<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Archives des France - Afrique In Visu</title>
	<atom:link href="https://www.afriqueinvisu.org/t/france/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>https://www.afriqueinvisu.org/t/france/</link>
	<description>Plateforme autour du métier de photographe en Afrique depuis 2006</description>
	<lastBuildDate>Fri, 16 Apr 2021 15:40:40 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
	<sy:updatePeriod>
	hourly	</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>
	1	</sy:updateFrequency>
	<generator>https://wordpress.org/?v=6.5.3</generator>

<image>
	<url>https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/10/cropped-facvicon-32x32.jpg</url>
	<title>Archives des France - Afrique In Visu</title>
	<link>https://www.afriqueinvisu.org/t/france/</link>
	<width>32</width>
	<height>32</height>
</image> 
	<item>
		<title>Unsleashed : Roger Ballen et Hans Lemmen</title>
		<link>https://www.afriqueinvisu.org/unsleashed-roger-ballen-et-hans-lemmen/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Claire Nini]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 31 Mar 2017 10:58:14 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Éditorial]]></category>
		<category><![CDATA[Critique]]></category>
		<category><![CDATA[Exposition]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[Musée]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://preprod.afriqueinvisu.org/unsleashed-roger-ballen-et-hans-lemmen/</guid>

					<description><![CDATA[<p>Le rez-de chaussée du Musée de la Chasse et de la Nature à Paris accueille jusqu&#8217;à 4 juin 2017 l&#8217;exposition Unleashed réunissant le photographe sud africain Roger Ballen et le dessinateur néerlandais Hans Lemmen. C&#8217;est Jan-Philipp Fruehsorge, commissaire de cette exposition qui a eu l&#8217;idée de réunir ces deux icônes internationales. « De ces frottements insolites, de ces incohérences, naît un sens nouveau qui n&#8217;est pas bridé par la logique ou la raison, une « surréalité » ouverte sur le panorama ténébreux de l&#8217;inconscient. C&#8217;est dans cette perspective que Roger Ballen et Hans Lemmen se sont livrés à un brillant exercice de couplage</p>
<p>L’article <a href="https://www.afriqueinvisu.org/unsleashed-roger-ballen-et-hans-lemmen/">Unsleashed : Roger Ballen et Hans Lemmen</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.afriqueinvisu.org">Afrique In Visu</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Le rez-de chaussée du Musée de la Chasse et de la Nature à Paris accueille jusqu&rsquo;à 4 juin 2017 l&rsquo;exposition <em>Unleashed</em> réunissant le photographe sud africain <strong>Roger Ballen</strong> et le dessinateur néerlandais <strong>Hans Lemmen</strong>.</p>
<p>C&rsquo;est <strong>Jan-Philipp Fruehsorge</strong>, commissaire de cette exposition qui a eu l&rsquo;idée de réunir ces deux icônes internationales. <em>« De ces frottements insolites, de ces incohérences, naît un sens nouveau qui n&rsquo;est pas bridé par la logique ou la raison, une « surréalité » ouverte sur le panorama ténébreux de l&rsquo;inconscient. C&rsquo;est dans cette perspective que Roger Ballen et Hans Lemmen se sont livrés à un brillant exercice de couplage artistique »</em> commente t-il.<br />
La première salle de l&rsquo;exposition qui accueille les visiteurs, est un lieu exiguë et sombre, les murs et le sol ont été peints à quatre mains, une véritable œuvre collective, fruit d&rsquo;une longue querelle artistique, si l&rsquo;on juge les deux silhouettes de plâtre aux yeux d&rsquo;animaux représentant les artistes gisant au sol parmi les débris de bois de cerfs. <em> » C&rsquo;est un clin d’œil à cette collaboration qui a été une bataille entre ces deux grands artistes »</em> ironise le commissaire d&rsquo;exposition.</p>
<p>Belle métaphore également du titre de l&rsquo;exposition dont le terme <em>Unleashed</em> choisi par les artistes eux-mêmes pour traduire cette expérience artistique commune insolite et chaotique, emprunté au jargon de la chasse désigne l&rsquo;action de lâcher les chiens à la poursuite de leur proies.<br />
<em>« Je n&rsquo;ai pas d&rsquo;expérience de la photographie et à ce titre, je peux dire que cette collaboration est la chose la plus difficile à laquelle j&rsquo;ai jamais été confronté. Jusqu&rsquo;au dernier moment, je ne savais pas s&rsquo;il serait possible de combiner photographie et dessin… »</em> témoigne Hans Lemmen lors d&rsquo;un verbatim avec Jan-Philipp Fruehsorge enregistré en 2016.<br />
<br />Cette installation est en effet la seule œuvre que Roger Ballen et Hans Lemmen ont eu à créer ensemble en étant physiquement réunis au Musée de la Chasse et de la Nature.</p>
<p>Toutes les autres œuvres « combinées » sont le fruit d&rsquo;une correspondance entre ces deux artistes qui ont travaillés isolément à des milliers de kilomètres dans la tradition du cadavre exquis chère aux surréalistes.<br />
<em>« S&#8217;emparer du travail de l&rsquo;autre, pouvoir le transformer et l&rsquo;intégrer chacun à sa manière a fait toute la différence. Je pense que l&rsquo;une des raisons pour lesquelles le résultat est si abouti d&rsquo;un point de vue plastique vient du fait que nous avons pu faire ce travail sans être physiquement présents dans un même lieu. »</em> précise Roger Ballen dans le catalogue d&rsquo;exposition.</p>
<p>Resté aux Pays Bas, Hans Lemmen s&rsquo;est approprié le répertoire photographique de Roger Ballen qu&rsquo;il a découpé pour en sélectionné des fragments sur lesquels il a apposé ses dessins tracés au charbon. Roger Ballen depuis l&rsquo;Afrique du Sud, a emprunté des dessins de Hans Lemmen qu&rsquo;il a intègré à de nouvelles installations-collages qui sont photographiées, et sur lesquelles Roger Ballen a superposé ses propres dessins, qui peuvent rappeler les graffitis ou les traces incrustées dans les murs photographiés par Brassaï.</p>
<p><em>« Tous deux se sont pliés à la contrainte d&rsquo;avoir à insérer dans leur propre création des fragments empruntés à celle de leur partenaire. Stimulante astreinte qui, par-delà le jeu plastique et l&rsquo;émergence de résonance formelles, révèle une profonde affinité entre les deux univers artistiques. »</em> commente <strong>Claude d&rsquo;Anthenaise</strong>, directeur du Musée de la Chasse et de la Nature et co-commissaire cette exposition.<br />
<br />En effet, si Roger Ballen est davantage intéressé par des scènes intérieures, souvent réalisées en studio, confinées dans des paysages mentaux clos, alors qu&rsquo;Hans Lemmen s&rsquo;attache plutôt à la Nature et aux paysages extérieurs aux perspectives infinies, il résulte de cette confrontation une étrangeté commune mise en scène dans des univers anxiogènes remplis d&rsquo;imaginaires bestiaires en dialogue perpétuel.</p>
<p><em>« Quand j&rsquo;ai rencontré Roger, j&rsquo;ai compris que nous avions des centres d&rsquo;intérêt similaires. Il y a dans son travail, des atmosphères et des animaux proches de ceux que l&rsquo;on peut trouver dans le mien. J&rsquo;ai tout de suite repéré une affinité de pensée entre nous. »</em> affirme Hans Lemmen dans une conversation avec Jan-Philipp Fruehsorge.</p>
<p>Face à l&rsquo;absurdité de la condition humaine, les artistes proposent une installation comme une cabane, un refuge pour s&rsquo;isoler de la violence du monde. Cette idée d&rsquo;hommes-animaux est illustrée dans les propos de Roger Ballen : <em>« Comme nos animaux-hommes ou nos personnes animales… il s&rsquo;agira de créer un nouvel hybride scénographique et artistique qui aura à voir à la fois avec l&rsquo;humanité et l&rsquo;animalité que nous portons en nous. »</em><br />
Malgré les difficultés et les contraintes imposées par ce couplage artistique, il en résulte un travail sublime qui sera présenté en 2018 au Bonnefantenmuseum de Maastricht, coproducteur de cette exposition inédite.</p>
<p><em>« Unleashed » de Rogen Ballene et hans Lemmen, une exposition à découvrir  du 7 mars au 4 juin 2017 au Musée de la Chasse et de la Nature à Paris.</em></p>
<p><img decoding="async" src="IMG/jpg/unspecified.jpg" alt="© Roger Ballen et Hans Lemmen" title="© Roger Ballen et Hans Lemmen" class="caption" data-description="Rendez-vous, 2016
Dessin sur photographie 45,5x46 cm
Roger Ballen et Hans Lemmen
Collection privée" align="center" /><br />
<img decoding="async" src="IMG/jpg/unspecified1.jpg" alt="© Hans Lemmen" title="© Hans Lemmen" class="caption" data-description="Untitled, 2015
Caséine et encre sur papier 24,5x31,2 cm
Hans Lemmen
Collection privée" align="center" /><br />
<img decoding="async" src="IMG/jpg/unspecified2.jpg" alt="© Roger Ballen et Hans Lemmen" title="© Roger Ballen et Hans Lemmen" class="caption" data-description="Unicorn, 2016
Dessin sur photographie 44x44 cm
Roger Ballen et Hans Lemmen
Collection privée" align="center" /><br />
<img decoding="async" src="IMG/jpg/unspecified7.jpg" alt="© Roger Ballen et Hans Lemmen" title="© Roger Ballen et Hans Lemmen" class="caption" data-description="Dog meets dog, 2016
photographies 55x55cm
Roger Ballen et Hans Lemmen
Collection privée" align="center" /><br />
<img decoding="async" src="IMG/jpg/unspecified4.jpg" alt="© Roger Ballen et Hans Lemmen" title="© Roger Ballen et Hans Lemmen" class="caption" data-description="Man with hat, 2016
Dessin sur photographie 36x36 cm
Roger Ballen et Hans Lemmen
Collection privée" align="center" /><br />
<img decoding="async" src="IMG/jpg/unspecified9.jpg" alt="© Rogen Ballen et Hans Lemmen" title="© Rogen Ballen et Hans Lemmen" class="caption" data-description="Oh no!, 2016
Photographie 55x55cm
Rogen Ballen et Hans Lemmen
Collection privée" align="center" /><br />
<img decoding="async" src="IMG/jpg/unspecified10.jpg" alt="© Rogen Ballen et Hans Lemmen" title="© Rogen Ballen et Hans Lemmen" class="caption" data-description="Entanglement, 2016
Photographie 37x37 cm
Rogen Ballen et Hans Lemmen
Collection privée" align="center" /><br />
<img decoding="async" src="IMG/jpg/unspecified11.jpg" alt="© Rogen Ballen et Hans Lemmen" title="© Rogen Ballen et Hans Lemmen" class="caption" data-description="Unleashed, 2016
Dessin sur photographie 36x36 cm
Rogen Ballen et Hans Lemmen
Collection privée" align="center" /></p>
<p>L’article <a href="https://www.afriqueinvisu.org/unsleashed-roger-ballen-et-hans-lemmen/">Unsleashed : Roger Ballen et Hans Lemmen</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.afriqueinvisu.org">Afrique In Visu</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Vestiges d&#8217;empire</title>
		<link>https://www.afriqueinvisu.org/vestiges-d-empire/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jeanne Mercier]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 08 Nov 2016 13:25:05 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Éditorial]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[Interview]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://preprod.afriqueinvisu.org/vestiges-d-empire/</guid>

					<description><![CDATA[<p>Depuis quelques années, nous suivons via les réseaux sociaux et son site l&#8217;évolution du travail de Thomas Jorion. A travers son interview, nous revenons sur son travail mené depuis quelques années autour des lieux abandonnés et en particulier sur son dernier projet aux quatre coins du monde: Vestiges d&#8217;empire. Peux-tu nous raconter ton parcours ? J&#8217;ai une formation de juriste et j&#8217;ai travaillé plusieurs années avant d&#8217;accepter que la photographie soit ma voie. J&#8217;ai donc quitté mon activité en 2009 pour me consacrer à la photographie à plein temps. J&#8217;ai eu la chance de pouvoir exposer, publier et avoir une reconnaissance</p>
<p>L’article <a href="https://www.afriqueinvisu.org/vestiges-d-empire/">Vestiges d&#8217;empire</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.afriqueinvisu.org">Afrique In Visu</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Depuis quelques années, nous suivons via les réseaux sociaux et son site l&rsquo;évolution du travail de <strong>Thomas Jorion.</strong> A travers son interview, nous revenons sur son travail mené depuis quelques années autour des lieux abandonnés et en particulier sur son dernier projet  aux quatre coins du monde: Vestiges d&#8217;empire. </p>
<p><strong>Peux-tu nous raconter ton parcours ?</strong><br />
<br />J&rsquo;ai une formation de juriste et j&rsquo;ai travaillé plusieurs années avant d&rsquo;accepter que la photographie soit ma voie. J&rsquo;ai donc quitté mon activité en 2009 pour me consacrer à la photographie à plein temps. J&rsquo;ai eu la chance de pouvoir exposer, publier et avoir une reconnaissance assez rapidement. Cela m&rsquo;a permis de vivre de ma photo et d&rsquo;investir dans de nouveaux projets. <em>« Vestiges d&#8217;empire »</em> étant le plus récent des mes projets.<br />
<strong><br />
Tu commences à photographier des lieux abandonnés avec ta série <em>Silencio</em>, pourquoi cette envie ?</strong><br />
<br />Mon travail a été largement découvert avec la parution de <em>« Silencio »</em> (Ed. La Martinière 2013), mais j&rsquo;ai toujours été attiré par les lieux abandonnés. Lors de mes études de droit j&rsquo;ai découvert la photographie et j&rsquo;ai tout de suite photographié ce sujet. Sûrement parce que enfant avec mes amis nous étions passionnés par des films comme les « Goonies » ou « Indiana Jones » et nous passions notre temps libre à chercher des lieux à explorer.</p>
<p><strong>Tu photographies en lumière naturelle à la chambre 4&#215;5, qui impose une certaine immobilité, peux-tu nous raconter une anecdote tirée d&rsquo;une prise de vue ? </strong><br />
<br />En effet, utiliser une chambre 4&#215;5 exige de respecter un certain nombre de protocoles mais c&rsquo;est une approche qui me plaît et qui permet de réaliser des images incomparables. La prise de vue est beaucoup plus lente qu&rsquo;avec un autre type d&rsquo;appareil et elle est rendue encore plus complexe dans la pénombre. Sur l&rsquo;ile de Gorée au large de Dakar, j&rsquo;ai découvert un ancien bunker aujourd&rsquo;hui transformé en abri par des artistes. Il y faisait très sombre mais il y avait une atmosphère incroyable.<br />
<br />Un homme était en train de faire la cuisine. Les préparatifs pour la photo m&rsquo;ont permis de parler avec lui de mon projet, de l’interroger sur sa vision de l&rsquo;époque coloniale et du Sénégal moderne. Il avait un discours très empreint de philosophie Rasta et nous avons discuté pendant près d&rsquo;une heure. La « pièce » centrale était très exigüe et nécessitait une minute de pose. J&rsquo;ai réalisé deux versions ; une avec cet homme et une sans. Pour le livre nous avons sélectionné la version sans lui. Mais pour moi la version la plus forte restera celle avec lui.<br />
<figure id="attachment_5086" aria-describedby="caption-attachment-5086" style="width: 1200px" class="wp-caption aligncenter"><img fetchpriority="high" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-5086" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/11/tourelle_sur_le_castel_ile_de_goree_senegal_circa_1914.jpg" alt="© Thomas Jorion" title="© Thomas Jorion" class="caption" data-description="Tourelle sur le Castel, ile de Gorée, Sénégal, circa, 1914" align="center" width="1200" height="960" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/11/tourelle_sur_le_castel_ile_de_goree_senegal_circa_1914.jpg 1200w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/11/tourelle_sur_le_castel_ile_de_goree_senegal_circa_1914-300x240.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/11/tourelle_sur_le_castel_ile_de_goree_senegal_circa_1914-1024x819.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/11/tourelle_sur_le_castel_ile_de_goree_senegal_circa_1914-768x614.jpg 768w" sizes="(max-width: 1200px) 100vw, 1200px" /><figcaption id="caption-attachment-5086" class="wp-caption-text">© Thomas Jorion</figcaption></figure><br />
<strong>En 2013 tu débutes le travail <em>« Vestiges d&#8217;empire »</em>, sur l&rsquo;histoire coloniale au long cours ? Comment est né ce projet ?</strong><br />
<br />Je suis passionné par l’histoire des lieux, la trace du temps et des hommes sur leur environnement. C’est l’essentiel de mon travail artistique. Quand j’ai commencé à réfléchir à ce sujet il m’est apparu comme une évidence que je devais le traiter car il conjugue tous ces éléments et d’autres qui sont nouveaux pour moi. J&rsquo;avais conscience que j&rsquo;abordais un sujet sensible et contemporain qui tire des conséquences dans certains conflits ou déséquilibres géopolitiques actuels. Travailler sur ce sujet par l’angle de la photographie d’architecte permet de le désamorcer et d&rsquo;en parler à la lumière de nouvelles perspectives.</p>
<p>Sur tes images, on découvre des lieux patrimoniaux, comme des églises, des palais de justice mais aussi des maisons privées. Comment choisis-tu les lieux et les pays ?<br />
<br />J’ai orienté mes recherches sur les zones ou pays où il y avait le plus de bâtiments encore dans leur état d’origine. Ensuite je me suis concentré sur les bâtiments ayant une architecture unique ou originale. C’est l&rsquo;un des nombreux aspects intéressants de ce sujet. Les architectes locaux ont eu plus de liberté pour expérimenter des nouveaux styles, de nouveaux matériaux. Il y avait aussi des villes ou des quartiers entiers à construire à des époques où se sont développés des styles comme l’art nouveau, le modernisme, l’art déco, etc. J’ai ainsi pu voir des architectures qui n’existent pas en Europe. La volonté de s&rsquo;établir dans ces pays recouvrait tous les aspects de la vie quotidienne : religieux, juridique, culturel, industriel, etc. D&rsquo;où la diversité de bâtiments que j&rsquo;ai pu recenser et photographier.</p>
<p>Certaines photographies sont incroyables, comme l&rsquo;église du Sacré Cœur au Vietnam (934), ou encore Les  Abattoirs à Casablanca (Maroc, 1922) avec ce cheval. Peux-tu nous dire quelques mots sur ces 2 images ?<br />
<figure id="attachment_5087" aria-describedby="caption-attachment-5087" style="width: 1200px" class="wp-caption aligncenter"><img decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-5087" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/11/eglise_du_sacre_coeur_vietnam_1934.jpg" alt="© Thomas Jorion" title="© Thomas Jorion" class="caption" data-description="Église du sacré Cœur, Vietnam, 1934" align="center" width="1200" height="960" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/11/eglise_du_sacre_coeur_vietnam_1934.jpg 1200w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/11/eglise_du_sacre_coeur_vietnam_1934-300x240.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/11/eglise_du_sacre_coeur_vietnam_1934-1024x819.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/11/eglise_du_sacre_coeur_vietnam_1934-768x614.jpg 768w" sizes="(max-width: 1200px) 100vw, 1200px" /><figcaption id="caption-attachment-5087" class="wp-caption-text">© Thomas Jorion</figcaption></figure><br />
C&rsquo;était un moment très fort que de se tenir face à ce qui reste de cette église en bord de mer. Comme il y avait peu de lumière, j&rsquo;avais un long temps de pose lors de la prise de vue. Cela a été bénéfique pour l&rsquo;image car il en a résulté un effet de flou sur la mer et les nuages. Quoi qu&rsquo;il en soit j&rsquo;ai eu la bonne surprise de trouver cette église toujours debout malgré les assauts de la nature. Sur une photo datant des années 70 elle était au milieu d&rsquo;autres bâtiments et on ne voyait pas la mer. Sur place on m&rsquo;a expliqué que cette proximité de l&rsquo;océan était due à la monté des eaux. J&rsquo;ai eu la surprise de découvrir sa date de construction à Paris lorsque j&rsquo;ai zoomé dans l&rsquo;image pour la dépoussiérer : « 1934 ». J&rsquo;ai ressenti de la joie en lisant cette date inscrite sur le clocher. C&rsquo;est un peu comme si je perçais une partie du mystère qui entourait l&rsquo;église.<br />
<figure id="attachment_5088" aria-describedby="caption-attachment-5088" style="width: 1200px" class="wp-caption aligncenter"><img decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-5088" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/11/abattoir_casablanca_maroc_1922.jpg" alt="© Thomas Jorion" title="© Thomas Jorion" class="caption" data-description="Les Abattoirs de Casablanca, Maroc, 1922" align="center" width="1200" height="960" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/11/abattoir_casablanca_maroc_1922.jpg 1200w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/11/abattoir_casablanca_maroc_1922-300x240.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/11/abattoir_casablanca_maroc_1922-1024x819.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/11/abattoir_casablanca_maroc_1922-768x614.jpg 768w" sizes="(max-width: 1200px) 100vw, 1200px" /><figcaption id="caption-attachment-5088" class="wp-caption-text">© Thomas Jorion</figcaption></figure><br />
J&rsquo;ai visité les anciens abattoirs de Casablanca avec l&rsquo;idée que j&rsquo;allais photographier un lieu industriel unique mais vide. Ce superbe bâtiment de style art-déco et néo-mauresque dans les teintes ocre me réserva néanmoins quelques surprises. Comme j&rsquo;en ai l&rsquo;habitude, j&rsquo;ai d&rsquo;abord visité les lieux, puis j&rsquo;ai commencé à prendre des photos. J&rsquo;ai débuté par la grande halle puis j&rsquo;ai parcouru les annexes. Dans l&rsquo;une d&rsquo;elle des ânes et des chevaux mangeaient paisiblement de la paille. On me dit que c&rsquo;est la fourrière municipale. Alors que j&rsquo;ai terminé de photographier tout ce que j&rsquo;avais prévu, je décide de retourner dans la grande halle car j&rsquo;ai le sentiment que je ne suis pas allé jusqu&rsquo;au bout des choses. Je découvre alors ce beau cheval blanc qui n&rsquo;était pas là une heure avant. Je ressors immédiatement ma chambre pour le photographier. Une chambre 4&#215;5 n&rsquo;est pas vraiment l&rsquo;appareil idéal pour ce type de photo, mais je tente ma chance. Je m&rsquo;approche petit à petit en essayant de ne pas l&rsquo;effrayer avec tout cet attirail. Au plus près de lui je déclenche l&rsquo;obturateur. Je découvrirai l&rsquo;image à Paris. </p>
<p><strong>Tes deux dernières séries dont nous venons de parler se concrétisent par des expositions et des livres, <em>Silencio</em> publié en 2013 et <em>Vestiges d&#8217;empire</em> qui sort ce mois d&rsquo;octobre aux éditions La Martinière. Qu&rsquo;apporte à ton travail le fait de le concrétiser par le médium livre ? </strong><br />
<br />Le livre est une opportunité de diffuser plus largement son travail dans l&rsquo;espace et dans le temps. Une exposition dure en général un mois, un livre traverse les âges. Un livre se prête, se transmet, s&rsquo;offre et se donne. Il laisse également plus de place pour développer son sujet. On peut jouer avec la mise en page et des textes. Enfin, à titre personnel j&rsquo;aime beaucoup l&rsquo;objet.</p>
<p><strong>Quelques mots sur ton futur proche ?</strong><br />
<br />Actuellement je présente cette série à la Galerie E. Woerdehoff à Paris jusqu&rsquo;au 26 novembre. Certaines photos seront également présentées par la galerie lors de Paris Photo début novembre. Enfin ma galerie Allemande (Podbielski contemporary) présentera la série sur ses murs à Berlin au printemps prochain.</p>
<p><em>« Vestiges d&#8217;empire » sera exposé à la  Galerie E. Woerdehoff à Paris du 18 octobre au 26 novembre 2016 &#8211; Infos sur <a href="http://www.ewgalerie.com/">www.ewgalerie.com</a></em></p>
<p><figure id="attachment_5089" aria-describedby="caption-attachment-5089" style="width: 1200px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-5089" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/11/cinema_rex_oran_algerie.jpg" alt="© Thomas Jorion" title="© Thomas Jorion" class="caption" data-description="Cinéma Rex à Oran, Algérie" align="center" width="1200" height="960" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/11/cinema_rex_oran_algerie.jpg 1200w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/11/cinema_rex_oran_algerie-300x240.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/11/cinema_rex_oran_algerie-1024x819.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/11/cinema_rex_oran_algerie-768x614.jpg 768w" sizes="(max-width: 1200px) 100vw, 1200px" /><figcaption id="caption-attachment-5089" class="wp-caption-text">© Thomas Jorion</figcaption></figure><br />
<figure id="attachment_5090" aria-describedby="caption-attachment-5090" style="width: 1200px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-5090" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/11/entree_du_premier_batiment_de_reclusion_bagne_guyane_1897.jpg" alt="© Thomas Jorion" title="© Thomas Jorion" class="caption" data-description="Entrée du premier bâtiment de réclusion Bagne, Guyane, 1897" align="center" width="1200" height="960" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/11/entree_du_premier_batiment_de_reclusion_bagne_guyane_1897.jpg 1200w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/11/entree_du_premier_batiment_de_reclusion_bagne_guyane_1897-300x240.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/11/entree_du_premier_batiment_de_reclusion_bagne_guyane_1897-1024x819.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/11/entree_du_premier_batiment_de_reclusion_bagne_guyane_1897-768x614.jpg 768w" sizes="(max-width: 1200px) 100vw, 1200px" /><figcaption id="caption-attachment-5090" class="wp-caption-text">© Thomas Jorion</figcaption></figure><br />
<figure id="attachment_5091" aria-describedby="caption-attachment-5091" style="width: 1200px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-5091" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/11/appartement_blanchisserie_la_colombe_saint_louis_du_senegal_senegal.jpg" alt="© Thomas Jorion" title="© Thomas Jorion" class="caption" data-description="Appartement blanchisserie La colombe Saint Louis du Sénégal, Sénégal" align="center" width="1200" height="960" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/11/appartement_blanchisserie_la_colombe_saint_louis_du_senegal_senegal.jpg 1200w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/11/appartement_blanchisserie_la_colombe_saint_louis_du_senegal_senegal-300x240.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/11/appartement_blanchisserie_la_colombe_saint_louis_du_senegal_senegal-1024x819.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/11/appartement_blanchisserie_la_colombe_saint_louis_du_senegal_senegal-768x614.jpg 768w" sizes="(max-width: 1200px) 100vw, 1200px" /><figcaption id="caption-attachment-5091" class="wp-caption-text">© Thomas Jorion</figcaption></figure></p>
<p>L’article <a href="https://www.afriqueinvisu.org/vestiges-d-empire/">Vestiges d&#8217;empire</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.afriqueinvisu.org">Afrique In Visu</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>On l&#8217;appelait Chocolat, sur les traces d&#8217;un artiste sans nom</title>
		<link>https://www.afriqueinvisu.org/on-l-appelait-chocolat-sur-les-traces-d-un-artiste-sans-nom/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Claire Nini]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 10 Feb 2016 16:50:57 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Éditorial]]></category>
		<category><![CDATA[Centre culturel]]></category>
		<category><![CDATA[Critique]]></category>
		<category><![CDATA[Exposition]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://preprod.afriqueinvisu.org/on-l-appelait-chocolat-sur-les-traces-d-un-artiste-sans-nom/</guid>

					<description><![CDATA[<p>Gérard Noiriel, socio-historien, spécialiste de l’histoire de l’immigration, a enquêté pendant plus de six ans sur les traces de celui que l&#8217;on appelait le clown chocolat, icône circassienne parisienne de la fin du 19ème siècle. A l’occasion de la sortie simultanée de son livre « Chocolat, la véritable histoire d’un homme sans nom » , et de l’exposition « On l’appelait Chocolat, sur les traces d’un artiste sans nom », à la Maison des Métallos, nous l’avons rencontré. « Le clown chocolat est le premier artiste qui a familiarisé le public parisien avec la gestuelle des esclaves afro-américains. Nous sommes en</p>
<p>L’article <a href="https://www.afriqueinvisu.org/on-l-appelait-chocolat-sur-les-traces-d-un-artiste-sans-nom/">On l&rsquo;appelait Chocolat, sur les traces d&rsquo;un artiste sans nom</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.afriqueinvisu.org">Afrique In Visu</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Gérard Noiriel</strong>, socio-historien, spécialiste de l’histoire de l’immigration, a enquêté pendant plus de six ans sur les traces de celui que l&rsquo;on appelait le clown chocolat, icône circassienne parisienne de la fin du 19ème siècle.<br />
<br />A l’occasion de la sortie simultanée  de son livre <em>« Chocolat, la véritable histoire d’un homme sans nom »</em> , et de l’exposition <em>« On l’appelait Chocolat, sur les traces d’un artiste sans nom »</em>, à la <a href="http://www.maisondesmetallos.org/2015/12/08/on-l-appelait-chocolat">Maison des Métallos</a>, nous l’avons rencontré.</p>
<p><em>« Le clown chocolat est le premier artiste qui a familiarisé le public parisien avec la gestuelle des esclaves afro-américains. Nous sommes en 1886, la plupart des français n&rsquo;ont jamais encore vu des noirs. Nous sommes bien avant le jazz, bien avant le succès de Joséphine Baker. » </em> souligne Gérard Noiriel lors de notre visite de l&rsquo;exposition à la Maison des Métallos.</p>
<p>Né esclave à la Havane, Chocolat n&rsquo;avait aucune existence pour l&rsquo;état civil jusqu&rsquo;à ce qu&rsquo;on lui donne un nom : <strong>Rafael Padilla</strong> à sa mort en 1917. Toutefois, un doute subsiste quant à la véracité historique de ce nom, l&rsquo;historien Gérard Noiriel penche plutôt pour l&rsquo;hypothèse selon laquelle ce patronyme serait en fait celui de son maître qui l&rsquo;avait acheté à Bilbao.<br />
<figure id="attachment_4927" aria-describedby="caption-attachment-4927" style="width: 1500px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-4927" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/02/chocolat_hd-1.jpg" alt="© BNF" title="© BNF" class="caption" align="center" width="1500" height="1500" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/02/chocolat_hd-1.jpg 1500w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/02/chocolat_hd-1-300x300.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/02/chocolat_hd-1-1024x1024.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/02/chocolat_hd-1-150x150.jpg 150w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/02/chocolat_hd-1-768x768.jpg 768w" sizes="(max-width: 1500px) 100vw, 1500px" /><figcaption id="caption-attachment-4927" class="wp-caption-text">© BNF</figcaption></figure><br />
Le 20 janvier 2016, la Maire de Paris, Anne Hidalgo, inaugure une plaque commémorative au 231 rue St Honoré dans le 1er arrondissement de Paris, célèbre adresse du Nouveau Cirque, où il y a été pendant plus de 20 ans la vedette. </p>
<p>Comment raconter l&rsquo;histoire d&rsquo;un homme qui n&rsquo;a laissé aucune trace dans les archives ? </p>
<p>Grâce à des recherches minutieuses, quasi journalistiques, qui l&rsquo;ont conduit jusqu&rsquo;à la rencontre des descendants à la Havane ou en France, Gérard Noiriel a réussi à écrire la biographie de ce personnage à la trajectoire exceptionnelle dans son livre : <em>Chocolat, la véritable histoire d&rsquo;un homme sans nom</em>.</p>
<p>Le livre paraît la même semaine que le film <em>Chocolat</em> de <strong>Roschdy Zem</strong>, et que l&rsquo;exposition documentaire à la Maison des Métallos. Autant d&rsquo;évènements à la mémoire de ce premier artiste noir ayant connu la célébrité à Paris. </p>
<p><em>« La convergence de ces initiatives permet non seulement de rendre hommage à cet artiste, mais aussi de montrer aux Français le rôle que des esclaves affranchis comme lui ont joué dans l&rsquo;histoire de notre patrimoine culturel. « </em> déclare  Gérard Noiriel à la fois  conseiller historique du film  et commissaire de cette exposition qui se poursuivra jusqu&rsquo;au 28 février 2016.  </p>
<p>Au cours de ces recherches, Gérard Noiriel a pu trouver des sources iconographiques et faire sortir ce personnage de l&rsquo;oubli, afin de réhabiliter sa mémoire.</p>
<p><em>« J&rsquo;ai effectivement rencontré des difficultés pour trouver des sources et pour les décrypter, heureusement mes sources ont été enrichies par le témoignage des descendants « </em> nous confie t-il lors de notre rencontre.<br />
Pas de traces dans les archives, certes, mais des traces indéniables de son existence dans des œuvres d&rsquo;art de la Belle époque : <strong>Toulouse Lautrec </strong> le dépeint dans une toile intitulée Chocolat dansant dans un bar, <strong>Jean Cocteau</strong> fait son portrait, et les <strong>frères Lumières</strong> ont filmé les sketches du duo clownesque <strong>Footit</strong> et <strong>Chocolat</strong>. </p>
<p>Lorsqu&rsquo;il ne joue pas au Nouveau Cirque, il fait des représentations chez les aristocrates de l&rsquo;époque, qui sont ses contemporains. Il a ainsi fréquenté <strong>Jean Cocteau</strong>,<strong> Léon Blum</strong>, <strong>Claude Debussy</strong>, <strong>Sarah Bernhard</strong>, <strong>Raymond Poincaré</strong> avant de sombrer injustement dans l&rsquo;oubli. </p>
<p>Les photographes de l&rsquo;époque <strong>Lucien Walery</strong>, <strong>Marius Neyroud</strong>, <strong>Roger Viollet</strong>, ont tous tiré le portrait de ce clown blanc et de son auguste: le pierrot noir, autant d&rsquo;archives photographiques originales témoignant du racisme d&rsquo;une France au tout début de sa colonisation sur le continent africain.</p>
<p><em>« Le sentiment d’étrangeté qu’il véhicule entraîne à la fois un sentiment de répulsion et de fascination de la part du public. »</em>  </p>
<p>En effet, le clown noir est le souffre douleur du clown blanc, la chute de presque tous les sketches est sans surprise : Chocolat se fait soit giflé soit botté le cul par Footit ! Et le public du Nouveau Cirque est hilare à chaque représentation.</p>
<p>Cependant ce qui intéresse l&rsquo;historien au-delà d&rsquo;un constat d&rsquo;une société raciste, c&rsquo;est la résistance aux stigmates : <em> » L&rsquo;exemple emblématique du clown Chocolat servira de support pour rappeler que les Africains ayant connu l&rsquo;esclavage n&rsquo;ont pas été seulement des victimes, mais aussi des résistants. Certaines photographies sont des illustrations de la résistance de Chocolat qui dans certains sketches prend sa revanche sur Footit. Cette résistance a produit une culture spécifique, qui a nourri le spectacle vivant en France dès le XIXe siècle. »</em> nous explique le commissaire de l&rsquo;exposition.</p>
<p>Parmi les nombreux documents de la BNF ou des Archives de Paris, présentant le duo burlesque, un portrait « sérieux » de Chocolat, posant exceptionnellement sans son bourreau d&rsquo;acolyte, interpelle.</p>
<p>On y voit Chocolat seul, en pieds, le buste redressé, un brin cambré, un cigare dans une main élégamment gantée.</p>
<p>En 1902, au sommet de sa gloire, Chocolat se rend chez<strong> Du Guy</strong>, grand photographe parisien, et lui demande de réaliser son portrait. </p>
<p>Le photographe s&rsquo;exécute et immortalise la posture de la dignité d&rsquo;un homme qui a trop longtemps souffert des quolibets et des stigmates. </p>
<p><em> » A travers l&rsquo;histoire de cet artiste affublé d&rsquo;un surnom humiliant et qui n&rsquo;a jamais eu d&rsquo;état civil, l&rsquo;exposition aborde aussi la question des discriminations et du combat pour la dignité. » </em> affirme Gérard Noiriel. </p>
<p>Seul devant l&rsquo;objectif, il n&rsquo;est plus le clown chocolat, mais un homme libre et fier de son parcours.  Si la photographie ne donne pas de nom à cet homme, elle lui redonne un visage, permet de ré humaniser le temps d&rsquo;un cliché&#8230;</p>
<p><em>Une exposition à voir à la Maison des Metallos à partir de 14h sauf le lundi du 3 au 28 février 2016.</em><br />
<figure id="attachment_4928" aria-describedby="caption-attachment-4928" style="width: 1400px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-4928" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/02/p0_4-ico-per-9849-n3_r_-_copie_4.jpg" alt="© BNF" title="© BNF" class="caption" align="center" width="1400" height="2143" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/02/p0_4-ico-per-9849-n3_r_-_copie_4.jpg 1400w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/02/p0_4-ico-per-9849-n3_r_-_copie_4-196x300.jpg 196w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/02/p0_4-ico-per-9849-n3_r_-_copie_4-669x1024.jpg 669w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/02/p0_4-ico-per-9849-n3_r_-_copie_4-768x1176.jpg 768w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/02/p0_4-ico-per-9849-n3_r_-_copie_4-1003x1536.jpg 1003w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/02/p0_4-ico-per-9849-n3_r_-_copie_4-1338x2048.jpg 1338w" sizes="(max-width: 1400px) 100vw, 1400px" /><figcaption id="caption-attachment-4928" class="wp-caption-text">© BNF</figcaption></figure><br />
<figure id="attachment_4929" aria-describedby="caption-attachment-4929" style="width: 1400px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-4929" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/02/p8_2hdf_et_c_photos_4-ico-per-9849-121_-_copie.jpg" alt="© BNF" title="© BNF" class="caption" align="center" width="1400" height="1805" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/02/p8_2hdf_et_c_photos_4-ico-per-9849-121_-_copie.jpg 1400w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/02/p8_2hdf_et_c_photos_4-ico-per-9849-121_-_copie-233x300.jpg 233w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/02/p8_2hdf_et_c_photos_4-ico-per-9849-121_-_copie-794x1024.jpg 794w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/02/p8_2hdf_et_c_photos_4-ico-per-9849-121_-_copie-768x990.jpg 768w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/02/p8_2hdf_et_c_photos_4-ico-per-9849-121_-_copie-1191x1536.jpg 1191w" sizes="(max-width: 1400px) 100vw, 1400px" /><figcaption id="caption-attachment-4929" class="wp-caption-text">© BNF</figcaption></figure><br />
<figure id="attachment_4930" aria-describedby="caption-attachment-4930" style="width: 1400px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-4930" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/02/px_img_0858_-_copie.jpg" alt="© BNF" title="© BNF" class="caption" align="center" width="1400" height="1910" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/02/px_img_0858_-_copie.jpg 1400w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/02/px_img_0858_-_copie-220x300.jpg 220w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/02/px_img_0858_-_copie-751x1024.jpg 751w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/02/px_img_0858_-_copie-768x1048.jpg 768w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/02/px_img_0858_-_copie-1126x1536.jpg 1126w" sizes="(max-width: 1400px) 100vw, 1400px" /><figcaption id="caption-attachment-4930" class="wp-caption-text">© BNF</figcaption></figure></p>
<p>L’article <a href="https://www.afriqueinvisu.org/on-l-appelait-chocolat-sur-les-traces-d-un-artiste-sans-nom/">On l&rsquo;appelait Chocolat, sur les traces d&rsquo;un artiste sans nom</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.afriqueinvisu.org">Afrique In Visu</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>« A mon retour, je te raconte »</title>
		<link>https://www.afriqueinvisu.org/a-mon-retour-je-te-raconte/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Olivia Marsaud]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 02 Jul 2015 08:25:05 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Éditorial]]></category>
		<category><![CDATA[Critique]]></category>
		<category><![CDATA[Exposition]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://preprod.afriqueinvisu.org/a-mon-retour-je-te-raconte/</guid>

					<description><![CDATA[<p>Le titre de l’exposition dit beaucoup. « A mon retour, je te raconte » est, bien sûr, un clin d’œil au thème du 7e Printemps de l’art contemporain à Marseille, dont elle fait partie : la carte postale. C’est le genre de phrase que l’on peut écrire au dos d’une carte… Mais c’est aussi un rapport direct à l’histoire personnelle de Michèle Sylvander, qui a passé son enfance en Allemagne, au Maroc et en Algérie, au gré des affectations de son père militaire. C’est cette enfance et cette histoire familiale – liée à l’histoire coloniale de la France – qu’elle a décidé de revisiter</p>
<p>L’article <a href="https://www.afriqueinvisu.org/a-mon-retour-je-te-raconte/">« A mon retour, je te raconte »</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.afriqueinvisu.org">Afrique In Visu</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Le titre de l’exposition dit beaucoup. <em>« A mon retour, je te raconte »</em> est, bien sûr, un clin d’œil au thème du 7e Printemps de l’art contemporain à Marseille, dont elle fait partie : la carte postale. C’est le genre de phrase que l’on peut écrire au dos d’une carte… Mais c’est aussi un rapport direct à l’histoire personnelle de <strong>Michèle Sylvander</strong>, qui a passé son enfance en Allemagne, au Maroc et en Algérie, au gré des affectations de son père militaire.</p>
<p>C’est cette enfance et cette histoire familiale – liée à l’histoire coloniale de la France – qu’elle a décidé de revisiter et de mettre en scène au Château de Servières. De l’ensemble, transpirent à la fois douceur et violence. <em>« C’est la suite de mon travail sur la famille, un de mes thèmes de prédilection depuis des années. Le décès de ma mère a déclenché le besoin de fouiller dans les photos et albums de famille »</em>, explique l’artiste née en 1944, passée par les Beaux-Arts de Marseille et qui privilégie la photographie et la vidéo dans ses œuvres.</p>
<p>L’exposition se divise en deux parties, une consacrée au père. Une à la mère. Côté mère, on est plongé dans une évocation sentimentale. Il y a cette magnifique image de ses cheveux gris tressés. A 93 ans, la voici retombée en enfance… Ou encore cette vidéo touchante d’elle, à 80 ans, écoutant et fredonnant la chanson préférée de ses filles lorsqu’elles étaient petites : <em>« Only you »</em> des Platters. Et puis les grands formats de la série <em>« Un monde parfait »</em> : des photos prises par sa mère (<em>« des images très fortes alors qu’elle n’avait aucune culture visuelle »</em>) que Michèle Sylvander a fait rejouer par des membres de sa famille 40 ans plus tard. Une reconstitution du monde de l’enfance, dont les traumatismes se trouvent aussi évoqués. Comme dans la vidéo <em>« La convocation »</em> qui rappelle qu’en 1954, pendant la guerre d’Indochine, les femmes étaient convoquées dans la cour de l’école pour apprendre la mort d’un mari ou d’un fils, tandis que les jeux d’enfant se poursuivaient… <em>« J’avais 10 ans au moment de la bataille de Diên Biên Phu »</em>, se souvient Michèle Sylvander.</p>
<p>L’Indochine, il en est question dans la partie de l’exposition réservée à la figure du père. L’artiste y a créé une carte fictive du pays sur laquelle elle a imaginé le voyage du père pendant la guerre. Dans cette partie paternelle, elle mêle photos d’archives personnelles et anonymes ainsi que ces créations, comme cette veste-souvenir : <em>« Ma mère, pour se moquer de mon père, nous fabriquait des vêtements avec ses galons, cette veste est celle qu’elle avait cousue pour ma sœur »</em>.</p>
<p>Et puis il y a cette vidéo, <em>« Disparues »</em> (2015). Des bobines qui brûlent dans un lavabo. Elles ont un rapport avec la guerre d’Algérie. Bobines de l’infâmie ? <em>« Dans les archives de mon père, j’ai trouvé beaucoup de choses sur la guerre d’Algérie qui ne m’ont pas plu. Mon père était contre le putsch des généraux et pour la décolonisation. C’est lui qui m’a parlé le premier de la torture. J’avais 17 ans. Cette guerre et ce que m’en a raconté mon père ont fondé ma conscience politique. J’ai retrouvé beaucoup d’écrits, surtout des ordres militaires car mon père a travaillé dans les renseignements. Ainsi que des négatifs, qui ont été conservés par erreur au milieu des photos de famille. Sur l’un d’entre eux, on devine un homme accroché à un poteau les bras en croix, comme un Christ. J’ai décidé de détruire ces archives, de brûler les bobines et j’ai filmé ce processus. »</em> Poussant ainsi jusqu’au bout la logique présence/absence qui émane de nombreuses de ses œuvres. <em>« Michèle Sylvander se laisse hanter par différents niveau de narration, par l’inconnu ou l’indicible, le temps d’une exposition »</em>, écrit la co-commissaire <strong>Caroline Hancock</strong>, dans le catalogue monographique (<em>« Des histoires »</em>, <a href="http://www.editions-p.com">éditions p</a>). Le visiteur, lui aussi, ressort hanté par ce parcours au bord des vies. Au bord de la vie.</p>
<p><img decoding="async" src="IMG/jpg/un_jour_mon_prince_viendra.jpg" alt="© Michèle Sylvander" title="© Michèle Sylvander" class="caption" data-description="UN JOUR MON PRINCE VIENDRA 
Tirage pigmentaire couleur sur canson photo satin
33 x 44 cm 
5 tirages + 1 épreuve d’artiste 
Collection de l’artiste et de la galerieofmarseille" align="center" /><br />
<img decoding="async" src="IMG/jpg/dp-a-mon-retour-7.jpg" alt="© Michèle Sylvander" title="© Michèle Sylvander" class="caption" data-description="ROUGE UNIFORME 
Image 1 de la série
Tirage pigmentaire couleur sur canson photo satin, marouflé sur aludibond
135 x 101 Cm
5 tirages + 1 épreuve d’artiste
Collection de l’artiste 
2015" align="center" /><br />
<img decoding="async" src="IMG/jpg/dp-a-mon-retour-5.jpg" alt="© Michèle Sylvander" title="© Michèle Sylvander" class="caption" data-description="« Hélicoptère. 
Dos bleu 
série « Album du père. »
Image anonyme
1950" align="center" /><br />
<img decoding="async" src="IMG/jpg/dp-a-mon-retour-8.jpg" alt="© Michèle Sylvander" title="© Michèle Sylvander" class="caption" data-description="DISPARUES 
NB
2’21’’
2014" align="center" /><br />
<figure id="attachment_4706" aria-describedby="caption-attachment-4706" style="width: 1200px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-4706" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/07/dp-a-mon-retour-9.jpg" alt="© Michèle Sylvander" title="© Michèle Sylvander" class="caption" align="center" width="1200" height="896" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/07/dp-a-mon-retour-9.jpg 1200w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/07/dp-a-mon-retour-9-300x224.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/07/dp-a-mon-retour-9-1024x765.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/07/dp-a-mon-retour-9-768x573.jpg 768w" sizes="(max-width: 1200px) 100vw, 1200px" /><figcaption id="caption-attachment-4706" class="wp-caption-text">© Michèle Sylvander</figcaption></figure></p>
<p><em>« A mon retour, je te raconte »</em>, <strong>Michèle Sylvander</strong><br />
<br />Commissariat : <strong>Martine Robin</strong> et <strong>Caroline Hancock</strong><br />
<br />Jusqu’au 11 juillet au Château de Servières, 19 boulevard Boisson, 13004 Marseille<br />
<br /><a href="http://www.marseilleexpos.com/blog/pac2015/a-mon-retour-je-te-raconte/">www.marseilleexpos.com</a></p>
<p>L’article <a href="https://www.afriqueinvisu.org/a-mon-retour-je-te-raconte/">« A mon retour, je te raconte »</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.afriqueinvisu.org">Afrique In Visu</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Black Containers</title>
		<link>https://www.afriqueinvisu.org/black-containers/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jeanne Mercier]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 12 Jan 2015 09:14:09 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Éditorial]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[News]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://preprod.afriqueinvisu.org/black-containers/</guid>

					<description><![CDATA[<p>Qu’est-ce que c’est ? C’est une organisation qui a pour vocation la production et la diffusion des images contemporaines. L’innovation dans tout ça ? BlackContainers propose de monter des projets de collaborations : un artiste / un commanditaire / un projet. Ce n’est donc pas du simple mécénat mais une structure qui vise à développer et créer un lien étroit entre les mécènes-commanditaires et l’artiste autour du processus de création. Sous forme de résidence, un artiste est invité par une société sur une durée déterminée à réaliser des œuvres personnelles (images / vidéo). Il reçoit une bourse de création en échange de la</p>
<p>L’article <a href="https://www.afriqueinvisu.org/black-containers/">Black Containers</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.afriqueinvisu.org">Afrique In Visu</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<h2>Qu’est-ce que c’est ?</h2>
<p>C’est une organisation qui a pour vocation la production et la diffusion des images contemporaines.<br />
<br />L’innovation dans tout ça ? <strong>BlackContainers</strong> propose de monter des projets de collaborations : un artiste / un commanditaire / un projet.<br />
<br />Ce n’est donc pas du simple mécénat mais une structure qui vise à développer et créer un lien étroit entre les mécènes-commanditaires et l’artiste autour du processus de création. </p>
<p>Sous forme de résidence, un artiste est invité par une société sur une durée déterminée à réaliser des œuvres personnelles (images / vidéo). Il reçoit une bourse de création en échange de la réalisation d’une série d’images, d’une vidéo ou d’écritures numériques, destinés dans un premier temps en exclusivité pour BlackContainers et le commanditaire.<br />
<br />L’association BlackContainers et les commanditaires ont l&rsquo;usufruit des images, des films produits, pour leur communication en interne, mais ils restent la propriété inaliénable des artistes.</p>
<p>A l’issue des résidences, BlackContainers réalisent des éditions et donc une collection. Sous forme de portfolios de luxe, contenant les œuvres éditées sur papiers, gravées sur un CD et sur une clé USB. Un catalogue papier, en lien avec un écrivain-critique, viendra compléter les portfolios à l&rsquo;occasion d&rsquo;expositions.<br />
Chaque exemplaire est signé et numéroté par l&rsquo;artiste. Ce dispositif nomade permet de réaliser une exposition papier, une projection, une visualisation sur des écrans.<br />
Une réalisation de 7 exemplaires : 1 exemplaire pour l’artiste / 1 exemplaire pour l’association / 5 exemplaires pour le commanditaire.</p>
<p>Pour bien débuter, le premier projet, qui se déroule actuellement, est une résidence de création de <strong>Nestor Da </strong> (photographe) auprès de la Compagnie fruitière. </p>
<p>Association BlackContainers présidée par <strong>Hans Silvester</strong>.<br />
&#8211; <a href="http://www.blackcontainers.org/">www.blackcontainers.org </a><br />
&#8211; contact@blackcontainers.org<br />
&#8211; <a href="https://www.facebook.com/Blackcontainers/info?tab=page_info">Facebook </a></p>
<h2>L’équipe</h2>
<p>&#8211; <strong>Pierre Jaccaud</strong> / Fondateur &#038; Directeur artistique<br />
<br /><em>Metteur en scène de théâtre : textes de Beckett, de Jean Christophe Bailly, de Strindberg, de Milan Kundera&#8230; /Décorateur de théâtre pour le théâtre Oblique, l&rsquo;Odéon, le théâtre national de Belgique&#8230;/Scénographe pour Claude Nougaro à l&rsquo;Olympia, Toots Thillemans à Bruxelles, Poppy Salinger à la Bastide Rose &#8230; /Commissaire de la semaine africaine au parlement européen avec en invité Malick Sidibé. Commissaire de workshops en France ( Musee des Confluences, Lyon), en Afrique / Créateur de B-art-B « chambre de séjour avec vue » demeure d&rsquo;art et d&rsquo;hôtes / Co-fondateur et directeur artistique de la Fondation Blachère de 2004 à 2013.</em> </p>
<p>&#8211; <strong>Charlotte Guidi</strong> / Coordinatrice projet &#038; communication<br />
<br />charlotte.guidi@blackcontainers.org<br />
<br /><em>Diplômée d’un master II d’Histoire de l’art / Coordinatrice exposition et communication dans un centre d’art contemporain / Co-créatrice de Ce soir ou jamais Evénementiel en 2014.</em> </p>
<p>&#8211; <strong>Thomas Delpière</strong> / Graphisme &#038; Conception<br />
<br />thomas.delepiere@blackcontainers.org</p>
<p><figure id="attachment_4406" aria-describedby="caption-attachment-4406" style="width: 1200px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-4406" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/01/01_bc_boite_bdf.jpg" alt="Boîte BlackContainers" title="Boîte BlackContainers" class="caption" align="center" width="1200" height="810" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/01/01_bc_boite_bdf.jpg 1200w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/01/01_bc_boite_bdf-300x203.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/01/01_bc_boite_bdf-1024x691.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/01/01_bc_boite_bdf-768x518.jpg 768w" sizes="(max-width: 1200px) 100vw, 1200px" /><figcaption id="caption-attachment-4406" class="wp-caption-text">Boîte BlackContainers</figcaption></figure><br />
<figure id="attachment_4407" aria-describedby="caption-attachment-4407" style="width: 1200px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-4407" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/01/02_bc_boite_bdf.jpg" alt="Boîte BlackContainers" title="Boîte BlackContainers" class="caption" align="center" width="1200" height="810" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/01/02_bc_boite_bdf.jpg 1200w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/01/02_bc_boite_bdf-300x203.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/01/02_bc_boite_bdf-1024x691.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/01/02_bc_boite_bdf-768x518.jpg 768w" sizes="(max-width: 1200px) 100vw, 1200px" /><figcaption id="caption-attachment-4407" class="wp-caption-text">Boîte BlackContainers</figcaption></figure><br />
<figure id="attachment_4408" aria-describedby="caption-attachment-4408" style="width: 1200px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-4408" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/01/03_bc_boite_bdf.jpg" alt="Boîte BlackContainers" title="Boîte BlackContainers" class="caption" align="center" width="1200" height="810" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/01/03_bc_boite_bdf.jpg 1200w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/01/03_bc_boite_bdf-300x203.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/01/03_bc_boite_bdf-1024x691.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/01/03_bc_boite_bdf-768x518.jpg 768w" sizes="(max-width: 1200px) 100vw, 1200px" /><figcaption id="caption-attachment-4408" class="wp-caption-text">Boîte BlackContainers</figcaption></figure><br />
<figure id="attachment_4409" aria-describedby="caption-attachment-4409" style="width: 1200px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-4409" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/01/04_bc_boite_bdf.jpg" alt="Boîte BlackContainers" title="Boîte BlackContainers" class="caption" align="center" width="1200" height="810" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/01/04_bc_boite_bdf.jpg 1200w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/01/04_bc_boite_bdf-300x203.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/01/04_bc_boite_bdf-1024x691.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/01/04_bc_boite_bdf-768x518.jpg 768w" sizes="(max-width: 1200px) 100vw, 1200px" /><figcaption id="caption-attachment-4409" class="wp-caption-text">Boîte BlackContainers</figcaption></figure><br />
<figure id="attachment_4410" aria-describedby="caption-attachment-4410" style="width: 1200px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-4410" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/01/05_bc_boite_bdf.jpg" alt="Boîte BlackContainers" title="Boîte BlackContainers" class="caption" align="center" width="1200" height="810" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/01/05_bc_boite_bdf.jpg 1200w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/01/05_bc_boite_bdf-300x203.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/01/05_bc_boite_bdf-1024x691.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/01/05_bc_boite_bdf-768x518.jpg 768w" sizes="(max-width: 1200px) 100vw, 1200px" /><figcaption id="caption-attachment-4410" class="wp-caption-text">Boîte BlackContainers</figcaption></figure><br />
<figure id="attachment_4411" aria-describedby="caption-attachment-4411" style="width: 1200px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-4411" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/01/06_bc_boite_bdf.jpg" alt="Boîte BlackContainers" title="Boîte BlackContainers" class="caption" align="center" width="1200" height="810" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/01/06_bc_boite_bdf.jpg 1200w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/01/06_bc_boite_bdf-300x203.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/01/06_bc_boite_bdf-1024x691.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/01/06_bc_boite_bdf-768x518.jpg 768w" sizes="(max-width: 1200px) 100vw, 1200px" /><figcaption id="caption-attachment-4411" class="wp-caption-text">Boîte BlackContainers</figcaption></figure><br />
<figure id="attachment_4412" aria-describedby="caption-attachment-4412" style="width: 1200px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-4412" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/01/07_bc_boite_bdf.jpg" alt="Boîte BlackContainers" title="Boîte BlackContainers" class="caption" align="center" width="1200" height="810" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/01/07_bc_boite_bdf.jpg 1200w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/01/07_bc_boite_bdf-300x203.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/01/07_bc_boite_bdf-1024x691.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/01/07_bc_boite_bdf-768x518.jpg 768w" sizes="(max-width: 1200px) 100vw, 1200px" /><figcaption id="caption-attachment-4412" class="wp-caption-text">Boîte BlackContainers</figcaption></figure><br />
<figure id="attachment_4413" aria-describedby="caption-attachment-4413" style="width: 1200px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-4413" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/01/09_bc_boite_bdf.jpg" alt="Boîte BlackContainers" title="Boîte BlackContainers" class="caption" align="center" width="1200" height="810" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/01/09_bc_boite_bdf.jpg 1200w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/01/09_bc_boite_bdf-300x203.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/01/09_bc_boite_bdf-1024x691.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/01/09_bc_boite_bdf-768x518.jpg 768w" sizes="(max-width: 1200px) 100vw, 1200px" /><figcaption id="caption-attachment-4413" class="wp-caption-text">Boîte BlackContainers</figcaption></figure></p>
<p>L’article <a href="https://www.afriqueinvisu.org/black-containers/">Black Containers</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.afriqueinvisu.org">Afrique In Visu</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>De l’Afrique à Paris Photo</title>
		<link>https://www.afriqueinvisu.org/de-l-afrique-a-paris-photo/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Olivia Marsaud]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 18 Nov 2014 12:31:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Éditorial]]></category>
		<category><![CDATA[Critique]]></category>
		<category><![CDATA[Foire d'Art Contemporain]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[Galerie]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://preprod.afriqueinvisu.org/de-l-afrique-a-paris-photo/</guid>

					<description><![CDATA[<p>Pas de surprises mais des séries de haut vol. C’est déjà ça. Au cœur du safari ParisPhoto, si l’on met de côté les immanquables clichés de visions exotiques du continent, on a pu sentir quelques coups de frais. Être accueilli, à l’entrée de la foire, par la galerie sud-africaine Stevenson, est une bonne entrée en matière. Les diptyques urbains de Guy Tillim dialoguent avec les ombres graphiques de Viviane Sassen. Pieter Hugo est présent avec trois images tirées de sa série « Kin », exploration personnelle de l’Afrique du Sud, à travers des paysages, des portraits ou des natures mortes</p>
<p>L’article <a href="https://www.afriqueinvisu.org/de-l-afrique-a-paris-photo/">De l’Afrique à Paris Photo</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.afriqueinvisu.org">Afrique In Visu</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Pas de surprises mais des séries de haut vol. C’est déjà ça. Au cœur du safari ParisPhoto, si l’on met de côté les immanquables clichés de visions exotiques du continent, on a pu sentir quelques coups de frais. Être accueilli, à l’entrée de la foire, par la galerie sud-africaine <a href="http://www.stevenson.info/">Stevenson</a>, est une bonne entrée en matière. Les diptyques urbains de <strong>Guy Tillim</strong> dialoguent avec les ombres graphiques de <strong>Viviane Sassen</strong>. <strong>Pieter Hugo</strong> est présent avec trois images tirées de sa série <em>« Kin »</em>, exploration personnelle de l’Afrique du Sud, à travers des paysages, des portraits ou des natures mortes &#8211; mention spéciale pour le canapé blanc, usé et déchiré. (La série a été exposée jusqu’au 15 novembre dans le bel espace de Cokkie Snoei à Rotterdam, avec un bel accrochage.) Tandis que les vaches quasi-sacrées de <strong>Daniel Naudé</strong> regardent passer les portraits d’<strong>Edson Chagas</strong>. L’artiste angolais, Lion d’or à la Biennale de Venise 2013, présenté pour la première fois par Stevenson, y montre trois images tirées de la série <em>« Tipo Passe »</em>. Des portraits pris sur fond blanc, comme des photos d’identité, mais dont les modèles portent des masques traditionnels, sortis ainsi de leur contexte et comme suspendus entre deux mondes.</p>
<p>On a vu aussi la monographie de <strong>Roger Ballen</strong>, un corpus puissant, aux tonalités de gris maîtrisées, rehaussées par des marie-louise grises elles aussi. Et tout ce qui fait la force de l’univers Ballen : des mises en scènes à la lisière de la folie et du surnaturel, des oiseaux et des hommes, des dessins et des graffitis. Un univers inquiétant, qui bouscule. Enfin, la <a href="http://www.kamelmennour.com/">galerie Kamel Mennour</a> a présenté un ensemble intéressant dédié à Alger. <strong>Marie Bovo</strong> et ses balcons sur l’Algérois, <strong>Alfredo Jaar</strong> et son clin d’œil à Lucio Fontana et <strong>Zineb Sedira</strong>, qui a enquêté sur la <em>« maison fantôme »</em> de Bologhine. Une maison de l’époque coloniale abandonnée en front de mer, qui a d’abord été hôtel de luxe, avant d’être un hôpital militaire pendant la deuxième guerre mondiale puis transformée en école mixte (la première du pays) et plastiquée par l’OAS en 1962… En écho, on a trouvé à quelques stands de là, les magnifiques tirages grand formats de vues d’Alger de <strong>Stéphane Couturier</strong> (<a href="http://www.galeriepolaris.com/">Galerie Polaris</a>). </p>
<h2>Voici mes cinq autres coups de cœur</h2>
<h2>**1 – Cristina de Middel. <em>« This is what hatred did »</em> (Black Ship). </h2>
<p>Issue de la résidence de la photographe espagnole au Nigeria, à l’invitation d’Azu Nwagbogu, directeur du Lagos Photo Festival, cette série est une réussite autant plastique que narrative. Cristina, qui a remporté un énorme succès avec les « Afronauts » s’est inspirée ici du livre de l’écrivain nigérian Amos Tutuola, « Ma vie dans la brousse des fantômes ». Publié en 1954, celui-ci raconte les péripéties d’un jeune garçon forcé de fuir son village attaqué par l’armée. « La seule façon pour lui de survivre est d’aller dans la brousse, un territoire magique où les humains ne sont pas les bienvenus et où les esprits yorubas vivent et se battent », explique la photographe qui a transposé cette histoire dans le bidonville de Makoko, à Lagos. Le résultat est poétique, surréaliste et vous transporte.<br />
<figure id="attachment_4302" aria-describedby="caption-attachment-4302" style="width: 1300px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-4302" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2014/11/edition_this_is_what_hatred_did_14.jpg" alt="This is what hatred did (Black Ship) © Cristina de Middel" title="This is what hatred did (Black Ship) © Cristina de Middel" class="caption" data-description="This is what hatred did (Black Ship) © Cristina de Middel" align="center" width="1300" height="1039" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2014/11/edition_this_is_what_hatred_did_14.jpg 1300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2014/11/edition_this_is_what_hatred_did_14-300x240.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2014/11/edition_this_is_what_hatred_did_14-1024x818.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2014/11/edition_this_is_what_hatred_did_14-768x614.jpg 768w" sizes="(max-width: 1300px) 100vw, 1300px" /><figcaption id="caption-attachment-4302" class="wp-caption-text">This is what hatred did (Black Ship) © Cristina de Middel</figcaption></figure></p>
<h2>**2 – Sammy Baloji. <em>« The album »</em> (<a href="http://www.imanefares.com/">Galerie Imane Farès</a>)</h2>
<p>Le photographe congolais poursuit son exploration de l’histoire coloniale de la RDC et des cicatrices qu’elle a laissées, pas toujours bien cicatrisées, notamment au Katanga, sa région natale. Passionné d’archives, le voilà qui expose les photos de l’expédition du major Pauwels, à la manière des photo-montages et photo-collages qu’il affectionne particulièrement. Donnant à voir ainsi un patchwork dérangeant, où les hommes sont montrés comme des bêtes et vice-versa. Il mélange les anciennes photographies noir et blanc d’époque avec des clichés de guerre récents pris par le journaliste <strong>Chrispin Mvano</strong> dans la région de Goma. En 2013, 100 ans après l’expédition de Pauwels, <strong>Sammy Baloji</strong>, refait le voyage : <em>« Mon idée était de retourner aux endroits visités par Pauwels pour documenter, à travers à la fois mes propres images et celles de Chrispin, la guerre et la violence qui y fait rage depuis des décennies. »</em> <strong>Imane Farès</strong> montre ces planches au mur, alors même que ce travail d’histoire conviendrait mieux à une publication. Un choix courageux.<br />
<figure id="attachment_4303" aria-describedby="caption-attachment-4303" style="width: 1300px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-4303" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2014/11/b23.jpg" alt="Pauwel’s Album, p. 23 © Sammy Baloji, Courtesy of the artist and Imane Farès" title="Pauwel’s Album, p. 23 © Sammy Baloji, Courtesy of the artist and Imane Farès" class="caption" align="center" width="1300" height="945" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2014/11/b23.jpg 1300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2014/11/b23-300x218.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2014/11/b23-1024x744.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2014/11/b23-768x558.jpg 768w" sizes="(max-width: 1300px) 100vw, 1300px" /><figcaption id="caption-attachment-4303" class="wp-caption-text">Pauwel’s Album, p. 23 © Sammy Baloji, Courtesy of the artist and Imane Farès</figcaption></figure><br />
<figure id="attachment_4304" aria-describedby="caption-attachment-4304" style="width: 1300px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-4304" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2014/11/b27.jpg" alt="Pauwel’s Album, p. 27 © Sammy Baloji, Courtesy of the artist and Imane Farès" title="Pauwel’s Album, p. 27 © Sammy Baloji, Courtesy of the artist and Imane Farès" class="caption" align="center" width="1300" height="945" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2014/11/b27.jpg 1300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2014/11/b27-300x218.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2014/11/b27-1024x744.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2014/11/b27-768x558.jpg 768w" sizes="(max-width: 1300px) 100vw, 1300px" /><figcaption id="caption-attachment-4304" class="wp-caption-text">Pauwel’s Album, p. 27 © Sammy Baloji, Courtesy of the artist and Imane Farès</figcaption></figure><br />
<figure id="attachment_4305" aria-describedby="caption-attachment-4305" style="width: 1300px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-4305" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2014/11/b49.jpg" alt="Pauwel’s Album, p. 49 © Sammy Baloji, Courtesy of the artist and Imane Farès" title="Pauwel’s Album, p. 49 © Sammy Baloji, Courtesy of the artist and Imane Farès" class="caption" align="center" width="1300" height="945" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2014/11/b49.jpg 1300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2014/11/b49-300x218.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2014/11/b49-1024x744.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2014/11/b49-768x558.jpg 768w" sizes="(max-width: 1300px) 100vw, 1300px" /><figcaption id="caption-attachment-4305" class="wp-caption-text">Pauwel’s Album, p. 49 © Sammy Baloji, Courtesy of the artist and Imane Farès</figcaption></figure></p>
<h2>**3 &#8211; Nicola Lo Calzo, <em>« Ayiti »</em>, <em>« Tchamba »</em>, <em>« Casta »</em> (<a href="http://dominiquefiat.com/">Galerie Dominique Fiat</a>)</h2>
<p>En 10 images, le photographe nous fait entrer dans son univers et son travail toujours cohérent bien qu’éclaté entre l’Afrique et ses diasporas. Il a mélangé différentes séries : Ayiti, Tchamba (réalisée au Bénin au moyen-format argentique) et Casta (réalisée à la Nouvelle-Orléans). On retrouve le soyeux des lumières, toujours un peu voilées, adoucies. Les compositions parfaites. Et des images fortes comme ce portrait dans la pénombre, sur fond turquoise, d’un lanceur de corde haïtien, représentation du Nég’ marron, lors du carnaval de Jacmel. Ou encore de ces Noirs-américains portant des « black faces » inquiétantes.<br />
<img decoding="async" src="IMG/jpg/36_ayiti_lo_calzo.jpg" alt="Série AYITI, 2013 © Nicola Lo Calzo" title="Série AYITI, 2013 © Nicola Lo Calzo" class="caption" data-description="Titre: Celeur, Lanceur de corde, Groupe de Theodore Taondreau, Carneval de Jacmel, Haiti
Edition :  5 + 2 AP (Epreuves d'artistes)" align="center" /></p>
<h2>**4 &#8211; Thierry Fontaine, <em>« L’île habitée »</em> (<a href="http://www.fillesducalvaire.com/">Galerie Les Filles du Calvaire</a>)</h2>
<p>Il y quelque chose d’organique dans le travail de Thierry Fontaine. De la terre et du sang, des humeurs et de la boue. Des coquillages. Et la mer comme matrice. Originaire de l&rsquo;île de La Réunion, il a bâti une œuvre métisse qui se retrouve dans les deux photographies présentées à Paris Photo : « Porter la terre » (1998) et « L’île habitée » (2002). Cette dernière met en scène un homme immergé dans l’eau jusqu’à la taille, au visage recouvert de glaise, comme une sculpture en devenir, comme une mythologie sortie des eaux. L’homme-île, qui se fait chahuter par la houle mais ne s’effondre pas. La composition de l’image, le choc du bleu et de l’ocre… On ne sait pas bien pourquoi, mais c’est bouleversant.<br />
<figure id="attachment_4306" aria-describedby="caption-attachment-4306" style="width: 960px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-4306" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2014/11/thierry-fontaine-les-filles-du-calvaire.jpg" alt="L’île habitée, 2000 © Thierry Fontaine, c-print courtesy Galerie les filles du calvaire" title="L’île habitée, 2000 © Thierry Fontaine, c-print courtesy Galerie les filles du calvaire" class="caption" align="center" width="960" height="968" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2014/11/thierry-fontaine-les-filles-du-calvaire.jpg 960w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2014/11/thierry-fontaine-les-filles-du-calvaire-298x300.jpg 298w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2014/11/thierry-fontaine-les-filles-du-calvaire-150x150.jpg 150w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2014/11/thierry-fontaine-les-filles-du-calvaire-768x774.jpg 768w" sizes="(max-width: 960px) 100vw, 960px" /><figcaption id="caption-attachment-4306" class="wp-caption-text">L’île habitée, 2000 © Thierry Fontaine, c-print courtesy Galerie les filles du calvaire</figcaption></figure></p>
<h2>**5 &#8211; Omar Victor Diop, <em>« Diaspora » </em> (<a href="http://www.magnin-a.com/">Galerie Magnin-A</a>)</h2>
<p>Omar Victor Diop, dont le succès ne cesse de s’accroître depuis sa première apparition aux Rencontres de Bamako 2011, a su renouveler son genre fétiche : le portrait. Avec « Diaspora », il évoque, sous la forme d’auto-portraits, 12 Africains qui ont marqué l’histoire de l’Occident à l’époque de la traite et de la colonisation. Des parcours oubliés des livres d’histoire : <strong>Angelo Soliman</strong>, <strong>Dom Nicolau</strong>, <strong>Juan de Pareja</strong>,<strong> Jean-Baptiste Belley</strong>, <strong>Don Miguel de Castro</strong>… Un voyage dans le temps avec un clin d’œil à notre époque, puisque chaque portrait révèle un détail lié au football pour symboliser la question de l’immigration. Le photographe explique : <em>« C’est l’hommage d’un Africain à ses prédécesseurs. C’est aussi l’hommage d’un être humain à des pionniers qui ont permis des brassages entre l’Afrique et le reste du monde. » </em> Ce travail en couleur dialogue à merveille avec les aînés de la maison : <strong>Seydou Keïta</strong>, <strong>J.D. Okhai Ojeikere</strong>, <strong>Mama Casset</strong>, <strong>Malick Sidibé</strong> et <strong>Jean Depara</strong>.<br />
<figure id="attachment_4307" aria-describedby="caption-attachment-4307" style="width: 1000px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-4307" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2014/11/545b524f5916avod1407065.jpg" alt="Dom Nicolau, Project Diaspora © Omar Victor Diop, 2014 Courtesy of Magnin-A" title="Dom Nicolau, Project Diaspora © Omar Victor Diop, 2014 Courtesy of Magnin-A" class="caption" align="center" width="1000" height="1500" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2014/11/545b524f5916avod1407065.jpg 1000w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2014/11/545b524f5916avod1407065-200x300.jpg 200w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2014/11/545b524f5916avod1407065-683x1024.jpg 683w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2014/11/545b524f5916avod1407065-768x1152.jpg 768w" sizes="(max-width: 1000px) 100vw, 1000px" /><figcaption id="caption-attachment-4307" class="wp-caption-text">Dom Nicolau, Project Diaspora © Omar Victor Diop, 2014 Courtesy of Magnin-A</figcaption></figure></p>
<h2>L’Insensé spécial Afrique</h2>
<p>Le très beau magazine photo créé en 1991 se met à l’heure africaine après avoir exploré dans ces deux derniers numéros la Chine et la Russie. Là encore, pas de surprises mais des valeurs sûres qui balaient les différentes régions du continent (pour une fois, l’Océan indien n’est pas oublié grâce à la présence de <strong>Malala Andrialavidrazana</strong> et de sa série <em>« Echoes »</em>) et quelques révélations récentes comme <strong>Mame-Diarra Niang</strong>, plasticienne et photographe franco-ivoiro-sénégalaise qui a intégré la galerie Stevenson (Afrique du Sud). Le format du magazine est flatteur et met en valeur les œuvres plus ou moins récentes. Il se feuillette comme un bel album de famille où l’on reconnaît les signatures visuelles avec délectation.<br />
<figure id="attachment_4308" aria-describedby="caption-attachment-4308" style="width: 745px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-4308" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2014/11/cover-africa-insense_copie.jpg" alt="COVER AFRICA INSENSE copie" title="COVER AFRICA INSENSE copie" class="caption" align="center" width="745" height="1024" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2014/11/cover-africa-insense_copie.jpg 745w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2014/11/cover-africa-insense_copie-218x300.jpg 218w" sizes="(max-width: 745px) 100vw, 745px" /><figcaption id="caption-attachment-4308" class="wp-caption-text">COVER AFRICA INSENSE copie</figcaption></figure></p>
<p>L’article <a href="https://www.afriqueinvisu.org/de-l-afrique-a-paris-photo/">De l’Afrique à Paris Photo</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.afriqueinvisu.org">Afrique In Visu</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Hamdoulah, ça va</title>
		<link>https://www.afriqueinvisu.org/hamdulah-ca-va511/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Olivia Marsaud]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 14 Oct 2010 08:42:22 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Éditorial]]></category>
		<category><![CDATA[Critique]]></category>
		<category><![CDATA[Exposition]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[Galerie]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://preprod.afriqueinvisu.org/hamdulah-ca-va511/</guid>

					<description><![CDATA[<p>Mohamed Bourouissa a la bougeotte. Au sens propre comme au sens figuré. Il change de place, marche, tourne sur lui-même, fume cigarette sur cigarette. Dans sa tête, aussi, le mouvement suit. Il n’est jamais là où on l’attend. Après s’être fait connaître en tant que photographe (surtout avec la série Périphérique), il a initié un projet mêlant photo et vidéo via le téléphone portable, Temps mort, présenté à la Biennale de Berlin et à la Galerie Kamel Mennour à Paris. Lui, qui dit aimer les « aspérités » et être à la recherche de nouveaux médiums comme supports artistiques, est aussi devenu</p>
<p>L’article <a href="https://www.afriqueinvisu.org/hamdulah-ca-va511/">Hamdoulah, ça va</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.afriqueinvisu.org">Afrique In Visu</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><a href="article132.html"><strong>Mohamed Bourouissa</strong></a> a la bougeotte. Au sens propre comme au sens figuré. Il change de place, marche, tourne sur lui-même, fume cigarette sur cigarette. Dans sa tête, aussi, le mouvement suit. Il n’est jamais là où on l’attend. Après s’être fait connaître en tant que photographe (surtout avec la série Périphérique), il a initié un projet mêlant photo et vidéo via le téléphone portable, Temps mort, présenté à la Biennale de Berlin et à la <a href="http://www.kamelmennour.fr/">Galerie Kamel Mennour</a> à Paris. Lui, qui dit aimer les « aspérités » et être à la recherche de nouveaux médiums comme supports artistiques, est aussi devenu commissaire d’exposition. Avec son amie <strong>Nabila Mokrani</strong>, qui travaille sur une thèse de sociologie sur l’entrée de l’islam dans l’art contemporain et s’est frottée aux montages d’expositions à Bamako, Alger et Paris, il a choisi six artistes qui lui sont proches, d’une manière ou d’une autre. <figure id="attachment_1614" aria-describedby="caption-attachment-1614" style="width: 315px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class=" alignright size-full wp-image-1614" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2010/10/hamdoullah01.jpg" alt="© Yasin Robert" title="© Yasin Robert" class="caption" align="right" width="315" height="320" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2010/10/hamdoullah01.jpg 315w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2010/10/hamdoullah01-295x300.jpg 295w" sizes="(max-width: 315px) 100vw, 315px" /><figcaption id="caption-attachment-1614" class="wp-caption-text">© Yasin Robert</figcaption></figure>« Ce sont des personnes dont on suit le travail depuis longtemps, qui ne sont pas forcément intégrés dans le monde de l’art, parce que certains sont totalement autodidactes, et qui ont du mal à montrer leur travail », explique Nabila.</p>
<p>Ainsi, le visiteur est accueilli, dans cet espace collé à l’ancien squat artistique de la rue de Rivoli, à Paris, par la photo-installation de <strong>Ben Dhaou</strong>, « Tout sol » : des photos prises avec un téléphone portable, imprimées puis froissées et posées en tas sur le sol. On peut choisir d’en prendre une ou pas, de l’ouvrir. Ou pas… « C’est un peu la photo papier-cadeau », résume Mohamed. « Ben Dhaou m’a assisté sur certaines de mes mises en scène. Aujourd’hui, il travaille dans un resto, mais il a une intention artistique réelle. Cette installation parle de la manière de laisser une trace. » Alfa Eiko, qui vient du rap, a construit une maquette reproduisant la prison de Villepinte. « Une prison, un musée, un atelier, une table d’architecte ? Ou tout ça à la fois ? », s’interroge Mohamed.</p>
<p>D’autres ont une formation artistique, comme <strong>Yasin Robert</strong> qui, après une école d’art, s’est tourné vers le graffiti, avant de revenir à une peinture plus classique. Il montre ici des paysages de banlieue familiers (tours, voitures, usines…) en total décalage avec l’héritage pictural auxquels ils font référence. <strong>Massinissa Selmani</strong>, lui, a choisi d’évoquer, dans un petit film d’animation, Merouane, le jeune kamikaze algérien qui s’est fait exploser dans le centre d’Alger en avril 2007. <strong>Karim Kal</strong>, repéré par Nabila au festival panafricain d’Alger, lui, photographie le bois de Boulogne et les « traces » laissées par ceux qui y passent ou y travaillent&#8230; </p>
<p>Enfin, les compositions géométriques d’<strong>Alexis Masurelle</strong>, qui mettent en scène des armes, sont à la fois belles et effrayantes. Certains y verront une référence à l’art islamique, d’autres aux rosaces de notre enfance. « Il a une fascination pour les objets de mort. <figure id="attachment_1615" aria-describedby="caption-attachment-1615" style="width: 400px" class="wp-caption alignright"><img loading="lazy" decoding="async" class=" alignright size-full wp-image-1615" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2010/10/hamdoullah02.jpg" alt="Le bois 6, Paris, 2008 © Karim Kal" title="Le bois 6, Paris, 2008 © Karim Kal" class="caption" align="right" width="400" height="299" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2010/10/hamdoullah02.jpg 400w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2010/10/hamdoullah02-300x224.jpg 300w" sizes="(max-width: 400px) 100vw, 400px" /><figcaption id="caption-attachment-1615" class="wp-caption-text">Le bois 6, Paris, 2008 © Karim Kal</figcaption></figure>En les démultipliant, ça devient beau, presque floral, note Mohamed. On se perd dans ses motifs. On perd ses repères. » C’est là toute l’ambition des deux commissaires : donner à voir des visions périphériques sur des sujets forts, comme la prison ou le terrorisme. « Ce sont des regards transversaux qui jouent avec le visible et l’invisible. Qui détournent la réalité. On voulait des choses fortes montrées avec subtilité et douceur », explique Mohamed. Nabila acquiesce : « Les artistes abordent des problématiques liées au réel sans tomber dans le spectaculaire ou le fictionnel. Le spectateur crée son propre champ mental à l’intérieur de l’œuvre. C’est pour ça qu’il n’y a pas de cartels, que l’accrochage est épuré. On ne voulait pas recréer une galerie ou un musée. »</p>
<p>Pour ce projet auto-financé, Nabila et Mohamed ont emprunté le titre de l’exposition à celui d’une chanson du rappeur La Fouine. « On l’écoutait en boucle et elle résume bien l’expo : on est dans l’urbain, les problèmes, la pression quotidienne… mais même si la vie est dure, on est encore là, vivants, pour la représenter. Hamdulah, ça va ! »</p>
<p><strong>Hamdoulah, ça va </strong><br />
<br />Jusqu’au 23 octobre 2010-10-12<br />
<br />59, rue de Rivoli 75001 Paris<br />
<br />du mardi au dimanche de 13 à 20h<br />
<br />entrée libre</p>
<p>L’article <a href="https://www.afriqueinvisu.org/hamdulah-ca-va511/">Hamdoulah, ça va</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.afriqueinvisu.org">Afrique In Visu</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
	</channel>
</rss>
