs identités musicales et iconographiques. L’installation évoque comment la musique a influencé la construction individuelle des personnes et quelle résilience existait après l&rsquo;indépendance, suivant la définition de ces identités en Algérie, même si depuis les années 1930, bien avant l’indépendance, plusieurs genres musicaux sont écoutés par les Algériens, Tunisiens, Marocains, Egyptiens ; des genres que l&rsquo;on pourrait appeler «pop», pour utiliser un terme qui correspond à l&rsquo;adjectif arabe chaabi, qui signifie « populaire de tous » ou « écouter par le peuple ».<br />
Ils nous parlent d&rsquo;un nouvel imaginaire, auquel la musique a contribué, transmettant une façon de se présenter, de dévoiler son identité ; je montre des personnes qui ont confirmé un attachement à la fois pour leurs traditions et pour leur modernité. Ainsi, par exemple, vous voyez mon grand-père ou mon oncle en costume-cravate, ou mes grands-mères et mes tantes avec des coupes de cheveux élaborées, une trace des modes vestimentaires et capillaires de l&rsquo;époque. Ce sont des processus de transition pour exister après les blessures, les traumatismes et les nombreuses humiliations subies pendant la période coloniale et pendant la guerre de libération de l’Algérie. Une construction de leur identité en tant qu&rsquo;individus ouverts sur le monde, parce qu&rsquo;ils n’écoutaient pas seulement les chansons révolutionnaires de l&rsquo;Algérie durant les années soixante, ils écoutaient Lili Boniche, un chanteur juif algérien qui adorait Alger et l&rsquo;Algérie, El Hachemi Guerouabi pour le Chaabi, la chanteuse égyptienne Oum Kalthoum, Touré Kunda groupe de musique sénégalais, Warda une chanteuse algérienne qui a fait carrière en Égypte, Taos Amrouche l’interprète des chants berbères, Mohamed Mazouni chantant l&rsquo;émigration en France… des chanteurs de Gnawa, des chanteurs de Rock, des chanteurs de Raï ou encore des chanteuses berbères comme Djurdjura. La musique a joué un rôle déterminant dans l&rsquo;émancipation psychique et le développement individuel de ces personnes ; une économie du bonheur partagé, au-delà de l’Algérie vers des identités ancrées en Afrique du Nord et ouvertes sur le monde.<br />
<figure id="attachment_5648" aria-describedby="caption-attachment-5648" style="width: 1200px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-5648" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2018/12/72dpiazoubir_2016_muscicapidae_6.jpg" alt="© Amina Zoubir" title="© Amina Zoubir" class="caption" align="center" width="1200" height="1000" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2018/12/72dpiazoubir_2016_muscicapidae_6.jpg 1200w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2018/12/72dpiazoubir_2016_muscicapidae_6-300x250.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2018/12/72dpiazoubir_2016_muscicapidae_6-1024x853.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2018/12/72dpiazoubir_2016_muscicapidae_6-768x640.jpg 768w" sizes="(max-width: 1200px) 100vw, 1200px" /><figcaption id="caption-attachment-5648" class="wp-caption-text">© Amina Zoubir</figcaption></figure><br />
<figure id="attachment_5649" aria-describedby="caption-attachment-5649" style="width: 1200px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-5649" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2018/12/72dpiazoubir_2016_muscicapidae_15.jpg" alt="© Amina Zoubir" title="© Amina Zoubir" class="caption" data-description="Muscicapidae, 2016" align="center" width="1200" height="1000" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2018/12/72dpiazoubir_2016_muscicapidae_15.jpg 1200w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2018/12/72dpiazoubir_2016_muscicapidae_15-300x250.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2018/12/72dpiazoubir_2016_muscicapidae_15-1024x853.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2018/12/72dpiazoubir_2016_muscicapidae_15-768x640.jpg 768w" sizes="(max-width: 1200px) 100vw, 1200px" /><figcaption id="caption-attachment-5649" class="wp-caption-text">© Amina Zoubir</figcaption></figure><br />
<strong>Comment sont composés ces photomontages ? Comment associez-vous les images ? A travers ces mosaïques vous vous intéressez à la construction individuelle de ces personnes, pouvez-vous nous raconter par exemple la vie de l&rsquo;un des personnages ?</strong><br />
<br />Le travail de composition des photomontages Muscicapidae est une étude sur la dialectique entre le caché et l’apparent, le proche et le lointain, l’historique et l’économique, la tradition et la modernité, entre le local et l’international. Les chanteurs sont influencés par la musique occidentale et la culture pop, néanmoins ils portent un certain imaginaire composé d’une appartenance moderne et traditionnelle liée à leur territoire. J’ai scanné et traité à l’image des pochettes de disques vinyle en détérioration, c’est leur état qui m’a amené à réfléchir à la nature subjective de la notion de valeur. Les photomontages Muscicapidae associent une valeur économique désuète (les pochettes de disques vinyle) à celle d’une valeur historique réanimée (les photographies d’identité en studio). Comment réfléchir son identité et celle des personnes illustrées par les photographies en noir et blanc, comment créer un rythme visuel, sélectionner et construire du sens à partir de celles-ci ? Ce processus s’apparente pour moi à l’idée d’une résurrection, l’idée de ramener à la vie quelque chose qui était caché et voué à la disparition et de reconstituer une histoire, de présenter un corps d’images. Toutes les archives sont aussi publiques que privées et les limites entre le domaine public et la sphère privée restent encore à questionner. La notion d’archive interroge la valeur économique des objets visuels transformé en valeur historique. Les artistes d’aujourd’hui utilisent les archives pour contester un sens historique qu’ils souhaitent réécrire. Beaucoup de protagonistes de la musique, de la culture et du journalisme ont disparu pendant la guerre civile en Algérie et je voulais leur rendre hommage, leur donner une visibilité, certains d&rsquo;entre eux ont été assassinés et sont peu connus des nouvelles générations. Dans le cas du théâtre, je cite Azzeddine Medjoubi, Abdelkader Alloula, le poète Tahar Djaout, pour la musique berbère Matoub Lounes, une journaliste féministe Nabila Djahnine, je cite Cheb Hasni le sentimentaliste du Rai, Cheikha Rimiti initiatrice de Gasba et Al Anka le précurseur du Chaabi, T34 le groupe de Rock et Miriam Makeba qui entretenait un lien particulier avec l’Algérie, elle a été invitée en 1969 à performer pour le premier Festival Panafricain à Alger puis en 1973, elle a été naturalisée algérienne par le président Houari Boumédiène et en 1978 lors des jeux africains, elle a chanté en arabe Ifrikia -signifiant Afrique- des mots écrits par l’auteur algérien Mustapha Toumi arguant le refrain « je suis libre en Algérie, le temps de l&rsquo;esclavage est révolu ». </p>
<p><strong>Ce projet a été présenté lors de la dernière Biennale de Dakar à l’ancien Palais de Justice, quelle en a été sa réception ?</strong><br />
<br />L’installation Muscicapidae a suscité un engouement et une curiosité, cela a incité consciemment les visiteurs à réfléchir sur leur patrimoine musical et leurs propres archives familiales. Mon dessein vise à sensibiliser les générations futures sur l’importance de préserver un patrimoine culturel à travers l’histoire photographique des archives familiales. Libérer ce patrimoine musical en reconstituant une autre histoire intérieure, une autre vision du monde à partir de l’Algérie, réfléchir ce monde extérieur qui nous a inspiré pour être nous-mêmes, revendiquant ce qui est traditionnel ainsi que notre modernité. Nous devons sortir toute cette musique algérienne jusque dans les années quatre-vingt et veiller à ce que les nouvelles générations puissent s’en inspirer et reconstruire les bases de nouvelles formes musicales et de nouvelles formes de résilience, pour sortir de ce deuxième traumatisme qu’a été la guerre civile des années 90. Cela a déjà commencé et le temps est venu pour la nostalgie, pour la vérité, pour rendre accessible la volonté de liberté de ces chanteurs assassinés et de ces musiciens du désir de vivre qui ont influencé ceux qui les avaient écoutés, hommes et femmes qui ont construit une individualité, une identité à transmettre aux nouvelles générations.</p>
<p><strong>Quels sont vos projets pour cette année 2019 ?</strong><br />
<br />Le meilleur reste à venir, je n’en dirais pas plus !</p>
<p><figure id="attachment_5650" aria-describedby="caption-attachment-5650" style="width: 1200px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-5650" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2018/12/72dpiazoubir_2016_muscicapidae_12.jpg" alt="© Amina Zoubir" title="© Amina Zoubir" class="caption" align="center" width="1200" height="1000" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2018/12/72dpiazoubir_2016_muscicapidae_12.jpg 1200w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2018/12/72dpiazoubir_2016_muscicapidae_12-300x250.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2018/12/72dpiazoubir_2016_muscicapidae_12-1024x853.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2018/12/72dpiazoubir_2016_muscicapidae_12-768x640.jpg 768w" sizes="(max-width: 1200px) 100vw, 1200px" /><figcaption id="caption-attachment-5650" class="wp-caption-text">© Amina Zoubir</figcaption></figure><br />
<figure id="attachment_5651" aria-describedby="caption-attachment-5651" style="width: 1200px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-5651" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2018/12/72dpiazoubir_2016_muscicapidae_11.jpg" alt="© Amina Zoubir" title="© Amina Zoubir" class="caption" align="center" width="1200" height="1000" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2018/12/72dpiazoubir_2016_muscicapidae_11.jpg 1200w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2018/12/72dpiazoubir_2016_muscicapidae_11-300x250.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2018/12/72dpiazoubir_2016_muscicapidae_11-1024x853.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2018/12/72dpiazoubir_2016_muscicapidae_11-768x640.jpg 768w" sizes="(max-width: 1200px) 100vw, 1200px" /><figcaption id="caption-attachment-5651" class="wp-caption-text">© Amina Zoubir</figcaption></figure></p>
<p>L’article <a href="https://www.afriqueinvisu.org/vinyles-et-photos-d-identite-pour-evoquer-la-liberte-en-algerie/">Vinyles et photos d&rsquo;identité pour évoquer la liberté en Algérie</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.afriqueinvisu.org">Afrique In Visu</a>.</p>
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		<title>Raconter l&#8217;exil</title>
		<link>https://www.afriqueinvisu.org/abdo-shanan/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Afrique in visu]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 18 Sep 2017 08:09:40 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Éditorial]]></category>
		<category><![CDATA[Algerie]]></category>
		<category><![CDATA[Interview]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>En 2016, nous découvrions le collectif 220. Très vite nous suivions de près plusieurs de ses membres grâce à instagram comme Fethi Sarhaoui et Awel Haouati. Abdo Shanan, c&#8217;est avec sa série Diary : Exile que nous avons plongé dans son univers. Un plongeon puissant dans cette histoire si personnelle. Ici son exil raconté en noir et blanc comme une séquence de cinéma. Il nous livre une série d&#8217;une grande force, captant des moments intimes du quotidien, des morceaux de vie&#8230; Cette série est à découvrir jusqu&#8217;au 4 novembre 2017 à la Cité Internationale des Arts à Paris dans le</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>En 2016, nous découvrions <strong>le collectif 220</strong>. Très vite nous suivions de près plusieurs de ses membres grâce à instagram comme <a href="https://www.instagram.com/fethi.sahraoui/">Fethi Sarhaoui</a> et <a href="https://www.instagram.com/awlht/">Awel Haouati</a>.<br />
<strong>Abdo Shanan</strong>, c&rsquo;est avec sa série <em>Diary : Exile</em> que nous avons plongé dans son univers. Un plongeon puissant dans cette histoire si personnelle. Ici son exil raconté en noir et blanc comme une séquence de cinéma. Il nous livre une série d&rsquo;une grande force, captant des moments intimes du quotidien, des morceaux de vie&#8230;<br />
Cette série est à découvrir jusqu&rsquo;au 4 novembre 2017 à la Cité Internationale des Arts à Paris dans le cadre de la deuxième <a href="http://biennalephotomondearabe.com/">biennale des photographes du Monde Arabe Contemporain</a></p>
<p><strong>Avant de revenir sur ton travail et ton parcours, nous aimerions que tu nous parles du collectif 220 que tu a créé en Algérie. Pourquoi cette envie ?</strong><br />
<br />Il faut comprendre le contexte de la photographie en Algérie. Il n’y a que peu voire pas d’endroit où on peut étudier la photo et il n’y a pas de média algérien qui utilise la photo comme un moyen d’information. Ce n’est pas non plus complètement considéré comme un art, et il n’existe pas de vrais critiques professionnels.<br />
<br />Travailler dans un groupe, un collectif, cela permet d’avoir d’autres photographes algériens qui peuvent s’entraider, partager des avis, faire des critiques. Chaque photographe peut être l’éditeur photo d’un autre membre du collectif.<br />
<br />Le groupe nous donne une force. Le collectif est actif depuis 2016. Au fil des publications, des expositions, le nom du collectif est cité et associé aux noms des photographes comme <strong>Youcef Krache</strong> ou <strong>Fethi Saharaoui</strong>. Cela a aidé à donner une visibilité à tous les membres du collectif. Et avec le travail d’autres photographes algériens sur le terrain, ça a participé à donner une visibilité à la photographie algérienne en général.</p>
<p><strong>On parle beaucoup de vous en ce moment, vous êtes plusieurs membres à avoir de belles actualités; Biennale des photographes arabes, Biennale de Bamako. On peut parler d&rsquo;un renouveau de la photographie en Algérie ces 3 dernières années ?</strong><br />
<br />Je pense que oui. Différents types de photo se développent, comme la photographie de paysage, de portrait, la street photography… C’est une bonne chose parce qu’on peut ainsi donner une vision de l’Algérie plus large. Je ne sais pas pourquoi il y a un renouveau maintenant, mais peut-être que cela a un lien avec le développement des réseaux sociaux, et la facilité avec laquelle on peut faire des photos. Fethi Saharaoui par exemple prend 90% de ses photos avec un téléphone portable. Il y a 10 ans, en Algérie, avoir un appareil photo, était un problème.<br />
<br />Aujourd’hui, les photographes font aussi un travail de recherche. Plusieurs photographes tentent de développer leur propre “oeil”, ils réfléchissent à comment ils voient l’Algérie, comment ils veulent que les autres la voient. Développer notre propre vision de la photo, c’est important parce que nous voulons aussi nous inscrire dans le monde d’aujourd’hui et nous voulons aussi le photographier en donnant notre propre vision sur ce qu’il s’y passe. Pouvoir confronter notre expérience et notre regard, nous, Algériens, Africains, aux visions de photographes étrangers, c’est une des magies de la photographie. Il ne s’agit pas juste d’images, mais aussi d’avis, d’opinions, sur le monde.<br />
<figure id="attachment_5283" aria-describedby="caption-attachment-5283" style="width: 1200px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-5283" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2017/09/from_diary_exile_2014-2016_1.jpg" alt="© Abdo Shanan / Collective 220" title="© Abdo Shanan / Collective 220" class="caption" data-description="From Diary exile (2014-2016)" align="center" width="1200" height="1800" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2017/09/from_diary_exile_2014-2016_1.jpg 1200w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2017/09/from_diary_exile_2014-2016_1-200x300.jpg 200w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2017/09/from_diary_exile_2014-2016_1-683x1024.jpg 683w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2017/09/from_diary_exile_2014-2016_1-768x1152.jpg 768w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2017/09/from_diary_exile_2014-2016_1-1024x1536.jpg 1024w" sizes="(max-width: 1200px) 100vw, 1200px" /><figcaption id="caption-attachment-5283" class="wp-caption-text">© Abdo Shanan / Collective 220</figcaption></figure><br />
<figure id="attachment_5284" aria-describedby="caption-attachment-5284" style="width: 1200px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-5284" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2017/09/from_diary_exile_2014-2016_3.jpg" alt="© Abdo Shanan / Collective 220" title="© Abdo Shanan / Collective 220" class="caption" data-description="From Diary exile (2014-2016)" align="center" width="1200" height="1800" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2017/09/from_diary_exile_2014-2016_3.jpg 1200w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2017/09/from_diary_exile_2014-2016_3-200x300.jpg 200w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2017/09/from_diary_exile_2014-2016_3-683x1024.jpg 683w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2017/09/from_diary_exile_2014-2016_3-768x1152.jpg 768w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2017/09/from_diary_exile_2014-2016_3-1024x1536.jpg 1024w" sizes="(max-width: 1200px) 100vw, 1200px" /><figcaption id="caption-attachment-5284" class="wp-caption-text">© Abdo Shanan / Collective 220</figcaption></figure><br />
<strong>Tu travailles essentiellement en Noir et Blanc très contrasté comme nombre de tes confrères du Collectif 220. Peux-tu nous dire pourquoi ce choix de ton côté ? Et si c&rsquo;est aussi une marque esthétique de ta génération en Algérie ?</strong><br />
<br />Je ne peux pas dire pourquoi les autres membres du Collectif travaillent en noir et blanc, mais en ce qui me concerne, c’est une manière de me révolter. Utiliser le flash et le contraste permet d’imposer mes idées, de montrer ce que je ressens à propos de moi-même comme à propos du monde qui m’entoure. Mais désormais, je travaille également en couleur dans mon nouveau projet, parce que j’ai constaté que le choix esthétique de la couleur convenait à une certaine partie de ce nouveau projet.<br />
<br />Pour moi, le noir et blanc n’est pas le seul choix que j’ai. Mais à l’époque de <em>Diary : Exile</em>, c’était la manière dont je voulais m’exprimer.<br />
<br />Je ne pense pas que le noir est blanc soit un marqueur esthétique, parce qu’il y a des photographes qui travaillent en couleur et d’autres en noir et blanc moins contrasté. Est-ce un choix esthétique de ma génération, je ne le sais pas. Je ne pense pas que ce soit à moi de le dire. </p>
<p><strong>Le portrait est un élément phare de ton travail, parfois décalé, coupé, de dos, caché. Comment en es-tu venu à cette pratique ?</strong><br />
<br />Quand je fais un portrait, je le fais de manière instinctive. En faisant un portrait classique, j’avais le sentiment de ne pas m’exprimer. Cette manière de faire un portrait est une manière d’expliquer quelle est ma relation aux personnes sur le portrait. A cette période de ma vie, à chaque fois que je parlais avec des gens, j’avais l’impression qu’il y avait un manque dans la relation humaine. Je n’aimais pas comment les gens me faisaient me sentir, comment je me sentais près d’eux, parce que je sentais que je devrais être quelqu’un d’autre, que je devais cacher qui j’étais vraiment, j’avais l’impression que je devais porter un masque. J’évitais le contact visuel, j’évitais d’organiser des scènes.<br />
Je pensais que seules les premières secondes de nos réactions étaient complètement honnêtes. Donc, je voulais faire des portraits de manière aussi honnête que possible, sans organiser de pose pour le portrait.<br />
<figure id="attachment_5285" aria-describedby="caption-attachment-5285" style="width: 1200px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-5285" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2017/09/from_diary_exile_2014-2016_4.jpg" alt="© Abdo Shanan / Collective 220" title="© Abdo Shanan / Collective 220" class="caption" data-description="From Diary exile (2014-2016)" align="center" width="1200" height="1800" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2017/09/from_diary_exile_2014-2016_4.jpg 1200w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2017/09/from_diary_exile_2014-2016_4-200x300.jpg 200w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2017/09/from_diary_exile_2014-2016_4-683x1024.jpg 683w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2017/09/from_diary_exile_2014-2016_4-768x1152.jpg 768w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2017/09/from_diary_exile_2014-2016_4-1024x1536.jpg 1024w" sizes="(max-width: 1200px) 100vw, 1200px" /><figcaption id="caption-attachment-5285" class="wp-caption-text">© Abdo Shanan / Collective 220</figcaption></figure><br />
<figure id="attachment_5286" aria-describedby="caption-attachment-5286" style="width: 1200px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-5286" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2017/09/from_diary_exile_2014-2016_2.jpg" alt="© Abdo Shanan / Collective 220" title="© Abdo Shanan / Collective 220" class="caption" data-description="From Diary exile (2014-2016)" align="center" width="1200" height="1800" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2017/09/from_diary_exile_2014-2016_2.jpg 1200w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2017/09/from_diary_exile_2014-2016_2-200x300.jpg 200w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2017/09/from_diary_exile_2014-2016_2-683x1024.jpg 683w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2017/09/from_diary_exile_2014-2016_2-768x1152.jpg 768w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2017/09/from_diary_exile_2014-2016_2-1024x1536.jpg 1024w" sizes="(max-width: 1200px) 100vw, 1200px" /><figcaption id="caption-attachment-5286" class="wp-caption-text">© Abdo Shanan / Collective 220</figcaption></figure><br />
<strong>Ton histoire comme tes origines sont des éléments importants dans ta démarches de photographe comme on peut le voir dans ta série <em>Diary : Exile</em>. Peux-tu nous raconter comment cela nourrit cette série ?</strong><br />
<br />Le sujet même de la série est justement mon histoire, mes origines. C’était un vrai journal et un vrai exil. La seule manière de laisser des traces de cet exil, pour moi, était de le photographier, de le construire. Ce n’était pas vraiment un exil physique, mais un exil émotionnel. La photographie était le medium le plus fort pour m’exprimer. Si j’étais un bon écrivain, j’aurais fait un roman. La photo me permet de présenter mes points de vue.<br />
Sans la photo, sans ce projet, je ne sais pas qui je serai aujourd’hui, comment je me sentirais.<br />
<em>“Diary : Exile”</em> était une façon de me comprendre moi-même, une sorte de thérapie. </p>
<p><strong>Cette série est très forte visuellement, sera-t-elle uniquement en noir et blanc ? Et Comment l&rsquo;imagines -tu vivre ? Sous forme de livre ? D&rsquo;installation ?</strong><br />
<br />Oui, la série sera intégralement en noir et blanc. Cela reflète ce que je ressentais.<br />
<br />La série sera exposée à Paris, du 11 septembre au 13 novembre, puis il y aura d’autres exposition. <em>Diary : Exile</em> fera partie d’un livre qui intègrera trois autres séries que je vais réaliser dans les deux, trois prochaines années. Ce livre sera pour moi mon identité, mon passeport, il montrera ce que je suis. </p>
<p><strong>Tu as réalisé une série dans un train très poétique comme une sorte de journal mêlant fiction et réalité, peux-tu nous parler de cette série ? Ce qu&rsquo;elle évoque et en particulier le lien au texte qui est très important ?</strong><br />
<br />Cette série n’a jamais été terminée. Je n’ai fait que quelques photos. C’était une sorte d’expérimentation pour moi. D’une certaine manière, c’était une introduction à <em>Diary : Exile</em>. Parce que c’était la première fois que j’essayais de raconter une histoire personnelle, de travailler sur ce que ressent la personne qui voit la photo, plus que sur ce qu’elle voit.<br />
Dans cette série, j’imaginais la vie des gens qui voyagent souvent, et leur relation avec la terre, avec leur foyer. Je prenais le train de Oran à Alger souvent, et je projetais ce que je ressentais moi-même, l’absence de sentiment d’attachement à une terre précise.<br />
<br />L’utilisation des textes étaient une sorte de journal, c’était une manière d’essayer de travailler sur la manière dont un texte et une photo peuvent se répondre.<br />
<br />Je voulais aussi utiliser les textes pour Diary : Exile , mais ça me semblait surcharger les images. Sans ce projet Train of thoughts, je n’aurais jamais fait Diary : Exile, je n’aurais jamais pensé à faire de la photo de la manière dont je le fais aujourd’hui. Le projet m’a aidé à repousser les limites de ce que je pouvais faire avec la photo, et ça m’a aidé à expérimenter l’importance des possibilités qu’offre la photographie.<br />
<figure id="attachment_5287" aria-describedby="caption-attachment-5287" style="width: 1200px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-5287" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2017/09/from_train_of_thoughts_2012-2013_.jpg" alt="© Abdo Shanan/ Collective 220" title="© Abdo Shanan/ Collective 220" class="caption" data-description="From Train of Thoughts (2012-2013)" align="center" width="1200" height="1793" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2017/09/from_train_of_thoughts_2012-2013_.jpg 1200w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2017/09/from_train_of_thoughts_2012-2013_-201x300.jpg 201w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2017/09/from_train_of_thoughts_2012-2013_-685x1024.jpg 685w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2017/09/from_train_of_thoughts_2012-2013_-768x1148.jpg 768w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2017/09/from_train_of_thoughts_2012-2013_-1028x1536.jpg 1028w" sizes="(max-width: 1200px) 100vw, 1200px" /><figcaption id="caption-attachment-5287" class="wp-caption-text">© Abdo Shanan/ Collective 220</figcaption></figure><br />
<strong>Quels sont tes prochains projets et actualités ?</strong><br />
<br />Expositions à venir </p>
<ul>
<li> Paris : Iqbal, du 11 septembre au 13 novembre 2017 (dans le cadre de la Biennale de la photo du monde arabe). Cité internationale des Arts. </li>
<li> Lyon : Docks Art Fair, du 16 au 20 septembre 2017.</li>
<li> Barcelone : Swab Art Fair, Exposition du Collective 220, du 28 septembre au 1<sup>er</sup> octobre 2017</li>
</ul>
<p><strong>Et ton projet photographique actuel, la série Dry? </strong><br />
<br />Je travaille désormais sur une série appelée <em>Dry</em>, dans laquelle j’interroge la relation entre l’individu et son environnement. Que ce soit un individu étranger à l’environnement, comme les migrants par exemple, comme les individus qui font partie de l’environnement mais qui ne se sentent pas y appartenir.<br />
<br />Dans cette série, il y a des portraits, posés, en couleur, et des photos de l’environnement, en noir et blanc, contrastées, avec flash. Je veux garder cette dernière technique, issue de <em>Diary : Exile</em>, parce que <em>Dry</em> est également un projet personnel, où je veux avoir des réponses aux questions : D’où suis-je ? Qui suis-je ? A quoi est -ce que j’appartiens ? </p>
<p>Les personnes que je rencontre, que j’interviewe et que je prends en photo, m’aide à répondre à ces questions. Ce sont des personnes que j’admire, de par leur force, parce qu’ils n’ont pas de problème à assumer leur différence. Leur vision de leur environnement, l’endroit où ils vivent, leur perception de ce qu’est un “foyer” est très mature, et cela m’a permis de comprendre ma propre relation avec mon environnement, et mon sentiment de ne pas être relié à l’endroit d’où je viens, à l’endroit où je vis. </p>
<p>Toutes les photos © Abdo Shanan/ Collective 220</p>
<p><img decoding="async" src="IMG/jpg/from_dry_-work_in_progracess-_2017-_.jpg" alt="© Abdo Shanan / Collective 220" title="© Abdo Shanan / Collective 220" class="caption" data-description="From Dry (2017)
work in progress" align="center" /></p>
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]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
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		<title>Capter les images de guerre et celles de la beauté</title>
		<link>https://www.afriqueinvisu.org/capter-les-images-de-guerre-et-celles-de-la-beaute/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Claire Nini]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 21 Nov 2016 16:10:12 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Éditorial]]></category>
		<category><![CDATA[Algerie]]></category>
		<category><![CDATA[Interview]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Farida Hamak est née en Algérie. Elle arrive en France à l’âge de six ans. Elle interrompt ses études littéraires à la Sorbonne, pour partir en voyage à Singapour. Elle achète alors son premier appareil photo, et ne se doute pas encore qu’elle en fera son métier. D’abord, reporter de guerre à l’agence Viva dans les années 1980, elle collabore avec l’agence Sipa Press avant d’arrêter la photo d’actualité en 1990 pour devenir rédactrice en chef de mode du bureau parisien d’Al Khaleejiah-France (premier groupe de presse du Moyen-Orient). C’est cette double pratique de la photographie (capter les images de</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Farida Hamak est née en Algérie. Elle arrive en France à l’âge de six ans. Elle interrompt ses études littéraires à la Sorbonne, pour partir en voyage à Singapour. Elle achète alors son premier appareil photo, et ne se doute pas encore qu’elle en fera son métier. D’abord, reporter de guerre à l’agence Viva dans les années 1980, elle collabore avec l’agence Sipa Press avant d’arrêter la photo d’actualité en 1990 pour devenir rédactrice en chef de mode du bureau parisien d’Al Khaleejiah-France (premier groupe de presse du Moyen-Orient). C’est cette double pratique de la photographie (capter les images de guerre et celles de la beauté) qui fait la singularité du travail d’auteure de Farida Hamak. Depuis 2011, elle est co-directrice  de la Galerie Regard Sud basée à Lyon avec son époux Abdellah Zerguine. Nous l’avons rencontré lors d’AKAA.<br />
<br /><em>Propos recueillis par Claire Nini.</em> </strong></p>
<p><em>Inaugurée en 2000 et implantée dans le quartier de la Croix-Rousse à Lyon, la galerie Regard Sud expose des artistes issus du pourtour méditerranéen et d’ailleurs, s’inscrivant avant tout dans une logique de passerelles vers les pays du Maghreb et du Moyen-Orient. </em></p>
<p><strong>Bonjour Farida, vous exposez à l’AKAA, sur le stand de la galerie Regard Sud (Lyon), une série intitulée « sur les traces », pouvez-vous nous expliquer ce titre et commenter ce travail ? </strong><br />
<br />C’est une série que j’ai commencé en 2012. Je suis toujours très lente, j’ai mis quatre ans à la réaliser.<br />
Avant Akaa Paris, cette série a été exposée à Lyon dans le cadre de « Septembre de la Photographie ».<br />
Le mot « traces » indique, ici, que je cherche quelque chose qui n’est peut être pas de l’ordre de l’immédiatement visible. Le titre fait référence à l’invisible. Je travaille sur les traces et la mémoire depuis plus de trente ans, aussi bien en France, au Maghreb particulièrement en Algérie, et beaucoup au Moyen Orient où j’ai été reporter de guerre. C’est ma démarche photographique.  </p>
<p><strong>Vous dites ne pas tomber dans l’Orientalisme ou la photographie esthétisante, comment s’opère cette résistance ? </strong><br />
<br />Je ne parle pas du passé dans ce travail, cela ne m’intéressait pas. La psychologie des gens ne m’intéressait pas non plus pour ce projet. J’ai décrit la possibilité, l’esprit d’un territoire. Je travaille dans l’acte photographique c’est ce qui m’intéressait le plus.</p>
<p><strong>Les photographies de cette série sont très lumineuses d’un blanc allant parfois jusqu’à l’éblouissement ou la transparence. Pourquoi ce choix ?</strong><br />
<br />Je suis tombée amoureuse de cette lumière assez particulière de Bou-Saada. Je comprends pourquoi les grands peintres comme Eugène Delacroix se sont attardés sur les paysages de cette région de l’Algérie. Il n’y a aucune humidité dans l’air, l’atmosphère est sèche et c’est ce qui donne ce blanc extraordinaire. C’est le lieu qui m’a inspiré cette lumière. Il n’y a que la photographie qui peut retranscrire cette ambiance. J’ai beaucoup travaillé la notion d’épure. J’ai gommé tous les accessoires autour pour laisser la place à ce blanc, ce paysage avec des petits personnages discrets. Brigitte Ollier, qui était critique de la photographie à Libération a toujours dit que la lumière de mon travail était très douce.</p>
<p><strong>Depuis 2011, vous travaillez comme Directeur artistique de la galerie Regard Sud, comment conciliez-vous cette fonction avec celle de photographe d’auteur ? </strong><br />
<br />C’est une galerie pluridisciplinaire et le contact avec les autres artistes nourrit mon travail photographique.</p>
<p><strong>Après un voyage à Singapour vous achetez votre premier appareil photo. De retour de voyages, vous commencez à tout photographier. Pouvez-vous revenir sur cette période, vos premières émotions et sensations de jeune photographe ?</strong><br />
<br />J’avais 21 ans et j’ai acheté cet appareil à Singapour sans penser que j’allais être un jour photographe. Quand je suis revenue à Paris, je faisais déjà du noir et blanc et j’ai appris à développer mes photos en laboratoire. Cette découverte m’a fasciné. Ensuite, j’ai photographié toute l’Algérie et j’ai montré ce travail à l’agence Viva. Quand il y a eu la guerre au Liban, je suis partie car je voulais absolument en faire mon métier. J’ai quitté la Sorbonne pour aller photographier la guerre du Liban.  </p>
<p><strong>Ce qui marque depuis votre travail et qui fait sa singularité c’est votre double pratique de la photographie : capter les images de guerre et celles de la beauté. Est-ce un dilemme ? </strong><br />
<br />J’ai d’abord été reporter de guerre, puis photographe de mode pendant dix sept ans. De mon expérience de reporter de guerre, j’ai gardé cette rapidité à photographier. De mon passé de photographe de mode, j’ai gardé ce rapport essentiel et esthétique à la lumière. C’est une tension dans mon parcours mais c’est formidable !  </p>
<p><strong>Quels sont vos projets ? Vos actualités ? </strong><br />
<br />Je vais continuer ma démarche de « traces », en Tunisie. Grâce à l’Akaa, j’ai été sollicité par le Jeu de Paume, donc je suis très heureuse de cette participation à cette foire.</p>
<p><figure id="attachment_5120" aria-describedby="caption-attachment-5120" style="width: 1200px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-5120" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/11/c_faridahamak-1.jpg" alt="© Farida Hamak" title="© Farida Hamak" class="caption" data-description="Série Sur les traces 2013. Khoubana, Bou Saada, Algérie." align="center" width="1200" height="960" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/11/c_faridahamak-1.jpg 1200w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/11/c_faridahamak-1-300x240.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/11/c_faridahamak-1-1024x819.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/11/c_faridahamak-1-768x614.jpg 768w" sizes="(max-width: 1200px) 100vw, 1200px" /><figcaption id="caption-attachment-5120" class="wp-caption-text">© Farida Hamak</figcaption></figure><br />
<figure id="attachment_5121" aria-describedby="caption-attachment-5121" style="width: 1200px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-5121" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/11/c_faridahamak-2.jpg" alt="© Farida Hamak" title="© Farida Hamak" class="caption" data-description="Série Sur les traces, 2014. Oultem, Bou Saada, Algérie." align="center" width="1200" height="1200" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/11/c_faridahamak-2.jpg 1200w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/11/c_faridahamak-2-300x300.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/11/c_faridahamak-2-1024x1024.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/11/c_faridahamak-2-150x150.jpg 150w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/11/c_faridahamak-2-768x768.jpg 768w" sizes="(max-width: 1200px) 100vw, 1200px" /><figcaption id="caption-attachment-5121" class="wp-caption-text">© Farida Hamak</figcaption></figure><br />
<figure id="attachment_5122" aria-describedby="caption-attachment-5122" style="width: 1200px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-5122" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/11/c_farida_hamak-3.jpg" alt="© Farida Hamak" title="© Farida Hamak" class="caption" data-description="Série Sur les traces, 2014. Eddis, (Ouled Sidi Brahim). Bou Saada, Algérie." align="center" width="1200" height="1200" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/11/c_farida_hamak-3.jpg 1200w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/11/c_farida_hamak-3-300x300.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/11/c_farida_hamak-3-1024x1024.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/11/c_farida_hamak-3-150x150.jpg 150w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/11/c_farida_hamak-3-768x768.jpg 768w" sizes="(max-width: 1200px) 100vw, 1200px" /><figcaption id="caption-attachment-5122" class="wp-caption-text">© Farida Hamak</figcaption></figure><br />
<figure id="attachment_5123" aria-describedby="caption-attachment-5123" style="width: 1200px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-5123" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/11/c_faridahamak-4.jpg" alt="© Farida Hamak" title="© Farida Hamak" class="caption" data-description="Série Sur les traces, 2014. El Hamel, Bou Saada, Algérie." align="center" width="1200" height="1200" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/11/c_faridahamak-4.jpg 1200w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/11/c_faridahamak-4-300x300.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/11/c_faridahamak-4-1024x1024.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/11/c_faridahamak-4-150x150.jpg 150w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/11/c_faridahamak-4-768x768.jpg 768w" sizes="(max-width: 1200px) 100vw, 1200px" /><figcaption id="caption-attachment-5123" class="wp-caption-text">© Farida Hamak</figcaption></figure><br />
<figure id="attachment_5124" aria-describedby="caption-attachment-5124" style="width: 1200px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-5124" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/11/c_faridahamak-5.jpg" alt="© Farida Hamak" title="© Farida Hamak" class="caption" data-description="Série Sur les traces 2013. Déjeuner sur l’herbe. Khoubana, Bou Saada, Algérie." align="center" width="1200" height="960" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/11/c_faridahamak-5.jpg 1200w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/11/c_faridahamak-5-300x240.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/11/c_faridahamak-5-1024x819.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/11/c_faridahamak-5-768x614.jpg 768w" sizes="(max-width: 1200px) 100vw, 1200px" /><figcaption id="caption-attachment-5124" class="wp-caption-text">© Farida Hamak</figcaption></figure><br />
<figure id="attachment_5125" aria-describedby="caption-attachment-5125" style="width: 1200px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-5125" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/11/c_faridahamak-6.jpg" alt="© Farida Hamak" title="© Farida Hamak" class="caption" data-description="Série Sur les traces, 2014. Bou Saada, Algérie." align="center" width="1200" height="800" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/11/c_faridahamak-6.jpg 1200w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/11/c_faridahamak-6-300x200.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/11/c_faridahamak-6-1024x683.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/11/c_faridahamak-6-768x512.jpg 768w" sizes="(max-width: 1200px) 100vw, 1200px" /><figcaption id="caption-attachment-5125" class="wp-caption-text">© Farida Hamak</figcaption></figure><br />
<figure id="attachment_5126" aria-describedby="caption-attachment-5126" style="width: 1200px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-5126" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/11/c_faridahamak-7.jpg" alt="© Farida Hamak" title="© Farida Hamak" class="caption" data-description="Série Sur les traces, 2012. Bou Saada, Algérie." align="center" width="1200" height="960" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/11/c_faridahamak-7.jpg 1200w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/11/c_faridahamak-7-300x240.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/11/c_faridahamak-7-1024x819.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/11/c_faridahamak-7-768x614.jpg 768w" sizes="(max-width: 1200px) 100vw, 1200px" /><figcaption id="caption-attachment-5126" class="wp-caption-text">© Farida Hamak</figcaption></figure><br />
<figure id="attachment_5127" aria-describedby="caption-attachment-5127" style="width: 1200px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-5127" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/11/c_faridahamak-8.jpg" alt="© Farida Hamak" title="© Farida Hamak" class="caption" data-description="Série Sur les traces, 2013. Bou Saada, Algérie." align="center" width="1200" height="960" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/11/c_faridahamak-8.jpg 1200w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/11/c_faridahamak-8-300x240.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/11/c_faridahamak-8-1024x819.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/11/c_faridahamak-8-768x614.jpg 768w" sizes="(max-width: 1200px) 100vw, 1200px" /><figcaption id="caption-attachment-5127" class="wp-caption-text">© Farida Hamak</figcaption></figure><br />
<figure id="attachment_5128" aria-describedby="caption-attachment-5128" style="width: 1200px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-5128" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/11/c_faridahamak-9.jpg" alt="© Farida Hamak" title="© Farida Hamak" class="caption" data-description="Série Sur les traces, 2012. Bou Saada, Algérie." align="center" width="1200" height="960" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/11/c_faridahamak-9.jpg 1200w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/11/c_faridahamak-9-300x240.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/11/c_faridahamak-9-1024x819.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/11/c_faridahamak-9-768x614.jpg 768w" sizes="(max-width: 1200px) 100vw, 1200px" /><figcaption id="caption-attachment-5128" class="wp-caption-text">© Farida Hamak</figcaption></figure><br />
<figure id="attachment_5129" aria-describedby="caption-attachment-5129" style="width: 1200px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-5129" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/11/c_faridahamak-10.jpg" alt="© Farida Hamak" title="© Farida Hamak" class="caption" data-description="Série Sur les traces 2013. Khoubana, Bou Saada, Algérie." align="center" width="1200" height="960" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/11/c_faridahamak-10.jpg 1200w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/11/c_faridahamak-10-300x240.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/11/c_faridahamak-10-1024x819.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/11/c_faridahamak-10-768x614.jpg 768w" sizes="(max-width: 1200px) 100vw, 1200px" /><figcaption id="caption-attachment-5129" class="wp-caption-text">© Farida Hamak</figcaption></figure><br />
<figure id="attachment_5130" aria-describedby="caption-attachment-5130" style="width: 1200px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-5130" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/11/c_faridahamak-11.jpg" alt="© Farida Hamak" title="© Farida Hamak" class="caption" data-description="Série Sur les traces, 2012. Lac Chott el Hodna, Khoubana. Bou Saada, Algérie." align="center" width="1200" height="960" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/11/c_faridahamak-11.jpg 1200w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/11/c_faridahamak-11-300x240.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/11/c_faridahamak-11-1024x819.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/11/c_faridahamak-11-768x614.jpg 768w" sizes="(max-width: 1200px) 100vw, 1200px" /><figcaption id="caption-attachment-5130" class="wp-caption-text">© Farida Hamak</figcaption></figure><br />
<figure id="attachment_5131" aria-describedby="caption-attachment-5131" style="width: 1400px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-5131" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/11/c_faridahamak-13.jpg" alt="© Farida Hamak" title="© Farida Hamak" class="caption" data-description="Série Sur les traces, 2015. Les gorges du Moulin Ferrero. Bou Saada, Algérie." align="center" width="1400" height="1120" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/11/c_faridahamak-13.jpg 1400w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/11/c_faridahamak-13-300x240.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/11/c_faridahamak-13-1024x819.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/11/c_faridahamak-13-768x614.jpg 768w" sizes="(max-width: 1400px) 100vw, 1400px" /><figcaption id="caption-attachment-5131" class="wp-caption-text">© Farida Hamak</figcaption></figure></p>
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		<title>Terminus Algérie / Partie 1</title>
		<link>https://www.afriqueinvisu.org/terminus-algerie-partie-1/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Camille Millerand]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 17 Nov 2016 09:23:43 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Éditorial]]></category>
		<category><![CDATA[Algerie]]></category>
		<category><![CDATA[Témoignage]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>C’est une maison d’un étage et demi à ciel ouvert, au bout d’un chemin de terre, d’une banlieue d’Alger. Ici vivent une trentaine de migrants camerounais, sans-papiers. Une micro-société avec ses histoires d’amour, ses conflits, son commerce, ses jeux d’argent, son bar, son système économique, et ses devoirs scolaires. A «Guantanamo», on survit dans une Algérie qui ne laisse que très peu de place à l’Africain. Ces images sont extraites du projet Terminus Algérie co-réalisé avec Leïla Beratto, correspondante de RFI à Alger. Un projet au long cours et deux auteurs indépendants soutenus en juillet dernier par une bourse de</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>C’est une maison d’un étage et demi à ciel ouvert, au bout d’un chemin de terre, d’une banlieue d’Alger. Ici vivent une trentaine de migrants camerounais, sans-papiers. Une micro-société avec ses histoires d’amour, ses conflits, son commerce, ses jeux d’argent, son bar, son système économique, et ses devoirs scolaires. A «Guantanamo», on survit dans une Algérie qui ne laisse que très peu de place à l’Africain.</p>
<p>Ces images sont extraites du projet <em>Terminus Algérie</em> co-réalisé avec <strong>Leïla Beratto</strong>, correspondante de RFI à Alger. Un projet au long cours et deux auteurs indépendants soutenus en juillet dernier par une <a href="http://www.scam.fr/">bourse de la SCAM</a>.</p>
<p><figure id="attachment_5094" aria-describedby="caption-attachment-5094" style="width: 1200px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-5094" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/11/1-bachir.jpg" alt="© Camille Millerand" title="© Camille Millerand" class="caption" data-description="Dans un quartier en construction vivent une cinquantaine de migrants. Ce bâtiment de 2 étages, isolé, en périphérie d’Alger est loué par un seul résident. Mai 2015." align="center" width="1200" height="800" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/11/1-bachir.jpg 1200w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/11/1-bachir-300x200.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/11/1-bachir-1024x683.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/11/1-bachir-768x512.jpg 768w" sizes="(max-width: 1200px) 100vw, 1200px" /><figcaption id="caption-attachment-5094" class="wp-caption-text">© Camille Millerand</figcaption></figure><br />
<figure id="attachment_5095" aria-describedby="caption-attachment-5095" style="width: 1200px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-5095" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/11/3-bachir.jpg" alt="© Camille Millerand" title="© Camille Millerand" class="caption" data-description="Les femmes migrantes sont particulièrement fragilisées, car trouver du travail est encore plus compliqué que pour les hommes. Alger. Mai 2015" align="center" width="1200" height="800" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/11/3-bachir.jpg 1200w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/11/3-bachir-300x200.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/11/3-bachir-1024x683.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/11/3-bachir-768x512.jpg 768w" sizes="(max-width: 1200px) 100vw, 1200px" /><figcaption id="caption-attachment-5095" class="wp-caption-text">© Camille Millerand</figcaption></figure><br />
<figure id="attachment_5096" aria-describedby="caption-attachment-5096" style="width: 1200px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-5096" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/11/4-bachir.jpg" alt="© Camille Millerand" title="© Camille Millerand" class="caption" data-description="Aïcha, 31 ans, ivoirienne voudrait louer un appartement mais elle n’y arrive pas. En attendant, elle prépare des plats traditionnels qu’elle vend aux résidents comme Walter, lui se débrouille en Algérie en tant que DJ et organisateur de soirée dansante. Juillet 2016" align="center" width="1200" height="800" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/11/4-bachir.jpg 1200w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/11/4-bachir-300x200.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/11/4-bachir-1024x683.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/11/4-bachir-768x512.jpg 768w" sizes="(max-width: 1200px) 100vw, 1200px" /><figcaption id="caption-attachment-5096" class="wp-caption-text">© Camille Millerand</figcaption></figure><br />
<figure id="attachment_5097" aria-describedby="caption-attachment-5097" style="width: 1200px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-5097" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/11/5-bachir.jpg" alt="© Camille Millerand" title="© Camille Millerand" class="caption" data-description="Y. et R. viennent de finir de déménager les meubles d’une famille algérienne de Kouba. Demain, ils seront manœuvres sur un chantier de construction en périphérie d’Alger. Travailler est une préoccupation quotidienne pour eux. « Chaque jour, nous sommes obligés de « nous chercher » pour assumer nos besoins quotidiens (logement, nourriture, transport), c’est ça d’être en aventure »m’explique R. juillet 2016" align="center" width="1200" height="800" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/11/5-bachir.jpg 1200w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/11/5-bachir-300x200.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/11/5-bachir-1024x683.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/11/5-bachir-768x512.jpg 768w" sizes="(max-width: 1200px) 100vw, 1200px" /><figcaption id="caption-attachment-5097" class="wp-caption-text">© Camille Millerand</figcaption></figure><br />
<figure id="attachment_5098" aria-describedby="caption-attachment-5098" style="width: 1200px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-5098" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/11/6-bachir.jpg" alt="© Camille Millerand" title="© Camille Millerand" class="caption" data-description="B. est plâtrier. Il maîtrise la pose des plafonds et des cloisons préfabriquées. Aujourd’hui, il rénove la chambre d’un frère de route. Sa fierté : avoir installé plusieurs cuisines équipées sur les hauteurs d’Alger. Lundi 11 juillet 2016" align="center" width="1200" height="800" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/11/6-bachir.jpg 1200w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/11/6-bachir-300x200.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/11/6-bachir-1024x683.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/11/6-bachir-768x512.jpg 768w" sizes="(max-width: 1200px) 100vw, 1200px" /><figcaption id="caption-attachment-5098" class="wp-caption-text">© Camille Millerand</figcaption></figure><br />
<figure id="attachment_5099" aria-describedby="caption-attachment-5099" style="width: 1181px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-5099" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/11/7-bachir.jpg" alt="© Camille Millerand" title="© Camille Millerand" class="caption" data-description="Mouss’, DJ algérien, est régulièrement sollicité par la communauté camerounaise pour assurer l’ambiance musicale comme ici lors d’un tournoi de football. Alger. Janvier 2015." align="center" width="1181" height="787" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/11/7-bachir.jpg 1181w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/11/7-bachir-300x200.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/11/7-bachir-1024x682.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/11/7-bachir-768x512.jpg 768w" sizes="(max-width: 1181px) 100vw, 1181px" /><figcaption id="caption-attachment-5099" class="wp-caption-text">© Camille Millerand</figcaption></figure><br />
<iframe src="https://player.vimeo.com/video/119221152?color=ff9933&#038;title=0&#038;byline=0&#038;portrait=0" width="640" height="360" frameborder="0" webkitallowfullscreen mozallowfullscreen allowfullscreen></iframe></p>
<p><figure id="attachment_5100" aria-describedby="caption-attachment-5100" style="width: 1181px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-5100" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/11/9-bachir.jpg" alt="© Camille Millerand" title="© Camille Millerand" class="caption" data-description="Lors de ces soirées dansantes, l’ambiance des “maquis” présents dans plusieurs pays du continent africain tente d’être reconstituée. Un lieu dédié à la drague où la bière coule à flot. Mai 2015." align="center" width="1181" height="787" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/11/9-bachir.jpg 1181w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/11/9-bachir-300x200.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/11/9-bachir-1024x682.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/11/9-bachir-768x512.jpg 768w" sizes="(max-width: 1181px) 100vw, 1181px" /><figcaption id="caption-attachment-5100" class="wp-caption-text">© Camille Millerand</figcaption></figure><br />
<figure id="attachment_5101" aria-describedby="caption-attachment-5101" style="width: 1181px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-5101" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/11/10-bachir.jpg" alt="© Camille Millerand" title="© Camille Millerand" class="caption" data-description="Un des passe-temps favoris des hommes est de jouer au poker. Chacun misent entre 1000 et 3000 dinars. Bayar insiste pour être photographié « pour que mes parents découvrent dans quelle galère je vis ». Alger. Janvier 2015." align="center" width="1181" height="787" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/11/10-bachir.jpg 1181w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/11/10-bachir-300x200.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/11/10-bachir-1024x682.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/11/10-bachir-768x512.jpg 768w" sizes="(max-width: 1181px) 100vw, 1181px" /><figcaption id="caption-attachment-5101" class="wp-caption-text">© Camille Millerand</figcaption></figure><br />
<figure id="attachment_5102" aria-describedby="caption-attachment-5102" style="width: 1200px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-5102" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/11/11-bachir.jpg" alt="© Camille Millerand" title="© Camille Millerand" class="caption" data-description="Ce portrait de famille date du 12 juillet 2016. Période où Fabrice a décidé de lancer A. sa femme et leurs deux enfants D. et P. sur la route vers l’Europe via la Lybie. Une décision très compliquée à prendre après plusieurs années de vie ensemble,  à 4, en Algérie. Pour F. et A. l’accès à l’éducation et à un cursus scolaire de qualité pour leurs enfants est une priorité…Après plus de 3 semaines de voyage, Ils sont bien arrivés en Italie. F. les rejoindra plus tard." align="center" width="1200" height="800" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/11/11-bachir.jpg 1200w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/11/11-bachir-300x200.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/11/11-bachir-1024x683.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/11/11-bachir-768x512.jpg 768w" sizes="(max-width: 1200px) 100vw, 1200px" /><figcaption id="caption-attachment-5102" class="wp-caption-text">© Camille Millerand</figcaption></figure><br />
<iframe src="https://player.vimeo.com/video/120042497?color=ff9933&#038;title=0&#038;byline=0&#038;portrait=0" width="640" height="360" frameborder="0" webkitallowfullscreen mozallowfullscreen allowfullscreen></iframe></p>
<p><figure id="attachment_5103" aria-describedby="caption-attachment-5103" style="width: 1200px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-5103" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/11/12-bachir.jpg" alt="© Camille Millerand" title="© Camille Millerand" class="caption" data-description="Lettres latines et lettres arabes aimantées avec lesquelles jouait D., la fille de Fabrice. En Algérie, l’instruction est en arabe. Or dans la maison, aucun adulte n’est capable de le lire. D. avait beaucoup de retard sur ses camarades de classe et son institutrice voulait qu’elle prenne des cours particuliers mais les parents n’en n’avaient pas les moyens. Décembre 2015." align="center" width="1200" height="800" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/11/12-bachir.jpg 1200w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/11/12-bachir-300x200.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/11/12-bachir-1024x683.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/11/12-bachir-768x512.jpg 768w" sizes="(max-width: 1200px) 100vw, 1200px" /><figcaption id="caption-attachment-5103" class="wp-caption-text">© Camille Millerand</figcaption></figure></p>
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		<title>Stadiumphilia</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Afrique in visu]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 18 Apr 2016 08:01:05 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Éditorial]]></category>
		<category><![CDATA[Algerie]]></category>
		<category><![CDATA[News]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>C&#8217;est sur instagram que nous avons découvert sous les conseils de la recherchiste iconographe Caroline Blache la série Stadiumphilia du photographe algérien Fethi Sahraoui. Né en 1993 à Hassi R&#8217;mel dans le sud algérien, il est actuellement étudiant en master Civilisation Britanique à l&#8217;Université de Mascara. Au départ fasciné par le cinéma, il se fait lui même sa culture de l&#8217;image en regardant 3 à 4 films par jour, et en collectionnant des photos (drapeaux, acteurs, hommes politiques,voitures etc …). A ses 19 ans, il i achète son premier appareil (Sony) mais ce n&#8217;est que ces derniers temps qu&#8217;il commence</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>C&rsquo;est sur instagram que nous avons découvert sous les conseils de la recherchiste iconographe  <strong>Caroline Blache</strong> la série <em>Stadiumphilia </em> du photographe algérien <strong>Fethi Sahraoui</strong>.</p>
<p>Né en 1993 à Hassi R&rsquo;mel dans le sud algérien, il est actuellement étudiant en master Civilisation Britanique à l&rsquo;Université de Mascara.<br />
<br />Au départ fasciné par le cinéma, il se fait lui même sa culture de l&rsquo;image en regardant 3 à 4 films par jour, et en collectionnant des photos (drapeaux, acteurs, hommes politiques,voitures etc …). A ses 19 ans, il i achète son premier appareil (Sony) mais ce n&rsquo;est que ces derniers temps qu&rsquo;il commence à travailler sur des séries. </p>
<p>Aujourd’hui il a rejoint le collectif 220 constitué de sept photographes algeriens (<strong>Yassine Belahsene</strong>, <strong>Houari Bouchenak</strong>, <strong>Youcef Krache</strong>, <strong>Sonia Merabet</strong>, <strong>Fethi Sahraoui</strong>, <strong>Abdo Shanan</strong>, <strong>Awel Houati</strong>). Il réalise en ce moment un travail documentaire en noir et blanc, <em>Stadiumphilia</em>, dans la tradition du reportage d&rsquo;une grande force. A travers ses images, on débarque en Algérie au milieu des stades de foot avec ses supporters . </p>
<p>Prochainement, on retrouvera ses images, dans une exposition du Collectif 220 à Alger (Sylabs) début mai.</p>
<p>Suivre le travail de Fethi Sahraoui sur Instagram : <a href="https://www.instagram.com/fethi.sahraoui/">@fethi.sahraoui</a></p>
<p><figure id="attachment_4977" aria-describedby="caption-attachment-4977" style="width: 1500px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-4977" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/04/img_0578.jpg" alt="© Fethi Sahraoui" title="© Fethi Sahraoui" class="caption" data-description="© Fethi Sahraoui" align="center" width="1500" height="1530" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/04/img_0578.jpg 1500w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/04/img_0578-294x300.jpg 294w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/04/img_0578-1004x1024.jpg 1004w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/04/img_0578-768x783.jpg 768w" sizes="(max-width: 1500px) 100vw, 1500px" /><figcaption id="caption-attachment-4977" class="wp-caption-text">© Fethi Sahraoui</figcaption></figure><br />
<figure id="attachment_4978" aria-describedby="caption-attachment-4978" style="width: 1500px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-4978" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/04/img_0582.jpg" alt="© Fethi Sahraoui" title="© Fethi Sahraoui" class="caption" align="center" width="1500" height="1500" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/04/img_0582.jpg 1500w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/04/img_0582-300x300.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/04/img_0582-1024x1024.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/04/img_0582-150x150.jpg 150w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/04/img_0582-768x768.jpg 768w" sizes="(max-width: 1500px) 100vw, 1500px" /><figcaption id="caption-attachment-4978" class="wp-caption-text">© Fethi Sahraoui</figcaption></figure><br />
<figure id="attachment_4979" aria-describedby="caption-attachment-4979" style="width: 1500px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-4979" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/04/img_0583.jpg" alt="© Fethi Sahraoui" title="© Fethi Sahraoui" class="caption" align="center" width="1500" height="1500" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/04/img_0583.jpg 1500w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/04/img_0583-300x300.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/04/img_0583-1024x1024.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/04/img_0583-150x150.jpg 150w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/04/img_0583-768x768.jpg 768w" sizes="(max-width: 1500px) 100vw, 1500px" /><figcaption id="caption-attachment-4979" class="wp-caption-text">© Fethi Sahraoui</figcaption></figure><br />
<figure id="attachment_4980" aria-describedby="caption-attachment-4980" style="width: 1500px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-4980" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/04/img_1070.jpg" alt="© Fethi Sahraoui" title="© Fethi Sahraoui" class="caption" align="center" width="1500" height="1575" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/04/img_1070.jpg 1500w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/04/img_1070-286x300.jpg 286w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/04/img_1070-975x1024.jpg 975w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/04/img_1070-768x806.jpg 768w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/04/img_1070-1463x1536.jpg 1463w" sizes="(max-width: 1500px) 100vw, 1500px" /><figcaption id="caption-attachment-4980" class="wp-caption-text">© Fethi Sahraoui</figcaption></figure><br />
<figure id="attachment_4981" aria-describedby="caption-attachment-4981" style="width: 1500px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-4981" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/04/img_1209.jpg" alt="© Fethi Sahraoui" title="© Fethi Sahraoui" class="caption" align="center" width="1500" height="1553" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/04/img_1209.jpg 1500w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/04/img_1209-290x300.jpg 290w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/04/img_1209-989x1024.jpg 989w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/04/img_1209-768x795.jpg 768w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/04/img_1209-1484x1536.jpg 1484w" sizes="(max-width: 1500px) 100vw, 1500px" /><figcaption id="caption-attachment-4981" class="wp-caption-text">© Fethi Sahraoui</figcaption></figure><br />
<figure id="attachment_4982" aria-describedby="caption-attachment-4982" style="width: 1500px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-4982" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/04/img_1207.jpg" alt="© Fethi Sahraoui" title="© Fethi Sahraoui" class="caption" align="center" width="1500" height="1500" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/04/img_1207.jpg 1500w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/04/img_1207-300x300.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/04/img_1207-1024x1024.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/04/img_1207-150x150.jpg 150w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/04/img_1207-768x768.jpg 768w" sizes="(max-width: 1500px) 100vw, 1500px" /><figcaption id="caption-attachment-4982" class="wp-caption-text">© Fethi Sahraoui</figcaption></figure><br />
<figure id="attachment_4983" aria-describedby="caption-attachment-4983" style="width: 1500px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-4983" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/04/img_8482.jpg" alt="© Fethi Sahraoui" title="© Fethi Sahraoui" class="caption" align="center" width="1500" height="1500" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/04/img_8482.jpg 1500w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/04/img_8482-300x300.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/04/img_8482-1024x1024.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/04/img_8482-150x150.jpg 150w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/04/img_8482-768x768.jpg 768w" sizes="(max-width: 1500px) 100vw, 1500px" /><figcaption id="caption-attachment-4983" class="wp-caption-text">© Fethi Sahraoui</figcaption></figure><br />
<figure id="attachment_4984" aria-describedby="caption-attachment-4984" style="width: 1500px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-4984" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/04/img_1508.jpg" alt="© Fethi Sahraoui" title="© Fethi Sahraoui" class="caption" align="center" width="1500" height="1500" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/04/img_1508.jpg 1500w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/04/img_1508-300x300.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/04/img_1508-1024x1024.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/04/img_1508-150x150.jpg 150w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/04/img_1508-768x768.jpg 768w" sizes="(max-width: 1500px) 100vw, 1500px" /><figcaption id="caption-attachment-4984" class="wp-caption-text">© Fethi Sahraoui</figcaption></figure><br />
<figure id="attachment_4985" aria-describedby="caption-attachment-4985" style="width: 1500px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-4985" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/04/img_1214.jpg" alt="© Fethi Sahraoui" title="© Fethi Sahraoui" class="caption" align="center" width="1500" height="1500" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/04/img_1214.jpg 1500w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/04/img_1214-300x300.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/04/img_1214-1024x1024.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/04/img_1214-150x150.jpg 150w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/04/img_1214-768x768.jpg 768w" sizes="(max-width: 1500px) 100vw, 1500px" /><figcaption id="caption-attachment-4985" class="wp-caption-text">© Fethi Sahraoui</figcaption></figure></p>
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		<title>in memory</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Anaïs Pachabezian]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 05 May 2011 08:59:21 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Éditorial]]></category>
		<category><![CDATA[Algerie]]></category>
		<category><![CDATA[Témoignage]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les absents sont là. Face à nous. Avec eux. Ils posent. Elles posent. Un jour, une femme est venue à la rencontre de « ces gens-là ». Son regard s’est arrêté et nous arrête à ce que disent ces vies. (…) Ils sont là, face à elle, eux, les oubliés. Eux, les victimes d’une double peine : le deuil et le silence. Eux qui cohabitent depuis si longtemps avec le malheur et la misère affûtés, depuis le jour où leur vie a basculé, par le désespoir qui rancit jusqu’au goût des lendemains. (&#8230;) Oui, ils posent. Eux sont debout et vivants. Malgré tout.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><em>Les absents sont là. Face à nous. Avec eux.<br />
<br />Ils posent. Elles posent.<br />
<br />Un jour, une femme est venue à la rencontre de « ces gens-là ». Son regard s’est arrêté et nous arrête à ce que disent ces vies. (…)<br />
<br />Ils sont là, face à elle, eux, les oubliés.<br />
<br />Eux, les victimes d’une double peine : le deuil et le silence.<br />
<br />Eux qui cohabitent depuis si longtemps avec le malheur et la misère affûtés, depuis le jour où leur vie a basculé, par le désespoir qui rancit jusqu’au goût des lendemains. (&#8230;)<br />
<br />Oui, ils posent. Eux sont debout et vivants. Malgré tout. Saisis en cet instant si bref, le temps d’un déclic, dans la dignité de leur souffrance. Une souffrance qui dépasse l’instant et nous questionne. Instamment.</em><br />
<br /><strong>Maïssa Bey.</strong> (Préface du livre <em>« A fleur de Silence »</em>, <a href="http://www.editionsbarzakh.dz">éditions Barzakh</a>)</p>
<p>L’Algérie a vécu des heures sombres durant les années quatre-vingt-dix. Certains l’appellent la décennie noire, d’autres la « décennie rouge » car beaucoup de sang a coulé. Un déchainement de terreur a secoué le pays par des assassinats, des enlèvements, des attentats et des meurtres collectifs. Ces exactions se comptent par millier.</p>
<p>La région de Blida, située au cœur de la Mitidja, à l’ouest d’Alger a vécu de plein fouet ces horreurs. Des hommes et des femmes rencontrés en juillet 2009, alors que le pays a retrouvé une certaine tranquillité, veulent se souvenir de leurs morts et de leurs disparus. La région de Boumerdès a également subi ces événements tragiques au plus fort de la décennie noire. La particularité est qu’aujourd’hui encore, la région vit de manière latente le terrorisme.</p>
<p>Ce travail propose un regard sur des algérien(ne)s qui ont vécu de manière intime ces événements dans ces deux régions. Les questions qui sous-tendent ce projet, sont comment vivre et se reconstruire après un tel traumatisme&#8230; C’est un travail de mémoire parcellaire qui n’a pas du tout la prétention de parler de cette période de manière globale.</p>
<p>Ce projet a été réalisé avec la collaboration de deux associations algériennes, <a href="http://www.djazairouna.ranahna.dz">Djazairouna</a> (Blida) et <a href="http://www.afak.asso.dz">Afak</a> (Si Mustapha), ainsi que grâce au soutien du <a href="http://www.ada.asso.dz/articles.php?lng=fr&#038;pg=170">Comité International pour le Développement des Peuples</a> (CISP).</p>
<p>Ce travail a fait l’objet d’un livre intitulé «A fleur de Silence».</p>
<hr align="center" width="50%" color="#cccccc" size="1">
<br />
<figure id="attachment_2010" aria-describedby="caption-attachment-2010" style="width: 709px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-2010" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2011/05/algw01.jpg" alt="© Anaïs Pachabézian" title="© Anaïs Pachabézian" class="caption" align="center" width="709" height="474" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2011/05/algw01.jpg 709w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2011/05/algw01-300x201.jpg 300w" sizes="(max-width: 709px) 100vw, 709px" /><figcaption id="caption-attachment-2010" class="wp-caption-text">© Anaïs Pachabézian</figcaption></figure></p>
<h2>Zohra</h2>
<p>C’était en 1995. À l’époque, j’avais un frère qui faisait son service militaire. Des étrangers s’étaient présentés chez nous et avaient demandé où il se trouvait. Mon père leur avait répondu qu’il ne savait pas.<br />
<br />Un autre frère, Hocine, a fini par être enlevé dans la rue, alors qu’il se rendait à son travail. On l’a cherché quatre jours durant. Le quatrième jour, dans l’après-midi, mon père, Hamed, a été enlevé à son tour sur le chemin de la maison. Une semaine après, ce fut mon deuxième frère, Khalil. Ma mère s’est mise à les chercher partout, faisant des allers et retours entre le commissariat de police et l’hôpital. Avec mon grand frère, ils ont décidé, un mois plus tard, de déménager à Boufarik. Un jour qu’elle venait chercher des vêtements dans l’ancienne maison, elle a elle-même été enlevée. (…)</p>
<hr align="center" width="50%" color="#cccccc" size="1">
<figure id="attachment_2011" aria-describedby="caption-attachment-2011" style="width: 709px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-2011" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2011/05/algw02.jpg" alt="© Anaïs Pachabézian" title="© Anaïs Pachabézian" class="caption" align="center" width="709" height="474" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2011/05/algw02.jpg 709w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2011/05/algw02-300x201.jpg 300w" sizes="(max-width: 709px) 100vw, 709px" /><figcaption id="caption-attachment-2011" class="wp-caption-text">© Anaïs Pachabézian</figcaption></figure></p>
<h2>Mohamed</h2>
<p>Les terroristes sont venus et ont tué tous les occupants de la maison : mon père, ma mère, sept de mes neveux, ma nièce et ma tante. Nous habitions un hameau dans la montagne. Nous sommes d’origine paysanne, toute la famille vivait réunie. Les seuls rescapés sont mon frère et moi, car nous n’étions pas à la maison, et mes sœurs mariées, elles aussi absentes. Mon frère a survécu mais sa femme et ses sept enfants ont été assassinés. Ils ont tout brûlé.<br />
<br />C’était en 1997.<br />
<br />J’étais agent de sécurité, donc je n’étais pas chez moi. C’est en rentrant du boulot que j’ai découvert le carnage. Et puis, il est vrai que je me cachais. J’étais leur cible car j’étais jeune. Ils venaient à la maison pour nous menacer. C’était des gens du coin, des voisins. On les connaissait ; parmi eux, il y avait même des amis. Ma mère me dissuadait de venir, elle disait qu’ils me tueraient et que je mourrais pour rien. (…)</p>
<hr align="center" width="50%" color="#cccccc" size="1">
<figure id="attachment_2012" aria-describedby="caption-attachment-2012" style="width: 709px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-2012" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2011/05/algw03.jpg" alt="© Anaïs Pachabézian" title="© Anaïs Pachabézian" class="caption" align="center" width="709" height="474" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2011/05/algw03.jpg 709w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2011/05/algw03-300x201.jpg 300w" sizes="(max-width: 709px) 100vw, 709px" /><figcaption id="caption-attachment-2012" class="wp-caption-text">© Anaïs Pachabézian</figcaption></figure></p>
<h2>Zohra</h2>
<p>Le 22 août 1994, mon fils a été kidnappé au centre de formation professionnelle où il travaillait comme gardien de nuit. Il habitait le village agricole. Un an auparavant, il avait reçu des menaces : un tissu blanc et du savon avait été déposés dans son jardin, signe qu’il devait se préparer à mourir. Ils lui ont dit qu’il était l’ennemi de Dieu et qu’ils le tueraient. Son père habitait Oran. Nous lui avons conseillé de le rejoindre mais il a refusé. Il avait quitté son domicile et vivait caché. Il espérait pouvoir leur échapper et il n’imaginait pas qu’ils seraient si nombreux à venir le chercher.<br />
<br />Ils ont enlevé mon fils, l’ont emmené dans la montagne. Deux jours après, on a retrouvé son corps, pendu à une corde près du pont de la commune de Thénia. Il avait été égorgé. (…)</p>
<hr align="center" width="50%" color="#cccccc" size="1">
<figure id="attachment_2013" aria-describedby="caption-attachment-2013" style="width: 709px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-2013" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2011/05/algw04.jpg" alt="© Anaïs Pachabézian" title="© Anaïs Pachabézian" class="caption" align="center" width="709" height="474" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2011/05/algw04.jpg 709w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2011/05/algw04-300x201.jpg 300w" sizes="(max-width: 709px) 100vw, 709px" /><figcaption id="caption-attachment-2013" class="wp-caption-text">© Anaïs Pachabézian</figcaption></figure></p>
<h2>L.</h2>
<p>Auparavant, j’habitais au centre de Si Mustapha avec mes parents. Après mon mariage, j’ai déménagé au village agricole qui se trouve près de la montagne. Ce quartier est habité, en grande majorité par des familles de terroristes. (…)<br />
<br />Ma fille a dix ans. Je ne la laisse plus jouer avec les enfants du quartier, qui lui racontent que les terroristes sont des moudjahidine et que les ennemis, ce sont les policiers. Un jour, alors qu’elle jouait dehors, elle a déboulé à la maison en courant, criant que les gendarmes avaient encerclé le quartier. Elle avait peur d’eux. Je l’ai rassurée en lui disant qu’ils étaient venus nous protéger, qu’ils étaient là pour traquer les terroristes.</p>
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<figure id="attachment_2014" aria-describedby="caption-attachment-2014" style="width: 709px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-2014" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2011/05/algw05.jpg" alt="© Anaïs Pachabézian" title="© Anaïs Pachabézian" class="caption" align="center" width="709" height="474" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2011/05/algw05.jpg 709w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2011/05/algw05-300x201.jpg 300w" sizes="(max-width: 709px) 100vw, 709px" /><figcaption id="caption-attachment-2014" class="wp-caption-text">© Anaïs Pachabézian</figcaption></figure></p>
<h2>Malika</h2>
<p>C’était en 2004. Nous pensions alors que la paix était revenue. Mon mari est allé faire une promenade avec mon fils et le fils de sa deuxième femme. Ils voulaient passer la journée avec des amis, profiter de la campagne, c’était le ramadhan. Ils ont pris la voiture en direction de Médéa. Nous y avons une maison que nous avions habitée jusqu’en 1994. Nous l’avons quittée à cause des événements. Nous avions peur. La montagne est sans issue.<br />
<br />La route était barrée avec des arbres coupés : un faux barrage. Ils sont tous morts. La voiture qui a brûlé est toujours au même endroit. Depuis, nous vivons avec presque rien. (…)</p>
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<figure id="attachment_2015" aria-describedby="caption-attachment-2015" style="width: 709px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-2015" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2011/05/algw06.jpg" alt="© Anaïs Pachabézian" title="© Anaïs Pachabézian" class="caption" align="center" width="709" height="474" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2011/05/algw06.jpg 709w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2011/05/algw06-300x201.jpg 300w" sizes="(max-width: 709px) 100vw, 709px" /><figcaption id="caption-attachment-2015" class="wp-caption-text">© Anaïs Pachabézian</figcaption></figure></p>
<h2>La mère de Djamila</h2>
<p>Après le ftour, tout était normal. Nous avons discuté pendant plusieurs heures, puis nous sommes allés nous coucher. Soudain, vers minuit, j’ai entendu des bruits sur le toit. C’était comme si une dizaine d’hommes marchait au-dessus de ma tête. Tout le toit tremblait. Je suis sortie dans la cour. Là, j’ai vu qu’ils avaient encerclé la maison. Ils étaient plus d’une trentaine, et parmi eux, un gars du village qui connaissait très bien Mohamed, un ami d’enfance. Puis, ils ont tout saccagé.<br />
<br />Un des terroristes a demandé à Mohamed de le suivre, pour discuter dehors. Je lui ai dit qu’il pouvait parler à mon fils à l’intérieur, il a refusé. Mohamed lui a expliqué qu’il était malade, qu’il ne pouvait pas sortir, il lui a montré ses médicaments. Mais le barbu était déterminé.<br />
<br />Ils l’ont emmené. Pendant trois jours, j’ai attendu. Hélas, le troisième jour, les terroristes sont venus remettre la tête de Mohamed à sa fiancée.</p>
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<figure id="attachment_2016" aria-describedby="caption-attachment-2016" style="width: 709px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-2016" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2011/05/algw07.jpg" alt="© Anaïs Pachabézian" title="© Anaïs Pachabézian" class="caption" align="center" width="709" height="474" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2011/05/algw07.jpg 709w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2011/05/algw07-300x201.jpg 300w" sizes="(max-width: 709px) 100vw, 709px" /><figcaption id="caption-attachment-2016" class="wp-caption-text">© Anaïs Pachabézian</figcaption></figure></p>
<h2>Cherifa</h2>
<p>Je suis la présidente de l’association Djazaïrouna. Elle a été créée en 1996, suite à l’assassinat de plusieurs membres de ma famille : mon oncle paternel, le 11 mars 1996, ma sœur et mon frère, le 24 juin 1996, sept membres de ma famille le jour d’un mariage, à la mi-août.<br />
<br />À l’enterrement de mon frère et de ma sœur, plus d’un millier de personnes est venu. Ma mère, à plusieurs reprises, m’a dit la chance que nous avons eue d’avoir été autant soutenues. Avant cette période, les victimes du terrorisme se retrouvaient à quatre ou cinq pour les funérailles. Les gens avaient peur d’être portés sur la liste des condamnés à mort et d’être exécutés, donc ils ne se rendaient plus aux veillées, n’assistaient plus aux enterrements.<br />
<br />Nous avons donc créé cette association pour apporter du soutien aux gens, en hommage à celui que nous avions reçu et qui s’était structuré si spontanément. Nous voulions organiser le soutien. Ainsi, nous recevons les victimes, les parents des victimes, les enfants des victimes et nous leur apportons une aide morale, psychique, administrative.<br />
<br />Nous essayons de faire de notre mieux.<br />
<br />Quand on évoque les années 90, on parle de « décennie rouge ». Pourquoi ? Quand on entrait dans une maison où un massacre avait été perpétré, il y avait du sang partout, sur les murs, sur le sol, partout.</p>
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