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	<title>Archives des Exposition - Afrique In Visu</title>
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	<description>Plateforme autour du métier de photographe en Afrique depuis 2006</description>
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	<title>Archives des Exposition - Afrique In Visu</title>
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		<title>« Ce qui nous arrive ici, en plein visage » &#8211; Interview de Yasmine Chemali</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Afrique in visu]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 26 Jan 2023 11:20:08 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Éditorial]]></category>
		<category><![CDATA[Interview]]></category>
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		<category><![CDATA[centre de la photo de Mougins]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Depuis son ouverture il y a un an et demi, nous suivions les projets du Centre de la Photographie de Mougins, dernier centre photographique ouvert en France. C&#8217;est à l&#8217;occasion de son exposition en deux volets  » Ce qui nous arrive ici, en plein visage » que nous avons eu l&#8217;occasion de nous y rendre et de rencontrer sa directrice Yasmine Chemali. C&#8217;est une plongée dans deux univers photographiques et vidéos très diverses, avec Catherine de Clippel et « Photographier les vodous » et Marie Baronnet et « Amexica » sur lesquels nous revenons dans cet entretien à trois voix. Pour mieux comprendre ce rapprochement</p>
<p>L’article <a href="https://www.afriqueinvisu.org/ce-qui-nous-arrive-ici-en-plein-visage-interview-de-yasmine-chemali/">&lt;strong&gt;« Ce qui nous arrive ici, en plein visage »&lt;/strong&gt; &#8211; Interview de Yasmine Chemali</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.afriqueinvisu.org">Afrique In Visu</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[		<div data-elementor-type="wp-post" data-elementor-id="8158" class="elementor elementor-8158">
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<p>Depuis son ouverture il y a un an et demi, nous suivions les projets du<strong> Centre de la Photographie de Mougins</strong>, dernier centre photographique ouvert en France.</p>
<p>C&rsquo;est à l&rsquo;occasion de son exposition en deux volets  » <em>Ce qui nous arrive ici, en plein visage</em> » que nous avons eu l&rsquo;occasion de nous y rendre et de rencontrer sa directrice <strong>Yasmine Chemali</strong>. C&rsquo;est une plongée dans deux univers photographiques et vidéos très diverses, avec <strong>Catherine de Clippel</strong> et « <strong>Photographier les vodous</strong> » et <strong>Marie Baronnet</strong> et « <em>Amexica</em> » sur lesquels nous revenons dans cet entretien à trois voix. Pour mieux comprendre ce rapprochement de deux approches, périodes, territoires différents dans ce projet d&rsquo;exposition,  quelques mots de la préface de <strong>François Cheval</strong> : « <em>Entre les photographies de Marie Baronnet, prises à la frontière mexicaine, et celles de Catherine De Clippel, capturées en Afrique de l’Ouest, se noue pourtant une relation étonnante. Toutes deux saisissent ce qui se passe entre ce qui s’ouvre et ce qui se ferme, cet au-delà qui attise la curiosité propre à l’homme. Car, pour ce dernier, il faut toujours appréhender ce qui se cache et se trouve de l’autre côté. Le désir du franchissement affirme la volonté quasi génétique de percer à jour le mystère d’un autre territoire. »</em></p>
<p> </p>
<p><strong>Nous avons pu découvrir le Centre de la photographie de Mougins dans le cadre de l&rsquo;exposition actuelle, « Ce qui nous arrive ici, en plein visage », pouvez-vous nous parler de la genèse de ce projet et le public de ce centre ?</strong><br />Le <a href="https://centrephotographiemougins.com/les-expositions/">Centre de la photographie de Mougins</a> ouvrait ses portes en juillet 2021 en période de pandémie, dans l’espoir d’ouvrir un nouveau lieu qui servirait les multiples tendances de la photographie contemporaine. La mission principale du Centre est le soutien à la création et aux expérimentations des artistes, qu’ils soient français ou étrangers, émergents ou confirmés, par les trois expositions annuelles. Nous réalisons également une publication en lien avec les expositions qui appelle une réflexion anthropologique, historique, littéraire voire musicale et sort du champ de l’histoire de l’art. Enfin, les résidences de création, de transmission ainsi que l’éducation à l’image font du Centre un lieu vivant, engagé auprès des publics.<br />Le Centre de la photographie de Mougins est un service municipal et travaille en cela pour son public local, celui du 06 et de la région Sud. Le public du Centre est aussi celui d’un réseau, à l’échelle locale et régionale (réseau Botox(s), Plein Sud, Grand Arles Express), dans le but de promouvoir la photographie telle que nous la défendons, l’édition photographique telle que nous la concevons, ainsi que les valeurs que nous prônons. Sur le plan photographique, nous créons des liens avec le réseau Diagonal, ou encore l’association des éditeurs France Photo Book. Ouvert à tous, avec une programmation exigeante, le Centre participe à la politique culturelle d’une ville et à son rayonnement.</p>
<p></p>
<figure><img decoding="async" src="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2023/01/AIV-Photographier-les-vodous_2022_1-685x1024.jpg" alt="" />
<p> </p>
<figcaption>Vue de l&rsquo;exposition © Communication Ville de Mougins</figcaption>
</figure>
<p></p>
<p><strong>Comment peut-on définir la ligne curatoriale et les premières expositions ?</strong><br />Être en lien avec le réel par le choix de sujets actuels puissants, en respectant les critères de parité, en attribuant la place qui est due à la photographie féminine, être en état de vigilance permanente, à l’affût d’autres expressions extra-européennes, est la seule règle présidant aux choix de la programmation. Cette appétence, une ambition, requiert une mise en œuvre soutenue de dispositifs et d’actions en vue d’une diffusion de l’art contemporain. Sur les cinq expositions réalisées, nous avons présenté sept artistes dont cinq sont des femmes : Isabel Muñoz, Jenny Rova, Natasha Caruana, Li Lang, Yuki Onodera, Tom Wood et Catherine De Clippel. La ville de Mougins soutient cette diversité et ambition en nous permettant, à François Cheval – directeur artistique du Centre – et moi-même de soutenir des artistes et des projets photographiques puissants. Avec Isabel Muñoz, nous découvrions le Japon des danseurs de butoh, le monde des yakusas ou du shibari ; Jenny Rova et Natasha Caruana nous proposaient leur propre interprétation de l’amour se mettant à nu avec un recul et un regard d’analyste scientifique (Caruana) ou avec un sens certain de l’autodérision (Rova). Li Lang avec son parcours en train à travers la Chine, une photo par minute, projetée en installation par cinq vidéoprojecteurs, plongeait le public dans un voyage initiatique, alors que les tirages recomposés de Yuki Onodera jouaient avec notre cerveau. Les séries « historiques » de Tom Wood nous plongeait dans un Liverpool haut en couleurs de la fin des années Thatcher, échappant aux stéréotypes auxquels une certaine photographie documentaire britannique nous a habitué.</p>
<p></p>
<figure class="wp-block-gallery-1 is-layout-flex wp-block-gallery-is-layout-flex">
<p> </p>
<figure><img decoding="async" data-id="8173" src="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2023/01/AIV-Photographier-les-vodous_2022_6-1024x770.jpg" alt="" />
<p> </p>
<figcaption>Vues de l_exposition © Communication Ville de Mougins</figcaption>
</figure>
<p></p>
<figure><img decoding="async" data-id="8171" src="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2023/01/AIV-Photographier-les-vodous_2022_4-1024x684.jpg" alt="" />
<p> </p>
<figcaption>Vues de l_exposition © Communication Ville de Mougins</figcaption>
</figure>
<p></p>
</figure>
<p></p>
<p><strong>Actuellement, vous présentez une exposition dont la singularité est de s&rsquo;articuler autour de deux volets, intitulée « Ce qui nous arrive ici, en plein visage », pourriez-vous en nous en évoquant ce titre, revenir pour nous sur l&rsquo;histoire du projet ?</strong><br />Je crois que la préface écrite par François Cheval répond parfaitement à cette question :<br />À la frontière séparant les États-Unis et le Mexique se dresse une barrière, une muraille sinistre et connue de tous. À elle seule, elle incarne tous les murs et refus de l’autre. Ailleurs, en pays dogon, d’autres bornes se dressent, sous forme de sculptures en terre, posées directement sur le sol. Des protubérances qui dissocient les vivants des esprits. Entre les photographies de Marie Baronnet, prises à la frontière mexicaine, et celles de Catherine De Clippel, capturées en Afrique de l’Ouest, se noue pourtant une relation étonnante. Toutes deux saisissent ce qui se passe entre ce qui s’ouvre et ce qui se ferme, cet au-delà qui attise la curiosité propre à l’homme. Car, pour ce dernier, il faut toujours appréhender ce qui se cache et se trouve de l’autre côté. Le désir du franchissement affirme la volonté quasi génétique de percer à jour le mystère d’un autre territoire. Les vodous, fréquentant les mêmes espaces que les humains, errant dans des zones aux limites incertaines, symbolisent ainsi ce qui lie et ce qui sépare, pour mieux confondre le même et l’autre. La frontière est bien plus qu’un événement historique. Elle est pour nos deux photographes un entre-deux où, à la fois, vie et mort se frôlent pour parfois se confondre. Et c’est dans ces moments, entre chien et loup, dans ces nuits fantomatiques, dans l’instabilité qui est la nature même du vivant, que l’on nous conduit dans ces zones de confins, à la fois rupture et point de départ. Là où se repensent les nouvelles frontières de l’identité.</p>
<p></p>
<p>Dans sa préface à Dieux d’Afrique,<br />Théodore Monod pose cette phrase fulgurante :<br />« Ce qui nous arrive ici, en plein visage, à l’improviste,<br />ce n’est pas l’habituelle matière à curiosité […],<br />ce précieux butin, il n’était pas à la portée<br />d’un touriste ordinaire, ou même à un ethnologue<br />du modèle habituel, de le conquérir […],<br />Pierre Verger ne dit pas tout, et ne montre pas tout.<br />Car c’est, aussi, un sage. »<br />Pierre Verger,<br />Dieux d’Afrique,<br />Paris, Paul Hartmann,<br />1954.</p>
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<figure><img decoding="async" src="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2023/01/AIV-©-Jean-Paul-Colleyn-Catherine-De-Clippel-filmant-une-ceremonie-de-succession-1988-Anfouin-Togo-1024x669.jpg" alt="" />
<p> </p>
<figcaption>© Jean-Paul Colleyn Catherine De Clippel filmant une cérémonie de succession 1988 Anfouin, Togo</figcaption>
</figure>
<p></p>
<figure class="wp-block-gallery-2 is-layout-flex wp-block-gallery-is-layout-flex">
<p> </p>
<figure><img decoding="async" data-id="8161" src="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2023/01/AIV-©-Catherine-De-Clippel-Hache-du-vodou-Hevieso-1988-Aklakou-Togo-683x1024.jpg" alt="" />
<p> </p>
<figcaption>© Catherine De Clippel Hache du vodou Hevieso 1988 Aklakou, Togo Tirage jet d’encre sur Rice paper Hahnemühle 135 x 90 cm</figcaption>
</figure>
<p></p>
<figure><img decoding="async" data-id="8164" src="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2023/01/AIV-©-Catherine-De-Clippel-Vodou-Legba-1989-Seko-Togo-670x1024.jpg" alt="" />
<p> </p>
<figcaption>© Catherine De Clippel Vodou Legba 1989 Séko, Togo Tirage jet d’encre sur Rice paper Hahnemühle 135 x 90 cm</figcaption>
</figure>
<p></p>
<figure><img decoding="async" data-id="8166" src="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2023/01/AIV-©-Catherine-De-Clippel-Vodou-Zangbeto-1989-Seko-Togo-659x1024.jpg" alt="" />
<p> </p>
<figcaption>© Catherine De Clippel Vodou Zangbeto 1989 Séko, Togo Tirage jet d’encre sur Rice paper Hahnemühle 135 x 90 cm</figcaption>
</figure>
<p></p>
</figure>
<p></p>
<figure><img decoding="async" src="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2023/01/AIV-©-Catherine-De-Clippel-Acolyte-au-vodou-Djagli-1989-Seko-Togo-1024x680.jpg" alt="" />
<p> </p>
<figcaption>© Catherine De Clippel Acolyte au vodou Djagli 1989 Séko, Togo</figcaption>
</figure>
<p></p>
<p><strong>Nous connaissions le travail vidéo de Catherine De Clippel sur l&rsquo;Afrique mais finalement très mal son travail photographique. Comment s&rsquo;est passé le travail de recherche, documentation, et numérisation ?</strong><br />Assez simplement (pour nous) ! Catherine est une bonne élève, cela a été très facile de travailler avec elle. Elle nous a fait directement confiance pour monter le projet. À son origine, un texte, celui que François Cheval écrit pour le livre Photographier les vodous : Togo-Bénin 1988-2019 paru à la Maison des sciences de l’homme en 2020. Ça a été le point de départ à l’invitation à Mougins. Catherine était aussi la photographe qu’il fallait pour tisser et renforcer encore ce lien que nous établissons entre photographie et entropie, entre photographie et anthropologie. Catherine nous a donné accès à beaucoup de matériel, nous sommes allées chez elle pour visionner les films aussi.<br />Pour les tirages, par la suite, il a fallu qu’elle fasse renumériser en haute définition ses négatifs, afin de pouvoir les tirer aussi grand pour l’exposition (90&#215;135 cm). Cela n’empêche pas le grain qui est très largement présent, et l’impression sur du papier de riz renforce cet effet presque sableux du tirage. Pour le film, la colorimétrie a complètement été retravaillée aussi par l’agence de création numérique on situ avec qui nous avons travaillé pour projeter le film « Les dieux-objets » (1989).</p>
<p></p>
<p><strong>Vous exposez ici, un travail autour des vodous, au Togo et au Bénin, sous le titre « Photographier les vodous : Catherine De Clippel », que découvre -t-on ? Et comment le public réagit ?</strong><br />Les médiations sont incroyables. Les retours très positifs. Les échanges avec le public passionnants. Quasiment chaque semaine (sans exagération), nous rencontrons une personne qui a eu une ou des expériences avec un vodou : bien sûr quelques visiteurs originaires du Togo ou des voyageurs, mais aussi des personnes venant du Brésil, de la Réunion ou d’ailleurs. Je salue mon équipe de médiatrices qui ont été encore plus humbles dans leurs discours et beaucoup dans le partage. Nous accompagnons les visiteurs, comme à chaque exposition, mais peut-être que c’est encore plus nécessaire ici.</p>
<p></p>
<p><strong>En mars, vous ouvrirez le second volet de l&rsquo;exposition en couleur, avec un travail contemporain « Amexica » de Marie Baronnet. Que pourra-t-on y voir ?</strong><br />Oui. Si le terme « vodun » suggère l’insaisissable, le projet Amexica donne à voir une frontière bien visible. C’est en 2009 que Marie Baronnet (photographe française vivant et travaillant à Los Angeles) commence à photographier et à filmer régulièrement la frontière mexico-américaine, d’un bout à l’autre, allant de l&rsquo;océan Pacifique jusqu’au golfe du Mexique. Elle explore toutes les facettes de cette frontière pendant une dizaine d’années, rencontrant des migrants et des militants, des médecins légistes, des « coyotes », des shérifs et des agents de la police des frontières ou encore des Minutemen. Tous incarnent la vie à la frontière. Dans un va-et-vient constant entre deux mondes, entre perte et espoir, Marie Baronnet crée un documentaire qui aide à comprendre ce qu’il se joue aujourd&rsquo;hui au cœur du territoire « amexicain ».<br />L’exposition présentera un long métrage de 95 minutes que Marie a réalisé avec Raoul Peck (Velvet Film) en collaboration avec Arte ainsi que des tirages de son travail à la frontière.</p>
<p></p>
<figure><img decoding="async" src="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2023/01/AIV-c-Marie-Baronnet_MG_9660-1024x683.jpg" alt="" />
<p> </p>
<figcaption>@ Marie Baronnet <br />Mur ouvert : ancienne et nouvelle clôture. Les panneaux métalliques datant de la guerre du Vietnam, installés au milieu des années 1990, ont été remplacés par de nouvelles clôtures. Le 17 décembre 2019, le commissaire des douanes et de la protection des frontières des États-Unis a déclaré que 149 669 kilomètres de barrières avaient été construits pendant l&rsquo;administration Trump, la plupart, remplaçant des structures existantes.<br />Baja California, Basse-Californie, Tijuana, Mexique, 2009</figcaption>
</figure>
<p></p>
<figure class="wp-block-gallery-3 is-layout-flex wp-block-gallery-is-layout-flex">
<p> </p>
<figure><img decoding="async" data-id="8185" src="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2023/01/AIV-c-Marie-Baronnet_MG_9992-1024x683.jpg" alt="" />
<p> </p>
<figcaption>@ Marie Baronnet <br />Migrants traversant la frontière du côté américain.<br />Naco, Arizona, États-Unis, 2010<br />Tirage jet d&rsquo;encre</figcaption>
</figure>
<p></p>
<figure><img decoding="async" data-id="8184" src="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2023/01/AIV-c-Marie-Baronnet_MG_9956-683x1024.jpg" alt="" />
<p> </p>
<figcaption>@ Marie Baronnet <br />Glen Spencer, militant d&rsquo;extrême droite luttant contre l&rsquo;immigration clandestine, fondateur et président de la American Border Patrol.<br />Tucson, Arizona, États-Unis, 2011<br />Tirage jet d&rsquo;encre</figcaption>
</figure>
<p></p>
<figure><img decoding="async" data-id="8182" src="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2023/01/AIV-c-Marie-Baronnet_MG_5248-683x1024.jpg" alt="" />
<p> </p>
<figcaption>@ Marie Baronnet<br />Miroir, outil de communication entre migrants<br />Naco, Mexique, 2010</figcaption>
</figure>
<p></p>
<figure><img decoding="async" data-id="8180" src="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2023/01/AIV-c-Marie-Baronnet_MG_5045-1024x683.jpg" alt="" />
<p> </p>
<figcaption>@ Marie Baronnet <br />Billets de banque, dollars et pesos.<br />Mexicali, Mexique, 2009<br />Tirage jet d&rsquo;encre<br />29 x 42,5 cm</figcaption>
</figure>
<p></p>
<figure><img decoding="async" data-id="8178" src="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2023/01/AIV-c-Marie-Baronnet_DSC9033-1024x681.jpg" alt="" />
<p> </p>
<figcaption>@ Marie Baronnet <br />Tea Party Rally<br />Désert de Sonora, Arizona, États-Unis, 2010</figcaption>
</figure>
<p></p>
</figure>
<p></p>
<p><strong>Pourriez- vous revenir sur le projet éditorial qui accompagne vos expositions et en particulier celui de « Ce qui nous arrive ici, en plein visage » ?</strong><br />Croiser, mettre en conversation les disciplines hors du champ photographique : l’anthropologie, la géographie, le scientifique, les études postcoloniales ou de genre ; ramener la photographie à sa mission première, un élément de compréhension du monde, tel est l’objectif des Cahiers du Centre de la photographie de Mougins. Croire que la photographie est un geste utile dans sa capacité à agir sur le monde et prenant part aux changements qui le traversent. Croire encore au papier comme support d’expression et d’écritures diverses. Penser cette revue sous format papier pour l’objet qu’il représente, sa nature transportable et le seul bonheur de tourner les pages. Imaginer une édition qui installe l’image et le propos dans une lecture et une temporalité différentes.<br />Cahiers est une revue, sous format papier, trimestrielle et indépendante.<br />Son positionnement : se situer entre le livre photo luxueux, le catalogue d’exposition à la faible pérennité et le livre de vulgarisation. Initié par le Centre de la photographie et en réflexion avec Michel Lepetitdidier, designer graphique à qui est confiée la lourde tâche de trouver la voie d’une nouvelle écriture des pratiques photographiques, Cahiers se veut simple et économique, l’hybride entre le roman et la reproduction de l’image pointue.<br />Alternant cahiers en une seule couleur sur papier de type bouffant pour le texte et cahiers couleur sur papier propre à la restitution la plus fine de l’objet photographique, en bichromie ou en quadrichromie, le format est optimisé (17 x 24 cm) réduisant au maximum la chute de papier. Une impression en circuit-court auprès d’imprimeurs garantissant le savoir-faire en matière d’édition sera privilégiée, assurant la maîtrise de l’impression, de la reliure en cahiers cousus et du façonnage.</p>
<p></p>
<p>Pour les Cahiers #5, « Ce qui nous arrive ici, en plein visage », nous avons invité deux auteurs : le premier, Jean-Paul Colleyn, anthropologue et chercheur à l’Institut des mondes africains (IMAF / CNRS-IRD-EHESSuniv. Paris I-EPHE-AMU) dont les travaux portent essentiellement sur les pratiques religieuses au Mali, les cultes de possession en Afrique, l’anthropologie de l’art ainsi que l’anthropologie visuelle ; le second, Jérôme Esnouf, normalien, agrégé de philosophie et docteur en science politique.</p>
<p></p>
<p>« Les murs ont manifestement quelque chose<br />à voir avec la mort, qu’il s’agisse de la provoquer<br />ou de l’écarter. Lorsqu’ils séparent arbitrairement<br />les groupes humains, certains murs peuvent<br />susciter le désir risqué d’être franchis ; d’hier et<br />d’aujourd’hui, leur imposante masse vise à empêcher<br />des dynamiques nomadiques et migratoires<br />de menacer les territoires circonscrits. »<br />Extrait du texte de Jérome Esnouf, « Des murs et des morts », Cahiers #5 « Ce qui nous arrive ici, en plein visage ». </p>
<p></p>
<p><strong>Quels sont vos prochains projets et enjeux pour 2023/ 2024 ?</strong><br />On continue ! En matière d’expositions déjà, nous poursuivrons nos engagements en présentant des photographes femmes avec Marie Baronnet, Anna Niskanen à l’automne 2023, Jessica Backhaus en hiver 2024,  puis un travail sur la place des femmes au sein du Black Panther Party pour l’été 2024. Pour cet été, nous mettons en avant la figure d’Harold Feinstein (1931-2015). Photographies de New York, de Coney Island, Brooklyn, Feinstein est le plus jeune membre de la Photo League. Il photographiera le conflit en Corée (1954) avant revenir à Coney Island d’où il n’est jamais très loin. L’enseignement du photographique, la pédagogie, sera une des grandes passions du photographe.<br />Le Centre participe de l’offre culturelle de la ville de Mougins. Nous travaillerons avec et pour les publics locaux et des alentours, pour faire du Centre un lieu encore plus convivial et d’échanges.</p>
<p></p>
<p><strong>Chère Catherine de Clippel, Chère Marie Baronnet, après notre entretien avec Yasmine Chemali nous avions envie de revenir sur  la genèse de vos deux projets exposés ici respectivement .<br />Pourriez-vous nous raconter comment vous voyez ce rapprochement opéré de vos deux pratiques à travers cette exposition ?<br />Quels sont vos prochains projets en 2023/2024 ? <br /></strong></p>
<p></p>
<p><strong>Catherine De Clippel :</strong><br /><strong>Genèse :</strong><br />La publication de la Maison des sciences de l’homme est le point du départ du projet. Nous avions déjà fait des livres avec les films de la série « Vivre avec les dieux ». Jean-Pierre Dozon a proposé à la Maison des sciences de l’homme de faire un livre de photographies, ce qui était une première. François Cheval, anthropologue, a été contacté pour écrire une contribution dans Photographier les vodous ; c’est lui qui a ensuite eu l’idée de faire l’exposition à Mougins.</p>
<p></p>
<p><strong>Nos deux pratiques : </strong><br />Dans les deux cas, nous sommes dans le monde des frontières. C’est évident dans le travail de Marie Baronnet. Le monde des vodous c’est le monde du seuil, du visible à l’invisible. Cette population sud-américaine se lance dans un projet car la vie est devenue insupportable et les migrants se rendent en territoire inconnu, car non vécu. C’est l’inconnaissable pour eux. Dans le vodou, on retrouve ce dialogue entre le visible et l’invisible, à la différence que dans le vodou tout est encadré d’invisibles puissants, dangereux mais aussi on est apaisés parce qu’il y a la présence humaine qui encadre le tout grâce au bokono (devin) qui est l’intermédiaire. L’homme qui va voir le bokono fait face, avec toute la société autour au malheur ; alors que de l’autre côté de la frontière, eux, sont seuls. Seuls pour appréhender ce qu’ils souhaitent comme un nouveau départ.</p>
<p></p>
<p><strong>Prochains projets : </strong><br />Le prochain projet est une exposition à Nantes en juin, une initiative de Jean-Yves Augel. Seront présentés des artistes béninois du siècle dernier ainsi que des artistes contemporains. Le vodou y aura une grande place avec une présentation d’objets de culte et une collection de masques. Je réfléchis à y présenter des tirages d’Egungun avec un travail sur la couleur, assez différent de ce qui est présenté à Mougins.</p>
<p></p>
<p><strong>Marie Baronnet :</strong><br />Genèse :<br />J’ai commencé à travailler à la frontière Mexicaine et Américaine en 2009 influencée par les livres de Mike Davis et Julian Cardona sur ce sujet. Avec comme objectif initial de marcher le long du mur et de photographier cette frontière, la vie et la mort, d’un bout à l’autre, allant de la Californie jusqu’au golfe du Mexique vers l’Atlantique. <br />En 2011 ce projet réalisé en photos et en vidéo m’amène à m’installer en Californie. Ma condition d’immigrante en Amérique me pousse à documenter les différents destins moins favorisés de ceux et celles qui tentent de traverser cette frontière dans l’espoir d’une vie meilleure. Et à travers ces histoires, documenter et comprendre les tensions politiques, géopolitiques, économiques et humaines qui se jouent entre ces deux pays frontaliers. </p>
<p></p>
<p><strong>Nos deux pratiques : </strong><br />Je ne serai pas vraiment comme répondre à cette question autrement qu’en disant que ce qui nous rapprocherait (Catherine et moi) serait peut-être notre pratique documentaire à travailler sur un sujet sur la durée et au-delà du spectre médiatique. En le documentant sous tous ces angles de façon presque anthropologique. <br />Quelle est l’histoire personnelle qui se joue à travers nos pratiques aussi distinctes l’une que l’autre ? Deux femmes photographes dans un milieu artistique éminemment privilégié et masculin, c’est déjà ça. Deux femmes blanches aussi. De fait nos sujets nous renvoient la question. La réponse à mon avis se trouve quelque part entre la pratique artistique et l’activisme individuel et personnel et comment ces deux questions se répondent et se nourrissent l’une de l’autre. </p>
<p><strong>Prochains projets : </strong><br />Je suis actuellement en phase de pré-production de mon second film documentaire (produit par VelvetFilms / Raoul Peck) Ou depuis 2020 je suis le parcours d’hommes et de femmes sans abris dans les rues de Los Angeles ou je vis. <br />Je poursuis aussi le tournage d’un documentaire sur un groupe de (femmes, de mères principalement) à la recherche de leurs enfants disparus dans la région du Sonora au Mexique. <br />J’ai terminé en 2022 un livre intitulé AMEXICA sur la frontière Mexicaine et Américaine en collaboration avec le graphiste Ricardo Baez. Je n’ai pas encore d’éditeur(trice) à ce jour. </p>
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		<p>L’article <a href="https://www.afriqueinvisu.org/ce-qui-nous-arrive-ici-en-plein-visage-interview-de-yasmine-chemali/">&lt;strong&gt;« Ce qui nous arrive ici, en plein visage »&lt;/strong&gt; &#8211; Interview de Yasmine Chemali</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.afriqueinvisu.org">Afrique In Visu</a>.</p>
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		<title>Rencontres Photographiques de Guyane 2021</title>
		<link>https://www.afriqueinvisu.org/rencontres-photographiques-de-guyane/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Estelle Lecaille]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 13 Dec 2021 08:33:07 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Éditorial]]></category>
		<category><![CDATA[Exposition]]></category>
		<category><![CDATA[Festival]]></category>
		<category><![CDATA[guyane]]></category>
		<category><![CDATA[Mirtho Linguet]]></category>
		<category><![CDATA[News]]></category>
		<category><![CDATA[rencontres photographique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L&#8217;édition 2021 des 7èmes Rencontres Photographiques de Guyane portée par son directeur artistique Karl Joseph et l&#8217;association la Tête dans les Images s&#8217;est ouverte sous le titre Juste à côté de nous, Amazonie ? et propose d&#8217;explorer les rapports complexes entre l&#8217;homme et son environnement en posant des questions brûlantes d&#8217;actualité et profondément liées aux imaginaires et aux histoires qui naissent de et dans cette forêt. Que représente symboliquement et politiquement au XXIème siècle cette dense forêt tropicale dont la vitalité et l&#8217;étendue en font un poumon vert essentiel au bon fonctionnement de notre planète ? L&#8217;exposition Les Fruits de l&#8217;arrangement tragique</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>L&rsquo;édition 2021 des <a href="https://www.rencontresphotographiquesdeguyane.com/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">7<sup>èmes</sup> Rencontres Photographiques de Guyane</a> portée par son directeur artistique <strong>Karl Joseph</strong> et l&rsquo;association<a href="https://www.latetedanslesimages.fr/" target="_blank" rel="noreferrer noopener"> la Tête dans les Images</a> s&rsquo;est ouverte sous le titre <em>Juste à côté de nous, Amazonie ?</em> et propose d&rsquo;explorer les rapports complexes entre l&rsquo;homme et son environnement en posant des questions brûlantes d&rsquo;actualité et profondément liées aux imaginaires et aux histoires qui naissent de et dans cette forêt. Que représente symboliquement et politiquement au XXI<sup>ème</sup> siècle cette dense forêt tropicale dont la vitalité et l&rsquo;étendue en font un poumon vert essentiel au bon fonctionnement de notre planète ?</p>



<p>L&rsquo;exposition<em> Les Fruits de l&rsquo;arrangement tragique</em> du photographe guyanais <strong><a href="http://mirto.fr/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Mirtho Linguet</a></strong> a inauguré les Rencontres au Fort Diamant, un bâtiment symbolique qui résonne particulièrement avec son travail. Construit en 1840 et classé monument historique, il est positionné à l&#8217;embouchure du fleuve Mahury, un important point stratégique de défense de l&rsquo;île de Cayenne face aux invasions et qui a été le théâtre d&rsquo;affrontements entre les troupes françaises et les Amérindiens.</p>



<p>Cette «&nbsp;lutte&nbsp;», on la retrouve également en filigrane dans la série photographique des <em>Black Dolls project</em> engagé depuis 2015 par Mirtho Linguet et qui permet de comprendre l&rsquo;exposition au Fort Diamant et d&rsquo;englober l&rsquo;engagement politique et artistique du photographe. Divisé en trois projets <em>Poupées Noires</em>, <em>Flora</em> et <em>Mental-Cide</em>, ce travail pose la question de comment exister dans un système oppressif hérité de la colonisation. Tandis que <em>Poupées noires</em> questionne le racisme quotidien dans des mises en scène travaillées incarnées dans des corps de femmes, <em>Flora</em> évoque le racisme dans l&rsquo;imaginaire et enfin <em>Mental-Cide</em> serait le bain démarré, soit le bain purificateur qui permettrait de se départir de cet état toxique. Ces trois chapitres posent les problèmes, les conséquences et les solutions dans une esthétique largement influencée par son expérience dans le milieu de la mode&nbsp;: mise en scène, poses, lumière et couleurs saturées.</p>



<p>Dans le cadre des Rencontres Photographiques, des résidences croisées entre Guyane, Martinique et Guadeloupe avaient été organisées mais celle de Mirtho ayant été rendue trop complexe à cause des conditions sanitaires, il a donc travaillé en Guyane et a développé un pendant masculin à <em>Flora</em>. En effet, le photographe a longuement travaillé sur les corps des femmes mais la confrontation au corps masculin était aussi une étape essentielle dans le cheminement conceptuel. Cette série, intitulée <em>Mèt bwa,</em> s&rsquo;inspire entre autres de l’ouvrage <em>Contes et légendes de Guyane</em> de <strong>Michel Lohier</strong>&nbsp;: des maîtres de la nuit, soucougnans et autres loups-garous y sont figurés dans des cérémonies nocturnes qui renforcent le sentiment d&rsquo;étrangeté. Ces corps mâtinés par une atmosphère digne des nuits tropicales d&rsquo;<a href="http://www.edouardglissant.fr/video2.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><strong>Edouard Glissant</strong> </a>dans les <em>Hommes Livres</em> font également appel à la subversion et aux revendications sociétales et politiques exprimées lors du carnaval guyanais.</p>



<p><em>Un certain sens de la nuit qui m&rsquo;a été particulier. La nuit comme ouverture, comme connaissance et aussi comme mystique (&#8230;). Ici aux Antilles, les zombies, les loups garous, tous les produits et les êtres malfaisants ou non de la mythologie populaire sont les maîtres de la nuit. (..)</em><br><br><em>A partir de l&rsquo;expérience du conteur sur les habitations, j&rsquo;ai essayé de voir si au-delà du scepticisme naturel qu&rsquo;on pouvait avoir pour tous ces phénomènes si il n&rsquo;y avait pas quelque chose qui remplissait le nuit et qui faisait qu&rsquo;elle pouvait nous porter bien au-delà de nous-mêmes. La nuit tropicale m&rsquo;a porté bien au-delà de moi-même.</em></p>



<p>Enfin, la série <em>Structure</em> en toute opposition esthétique et conceptuelle pose quant à elle un regard critique sur des fleurons architecturaux mais qui sont restés sans effet sur la population, soit des gestes vains et inutiles en termes politiques : photographies lumineuses de bâtiments abandonnés qui créent une sorte de typologie de ces fameux «&nbsp;éléphants blancs&nbsp;» comme on les nomme en Afrique de l&rsquo;Ouest. L&rsquo;alternance de cette série avec <em>Mèt Bwa</em> joue un effet fort de contrastes en terme scénographique et permet de faire des pauses dans un parcours dense, teinté de mysticisme et d&rsquo;étrangeté. Résultat d&rsquo;un travail tant politique qu&rsquo;esthétique,l&rsquo;exposition <em>Les Fruits d&rsquo;un arrangement tragique</em> se lit aussi au travers des mots du photographe-même et en appelle à une prise de conscience politique.</p>



<p><a href="https://produiredelajustice.wordpress.com/author/uiccsc/">https://produiredelajustice.wordpress.com/author/uiccsc/</a></p>



<p>Malgré zot ka corché la po a zo<br>Malgré zot tiré mo la po<br>zot le mo pa di anyen,<br>ki mo kontinwe grignin !<br><br>Malgré nou pa ganyen anyen<br>zot lé mo kontan,<br>zot le mo dansé,<br>fé mo komprann ki la vie a bel !<br>ki mo kontinwe grignin !<br><br>Malgré zo,ke la restan,<br>zot ka lésé pou nou,<br>zot lé mo kontan<br>zot le mo grignin !<br><br>Min nou jodla,<br>pa di ki mo pa bel,<br>pa di ki mo monstrueux,<br>pa di ki mo vilain,pa di ki mo grotesque.<br><br>Si mo konsa jodla<br>A ki moun ki rendé mo kou mo fika jodla ?<br>A Ki moun.<br><br>Min nou jodla,<br>Nou la douvan zot,<br>min nou.<br><br>pié bannann a jité<br>min nou<br>« fruits de l’arrangement tragique ».<br>I tan pôu nou louvri nou oueie<br>I tan pou arrete grignin.<br>Tou sa nou ka mandé à jistis.</p>



<p>Alors que vous écorchez nos peaux, jusqu’à l’os<br>Alors que vous avez retiré ma peau<br>Vous voulez que je ne dise rien<br>Que je continue à sourire !<br><br>Alors que je n’ai rien,<br>Vous voulez que je sois content,Que je continue à danser,<br>Me faisant croire que la vie est belle !<br>Que je continue à sourire !<br><br>Alors que ce sont des os et des restes,<br>Que vous laissez pour nous,<br>Vous voulez que je ne dise rien<br>Que je continue à sourire !<br><br>Nous voici aujourd’hui,<br>Ne dites pas que je ne suis pas beau,<br>Ne dites pas que je suis monstrueux,<br>Ne dites pas que je suis vilain,<br><br>Ne dites pas que je suis grotesque.<br>Si je suis comme cela aujourd’hui<br>Qui a fait que je sois comme cela aujourd’hui ?</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="1024" height="683" src="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/12/WEB-aiv-A-Mental-CideUn-bain-démaré--1024x683.jpg" alt="" class="wp-image-7589" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/12/WEB-aiv-A-Mental-CideUn-bain-démaré--1024x683.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/12/WEB-aiv-A-Mental-CideUn-bain-démaré--300x200.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/12/WEB-aiv-A-Mental-CideUn-bain-démaré--768x512.jpg 768w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/12/WEB-aiv-A-Mental-CideUn-bain-démaré--720x480.jpg 720w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/12/WEB-aiv-A-Mental-CideUn-bain-démaré--480x320.jpg 480w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/12/WEB-aiv-A-Mental-CideUn-bain-démaré-.jpg 1500w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption>A Mental-Cide<br>© Mirtho Linguet</figcaption></figure>



<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" width="1024" height="805" src="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/12/WEB-aiv-Structure-CNES--1024x805.jpg" alt="" class="wp-image-7595" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/12/WEB-aiv-Structure-CNES--1024x805.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/12/WEB-aiv-Structure-CNES--300x236.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/12/WEB-aiv-Structure-CNES--768x604.jpg 768w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/12/WEB-aiv-Structure-CNES--480x377.jpg 480w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/12/WEB-aiv-Structure-CNES-.jpg 1500w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption>Structures CNES <br>© Mirtho Linguet</figcaption></figure>



<p>Soulignons également le formidable travail de résidences organisées par l&rsquo;association avec des échanges entre Martinique, Guadeloupe et Guyane avec les photographes <strong><a href="https://www.instagram.com/anaiscolors/?hl=fr" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Anaïs C.</a></strong>, <strong><a href="https://www.instagram.com/gernoartpix_2.0/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Gerno Odang</a></strong> et <strong><a href="https://nicolasderne.com/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Nicolas Derné</a></strong> dont les travaux présentent chacun une esthétique particulière et des sujets passionnants allant des savoirs faire artisanaux, à la disparition et à la puissance de la nature et aux marronnages.</p>



<p>Enfin, une mention toute particulière pour les expositions de <strong>Yann Gross &amp; Arguine Escandon</strong> <em>Aya</em> ainsi qu&rsquo;à <strong>Quentin Chantrel </strong>pour les <em>Blancs de l&rsquo;Approuague. </em>Yann Gross nous immerge dans la jungle au péruvienne à travers une expérience de l&rsquo;extrême et des tentatives fusionnelles entre sujet et objet artistique à travers des diètes et l&rsquo;expérimentation photographique sur des végétaux. Quant à Quentin Chantrel, il nous emmène dans une exposition immersive, intime et particulièrement touchante&nbsp;et nostalgique: on se retrouve face à une table vide contenant les restes d&rsquo;un goûter de couac-sardines, des livres d&rsquo;école et des dessins. Il y pose la question d&rsquo;une vie de famille en marge de la société, en pleine nature et bien loin des normes sociétales tout en soulignant le courage d&rsquo;avoir fait ce choix de vie familial hors cadre.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" width="1024" height="768" src="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/12/WEB-aiv-IMG_1825ok_flat-1024x768.jpg" alt="" class="wp-image-7593" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/12/WEB-aiv-IMG_1825ok_flat-1024x768.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/12/WEB-aiv-IMG_1825ok_flat-300x225.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/12/WEB-aiv-IMG_1825ok_flat-768x576.jpg 768w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/12/WEB-aiv-IMG_1825ok_flat-1536x1152.jpg 1536w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/12/WEB-aiv-IMG_1825ok_flat-480x360.jpg 480w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/12/WEB-aiv-IMG_1825ok_flat.jpg 1920w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption>Exposition <em>Aya</em> de Yann Gross &amp; Arguine Escandon.<br>Avec le soutien de Pro Helvetia, Fondation suisse pour la culture.</figcaption></figure>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="683" src="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/12/WEB-aiv-DSC01480-1024x683.jpg" alt="" class="wp-image-7590" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/12/WEB-aiv-DSC01480-1024x683.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/12/WEB-aiv-DSC01480-300x200.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/12/WEB-aiv-DSC01480-768x512.jpg 768w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/12/WEB-aiv-DSC01480-720x480.jpg 720w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/12/WEB-aiv-DSC01480-480x320.jpg 480w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/12/WEB-aiv-DSC01480.jpg 1500w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption>Exposition <em>Aya</em> de Yann Gross &amp; Arguine Escandon.<br>Avec le soutien de Pro Helvetia, Fondation suisse pour la culture.</figcaption></figure>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="683" src="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/12/WEB-aiv-DSC01485-1024x683.jpg" alt="" class="wp-image-7591" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/12/WEB-aiv-DSC01485-1024x683.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/12/WEB-aiv-DSC01485-300x200.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/12/WEB-aiv-DSC01485-768x512.jpg 768w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/12/WEB-aiv-DSC01485-720x480.jpg 720w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/12/WEB-aiv-DSC01485-480x320.jpg 480w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/12/WEB-aiv-DSC01485.jpg 1500w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption>Exposition <em>Aya</em> de Yann Gross &amp; Arguine Escandon.<br>Avec le soutien de Pro Helvetia, Fondation suisse pour la culture.</figcaption></figure>



<figure class="wp-block-image size-large is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" src="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/12/WEB-aiv-_MG_3001_R-1024x683.jpg" alt="" class="wp-image-7584" width="840" height="560" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/12/WEB-aiv-_MG_3001_R-1024x683.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/12/WEB-aiv-_MG_3001_R-300x200.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/12/WEB-aiv-_MG_3001_R-768x512.jpg 768w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/12/WEB-aiv-_MG_3001_R-720x480.jpg 720w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/12/WEB-aiv-_MG_3001_R-480x320.jpg 480w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/12/WEB-aiv-_MG_3001_R.jpg 1500w" sizes="(max-width: 840px) 100vw, 840px" /><figcaption>Exposition <em>Les Blancs de l&rsquo;Approuague</em> de Quentin Chantrel</figcaption></figure>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="683" src="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/12/WEB-aiv-_MG_3018_R-1024x683.jpg" alt="" class="wp-image-7585" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/12/WEB-aiv-_MG_3018_R-1024x683.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/12/WEB-aiv-_MG_3018_R-300x200.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/12/WEB-aiv-_MG_3018_R-768x512.jpg 768w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/12/WEB-aiv-_MG_3018_R-1536x1024.jpg 1536w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/12/WEB-aiv-_MG_3018_R-720x480.jpg 720w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/12/WEB-aiv-_MG_3018_R-480x320.jpg 480w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/12/WEB-aiv-_MG_3018_R.jpg 1920w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption>Exposition <em>Les Blancs de l&rsquo;Approuague</em> de Quentin Chantrel</figcaption></figure>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="683" src="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/12/WEB-aiv-_MG_3047_R-1024x683.jpg" alt="" class="wp-image-7586" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/12/WEB-aiv-_MG_3047_R-1024x683.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/12/WEB-aiv-_MG_3047_R-300x200.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/12/WEB-aiv-_MG_3047_R-768x512.jpg 768w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/12/WEB-aiv-_MG_3047_R-1536x1024.jpg 1536w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/12/WEB-aiv-_MG_3047_R-720x480.jpg 720w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/12/WEB-aiv-_MG_3047_R-480x320.jpg 480w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/12/WEB-aiv-_MG_3047_R.jpg 1920w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption>Exposition <em>Les Blancs de l&rsquo;Approuague</em> de Quentin Chantrel</figcaption></figure>



<p>A voir également au centre Carma de Mana la vidéo <em>L&rsquo;image extractive </em>de <strong>Daphné Nan le Sergent</strong> sur la photographie argentique&nbsp;: une histoire faite d&rsquo;images d&rsquo;archives et documentaires qui devient en partie fictionnelle quand l&rsquo;artiste se permet elle-même de la revisiter avec une grande liberté.</p>



<p>Et enfin la formidable programmation de films et vidéos d&rsquo;artistes portée par <strong>Victor Zebo</strong> de l&rsquo;association <a href="https://fr-fr.facebook.com/people/Asso-Guyane-Art/100009333998831/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Guyane art Factory</a> <em>Tropisme équateur</em> avec les vidéos d&rsquo;<strong>Ana Vaz</strong>, <strong>Laura Huertas Millan</strong>, etc&#8230;dans l&rsquo;espace de la Poudrière à Cayenne. A travers un puissant maillage du territoire, des résidences d&rsquo;artistes dont les productions finales sont judicieuses, élaborées et éloquentes dans le contexte actuel, des partenariats avec de nombreuses structures locales implantées durablement dans le territoire guyanais : le centre d&rsquo;art Carma à Mana, l&rsquo;écomusée de Régina, le CIAP à Saint Laurent du Maroni ainsi que des associations très actives comme la Guyane Art Factory, les Rencontres Photographiques remportent haut la main le défi actuel des biennales d&rsquo;art et de photographie en s&rsquo;ancrant durablement dans le territoire guyanais, en soutenant la jeune création artistique et en posant les termes d&rsquo;une réflexion écologique et politique et non des moindres à travers les concepts d&rsquo;écologie décoloniale développés par Malcolm Ferdinand.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="577" src="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/12/PHOTO-2021-12-08-07-58-40-5-1024x577.jpg" alt="" class="wp-image-7602" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/12/PHOTO-2021-12-08-07-58-40-5-1024x577.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/12/PHOTO-2021-12-08-07-58-40-5-300x169.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/12/PHOTO-2021-12-08-07-58-40-5-768x433.jpg 768w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/12/PHOTO-2021-12-08-07-58-40-5-480x270.jpg 480w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/12/PHOTO-2021-12-08-07-58-40-5.jpg 1280w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption>Exposition <em>Les libres enfants</em> de Gerno Odang</figcaption></figure>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="576" src="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/12/PHOTO-2021-12-08-07-58-41-1024x576.jpg" alt="" class="wp-image-7603" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/12/PHOTO-2021-12-08-07-58-41-1024x576.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/12/PHOTO-2021-12-08-07-58-41-300x169.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/12/PHOTO-2021-12-08-07-58-41-768x432.jpg 768w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/12/PHOTO-2021-12-08-07-58-41-480x270.jpg 480w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/12/PHOTO-2021-12-08-07-58-41.jpg 1160w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption>Exposition <em>Les libres enfants</em> de Gerno Odang</figcaption></figure>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="768" src="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/12/IMG_20211105_174232-1024x768.jpg" alt="" class="wp-image-7607" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/12/IMG_20211105_174232-1024x768.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/12/IMG_20211105_174232-300x225.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/12/IMG_20211105_174232-768x576.jpg 768w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/12/IMG_20211105_174232-1536x1152.jpg 1536w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/12/IMG_20211105_174232-480x360.jpg 480w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/12/IMG_20211105_174232.jpg 1920w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption>Exposition <em>La Nature a horreur du vide</em> de Nicolas Derné<br>à la Maison de l&rsquo;architecture de Guyane, Cayenne.</figcaption></figure>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="684" src="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/12/DSC9332-1024x684.jpg" alt="" class="wp-image-7606" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/12/DSC9332-1024x684.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/12/DSC9332-300x200.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/12/DSC9332-768x513.jpg 768w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/12/DSC9332-1536x1026.jpg 1536w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/12/DSC9332-720x480.jpg 720w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/12/DSC9332-480x321.jpg 480w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/12/DSC9332.jpg 1920w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption>Exposition <em>La Nature a horreur du vide</em> de Nicolas Derné<br>à la Maison de l&rsquo;architecture de Guyane, Cayenne.</figcaption></figure>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="582" src="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/12/DSC9316-copie-1024x582.jpg" alt="" class="wp-image-7604" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/12/DSC9316-copie-1024x582.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/12/DSC9316-copie-300x170.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/12/DSC9316-copie-768x436.jpg 768w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/12/DSC9316-copie-1536x873.jpg 1536w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/12/DSC9316-copie-480x273.jpg 480w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/12/DSC9316-copie.jpg 1920w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption>Exposition <em>La Nature a horreur du vide</em> de Nicolas Derné<br>à la Maison de l&rsquo;architecture de Guyane, Cayenne.</figcaption></figure>
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		<title>Ce qui s’oublie et ce qui reste &#8211; Interview de Meriem Berrada et Isabelle Renard</title>
		<link>https://www.afriqueinvisu.org/ce-qui-soublie-et-ce-qui-reste-une-interview-de-meriem-berrada-et-isabelle-renard/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jeanne Mercier]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 12 Jul 2021 09:55:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Éditorial]]></category>
		<category><![CDATA[Interview]]></category>
		<category><![CDATA[Exposition]]></category>
		<category><![CDATA[Isabelle Renard]]></category>
		<category><![CDATA[MACAAL]]></category>
		<category><![CDATA[Maroc]]></category>
		<category><![CDATA[Meriem Berrada]]></category>
		<category><![CDATA[Musée National de l’Histoire immigration]]></category>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>«&nbsp;Ce qui s’oublie et ce qui reste&nbsp;», c’est l’exposition actuelle du Musée National de l’Histoire immigration à Paris. Celle-ci a été imaginée dans le cadre de la Saison Africa 2020 avec un commissariat de <strong>Meriem Berrada</strong>, directrice artistique MACAAL/ directrice des projets culturels Fondation Alliances, et <strong>Isabelle Renard</strong>, Cheffe du service des collections et des expositions, commissaire associée à découvrir dès le 19 mai et jusqu’au 29 août 2021.<br>A travers cette exposition, qui présente 18 artistes pluridisciplinaires issus du continent africain et de ses diasporas, abordent la question d’ héritages et circulations, de frontières et de migrations, de liens entre générations, d’histoire et de mémoire de part et d’autre de la Méditerranée et au sein du continent africain. A travers l’interview des deux commissaires, nous revenons sur la genèse de ce projet et sur les œuvres exposées.</p>



<p><strong>Comment est née cette collaboration entre vos deux musées&nbsp;?</strong><br><strong>Meriem Berrada&nbsp;:</strong> Ce partenariat est né de la demande du Musée national de l’histoire de l’immigration de s’inscrire dans la Saison Africa 2020 laquelle a sollicité le MACAAL pour une collaboration, notamment à travers une exposition dont j’assurerais le commissariat général. J’ai donc proposé un projet autour de la question de la transmission, un propos et des propositions plastiques qui s’inscrivent dans l’une des quatre thématiques de la Saison, tout en engageant un dialogue des collections des deux musées. D’une part, un jeune musée dédié à la création contemporaine du continent africain et de l’autre côté de la Méditerranée, un musée d’histoire abrité par une institution publique française de près d’un siècle.<br>Suite à la labellisation du projet par la Saison, nous avons amorcé un travail collaboratif à proprement parler, avec Isabelle qui s’est notamment attachée à conserver une sélection qui reste en résonnance avec les thématiques de circulations et de migrations qui font l’ADN du MNHI.</p>



<p><strong>18 artistes du continent et de sa diaspora sont exposées au Musée de l’Immigration, pouvez-vous nous raconter comment s’est fait la sélection et les dialogues entre les commandes, les collections du MACAAL et du Musée de l’Histoire de l’Immigration&nbsp;?</strong><br><strong>MB&nbsp;:</strong> La sélection s’est faite à partir des raisons citées plus haut en me posant également la question du commun, de ce qui nous lie finalement. La transmission est inhérente à notre condition humaine, quelle que soit notre origine ou notre géographie de vie. L’exposition engage ainsi un aller-retour permanent entre nos histoires personnelles et l’Histoire avec un grand H.<br>A travers ce projet, j’ai aussi souhaité adresser la question du Palais de la Porte Dorée construit en 1931 pour célébrer la gloire de l’empire colonial français. L’exposition est pensée comme une réponse contemporaine à ce bâtiment jalonné par une imagerie qui peut être dure à regarder en tant qu’anciens peuples colonisés&nbsp;: du bas-relief de la façade du Palais à la fresque du Forum que les visiteurs pourront traverser pour accéder au Musée de l’immigration qui est habituellement logé dans les étages.<br>En fait, de par mon premier métier de développement de projets culturels, la question des publics est véritablement ce qui guide ma démarche. C’est aussi pour cela que j’ai accepté la proposition de collaborer avec le MNHI, et parfois de convaincre certains artistes de montrer leur travail dans ce lieu très chargé symboliquement.<br>Un autre impératif que je me suis imposé est la pluralité des médiums. On ne peut jamais être exhaustif mais il s’agissait de montrer une diversité des expériences de transmission, (intergénérationnelle, horizontale, récit historique etc.) c’était important de démanteler l’image d’un art contemporain africain encore trop réduit à de la figuration colorée, parfois folklorique. Je voulais montrer que les artistes «&nbsp;dits africains&nbsp;» s’emparent aussi bien de la peinture, du dessin, de la vidéo que de la création sonore (d’ailleurs très pointue&nbsp;: cf. <strong>Abdessamad el Montassir</strong>).<br>Enfin, il m’a semblé primordial de soulever la question de la responsabilité, de notre responsabilité en tant que commissaires, opérateurs culturels, artistes africains dans la capacité à challenger la narration dominante et de présenter des œuvres qui engagent de manière frontale la responsabilité du regardeur qui peut devenir acteur (cf. installation de <strong>Lerato Shadi</strong>). Enfin, les deux commandes de l’exposition correspondent aux œuvres monumentales de <strong>Joel Andrianomearisoa</strong> et <strong>Amina Agueznay</strong>. Si la première a été composée de manière quasi intuitive et les échanges autour de la production limités à des questions spatiales ou techniques, la seconde a été sous-tendue par un échange avec l’artiste qui a orchestré une production colossale avec 17 artisanes aux quatre coins du Maroc avec une production qui a duré un peu plus d’une année et qui m’a amenée à mon grand bonheur sur le terrain.</p>



<figure class="wp-block-image size-large is-style-default"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="683" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/10/DSC3482-1024x683.jpg" alt="" class="wp-image-6985" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/10/DSC3482-1024x683.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/10/DSC3482-300x200.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/10/DSC3482-768x512.jpg 768w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/10/DSC3482-1536x1024.jpg 1536w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/10/DSC3482-720x480.jpg 720w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/10/DSC3482-480x320.jpg 480w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/10/DSC3482.jpg 1920w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption>Exposition « Ce qui s&rsquo;oublie et ce qui reste », Palais de la Porte Dorée<br>© Anne Volery</figcaption></figure>



<figure class="wp-block-image size-large is-style-default"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="683" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/10/DSC3457-1024x683.jpg" alt="" class="wp-image-6984" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/10/DSC3457-1024x683.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/10/DSC3457-300x200.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/10/DSC3457-768x512.jpg 768w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/10/DSC3457-1536x1024.jpg 1536w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/10/DSC3457-720x480.jpg 720w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/10/DSC3457-480x320.jpg 480w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/10/DSC3457.jpg 1920w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption>Exposition « Ce qui s&rsquo;oublie et ce qui reste », Palais de la Porte Dorée<br>© Anne Volery</figcaption></figure>



<figure class="wp-block-image size-large is-style-default"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="671" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/10/DSC3646-1024x671.jpg" alt="" class="wp-image-6992" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/10/DSC3646-1024x671.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/10/DSC3646-300x197.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/10/DSC3646-768x504.jpg 768w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/10/DSC3646-1536x1007.jpg 1536w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/10/DSC3646-480x315.jpg 480w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/10/DSC3646.jpg 1920w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption>Exposition « Ce qui s&rsquo;oublie et ce qui reste », Palais de la Porte Dorée<br>© Anne Volery</figcaption></figure>



<div class="wp-block-image is-style-default"><figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="683" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/10/DSC3571-1024x683.jpg" alt="" class="wp-image-6988" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/10/DSC3571-1024x683.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/10/DSC3571-300x200.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/10/DSC3571-768x512.jpg 768w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/10/DSC3571-1536x1024.jpg 1536w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/10/DSC3571-720x480.jpg 720w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/10/DSC3571-480x320.jpg 480w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/10/DSC3571.jpg 1920w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption>Exposition « Ce qui s&rsquo;oublie et ce qui reste », Palais de la Porte Dorée<br>© Anne Volery</figcaption></figure></div>



<p><strong>L’exposition présentée actuellement au Musée de l’Histoire de l’Immigration porte un titre très poétique <em>«&nbsp;Ce qui s’oublie et ce qui reste&nbsp;»</em>. Pourriez- vous nous raconter l’histoire de ce titre et en quoi il est évocateur de l’exposition&nbsp;?</strong><br><strong>Isabelle Renard&nbsp;:</strong> Pour répondre à l’invitation de la Saison Africa2020 et au défi lancé par <strong>N’Goné Fall</strong> de <em>«&nbsp;regarder et comprendre le monde d’un point de vue africain&nbsp;»</em>, il nous a semblé important de sonder un socle commun et universel. Que l’on soit né à Cotonou, Rabat, Berlin, Florence, Paris… la question de la transmission &#8211; de ce que l’on garde ou de ce qui est volontairement ou involontairement omis &#8211; est inhérente à notre humanité. Le titre reflète totalement l’esprit de l’exposition. Nous avons souhaité interroger cette passation destinée à confier à d’autres générations, des mémoires ou fragments de mémoires &#8211; individuelles, collectives&nbsp;-, mais aussi des savoirs et savoir-faire, des traditions, rites et objets. Un ensemble de propositions plastiques engagées, critiques, poétiques qui interrogent, amènent à voir autrement et se trouvent au cœur des débats contemporains. Et si les artistes explorent les notions d’héritage et de liens entre générations, ils pointent également, souvent en hors champs, les limites, pertes et ruptures de cette transmission dans un monde globalisé. Les œuvres, tous médiums confondus, tissus, installations, vidéos, peintures, photographies… s’attachent autant aux échanges qu’aux fêlures, autant à ce qui est partagé qu’à ce qui est omis, rendu silencieux et invisible, à Ce qui s’oublie et à ce qui reste…<br>Et c’est précisément au creux de cet interstice que se situe la réflexion plastique de l’artiste. Il exhume de manière subtile ce qui est caché, oublié. Avec des œuvres qui révèlent l’ineffable, oscillent entre visible et invisible.</p>



<div class="wp-block-image is-style-default"><figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="683" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/10/DSC3548-1024x683.jpg" alt="" class="wp-image-6987" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/10/DSC3548-1024x683.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/10/DSC3548-300x200.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/10/DSC3548-768x512.jpg 768w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/10/DSC3548-1536x1024.jpg 1536w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/10/DSC3548-720x480.jpg 720w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/10/DSC3548-480x320.jpg 480w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/10/DSC3548.jpg 1920w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption>Exposition “Ce qui s’oublie et ce qui reste”, Palais de la Porte Dorée<br>© Anne Volery</figcaption></figure></div>



<figure class="wp-block-image size-large is-style-default"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="683" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/10/DSC3609-1024x683.jpg" alt="" class="wp-image-6989" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/10/DSC3609-1024x683.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/10/DSC3609-300x200.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/10/DSC3609-768x512.jpg 768w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/10/DSC3609-1536x1024.jpg 1536w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/10/DSC3609-720x480.jpg 720w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/10/DSC3609-480x320.jpg 480w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/10/DSC3609.jpg 1920w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption>Exposition “Ce qui s’oublie et ce qui reste”, Palais de la Porte Dorée<br>© Anne Volery</figcaption></figure>



<figure class="wp-block-image size-large is-style-default"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="683" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/10/DSC3637-1024x683.jpg" alt="" class="wp-image-6990" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/10/DSC3637-1024x683.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/10/DSC3637-300x200.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/10/DSC3637-768x512.jpg 768w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/10/DSC3637-1536x1024.jpg 1536w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/10/DSC3637-720x480.jpg 720w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/10/DSC3637-480x320.jpg 480w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/10/DSC3637.jpg 1920w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption>Exposition “Ce qui s’oublie et ce qui reste”, Palais de la Porte Dorée<br>© Anne Volery</figcaption></figure>



<figure class="wp-block-image size-large is-style-default"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="683" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/10/DSC3643-1024x683.jpg" alt="" class="wp-image-6991" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/10/DSC3643-1024x683.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/10/DSC3643-300x200.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/10/DSC3643-768x512.jpg 768w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/10/DSC3643-1536x1024.jpg 1536w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/10/DSC3643-720x480.jpg 720w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/10/DSC3643-480x320.jpg 480w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/10/DSC3643.jpg 1920w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption>Exposition “Ce qui s’oublie et ce qui reste”, Palais de la Porte Dorée<br>© Anne Volery</figcaption></figure>



<p><strong>Trois idées sont soulevées par les œuvres présentées, pourriez-vous nous raconter chacune d’entre elles, et les œuvres qui les composent&#8230; et le parcours imaginé Isabelle</strong><br><strong>IR&nbsp;:</strong> Trois idées force rythment, en effet, le parcours autour des notions de <em>«&nbsp;transmissions de mémoire&nbsp;»</em>,&nbsp;<em>«&nbsp;omissions et ruptures&nbsp;»</em>, <em>«&nbsp;nouvelles écritures&nbsp;»</em>. Cependant, ces thématiques ne sont pas matérialisées scénographiquement dans l’espace car nous avons souhaité laisser la possibilité aux œuvres de dialoguer entre elles, de se déployer dans leur polysémie, leurs engagements mais aussi leur diversité, leurs facettes et complexité.<br><em>«&nbsp;Transmissions de mémoire&nbsp;»</em> s’attache à déceler, dans cette passation de savoirs et savoir-faire, de traditions et de rituels, le processus de mémoire qui s’opère et qui s’avère parfois nécessaire à la construction d’une identité. L’empreinte de l’histoire dans le domaine de l’intime peut également se révéler à travers des objets confiés de façon intergénérationnelle. Par sa circulation et sa réutilisation, l’objet du quotidien acquiert une valeur symbolique. Il devient signe et véhicule de transmission. Ainsi, par exemple, <strong>Malik Nejmi</strong> dans sa vidéo 4 1 6 0 (2014) scrute l’histoire familiale sur fond d’histoire collective. A partir d’objets confiés par sa grand-mère marocaine, l’artiste entame une réflexion plastique autour de la question de la mémoire, des objets et de leur circulation, à travers des conversations transculturelles et transgénérationnelles. On peut citer également l’exemple de <strong>Badr El Hammami</strong> qui dans Thabrate (2018), “la lettre” en berbère, réactive, grâce à des objets appartenant à ses parents, un processus obsolète de communication fondé sur l’enregistrement de cassettes audio. L’artiste revisite un mode de correspondance mis en place, entre les années 1960 et 1980, par les travailleurs immigrés marocains venus en France et leurs familles restées au Maghreb.<br>Au creux de ces héritages pluriels, percent des points de fracture, mais aussi des oublis, des effacements historiques, qu’ils soient conscients ou inconscients. Dans <em>«&nbsp;omissions et ruptures&nbsp;»</em>, certains artistes révèlent les limites et pertes de cette transmission mais aussi les ruptures que peuvent engendrer les migrations. D’autres dénoncent l’instrumentalisation de la mémoire par l’occultation de pans de l’Histoire.<br><strong>Amina Agueznay</strong>, par exemple, s’intéresse dans son œuvre <em>Curriculum vitae</em> (2021), aux savoir-faire artisanaux du Maroc. Elle perpétue des traditions séculaires en invitant des tisserandes à broder les signes qui font partie de leur langage professionnel et dont elles connaissent la signification, mais aussi les signes qu’elles utilisent sans en connaitre le sens. Tout en perpétuant des traditions séculaires, l’artiste questionne ici les risques de rupture dans le processus de transmission.<br><strong>Zineb Sedira</strong>, dans son installation vidéo <em>Mother Tongue</em> (2002) examine les notions de préservation mais aussi de perte d’identité culturelle. À travers une chaîne matrilinéaire, l’artiste sa mère et sa fille, dialoguent, deux par deux sur trois écrans, chacune dans sa langue maternelle&nbsp;(français, arabe et anglais). Mais la communication semble rompue entre la petite-fille et la grand-mère qui ne se comprennent plus. Si le triple langage de l’artiste témoigne de la richesse de son identité multiple, l’œuvre dévoile les ruptures que peuvent générer les expériences diasporiques.<br>Autre exemple, l’artiste sud-africaine <strong>Lerato Shadi</strong> questionne la présence/absence du corps noir dans l’espace public. Dans <em>Seriti Se</em> (2015-2021), elle propose aux visiteurs d’effacer des noms de femmes oubliées par l’Histoire, qu’elle a préalablement inscrits sur les murs. Par ce geste, l’artiste invite le visiteur à s’engager et à s’informer sur la trajectoire de la personne dont il a effacé le nom. Le processus de réparation de cet effacement historique peut alors s’accomplir.<br>Enfin, les rencontres, confrontations d’expériences et de modes de vie entre différentes cultures permettent aux artistes d’interroger la diversité de leurs influences. Une hybridation qui défie les clichés exotisants liés au continent africain et donne naissance à de nouvelles écritures plastiques, reflets d’identités multiples.<br><strong>Emo de Medeiros</strong>, par exemple, puise dans la richesse de ses deux héritages, africain et européen, et s’inspire à la fois de l’art traditionnel béninois (notamment de la technique de l’appliqué née au 18e siècle et issue d’un art de cour du royaume du Dahomey) et des nouvelles technologies. Il donne naissance à la série des <em>Surtentures</em>, initiée en 2015, et propose des tableaux textiles via un langage fait d’icônes et de pictogrammes contemporains. Télescopant les univers visuels et les temporalités, il fournit des clés de lectures à ces figures énigmatiques par l’utilisation de puces électroniques permettant de décoder les rebus. Une nouvelle forme d’écriture se révèle entre passé, présent et futur.</p>



<figure class="wp-block-image size-large is-style-default"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="683" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/10/DSC3469-1024x683.jpg" alt="" class="wp-image-6997" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/10/DSC3469-1024x683.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/10/DSC3469-300x200.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/10/DSC3469-768x512.jpg 768w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/10/DSC3469-1536x1024.jpg 1536w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/10/DSC3469-720x480.jpg 720w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/10/DSC3469-480x320.jpg 480w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/10/DSC3469.jpg 1920w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption>Exposition “Ce qui s’oublie et ce qui reste”, Palais de la Porte Dorée<br>© Anne Volery</figcaption></figure>



<figure class="wp-block-image size-large is-style-default"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="683" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/10/DSC3537-1024x683.jpg" alt="" class="wp-image-6986" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/10/DSC3537-1024x683.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/10/DSC3537-300x200.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/10/DSC3537-768x512.jpg 768w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/10/DSC3537-1536x1024.jpg 1536w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/10/DSC3537-720x480.jpg 720w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/10/DSC3537-480x320.jpg 480w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/10/DSC3537.jpg 1920w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption>Exposition “Ce qui s’oublie et ce qui reste”, Palais de la Porte Dorée<br>© Anne Volery</figcaption></figure>



<figure class="wp-block-image size-large is-style-default"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="683" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/10/DSC3708-1024x683.jpg" alt="" class="wp-image-6994" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/10/DSC3708-1024x683.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/10/DSC3708-300x200.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/10/DSC3708-768x512.jpg 768w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/10/DSC3708-1536x1024.jpg 1536w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/10/DSC3708-720x480.jpg 720w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/10/DSC3708-480x320.jpg 480w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/10/DSC3708.jpg 1920w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption>Exposition “Ce qui s’oublie et ce qui reste”, Palais de la Porte Dorée<br>© Anne Volery</figcaption></figure>



<p><strong>Il y a une part importante donnée aux images, photographies/ vidéos, avec différentes générations présentées comme Zineb Sedira, Ymane Fakhir, Btihal Remli, Ishola Akpo, Badr El Hammami, Sammy Baloji, Malik Nejmi ou encore Abdessamad El Montassir. Selon vous cela reflète-t-il aussi les préoccupations et pratiques de l’image du continent africain et son évolution&nbsp;? Et qu’observez vous actuellement sur les nouvelles écritures et pratique de l’image élargie&nbsp;?</strong><br><strong>MB&nbsp;:</strong> On peut dire que l’exposition montre une partie de ces préoccupations et pratiques. Il faut toutefois nuancer car Ce qui s’oublie et ce qui reste a été conçue en résonance avec le contexte français, ce qui crée un biais naturel dans la sélection et rend l’extrapolation de pratiques communes au continent caduque. Je pense que les pratiques de l’image sont beaucoup plus larges et complexes sur le continent aujourd’hui que ce que montre l’exposition qui regroupe une majorité d’artiste en lien avec l’Afrique dite francophone dont les réalités de production culturelle ne sont pas représentatives de l’ensemble du continent. Aussi ma participation au comité curatorial de la Biennale de Bamako 2021 me permet de dire- preuve s’il en fallait- que la production est non seulement prolifique mais qu’elle explore l’image bien au-delà de ses acceptions matérielles usuelles. Je ne peux pas en dévoiler beaucoup pour le moment mais je vous invite à suivre la sélection et la programmation qui seront bientôt annoncées.</p>



<p><strong>Lors de l’ouverture de l’exposition au public, avez-vous prévu des temps de rencontres, conférences ou autres autour de l’exposition&nbsp;?</strong><br><strong>IR&nbsp;:</strong> Pendant la fermeture d’avril à mai, des visio-visites de l’exposition ont été proposées. A partir de la réouverture&nbsp;du 19 mai, sont proposées&nbsp;:</p>



<ul><li>des micro-visites&nbsp;tous les weekends après-midi (avec notamment l’activation de l’œuvre de <strong>Lerato Shadi</strong>). Il s’agit d’un focus de 20 à 30’</li><li>des visites guidées de l’exposition&nbsp;les samedi à 11h, tous les 15 jours</li><li>des ateliers en famille&nbsp;(6/12 ans)&nbsp;les samedi à 10h30 (durée 1h30), 1 fois par mois.<br>Par ailleurs, la revue du Musée national de l’Histoire de l’Immigration, Hommes &amp; Migrations, consacre son numéro aux « Diasporas africaines et créativité » avec le portfolio de l’exposition.<br>Enfin, un site internet dédié à l’exposition présente les intentions du commissariat ainsi que l’ensemble des œuvres du parcours. La parole est donnée aux artistes à travers de courtes vidéos diffusées sur le site.<br>Cf. <a href="http://www.histoire-immigration.fr/ce-qui-s-oublie-et-ce-qui-reste">http://www.histoire-immigration.fr/ce-qui-s-oublie-et-ce-qui-reste</a></li></ul>



<p><strong>Cette exposition se rendra-t-elle ensuite au MACAAL à Marrakech afin que les marrakchis puissent la découvrir&nbsp;?</strong><br><strong>MB&nbsp;:</strong> L’itinérance de l’exposition n’est pas prévue et si elle devait se faire elle serait forcément adaptée, car un tel projet est indissociable de son contexte de monstration.</p>
<p>L’article <a href="https://www.afriqueinvisu.org/ce-qui-soublie-et-ce-qui-reste-une-interview-de-meriem-berrada-et-isabelle-renard/">Ce qui s’oublie et ce qui reste &#8211; Interview de Meriem Berrada et Isabelle Renard</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.afriqueinvisu.org">Afrique In Visu</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>25 ans de rencontres photographiques &#8211; Biennale de Bamako</title>
		<link>https://www.afriqueinvisu.org/sentir-le-coeur-de-l-afrique-battre-a-bamako/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Maï-Do Hamisultane-Lahlou]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 06 Jan 2020 09:55:13 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Éditorial]]></category>
		<category><![CDATA[Bamako]]></category>
		<category><![CDATA[Biennale]]></category>
		<category><![CDATA[Biennale Africaine de la photographie]]></category>
		<category><![CDATA[Exposition]]></category>
		<category><![CDATA[Mali]]></category>
		<category><![CDATA[News]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://preprod.afriqueinvisu.org/sentir-le-coeur-de-l-afrique-battre-a-bamako/</guid>

					<description><![CDATA[<p>La Biennale de Bamako a soufflé ses 25 bougies et pour son quart de siècle près de 85 artistes d&#8217;Afrique et de sa diaspora ont afflué sur un même thème : Courant de conscience, la concaténation des imaginaires. Si elle s&#8217;est imposée comme un événement incontournable de la scène artistique mondiale, c&#8217;est autant pour les travaux présentés que pour les rencontres qui, au-delà du temps de la biennale, se poursuivent en relations professionnelles, collaborations artistiques, amitiés. C&#8217;est pourquoi, j&#8217;ai choisi de vous raconter 5 temps forts des Rencontres de la première semaine de la Biennale. La projection de Bamako à</p>
<p>L’article <a href="https://www.afriqueinvisu.org/sentir-le-coeur-de-l-afrique-battre-a-bamako/">25 ans de rencontres photographiques &#8211; Biennale de Bamako</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.afriqueinvisu.org">Afrique In Visu</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>La Biennale de Bamako a soufflé ses 25 bougies et pour son quart de siècle près de 85 artistes d&rsquo;Afrique et de sa diaspora ont afflué sur un même thème : <em>Courant de conscience, la concaténation des imaginaires</em>.<br><br>Si elle s&rsquo;est imposée comme un événement incontournable de la scène artistique mondiale, c&rsquo;est autant pour les travaux présentés que pour les rencontres qui, au-delà du temps de la biennale, se poursuivent en relations professionnelles, collaborations artistiques, amitiés.<br><br>C&rsquo;est pourquoi, j&rsquo;ai choisi de vous raconter 5 temps forts des Rencontres de la première semaine de la Biennale.</p>



<h3 class="wp-block-heading">La projection de <em>Bamako à L&rsquo;Est</em> par <strong>Françoise Huguier</strong></h3>



<p>Françoise Huguier, initiatrice et fondatrice de La Biennale, s&rsquo;est donnée pour mission d&rsquo;immortaliser les archives de maliens ayant fait leurs études en Ex-URSS.<br>Pour cela, elle a fait appel aux photographes Seydou Camara, Fototala King Massassy, Moussa Kalapo, Seyba Keita, Kany Sissoko, Fatoumata Traore.<br>Dans la salle, l&rsquo;émotion est au rendez-vous. Souleymane Cissé, réalisateur du film primé à Cannes Yeelen, applaudit devant les yeux de sa fille émue d&rsquo;avoir découvert son père sous l&rsquo;angle photographique de Seydou Camara.</p>



<h3 class="wp-block-heading">L&rsquo;exposition <em>Musow Ka Touma Sera</em> (C&rsquo;est l&rsquo;ère des femmes ) au Lycée de jeunes filles</h3>



<p><strong>Fatouma Bocoum</strong>, commissaire de l&rsquo;exposition, a réuni 6 artistes maliennes originaires des quatre coins du pays. Elles examinent ensemble la sutura, norme culturelle tacite qui prépare psychologiquement les femmes et les filles à dissimuler, à pardonner et à supporter leurs souffrances.<br>Lors du vernissage, les jeunes filles du Lycée se sont confrontées avec humour à une triste réalité mise en espace de façon aérienne, avec l&rsquo;art une façon de résister à la condition féminine qui contraste avec leur indépendance d&rsquo;esprit.</p>



<div class="wp-block-image aligncenter size-full wp-image-5809"><figure class="aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" width="1200" height="640" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2020/01/img_7359aiv.jpg" alt="IMG 7359AIV" class="wp-image-5809" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2020/01/img_7359aiv.jpg 1200w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2020/01/img_7359aiv-300x160.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2020/01/img_7359aiv-1024x546.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2020/01/img_7359aiv-768x410.jpg 768w" sizes="(max-width: 1200px) 100vw, 1200px" /><figcaption>IMG 7359AIV</figcaption></figure></div>



<h3 class="wp-block-heading">La projection de courts-métrages en plein air dans le quartier de la Médina-Coura.</h3>



<p><strong>Seydou Camara</strong>, directeur général du Off de la Biennale, a donné carte blanche à l&rsquo;artiste marocain Mohamed Thara. Celui-ci a choisi de venir à la rencontre du public malien en installant un cinéma  » de fortune  » dans une rue de la Médina-Coura.<br>As Long As I Can Hold My Breath de Mohamed Thara 2017, Ales de Faiçal Ben 2018, Creatruction de Simohammed Fettaka 2010 ont été projetés.<br>Le premier mêle avec une poésie infinie images d&rsquo;archives de périples de migrants et captation filmée, avec un téléphone portable, de la migration des oiseaux en hiver</p>



<h3 class="wp-block-heading">Club Africa</h3>



<p>Avec son entrée gardée par deux statues gigantesques d&rsquo;oryx sculptés dans le bois, on a le sentiment de pénétrer dans un de ces lieux interdits « au temps des répressions », tant le Club Africa, situé dans un quartier hors des sentiers battus, est inattendu et contraste avec une certaine actualité.<br>A l&rsquo;intérieur, toute la biennale s&rsquo;y rejoint et les chanteurs se succèdent sur la scène musicale qui atteint son apothéose avec <strong>King Massassy</strong>. Ce photographe star de cette biennale, dont le poing bagué de la série photo déjà culte <em>« Anyway »</em> est l&rsquo;affiche phare de ces Rencontres, est aussi une figure de proue du hip-hop malien.<br>Durant une de ces tournée aux États-Unis, il a rencontré Rosa Parks :  » Une des mains d&rsquo;Anyway » , est la sienne » !</p>



<div class="wp-block-image aligncenter size-full wp-image-5810"><figure class="aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" width="640" height="960" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2020/01/affiche_bko_2019.jpg" alt="AFFICHE BKO 2019" class="wp-image-5810" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2020/01/affiche_bko_2019.jpg 640w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2020/01/affiche_bko_2019-200x300.jpg 200w" sizes="(max-width: 640px) 100vw, 640px" /><figcaption>AFFICHE BKO 2019</figcaption></figure></div>



<h3 class="wp-block-heading">La visite du Studio de <strong>Malick Sidibé</strong> avec <strong>Igo Diarra </strong></h3>



<p>La nomination du galeriste et éditeur Lassana Igo Diarra, en tant que délégué général, marque un tournant décisif de l&rsquo;histoire de la Biennale. En effet, la direction est désormais exclusivement malienne, l&rsquo;Institut français étant partenaire et non plus co-producteur.<br>Dans le studio de Malick Sidibé, entouré des trois fils de l&rsquo;iconique photographe malien, Igo Diarra confie aux membres de la délégation l&rsquo;accompagnant, l&rsquo;importance pour lui de venir à ce moment des Rencontres Photographiques dans ce lieu.<br>Il est venu se recueillir ici quand il a appris la nouvelle mission qui lui incombait, et a demandé aux photographes et écrivains maliens de l&rsquo;y rejoindre pour un thé, pour les écouter et faire de cette biennale, la leur, la réalité d&rsquo;un rêve collectif.<br>Montrant fièrement à l&rsquo;assemblée le livre édité de la Biennale, il remercie Mobi et Karim Sidibé ainsi qu&rsquo;Amadou Baba Cissé, fils de coeur de Malick Sidibé.<br>Karim Sidibé précise :  » Pour Malick, les photographes sont des écrivains. Leurs écrits sont vrais. Quand on écrit, on peut imaginer quelque chose. Le lecteur ne fait que lire ce qu&rsquo;il voit par écrit. L&rsquo;image est un écrit à l&rsquo;époque. Il y en a beaucoup qui ont dit que les Africains logeaient dans les grottes, grimpaient aux branches des arbres et s&rsquo;habillaient de peau de bête. La photo a la force de l&rsquo;image qui l&rsquo;écrit. L&rsquo;écrivain peut imaginer quelque chose alors qu&rsquo;il n&rsquo;a pas exploré le lieu. Il peut rajouter quelques phrases au livre alors que si c&rsquo;est l&rsquo;image rien à dire. »<br>Nous rejoignons tous Igo Diarra sur le plateau au mythique fond rayé noire et blanc.<br>Karim se place, lui, derrière l&rsquo;objectif:<br>&#8211; Un, deux, trois.<br>Flash.<br>Yoann Quëland de Saint-Pern, artiste de la pièce Orchestre Vide, lance non innocemment:<br>&#8211; Et si on prenait exactement la même, mais de dos !<br>Tout le monde se retourne :<br>&#8211; Un, deux, trois.<br>Et le flash part en image sur ces Rencontres Photographiques dont les pages n&rsquo;ont de cesse de s&rsquo;écrire !</p>
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		<title>Migrances 21 &#8211; Polo Free</title>
		<link>https://www.afriqueinvisu.org/migrances-21/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Afrique in visu]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 28 May 2019 09:25:12 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Éditorial]]></category>
		<category><![CDATA[Exposition]]></category>
		<category><![CDATA[Photographie documentaire]]></category>
		<category><![CDATA[Photographie Noir & Blanc]]></category>
		<category><![CDATA[polo free]]></category>
		<category><![CDATA[portrait]]></category>
		<category><![CDATA[Témoignage]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Nous sommes tous des Voyageurs L’exposition « Migrances 21 » est une collection de portraits intimistes d’amis et de connaissances saisis sur le moment. L’intention du photographe est de dévoiler et de documenter ces destins singuliers tout en nous questionnant sur le regard que nous posons sur l’Autre, que nous le nommions migrant ou tout simplement humain. « Migrances 21 » comme un éloge fait à l’Homme. A travers son travail photographique, l’artiste camerounais Polo Free rend hommage aux voyageurs qu’il a rencontrés, guidés et soutenus lors de leur passage via Tanger Les 21 photos exposées transcendent les traces d’un</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><em>Nous sommes tous des Voyageurs</em></p>



<p>L’exposition « Migrances 21 » est une collection de portraits intimistes d’amis et de connaissances saisis sur le moment. L’intention du photographe est de dévoiler et de documenter ces destins singuliers tout en nous questionnant sur le regard que nous posons sur l’Autre, que nous le nommions migrant ou tout simplement humain.</p>



<p>« Migrances 21 » comme un éloge fait à l’Homme. A travers son travail photographique, l’artiste camerounais Polo Free rend hommage aux voyageurs qu’il a rencontrés, guidés et soutenus lors de leur passage via Tanger</p>



<p>Les 21 photos exposées transcendent les traces d’un quotidien marqué par des remous émotionnels inhérents à celui qui n’est « ni ici, ni là-bas ». Echos intimes du chemin parcouru par l’artiste lui-même, les images racontent avec humilité la vie passée et partagée aux côtés de ces hommes et femmes. Polo Free retrace ainsi les sentiments qui les agitent, les portent, les accablent leur restituant leur dû : leur humanité. Se dégage alors de cette représentation une poésie subtile dont les vers se lisent en images tissant un lien entre nos humanités.</p>



<p>Dans une réalité contemporaine où les notions de frontières et de spatialités sont plus que jamais remises en cause, notre représentation de l’Autre est empreinte de mythologies. Fruits d’idéologies politiques, celles-ci se retrouvent amplifiées et diffusées par une culture médiatique peu encline à la confrontation et au questionnement. Du tourisme de masse aux flux migratoires, nos imaginaires redéfinissent les concepts d’individu et d’espace, en se nourrissant de préjugés socio-culturels et de fantasmes. « Migrances 21 » est une invitation à déconstruire la disposition morale et le regard que chacun pose sur l’Autre, à défier les idées reçues. Polo Free refuse d’appliquer une quelconque distinction entre les hommes et femmes qu’il rencontre et côtoie : « Nous sommes tous des voyageurs, que ce soit par force ou par choix, que l’on nous nomme expatrié ou réfugié. »<br>Polo Free confère à ses sujets une aura quasi-religieuse. Exclusivement monochromes, les luminosités singulières d’un chiaroscuro dramatique dissolvent les traits du visage pour révéler des expressions et des poses dépouillées de décor, soulignant la multi-appartenance culturelle et l’intemporalité de l’Homme.</p>



<p>Le parti pris du jeune photographe offre un contre-champ au travail de Raymond Depardon qui dans Errance (2000) immortalise des lieux de solitude en suspens dans lesquels espaces et paysages sont dépourvus de toute présence humaine. Alors que Depardon témoigne d’un voyage intérieur personnel, au gré des paysages rencontrés, Polo Free lui, peuple son travail, laissant voir ainsi des visages glorifiés à travers ses portraits.</p>



<p>En accordant une attention toute particulière à chacun de ses sujets, Polo Free explore enfin l’érosion du concept de l’hospitalité envers l’étranger telle qu’elle fût pratiquée en Grèce antique (‘Xénia’) et préconisée par les religions qui ont défini nos fondations politiques et sociétales : un voyageur est un être divin qui nous invite à un sentiment d’humilité nous rapprochant ainsi de nous-mêmes. En ce sens, l’exposition « Migrances 21 » offre une réflexion méditative intersubjective : observer l’autre pour mieux se découvrir.</p>



<p><strong>Direction artistique</strong><br>Explorateurs, accompagnateurs, collectionneurs… Xavier Cazard et Caroline Laurent sont désormais directeurs.trices artistiques. Une vocation révélée en septembre 2018 sur une terrasse de la kasbah de Tanger : « Olivier, fondateur de la Galerie Conil de Tanger, nous a proposé d’exposer Polo Free, chez nous, à Paris. Ses photos frontales, instinctives, sa personnalité rayonnante, ses valeurs et sa recherche humaniste collaient parfaitement à notre sensibilité. » Présentée dans leur appartement parisien, « Migrances 21 » est une déambulation sensible parmi le peuple des invisibles.<br>21 regards croisés pour voir en face les espoirs de la communauté subsaharienne. Conçue comme une halte et un tremplin pour l’artiste, Migrances 21 est placée sous le signe de l’ouverture aux autres.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Biographie de l&rsquo;artiste</h3>



<p>Polo Free est photographe autodidacte résidant à Tanger depuis 2013. Ce jeune créateur, né en 1993 à Douala, Cameroun, participe régulièrement à des résidences artistiques à travers le monde. Militant, Polo Free documente la vie des migrants et s’engage auprès de différentes associations en tant que photographe de festivals culturels et président du collectif « Voie des Migrants ».</p>



<div class="wp-block-image aligncenter size-full wp-image-5747"><figure class="aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" width="1200" height="1800" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/05/mg_0516.jpg" alt="© Polo Free" class="wp-image-5747" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/05/mg_0516.jpg 1200w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/05/mg_0516-200x300.jpg 200w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/05/mg_0516-683x1024.jpg 683w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/05/mg_0516-768x1152.jpg 768w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/05/mg_0516-1024x1536.jpg 1024w" sizes="(max-width: 1200px) 100vw, 1200px" /><figcaption>© Polo Free</figcaption></figure></div>



<div class="wp-block-image aligncenter size-full wp-image-5748"><figure class="aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" width="1200" height="1800" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/05/mg_2480.jpg" alt="© Polo Free" class="wp-image-5748" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/05/mg_2480.jpg 1200w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/05/mg_2480-200x300.jpg 200w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/05/mg_2480-683x1024.jpg 683w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/05/mg_2480-768x1152.jpg 768w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/05/mg_2480-1024x1536.jpg 1024w" sizes="(max-width: 1200px) 100vw, 1200px" /><figcaption>© Polo Free</figcaption></figure></div>



<div class="wp-block-image aligncenter size-full wp-image-5749"><figure class="aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" width="1200" height="2412" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/05/90x45.jpg" alt="© Polo Free" class="wp-image-5749" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/05/90x45.jpg 1200w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/05/90x45-149x300.jpg 149w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/05/90x45-509x1024.jpg 509w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/05/90x45-768x1544.jpg 768w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/05/90x45-764x1536.jpg 764w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/05/90x45-1019x2048.jpg 1019w" sizes="(max-width: 1200px) 100vw, 1200px" /><figcaption>© Polo Free</figcaption></figure></div>



<div class="wp-block-image aligncenter size-full wp-image-5750"><figure class="aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" width="1200" height="1915" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/05/105x167_-2.jpg" alt="© Polo Free" class="wp-image-5750" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/05/105x167_-2.jpg 1200w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/05/105x167_-2-188x300.jpg 188w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/05/105x167_-2-642x1024.jpg 642w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/05/105x167_-2-768x1226.jpg 768w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/05/105x167_-2-963x1536.jpg 963w" sizes="(max-width: 1200px) 100vw, 1200px" /><figcaption>© Polo Free</figcaption></figure></div>



<div class="wp-block-image aligncenter size-full wp-image-5751"><figure class="aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" width="1200" height="1909" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/05/105x167.jpg" alt="© Polo Free" class="wp-image-5751" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/05/105x167.jpg 1200w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/05/105x167-189x300.jpg 189w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/05/105x167-644x1024.jpg 644w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/05/105x167-768x1222.jpg 768w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/05/105x167-966x1536.jpg 966w" sizes="(max-width: 1200px) 100vw, 1200px" /><figcaption>© Polo Free</figcaption></figure></div>



<div class="wp-block-image aligncenter size-full wp-image-5752"><figure class="aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" width="1200" height="1800" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/05/img_0519.jpg" alt="© Polo Free" class="wp-image-5752" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/05/img_0519.jpg 1200w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/05/img_0519-200x300.jpg 200w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/05/img_0519-683x1024.jpg 683w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/05/img_0519-768x1152.jpg 768w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/05/img_0519-1024x1536.jpg 1024w" sizes="(max-width: 1200px) 100vw, 1200px" /><figcaption>© Polo Free</figcaption></figure></div>



<div class="wp-block-image aligncenter size-full wp-image-5753"><figure class="aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" width="1200" height="1800" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/05/img_0542.jpg" alt="© Polo Free" class="wp-image-5753" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/05/img_0542.jpg 1200w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/05/img_0542-200x300.jpg 200w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/05/img_0542-683x1024.jpg 683w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/05/img_0542-768x1152.jpg 768w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/05/img_0542-1024x1536.jpg 1024w" sizes="(max-width: 1200px) 100vw, 1200px" /><figcaption>© Polo Free</figcaption></figure></div>
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		<title>YaPhoto festival 2019 : Focus sur le portrait</title>
		<link>https://www.afriqueinvisu.org/yaphoto-festival-2019-focus-sur-le-portrait/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Yves Chatap]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 18 Mar 2019 08:58:37 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Éditorial]]></category>
		<category><![CDATA[Cameroun]]></category>
		<category><![CDATA[Exposition]]></category>
		<category><![CDATA[Festival]]></category>
		<category><![CDATA[Jacques tousselé]]></category>
		<category><![CDATA[photographie de studio]]></category>
		<category><![CDATA[portrait]]></category>
		<category><![CDATA[Témoignage]]></category>
		<category><![CDATA[Yaphoto]]></category>
		<category><![CDATA[Yves chatap]]></category>
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										<content:encoded><![CDATA[
<h3 class="wp-block-heading">L&rsquo;EXPOSITION FLASHBACK</h3>



<p>Pour cette édition, le Festival met en avant le portrait et l’uniforme à travers l’exploration des archives du photographe <strong>Jacques Toussélé</strong> (1939-2017).</p>



<p>Depuis sa création en Afrique, le studio photo s’est imposé comme le lieu de sociabilité des populations urbaines. Qu’il soit nomade ou sédentaire comme on le voit sur les images de Jacques Toussélé, cet espace a su construire des identités qui nous permettent aujourd’hui de regarder avec recul l’évolution de la société camerounaise.</p>



<p>Au Cameroun, chaque événement de la vie est ponctué par le choix d’un uniforme permettant de renforcer une appartenance à la communauté. Que nous parlions de l’uniforme scolaire, de la tenue spécialement conçu pour un mariage ou un décès, et l’uniforme militaire, à travers le travail de ce photographe, il s’agit de regarder ce qui nous réunit ou nous différencie afin de repenser le vivre ensemble à une époque ou l’individualité a pris le dessus.</p>



<p>Cette persistance dans le paysage camerounais de ce marqueur identitaire a le mérite de créer une cohésion sociale. En effet, avec l’uniforme on constate que certaines barrières sociales sont effacées au profit d’une recherche d’égalité des individus.</p>



<p><strong>A propos de l&rsquo;artiste :</strong><br><strong>Jacques Tousselé </strong> est né en 1939 à Bamessingué, dans la Région de l&rsquo;Ouest du Cameroun. Il a appris la photographie auprès d&rsquo;un photographe nigérien. Il travaillait à Bamenda pendant la Guerre bamiléké puis retourna à Mbouda, où il exerça son métier du milieu des années 1960 jusqu&rsquo;au début des années 2000, au « Studio Photo Jacques ». Ses œuvres figurent dans les collections du Metropolitan Museum of Art à New York et du Carleton College. Son travail a fait partie de l’Endangered Archive Programme de la British Library.</p>



<div class="wp-block-image aligncenter size-full wp-image-5679"><figure class="aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" width="1200" height="1200" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/03/jacques_toussele_droits_reserves_4.jpg" alt="© Jacques Tousselé" class="wp-image-5679" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/03/jacques_toussele_droits_reserves_4.jpg 1200w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/03/jacques_toussele_droits_reserves_4-300x300.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/03/jacques_toussele_droits_reserves_4-1024x1024.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/03/jacques_toussele_droits_reserves_4-150x150.jpg 150w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/03/jacques_toussele_droits_reserves_4-768x768.jpg 768w" sizes="(max-width: 1200px) 100vw, 1200px" /><figcaption>© Jacques Tousselé</figcaption></figure></div>



<h3 class="wp-block-heading">FACE A FACE</h3>



<p>Très vite après son invention, la photographie se consacre au portrait. Ce style qui trouve une continuité dans le selfie, tant adulé par une nouvelle génération de photographes amateurs, articule la relation que l’individu entretient avec la société. Car c’est par lui que l’on existe devant l’autre. Tout retentit dans le portrait, les conflits, le désir…</p>



<p>Cette proposition réunit le projet <em>« Mon atelier photo » </em> issu de l’atelier pédagogique réalisé avec les collégiens du Lycée Fustel de Coulanges et l’exposition <em>L’Autres(s)</em> de <strong>Florence Poirier Nkpa</strong>.</p>



<p><strong>Mon atelier photo</strong><br>Pendant le festival, des séquences pédagogiques seront proposées à un public de collégiens sur deux sites localisés dans le centre-ville de Yaoundé : le musée de la Blacktittude et le lycée Fustel de Coulanges,. Les activités explorent la thématique du portrait au travers de l&rsquo;image de l&rsquo;individu mise en scène dans les studios photos. Les élèves parcouru le sujet en découvrant les grandes étapes de l&rsquo;histoire de la photographie africaine et se familiarisant avec l’univers de la prise de vue professionnelle.<br>Le département pédagogique du festival YAPHOTO est animé par trois enseignantes d’arts plastiques, <strong>Sarah Dauphiné Tchouatcha</strong>, <strong>Anne Garnier Dupasquier</strong> et <strong>Florence Poirier Nkpa</strong>.</p>



<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" width="1200" height="849" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/03/vus_d_afrique_pedagogique_2018-2.jpg" alt="vus_d_afrique_pedagogique_2018-2.jpg" class="wp-image-5680" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/03/vus_d_afrique_pedagogique_2018-2.jpg 1200w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/03/vus_d_afrique_pedagogique_2018-2-300x212.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/03/vus_d_afrique_pedagogique_2018-2-1024x724.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/03/vus_d_afrique_pedagogique_2018-2-768x543.jpg 768w" sizes="(max-width: 1200px) 100vw, 1200px" /></figure></div>



<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" width="1200" height="1018" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/03/vus_d_afrique_pedagogique_2018-5.jpg" alt="vus_d_afrique_pedagogique_2018-5.jpg" class="wp-image-5681" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/03/vus_d_afrique_pedagogique_2018-5.jpg 1200w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/03/vus_d_afrique_pedagogique_2018-5-300x255.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/03/vus_d_afrique_pedagogique_2018-5-1024x869.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/03/vus_d_afrique_pedagogique_2018-5-768x652.jpg 768w" sizes="(max-width: 1200px) 100vw, 1200px" /></figure></div>



<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" width="1200" height="1798" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/03/vus_d_afrique_pedagogique_2018-4.jpg" alt="vus_d_afrique_pedagogique_2018-4.jpg" class="wp-image-5682" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/03/vus_d_afrique_pedagogique_2018-4.jpg 1200w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/03/vus_d_afrique_pedagogique_2018-4-200x300.jpg 200w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/03/vus_d_afrique_pedagogique_2018-4-683x1024.jpg 683w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/03/vus_d_afrique_pedagogique_2018-4-768x1151.jpg 768w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/03/vus_d_afrique_pedagogique_2018-4-1025x1536.jpg 1025w" sizes="(max-width: 1200px) 100vw, 1200px" /></figure></div>



<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" width="1200" height="2067" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/03/vus_d_afrique_pedagogique_2018-3.jpg" alt="vus_d_afrique_pedagogique_2018-3.jpg" class="wp-image-5683" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/03/vus_d_afrique_pedagogique_2018-3.jpg 1200w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/03/vus_d_afrique_pedagogique_2018-3-174x300.jpg 174w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/03/vus_d_afrique_pedagogique_2018-3-594x1024.jpg 594w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/03/vus_d_afrique_pedagogique_2018-3-768x1323.jpg 768w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/03/vus_d_afrique_pedagogique_2018-3-892x1536.jpg 892w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/03/vus_d_afrique_pedagogique_2018-3-1189x2048.jpg 1189w" sizes="(max-width: 1200px) 100vw, 1200px" /></figure></div>



<p><strong>L’autres(s)</strong></p>



<p>Une proposition de <strong>Florence Poirier Nkpa</strong> (2 images)<br><br>Au cours de mes voyages j’ai fais des rencontres&#8230; beaucoup. Depuis je vois l’AUTRE avec ses différences mais aussi parce qu’il me ressemble&#8230;et c’est à travers moi-même, avec comme a priori mes idées, que je m’invente tout autant que celui que je découvre. Dans l’instant de la rencontre, trois représentations s’entremêlent pour laisser apparaître celui que j’ai a en face. Il existe pour ce qu’il me donne à voir, pour ce que j’imagine de lui et pour ce qu’il est réellement&#8230;<br><br>Tel un DJ le fait avec des sons, je me permets de mélanger le beau, le laid, les origines, les références identitaires et stylistiques qui, dans un tourbillon de formes, de couleurs et de signes graphiques, défigurent le physique humain jusqu’à ce que la question de mon identité propre trouve de moins en moins de critères de reconnaissances : ni sexe, ni âge, ni couleur, ni expression auxquels se raccrocher, mais simplement des références qui détruisent réellement mon image et pour la reconstruire virtuellement à l’image de l’Autre.</p>



<div class="wp-block-image aligncenter size-full wp-image-5684"><figure class="aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" width="1200" height="513" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/03/forence_poirie_nkap_miroir-zootropique.jpg" alt="© Forence Poirie Nkap" class="wp-image-5684" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/03/forence_poirie_nkap_miroir-zootropique.jpg 1200w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/03/forence_poirie_nkap_miroir-zootropique-300x128.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/03/forence_poirie_nkap_miroir-zootropique-1024x438.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/03/forence_poirie_nkap_miroir-zootropique-768x328.jpg 768w" sizes="(max-width: 1200px) 100vw, 1200px" /><figcaption>© Forence Poirie Nkap<br>miroir zootropique</figcaption></figure></div>



<h3 class="wp-block-heading">SOUFFLES, BREATH PROJECT</h3>



<p><strong>Ana Bloom </strong>a imaginé une série de photographies qui jouent avec la surface de l’eau. <em>« Souffles, Breath project »</em> (work in progress) s’écrit grâce à des rencontres effectués par l’artiste lors de ses déplacements dans différentes régions du globe. Le résultat de ce dialogue entre le modèle et artiste se révèle avec poésie tant y cohabitent des contrastes exacerbés et des lignes floutées par des bulles de souffles de vies. Le spectateur est alors saisi par les différentes émotions qui s’imposent à lui à travers ses portraits dont qui nous transporte vers différents aspects de l’humanité : la mort, la vie, le souffle, l’apnée, la souffrance, la libération.<br><br><em>Cette exposition est présentée à l’Institut Français</em></p>



<div class="wp-block-image aligncenter size-full wp-image-5685"><figure class="aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" width="1200" height="1200" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/03/ana_bloom_souffles_breath_project__cesar_2015-_.jpg" alt="© Ana Bloom" class="wp-image-5685" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/03/ana_bloom_souffles_breath_project__cesar_2015-_.jpg 1200w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/03/ana_bloom_souffles_breath_project__cesar_2015-_-300x300.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/03/ana_bloom_souffles_breath_project__cesar_2015-_-1024x1024.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/03/ana_bloom_souffles_breath_project__cesar_2015-_-150x150.jpg 150w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/03/ana_bloom_souffles_breath_project__cesar_2015-_-768x768.jpg 768w" sizes="(max-width: 1200px) 100vw, 1200px" /><figcaption>© Ana Bloom<br>Souffles Breath project CESAR 2015</figcaption></figure></div>



<div class="wp-block-image aligncenter size-full wp-image-5686"><figure class="aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" width="1200" height="1198" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/03/01_ana_bloom_souffles_breath_project__leila_2015-_.jpg" alt="© Ana Bloom" class="wp-image-5686" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/03/01_ana_bloom_souffles_breath_project__leila_2015-_.jpg 1200w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/03/01_ana_bloom_souffles_breath_project__leila_2015-_-300x300.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/03/01_ana_bloom_souffles_breath_project__leila_2015-_-1024x1022.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/03/01_ana_bloom_souffles_breath_project__leila_2015-_-150x150.jpg 150w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/03/01_ana_bloom_souffles_breath_project__leila_2015-_-768x767.jpg 768w" sizes="(max-width: 1200px) 100vw, 1200px" /><figcaption>© Ana Bloom<br>Souffles Breath project LEILA 2015</figcaption></figure></div>



<p></p>
<p>L’article <a href="https://www.afriqueinvisu.org/yaphoto-festival-2019-focus-sur-le-portrait/">YaPhoto festival 2019 : Focus sur le portrait</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.afriqueinvisu.org">Afrique In Visu</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>YaPhoto festival 2019 : Focus Exposition Internationale</title>
		<link>https://www.afriqueinvisu.org/yaphoto-festival-2019-focus-exposition-internationale/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Yves Chatap]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 13 Mar 2019 09:44:30 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Éditorial]]></category>
		<category><![CDATA[Cameroun]]></category>
		<category><![CDATA[Exposition]]></category>
		<category><![CDATA[Festival]]></category>
		<category><![CDATA[Témoignage]]></category>
		<category><![CDATA[Yaphoto]]></category>
		<category><![CDATA[Yves chatap]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Depuis sa création la photographie a prouvé qu’elle était régie par différents modes de visions qui interrogent sur ses aspirations dans la fabrication de notre regard et de notre rapport à l’autre. Qu&#8217;elles soient mentales, photographiques, cinématographiques ou de toute autre nature, pourquoi se souvient-on de certaines images plus que d&#8217;autres? Comment ces images parviennent-elles à se fixer dans notre conscience de spectateur? Bien au-delà des évolutions tant techniques que des genres, la persistance des images interroge la perception que l&#8217;on a de ce flux. EXTRAITS DE TRAVAUX D&#8217;ARTISTES Sarah Dauphiné Tchouatcha (CAMEROUN /FRANCE) Ce travail est une séquence de dix</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>Depuis sa création la photographie a prouvé qu’elle était régie par différents modes de visions qui interrogent sur ses aspirations dans la fabrication de notre regard et de notre rapport à l’autre. Qu&rsquo;elles soient mentales, photographiques, cinématographiques ou de toute autre nature, pourquoi se souvient-on de certaines images plus que d&rsquo;autres? Comment ces images parviennent-elles à se fixer dans notre conscience de spectateur? Bien au-delà des évolutions tant techniques que des genres, la persistance des images interroge la perception que l&rsquo;on a de ce flux.</p>



<div class="wp-block-image aligncenter size-full wp-image-5689"><figure class="aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" width="1200" height="803" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/03/leonel_richy_ebongue_occupation_2018.jpg" alt="© Lionel Richy Ebongue" class="wp-image-5689" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/03/leonel_richy_ebongue_occupation_2018.jpg 1200w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/03/leonel_richy_ebongue_occupation_2018-300x201.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/03/leonel_richy_ebongue_occupation_2018-1024x685.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/03/leonel_richy_ebongue_occupation_2018-768x514.jpg 768w" sizes="(max-width: 1200px) 100vw, 1200px" /><figcaption>© Lionel Richy Ebongue<br>Occupation, 2018</figcaption></figure></div>



<div class="wp-block-image aligncenter size-full wp-image-5690"><figure class="aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" width="1200" height="801" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/03/chatal_edie_et_zacharie_ngnogue_unimaginable-eden_2018.jpg" alt="© Chantal Edie et Zacharie Ngnogue" class="wp-image-5690" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/03/chatal_edie_et_zacharie_ngnogue_unimaginable-eden_2018.jpg 1200w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/03/chatal_edie_et_zacharie_ngnogue_unimaginable-eden_2018-300x200.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/03/chatal_edie_et_zacharie_ngnogue_unimaginable-eden_2018-1024x684.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/03/chatal_edie_et_zacharie_ngnogue_unimaginable-eden_2018-768x513.jpg 768w" sizes="(max-width: 1200px) 100vw, 1200px" /><figcaption>© Chantal Edie et Zacharie Ngnogue<br>Unimaginable Eden, 2018</figcaption></figure></div>



<div class="wp-block-image aligncenter size-full wp-image-5691"><figure class="aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" width="1200" height="799" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/03/nicola_s_combarro_desvelar_desplazar_i_c_nicola_s_combarro_.jpg" alt="© Nicolás Combarro" class="wp-image-5691" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/03/nicola_s_combarro_desvelar_desplazar_i_c_nicola_s_combarro_.jpg 1200w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/03/nicola_s_combarro_desvelar_desplazar_i_c_nicola_s_combarro_-300x200.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/03/nicola_s_combarro_desvelar_desplazar_i_c_nicola_s_combarro_-1024x682.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/03/nicola_s_combarro_desvelar_desplazar_i_c_nicola_s_combarro_-768x511.jpg 768w" sizes="(max-width: 1200px) 100vw, 1200px" /><figcaption>© Nicolás Combarro<br>Desvelar desplazar</figcaption></figure></div>



<div class="wp-block-image aligncenter size-full wp-image-5692"><figure class="aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" width="1200" height="1200" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/03/pierre_ndjami_makanda_kgt_empillement_05_2016.jpg" alt="© Pierre Ndjami Makanda" class="wp-image-5692" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/03/pierre_ndjami_makanda_kgt_empillement_05_2016.jpg 1200w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/03/pierre_ndjami_makanda_kgt_empillement_05_2016-300x300.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/03/pierre_ndjami_makanda_kgt_empillement_05_2016-1024x1024.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/03/pierre_ndjami_makanda_kgt_empillement_05_2016-150x150.jpg 150w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/03/pierre_ndjami_makanda_kgt_empillement_05_2016-768x768.jpg 768w" sizes="(max-width: 1200px) 100vw, 1200px" /><figcaption>© Pierre Ndjami Makanda<br>Empillement, 2016</figcaption></figure></div>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>EXTRAITS DE TRAVAUX D&rsquo;ARTISTES</strong></h3>



<p><strong>Sarah Dauphiné Tchouatcha (CAMEROUN /FRANCE)</strong></p>



<p>Ce travail est une séquence de dix images qui proposent la relecture bi médium, entre répliques analogiques et numériques, d’une séance photographique réalisée au début des années 90, et dont voici le contexte :<br>Janvier 1992, je vis alors en France où je suis élève en troisième année de l’école des Beaux arts de St Étienne. À cette époque, je mène un travail d’exploration artistique entre moyens photographiques et picturaux…<br>Un jour, Ba to me propose de venir photographier son atelier. Gratifiée par la proposition, j’accepte spontanément, nous prenons rendez vous un matin de janvier. La séance s’écoule sur quelques heures au rythme des sons mécaniques du déclencheur sur une pellicule Tmax de 36 poses.</p>



<p>Ce corpus d’images a pour vocation de nous immerger progressivement dans les souvenirs matériels et immatériels d’un instant photographique important, celui du déclic qui révèle l’image de Bato et qui fut publiée dans la Revue Noire en 1994. Le portrait a pour vocation de donner un visage à son sujet et son auteur, pour moi il en est autrement puisque cette publication se présente sans son crédit photographique. L’élément de marquage pourtant naturel et indispensable, me plonge jusqu’à aujourd’hui dans l’anonymat du monde artistique présenté dans cet ouvrage. Je voudrais parler enfin de cette œuvre photographique silencieuse qui me refuse le droit d’exister comme auteure depuis 1994.</p>



<p>Aussi, afin d’exhumer et reconstruire la mémoire de cette image, je me réapproprie chaque cliché en les développant un à un et choisie de confondre les procédés dans de multiples couches. À l’image du petit trouble persistant de mon histoire d’artiste, Je construis des œuvres dans lesquelles s’entremêlent objets photographiques matériels et immatériels.<br>Le portrait initialement conservé sur un négatif, devient tour à tour cyanotype, pixels et estampes … Le fil conducteur de cette série se matérialise par les nuances de bleus qui expriment les exercices d’écriture du novice en construction. Dans ce travail, je tente de reconstituer un ensemble de pièces et de construire les traces de ce souvenir, des images artistiques réparatrices et témoignant de la rémanence de la petite histoire personnelle d’une inexactitude persistante.</p>



<p><strong>Biographie&nbsp;:</strong><br><br>S<strong>arah Dauphiné Tchouatcha </strong> est née en 1969 à Besançon, en France. En 1989 elle entre à l’école des Beaux-Arts de Saint Étienne. Après deux années d’études artistiques générales elle hésite entre l’architecture et la photographie. Son choix se portera finalement sur une option art avec un intérêt persistant pour les sujets illustrant les jeux de lignes.<br>Installée depuis seize ans au Cameroun, elle enseigne les arts plastiques au lycée français de Yaoundé. Pendant son temps libre, elle observe les multiples mutations de la société camerounaise et en témoigne à travers un travail d’exploration artistique. Un regard discret mais sensible, qui s’exprime sous deux formes, la photographie et la vidéo.</p>



<div class="wp-block-image aligncenter size-full wp-image-5693"><figure class="aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" width="1200" height="1267" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/03/dauphine__tchouatcha_tmz_13a_origine_ld.jpg" alt="© Sarah Dauphiné Tchouatcha" class="wp-image-5693" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/03/dauphine__tchouatcha_tmz_13a_origine_ld.jpg 1200w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/03/dauphine__tchouatcha_tmz_13a_origine_ld-284x300.jpg 284w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/03/dauphine__tchouatcha_tmz_13a_origine_ld-970x1024.jpg 970w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/03/dauphine__tchouatcha_tmz_13a_origine_ld-768x811.jpg 768w" sizes="(max-width: 1200px) 100vw, 1200px" /><figcaption>© Sarah Dauphiné Tchouatcha</figcaption></figure></div>



<div class="wp-block-image aligncenter size-full wp-image-5694"><figure class="aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" width="1200" height="1221" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/03/dauphine__tchouatcha_tmz_13a_1_ld.jpg" alt="© Sarah Dauphiné Tchouatcha" class="wp-image-5694" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/03/dauphine__tchouatcha_tmz_13a_1_ld.jpg 1200w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/03/dauphine__tchouatcha_tmz_13a_1_ld-295x300.jpg 295w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/03/dauphine__tchouatcha_tmz_13a_1_ld-1006x1024.jpg 1006w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/03/dauphine__tchouatcha_tmz_13a_1_ld-768x781.jpg 768w" sizes="(max-width: 1200px) 100vw, 1200px" /><figcaption>© Sarah Dauphiné Tchouatcha</figcaption></figure></div>



<div class="wp-block-image aligncenter size-full wp-image-5695"><figure class="aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" width="1200" height="1221" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/03/dauphine__tchouatcha_tmz_13a_2_ld.jpg" alt="© Sarah Dauphiné Tchouatcha" class="wp-image-5695" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/03/dauphine__tchouatcha_tmz_13a_2_ld.jpg 1200w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/03/dauphine__tchouatcha_tmz_13a_2_ld-295x300.jpg 295w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/03/dauphine__tchouatcha_tmz_13a_2_ld-1006x1024.jpg 1006w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/03/dauphine__tchouatcha_tmz_13a_2_ld-768x781.jpg 768w" sizes="(max-width: 1200px) 100vw, 1200px" /><figcaption>© Sarah Dauphiné Tchouatcha</figcaption></figure></div>



<div class="wp-block-image aligncenter size-full wp-image-5696"><figure class="aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" width="1200" height="1207" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/03/dauphine__tchouatcha_tmz_13a_4_ld.jpg" alt="© Sarah Dauphiné Tchouatcha" class="wp-image-5696" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/03/dauphine__tchouatcha_tmz_13a_4_ld.jpg 1200w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/03/dauphine__tchouatcha_tmz_13a_4_ld-298x300.jpg 298w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/03/dauphine__tchouatcha_tmz_13a_4_ld-1018x1024.jpg 1018w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/03/dauphine__tchouatcha_tmz_13a_4_ld-150x150.jpg 150w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/03/dauphine__tchouatcha_tmz_13a_4_ld-768x772.jpg 768w" sizes="(max-width: 1200px) 100vw, 1200px" /><figcaption>© Sarah Dauphiné Tchouatcha</figcaption></figure></div>



<p><strong>David (Ditoma) Kadoule (TOGO)</strong></p>



<p>Faire de la photographie pour moi est une façon comme tant d’autres de m’exprimer, d’attirer l’attention ou tout simplement de raconter ou partager les histoires quotidiennes qui m’intéressent et que j’ai eu l’occasion de découvrir.</p>



<p>J’ai pour principe de documenter tout en essayant de mettre l’accent sur les relations, les expressions et les comportements, toutes ces caractéristiques qui déterminent l’identité d’une personne, cela expliquerait en quelque sorte ma préférence pour le portraits.</p>



<p>La série de photos que je présente est issue de mon voyage à Medellin en Colombie. Dans cette série qui date de 2017, on peut clairement constater l’impact qu’ont eu les stupéfiants sur toute une culture depuis des générations et c’est là qu’on entre dans la thématique proposée.<br>Rémanence dans le sens où un pays comme la Colombie a passé une période de plus de quatre décennies à mener une lutte contre les violences occasionnées notamment par les trafics de drogues, et par ailleurs heureusement ce pays est passé aujourd’hui d’un des plus dangereux du monde à un des pays les plus agréable sans pour autant réussir à éradiquer ce qui était considéré comme l’ennemi numéro un.<br><br>Rémanence aussi dans le sens où aujourd’hui on peut remarquer la présence et je dirais même l’intégration dans la culture quotidienne des jeunes générations de ce passé qui joue un grand rôle par rapport à l’état actuel de cette communauté. Et tout cela se voit clairement dans la série ici proposée.</p>



<p><strong>Biographie&nbsp;: </strong><br><br>J’ai commencé la photographie en racontant ce qu’il se passait autour de moi à Lomé : cérémonies, portraits urbains, vie nocturne avec mes amis (série projetée dans le cadre de YaPhoto)&#8230; C’est dans une grande complicité et proximité avec les gens que je travaille le mieux. Le portrait m’intéresse tout particulièrement, ainsi que la mode. Après une première résidence à<br>Dakar (2016), j’ai participé aux Récréatrales (Ouagadougou) : une série de portraits d’artistes a été publiée dans le catalogue du festival. En avril 2017, à Medellin (Colombie) pour le projet Fictions Ordinaires (un spectacle dans l’espace urbain construit à partir de récits des habitants d’un quartier de déplacés de guerre), j’ai photographié la vie des enfants et des jeunes du quartier. En novembre 2017 j’ai été stagiaire à la Biennale photo de Bamako. Je m’intéresse aujourd’hui à des sujets plus profonds, notamment les questions de migration et les raisons, quelqu’elles soient, qui poussent les gens à partir (ou à rentrer). Pour ce projet intitulé Exils, j’ai mené des recherches en Gambie et en Casamance avant d’être en résidence à la Cité Internationale des Arts (Paris) au printemps 2018 et 2019. C’est un travail que je souhaite exposer dans l’espace urbain à destination des habitants à Dakar et ailleurs.</p>



<div class="wp-block-image aligncenter size-full wp-image-5697"><figure class="aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" width="1200" height="800" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/03/ditoma_kadoule_medellin.jpg" alt="© Ditoma Kadoule" class="wp-image-5697" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/03/ditoma_kadoule_medellin.jpg 1200w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/03/ditoma_kadoule_medellin-300x200.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/03/ditoma_kadoule_medellin-1024x683.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/03/ditoma_kadoule_medellin-768x512.jpg 768w" sizes="(max-width: 1200px) 100vw, 1200px" /><figcaption>© Ditoma Kadoule<br>Medellin</figcaption></figure></div>



<div class="wp-block-image aligncenter size-full wp-image-5698"><figure class="aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" width="1200" height="800" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/03/ditoma_kadoule_medellin3.jpg" alt="© Ditoma Kadoule" class="wp-image-5698" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/03/ditoma_kadoule_medellin3.jpg 1200w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/03/ditoma_kadoule_medellin3-300x200.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/03/ditoma_kadoule_medellin3-1024x683.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/03/ditoma_kadoule_medellin3-768x512.jpg 768w" sizes="(max-width: 1200px) 100vw, 1200px" /><figcaption>© Ditoma Kadoule<br>Medellin</figcaption></figure></div>



<div class="wp-block-image aligncenter size-full wp-image-5699"><figure class="aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" width="1200" height="800" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/03/ditoma_kadoule_medllin2.jpg" alt="© Ditoma Kadoule" class="wp-image-5699" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/03/ditoma_kadoule_medllin2.jpg 1200w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/03/ditoma_kadoule_medllin2-300x200.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/03/ditoma_kadoule_medllin2-1024x683.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/03/ditoma_kadoule_medllin2-768x512.jpg 768w" sizes="(max-width: 1200px) 100vw, 1200px" /><figcaption>© Ditoma Kadoule<br>Medellin</figcaption></figure></div>



<div class="wp-block-image aligncenter size-full wp-image-5700"><figure class="aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" width="1200" height="800" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/03/ditoma_kadoule_medllin4.jpg" alt="© Ditoma Kadoule" class="wp-image-5700" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/03/ditoma_kadoule_medllin4.jpg 1200w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/03/ditoma_kadoule_medllin4-300x200.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/03/ditoma_kadoule_medllin4-1024x683.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/03/ditoma_kadoule_medllin4-768x512.jpg 768w" sizes="(max-width: 1200px) 100vw, 1200px" /><figcaption>© Ditoma Kadoule<br>Medellin</figcaption></figure></div>



<p><strong>Yvon Ngassam – CAMEROUN</strong></p>



<p>Le Cameroun tout comme une grande partie des pays africains victimes de la colonisation a vu une partie de son histoire modifiée, voire falsifier par le colon. Cette histoire biaisée, rédigée par ceux qui avaient la technologie de l’archivage a pour objectif de nous soumettre à une forme plus pernicieuse de la colonisation celle dite culturelle.</p>



<p>Comment résister&nbsp;? Comment cette génération, celle noyée dans la technologie, le capitalisme, les religions importées peut-elle résister, se définir, se reconstruire&nbsp;? Comment cette Afrique peut-elle contribuer à l’avancée du monde si elle ignore la quintessence de ce qui la définie&nbsp;?<br>L’installation multimédia «&nbsp;MÉTCHÉ&nbsp;: La voix de la résilience&nbsp;» propose nos pratiques religieuses et spirituelles ancestrales comme une source de résilience, de décolonisation par la spiritualité.<br>Une rémanence de ce lieu rempli d’histoire, les chutes de la MÉTCHÉ, où s’élève ces voix qui témoignent d’une histoire qui ne veut pas être noyée dans les méandres d’un passé manipulé et instrumentalisé par les puissances coloniales. L’histoire de nos résistants appelés maquisards.<br>La résilience que nous pouvons atteindre à travers nos pratiques spirituelles ancestrales.</p>



<p><strong>Biographie&nbsp;: </strong><br><br>Né en 1982 au Cameroun où il vit et travaille, le plasticien Yvon NGASSAM est timidement arrivé aux arts visuels en passant par la musique urbaine (producteur de beats avec son label FREEK’1 Entertainment). Sa curiosité et son appétence de connaissances dans le domaine de l’art vont progressivement le mener à des rencontres qui vont changer le cours de sa carrière. Originaire de la région de l’Ouest Cameroun, il s’inscrit à l’université de Ngaoundéré en faculté d’économie et de gestion (dans la partie septentrionale du pays) après l’obtention de son baccalauréat en mathématiques et physique. Mais quelques temps après, le désir d’étancher sa curiosité grandissante le fait partir de cette partie du pays et attire Yvon vers l’ailleurs. Toujours en quête de savoirs mais plus encore, de savoir-faire, Yvon s’inscrit à l’école de l’auto-apprentissage, notamment en cumulant les expériences de terrain, dans le domaine du cinéma où il se frotte grâce à des sollicitations extérieures, à la caméra, mais de manière beaucoup plus professionnelle. Il réalisera avec le photographe Hervé DANGLA de passage au Cameroun, peu avant et pendant la triennale SUD (Salon Urbain de Douala), dans le cadre du projet «&nbsp;Carnet de villes&nbsp;», des mini documentaires sur la cohabitation nature/bâti qui l’amèneront à s’intéresser davantage à l’importance de la photographie ou du documentaire comme trace du temps. L’artiste s’exprime à travers la photographie, la vidéo d’art, le son et la sculpture depuis peu. Yvon NGASSAM a fait partie de la sélection officielle du DAK’ART 2018, commissariée par Simon NJAMI. Son travail explore plusieurs champs thématiques, comme la mémoire (dans son versant historique et anthropologique), le corps, l’espace, le voyage.</p>



<div class="wp-block-image aligncenter size-full wp-image-5701"><figure class="aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" width="1200" height="675" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/03/yvon_ngassam_me_tche__la_voix_de_la_re_silience_3_33_2018.jpg" alt="Yvon Ngassam Métché la voix de la résilience 3 33 2018" class="wp-image-5701" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/03/yvon_ngassam_me_tche__la_voix_de_la_re_silience_3_33_2018.jpg 1200w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/03/yvon_ngassam_me_tche__la_voix_de_la_re_silience_3_33_2018-300x169.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/03/yvon_ngassam_me_tche__la_voix_de_la_re_silience_3_33_2018-1024x576.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/03/yvon_ngassam_me_tche__la_voix_de_la_re_silience_3_33_2018-768x432.jpg 768w" sizes="(max-width: 1200px) 100vw, 1200px" /><figcaption>Yvon Ngassam Métché la voix de la résilience 3 33 2018</figcaption></figure></div>



<div class="wp-block-image aligncenter size-full wp-image-5702"><figure class="aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" width="1200" height="800" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/03/yvon_ngassam_me_tche__la_voix_de_la_re_silience_2018.jpg" alt="Yvon Ngassam Métché la voix de la résilience 2018" class="wp-image-5702" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/03/yvon_ngassam_me_tche__la_voix_de_la_re_silience_2018.jpg 1200w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/03/yvon_ngassam_me_tche__la_voix_de_la_re_silience_2018-300x200.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/03/yvon_ngassam_me_tche__la_voix_de_la_re_silience_2018-1024x683.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/03/yvon_ngassam_me_tche__la_voix_de_la_re_silience_2018-768x512.jpg 768w" sizes="(max-width: 1200px) 100vw, 1200px" /><figcaption>Yvon Ngassam Métché la voix de la résilience 2018</figcaption></figure></div>



<div class="wp-block-image aligncenter size-full wp-image-5703"><figure class="aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" width="1200" height="504" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/03/logos_partenaires_yaphoto-2019_ld-2.jpg" alt="LOGOS PARTENAIRES YAPHOTO 2019 LD" class="wp-image-5703" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/03/logos_partenaires_yaphoto-2019_ld-2.jpg 1200w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/03/logos_partenaires_yaphoto-2019_ld-2-300x126.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/03/logos_partenaires_yaphoto-2019_ld-2-1024x430.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/03/logos_partenaires_yaphoto-2019_ld-2-768x323.jpg 768w" sizes="(max-width: 1200px) 100vw, 1200px" /><figcaption>PARTENAIRES YAPHOTO 2019 </figcaption></figure></div>
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			</item>
		<item>
		<title>YaPhoto festival 2019 : Présentation</title>
		<link>https://www.afriqueinvisu.org/yaphoto-festival-2019-presentation/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Yves Chatap]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 06 Mar 2019 09:28:35 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Éditorial]]></category>
		<category><![CDATA[Cameroun]]></category>
		<category><![CDATA[Exposition]]></category>
		<category><![CDATA[Festival]]></category>
		<category><![CDATA[Témoignage]]></category>
		<category><![CDATA[Yaphoto]]></category>
		<category><![CDATA[Yves chatap]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Yves Chatap, directeur artistique de YaPhoto 2019, nous présente la programmation de la Quinzaine de la Photographie de Yaoundé, qui aura lieu du 13 au 31 mars 2019. A PROPOS YaPhoto naît du désir de favoriser l’éclosion de nouvelles esthétiques autour dl’image contemporaine au Cameroun et plus particulièrement dans la ville de Yaoundé. YaPhoto s’attache à promouvoir la créativité de la scène artistique camerounaise en mettant en visibilité des photographes et vidéastes émergents. Conscient des enjeux de l’image et des transformations prescrites par le numérique, le festival interroge les mutations esthétiques et culturelles de nos sociétés influencées par les nouvelles</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>Yves Chatap</strong>, directeur artistique de YaPhoto 2019, nous présente la programmation de la Quinzaine de la Photographie de Yaoundé, qui aura lieu du 13 au 31 mars 2019.</p>



<h3 class="wp-block-heading">A PROPOS</h3>



<p>YaPhoto naît du désir de favoriser l’éclosion de nouvelles esthétiques autour dl’image contemporaine au Cameroun et plus particulièrement dans la ville de Yaoundé.<br><br>YaPhoto s’attache à promouvoir la créativité de la scène artistique camerounaise en mettant en visibilité des photographes et vidéastes émergents.<br><br>Conscient des enjeux de l’image et des transformations prescrites par le numérique, le festival interroge les mutations esthétiques et culturelles de nos sociétés influencées par les nouvelles formes de l’image et de sa diffusion.<br><br>YaPhoto est également conçue comme une plateforme à partir de laquelle professionnels et amateurs sont invités à repenser le statut de l’image et son exploitation sous tous ses aspects.<br><br>YaPhoto Festival a pour objectif de pérenniser et de soutenir la visibilité de cette scène à l’échelle nationale et internationale. Les deux premières éditions pilotes <em>« Ce que nous voyons »</em> (2016) et <em>« Figurer le présent »</em> (2017) sous le commissariat de <strong>Christine Eyene</strong> ont impulsé un état de lieux de la photographie artistique au Cameroun.</p>



<div class="wp-block-image aligncenter size-full wp-image-5669"><figure class="aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" width="1200" height="1659" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/03/affiche_a3_yaphoto_ld1.jpg" alt="Affiche du festival YaPhoto 2019" class="wp-image-5669" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/03/affiche_a3_yaphoto_ld1.jpg 1200w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/03/affiche_a3_yaphoto_ld1-217x300.jpg 217w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/03/affiche_a3_yaphoto_ld1-741x1024.jpg 741w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/03/affiche_a3_yaphoto_ld1-768x1062.jpg 768w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/03/affiche_a3_yaphoto_ld1-1111x1536.jpg 1111w" sizes="(max-width: 1200px) 100vw, 1200px" /><figcaption>Affiche du festival YaPhoto 2019</figcaption></figure></div>



<h3 class="wp-block-heading">PROGRAMMATION</h3>



<p>Cette 3<sup>ème</sup> édition est placée sous la thématique de la Rémanence.</p>



<p>L’exposition internationale, présentée dans la galerie d&rsquo;Art contemporain Yaoundé, réunit les travaux de 17 photographes et 3 vidéastes dont la sélection artistique a été faite à partir d’un appel à candidature.</p>



<p><strong>Artistes</strong></p>



<p>Photographes :</p>



<ul><li><strong>Mbadimma Chinemelum</strong> (Nigéria)</li><li><strong>Nicolás Combarro</strong> (Espagne)</li><li><strong>Sarah Dauphiné Tchouatcha</strong> (France/ Cameroun)</li><li><strong>Blaise Djilo</strong> (Cameroun)</li><li><strong>Lionel Richy Ebongue</strong> (Cameroun)</li><li><strong>Chantal Edie &amp; Zacharie Ngnogue</strong> (Cameroun)</li><li><strong>William Gaye</strong> (France)</li><li><strong>Delio Jasse</strong> (Angola)</li><li><strong>Ditoma Kadoule</strong> (Togo)</li><li><strong>John Kalapo</strong> (Mali)</li><li><strong>M’hammed Kilito </strong> (Maroc)</li><li><strong>Daniel Kukla </strong> (USA&nbsp;)</li><li><strong>Wilfried Nakeu &amp; Chaima Zaar-Fouri</strong> (France et Maroc)</li><li><strong>Pierre Ndjami Makanda </strong> (Cameroun)</li><li><strong>Alain Polo</strong> (RDC)</li><li><strong>Georges Tankam</strong> (Cameroun)</li><li><strong>Sibusiso Tlhabadira </strong> (Afrique du Sud)</li></ul>



<p>Vidéastes :</p>



<ul><li><strong>Megan-Leigh Heiling</strong> (Afrique du Sud)</li><li><strong>Max Mbakop </strong> (Cameroun)</li><li><strong>Yvon Ngassam</strong> (Cameroun)</li></ul>



<p>Au Musée national de Cameroun, l’exposition <em>Flashback</em> a pour vocation de mettre en lumière les archives de photographes et d’institutions publiques ou privées. Elle interroge sur la conservation et la valorisation du patrimoine photographique. Pour cette édition, le festival met en avant les archives du photographe <strong>Jacques Toussélé</strong> (1939-2000).<br><br>En parallèle de cette exposition, un projet spécial est présenté <em>«&nbsp;Planting trees in désert&nbsp;»</em> du photographe<strong> Xavier Bourgois</strong>. Cette carte blanche pour le HCR met en lumière l’enjeu, mais aussi les acteurs et premiers bénéficiaires de ce grand projet environnemental : les réfugiés et les populations hôtes.<br><br><em>Exposition réalisée grâce au soutien du HCR Cameroun.</em></p>



<p>L’Institut Français de Yaoundé accueille l’exposition <em>«&nbsp;Souffles, Breath project »</em> de la photographe <strong>Ana Bloom</strong>.</p>



<p>Au Goethe Institut, est présenté le projet <em>Berlin West</em> de la photographe <strong>Eva Maria Ochenbauer</strong>. Sous le commissariat de <strong>Landry Mbassy</strong>, ce projet témoigne de la «&nbsp;subculture&nbsp;» (culture underground) qui a fait de Berlin-Ouest des années 80, un lieu mythique car extrêmement dynamique et productif d’expressions artistiques toujours plus exubérantes les unes que les autres. Au départ, cette dynamique insufflera un vent de glamour mais qui progressivement, cèdera la place à la maladie, à la décadence et à la mort.</p>



<p>Au Lycée Fustel de Coulanges, l&rsquo;exposition <em>Faces</em> réunit deux propositions conçues spécialement pour le YaPhoto Festival :</p>



<ul><li><em>Mon studio photo</em> est un projet d&rsquo;atelier réalisé par les élèves du collège autour du portrait et du studio photographique qui revisite l’histoire de la photographie africaine, et coordonnés par <strong>Sarah Dauphiné-Tchouatcha</strong>, <strong>Anne Garnier Dupasquier </strong> et <strong>Florence Poirier Nkpa</strong>.</li><li>Un projet de <strong>Florence Poirier Nkpa</strong> <em>« Au cours de mes voyages j’ai fait des rencontres&#8230; beaucoup. Depuis je vois l’Autre avec ses différences mais aussi parce qu’il me ressemble&#8230; et c’est à travers moi-même, que je m’invente tout autant que celui que je découvre. Dans l’instant de la rencontre, trois représentations s’entremêlent pour laisser apparaître celui que j’ai en face. Il existe pour ce qu’il me donne à voir, pour ce que j’imagine de lui et pour ce qu’il est réellement… »</em></li></ul>



<p>Enfin, au Musée de la Blacktitude, le YaPhoto festival, en collaboration avec l’association «&nbsp;vus d’Afrique&nbsp;» proposera aux jeunes publics camerounais des ateliers pédagogiques autour de la photographie artistique.</p>



<p>Nous remercions tous les partenaires qui rendent possible cette édition par leur soutien qu’ils apportent dans la bonne réalisation de ce festival.<br><br>Pendant la semaine professionnelle des conférences, ateliers et workshop seront organisées à la GACY, Goethe Institut et à la Galerie d’art contemporain de Yaoundé.</p>



<h3 class="wp-block-heading">EQUIPE DU FESTIVAL</h3>



<ul><li>Directeur du festival&nbsp;: <strong>Landry Mbassi</strong></li><li>Directeur artistique <strong>Yves Chatap</strong></li><li>Assistante commissaires&nbsp;: <strong>Sarah Dauphiné-Tchouatcha</strong></li><li>Régisseur&nbsp;: <strong>Patrick Ngouana</strong></li><li>Graphiste&nbsp;: <strong>Julien fouejeu</strong></li><li>Chargée de communication&nbsp;: <strong>Aurélie Mantea</strong></li></ul>



<h3 class="wp-block-heading">CONTACT</h3>



<p>Email : Yaphoto.cm@gmail.com &#8211; presse.yaphoto@gmail.com<br><a href="https://www.facebook.com/YaPhotoFestival/">Facebook : YaPhoto Festival</a></p>





<div class="wp-block-image aligncenter size-full wp-image-5670"><figure class="aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" width="1200" height="800" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/03/blaise_djilo-concertations-2017.jpg" alt="© Blaise Djilo" class="wp-image-5670" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/03/blaise_djilo-concertations-2017.jpg 1200w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/03/blaise_djilo-concertations-2017-300x200.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/03/blaise_djilo-concertations-2017-1024x683.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/03/blaise_djilo-concertations-2017-768x512.jpg 768w" sizes="(max-width: 1200px) 100vw, 1200px" /><figcaption>© Blaise Djilo<br>Corridors of Power<br>Youth labourer at old NPA, 2018</figcaption></figure></div>



<div class="wp-block-image aligncenter size-full wp-image-5671"><figure class="aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" width="1200" height="800" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/03/moussa_kalapo_d_autres_monde_2018.jpg" alt="© Moussa Kalapo" class="wp-image-5671" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/03/moussa_kalapo_d_autres_monde_2018.jpg 1200w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/03/moussa_kalapo_d_autres_monde_2018-300x200.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/03/moussa_kalapo_d_autres_monde_2018-1024x683.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/03/moussa_kalapo_d_autres_monde_2018-768x512.jpg 768w" sizes="(max-width: 1200px) 100vw, 1200px" /><figcaption>© Moussa Kalapo<br>D’autres monde, 2018</figcaption></figure></div>



<div class="wp-block-image aligncenter size-full wp-image-5672"><figure class="aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" width="1200" height="675" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/03/max_mbakop_-reminiscence_2018_05_51s.jpg" alt="© Max Mbakop" class="wp-image-5672" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/03/max_mbakop_-reminiscence_2018_05_51s.jpg 1200w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/03/max_mbakop_-reminiscence_2018_05_51s-300x169.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/03/max_mbakop_-reminiscence_2018_05_51s-1024x576.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/03/max_mbakop_-reminiscence_2018_05_51s-768x432.jpg 768w" sizes="(max-width: 1200px) 100vw, 1200px" /><figcaption>© Max Mbakop<br>Réminiscence, 2018</figcaption></figure></div>



<div class="wp-block-image aligncenter size-full wp-image-5673"><figure class="aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" width="1200" height="844" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/03/berlinwest_eva_maria_ocherbauer_show.jpg" alt="© Eva Maria Ocherbauer" class="wp-image-5673" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/03/berlinwest_eva_maria_ocherbauer_show.jpg 1200w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/03/berlinwest_eva_maria_ocherbauer_show-300x211.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/03/berlinwest_eva_maria_ocherbauer_show-1024x720.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/03/berlinwest_eva_maria_ocherbauer_show-768x540.jpg 768w" sizes="(max-width: 1200px) 100vw, 1200px" /><figcaption>© Eva Maria Ocherbauer<br>Berlin West</figcaption></figure></div>



<div class="wp-block-image aligncenter size-full wp-image-5674"><figure class="aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" width="1200" height="800" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/03/sibusiso_tlhabadira_reflecting_2017.jpg" alt="© Sibusiso Tlhabadira" class="wp-image-5674" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/03/sibusiso_tlhabadira_reflecting_2017.jpg 1200w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/03/sibusiso_tlhabadira_reflecting_2017-300x200.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/03/sibusiso_tlhabadira_reflecting_2017-1024x683.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/03/sibusiso_tlhabadira_reflecting_2017-768x512.jpg 768w" sizes="(max-width: 1200px) 100vw, 1200px" /><figcaption>© Sibusiso Tlhabadira<br>Reflecting 2017</figcaption></figure></div>



<div class="wp-block-image aligncenter size-full wp-image-5675"><figure class="aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" width="411" height="1200" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/03/willian_gaye_pharmacie_mendong_2018.jpg" alt="© Willian Gaye" class="wp-image-5675" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/03/willian_gaye_pharmacie_mendong_2018.jpg 411w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/03/willian_gaye_pharmacie_mendong_2018-103x300.jpg 103w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/03/willian_gaye_pharmacie_mendong_2018-351x1024.jpg 351w" sizes="(max-width: 411px) 100vw, 411px" /><figcaption>© Willian Gaye<br>Pharmacie Mendong 2018</figcaption></figure></div>



<div class="wp-block-image aligncenter size-full wp-image-5676"><figure class="aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" width="1200" height="504" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/03/logos_partenaires_yaphoto-2019_ld.jpg" alt="LOGOS PARTENAIRES YAPHOTO 2019 LD" class="wp-image-5676" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/03/logos_partenaires_yaphoto-2019_ld.jpg 1200w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/03/logos_partenaires_yaphoto-2019_ld-300x126.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/03/logos_partenaires_yaphoto-2019_ld-1024x430.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/03/logos_partenaires_yaphoto-2019_ld-768x323.jpg 768w" sizes="(max-width: 1200px) 100vw, 1200px" /><figcaption>PARTENAIRES YAPHOTO 2019</figcaption></figure></div>
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		<item>
		<title>Donc songez, poètes; songez artistes; songez&#8230;</title>
		<link>https://www.afriqueinvisu.org/donc-songez-poetes-songez-artistes-songez/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Estelle Lecaille]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 12 Mar 2018 10:15:56 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Éditorial]]></category>
		<category><![CDATA[Belgique]]></category>
		<category><![CDATA[Critique]]></category>
		<category><![CDATA[Exposition]]></category>
		<category><![CDATA[Galerie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>“Donc songez, poètes; songez artistes; songez philosophes; penseurs, soyez rêveurs. Rêverie, c’est fécondation.” Victor Hugo , Le Promontoire du songe La galerie Félix Frachon a ouvert à Bruxelles en 2016 dans une ancienne boutique dans le haut de la ville et propose une sélection de jeunes artistes provenant de régions ou de continents dits émergents : Asie du Sud Est, Afrique, Amérique centrale et latine et Moyen Orient. En ce début d&#8217;année 2018, une carte blanche a été offerte au commissaire indépendant basé à Paris, Yves Chatap, qui a pris le titre de Letter from my dreams&#8230; De cette proposition onirique,</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><em>“Donc songez, poètes; songez artistes; songez philosophes; penseurs, soyez rêveurs. Rêverie, c’est fécondation.”</em><br />
<br /><strong>Victor Hugo </strong>, <em>Le Promontoire du songe</em></p>
<p>La galerie <a href="http://www.felixfrachon.com/">Félix Frachon</a> a ouvert à Bruxelles en 2016 dans une ancienne boutique dans le haut de la ville et propose une sélection de jeunes artistes provenant de régions ou de continents dits émergents : Asie du Sud Est, Afrique, Amérique centrale et latine et Moyen Orient. En ce début d&rsquo;année 2018, une carte blanche a été offerte au commissaire indépendant basé à Paris, <strong>Yves Chatap</strong>, qui a pris le titre de <em>Letter from my dreams</em>&#8230;<br />
De cette proposition onirique, nous retiendrons donc l&rsquo;invitation du commissaire à faire intrusion dans son rêve, car, oui en effet, cette exposition est bien le fruit d&rsquo;un rêve dans lequel lui ont été révélés les noms des artistes présentés <strong>Ernest Dükü</strong>, <strong>Nyaba L. Ouedrago</strong>, <strong>Steeve Bauras</strong> et <strong>Arianne Foks</strong>, qui sont en tant que tels déjà tout un programme sonore et poétique. Ne cherchez pas des liens conceptuels, esthétiques ou même symboliques, chaque œuvre et chaque artiste adoptent une multitude d&rsquo;interprétations et nous emmènent dans un long voyage entre visible et invisible, réalité et imaginaire à la manière des rêves où tous les possibles se révèlent.</p>
<p>L&rsquo;artiste français <strong>Steeve Bauras</strong>, né en 1982 à Fort de France en Martinique, est le premier à nous attirer dans un univers en noir et blanc, fantasmagorique, avec des clichés à la sculpturalité surprenante, dos nu, cyprès au clair de lune et masse imposante d&rsquo;une chapelle désertique. Ce travail à l&rsquo;appareil numérique est d&rsquo;une grande spontanéité et nous donne à voir une « réalité » possible, prise sur le vif, à la recherche des souvenirs de personnes disparues qui ont marqué l&rsquo;artiste. Mais ses photographies ne nous montrent plus que des traces fantômatiques imperceptibles et mouvants.</p>
<p>Photographe né en 1978 au Burkina Faso, <strong>Nyaba L. Ouedraogo</strong> met la figure humaine au centre de son travail artistique en abordant des problématiques sociales et politiques cruellement actuelles. Dans une nouvelle série de triptyques, on y croise sapeurs congolais et autres formes de revendications sociales, dans une interrogation sur nos sociétés actuelles. Ses compositions sont liées par un esthétisme certain, un rapprochement de formes, de couleurs pour composer une nouvelle narration, une nouvelle image des sociétés africaines post-coloniales en pleine mutation. Le photographe est ici à la recherche de la mémoire de lieux tangibles ou imaginaires.</p>
<p><strong>Ernest Dükü</strong> est né en 1958 en Côte d&rsquo;Ivoire. Son travail qui oscille entre peinture et sculpture se base sur des recherches auprès d&rsquo;éléments traditionnels comme les signes Akan mais également auprès d&rsquo;autres traditions comme celles de l&rsquo;Egypte antique ou de l&rsquo;art pariétal. Dans ses Black series (des « peintures sculptées »), il renoue avec une symbolique particulière mystique et mystérieuse: personnages filiformes mi-clairs et mi-obscurs sur fond noir lunaire qu&rsquo;on imagine aisément sortant du cadre et se mouvant face à nous à la manière de mobiles en fil métallique. </p>
<p><strong>Arianne Foks</strong>, née en 1982, plasticienne et performeuse, clôt la déambulation avec Le Monde (gravure sur film miroir) en nous renvoyant une image grossière et déformée de nous-mêmes pour nous perdre encore un peu plus entre des mondes possibles.<br />
L&rsquo;exposition est habilement complétée par une série de conférences et performance durant les mois de février et mars selon le programme ci-dessous :</p>
<h2>**Dimanche 11 Février 2018</h2>
<p><strong>Ernest Dükü</strong> : <em>« Spiritualité et création »</em> entretien avec <strong>Cécile Camart</strong><br />
<br />Quelle est l’influence de nos croyances dans la perception du monde actuel ? Ernest Dükü travaille depuis plusieurs années sur cette question en interrogeant notre rapport à toute forme de croyance. Au cours cette rencontre, l’artiste évoquera son parcours centré sur la symbolique des formes et leurs relations à nos aliénations sociétales. </p>
<h2>**Mercredi 28 Février 2018</h2>
<p><strong>Nyaba L. Ouedraogo</strong> : conversation <strong>Elena Sorokina</strong><br />
Au cours cette rencontre l’artiste parlera de sa relation à l’espace urbain dans sa pratique photographique. Le rapport au réel et la nature de cette réalité sont des enjeux majeurs de l’image contemporaine. Comment l’image accentue notre relation aux problématiques de nos sociétés ? Quel est l’impact de la photographie notre perception de notre mémoire ? </p>
<h2>**Samedi 17 Mars 2018</h2>
<p><strong>Steeve Bauras</strong> : <em>« Révéler l’intime »</em> suivie d’une performance d’<strong>Arianne Foks</strong><br />
Au cours de cette rencontre, Steeve Bauras interrogera le concept de clair/obscur dans la photographie. Il présentera également ses dernières séries en cours de réalisation. L’image serait-elle un simple négatif du souvenir qu’elle soit documentaire ou conceptuelle? </p>
<p><strong>FELIX FRACHON GALLERY</strong><br />
<br />5 Rue St-Georges / St-Joristraat<br />
<br />1050 Ixelles<br />
<br />BELGIUM<br />
<br />+32 486 14 13 30<br />
<br />felix@felixfrachon.com<br />
<br />Tuesday – Saturday<br />
<br />11 am – 18 pm</p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="a7YV25Owrp"><p><a href="http://www.felixfrachon.com/">HOME</a></p></blockquote>
<p><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted" title="« HOME » &#8212; Galerie Felix Frachon" src="http://www.felixfrachon.com/embed/#?secret=a7YV25Owrp" data-secret="a7YV25Owrp" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<p><figure id="attachment_5345" aria-describedby="caption-attachment-5345" style="width: 1400px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-5345" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2018/03/vue_d_exposition_steve_bauras_gauche_nyaba_droite_ariane_foks_au_fond_-_aiv_.jpg" alt="© galerie Félix Frachon" title="© galerie Félix Frachon" class="caption" data-description="Vue d'exposition Steve Bauras (gauche) Nyaba (droite) Ariane Foks (au fond)" align="center" width="1400" height="933" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2018/03/vue_d_exposition_steve_bauras_gauche_nyaba_droite_ariane_foks_au_fond_-_aiv_.jpg 1400w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2018/03/vue_d_exposition_steve_bauras_gauche_nyaba_droite_ariane_foks_au_fond_-_aiv_-300x200.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2018/03/vue_d_exposition_steve_bauras_gauche_nyaba_droite_ariane_foks_au_fond_-_aiv_-1024x682.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2018/03/vue_d_exposition_steve_bauras_gauche_nyaba_droite_ariane_foks_au_fond_-_aiv_-768x512.jpg 768w" sizes="(max-width: 1400px) 100vw, 1400px" /><figcaption id="caption-attachment-5345" class="wp-caption-text">© galerie Félix Frachon</figcaption></figure><br />
<figure id="attachment_5346" aria-describedby="caption-attachment-5346" style="width: 1400px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-5346" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2018/03/vue_d_exposition_steve_bauras_1_aiv_.jpg" alt="© galerie Félix Frachon" title="© galerie Félix Frachon" class="caption" data-description="Vue d'exposition Steeve Bauras" align="center" width="1400" height="933" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2018/03/vue_d_exposition_steve_bauras_1_aiv_.jpg 1400w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2018/03/vue_d_exposition_steve_bauras_1_aiv_-300x200.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2018/03/vue_d_exposition_steve_bauras_1_aiv_-1024x682.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2018/03/vue_d_exposition_steve_bauras_1_aiv_-768x512.jpg 768w" sizes="(max-width: 1400px) 100vw, 1400px" /><figcaption id="caption-attachment-5346" class="wp-caption-text">© galerie Félix Frachon</figcaption></figure><br />
<figure id="attachment_5347" aria-describedby="caption-attachment-5347" style="width: 1400px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-5347" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2018/03/vue_d_exposition_nyaba_l.ouedraogo_-_aiv.jpg" alt="© galerie Félix Frachon" title="© galerie Félix Frachon" class="caption" data-description="Vue d'exposition Nyaba l. Ouedraogo" align="center" width="1400" height="933" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2018/03/vue_d_exposition_nyaba_l.ouedraogo_-_aiv.jpg 1400w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2018/03/vue_d_exposition_nyaba_l.ouedraogo_-_aiv-300x200.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2018/03/vue_d_exposition_nyaba_l.ouedraogo_-_aiv-1024x682.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2018/03/vue_d_exposition_nyaba_l.ouedraogo_-_aiv-768x512.jpg 768w" sizes="(max-width: 1400px) 100vw, 1400px" /><figcaption id="caption-attachment-5347" class="wp-caption-text">© galerie Félix Frachon</figcaption></figure><br />
<figure id="attachment_5348" aria-describedby="caption-attachment-5348" style="width: 1400px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-5348" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2018/03/nyaba_l.ouedraogo_gauche_ariane_foks_milieu_ernest_du_ku_droite_-_aiv.jpg" alt="© galerie Félix Frachon" title="© galerie Félix Frachon" class="caption" data-description="Vue d'exposition Nyaba l. Ouedraogo (gauche) Ariane foks (milieu) Ernest Dükü (droite)" align="center" width="1400" height="933" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2018/03/nyaba_l.ouedraogo_gauche_ariane_foks_milieu_ernest_du_ku_droite_-_aiv.jpg 1400w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2018/03/nyaba_l.ouedraogo_gauche_ariane_foks_milieu_ernest_du_ku_droite_-_aiv-300x200.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2018/03/nyaba_l.ouedraogo_gauche_ariane_foks_milieu_ernest_du_ku_droite_-_aiv-1024x682.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2018/03/nyaba_l.ouedraogo_gauche_ariane_foks_milieu_ernest_du_ku_droite_-_aiv-768x512.jpg 768w" sizes="(max-width: 1400px) 100vw, 1400px" /><figcaption id="caption-attachment-5348" class="wp-caption-text">© galerie Félix Frachon</figcaption></figure></p>
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		<title>Un portrait en rouge de Tanger</title>
		<link>https://www.afriqueinvisu.org/un-portrait-en-rouge-de-tanger/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jeanne Mercier]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 05 Mar 2018 09:10:27 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Éditorial]]></category>
		<category><![CDATA[Exposition]]></category>
		<category><![CDATA[Interview]]></category>
		<category><![CDATA[Maroc]]></category>
		<category><![CDATA[Musée]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>En 2016, Maud Houssais écrivait sur la plateforme un texte très intéressant et documenté (intitulé Le Fond du mur est rouge) sur le travail The Red Square réalisée en 2016 à Tanger par Hicham Gardaf. Ce travail s&#8217;est tout de suite imposé dans l&#8217;exposition l&#8217; Afrique n&#8217;est pas une île au MACAAL. L&#8217;auteur, engage un regard plus distant, moins nostalgique qu’il ne l’avait fait auparavant sur le paysage urbain de Tanger. L’installation met ainsi en abyme ce mur rouge éclatant et son voisin gris. Les carrés colorés sont comme un regard étranger à ces paysages en périphéries qui fleurissent, détails</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>En 2016, <a href="http://afriqueinvisu.org/le-fond-du-mur-est-rouge.html">Maud Houssais</a> écrivait sur la plateforme un texte très intéressant et documenté (intitulé Le Fond du mur est rouge) sur le travail <em>The Red Square</em> réalisée en 2016 à Tanger par <strong>Hicham Gardaf.</strong> Ce travail s&rsquo;est tout de suite imposé dans l&rsquo;exposition l&rsquo; Afrique n&rsquo;est pas une île au <a href="http://macaal.org/">MACAAL</a>. L&rsquo;auteur, engage un regard plus distant, moins nostalgique qu’il ne l’avait fait auparavant sur le paysage urbain de Tanger. L’installation met ainsi en abyme ce mur rouge éclatant et son voisin gris.<br />
Les carrés colorés sont comme un  regard étranger à ces paysages en périphéries qui fleurissent, détails de ce qui n’est pas vu, ne veut être vu. L’art continue à faire voir ce qu’ordinairement nous ne voyons pas.</p>
<p><strong>Tanger est l&rsquo;un de tes sujets principaux. Peux-tu nous en faire un portrait ?</strong><br />
<br />C’est une ville séculaire, ville frontière qui relie deux mondes, deux mers, un lieu de rencontre et de passages. </p>
<p><strong>C&rsquo;est ta série <em>« The Red Square »</em> que nous exposons ici. Un projet qui a été mené lors d&rsquo;une résidence dans le cadre du projet Think Tanger. Peux-tu nous raconter comment est né ce projet et pourquoi il prend la forme d&rsquo;une installation ? </strong><br />
<br />La ville de Tanger a récemment connu une grande transformation au niveau de sa baie et de son vieux port. Les anciens bars et discothèques ont été démolis et le port s’est transformé en marina. Ce n’est pas tout, d’autres changements se sont produits au niveau de la périphérie : chaque jour un nouveau bâtiment sortait de terre et contribuait à la formation d’un nouveau paysage (méconnu) de la ville du détroit. Fin 2013, j’ai commencé à documenter les premiers travaux au niveau de la baie et j’ai continué ce travail en allant vers les bords de la ville où la frontière entre l’espace rural et l’espace urbain n’était pas encore marquée. <em>The Red Square</em> évoque ce changement et reflète le paysage en cours de mutation. Quand j’ai été invité en résidence par <a href="http://think-tanger.com/infos.html">Think Tanger</a>, je voulais à la fois contextualiser ces images (abstraites) de façades rouges et sortir du cadre conventionnel de la galerie en allant à la rencontre d’un public « non exclusif » pour reprendre l’expression de <strong>Thomas Hirschhorn</strong> (« a non-exclusive audience »).<br />
<br /><em>The Red Square</em> invite à prendre une certaine distance par rapport à ce qui constitue ces paysages urbains et à la façon dont on doit les regarder habituellement, là où les séries <em>Café</em> et <em>Tangier Diaries</em> révélaient à la fois pudeur et intimité avec une esthétique de l’extimité pour reprendre les termes de <strong>Yvon Langue</strong> dans son texte <em>Extimacy</em>.</p>
<p><strong>Ces grands pans de mur ne sont pas sans rappeler les trois pièces de Faouzi Laatiris : Façades. Est-ce que ce travail t’a nourri ?  </strong><br />
<br />Je ne connaissais pas le travail de <strong>Faouzi Laatiris</strong> avant d’avoir réalisé mon projet. Par contre deux œuvres ont contribué de manière cruciale à mes réflexions : <em>Related I (red), 1943</em> de <strong>Josef Albers</strong> (rappelant les façades des immeubles rouges) et <em>Untitled 1965-1971</em> (Mirorred Cubes) de <strong>Robert Morris</strong>.</p>
<p><strong>Les questions autour et sur la/les Modernités dans l’art comme le démontre <strong>Maud Houssais</strong> dans le texte <em>« Le Fond du mur est rouge »</em> et comme l’évoque ton titre sont-elles au cœur de cette série et par quel aspect de la modernité as-tu été intéressé ?</strong><br />
<br /> La modernité dans l’art se caractérise par le rejet des styles du passé ; en insistant sur l’innovation et l’expérimentation dans les formes, les matériaux et les techniques afin de créer des œuvres reflétant mieux la société moderne. Je voyais <em>The Red Square</em> comme une expérimentation suggérant une autre lecture du paysage urbain de la ville et qui défie la façon « classique » de montrer les photographies. </p>
<p><strong>Actuellement, tu réalises un travail en noir et blanc. Pourtant c&rsquo;est ton travail autour de la couleur qui est l&rsquo;une des clefs de lecture de ton travail. Pourquoi cette envie ?</strong><br />
<br />Je pense que mon choix entre la couleur et le noir et blanc est jusqu’à présent un choix esthétique. Quand je travaille en série, je veux garder une cohérence visuelle. Pour mon travail en cours j’ai choisis de photographier principalement en noir et blanc car je m’intéresse principalement à la forme des structures que je photographie. Je pense que la couleur rajoute une couche d’émotion à l’image, tandis que son absence permet une lecture directe de l’objet/sujet photographié.  </p>
<p><strong>Quels sont tes prochains projets ?</strong><br />
<br />Je prépare une exposition en collaboration avec l’institut français de Tanger qui aura lieu en avril à la galerie Delacroix.<br />
<br />Après l’exposition à la galerie Delacroix, je participerai à une résidence d’artiste avec le collectif Mint Works qui aura lieu à l’espace Guest Projects à Londres en fin d’année.</p>
<p><figure id="attachment_5337" aria-describedby="caption-attachment-5337" style="width: 2000px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-5337" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2018/03/africa_is_no_island_-_macaal_c_baptiste_dva_-_afrique_in_visu-19-2.jpg" alt="© Baptiste de Ville d'Avray / Afrique in visu" title="© Baptiste de Ville d'Avray / Afrique in visu" class="caption" data-description="Vue de l'installation de la série « The Red Square » d'Hicham Gardaf présente dans l'exposition « Africa is no island » au MACAAL du 27 février au 24 août 2018 à Marrakech." align="center" width="2000" height="1333" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2018/03/africa_is_no_island_-_macaal_c_baptiste_dva_-_afrique_in_visu-19-2.jpg 2000w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2018/03/africa_is_no_island_-_macaal_c_baptiste_dva_-_afrique_in_visu-19-2-300x200.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2018/03/africa_is_no_island_-_macaal_c_baptiste_dva_-_afrique_in_visu-19-2-1024x682.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2018/03/africa_is_no_island_-_macaal_c_baptiste_dva_-_afrique_in_visu-19-2-768x512.jpg 768w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2018/03/africa_is_no_island_-_macaal_c_baptiste_dva_-_afrique_in_visu-19-2-1536x1024.jpg 1536w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2018/03/africa_is_no_island_-_macaal_c_baptiste_dva_-_afrique_in_visu-19-2-1568x1045.jpg 1568w" sizes="(max-width: 2000px) 100vw, 2000px" /><figcaption id="caption-attachment-5337" class="wp-caption-text">© Baptiste de Ville d&rsquo;Avray / Afrique in visu</figcaption></figure><br />
<figure id="attachment_5338" aria-describedby="caption-attachment-5338" style="width: 1200px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-5338" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2018/03/wallpaper_gardaf_05.jpg" alt="© Hicham Gardaf" title="© Hicham Gardaf" class="caption" data-description="Série « The Red Square »" align="center" width="1200" height="1200" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2018/03/wallpaper_gardaf_05.jpg 1200w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2018/03/wallpaper_gardaf_05-300x300.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2018/03/wallpaper_gardaf_05-1024x1024.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2018/03/wallpaper_gardaf_05-150x150.jpg 150w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2018/03/wallpaper_gardaf_05-768x768.jpg 768w" sizes="(max-width: 1200px) 100vw, 1200px" /><figcaption id="caption-attachment-5338" class="wp-caption-text">© Hicham Gardaf</figcaption></figure><br />
<figure id="attachment_5339" aria-describedby="caption-attachment-5339" style="width: 1200px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-5339" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2018/03/wallpaper_gardaf_04.jpg" alt="© Hicham Gardaf" title="© Hicham Gardaf" class="caption" data-description="Série « The Red Square »" align="center" width="1200" height="1200" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2018/03/wallpaper_gardaf_04.jpg 1200w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2018/03/wallpaper_gardaf_04-300x300.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2018/03/wallpaper_gardaf_04-1024x1024.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2018/03/wallpaper_gardaf_04-150x150.jpg 150w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2018/03/wallpaper_gardaf_04-768x768.jpg 768w" sizes="(max-width: 1200px) 100vw, 1200px" /><figcaption id="caption-attachment-5339" class="wp-caption-text">© Hicham Gardaf</figcaption></figure><br />
<figure id="attachment_5340" aria-describedby="caption-attachment-5340" style="width: 1200px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-5340" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2018/03/wallpaper_gardaf_02.jpg" alt="© Hicham Gardaf" title="© Hicham Gardaf" class="caption" data-description="Série « The Red Square »" align="center" width="1200" height="1200" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2018/03/wallpaper_gardaf_02.jpg 1200w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2018/03/wallpaper_gardaf_02-300x300.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2018/03/wallpaper_gardaf_02-1024x1024.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2018/03/wallpaper_gardaf_02-150x150.jpg 150w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2018/03/wallpaper_gardaf_02-768x768.jpg 768w" sizes="(max-width: 1200px) 100vw, 1200px" /><figcaption id="caption-attachment-5340" class="wp-caption-text">© Hicham Gardaf</figcaption></figure><br />
<figure id="attachment_5341" aria-describedby="caption-attachment-5341" style="width: 1400px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-5341" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2018/03/untitled_11-aiv.jpg" alt="© Hicham Gardaf" title="© Hicham Gardaf" class="caption" data-description="Untitled#11, Tangier 2017" align="center" width="1400" height="1108" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2018/03/untitled_11-aiv.jpg 1400w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2018/03/untitled_11-aiv-300x237.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2018/03/untitled_11-aiv-1024x810.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2018/03/untitled_11-aiv-768x608.jpg 768w" sizes="(max-width: 1400px) 100vw, 1400px" /><figcaption id="caption-attachment-5341" class="wp-caption-text">© Hicham Gardaf</figcaption></figure><br />
<figure id="attachment_5342" aria-describedby="caption-attachment-5342" style="width: 1400px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-5342" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2018/03/untitled_02-aiv.jpg" alt="© Hicham Gardaf" title="© Hicham Gardaf" class="caption" data-description="Untitled#02, Tangier 2017" align="center" width="1400" height="1108" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2018/03/untitled_02-aiv.jpg 1400w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2018/03/untitled_02-aiv-300x237.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2018/03/untitled_02-aiv-1024x810.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2018/03/untitled_02-aiv-768x608.jpg 768w" sizes="(max-width: 1400px) 100vw, 1400px" /><figcaption id="caption-attachment-5342" class="wp-caption-text">© Hicham Gardaf</figcaption></figure></p>
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