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	<title>Archives des photographie couleur - Afrique In Visu</title>
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	<description>Plateforme autour du métier de photographe en Afrique depuis 2006</description>
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	<title>Archives des photographie couleur - Afrique In Visu</title>
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		<title>Street Photography from Congo Brazaville &#8211; Interview de Robert Nzaou</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Afrique in visu]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 09 Jan 2023 13:48:56 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Éditorial]]></category>
		<category><![CDATA[Interview]]></category>
		<category><![CDATA[auto-édition]]></category>
		<category><![CDATA[Congo-Brazzaville]]></category>
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		<category><![CDATA[Street Photographie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Il y a 8 ans, Robert Nzaou nous contactait pour nous présenter son travail photographique et ses projets sur Pointe noire. Nous découvrions alors un photographe super actif qui mène des projets d&#8217;exposition dans des lieux insolites et développe des séries où la couleur est omniprésente. A travers cette interview, il se raconte et nous raconte une autre partie de la pratique photographique congolaise. Mon cher Robert, peux-tu nous présenter ton parcours et comment et pourquoi tu en es venu à explorer la photographie&#160;?Je suis arrivé tardivement à la photographie, c&#8217;est seulement en 2015 que je m&#8217;y suis vraiment mis.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p>Il y a 8 ans, Robert Nzaou nous contactait pour nous présenter son travail photographique et ses projets sur Pointe noire. Nous découvrions alors un photographe super actif qui mène des projets d&rsquo;exposition dans des lieux insolites et développe des séries où la couleur est omniprésente. </p>



<p>A travers cette interview, il se raconte et nous raconte une autre partie de la pratique photographique congolaise.</p>



<p><strong>Mon cher Robert, peux-tu nous présenter ton parcours et comment et pourquoi tu en es venu à explorer la photographie&nbsp;?</strong><br>Je suis arrivé tardivement à la photographie, c&rsquo;est seulement en 2015 que je m&rsquo;y suis vraiment mis. Je fais parti de la première génération des artistes dans ma famille, mon père était instituteur, je n&rsquo;ai pas baigné dans un environnement artistique. Chez nous les devoirs scolaires étaient la seule chose qui primait à la maison et aussi la seule voie de réussite dans la vie, comme dans la plupart des foyers Congolais l&rsquo;art n&rsquo;avait pas de place.<br>Tout commence pour moi en 1996, dans mon adolescence avec la montée du Rap Français. Je découvre la poésie et l&rsquo;art de raconter les histoires avec les groupes comme IAM, Suprême NTM des artistes comme MC Solaar. J&rsquo;ai commencé à écrire des proses avec mes copains, devenu rappeur ensuite ingénieur de son et beatmaker. Je suis tombé amoureux de l&rsquo;art du storytelling, la poésie et le pouvoir de faire rêver et réfléchir.<br>En 2014 comme par hasard je tombe sur le travail de Henry Cartier Bresson et Robert Doisneau. Jusqu&rsquo;à ce point je n&rsquo;associais pas la photographie à de la poésie ou même de l&rsquo;art, ce fut un coup de foudre pour moi, leurs photos étaient pleine de poésies, d&rsquo;histoires vraiment des œuvres d&rsquo;art. A partir de ce moment j&rsquo;avais compris que toutes les formes d&rsquo;art étaient pareil, qu&rsquo;on ne pouvait pas dissocier la peinture à la musique, sculpture, l&rsquo;écriture… Le rap tout comme la photographie était aussi une forme de poésie, d&rsquo;expression, le rap c&rsquo;est la plume et le micro, la photographie c&rsquo;est l&rsquo;appareil photo. Donc je suis passé de la musique a la photographie sans problème, la transition était facile pour moi.</p>



<p><strong>Peux-tu nous parler du secteur photographique et son évolution de Pointe noire et plus généralement du Congo Brazzaville ?</strong><br>La photographie événementielle ou commerciale a toujours été présente au Congo, ce n&rsquo;est pas rare de voir des photographes ambulants, des studio photo pour photo d&rsquo;identité ou portrait de famille… la photographie d&rsquo;art par contre est presque inexistante, je fais partie de la première génération, cela peut s&rsquo;expliquer par le manque de marché/industrie et d&rsquo;engouement du côté du public et des autorités publiques autour de l&rsquo;art. La question qu&rsquo;on me pose tout le temps c&rsquo;est de savoir « est ce que je vis de mon art? » Le métier d&rsquo;artiste photographe n&rsquo;est pas vu comme noble au même titre que un médecin ou un avocat.</p>



<p><strong>Aujourd&rsquo;hui, ton approche de l&rsquo;image passe par un travail sur la couleur, comment travailles-tu et pourquoi&nbsp;?</strong><br>Je dois avouer que j&rsquo;adore les couleurs, j&rsquo;ai toujours pensé que l&rsquo;Afrique devait être photographiée en couleur parce qu&rsquo;elle est pleine de chaleur et de couleur.<br>Photographier l&rsquo;Afrique en noir blanc pour moi c&rsquo;est comme ci on omettait quelque chose de capital.<br>Dans mon travail j&rsquo;utilise souvent les couleurs comme élément principal de composition</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="1024" height="681" src="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2023/01/ROB6018-1024x681.jpg" alt="" class="wp-image-8145" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2023/01/ROB6018-1024x681.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2023/01/ROB6018-300x200.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2023/01/ROB6018-768x511.jpg 768w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2023/01/ROB6018-1536x1022.jpg 1536w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2023/01/ROB6018-720x480.jpg 720w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2023/01/ROB6018-480x319.jpg 480w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2023/01/ROB6018.jpg 1900w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">© Robert Nzaou</figcaption></figure>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large is-resized"><img decoding="async" src="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2023/01/ROB6937-681x1024.jpg" alt="" class="wp-image-8143" width="681" height="1024" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2023/01/ROB6937-681x1024.jpg 681w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2023/01/ROB6937-200x300.jpg 200w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2023/01/ROB6937-768x1154.jpg 768w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2023/01/ROB6937-1022x1536.jpg 1022w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2023/01/ROB6937-1363x2048.jpg 1363w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2023/01/ROB6937-480x721.jpg 480w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2023/01/ROB6937-scaled.jpg 1704w" sizes="(max-width: 681px) 100vw, 681px" /><figcaption class="wp-element-caption">© Robert Nzaou</figcaption></figure></div>


<p><strong>Tu t&rsquo;intéresse à la société congolaise qui t&rsquo;entoure, à travers des thèmes universels comme la nourriture avec par exemple « Madia ya bwala » ou encore l&rsquo;enfance et le rôle des femmes Comment choisis-tu tes sujets et pourquoi&nbsp;?</strong><br>Le rôle de la photographie à mon avis c&rsquo;est de raconter le monde autour de soi. Dans mon travail j&rsquo;aborde le quotidien des Congolais. Dans ma série <em>madia ya bwala</em> par exemple je mets en valeur les produits qui composent les plats congolais avec pour but de mettre en avant la nourriture du Congo profond, celle de nos grands-parents que l&rsquo;on consomme de moins en moins aujourd&rsquo;hui, ces aliments bio pleins de vitamines et bons pour la santé, un hommage aux mets locaux tels que le « mfumbu », le « saka saka », « nte nte », « dongo dongo » et autres.<br>Par exemple dans ma serie « Leki » qui veut dire petit frère, petite sœur, neveu ou nièce en Francais, je raconte la vie d&rsquo;une famille nombreuse. Je viens d&rsquo;une famille de 10 enfants et 6 cousins donc je sais de quoi il s&rsquo;agit, c&rsquo;était la camaraderie, on jouait tout le temps, c&rsquo;était aussi chaotique.</p>



<p><strong>Dans ta dernière série, <em>Louzolo</em>, tu explores l&rsquo;amour à travers la mise en scène, peux-tu nous parler de cette série et de sa réalisation&nbsp;?</strong><br>Cette série de photos s&rsquo;appelle <em>Louzolo</em>, ce qui signifie « Amour » en Kikongo, une langue congolaise locale. La série explore les langages de l&rsquo;amour dans la société congolaise, les choses à faire et à ne pas faire, ce qui est acceptable et ce qui ne l&rsquo;est pas… Combien c&rsquo;est trop, comment exprimer l&rsquo;amour en public. Certaines images de cette série montre un renversement des rôles par rapport à ce qui est habituel dans la plupart des foyers congolais, montrant des hommes faisant certaines des choses qui sont généralement considérées comme le domaine de la femme, et démontrant la joie que cela apporte, de voir un homme faire même de petites choses mais que les femmes apprécient beaucoup.<br>C&rsquo;est exclusivement des mises en scènes, j&rsquo;ai travaillé comme d&rsquo;habitude avec des amis et des membres de ma famille comme modèles. La technique utilisée ici c&rsquo;est le collage « digital », une image est faite de 2 ou 3 images assemblées ou collées l&rsquo;une après l&rsquo;autre.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img decoding="async" width="1024" height="681" src="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2023/01/ROB5185-1024x681.jpg" alt="" class="wp-image-8146" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2023/01/ROB5185-1024x681.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2023/01/ROB5185-300x200.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2023/01/ROB5185-768x511.jpg 768w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2023/01/ROB5185-1536x1022.jpg 1536w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2023/01/ROB5185-720x480.jpg 720w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2023/01/ROB5185-480x319.jpg 480w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2023/01/ROB5185.jpg 1900w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">© Robert Nzaou</figcaption></figure></div>

<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="681" src="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2023/01/ROB0149_-1024x681.jpg" alt="" class="wp-image-8148" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2023/01/ROB0149_-1024x681.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2023/01/ROB0149_-300x200.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2023/01/ROB0149_-768x511.jpg 768w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2023/01/ROB0149_-1536x1022.jpg 1536w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2023/01/ROB0149_-720x480.jpg 720w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2023/01/ROB0149_-480x319.jpg 480w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2023/01/ROB0149_.jpg 1900w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">© Robert Nzaou</figcaption></figure></div>

<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="681" height="1024" src="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2023/01/ROB0980-681x1024.jpg" alt="" class="wp-image-8147" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2023/01/ROB0980-681x1024.jpg 681w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2023/01/ROB0980-200x300.jpg 200w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2023/01/ROB0980-768x1154.jpg 768w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2023/01/ROB0980-1022x1536.jpg 1022w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2023/01/ROB0980-1362x2048.jpg 1362w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2023/01/ROB0980-480x722.jpg 480w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2023/01/ROB0980-scaled.jpg 1703w" sizes="(max-width: 681px) 100vw, 681px" /><figcaption class="wp-element-caption">© Robert Nzaou</figcaption></figure></div>


<p><strong>Tu mène depuis longtemps un travail de monstration dans la rue ou chez les gens, en exposant tes images, peux- tu nous raconter ce projet&nbsp;? Et quel est le public que tu touche à Pointe noire puis ailleurs&nbsp;?</strong><br>Le manque des galeries ici au Congo nous oblige à être créatifs dans nos approches en tant que artistes. L&rsquo;institut Français ici à Pointe Noire est la seule institution qui accompagne vraiment les artistes dans leurs projets et donc ce n&rsquo;est pas évident que tout le monde soit programmé.<br>En 2018 j&rsquo;avais travaillé avec la directrice de Matombi production Sylvie Bayonne qui avait développé le concept &lsquo;En attendant votre pub j&rsquo;Expose » avec pour but principal emmener l&rsquo;art dans la rue, mettre l&rsquo;art a la portée de tout le monde. Le travail était exposé dans les panneaux publicitaires de toute la ville, c&rsquo;était un succès énorme la première fois qu&rsquo;une Expo Photo s&rsquo;est tenue dans les grandes artères de la ville. Les galléries étant des endroits intimidants, ce concept est idéal pour atteindre un public différent de celui dont on est habitué.<br>Dans la même lancée en 2020 j&rsquo;avais créé le concept « j&rsquo;expose chez moi » avec pour but de ne pas attendre les institutions comme les galléries ou l&rsquo;Ifc pour montrer son travail une fois prêt pour exposer, je suis a ma 3eme édition et ça marche très bien pour moi, cç me fait énormément plaisir d&rsquo;accueillir des gens chez moi, je transforme ma salle a manger / salon en gallérie pour la circonstance et les gens qui viennent apprécient, adorent et achètent les œuvres. Je pense que l&rsquo;expérience de rencontrer l&rsquo;artiste chez lui est quelque chose que les gens aiment bien.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="681" src="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2023/01/ROB8476-1024x681.jpg" alt="" class="wp-image-8141" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2023/01/ROB8476-1024x681.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2023/01/ROB8476-300x200.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2023/01/ROB8476-768x511.jpg 768w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2023/01/ROB8476-720x480.jpg 720w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2023/01/ROB8476-480x319.jpg 480w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2023/01/ROB8476.jpg 1500w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">© Robert Nzaou</figcaption></figure>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="681" src="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2023/01/ROB6489-1024x681.jpg" alt="" class="wp-image-8144" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2023/01/ROB6489-1024x681.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2023/01/ROB6489-300x200.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2023/01/ROB6489-768x511.jpg 768w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2023/01/ROB6489-720x480.jpg 720w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2023/01/ROB6489-480x319.jpg 480w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2023/01/ROB6489.jpg 1200w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">© Robert Nzaou</figcaption></figure>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="681" src="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2023/01/ROB8549-1024x681.jpg" alt="" class="wp-image-8140" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2023/01/ROB8549-1024x681.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2023/01/ROB8549-300x200.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2023/01/ROB8549-768x511.jpg 768w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2023/01/ROB8549-720x480.jpg 720w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2023/01/ROB8549-480x319.jpg 480w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2023/01/ROB8549.jpg 1500w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">© Robert Nzaou</figcaption></figure>



<p><strong>Depuis quelques années, tu édites toi même un ou plusieurs livres par an présentant tes images avec un thème comme <em>Pointe noire en couleur</em> ou <em>Dans ma rue</em>, peux tu nous décrire ce projet&nbsp;? Et à qui il s&rsquo;adresse ?</strong><br>Je suis à mon troisième livre, le tout dernier s&rsquo;appelle <em>Puddle Hunting</em>. Ce que ces trois livres ont en commun c&rsquo;est la photographie de rue.<br>Pour ceux qui ne savent pas, je suis photographe de rue à la base et ça fait 8/9 ans que je photographie les rues de Brazzaville et Pointe Noire et pendant toutes ces années j&rsquo;ai emmagasiné près de 1000 images. Lorsque j&rsquo;ai l&rsquo;opportunité d&rsquo;exposer ce travail, je ne montre que quelques images max 20 photos et donc les autres images restent dans le disque dur. J&rsquo;avais peur que ce travail tombe dans l&rsquo;oubli, j&rsquo;ai pensé au livre pour faire vivre ces images parce que dans un livre on peut mettre autant d&rsquo;images qu&rsquo;on veut.<br>L&rsquo;autre aspect c&rsquo;est le travail de conservation, déjà la photographie de rue n&rsquo;est pas considérée comme genre de photographie ici au Congo, je dois être le premier sinon le seul à avoir travaillé aussi longtemps dans les rues du Congo, ce qui revient à dire que il n&rsquo;y avait aucun document que ce soit photos ou livres qui racontait les rues du Congo avant moi et donc je me suis donné une mission de faire au moins un livre question de combler le vide et Dieu merci j&rsquo;en suis à 3 livres.<br>J&rsquo;ai opté pour l&rsquo;auto édition tout simplement pour garder le contrôle sur le contenu et le calendrier de sortie.<br>Au delà du business, je suis très fier qu&rsquo;on ait enfin des livres photo sur le Congo qu&rsquo;on peut montrer à nos enfants, petits fils.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="725" height="1024" src="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2023/01/COUVERTURE-PN-EN-COULEUR--725x1024.jpg" alt="" class="wp-image-8139" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2023/01/COUVERTURE-PN-EN-COULEUR--725x1024.jpg 725w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2023/01/COUVERTURE-PN-EN-COULEUR--212x300.jpg 212w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2023/01/COUVERTURE-PN-EN-COULEUR--768x1085.jpg 768w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2023/01/COUVERTURE-PN-EN-COULEUR--1087x1536.jpg 1087w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2023/01/COUVERTURE-PN-EN-COULEUR--1450x2048.jpg 1450w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2023/01/COUVERTURE-PN-EN-COULEUR--480x678.jpg 480w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2023/01/COUVERTURE-PN-EN-COULEUR--scaled.jpg 1812w" sizes="(max-width: 725px) 100vw, 725px" /><figcaption class="wp-element-caption">Couverture du livre Pointe Noir en Couleur, auto-édition © Robert Nzaou</figcaption></figure></div>


<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="724" src="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2023/01/DANS-MA-RUE-good-COUVERTURE_page-0001-2-1024x724.jpg" alt="" class="wp-image-8138" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2023/01/DANS-MA-RUE-good-COUVERTURE_page-0001-2-1024x724.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2023/01/DANS-MA-RUE-good-COUVERTURE_page-0001-2-300x212.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2023/01/DANS-MA-RUE-good-COUVERTURE_page-0001-2-768x543.jpg 768w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2023/01/DANS-MA-RUE-good-COUVERTURE_page-0001-2-1536x1087.jpg 1536w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2023/01/DANS-MA-RUE-good-COUVERTURE_page-0001-2-480x340.jpg 480w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2023/01/DANS-MA-RUE-good-COUVERTURE_page-0001-2.jpg 1900w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">Couverture du livre Dans ma rue, auto-édition © Robert Nzaou</figcaption></figure>



<p><strong>Quels sont tes futurs projets&nbsp;?</strong><br>Ça fait un moment déjà que je contemple le Cinéma, je voudrais bien réaliser des courts métrages en 2023.</p>
<p>L’article <a href="https://www.afriqueinvisu.org/street-photography-from-congo-brazaville-interview-de-robert-nzaou/">Street Photography from Congo Brazaville &#8211; Interview de Robert Nzaou</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.afriqueinvisu.org">Afrique In Visu</a>.</p>
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		<title>Du skateboard à la photographie argentique. Interview de Yassine Sellame.</title>
		<link>https://www.afriqueinvisu.org/du-skateboard-a-la-photographie-argentique-interview-de-yassine-sellame/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Afrique in visu]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 02 May 2022 06:11:14 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Éditorial]]></category>
		<category><![CDATA[Interview]]></category>
		<category><![CDATA[Maroc]]></category>
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		<category><![CDATA[Yassine Sellame]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>En 2021 grâce au projet Dabaphoto 6 au 18 à Marrakech, nous rencontrions le travail de Yassine Sellame autour du portrait et découvrions aussi ses projets collectifs, Noorseen&#160; et Moroccan DarkRoom&#160;autour de la photographie argentique. A travers cette interview, Yassine Sellame revient sur son parcours, ses dernières séries et ses projets collectifs.&#160; Peux-tu nous dire quelques mots sur ton parcours et sur comment tu es devenu photographe&#160;?Je m&#8217;appelle Yassine Sellame, J’ai 28 ans, je suis originaire de Marrakech. J’ai grandi comme la plupart des jeunes de Marrakech. J’ai fait des études supérieures dans différentes villes marocaines (Fès, Mohammedia, Marrakech) ce</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>En 2021 grâce au projet <a href="https://le18marrakech.com/dabaphoto/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Dabaphoto 6</a> au 18 à Marrakech, nous rencontrions le travail de <strong>Yassine Sellame</strong> autour du portrait et découvrions aussi ses projets collectifs, <a href="https://noorseencollective.com/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Noorseen</a>&nbsp; et Moroccan DarkRoom&nbsp;autour de la photographie argentique. A travers cette interview, Yassine Sellame revient sur son parcours, ses dernières séries et ses projets collectifs.&nbsp;</p>



<p><strong>Peux-tu nous dire quelques mots sur ton parcours et sur comment tu es devenu photographe&nbsp;?</strong><br>Je m&rsquo;appelle Yassine Sellame, J’ai 28 ans, je suis originaire de Marrakech. J’ai grandi comme la plupart des jeunes de Marrakech. J’ai fait des études supérieures dans différentes villes marocaines (Fès, Mohammedia, Marrakech) ce qui m’a permis de voyager davantage et rencontrer plus de gens, grâce au skateboard que je pratique depuis 2008. J’ai découvert la photo argentique en 2014. N’ayant pas assez de moyens pour acheter un appareil digital, j’ai commencé à collecter des appareils depuis les souks et j’ai commencé à documenter la scène du skateboard au Maroc. Avec mes premières photos, j’ai fait une première exposition en 2018 en République tchèque, dans un festival de skateboard. Cette expérience m&rsquo;a motivé à continuer de prendre des photos et les partager. J’ai commencé à fréquenter beaucoup plus les espaces artistiques à Marrakech, où j’ai rencontré d’autres artistes. Par la suite, j’ai commencé à développer mes propres pellicules, processus qui fait partie intégrante de mon travail. Depuis, j’ai entamé diverses collaborations avec des artistes en résidence. Cela m’a donné l’opportunité de partager différents points de vue concernant la photographie, et m’a également permis de faire connaître mon travail.</p>



<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="934" height="1024" src="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/04/AIV-Brayan-934x1024.jpg" alt="" class="wp-image-7843" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/04/AIV-Brayan-934x1024.jpg 934w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/04/AIV-Brayan-274x300.jpg 274w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/04/AIV-Brayan-768x842.jpg 768w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/04/AIV-Brayan-1402x1536.jpg 1402w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/04/AIV-Brayan-1869x2048.jpg 1869w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/04/AIV-Brayan-480x526.jpg 480w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/04/AIV-Brayan.jpg 1920w" sizes="(max-width: 934px) 100vw, 934px" /><figcaption>Brayan © Yassine Sellame</figcaption></figure></div>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="667" src="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/04/AIV-BEURDIES.-Casablanca-2019-1024x667.jpg" alt="" class="wp-image-7840" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/04/AIV-BEURDIES.-Casablanca-2019-1024x667.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/04/AIV-BEURDIES.-Casablanca-2019-300x195.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/04/AIV-BEURDIES.-Casablanca-2019-768x500.jpg 768w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/04/AIV-BEURDIES.-Casablanca-2019-1536x1000.jpg 1536w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/04/AIV-BEURDIES.-Casablanca-2019-480x313.jpg 480w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/04/AIV-BEURDIES.-Casablanca-2019.jpg 1920w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption>Beurdies &#8211; Casablanca, 2019 © Yassine Sellame</figcaption></figure>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="679" src="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/04/AIV-The-choice-casablanca-2015-1024x679.jpg" alt="" class="wp-image-7855" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/04/AIV-The-choice-casablanca-2015-1024x679.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/04/AIV-The-choice-casablanca-2015-300x199.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/04/AIV-The-choice-casablanca-2015-768x509.jpg 768w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/04/AIV-The-choice-casablanca-2015-1536x1018.jpg 1536w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/04/AIV-The-choice-casablanca-2015-480x318.jpg 480w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/04/AIV-The-choice-casablanca-2015.jpg 1920w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption>The choice &#8211; Casablanca, 2015 © Yassine Sellame</figcaption></figure>



<figure class="wp-block-image size-large is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" src="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/04/AIV-Stranger-Things.Casablanca-2019-1024x681.jpg" alt="" class="wp-image-7853" width="840" height="558" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/04/AIV-Stranger-Things.Casablanca-2019-1024x681.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/04/AIV-Stranger-Things.Casablanca-2019-300x199.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/04/AIV-Stranger-Things.Casablanca-2019-768x510.jpg 768w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/04/AIV-Stranger-Things.Casablanca-2019-1536x1021.jpg 1536w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/04/AIV-Stranger-Things.Casablanca-2019-480x319.jpg 480w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/04/AIV-Stranger-Things.Casablanca-2019.jpg 1679w" sizes="(max-width: 840px) 100vw, 840px" /><figcaption>Stranger things &#8211; Casablanca, 2019 © Yassine Sellame</figcaption></figure>



<p><strong>Avant de revenir sur tes projets personnels en photographie. J&rsquo;aimerai revenir sur deux projets collectifs dont tu fais parti.Tu es actif sur la scène marocaine de plusieurs manières, à la fois avec le Collectif Noorseen et aussi avec Blackroom. On voit depuis quelques années une résurgences des collectifs au Maroc. Pourquoi selon toi&nbsp;? Quel en est le sens&nbsp;?&nbsp;</strong><br>La photographie au Maroc est en plein développement, notamment grâce à internet et les réseaux sociaux. Beaucoup de communautés se sont retrouvées dans plusieurs disciplines artistiques. Aujourd&rsquo;hui au Maroc il n’y a pas vraiment une industrie photographique, la plupart des passionnés se retrouvent parmi des communautés ou collectifs, afin de partager, d’échanger, et de se donner une visibilité, créant ainsi des opportunités à travers leur pratique artistique.</p>



<p><strong>Peux- tu nous raconter ces deux projets, comment ils sont nés, qui sont les membres et en quoi ils consistent&nbsp;?&nbsp;</strong><br>Noorseen est un collectif de 14 jeunes photographes marocains. Ce projet rassemble des jeunes artistes photographes au Maroc et remet en question l’approche représentative des idées modernes à travers une diversité de styles, démarches et visions mettant en relief la richesse que le groupe évoque.<br>Noorseen a été créé pendant le confinement, après de longues soirées de discussions entre les membres. Nous avons réussi à nous regrouper au sein d’un collectif constitué de membres des quarres coins du Maroc, chacun ayant un parcours et une toile de fond particulière. Chacun de nous a sa manière singulière de percevoir le monde et la volonté infaillible d’exprimer cette perception.&nbsp;<br><strong>Ali Daniel </strong>(Casablanca), <strong>Mehdi Ait El Mallali</strong> (El Hajeb), <strong>Ismail Zaidy</strong> (Marrakesh) <strong>Fatimazohra Serri</strong> (Nador), <strong>Marouane Beslem</strong> (Oujda), <strong>Yassine Sellame</strong> (Marrakesh), <strong>Hind Moumou</strong> (Rabat), <strong>Rida Tabit</strong> (Marrakesh), <strong>Anass Ouaziz</strong> (Beni Mellal), <strong>Houssam Eddine Gorfti</strong> (Guercif), <strong>Mohammed Amine Houari</strong> (Fes), <strong>Brahim Hour</strong> (Meknes), <strong>Jalal Bouhsain</strong> (Agadir), <strong>Amine Faiz</strong> (Beni Mellal).<br>Moroccan DarkRoom est un projet ayant pour but de démocratiser et relancer la pratique de l&rsquo;argentique au Maroc, au travers d&rsquo;ateliers d&rsquo;initiation à la prise de vue et au développement artisanal. L&rsquo;argentique n&rsquo;est pas mort, il faut juste continuer à le faire vivre et à le faire découvrir, c&rsquo;est pourquoi Moroccan DarkRoom se propose de continuer à faire connaître ce médium au charme et aux qualités séduisantes.</p>



<p><strong>Avez-vous des projets prévus dans les prochains mois avec ces structures&nbsp;?</strong><br>Avec Noorseen Collective nous sommes toujours en train de travailler sur des projets et de développer davantage notre pratique, chaque membre est en train de développer ses projets artistiques. Nous travaillons aussi en parallèle sur une série photos que nous partagerons prochainement.<br>Moroccandarkroom c’est un projet qui se développe jour après jour, grâce aux ateliers et aux projets et résidences durant lesquels nous travaillons. Nous continuons toujours à faire des ateliers en collaboration avec&nbsp; des institutions ou des espaces artistiques, en parallèle avec des free workshops pour continuer à faire connaître et diffuser la photographie argentique. Nous travaillons sur un projet de documentation que nous dévoilerons à la fin de notre recherche.<br>Aujourd’hui grâce a moroccan darkroom et Noorseen collective j’ai commencé à transmettre et apprendre de manière plus concrète ma passion pour la photographie.</p>



<p><strong>Concernant Blackroom, peux-tu nous raconter comment vous trouvez tout le matériel, pellicules, appareils, ou vous développez… Enfin tout le processus du début à la fin&nbsp;!</strong><br>Quand j’ai commencé à prendre des photos argentiques, je cherchais toujours des films dès que je voyais un labo, un ancien épicier. Je leur demandai s&rsquo; ils avaient de la pellicule et j&rsquo;arrivai toujours à trouver de l’expiré. En rencontrant la communauté des photographes j’ai commencé à localiser des endroits où trouver de nouveaux films, mais malheureusement&nbsp; n&rsquo; avait&nbsp; pas le choix au Maroc.<br>On trouvait que de la kodak color plus. Je développais souvent pendant mon passage à Casablanca.&nbsp; il y’avait encore des labos qui développe et scanner la pellicule couleur et noir et blanc.&nbsp;<br>Les labos étaient toujours contre le développement pellicule car ça n’est plus commun. <br>J&rsquo;ai toujours continué à déposer des films au labo et il fallait attendre 10 jours pour avoir une pellicule.<br>Durant mes balades dans les souks je trouve toujours des anciens agrandisseurs, appareil photos, pellicules… c&rsquo;était toujours à l&rsquo;imprévu, un jour j&rsquo;étais de passage et j’ai trouvé tout un labo dans le souk. Quelle surprise ! je n’avais bien sûr pas les moyens pour tout acheter mais j’ai pris l’essentiel (Une cuve jobo de deux pellicules, une cuve d’une pellicule, une cuve pour developpement papier couleurs et un Negative noir et blanc developper).<br>Grâce à Nossair, un ami qui fait de la photo argentique , sur Casablanca il a trouvé un produit machine Konica C41, j’ai commandé le produit et nous avons fait un premier essai en montrant les étapes par appel téléphonique. une fois que j’ai vu le résultat je n’ai jamais arrêté.<br>Depuis je visite toujours les espaces artistiques et j&rsquo;ai continué à donner et partager davantage des films et des appareils avec des amis. A la fin de l’année 2017 et au début 2018 j’ai rencontré <strong>Ishmail Claxton</strong> à travers <strong>Laila Hida</strong>. Il était en résidence artistique au Queens Collective. J’ai commencé avec lui sur ces projets. Lui et moi on développait de la couleur et du noir et blanc. Après un moment de travail, nous avons organisé un premier workshop au 18 Derb el ferrane.<br>Au premier workshop j’ai rencontré Paulin qui est venu comme participant et qui suivait ses études à l’<a href="https://esavmarrakech.com/en/">ESAV Marrakech</a>. On a commencé à se rencontrer et à travailler ensemble souvent.<br>Après la fin des études en 2019 on s’est installé sur Casablanca, paulin qui travaille en freelance dans le cinéma et moi je travaillais dans une agence de communication.&nbsp;<br>On a créé Moroccan Darkroom un projet pour pouvoir partager l&rsquo;expérience et le savoir faire afin de faire revivre l&rsquo;argentique au Maroc.&nbsp;<br>Aujourd’hui nous travaillons essentiellement avec un kit poudre Cinestill C41 facile à importer et pas cher. Pour pouvoir fournir les ateliers,&nbsp;on cherche toujours des stocks de films qu’on teste avant pour pouvoir vérifier la qualité des émulsions.&nbsp;<br>L&rsquo;argentique est devenu un luxe à l&rsquo;international, aujourd’hui il reprend sa place même s&rsquo;il y a une rareté de films et produits mais on continue toujours à creuser dans l’archive.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="689" src="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/04/AIV-TAGHAZOUT-SKATEPARK-2021--1024x689.jpg" alt="" class="wp-image-7854" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/04/AIV-TAGHAZOUT-SKATEPARK-2021--1024x689.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/04/AIV-TAGHAZOUT-SKATEPARK-2021--300x202.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/04/AIV-TAGHAZOUT-SKATEPARK-2021--768x517.jpg 768w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/04/AIV-TAGHAZOUT-SKATEPARK-2021--1536x1034.jpg 1536w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/04/AIV-TAGHAZOUT-SKATEPARK-2021--480x323.jpg 480w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/04/AIV-TAGHAZOUT-SKATEPARK-2021-.jpg 1920w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption>Skatepark &#8211; Taghazout, 2021 © Yassine Sellame</figcaption></figure>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="793" src="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/04/AIV-Nadra1.-Marrakech-2021-1024x793.jpg" alt="" class="wp-image-7851" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/04/AIV-Nadra1.-Marrakech-2021-1024x793.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/04/AIV-Nadra1.-Marrakech-2021-300x232.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/04/AIV-Nadra1.-Marrakech-2021-768x595.jpg 768w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/04/AIV-Nadra1.-Marrakech-2021-1536x1190.jpg 1536w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/04/AIV-Nadra1.-Marrakech-2021-480x372.jpg 480w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/04/AIV-Nadra1.-Marrakech-2021.jpg 1920w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption>Nadra &#8211; Marrakech, 2021 © Yassine Sellame</figcaption></figure>



<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-large is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" src="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/04/AIV-HASSAN-RABAT-2020-795x1024.jpg" alt="" class="wp-image-7848" width="795" height="1024" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/04/AIV-HASSAN-RABAT-2020-795x1024.jpg 795w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/04/AIV-HASSAN-RABAT-2020-233x300.jpg 233w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/04/AIV-HASSAN-RABAT-2020-768x990.jpg 768w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/04/AIV-HASSAN-RABAT-2020-1192x1536.jpg 1192w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/04/AIV-HASSAN-RABAT-2020-480x619.jpg 480w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/04/AIV-HASSAN-RABAT-2020.jpg 1490w" sizes="(max-width: 795px) 100vw, 795px" /><figcaption>Hassan &#8211; Rabat, 2020 © Yassine Sellame</figcaption></figure></div>



<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="671" height="1024" src="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/04/AIV-lets-go.-Casablanca-2020-671x1024.jpg" alt="" class="wp-image-7849" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/04/AIV-lets-go.-Casablanca-2020-671x1024.jpg 671w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/04/AIV-lets-go.-Casablanca-2020-197x300.jpg 197w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/04/AIV-lets-go.-Casablanca-2020-768x1172.jpg 768w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/04/AIV-lets-go.-Casablanca-2020-1006x1536.jpg 1006w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/04/AIV-lets-go.-Casablanca-2020-480x733.jpg 480w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/04/AIV-lets-go.-Casablanca-2020.jpg 1258w" sizes="(max-width: 671px) 100vw, 671px" /><figcaption>Let&rsquo;s go &#8211; Casablanca, 2020 © Yassine Sellame</figcaption></figure></div>



<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="679" src="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/04/AIV-LOCAL-SKATE-SPOT-AT-MARRAKECH.2017-1024x679.jpg" alt="" class="wp-image-7850" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/04/AIV-LOCAL-SKATE-SPOT-AT-MARRAKECH.2017-1024x679.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/04/AIV-LOCAL-SKATE-SPOT-AT-MARRAKECH.2017-300x199.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/04/AIV-LOCAL-SKATE-SPOT-AT-MARRAKECH.2017-768x509.jpg 768w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/04/AIV-LOCAL-SKATE-SPOT-AT-MARRAKECH.2017-1536x1018.jpg 1536w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/04/AIV-LOCAL-SKATE-SPOT-AT-MARRAKECH.2017-480x318.jpg 480w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/04/AIV-LOCAL-SKATE-SPOT-AT-MARRAKECH.2017.jpg 1920w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption>Local skate spot &#8211; Marrakech, 2017 © Yassine Sellame</figcaption></figure></div>



<p><strong>Il y a plus d&rsquo;un an nous avons découvert ton travail suite à l&rsquo;appel à candidature de Dabaphoto sur la question de la photographie argentique et du retour de celle-ci chez la jeune génération de photographe au&nbsp; Maroc.&nbsp; Peux-tu nous raconter ta vision de cet événement et ce que tu y a exposé ?</strong><br>Le premier aperçu de cet événement était une surprise pour moi, un appel à exposition 100% argentique, au 18 derb el ferrane dans ma ville natale et surtout l&rsquo;ancien médina ou j’ai grandi.&nbsp; je n’ai pas hésité et j’ai soumis ma candidature, j’ai exposé des portraits de mon ami bryan avec son histoire, une série photo que j’ai shooté avec mon appareil Mamiya RB 67 et un portra 800NC expiré en 2009. que j’ai développé moi-même et scanner moi-même.<br>J&rsquo;étais très satisfait par l&rsquo;installation de l’expo, j’ai exposé avec des artistes que je connais et j’ai aussi découvert d&rsquo;autres photographes.<br>J’ai beaucoup aimé le retour des gens, cela&nbsp; m&rsquo;a vraiment ému. un grand merci au 18 derb el ferrane et aux organisateurs de daba photo.</p>



<p><strong>Dans tes images, on y découvre&nbsp; une recherche de l’accident à coup de pellicules périmées et de procédés de surimpression. Comment définirais -tu&nbsp; ta pratique et ton approche photographique ? </strong>Depuis que j’ai commencé à shooter de la pellicule, je faisais principalement avec de la pellicule périmée, car c’était le seul moyen pour moi d’avoir du film au Maroc.<br>&nbsp;Mon premier SLR c’était un Canon AE1, grâce auquel&nbsp; j’ai pu expérimenter la double exposition. C&rsquo;est une technique qui m’a aidé à représenter et donner une touche spéciale pour mes séries photos.<br>J’ai toujours choisi de garder la texture du film Expiré, il est rare que j&rsquo;édite mes photos je préfère toujours garder la texture imparfaite du film expiré, cela représente ma vie au Maroc, les galères, l’amour du partage, la chaleurs des couleurs et aussi les imperfections….</p>



<p><strong>Le portrait semble être au centre de ta pratique. Pourquoi&nbsp;?</strong><br>Le portrait me rend toujours amoureux de plus en plus de la photo argentique, avec la pellicule je donne plus d’importance au moment de la rencontre avec la deuxième personne. plutôt que de seulement prendre des photos, je trouve beaucoup plus le temps pour discuter et prendre des photos en parallèle, ce qui m&rsquo;aide toujours à garder des bonnes relations avec les gens que je prends en photo. Vivre chaque fois une nouvelle expérience avec une nouvelle personne et créer un lien de confiance est précieux, car en film le résultat ne se voit qu’après, contrairement au digital.<br>Vu aussi que je suis fils unique mon appareil est toujours un moyen pour rencontrer des nouvelles personnes et le portrait a pris sa place dans ma pratique</p>



<p><strong>Tu mène un travail sur le milieu de Skate au Maroc. Quelle est la génèse de ce projet et son développement&nbsp;? (si tu peux parler aussi du livre)</strong><br>Le skate au Maroc est en développement, avec la construction de plein de skateparks dans la plupart des villes marocaines. Ma première série photo “Marrakech On Skateboard” qui a été aussi ma première exposition, est un projet durant lequel j’ai appris à documenter à ma manière le skate au Maroc et ce qui se passe du côté artistique. Cette année j’ai édité cette série dans un fanzine en collaboration avec la maison d&rsquo;édition Alamaison Printing à Paris. Le Fanzine était pour moi la fin d’une première recherche sur le skate au Maroc.<br>J’ai aussi contribué au Nouveau Magazine <em>I come for couscous</em>, avec une nouvelle série photo que j’ai shooté avant le confinement et après le confinement. c’est un projet de documentation de la vie des skateurs au Maroc, et leurs inspirations à travers le skate. Je veux montrer à travers cette série que le skate n’est pas juste une planche avec quatre roues, mais c’est une pratique à travers laquelle on apprend des valeurs de vie, c’est tout un univers, une manière de se sentir libre aussi.<br>J’insiste aussi sur le manque d&rsquo;industrie ici au Maroc, où il y a des talents qui sont toujours un peu laissés à l’abandon, livrés à eux mêmes.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="768" src="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/04/AIV-IMG_20220122_113057-1024x768.jpg" alt="" class="wp-image-7860" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/04/AIV-IMG_20220122_113057-1024x768.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/04/AIV-IMG_20220122_113057-300x225.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/04/AIV-IMG_20220122_113057-768x576.jpg 768w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/04/AIV-IMG_20220122_113057-1536x1152.jpg 1536w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/04/AIV-IMG_20220122_113057-480x360.jpg 480w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/04/AIV-IMG_20220122_113057.jpg 1920w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="768" src="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/04/AIV-IMG_20220122_112937-1024x768.jpg" alt="" class="wp-image-7858" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/04/AIV-IMG_20220122_112937-1024x768.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/04/AIV-IMG_20220122_112937-300x225.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/04/AIV-IMG_20220122_112937-768x576.jpg 768w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/04/AIV-IMG_20220122_112937-1536x1152.jpg 1536w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/04/AIV-IMG_20220122_112937-480x360.jpg 480w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/04/AIV-IMG_20220122_112937.jpg 1920w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="768" src="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/04/AIV-IMG_20220122_112513-1024x768.jpg" alt="" class="wp-image-7857" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/04/AIV-IMG_20220122_112513-1024x768.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/04/AIV-IMG_20220122_112513-300x225.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/04/AIV-IMG_20220122_112513-768x576.jpg 768w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/04/AIV-IMG_20220122_112513-1536x1152.jpg 1536w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/04/AIV-IMG_20220122_112513-480x360.jpg 480w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/04/AIV-IMG_20220122_112513.jpg 1920w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<p><strong>Si tu as d&rsquo;autres projets en parallèle que celui du Skate, peux-tu nous décrire tes projets en cours&nbsp;?</strong><br>Aujourd&rsquo;hui je me consacre à temps plein à la photographie.<br>Pour le moment je documente un projet de construction d&rsquo;un skatepark pour l&rsquo;orphelinat Fier et fort à Tamesslouht avec une Concrete Jungle Fondation. Un projet qui va introduire le skate aux enfants de l’orphelinat et&nbsp; aux jeunes du village.<br>&nbsp;Après la fin du Projet je vais continuer à documenter le skate dans d&rsquo;autres villes au Maroc et pourquoi pas dans d&rsquo;autres pays en Afrique.<br>Je suis aussi sur un projet&nbsp; de recherche avec Moroccan Darkroom, et en train de préparer une exposition à l&rsquo;international pour le mois de juillet&#8230;</p>



<p><strong>Quels sont tes envies et projets pour le futur&nbsp;?</strong><br>Je veux bien continuer a partager l&rsquo;argentique et que l’industrie reprend sa place au Maroc, et j’aimerai bien avoir un fond pour mes projets de recherche, soit à travers un appel projet ou une résidence artistique. Et pourquoi pas avoir un espace de partage entre les photographes et les skateurs et d’autres différents médiums artistiques.</p>
<p>L’article <a href="https://www.afriqueinvisu.org/du-skateboard-a-la-photographie-argentique-interview-de-yassine-sellame/">Du skateboard à la photographie argentique. Interview de Yassine Sellame.</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.afriqueinvisu.org">Afrique In Visu</a>.</p>
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		<title>Parcours du photographe Baudouin Mouanda</title>
		<link>https://www.afriqueinvisu.org/parcours-du-photographe-baudouin-mouanda/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Afrique in visu]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 19 Apr 2022 14:15:15 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Éditorial]]></category>
		<category><![CDATA[Interview]]></category>
		<category><![CDATA[Baudouin Mouanda]]></category>
		<category><![CDATA[Congo-Brazzaville]]></category>
		<category><![CDATA[photographie couleur]]></category>
		<category><![CDATA[République du Congo]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>En 2007, nous rencontrons le photographe Brazzavillois Baudouin Mouanda. Nos lecteurs le connaissent pour avoir pu voir dans nos pages sa célèbre série sur la Sapologie qui l’a fait connaitre. Depuis Baudouin a continué son parcours comme photographe avec des sujets de société mais il s’est davantage investi comme acteur culturel de son pays le Congo en créant un grand espace culturel, Espace Pro-Culture. Retour sur ses projets à travers cette interview ! Bonjour Baudouin, notre dernière discussion sur Afrique in visu date de 2010. Cela remonte ! Peux- tu nous raconter ce qui s&#8217;est passé depuis tout ce temps ?Bonjour Jeanne,</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>En 2007, nous rencontrons le photographe Brazzavillois <strong>Baudouin Mouanda</strong>. Nos lecteurs le connaissent pour avoir pu voir dans nos pages sa célèbre série sur la Sapologie qui l’a fait connaitre. Depuis Baudouin a continué son parcours comme photographe avec des sujets de société mais il s’est davantage investi comme acteur culturel de son pays le Congo en créant un grand espace culturel, Espace Pro-Culture. Retour sur ses projets à travers cette interview !</p>



<p><strong>Bonjour Baudouin, notre dernière discussion sur Afrique in visu date de 2010. Cela remonte ! Peux- tu nous raconter ce qui s&rsquo;est passé depuis tout ce temps ?</strong><br>Bonjour Jeanne, évidemment il s’est passé beaucoup de temps depuis ma dernière rencontre avec Afrique in visu. Je suis ravi après tout ce temps, je ne suis pas resté immobile, je travaille, et cela s’explique par des projets photographiques: résidence, exposition dans des festivals et des prix que j’ai pu obtenir durant toute cette période. Et pour citer le plus récent, cela date de quelques jours, j&rsquo;ai été élu photographe de l’année par un jury d’experts du monde de l’art en reconnaissance de mes travaux lors de la première édition des SINGULART awards qui avait pour thème le LIEN HUMAIN.</p>



<p><strong>Tes deux projets phares à l&rsquo;époque s&rsquo;intéressaient aux Sapeurs et au Hip Hop à travers l&rsquo;Afrique. Les poursuis-tu ? Qu&rsquo;en est-il de ces projets (nouvelles images, expos,&#8230;)?</strong><br>Le projet sur la sape a beaucoup évolué, à l’époque je travaillais à Brazzaville dans le fief même des sapeurs ça ne m’a pas empêché d’enchainer la même série : la SAPE « le Rêve d’aller et retour » en France. Avec le concours du programme du Regard de Grand Paris dont j’ai été lauréat de la bourse Atelier Medicis en 2017. D’ailleurs une exposition collective est prévue en juin. Pour ce qui est du projet Hip- hop, qui m’a permis de visiter plusieurs villes d’Afrique, il y a bien longtemps que je ne travaille plus sur ce projet. J’étais satisfait du résultat, après il faut savoir tourner la page. Aujourd’hui, je travaille sur d’autres sujets, par exemple la série <em>Congolaise Dream</em>, avec une robe de mariée qui voyage d’une ville à une autre.</p>



<figure class="wp-block-image size-large is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" src="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/04/AIV-Congolaise-dream-4-1024x683.jpg" alt="" class="wp-image-7831" width="842" height="561" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/04/AIV-Congolaise-dream-4-1024x683.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/04/AIV-Congolaise-dream-4-300x200.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/04/AIV-Congolaise-dream-4-768x512.jpg 768w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/04/AIV-Congolaise-dream-4-1536x1024.jpg 1536w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/04/AIV-Congolaise-dream-4-720x480.jpg 720w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/04/AIV-Congolaise-dream-4-480x320.jpg 480w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/04/AIV-Congolaise-dream-4.jpg 1920w" sizes="(max-width: 842px) 100vw, 842px" /><figcaption>Série <em>Congolaise Dream</em> © Baudouin Mouanda</figcaption></figure>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="683" src="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/04/AIV-Congolaise-dream-3-1024x683.jpg" alt="" class="wp-image-7830" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/04/AIV-Congolaise-dream-3-1024x683.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/04/AIV-Congolaise-dream-3-300x200.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/04/AIV-Congolaise-dream-3-768x512.jpg 768w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/04/AIV-Congolaise-dream-3-1536x1024.jpg 1536w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/04/AIV-Congolaise-dream-3-720x480.jpg 720w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/04/AIV-Congolaise-dream-3-480x320.jpg 480w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/04/AIV-Congolaise-dream-3.jpg 1920w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption>Série <em>Congolaise Dream</em> © Baudouin Mouanda</figcaption></figure>



<p><strong>Tes dernières séries traitent encore davantage de sujets sociaux avec un accent particulier sur l&rsquo;écologie et les ressources naturelles</strong>&#8230;<br>Oui, j’aime bien être proche du quotidien, traiter des sujets de l’environnement qui montrent certaines priorités dans différents secteurs. Par exemple, le sujet sur <em>Les fantômes de corniche</em> parle de l’électricité. Personnellement,  avec cette série, j&rsquo;interroge le public: on y voit des élèves entrain d’étudier dans la rue sous les lampadaires publics ou avec des lampes torches parce qu’il n&rsquo;y a plus d&rsquo;électricité .  Il faut surtout évaluer les conséquences que cela peut provoquer comme la fuite des cerveaux, de certains jeunes après avoir fini leurs études à l’étranger. Et malheureusement quand ils rentrent pour monter une entreprise, cela ne fonctionne pas  sans énergie . Ça ne donne pas l’envie de rester et c&rsquo;est la même situation concernant l’apprivoisement d’eau potable. Comment peut- on vouloir ne pas fuir de ce pays? </p>



<figure class="wp-block-image size-large is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" src="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/04/AIV-Baudouin-MOUANDA_Les-Fantômes-de-Corniches_10-1024x683.jpg" alt="" class="wp-image-7826" width="839" height="559" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/04/AIV-Baudouin-MOUANDA_Les-Fantômes-de-Corniches_10-1024x683.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/04/AIV-Baudouin-MOUANDA_Les-Fantômes-de-Corniches_10-300x200.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/04/AIV-Baudouin-MOUANDA_Les-Fantômes-de-Corniches_10-768x512.jpg 768w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/04/AIV-Baudouin-MOUANDA_Les-Fantômes-de-Corniches_10-1536x1024.jpg 1536w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/04/AIV-Baudouin-MOUANDA_Les-Fantômes-de-Corniches_10-720x480.jpg 720w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/04/AIV-Baudouin-MOUANDA_Les-Fantômes-de-Corniches_10-480x320.jpg 480w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/04/AIV-Baudouin-MOUANDA_Les-Fantômes-de-Corniches_10.jpg 1920w" sizes="(max-width: 839px) 100vw, 839px" /><figcaption>Série <em>Les fantômes de la corniche</em> © Baudouin Mouanda</figcaption></figure>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="683" src="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/04/AIV-MOUANDA_Baudouin_Les-Fantômes-de-corniches_004-1024x683.jpg" alt="" class="wp-image-7828" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/04/AIV-MOUANDA_Baudouin_Les-Fantômes-de-corniches_004-1024x683.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/04/AIV-MOUANDA_Baudouin_Les-Fantômes-de-corniches_004-300x200.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/04/AIV-MOUANDA_Baudouin_Les-Fantômes-de-corniches_004-768x512.jpg 768w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/04/AIV-MOUANDA_Baudouin_Les-Fantômes-de-corniches_004-1536x1024.jpg 1536w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/04/AIV-MOUANDA_Baudouin_Les-Fantômes-de-corniches_004-720x480.jpg 720w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/04/AIV-MOUANDA_Baudouin_Les-Fantômes-de-corniches_004-480x320.jpg 480w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/04/AIV-MOUANDA_Baudouin_Les-Fantômes-de-corniches_004.jpg 1920w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption>Série <em>Les fantômes de la corniche</em> © Baudouin Mouanda</figcaption></figure>



<p><strong>Ta démarche et ta pratique photographique ont-elles évolués depuis toutes ces années&nbsp;? Par exemple, continues -tu toujours le reportage ou te tournes-tu davantage vers la mise en scène&nbsp;?</strong><br>Ma démarche photographique d’auteur à fort caractère narratif revendique une approche documentaire, hautement humaine. Indépendant basé au Congo, je m’intéresse à l’homme dans son milieu. Je réalise des voyages des reportages au cours desquels je documente le quotidien peu conventionnel ou alternatif parfois en lien avec des questions identitaires et leurs représentations. Mon empreinte photographique engagée se situe à mi-chemin entre le photoreportage et la photographie d’auteur. Bien que cette démarche demande beaucoup de temps et d’empathie; j’estime que pour documenter la vie de l’autre, il faut avant tout prendre le temps de le connaître.<br>Les années passent vite et je suis entrain de passer à autre chose, je ne veux pas dire par là tourner la page à la photographie même si je suis derrière un grand projet. Je continue aussi à réaliser des reportages même si ces deux dernières années nous avons tous été freinés par la crise du covid 19. En parlant de démarche,  j&rsquo;ai aussi évolué vers une pratique plus mise en scène. J&rsquo;ai fait poser la population pour questionner le changement climatique et les phénomènes naturels que le monde rencontre pour ma dernière série «&nbsp;Le Ciel de saison&nbsp;».</p>



<p><strong> Peux-tu nous parler de ce projet mais aussi de la manière dont tu le réalise techniquement&nbsp;?</strong><br>La série <em>Ciel de saison</em> est née des intempéries que connaissent ces dernières années l’Afrique, dues au changement climatique. Le Congo, n’étant pas épargné par ces faits, je voulais réaliser un projet pour attirer l’attention dans les quartiers où règne le désarroi, où des familles perdent leur maison lors des érosions dues aux eaux de pluies. Je devais me lever tôt le matin ou parfois la nuit sous la pluie pour documenter leur quotidien.<br>J&rsquo;ai fait ce premier travail de manière documentaire, cela ne suffisait pas… c’était du déjà vu. Et je ai commencé à discuter avec des familles, s’ils pouvaient poser dans le sous-sol avec leur bien qu’ils devraient apporté afin de garder le même décor à l’identique de leur maison, leur commerce, voir même d’un lit d’hôpital , il fallait reconstitué le décor… Au départ c’était compliqué de convaincre, puis avec l’ennui du confinement du Covid, et en leur montrant, les premières images, ils ont adhéré aux projets. Il a fallu de la logistique pour changer les décors , les peintures et cela prenait du temps de passer d’une scène à une autre! </p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="683" src="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/04/AIV-Baudouin-MOUANDA_Ciel-de-saison_13-1024x683.jpg" alt="" class="wp-image-7819" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/04/AIV-Baudouin-MOUANDA_Ciel-de-saison_13-1024x683.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/04/AIV-Baudouin-MOUANDA_Ciel-de-saison_13-300x200.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/04/AIV-Baudouin-MOUANDA_Ciel-de-saison_13-768x512.jpg 768w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/04/AIV-Baudouin-MOUANDA_Ciel-de-saison_13-1536x1024.jpg 1536w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/04/AIV-Baudouin-MOUANDA_Ciel-de-saison_13-720x480.jpg 720w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/04/AIV-Baudouin-MOUANDA_Ciel-de-saison_13-480x320.jpg 480w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/04/AIV-Baudouin-MOUANDA_Ciel-de-saison_13.jpg 1920w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption>Série « Le Ciel de saison » © Baudouin Mouanda</figcaption></figure>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="683" src="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/04/AIV-Baudouin-MOUANDA_Ciel-de-saison_11-1024x683.jpg" alt="" class="wp-image-7818" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/04/AIV-Baudouin-MOUANDA_Ciel-de-saison_11-1024x683.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/04/AIV-Baudouin-MOUANDA_Ciel-de-saison_11-300x200.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/04/AIV-Baudouin-MOUANDA_Ciel-de-saison_11-768x512.jpg 768w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/04/AIV-Baudouin-MOUANDA_Ciel-de-saison_11-1536x1024.jpg 1536w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/04/AIV-Baudouin-MOUANDA_Ciel-de-saison_11-720x480.jpg 720w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/04/AIV-Baudouin-MOUANDA_Ciel-de-saison_11-480x320.jpg 480w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/04/AIV-Baudouin-MOUANDA_Ciel-de-saison_11.jpg 1920w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption>Série « Le Ciel de saison » © Baudouin Mouanda</figcaption></figure>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="683" src="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/04/AIV-Baudouin-MOUANDA_Ciel-de-saison_8-1024x683.jpg" alt="" class="wp-image-7817" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/04/AIV-Baudouin-MOUANDA_Ciel-de-saison_8-1024x683.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/04/AIV-Baudouin-MOUANDA_Ciel-de-saison_8-300x200.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/04/AIV-Baudouin-MOUANDA_Ciel-de-saison_8-768x512.jpg 768w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/04/AIV-Baudouin-MOUANDA_Ciel-de-saison_8-1536x1024.jpg 1536w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/04/AIV-Baudouin-MOUANDA_Ciel-de-saison_8-720x480.jpg 720w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/04/AIV-Baudouin-MOUANDA_Ciel-de-saison_8-480x320.jpg 480w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/04/AIV-Baudouin-MOUANDA_Ciel-de-saison_8.jpg 1920w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption>Série « Le Ciel de saison » © Baudouin Mouanda</figcaption></figure>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="683" src="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/04/AIV-Baudouin-MOUANDA_Ciel-de-saison_7-1024x683.jpg" alt="" class="wp-image-7816" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/04/AIV-Baudouin-MOUANDA_Ciel-de-saison_7-1024x683.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/04/AIV-Baudouin-MOUANDA_Ciel-de-saison_7-300x200.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/04/AIV-Baudouin-MOUANDA_Ciel-de-saison_7-768x512.jpg 768w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/04/AIV-Baudouin-MOUANDA_Ciel-de-saison_7-1536x1024.jpg 1536w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/04/AIV-Baudouin-MOUANDA_Ciel-de-saison_7-720x480.jpg 720w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/04/AIV-Baudouin-MOUANDA_Ciel-de-saison_7-480x320.jpg 480w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/04/AIV-Baudouin-MOUANDA_Ciel-de-saison_7.jpg 1920w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption>Série « Le Ciel de saison » © Baudouin Mouanda</figcaption></figure>



<p><strong>Tu n&rsquo;es plus désormais dans le collectif Génération Elili que tu avais fondé. L&rsquo;idée d&rsquo;un nouveau collectif est elle prévue&nbsp;?</strong><br>Nous étions cinq co-fondateurs. Cela a été une bonne expérience d&rsquo;avoir coordonné le collectif pendant huit bonnes années, mais il y a des moments où il faut savoir passer la main aux autres. J&rsquo;ai démissionné de la coordination . C ’était important pour moi, on ne force pas les choses. J’ai un grand projet dont je parlerai plus tard , il fallait prendre du recul, et y penser calmement pour pouvoir le réaliser.</p>



<p><strong>Continues-tu à enseigner et former des jeunes photographes comme tu le faisais à l&rsquo;époque&nbsp;?</strong><br>Je n’ai pas eu la chance d’avoir des grands frères qui puissent m’accompagner dans la pratique de la photographie en dehors de mon père. A l’époque j’étais encore très jeune et à 13ans, il m’a appris les premières  lignes conductrices:  d’abord en me parlant de lentille convergente, puis en partageant des leçons de physique . Puis  je suis tombé sur son appareil qu’il cachait au fond du tiroir… aujourd’hui, j’ai la chance d’avoir atteint un niveau que je n’avais  pas il y a quelques années. Ça serait égoïste de ma part de ne pas partager mon savoir avec de jeunes photographes qui d’ailleurs qui suivent de très près mes projets. En plus vouloir former les autres permet d’aller faire d’autres recherches que de répéter le même cours, c’est là que je dis photographier, c’est être romancier de l’esprit. Et cela  pousse à faire naitre de nouveaux talents, des nouvelles idées créatives.</p>



<p><strong>Tu es le fondateur de Class pro culture. Peux-tu nous raconter la genèse du projet et Quelle est l’ambition de ce lieu&nbsp;?</strong><br>Vous savez l’histoire d’un pays passe par sa culture, par la reconnaissance de la population à en témoigner, à l’alimenter, à la connaitre. A Brazzaville, en république du Congo, il existe plusieurs domaines culturels pour lesquels le pays a un rayonnement international&nbsp;: la rumba dans la musique, la sapologie dans la mode vestimentaire, la peinture et la photographie dans les arts visuels et le théâtre dans les arts de scène. Tous ces arts méritent d’être mis en valeur, dans le but de développement du capital culturel des Congolais et de favoriser l’émergence de nouveaux talents. En s’inspirant des banlieues en France, à l‘époque où j’étais étudiant car j&rsquo;avais  bénéficié de la bourse d’Egide de l’ambassade France. Il fallait faire un choix, entre la France et le Congo. J’avais un projet qui s‘est développé au fil des années, favoriser l’accès de la culturel des populations vivant en périphérique de Brazzaville afin de promouvoir un mieux vivre ensemble. Je suis content que le projet soit en bonne voie et fier de dynamiser les quartiers périphériques par le billet des rencontres culturelles dont le projet est en cours.</p>



<p><strong>Comment se positionnent les Institutions à Brazzaville et les politiques au sujet de ce projet&nbsp;?</strong><br>Vous savez les institutions ne peuvent pas tout faire, ils attendent aussi de nous qu’on vienne leur faire de proposition. Elles vont nous dire qu&rsquo;elles ont beaucoup de dossier a traiter, que le coût est difficile à identifier et puis quels artistes soutenir &#8230; On les voient rarement sur le terrain. Alors nous nous battons de sorte que nous puissions travailler ensemble. Seul on ne peut pas arriver au terminus.<br>Pour le projet ClassPro-Culture, je préfère attendre que je sois suffisamment avancé pour ne pas être pris pour un aventurier comme certain l’on cru au départ. C&rsquo;est donc une initiative personnelle où je voulais favoriser l’accès à la culture des populations vivant en périphérique de Brazzaville. Aujourd’hui, lorsqu’on qu’on voit les travaux, de ce qui a déjà été fait, on voit le sérieux du projet. Et si tout se passe comme prévu avec la campagne de crowfunding que je viens de lancer, cette collecte de fonds servira à construire la salle qui abritera les ateliers d’ici la rentrée prochaine, j’espère que nos amis suivront l’appel. Voici le lien de la collecte:<a href="https://www.helloasso.com/associations/amor/collectes/classpro-culture" target="_blank" rel="noreferrer noopener"> cliquez ici</a></p>



<p><strong>Comment sera constituée l&rsquo;équipe du lieu&nbsp;? Quel en sera le programme&nbsp;?</strong><br>L’équipe sera constituée des hommes de cultures ayant de bonne connaissance dans le domaine, un coordonnateur de projet, un administrateur, un assistant logistique, un assistant administrative, un gardien, un agent d’entretien. Et une programmation pluridisciplinaire dans le but de produire des événements, expositions et publications. Elle sensibilisera et apportera une médiation par les arts visuels. La structure associe les photographes et artistes à d’autres professionnels de l’art, au niveau national, et régional ou international&nbsp;: galeries, curateurs, conservateurs, éditeurs, historiens d’art, critiques d’art, médias, mécènes.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="768" src="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/04/AIV-20220403_135042-1024x768.jpg" alt="" class="wp-image-7815" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/04/AIV-20220403_135042-1024x768.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/04/AIV-20220403_135042-300x225.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/04/AIV-20220403_135042-768x576.jpg 768w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/04/AIV-20220403_135042-1536x1152.jpg 1536w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/04/AIV-20220403_135042-480x360.jpg 480w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/04/AIV-20220403_135042.jpg 1920w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="768" src="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/04/AIV-20210823_164851-1024x768.jpg" alt="" class="wp-image-7814" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/04/AIV-20210823_164851-1024x768.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/04/AIV-20210823_164851-300x225.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/04/AIV-20210823_164851-768x576.jpg 768w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/04/AIV-20210823_164851-1536x1152.jpg 1536w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/04/AIV-20210823_164851-480x360.jpg 480w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/04/AIV-20210823_164851.jpg 1920w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="768" src="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/04/AIV-Chantier-classPro_Culture1-1024x768.jpg" alt="" class="wp-image-7823" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/04/AIV-Chantier-classPro_Culture1-1024x768.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/04/AIV-Chantier-classPro_Culture1-300x225.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/04/AIV-Chantier-classPro_Culture1-768x576.jpg 768w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/04/AIV-Chantier-classPro_Culture1-1536x1152.jpg 1536w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/04/AIV-Chantier-classPro_Culture1-480x360.jpg 480w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/04/AIV-Chantier-classPro_Culture1.jpg 1920w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<p><strong>Quels sont tes prochains projets personnels en tant que photographe&nbsp;?</strong><br>J’ai plusieurs projets en cours ce mois: je commence avec une résidence aux Rencontres de la jeune photographie internationale à Niort . En mai je suis invité à Mans pour une exposition de ma série Fant<em>ôme de corniche</em>, en juin une exposition de la série<em> SAPE «&nbsp;le rêve d’aller retour&nbsp;</em>» issue du projet du regard du Grand Paris avec les Atelier Medicis. En septembre je suis attendu en Zurich en Suisse au festival OPEN YOUR EYES, dédié aux 17 objectifs du développement durable des Nations Unies. Je dois commencer un nouveau projet de recherche photographique d’ici peu de temps qui portera le regard sur la question de l’eau en Afrique dont le titre du projet est «<em>&nbsp;la Sueur du Robinet&nbsp;</em>».</p>



<p><strong>Et en tant qu&rsquo;acteur culturel&nbsp;?</strong><br>En tant qu’acteur culture, je veux donner une nouvelle façon de voir les choses. En donnant le sourire aux populations vivant en zone urbaine grâce au projet ClassPro qui sera, je l&rsquo;espère,  un magnifique lieu de culture.</p>
<p>L’article <a href="https://www.afriqueinvisu.org/parcours-du-photographe-baudouin-mouanda/">Parcours du photographe Baudouin Mouanda</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.afriqueinvisu.org">Afrique In Visu</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
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		<title>Interview croisée de 4 collectifs de photographes : Yamarouphoto (Mali), Kamera (Cameroun), 220 (Algérie), Koz (Maroc)</title>
		<link>https://www.afriqueinvisu.org/interview-croisee-de-4-collectifs-de-photographes-yamarouphoto-mali-kamera-cameroun-220-algerie-koz-maroc/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Afrique in visu]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 02 Feb 2022 16:24:41 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Éditorial]]></category>
		<category><![CDATA[Interview]]></category>
		<category><![CDATA[Algérie]]></category>
		<category><![CDATA[Biennale Africaine de la photographie]]></category>
		<category><![CDATA[Cameroun]]></category>
		<category><![CDATA[Collectif]]></category>
		<category><![CDATA[collectif 220]]></category>
		<category><![CDATA[kamera]]></category>
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		<category><![CDATA[photographie couleur]]></category>
		<category><![CDATA[Photographie documentaire]]></category>
		<category><![CDATA[Photographie Noir & Blanc]]></category>
		<category><![CDATA[Yamarou]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.afriqueinvisu.org/?p=7703</guid>

					<description><![CDATA[<p>S&#8217;il est indéniable que l&#8217;Afrique a marqué l&#8217;histoire de la photographie de son empreinte, elle semble désormais désireuse d&#8217;en écrire une nouvelle page. Le continent assiste en effet à l&#8217;émergence de plusieurs collectifs de photographes, qui réinventent et redéfinissent chacun les contours de leur pratique, à l&#8217;aune des réalités qu&#8217;ils habitent. Nous avons invité quatre collectifs issus du Mali Yamarouphoto, du Cameroun avec Kamera, de l&#8217;Algérie avec le collectif 220 ou encore du Maroc Koz lors d’une interview et table-ronde. Bonjour, pourriez vous présenter votre collectif et ses objectifs ? YAMAROU : Créé en 2018, l’association Yamarou Photo est un</p>
<p>L’article <a href="https://www.afriqueinvisu.org/interview-croisee-de-4-collectifs-de-photographes-yamarouphoto-mali-kamera-cameroun-220-algerie-koz-maroc/">Interview croisée de 4 collectifs de photographes : Yamarouphoto (Mali), Kamera (Cameroun), 220 (Algérie), Koz (Maroc)</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.afriqueinvisu.org">Afrique In Visu</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>S&rsquo;il est indéniable que l&rsquo;Afrique a marqué l&rsquo;histoire de la photographie de son empreinte, elle semble désormais désireuse d&rsquo;en écrire une nouvelle page. Le continent assiste en effet à l&rsquo;émergence de plusieurs collectifs de photographes, qui réinventent et redéfinissent chacun les contours de leur pratique, à l&rsquo;aune des réalités qu&rsquo;ils habitent. Nous avons invité quatre collectifs issus du Mali Yamarouphoto, du Cameroun avec Kamera, de l&rsquo;Algérie avec le <a href="https://www.collective220.net/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">collectif 220</a> ou encore du Maroc <a href="https://www.kozcollective.com/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Koz </a>lors d’une interview et table-ronde.</p>



<p><strong>Bonjour, pourriez vous présenter votre collectif et ses objectifs ?</strong></p>



<p><strong>YAMAROU :</strong> Créé en 2018, l’association Yamarou Photo est un espace de rencontre, de formation et d’échanges, créé par un groupe de professionnels de la photographie. Elle a pour objectif principal le développement et la professionnalisation du secteur de la photographie au Mali.<br>Elle intervient dans les domaines prioritaires suivants :Séances d’initiation à la technique de prise de vue et formation continue des jeunes artistes photographes ; Masters class professionnels animés par d’éminents artistes photographes africains, occidentaux et de la diaspora ;Expositions monographiques et collectives ;Programme de médiation scolaire visant à inculquer aux jeunes scolaires et collégiens la culture de l’image et de l’art photographique ; Réseautage et marketing culturels.<br>Les objectifs de Yamarou Photo sont :Appuyer la politique de Promotion de la photographie au Mali ;Créer un espace de dialogue entre les jeunes autour de la photographie ; Créer un cadre de rencontre entre les photographes nationaux et internationaux ; Organiser des expositions, des ateliers et des résidences artistiques et aussi encourager la participation des femmes dans le secteur de la photographie.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="683" src="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/02/AIV-1V7A6066-1024x683.jpg" alt="" class="wp-image-7707" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/02/AIV-1V7A6066-1024x683.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/02/AIV-1V7A6066-300x200.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/02/AIV-1V7A6066-768x512.jpg 768w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/02/AIV-1V7A6066-1536x1024.jpg 1536w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/02/AIV-1V7A6066-720x480.jpg 720w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/02/AIV-1V7A6066-480x320.jpg 480w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/02/AIV-1V7A6066.jpg 1920w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption>Yamarou photo</figcaption></figure>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="683" src="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/02/AIV-A99A0103-1024x683.jpg" alt="" class="wp-image-7708" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/02/AIV-A99A0103-1024x683.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/02/AIV-A99A0103-300x200.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/02/AIV-A99A0103-768x512.jpg 768w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/02/AIV-A99A0103-1536x1024.jpg 1536w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/02/AIV-A99A0103-720x480.jpg 720w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/02/AIV-A99A0103-480x320.jpg 480w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/02/AIV-A99A0103.jpg 1920w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption>Yamarou photo</figcaption></figure>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="683" src="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/02/AIV-A99A0490-1024x683.jpg" alt="" class="wp-image-7709" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/02/AIV-A99A0490-1024x683.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/02/AIV-A99A0490-300x200.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/02/AIV-A99A0490-768x512.jpg 768w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/02/AIV-A99A0490-1536x1024.jpg 1536w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/02/AIV-A99A0490-720x480.jpg 720w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/02/AIV-A99A0490-480x320.jpg 480w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/02/AIV-A99A0490.jpg 1920w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption>Yamarou photo</figcaption></figure>



<p><strong>KAMERA :</strong> Le collectif kamera est le premier collectif de photographes Camerounais créer en 2011 par 06 photographes professionnel (Rodrig MBOCK, Landry MBASSI, Emkhal Eyongakpa, Mvondo Walter, Silas Ngantar Aimay Menoba, Romuald Dikoume). Le collectif met en place le projet 4&#215;4 en 2016, le projet 4&#215;4 naît de la volonté de contribuer au développement de la photographie au Cameroun, plus précisément dans le domaine de la jeune création visuelle. En effet, compte tenue du manque de formation et du manque de proposition dans le champs artistique photographique, les photographes Camerounais sont souvent absents aux différents festivals photo en Afrique. Le Collectif Kamera et le Studio Globule se sont mobilisés depuis 2016 pour imaginer une forme alternative de formation en photographie par les ateliers.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="682" src="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/02/75339478_945092719205235_4721591298069364736_n-1024x682.jpg" alt="" class="wp-image-7712" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/02/75339478_945092719205235_4721591298069364736_n-1024x682.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/02/75339478_945092719205235_4721591298069364736_n-300x200.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/02/75339478_945092719205235_4721591298069364736_n-768x512.jpg 768w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/02/75339478_945092719205235_4721591298069364736_n-1536x1024.jpg 1536w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/02/75339478_945092719205235_4721591298069364736_n-720x480.jpg 720w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/02/75339478_945092719205235_4721591298069364736_n-480x320.jpg 480w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/02/75339478_945092719205235_4721591298069364736_n.jpg 1772w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption>Collectif Kamera</figcaption></figure>



<figure class="wp-block-image size-large is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" src="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/02/52974064_774065736307935_4815359775694913536_n-1024x683.jpg" alt="" class="wp-image-7711" width="840" height="560" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/02/52974064_774065736307935_4815359775694913536_n-1024x683.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/02/52974064_774065736307935_4815359775694913536_n-300x200.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/02/52974064_774065736307935_4815359775694913536_n-768x512.jpg 768w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/02/52974064_774065736307935_4815359775694913536_n-1536x1024.jpg 1536w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/02/52974064_774065736307935_4815359775694913536_n-720x480.jpg 720w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/02/52974064_774065736307935_4815359775694913536_n-480x320.jpg 480w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/02/52974064_774065736307935_4815359775694913536_n.jpg 2048w" sizes="(max-width: 840px) 100vw, 840px" /><figcaption>Collectif Kamera</figcaption></figure>



<p></p>



<p><strong>220 : </strong>Le Collective 220 est né en 2015, dans la chambre 220 de l’hôtel Albert Ier à Alger. Au départ, il s’agissait d’un groupe de photographes qui participait au Festival national de la photographie (FesPA). Ce nom est un hommage à cette rencontre impromptue et aux rencontres qui en ont découlé.<br>L&rsquo;envie de créer ce groupe était principalement due à notre besoin d’un espace d&rsquo;échange, de réflexion et de travail dans un environnement qui manquait alors de ce type d&rsquo;expériences collectives. Nos approches et nos langages visuels varient mais nous partageons le même désir de raconter nos histoires, de photographier nos réalités de manière personnelle et subjective. Nous avons envie de raconter l’Algérie contemporaine autrement, mais nos territoires de prise de vue ne se limitent pas à ce pays : plusieurs de nos membres ont des projets en France, en Jordanie, au Maroc ou en Tunisie…<br>Le nombre de photographes du collectif a évolué au fil des années, certains des membres ne sont plus des membres actifs du collectif, mais sont toujours présents par leurs conseils ou leur participation à certains projets<br>Aujourd’hui, le collectif compte dix personnes, dont cinq qui l&rsquo;ont rejoint cet été : Ramzy Bensaadi, Houari Bouchenak, Célia Bougdal, Soufian Chemcham, Bilel Madi, Youcef Krache, Cléa Rekhou, Fethi Sahraoui, Abdo Shanan et Lynn S.K..</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="683" src="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/02/AIV-Clea-Rekhou-1024x683.jpg" alt="" class="wp-image-7714" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/02/AIV-Clea-Rekhou-1024x683.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/02/AIV-Clea-Rekhou-300x200.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/02/AIV-Clea-Rekhou-768x512.jpg 768w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/02/AIV-Clea-Rekhou-1536x1025.jpg 1536w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/02/AIV-Clea-Rekhou-720x480.jpg 720w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/02/AIV-Clea-Rekhou-480x320.jpg 480w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/02/AIV-Clea-Rekhou.jpg 1920w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption>« I could have killed her […] if only you knew how much I regret. Alcohol drained me into this ». He is today released from the centre but continues to attend a program to fight against his alcohol addiction. His ex-partner has recently expressed the wish to get back in touch and to progressively rebuild a life together.<br>© Clea Rekhou / collectif 220</figcaption></figure>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="768" src="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/02/AIV-Soufian-Chemcham-1024x768.jpg" alt="" class="wp-image-7716" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/02/AIV-Soufian-Chemcham-1024x768.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/02/AIV-Soufian-Chemcham-300x225.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/02/AIV-Soufian-Chemcham-768x576.jpg 768w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/02/AIV-Soufian-Chemcham-1536x1152.jpg 1536w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/02/AIV-Soufian-Chemcham-480x360.jpg 480w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/02/AIV-Soufian-Chemcham.jpg 1920w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption>© Soufian Chemcham / Collectif 220</figcaption></figure>



<p><strong>KOZ :</strong> Le collectif KOZ est né en été 2020 et est la fusion de plusieurs discussions entre <strong>M’hammed Kilito</strong>, <strong>Imane Djamil</strong>, <strong>Seif Kousmate</strong> et <strong>Yasmine Hatimi</strong>. Il vient d’un désir profond de collaboration et de mutualisation des savoirs pour contrer le travail solitaire que peut être celui du photographe d’une part, et d’une envie de créer des dialogues autour de l’industrie photographique dans un pays où les pratiques, autant que les “législations” restent fragiles. Au sein de KOZ, nous cherchons à nous professionnaliser davantage individuellement grâce à l’aide des autres, et à partager nos expériences (au sens très large du terme) avec des gens curieux du métier ou souhaitant en savoir plus sur les pratiques photographiques.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="683" src="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/02/Série-80-Miles-to-Atlantis_Imane-Djamil1-1024x683.jpg" alt="" class="wp-image-7718" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/02/Série-80-Miles-to-Atlantis_Imane-Djamil1-1024x683.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/02/Série-80-Miles-to-Atlantis_Imane-Djamil1-300x200.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/02/Série-80-Miles-to-Atlantis_Imane-Djamil1-768x512.jpg 768w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/02/Série-80-Miles-to-Atlantis_Imane-Djamil1-1536x1024.jpg 1536w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/02/Série-80-Miles-to-Atlantis_Imane-Djamil1-2048x1365.jpg 2048w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/02/Série-80-Miles-to-Atlantis_Imane-Djamil1-720x480.jpg 720w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/02/Série-80-Miles-to-Atlantis_Imane-Djamil1-480x320.jpg 480w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption>The pool II, 2020 From series 80 Miles to Atlantis © Imane Djamil</figcaption></figure>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="767" src="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/02/AIV-Série-Away-from-the-Dreamland_Seif-Kousmate-1024x767.jpg" alt="" class="wp-image-7717" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/02/AIV-Série-Away-from-the-Dreamland_Seif-Kousmate-1024x767.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/02/AIV-Série-Away-from-the-Dreamland_Seif-Kousmate-300x225.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/02/AIV-Série-Away-from-the-Dreamland_Seif-Kousmate-768x575.jpg 768w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/02/AIV-Série-Away-from-the-Dreamland_Seif-Kousmate-1536x1150.jpg 1536w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/02/AIV-Série-Away-from-the-Dreamland_Seif-Kousmate-480x360.jpg 480w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/02/AIV-Série-Away-from-the-Dreamland_Seif-Kousmate.jpg 1920w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption>Portrait of Oumarou and a handdrawn map of his journey to the European border . Casablanaca 15/05/2019. Oumarou SIDIBE, 29, Malian living in the Ivory Coast. Oumarou used to sell mobile phones and credit top-ups on a street shop near Abidjan, Ivory Coast. In 2014, he gathered his savings and put his younger brother in charge of the shop to attempt a move to Europe. His goal was to give his family better living conditions than his current work allowed him to. Oumarou first spent time in Algeria, where he worked on farms to earn money, before traveling to Tangier and trying to reach Europe for six months. In November 2015, he moved to Gourougou, where he spent three years trying to reach Melilla &#8211; to no avail. Needing money, Oumarou moved to Rabat to earn enough to head back to Gourougou for more attempts. Early in 2019, his mother called him and asked him to come home. She believed God would have helped him reach Europe had it been meant to be. Oumarou thus signed up for voluntary repatriation through the IOM but tried crossing the border until July 31, the day before he was scheduled to fly back to Mali. He is now back in Abidjan in the Ivory Coast and has taken up his store again. He said that he might try to join Europe again.<br>Série from the dreamland © Seif Kousmate</figcaption></figure>



<p><strong>Qu&rsquo;apporte le collectif à la pratique photographique en Afrique ?</strong></p>



<p><strong>YAMAROU : </strong>Le Collectif Yamarou Photo, de sa création à nos jours, à apporter beaucoup d’innovations à la photographie au Mali et en Afrique.<br>D’abord sur le plan de l’initiation des jeunes de 16 à 25 ans à la technique de prise de vue photographique, Yamarou Photo a dédié un programme d’activités à ce volet. De 2018 à 2021, plus de cent cinquante jeunes ont été initiés à la prise de vue et certains parmi eux ont commencé à amorcer une carrière artistique avec nous.<br>Pour élargir la base du vivier photographique, nous avons développé une grande médiation autour de la communauté scolaire et collégienne, qui reçoit chaque année une séance d’intermédiation ponctuée par des formations et des expositions photos dans les écoles.<br>Exemple : cette année, une exposition, intitulée « Sur le mur » a été organisée dans plus de 10 écoles à Bamako, au mois de juin 2021.<br>Le crédo de notre Collectif est la formation continue et le renforcement des capacités des photographes aux techniques de l’art photographique.<br>Nous dispensons cette formation à nos photographes et aussi aux photographes des autres associations et collectifs de photographes. Le but de ces formations est d’outiller les photographes dans les techniques professionnelles et artistiques.<br>Aussi, nous organisation des Master class à l’endroit de nos photographes (cette année, nous en avons organisé 4 qui ont été animés par des artistes maliens et étrangers, notamment Fatoumata Coulibaly dite FC, artiste et réalisatrice de cinéma, membre du jury de FESPACO ; Ludovic Faidaro, photographe Belge, etc.).<br>Yamarou Photo apporte son expérience et son savoir-faire dans la formation en photographie, dans la création artistique, le management culturel en Afrique et le réseautage. Le Directeur Artistique de Yamarou, Monsieur Seydou CAMARA a participé courant Mai 2021 à un Master class en Guinée Conakry en prélude au festval « les 72 heures du livre ». <br>Notre collectif fait du CLPIA qui est le réseau des centres de formation en photographie en Afrique. Le collectif reçoit des photographes africains venus échanger ou participer à un Master class organisé par Yamarou Photo. Yamarou Photo fait partie des initiateurs de la création de l’inter biennale photographique du Mali, qui est une grande rencontre de photographes maliens et africains, organisée chaque temps creux des Rencontres de Bamako.</p>



<p><strong>KAMERA : </strong>Le collectif cherche avant tout à renforcer les capacités des jeunes photographes par des ateliers théoriques et pratiques. Le collectif a créé une communauté de photographes au Cameroun, cela a permis à ceux ci de se rapprocher des anciens pour bénéficier de leurs conseils, nous encourageons les photographes artistes à participer aux différents festivals en Afrique. Les jeunes photographes étant parmi les populations les plus précaires dans les villes Africaines, le collectif essaye de préparer les photographes à l’entrepreneuriat en essayant de mieux les organiser.</p>



<p><strong>220 : </strong>Le constat de l’invisibilité de la photographie dans le champ culturel national nous a confrontés à l’obligation de combler ce vide, notamment en multipliant l’accès à la photographie par le biais de différents canaux : ateliers, expositions, festivals, publications, rencontres, débats, projets d’édition… L’ambition du collectif est aussi celle de créer une banque d’images qui servira de repère visuel mais qui sera aussi une source d’archives, un vecteur par lequel une histoire contemporaine de la photographie algérienne pourra être élaborée.<br>Et bien sûr il est important pour nous de nous inscrire dans le continent africain, dans les échanges qu’on fait avec les pays voisins, par le biais d’expositions, de rencontres, que ce soit à Bamako, Tunis ou Casablanca… Mais nous pensons aussi que ce n’est pas assez : on a toutes et tous (collectifs, institutions, individus…) un travail à faire en ce sens afin de développer des liens entre tous les pays du continent africain. Des choses ont bougé mais nous pouvons encore contribuer à développer ces collaborations.</p>



<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="768" height="1024" src="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/02/AIV-Celia-Bougdal-768x1024.jpg" alt="" class="wp-image-7729" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/02/AIV-Celia-Bougdal-768x1024.jpg 768w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/02/AIV-Celia-Bougdal-225x300.jpg 225w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/02/AIV-Celia-Bougdal-1152x1536.jpg 1152w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/02/AIV-Celia-Bougdal-1536x2048.jpg 1536w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/02/AIV-Celia-Bougdal-480x640.jpg 480w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/02/AIV-Celia-Bougdal.jpg 1920w" sizes="(max-width: 768px) 100vw, 768px" /><figcaption>© Celia Bougdal</figcaption></figure></div>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="685" src="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/02/AIV-Houari-Bouchenak-1-1024x685.jpg" alt="" class="wp-image-7715" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/02/AIV-Houari-Bouchenak-1-1024x685.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/02/AIV-Houari-Bouchenak-1-300x201.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/02/AIV-Houari-Bouchenak-1-768x514.jpg 768w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/02/AIV-Houari-Bouchenak-1-1536x1028.jpg 1536w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/02/AIV-Houari-Bouchenak-1-480x321.jpg 480w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/02/AIV-Houari-Bouchenak-1.jpg 1920w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption>© Houari Bouchenak</figcaption></figure>



<p><strong>KOZ : </strong>Depuis que nous avons débuté cette aventure ensemble, nous nous sommes rendus compte que le collectif nous apportait d’abord à nous en tant que photographes. En renforçant, grâce aux outils apportés par les autres, notre discipline, nous avons pu bénéficier de bourses, prix etc, ce qui nous a permis d’avoir les fonds et le temps nécessaires pour raconter des histoires documentaires et visibiliser d’une part certains récits, de l’autre la scène photographique marocaine, auprès d’audiences de proximité, mais aussi celles des réseaux de distribution étrangers que nous aurions eu plus de peine à aborder sans cette mutualisation (notamment les grands festivals de photographie en Afrique, Europe…). Cette organisation plutôt fructueuse répond d’abord à une question à laquelle beaucoup de nos collègues en Afrique sont confrontés: celle de l’impossibilité de collaborer dans nos pays. Nous entendons souvent qu’il n’est ni simple ni bon de s’associer, tous domaines confondus, mais les collectifs présents lors de cette journée à l’Institut pour la photo prouve que non seulement il est possible de le faire, mais que le collectif est peut-être l’une des seules façons d’envisager une vision sur le long terme et d’être dans une logique de développement à tous les niveaux. A partir de cette discipline de travail qu’on a établie, il nous a été possible de faire un travail auprès d’autres photographes qui débutent leur aventure, d’être de bon conseil, d’accompagner une série photographique en abordant les différentes étapes de l’écriture d’un projet etc…<br>Nous souhaitons aussi ajouter qu’en Afrique, les métiers des industries créatives peinent à être reconnus, à la fois dans l’aspect juridique, professionnel, mais aussi dans le regard que la société porte sur les artistes. C’est par le biais de la solidarité entre les professionnels de ces métiers là, qui imposent leur vision, leur méthodologie, et leur devis hahaha, qu’on pourra, par respect au métier de photographe, le faire reconnaître et diffuser ses réalités et mécanismes de fonctionnement pour que d’autres puissent prendre conscience qu’il est un métier comme les autres. Et nous avons indéniablement besoin de plus de visual storytellers au Maroc!</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="740" src="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/02/AIV-Série-Amarcord_Yasmine-Hatimi-1-1024x740.jpg" alt="" class="wp-image-7727" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/02/AIV-Série-Amarcord_Yasmine-Hatimi-1-1024x740.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/02/AIV-Série-Amarcord_Yasmine-Hatimi-1-300x217.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/02/AIV-Série-Amarcord_Yasmine-Hatimi-1-768x555.jpg 768w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/02/AIV-Série-Amarcord_Yasmine-Hatimi-1-1536x1110.jpg 1536w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/02/AIV-Série-Amarcord_Yasmine-Hatimi-1-480x347.jpg 480w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/02/AIV-Série-Amarcord_Yasmine-Hatimi-1.jpg 1920w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption>Série Amarcord © Yasmine Hatimi</figcaption></figure>



<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="683" height="1024" src="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/02/AIV-Série-Among-you_Mhammed-Kilito-1-683x1024.jpg" alt="" class="wp-image-7728" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/02/AIV-Série-Among-you_Mhammed-Kilito-1-683x1024.jpg 683w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/02/AIV-Série-Among-you_Mhammed-Kilito-1-200x300.jpg 200w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/02/AIV-Série-Among-you_Mhammed-Kilito-1-768x1152.jpg 768w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/02/AIV-Série-Among-you_Mhammed-Kilito-1-1024x1536.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/02/AIV-Série-Among-you_Mhammed-Kilito-1-1365x2048.jpg 1365w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/02/AIV-Série-Among-you_Mhammed-Kilito-1-480x720.jpg 480w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/02/AIV-Série-Among-you_Mhammed-Kilito-1-scaled.jpg 1707w" sizes="(max-width: 683px) 100vw, 683px" /><figcaption>Série Among you © M&rsquo;hammed Kilito</figcaption></figure></div>



<p><strong>A quels besoins répond cette organisation en collectif ?</strong></p>



<p><strong>KAMERA :</strong> Le collectif met le photographe au centre de ses préoccupations. Nous contribuons à son épanouissement au sein de la grande communauté, mais aussi au renforcement de ses capacités techniques. Le matériel étant au centre de la pratique de la photographie, nous avons depuis deux ans imaginer une plate-forme destinée à la vente de matériel photo d’occasion à petit prix pour notre communauté.</p>



<p><strong>220 : </strong>Cela répondait à un besoin de structuration du travail. Tous les 220 le disent, travailler en groupe, en collectif, c&rsquo;est une force. C&rsquo;est pouvoir s’entraider, partager des avis, s&rsquo;accompagner les un.es les autres sur des questions d&rsquo;editing, de participations à des appels à projet… Cela se fait de façon assez fluide, c’est comme si chaque photographe pouvait être l’éditeur photo d’un autre membre du collectif.<br>Cela permet aussi une meilleure visibilité pour l&rsquo;ensemble des photographes mais également pour la photographie algérienne en général, à l’échelle nationale et internationale.</p>



<p><strong>KOZ :</strong> Le collectif, c’est la mutualisation des savoirs pour que nous puissions chacun aller plus loin. C’est aussi la force du groupe face à des clients, galeristes, média etc… parfois eux-mêmes ignorants de certaines réalités, et parfois conscients mais de mauvaise foi. C’est le désir profond de créer une plateforme solide pour accompagner des projets par des workshops, mais aussi du one to one, du mentoring. C’est pouvoir envisager de nouvelles façons de diffuser, d’exposer, de donner à voir des histoires singulières. Et pour finir, c’est aussi de reprendre le droit sur son histoire collective, sur la mémoire d’une ville, région, pays et ensuite continent qui a souvent été écrite par des “explorateurs”, historiens, académiciens et qui doit être complétée dans certains cas, ou remise en question dans d’autres.</p>



<p><strong>Quelles sont les difficultés / les défis que vous rencontrez ?</strong></p>



<p><strong>YAMAROU :</strong> Les difficultés de notre collectif sont surtout financières. Les défis de Yamarou Photo sont entre autres; Rehausser le niveau technique de la photographie malienne à celui de la norme africaine par la formation, les Masters class, etc&#8230; ; Contribuer à consolider la place de Bamako comme capitale de la photographie africaine.</p>



<p><strong>KAMERA :</strong> Les difficultés du collectif sont liées à la logistique (local), au manque de matériel et surtout au manque de financement qui empêche l’ accomplissement de nos activités. L’un des gros défis que nous rencontrons est celui de permettre au photographe de vivre de son art. Comment la formation peut aider les stagiaires à créer des activités génératrices de revenus, à créer leurs entreprises, et leurs studios photo.</p>



<p><strong>220 : </strong>Le collectif est justement né de ces difficultés/défis, comme celle de photographier dans l’espace public en Algérie. Ce ne sont pas des difficultés propres au collectif mais à la pratique photographique et le fait d’être un groupe nous aide là-dessus et nous motive à avancer. Une difficulté qui revient, c’est le fait que nous n’avons pas de statut (et nous tenons à notre indépendance) et il y a donc certains appels à projets pour lesquels nous ne pouvons pas postuler.</p>



<p><strong>Le collectif contribue-t-il à construire une iconographie nouvelle du continent ?</strong></p>



<p><strong>YAMAROU :</strong> Oui, le collectif contribue à construire une image de la photographie plus juste en Afrique, dans la mesure où toutes les créations de Yamarou Photo sont autocentrées sur la création contemporaine africaine. Nous voulons que, à travers tous ceux que nous produisons comme œuvres artistiques, soient le reflet des réalités sociales et culturelles de l’Afrique.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="682" src="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/02/AIV-DJI_0137©Abdoul_K_Diallo-1024x682.jpg" alt="" class="wp-image-7725" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/02/AIV-DJI_0137©Abdoul_K_Diallo-1024x682.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/02/AIV-DJI_0137©Abdoul_K_Diallo-300x200.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/02/AIV-DJI_0137©Abdoul_K_Diallo-768x512.jpg 768w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/02/AIV-DJI_0137©Abdoul_K_Diallo-1536x1023.jpg 1536w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/02/AIV-DJI_0137©Abdoul_K_Diallo-720x480.jpg 720w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/02/AIV-DJI_0137©Abdoul_K_Diallo-480x320.jpg 480w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/02/AIV-DJI_0137©Abdoul_K_Diallo.jpg 1920w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption>Yamarou photo</figcaption></figure>



<p><strong>KAMERA : </strong>Nous sommes convaincus et nous le vivons déjà. La photographie africaine est en train de se reconstruire. Mais cette reconstruction ne pourra se faire que par les Africains eux même, les festivals ne répondent pas toujours aux réalités du vécu des photographes en Afrique car ces festivals sont pour la majorité inspirés des festivals européens. Nous essayons avant tout de permettre aux photographes de travailler dans leurs environnements et sur les thématiques quotidiennes, en étant les témoins de leur époque, car une des missions de nos photographes est l’archivage.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="683" src="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/02/239561322_1469387426775759_7778261748334083145_n-1-1024x683.jpg" alt="" class="wp-image-7726" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/02/239561322_1469387426775759_7778261748334083145_n-1-1024x683.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/02/239561322_1469387426775759_7778261748334083145_n-1-300x200.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/02/239561322_1469387426775759_7778261748334083145_n-1-768x512.jpg 768w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/02/239561322_1469387426775759_7778261748334083145_n-1-1536x1025.jpg 1536w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/02/239561322_1469387426775759_7778261748334083145_n-1-720x480.jpg 720w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/02/239561322_1469387426775759_7778261748334083145_n-1-480x320.jpg 480w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/02/239561322_1469387426775759_7778261748334083145_n-1.jpg 2000w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<p><strong>220 : </strong>Ce qui est certain c’est que dès le début, il y avait une volonté d&rsquo;en découdre avec les stéréotypes orientalistes ou post-coloniaux et la façon dont l’Algérie est parfois montrée à l’étranger, avec des images réalisées par des photographes ou peintres occidentaux dans des conditions parfois très ambiguës. En ce sens, nous travaillons toutes et tous sur des projets documentaires exigeants et sur le temps long. C’était (et c’est toujours) une nécessité pour les photographes du collectif de proposer leurs propres regards, des visions de l&rsquo;Algérie vue de l&rsquo;intérieur. Et puis, il y avait aussi la volonté d&rsquo;en découdre avec la façon dont la photographie d&rsquo;auteur était traitée en Algérie. C’est donc une résistance à la fois locale et internationale.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="683" src="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/02/AIV-youcef-krache-antidote-1024x683.jpg" alt="" class="wp-image-7724" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/02/AIV-youcef-krache-antidote-1024x683.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/02/AIV-youcef-krache-antidote-300x200.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/02/AIV-youcef-krache-antidote-768x512.jpg 768w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/02/AIV-youcef-krache-antidote-1536x1024.jpg 1536w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/02/AIV-youcef-krache-antidote-720x480.jpg 720w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/02/AIV-youcef-krache-antidote-480x320.jpg 480w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/02/AIV-youcef-krache-antidote.jpg 1920w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption>© Youcef Krache</figcaption></figure>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="684" src="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/02/AIV-LynnSK-1024x684.jpg" alt="" class="wp-image-7723" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/02/AIV-LynnSK-1024x684.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/02/AIV-LynnSK-300x200.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/02/AIV-LynnSK-768x513.jpg 768w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/02/AIV-LynnSK-1536x1026.jpg 1536w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/02/AIV-LynnSK-720x480.jpg 720w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/02/AIV-LynnSK-480x321.jpg 480w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/02/AIV-LynnSK.jpg 1920w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption>© Lynn SK</figcaption></figure>



<p><strong>KOZ : </strong>Sans aucun doute, et ceci en alliant la qualité à la quantité. Le collectif pallie au manque de formation qui existe dans nos pays. Nous avons tous beaucoup appris les uns des autres et continuons jour après jour à le faire (à la fois au sein de KOZ mais aussi d’autres collectifs). Maintenant, les acquis doivent être partagés pour que d’autres puissent construire leur vision photographique. Nous insistons sur la quantité car au sein d’un même espace, il existe différentes cultures, différents vécus et points de vue, et qui d’autres que ses acteurs, s’ils sont en plus en quête de professionnalisation photographique, pour mieux nous plonger dans ses micro-mémoires qui, tissées, construisent une mémoire collective qui répond à ce qu’on a beaucoup trop souvent donné à voir du continent?</p>



<p><strong>Vos projets en 2021/ 2022 ?</strong></p>



<p><strong>YAMAROU : </strong>Nos projets dans le futur sont : La création d’un grand centre international de photographie au Mali et la mise en place et le développement d’un réseau international de professionnels de la photographie (commissaires d’expos, galeristes, mécènes, photographes, etc.).</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="683" src="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/02/AIV-IMG_3944-1024x683.jpg" alt="" class="wp-image-7721" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/02/AIV-IMG_3944-1024x683.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/02/AIV-IMG_3944-300x200.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/02/AIV-IMG_3944-768x512.jpg 768w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/02/AIV-IMG_3944-1536x1024.jpg 1536w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/02/AIV-IMG_3944-720x480.jpg 720w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/02/AIV-IMG_3944-480x320.jpg 480w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/02/AIV-IMG_3944.jpg 1920w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption>Collectif Yamarou</figcaption></figure>



<p><strong>KAMERA : </strong>En 2021 nous avons organisé une grande exposition collective. Notre défi en 2022 est de sortir des salles d’expositions car notre constat est que l’Afrique vit dehors. tout se passe à l&rsquo;extérieur, nous souhaitons aller à la rencontre des communauté pour leur faire connaître et les sensibiliser au travers de la photographie.</p>



<p><strong>220 :</strong> Nous sommes sur pas mal de fronts en même temps. Tous les membres sont sur des projets de séries, d’expositions ou d’éditions, parfois au sein du collectif et parfois à titre individuel. Nous avons un projet commun avec le collectif Koz, qui va se poursuivre tout le long de l’année 2022. C’est un projet dans lequel nous avons envie de travailler sur les représentations et préjugés que chaque peuple se fait de l’autre… Grand sujet !<br>Nous allons également reprendre certains projets ralentis par la situation sanitaire, comme un roadtrip en Algérie avec plusieurs des photographes du collectif, ou encore la première édition des Rencontres photographiques de Mascara. <br>Il y a aura également une exposition collective cette année en Algérie, avant tout pour le public algérien, mais que nous rendrons visibles par ailleurs sur les réseaux sociaux.<br>En 2022, le Collectif fêtera ses 7 ans et ce qui nous anime c’est toujours de faire bouger les lignes et d’avancer ensemble.</p>



<p><strong>KOZ : </strong>En tant que collectif, nous avons un projet avec nos amis de 220 qui se construira petit à petit tout au long de l’année 2022. Nous ne pouvons pas en dire plus, but we’re definitely cooking something. Nous avons également pas mal de workshops prévus et accompagnons d’autres photographes plus jeunes dans leur pratique. Nous réfléchissons beaucoup à ce que pourraient aux business plans que nous pourrions adopter étant donné la déception qui a suivi nos collaborations avec les circuits de distribution nationaux. Et nous avons quelques autres projets sur lesquels nous préférons ne pas communiquer pour le moment.<br>Individuellement, chaque photographe continue, à l’aide de bourses notamment (…..) à travailler sur des séries déjà entamées.</p>



<p><strong>Pour approfondir cette interview, revenez sur la table-ronde <em>Les Collectifs de photographes en Afrique: 4 exemples.</em> L’Institut pour la photographie invite Afrique in visu pour une journée de rencontres autour des collectifs de photographes du continent africain avec Imane Djamil, Lynn S.K, Seydou Camara et Rodrigue Mbock. Introduction par Alice Rougeulle (Institut pour la photographie) et Houda Outarahout (modératrice de la journée, journaliste, photographe et documentariste)</strong><br><a href="https://www.youtube.com/watch?v=iI_8oM9Ppvs" target="_blank" rel="noreferrer noopener">https://www.youtube.com/watch?v=iI_8oM9Ppvs</a></p>
<p>L’article <a href="https://www.afriqueinvisu.org/interview-croisee-de-4-collectifs-de-photographes-yamarouphoto-mali-kamera-cameroun-220-algerie-koz-maroc/">Interview croisée de 4 collectifs de photographes : Yamarouphoto (Mali), Kamera (Cameroun), 220 (Algérie), Koz (Maroc)</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.afriqueinvisu.org">Afrique In Visu</a>.</p>
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		<title>Fragments de nous-mêmes &#8211; Interview d&#8217;Hana Gamal</title>
		<link>https://www.afriqueinvisu.org/fragments-de-nous-memes-interview-dhana-gamal/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Afrique in visu]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 19 Jan 2022 08:32:10 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Éditorial]]></category>
		<category><![CDATA[Interview]]></category>
		<category><![CDATA[Egypte]]></category>
		<category><![CDATA[Hana Gamal]]></category>
		<category><![CDATA[Le Caire]]></category>
		<category><![CDATA[photographie argentique]]></category>
		<category><![CDATA[photographie couleur]]></category>
		<category><![CDATA[Photographie documentaire]]></category>
		<category><![CDATA[Photographie Noir & Blanc]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>A la mi novembre 2021, dans le cadre des Rencontres de l’échelle à Marseille, nous avons pu découvrir l’exposition “Mon ami n’est pas d’ici” sous le commissariat de Bruno Boudjelal. Après une escale à l’Institut du Monde Arabe de Tourcoing, elle vient de poser ses valises pour plusieurs mois à la Friche La Belle de Mai. Après une première interview avec Salih Bacheer autour de sa série exposée The Home Seekers, nous avons invité Hana Gamal, artiste visuelle égyptienne. Elle nous raconte son parcours, ses futurs projets et revient sur sa série exposée « Fragments de nous-mêmes ». Chère Hana, pouvez-vous vous</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>A la mi novembre 2021, dans le cadre des <a href="https://www.lesrencontresalechelle.com/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Rencontres de l’échelle</a> à Marseille, nous avons pu découvrir l’exposition <em>“Mon ami n’est pas d’ici”</em> sous le commissariat de <a href="https://agencevu.com/photographe/bruno-boudjelal/" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><strong>Bruno Boudjelal</strong>.</a> Après une escale à l’<a href="https://ima-tourcoing.fr/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Institut du Monde Arabe de Tourcoing</a>, elle vient de poser ses valises pour plusieurs mois à la <a href="https://www.lafriche.org/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Friche La Belle de Mai</a>. Après une <a href="https://www.afriqueinvisu.org/the-home-seekers/">première interview avec <strong>Salih Bacheer</strong> </a>autour de sa série exposée <em>The Home Seekers</em>, nous avons invité <strong><a href="https://www.hanagamal.com/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Hana Gamal</a></strong>, artiste visuelle égyptienne. Elle nous raconte son parcours, ses futurs projets et revient sur sa série exposée <em>« Fragments de nous-mêmes »</em>.</p>



<p><strong>Chère Hana, pouvez-vous vous présenter et nous dire comment vous avez commencé la photographie ?</strong><br>Je m&rsquo;appelle Hana Gamal, je suis une artiste visuelle égyptienne, née et élevée au Caire. Je dirais que c&rsquo;est une expérience unique qui m&rsquo;a mené là où je suis. C&rsquo;est la révolution qui a déclenché ma passion pour la photographie. À l&rsquo;époque, j&rsquo;étais encore étudiante à l&rsquo;université (double spécialisation en communication de masse et arts médiatiques et en psychologie). La révolution a eu lieu. Et j&rsquo;ai senti que quelque chose de beau et d&rsquo;étrange se passait, c&rsquo;était un sentiment indescriptible que seuls ceux qui étaient là pouvaient comprendre et ressentir. J&rsquo;ai eu l&rsquo;impression d&rsquo;être la témoin d&rsquo;une histoire qui se déroulait sous mes yeux et j&rsquo;ai voulu garder ce souvenir avec moi pour toujours, alors j&rsquo;ai spontanément sorti mon téléphone et commencé à prendre des photos. Et je n&rsquo;ai jamais arrêté depuis. Je dois aussi dire que cela m&rsquo;a aidé à me comprendre et à me redécouvrir, moi et mon pays, et m&rsquo;a rapproché de la rue et de mes concitoyens. Depuis lors, la photographie est rapidement devenue ma passion. Lorsque je me sentais déprimée, descendre dans la rue et commencer à prendre des photos qui pourraient dépeindre ce que je ressentais et c&rsquo;était et c&rsquo;est toujours très thérapeutique pour moi. C&rsquo;est pourquoi je suis en quelque sorte émotionnellement attachée à la photographie. Je ne m&rsquo;imaginerais vraiment pas vivre sans elle.De plus, à cette époque, tous mes projets avaient changé, passant de la volonté de faire carrière dans la psychologie et l&rsquo;art-thérapie à celle de devenir photographe. J&rsquo;ai alors suivi de nombreux cours de photographie à l&rsquo;université pour en apprendre davantage sur son histoire et son aspect technique. Mais je peux dire que j&rsquo;ai vraiment trouvé ma voix après avoir obtenu mon diplôme. Lorsque j&rsquo;étais perdue dans le monde et que je ne savais pas si je devais prendre des photos, j&rsquo;ai trouvé ma voie, la bonne décision en passant par des phases de frustrations, d&rsquo;échecs et de pertes. Tant de gens autour de moi me disaient d&rsquo;abandonner la photographie ou de la garder comme un hobby à côté et de trouver un emploi stable de 9 à 5 ; mais les voix dans ma tête étaient beaucoup plus fortes que les leurs, quelque chose en moi me disait de continuer. De continuer. De ne pas abandonner. J&rsquo;ai écouté mon cœur et j&rsquo;ai continué à photographier, à apprendre, à évoluer &#8211; sans savoir où je vais ni quelle serait ma destination finale, mais au fond de moi, je savais que c&rsquo;était la voie qui me convenait.</p>



<p><strong>Peux-tu nous dire quelques mots sur la scène photographique en Egypte&nbsp;?</strong><br>La scène photographique égyptienne s&rsquo;est beaucoup développée au cours des dix dernières années, mais elle a encore un long chemin à parcourir. Il y a beaucoup de talents en Égypte, mais aussi très peu d&rsquo;exposition et d&rsquo;opportunités, la scène est comme un cercle qui ne fait que tourner en rond. J&rsquo;aimerais qu&rsquo;il y ait plus d&rsquo;espaces qui proposent des pratiques et des formations photographiques appropriées, ce qui aiderait la scène photographique à se développer et à s&rsquo;étendre collectivement, et donc à être perçue différemment. Cependant, je suis convaincu que les choses vont changer.</p>



<p><strong>Vous avez été formée en Amérique et au Danemark. Racontez-nous&#8230;</strong><br>Oui, j&rsquo;ai étudié le théâtre à l&rsquo;Université de Berkeley en Californie, puis je suis revenue au Caire et j&rsquo;ai terminé ma licence à l&rsquo;Université américaine du Caire, j&rsquo;ai obtenu un double diplôme en arts médiatiques et en psychologie. Plus tard en 2020, j&rsquo;ai reçu une bourse pour étudier à DMJX et j&rsquo;ai terminé le programme en 2021.</p>



<p><strong>Vos premières images sont liées à la photographie de rue, pouvez-vous nous dire comment vous travailliez alors et comment votre approche photographique a évolué ?</strong><br>Mon approche dans tous mes premiers travaux était liée à la photographie de rue &#8211; je pense que c&rsquo;était une phase très importante de ma vie que je chéris tant car elle m&rsquo;a beaucoup appris sur moi-même et sur le monde.<br>autour de moi. Pour moi, la photographie de rue est une forme de poésie &#8211; elle dépeint la vie sous sa forme la plus honnête. Rien n&rsquo;est mis en scène, tout est réel et brut. Je pense que c&rsquo;est l&rsquo;un des aspects les plus importants qui m&rsquo;ont attiré vers la photographie de rue. Je crois qu&rsquo;au fil des ans, mon style visuel a changé et évolué &#8211; il est devenu plus intime et plus personnel &#8211; et je pense que c&rsquo;est la beauté du voyage. Tout est lié et chaque phase est cruciale pour arriver gracieusement à la suivante.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="683" src="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/01/AIV-marseille-exhibit-3-1024x683.jpg" alt="" class="wp-image-7681" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/01/AIV-marseille-exhibit-3-1024x683.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/01/AIV-marseille-exhibit-3-300x200.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/01/AIV-marseille-exhibit-3-768x512.jpg 768w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/01/AIV-marseille-exhibit-3-1536x1024.jpg 1536w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/01/AIV-marseille-exhibit-3-720x480.jpg 720w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/01/AIV-marseille-exhibit-3-480x320.jpg 480w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/01/AIV-marseille-exhibit-3.jpg 1920w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption>Fragments of Ourselves © Hana Gamal</figcaption></figure>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="683" src="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/01/AIV-marseille-exhibit-17-1024x683.jpg" alt="" class="wp-image-7695" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/01/AIV-marseille-exhibit-17-1024x683.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/01/AIV-marseille-exhibit-17-300x200.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/01/AIV-marseille-exhibit-17-768x512.jpg 768w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/01/AIV-marseille-exhibit-17-1536x1024.jpg 1536w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/01/AIV-marseille-exhibit-17-720x480.jpg 720w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/01/AIV-marseille-exhibit-17-480x320.jpg 480w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/01/AIV-marseille-exhibit-17.jpg 1920w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption>Fragments of Ourselves © Hana Gamal</figcaption></figure>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="683" src="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/01/AIV-marseille-exhibit-15-1024x683.jpg" alt="" class="wp-image-7693" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/01/AIV-marseille-exhibit-15-1024x683.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/01/AIV-marseille-exhibit-15-300x200.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/01/AIV-marseille-exhibit-15-768x512.jpg 768w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/01/AIV-marseille-exhibit-15-1536x1024.jpg 1536w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/01/AIV-marseille-exhibit-15-720x480.jpg 720w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/01/AIV-marseille-exhibit-15-480x320.jpg 480w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/01/AIV-marseille-exhibit-15.jpg 1920w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption>Fragments of Ourselves © Hana Gamal</figcaption></figure>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="683" src="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/01/AIV-cairo-exhibit1-1024x683.jpg" alt="" class="wp-image-7678" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/01/AIV-cairo-exhibit1-1024x683.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/01/AIV-cairo-exhibit1-300x200.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/01/AIV-cairo-exhibit1-768x512.jpg 768w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/01/AIV-cairo-exhibit1-1536x1024.jpg 1536w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/01/AIV-cairo-exhibit1-720x480.jpg 720w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/01/AIV-cairo-exhibit1-480x320.jpg 480w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/01/AIV-cairo-exhibit1.jpg 1920w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption>We’re all fugitives © Hana Gamal</figcaption></figure>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="683" src="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/01/AIV-marrseille-exhibit-2-1024x683.jpg" alt="" class="wp-image-7679" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/01/AIV-marrseille-exhibit-2-1024x683.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/01/AIV-marrseille-exhibit-2-300x200.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/01/AIV-marrseille-exhibit-2-768x512.jpg 768w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/01/AIV-marrseille-exhibit-2-1536x1024.jpg 1536w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/01/AIV-marrseille-exhibit-2-720x480.jpg 720w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/01/AIV-marrseille-exhibit-2-480x320.jpg 480w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/01/AIV-marrseille-exhibit-2.jpg 1920w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption>Fragments of Ourselves © Hana Gamal</figcaption></figure>



<p></p>



<p><strong>Comment définissez-vous les sujets sur lesquels travailler ?</strong><br>Tous les sujets sur lesquels je travaille proviennent d&rsquo;un endroit très honnête et vulnérable en moi. Pour moi, c&rsquo;est très thérapeutique, mais ce n&rsquo;est pas toujours facile à faire. Il est important d&rsquo;être honnête avec soi-même pour pouvoir créer de l&rsquo;art</p>



<p><strong>Vous vous définissez comme une artiste visuelle, pouvez-vous nous dire comment vous explorez les images sous la photographie ?</strong><br>Honnêtement, je n&rsquo;aime pas m&rsquo;étiqueter parce que j&rsquo;ai l&rsquo;impression que les étiquettes imposent des limites &#8211; et quand il s&rsquo;agit de mon art, je n&rsquo;ai pas de limites. J&rsquo;explore tout le temps et je travaille avec différents médiums. Je crois fermement que chaque artiste est un travail en cours, qui grandit et évolue en permanence &#8211; et je trouve cela rassurant et beau.</p>



<p><strong>Vous avez une esthétique très singulière et très personnelle pour raconter vos histoires, pouvez-vous nous en dire quelques mots ?</strong><br>Tout dépend de mon état interne/émotionnel. Je pense que toute photographie est un acte de projection &#8211; vous projetez ce que vous ressentez sur ce que vous voyez. Je pense que cela a un impact majeur sur mon esthétique. J&rsquo;aime aussi raconter mes histoires d&rsquo;une manière poétique qui me permet de déverser toutes mes émotions intérieures dans ce que je crée</p>



<p><strong>Nous avons pu voir votre travail en France lors de l&rsquo;exposition <em>« Mon ami n&rsquo;est pas d&rsquo;ici »</em> à Tourcoing et Marseille, pouvez-vous nous raconter l&rsquo;histoire de la série exposée : <em>« Fragments de nous-mêmes »</em> et comment elle a été réalisée techniquement, pourquoi la couleur et le noir et blanc ?</strong><br>Fragments de nous-mêmes est l&rsquo;un des projets les plus intenses sur lequel j&rsquo;ai travaillé, mais aussi l&rsquo;un de ceux qui me tiennent le plus à cœur. Il porte sur les danseuses soudanaises de henné (enterrement de vie de jeune fille du Moyen-Orient) vivant en Égypte. J&rsquo;ai commencé à y travailler juste avant la pandémie de COVID-19, puis j&rsquo;ai arrêté pendant un certain temps. Lorsque je suis revenu pour poursuivre le projet, je voulais l&rsquo;aborder sous un angle plus personnel et plus intime. Même si le fait de travailler sur le projet pendant la pandémie était très difficile, c&rsquo;était aussi une bénédiction déguisée, car cela m&rsquo;a permis de me rapprocher des femmes et de passer plus de temps avec elles et de trouver notre connexion. Pas en tant que photographe, mais de femme à femme. Je me suis rendue compte qu&rsquo;elles sont engagées dans beaucoup d&rsquo;attente dans leur vie ; des mères célibataires qui attendent de retourner dans leur pays d&rsquo;origine, le Soudan, après avoir été trahies et abandonnées par leur mari ; des danseuses au henné qui vivent au jour le jour, partagent leur solitude, dansent pour oublier &#8211; ou pour se souvenir ; et certaines attendent simplement rien et tout. Quant à moi, c&rsquo;était aussi une période très douloureuse, et en fait j&rsquo;ai été engagée dans beaucoup d&rsquo;attente dans ma vie.Cette série est donc une tentative de comprendre la douleur qui accompagne l&rsquo;attente où nous pouvons trouver des morceaux réels, précieux et sensibles de nous-mêmes. La douleur de l&rsquo;attente qui vient parfois d&rsquo;un certain nombre de désirs et de sentiments inconnus, inatteignables ou insondables. En ce qui concerne la partie technique, l&rsquo;ensemble du projet a été tourné en analogique. Pour être plus précise, je l&rsquo;ai tourné en utilisant des films périmés. Comme vous l&rsquo;avez vu sur les photos, elles ne sont pas toutes parfaites, elles sont pleines d&rsquo;imperfections, de rayures et de grain, etc. Je l&rsquo;ai fait exprès, car je voulais que cette série soit aussi brute que possible et qu&rsquo;elle dépeigne la vie sous sa forme la plus honnête. Parce que la vie n&rsquo;est pas parfaite, elle est pleine d&rsquo;éraflures, d&rsquo;erreurs, et de tant de choses entre les deux &#8211; alors si la vie elle-même n&rsquo;est pas parfaite, pourquoi voulons-nous que les photos le soient ? J&rsquo;ai aussi utilisé la couleur et le noir et blanc parce que je voulais dépeindre toutes les couleurs et les émotions qui accompagnent la douleur de l&rsquo;attente, je veux créer un dialogue poétique entre nos fragments. Un rouge intense, un bleu meurtri, et tout le noir et blanc silencieux entre les deux.</p>



<p><strong>Vous avez récemment eu une exposition solo au Caire en 2021, <em>« Forgotten as If You Never Were »</em>, de quoi s&rsquo;agissait-il ? Et comment a été la réaction du public cairote ?</strong><br>Forgotten as if you never been est un voyage de réconciliation à plusieurs niveaux, à la fois introspectif et rétrospectif. Dérivant entre la réalité et le rêve, le physique et l&rsquo;intangible, le non-dit et l&rsquo;exprimé, le voyage dévoile couche par couche les souvenirs, les expériences et les rêves qui sont à moitié inventés, à moitié vécus ou à moitié oubliés. Il s&rsquo;agit d&rsquo;une exploration personnelle et intime de la perte, de l&rsquo;amour et de la mémoire. La question principale de l&rsquo;exposition était la suivante : sommes-nous vraiment libérés lorsque nous oublions ? Ou quand nous sommes oubliés ? Existe-t- il un certain chemin qui réconcilie tous nos désirs ? Le passé reviendra-t-il un jour ? Et au moment du retour &#8211; si le retour- quelle partie reste oubliée et quelle partie sera retenue ? Les œuvres présentées étaient le reflet d&rsquo;un voyage &#8211; la fin d&rsquo;une route mais pas la destination finale. Les émotions que j&rsquo;ai ressenties et les expériences que j&rsquo;ai vécues le long de cette route. L&rsquo;exposition tire son titre d&rsquo;un poème de Mahmoud Darwish qui fait allusion à la grâce de la mélancolie et à la libération de l&rsquo;oubli ou du fait d&rsquo;être oublié. Ce poème m&rsquo;a toujours rappelé que tout s&rsquo;efface malgré tous les efforts déployés pour se souvenir.L&rsquo;exposition a eu lieu sur un toit oublié de l&rsquo;un des plus anciens bâtiments du centre-ville du Caire. Le retour des gens était un peu écrasant pour moi, mais j&rsquo;en suis reconnaissante. Tout le monde a aimé l&rsquo;exposition et, plus important encore, l&rsquo;a ressentie et pas seulement  » vue  » &#8211; chacun l&rsquo;a perçue différemment et je pense que c&rsquo;est la beauté de l&rsquo;art. Beaucoup de gens ont fait des commentaires sur le commissariat, ce qui m&rsquo;a également rendue très heureuse, car j&rsquo;ai fait tout le commissariat moi-même, avec tout mon cœur et toute mon âme. J&rsquo;ai également découvert que la conservation de l&rsquo;art est une autre de mes passions.</p>



<p><strong>Pouvez-vous nous dire où vous êtes basés actuellement et quels sont vos projets pour l&rsquo;avenir ? (publications, expositions, recherches, résidences,&#8230;)</strong><br>Je suis basée au Caire, en Égypte. J&rsquo;ai beaucoup de projets pour l&rsquo;avenir mais le projet principal serait mon premier livre. C&rsquo;est l&rsquo;un de mes rêves de rassembler mon voyage des dix dernières années en quelque chose d&rsquo;intemporel. J&rsquo;ai l&rsquo;impression que c&rsquo;est la fin d&rsquo;une très longue route et la meilleure fin sera ce livre.</p>



<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="683" height="1024" src="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/01/AIV-marseille-exhibit-18-683x1024.jpg" alt="" class="wp-image-7696" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/01/AIV-marseille-exhibit-18-683x1024.jpg 683w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/01/AIV-marseille-exhibit-18-200x300.jpg 200w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/01/AIV-marseille-exhibit-18-768x1152.jpg 768w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/01/AIV-marseille-exhibit-18-1024x1536.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/01/AIV-marseille-exhibit-18-1366x2048.jpg 1366w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/01/AIV-marseille-exhibit-18-480x720.jpg 480w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/01/AIV-marseille-exhibit-18-scaled.jpg 1707w" sizes="(max-width: 683px) 100vw, 683px" /><figcaption>Fragments of Ourselves © Hana Gamal</figcaption></figure></div>



<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="683" height="1024" src="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/01/AIV-marseille-exhibit-16-683x1024.jpg" alt="" class="wp-image-7694" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/01/AIV-marseille-exhibit-16-683x1024.jpg 683w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/01/AIV-marseille-exhibit-16-200x300.jpg 200w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/01/AIV-marseille-exhibit-16-768x1152.jpg 768w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/01/AIV-marseille-exhibit-16-1024x1536.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/01/AIV-marseille-exhibit-16-1366x2048.jpg 1366w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/01/AIV-marseille-exhibit-16-480x720.jpg 480w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/01/AIV-marseille-exhibit-16-scaled.jpg 1707w" sizes="(max-width: 683px) 100vw, 683px" /><figcaption>Fragments of Ourselves © Hana Gamal</figcaption></figure></div>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="683" src="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/01/AIV-cairo-exhibit-6-1024x683.jpg" alt="" class="wp-image-7675" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/01/AIV-cairo-exhibit-6-1024x683.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/01/AIV-cairo-exhibit-6-300x200.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/01/AIV-cairo-exhibit-6-768x512.jpg 768w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/01/AIV-cairo-exhibit-6-1536x1024.jpg 1536w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/01/AIV-cairo-exhibit-6-720x480.jpg 720w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/01/AIV-cairo-exhibit-6-480x320.jpg 480w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/01/AIV-cairo-exhibit-6.jpg 1920w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption>We’re all fugitives © Hana Gamal</figcaption></figure>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="683" src="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/01/AIV-cairo-exhibit-5-1024x683.jpg" alt="" class="wp-image-7674" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/01/AIV-cairo-exhibit-5-1024x683.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/01/AIV-cairo-exhibit-5-300x200.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/01/AIV-cairo-exhibit-5-768x512.jpg 768w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/01/AIV-cairo-exhibit-5-1536x1024.jpg 1536w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/01/AIV-cairo-exhibit-5-720x480.jpg 720w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/01/AIV-cairo-exhibit-5-480x320.jpg 480w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/01/AIV-cairo-exhibit-5.jpg 1920w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption>We’re all fugitives © Hana Gamal</figcaption></figure>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="683" src="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/01/AIV-marseille-exhibit-1-1024x683.jpg" alt="" class="wp-image-7680" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/01/AIV-marseille-exhibit-1-1024x683.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/01/AIV-marseille-exhibit-1-300x200.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/01/AIV-marseille-exhibit-1-768x512.jpg 768w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/01/AIV-marseille-exhibit-1-1536x1024.jpg 1536w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/01/AIV-marseille-exhibit-1-720x480.jpg 720w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/01/AIV-marseille-exhibit-1-480x320.jpg 480w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/01/AIV-marseille-exhibit-1.jpg 1920w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption>Fragments of Ourselves © Hana Gamal</figcaption></figure>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="683" src="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/01/AIV-marseille-exhibit-11-1024x683.jpg" alt="" class="wp-image-7690" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/01/AIV-marseille-exhibit-11-1024x683.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/01/AIV-marseille-exhibit-11-300x200.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/01/AIV-marseille-exhibit-11-768x512.jpg 768w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/01/AIV-marseille-exhibit-11-1536x1024.jpg 1536w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/01/AIV-marseille-exhibit-11-720x480.jpg 720w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/01/AIV-marseille-exhibit-11-480x320.jpg 480w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/01/AIV-marseille-exhibit-11.jpg 1920w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption>Fragments of Ourselves © Hana Gamal</figcaption></figure>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="683" src="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/01/AIV-Marseille-exhibit-6a-1024x683.jpg" alt="" class="wp-image-7685" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/01/AIV-Marseille-exhibit-6a-1024x683.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/01/AIV-Marseille-exhibit-6a-300x200.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/01/AIV-Marseille-exhibit-6a-768x512.jpg 768w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/01/AIV-Marseille-exhibit-6a-1536x1024.jpg 1536w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/01/AIV-Marseille-exhibit-6a-720x480.jpg 720w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/01/AIV-Marseille-exhibit-6a-480x320.jpg 480w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/01/AIV-Marseille-exhibit-6a.jpg 1920w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption>Fragments of Ourselves © Hana Gamal</figcaption></figure>



<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="683" height="1024" src="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/01/AIV-Marseille-exhibit-6-683x1024.jpg" alt="" class="wp-image-7684" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/01/AIV-Marseille-exhibit-6-683x1024.jpg 683w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/01/AIV-Marseille-exhibit-6-200x300.jpg 200w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/01/AIV-Marseille-exhibit-6-768x1152.jpg 768w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/01/AIV-Marseille-exhibit-6-1024x1536.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/01/AIV-Marseille-exhibit-6-1365x2048.jpg 1365w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/01/AIV-Marseille-exhibit-6-480x720.jpg 480w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/01/AIV-Marseille-exhibit-6-scaled.jpg 1707w" sizes="(max-width: 683px) 100vw, 683px" /><figcaption>Fragments of Ourselves © Hana Gamal</figcaption></figure></div>



<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="683" height="1024" src="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/01/AIV-marseille-exhibit-9-683x1024.jpg" alt="" class="wp-image-7688" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/01/AIV-marseille-exhibit-9-683x1024.jpg 683w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/01/AIV-marseille-exhibit-9-200x300.jpg 200w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/01/AIV-marseille-exhibit-9-768x1152.jpg 768w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/01/AIV-marseille-exhibit-9-1024x1536.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/01/AIV-marseille-exhibit-9-1366x2048.jpg 1366w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/01/AIV-marseille-exhibit-9-480x720.jpg 480w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/01/AIV-marseille-exhibit-9-scaled.jpg 1707w" sizes="(max-width: 683px) 100vw, 683px" /><figcaption>Time in Disguise © Hana Gamal</figcaption></figure></div>



<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="683" height="1024" src="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/01/AIV-marseille-exhibit-8-683x1024.jpg" alt="" class="wp-image-7687" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/01/AIV-marseille-exhibit-8-683x1024.jpg 683w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/01/AIV-marseille-exhibit-8-200x300.jpg 200w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/01/AIV-marseille-exhibit-8-768x1152.jpg 768w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/01/AIV-marseille-exhibit-8-1024x1536.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/01/AIV-marseille-exhibit-8-1365x2048.jpg 1365w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/01/AIV-marseille-exhibit-8-480x720.jpg 480w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/01/AIV-marseille-exhibit-8-scaled.jpg 1707w" sizes="(max-width: 683px) 100vw, 683px" /><figcaption>Time in Disguise © Hana Gamal</figcaption></figure></div>



<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="683" height="1024" src="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/01/AIV-marseille-exhibit-7--683x1024.jpg" alt="" class="wp-image-7686" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/01/AIV-marseille-exhibit-7--683x1024.jpg 683w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/01/AIV-marseille-exhibit-7--200x300.jpg 200w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/01/AIV-marseille-exhibit-7--768x1152.jpg 768w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/01/AIV-marseille-exhibit-7--1024x1536.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/01/AIV-marseille-exhibit-7--1366x2048.jpg 1366w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/01/AIV-marseille-exhibit-7--480x720.jpg 480w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2022/01/AIV-marseille-exhibit-7--scaled.jpg 1707w" sizes="(max-width: 683px) 100vw, 683px" /><figcaption>Time in Disguise © Hana Gamal</figcaption></figure></div>



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		<item>
		<title>The Home Seekers</title>
		<link>https://www.afriqueinvisu.org/the-home-seekers/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Afrique in visu]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 29 Nov 2021 16:51:19 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Éditorial]]></category>
		<category><![CDATA[Interview]]></category>
		<category><![CDATA[Egypte]]></category>
		<category><![CDATA[photographie argentique]]></category>
		<category><![CDATA[photographie couleur]]></category>
		<category><![CDATA[Photographie documentaire]]></category>
		<category><![CDATA[Photographie Noir & Blanc]]></category>
		<category><![CDATA[Salih Basheer]]></category>
		<category><![CDATA[Soudan]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>A la mi novembre 2021, dans le cadre des Rencontres à l&#8217;échelle à Marseille, nous avons pu découvrir l&#8217;exposition “Mon ami n&#8217;est pas d&#8217;ici” sous le commissariat de Bruno Boudjelal. Après une escale à l&#8217;Institut du Monde Arabe de Tourcoing, elle vient de poser ses valises pour plusieurs mois à la Friche La Belle de Mai.Dans cette exposition, il y a plusieurs collaborateurs d&#8217;Afrique in visu comme Seif Kousmate ou Abdo Shanan. Nous avons eu envie de démarrer un dialogue via une interview avec le photographe soudanais Salih Bacheer autour de sa série exposée The Home Seekers. Cette série en</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>A la mi novembre 2021, dans le cadre des <a href="https://www.lesrencontresalechelle.com/">Rencontres à l&rsquo;échelle</a> à Marseille, nous avons pu découvrir l&rsquo;exposition <em>“Mon ami n&rsquo;est pas d&rsquo;ici”</em> sous le commissariat de <strong><a href="https://agencevu.com/photographe/bruno-boudjelal/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Bruno Boudjelal</a></strong>. Après une escale à l&rsquo;<a href="https://ima-tourcoing.fr/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Institut du Monde Arabe de Tourcoing</a>, elle vient de poser ses valises pour plusieurs mois à la <a href="https://www.lafriche.org/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Friche La Belle de Mai</a>.<br>Dans cette exposition, il y a plusieurs collaborateurs d&rsquo;Afrique in visu comme <strong><a href="https://www.seifkousmate.com/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Seif Kousmate</a></strong> ou <strong><a href="https://www.abdoshanan.com/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Abdo Shanan</a></strong>. Nous avons eu envie de démarrer un dialogue via une interview avec le photographe soudanais <strong><a href="https://www.salihbasheer.com/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Salih Bacheer</a></strong> autour de sa série exposée The Home Seekers. Cette série en noir et blanc telle un journal intime raconte l&rsquo;histoire de deux personnages, Ali et Essam, leurs parcours et la difficulté du vivre ensemble en Egypte en tant que soudanais.</p>



<p><strong>Bonjour Salih, Pouvez-vous vous présenter et nous raconter comment vous en êtes venus à la photographie </strong>?</p>



<p>Je viens d&rsquo;Omdurman, au Soudan. J&rsquo;ai déménagé au Caire en 2013 et j&rsquo;ai obtenu une licence en géographie de l&rsquo;Université du Caire en 2017 puis un diplôme en photojournalisme à l&rsquo;école danoise de médias et de journalisme « DMJX » en 2021 . Je ne sais pas trop quand ma passion pour la photographie a commencé, car j&rsquo;ai toujours été fasciné par le médium . Déjà à l&rsquo;époque, je regardais les vieilles photos de mes oncles et les émissions de National Geographic sur notre téléviseur à la maison et j&rsquo;adorais aussi prendre des photos avec l&rsquo;appareil photo de mon téléphone. Mais je peux dire que j&rsquo;ai vraiment commencé à devenir super passionné par le médium quand j&rsquo;ai déménagé au Caire pour mon baccalauréat à mes 18 ans. J&rsquo;étais fasciné par la culture égyptienne et par la vie dans la rue au Caire. C&rsquo;était très inspirant pour moi et aussi c&rsquo;était la première fois que je voyageais hors du Soudan.<br>Après avoir obtenu mon diplôme universitaire en 2017, j&rsquo;ai commencé à travailler sur mon premier projet à long terme « Sweet Taste Of Sugarcane ».</p>



<p><strong>Nous savons très peu de choses sur la photographie soudanaise en dehors du projet El nour. Pouvez-vous nous dire quelques mots sur le contexte de la photographie, formation, collectif, exposition ?</strong></p>



<p>Notre scène photographique soudanaise est à la fois développée et à de nombreux manquements. Nous avons d&rsquo;excellents photographes mais pas assez d&rsquo;expositions. Quant à la formation à la photographie, il y a des réels efforts menés par les photographes établis qui veulent offrir un espace aux autres et leur apporter le soutien qu&rsquo;eux-mêmes n&rsquo;ont pas trouvé dans leur parcours professionnel.<br>Par exemple, Ala Kheir propose de nombreux projets pour dynamiser la scène photographique Soudanaise. Il organise des programmes de mentorat pour les photographes locaux et il est également le fondateur de la semaine photo d&rsquo;Al-Mugran qui a malheureusement dû s&rsquo;arrêter pour des problèmes de financement.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="731" src="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/11/Sudan-Revolution1-1024x731.jpg" alt="" class="wp-image-7559" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/11/Sudan-Revolution1-1024x731.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/11/Sudan-Revolution1-300x214.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/11/Sudan-Revolution1-768x548.jpg 768w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/11/Sudan-Revolution1-1536x1097.jpg 1536w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/11/Sudan-Revolution1-480x343.jpg 480w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/11/Sudan-Revolution1.jpg 1920w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption>Sudan revolution<br>© Salih Basheer</figcaption></figure>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="731" src="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/11/Sudan-Revolution2-1024x731.jpg" alt="" class="wp-image-7560" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/11/Sudan-Revolution2-1024x731.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/11/Sudan-Revolution2-300x214.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/11/Sudan-Revolution2-768x548.jpg 768w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/11/Sudan-Revolution2-1536x1097.jpg 1536w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/11/Sudan-Revolution2-480x343.jpg 480w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/11/Sudan-Revolution2.jpg 1920w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption>Sudan revolution<br>© Salih Basheer</figcaption></figure>



<p><strong>Pouvez-vous nous parler de votre pratique photographique&nbsp;?</strong></p>



<p>Tous mes projets naissent au départ de pensées aléatoires . Je commence par les écrire et ils grandissent avec le temps. J&rsquo;aime prendre mes idées, mes observations et les transformer en quelque chose que les autres peuvent comprendre d&rsquo;une manière plus profonde. J&rsquo;espère toujours que les gens apprendront des choses dans les histoires que je raconte. Pour moi, mon appareil est une arme pour raconter des expériences, des luttes et des aspirations qui peuvent inspirer les gens et regarder avec un œil interrogateur, leurs modes de vie, leur environnement, leurs rôles, le fonctionnement de divers systèmes et les moyens d&rsquo;améliorer leur vie et de contribuer au monde également.<br>En parallèle de mes séries personnelles,&nbsp;je travaille sur des commandes, la majorité d&rsquo;entre elles concernaient la révolution au Soudan directement en couvrant les manifestations pour l&rsquo;AP, Sputnk et Al Jazirah… j&rsquo;ai aussi pu développer des histoires sur des personnes en lien avec la révolution pour le magazine en ligne suisse Republik, et aussi j&rsquo;ai fait quelques commandes en Égypte sur les Soudanais pour le magazine local du Soudan <a href="https://www.andariya.com/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Andariya Magazine</a>.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="692" src="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/11/Is-this-home-2-1024x692.jpg" alt="" class="wp-image-7556" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/11/Is-this-home-2-1024x692.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/11/Is-this-home-2-300x203.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/11/Is-this-home-2-768x519.jpg 768w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/11/Is-this-home-2-1536x1038.jpg 1536w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/11/Is-this-home-2-480x325.jpg 480w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/11/Is-this-home-2.jpg 1920w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption>Is this home<br>© Salih Basheer</figcaption></figure>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="681" src="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/11/Is-this-home-3-1024x681.jpg" alt="" class="wp-image-7557" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/11/Is-this-home-3-1024x681.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/11/Is-this-home-3-300x199.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/11/Is-this-home-3-768x510.jpg 768w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/11/Is-this-home-3-1536x1021.jpg 1536w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/11/Is-this-home-3-720x480.jpg 720w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/11/Is-this-home-3-480x319.jpg 480w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/11/Is-this-home-3.jpg 1920w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption>Is this home<br>© Salih Basheer</figcaption></figure>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="687" src="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/11/Is-this-home-1024x687.jpg" alt="" class="wp-image-7558" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/11/Is-this-home-1024x687.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/11/Is-this-home-300x201.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/11/Is-this-home-768x516.jpg 768w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/11/Is-this-home-1536x1031.jpg 1536w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/11/Is-this-home-480x322.jpg 480w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/11/Is-this-home.jpg 1920w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption>Is this home<br>© Salih Basheer</figcaption></figure>



<p><strong>Vos sujets semblent toujours débuter par une histoire personnelle. La question de la communauté à laquelle vous appartenez est au centre de votre travail, comment est née cette recherche et pourquoi est-elle importante pour vous ?</strong></p>



<p>C&rsquo;est vrai, je choisis toujours de travailler sur les projets qui me concernent personnellement. Je dois ressentir le sujet sur lequel je travaille. Je crois aussi que lorsque toi même tu as expérimenté cette réalité, le travail est plus honnête.</p>



<p><strong>En 2017, vous démarrez une série Sweet taste of sugarcane / le goût sucré de la canne à sucre, pouvez-vous nous parler de cette série ?</strong></p>



<p>La série traite de la souffrance à laquelle sont confrontés les étudiants d&rsquo;une Khalwa «&nbsp;un endroit où le Coran est enseigné&nbsp;» au Soudan. La série est basée sur l&rsquo; expérience personnelle que mon frère et moi avons vécu. Nous avons étudié à l&rsquo;école coranique lorsque nous étions jeunes. Je suis allé dans de nombreuses écoles coraniques au Soudan et dans la capitale Khartoum pour documenter la vie des étudiants à l&rsquo;intérieur de ces écoles. Les conditions de logement et du bien-être des étudiants sont mauvaises et inquiétantes. Les étudiants sont généralement entassés dans un seul endroit, un pièce qui abrite souvent plus de huit étudiants. Le système nutritionnel général est inadéquat et la nourriture elle-même n&rsquo;est pas bonne, et il n&rsquo;y a pas de système de soins de santé . L&rsquo;une des écoles intéressantes où je suis allé était « Hamish Kurabe » dans l&rsquo;est du Soudan, à la frontière avec l&rsquo;Éthiopie. Elle accepte les étudiants handicapés dont les parents ne peuvent s&rsquo;occuper ou qui ressentent la honte et la stigmatisation de leur communauté. Une somme mensuelle est dûment versée au cheikh pour agir en tant que gardien et enseignant. Je voulais montrer que le système éducatif du Khalwa est obsolète et qui ne convient plus à l&rsquo;avancement de l&rsquo;esprit des étudiants qui y sont hébergés.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="683" src="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/11/Sweet-taste-of-sugarcane-1024x683.jpg" alt="" class="wp-image-7561" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/11/Sweet-taste-of-sugarcane-1024x683.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/11/Sweet-taste-of-sugarcane-300x200.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/11/Sweet-taste-of-sugarcane-768x512.jpg 768w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/11/Sweet-taste-of-sugarcane-1536x1024.jpg 1536w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/11/Sweet-taste-of-sugarcane-720x480.jpg 720w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/11/Sweet-taste-of-sugarcane-480x320.jpg 480w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/11/Sweet-taste-of-sugarcane.jpg 1920w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption>Sweet taste of sugarcane<br>© Salih Basheer</figcaption></figure>



<p><strong>J&rsquo;aimerais que vous reveniez sur votre série que vous menez depuis 2018, The Home Seekers. Pouvez-vous nous parler du sujet et nous présenter vos deux personnages ?</strong></p>



<p>Il y a sept ans, je suis venu en Égypte pour commencer mes études universitaires. J&rsquo;avais du mal à m&rsquo;adapter. J&rsquo;étais submergé par un mélange de sentiments : aliénation, nostalgie et solitude. J&rsquo;ai pensé à tout abandonner et à rentrer chez moi. Mais &#8211; la maison n&rsquo;était plus la maison. « The Home Seekers » explore mes sentiments complexes. Elle reflète le manque d&rsquo;appartenance ressenti par les réfugiés soudanais au Caire et la discrimination raciale ressentie au quotidien dans les lieux publics, dans les transports ou en marchant dans la rue. C&rsquo;est difficile d&rsquo;être Noir en Egypte. Les personnes à la peau noire sont stéréotypées et étiquetées par les médias égyptiens, ce qui contribue à promouvoir des mouvements anti-noir dans la société égyptienne. J&rsquo;ai suivi deux hommes soudanais dans leur quête d&rsquo;un foyer. « Ali » est venu en Égypte pour échapper au fléau des persécutions politiques et des difficultés économiques, mais il a fini par vivre dans les rues du Caire en vendant des livres, au lieu d&rsquo;immigrer dans le pays de ses rêves. «&nbsp;Essam&nbsp;» est homosexuel et a subi l&rsquo;oppression au Soudan. Sa grand-mère était la seule personne qui lui offrait un foyer et une sécurité. Il a quitté le Soudan après sa mort et il a été expulsé de la maison familiale. Il pensait qu&rsquo;il trouverait une société tolérante au Caire mais ce n&rsquo;était pas le cas. Il a pensé retourner au Soudan, mais finalement sa demande de réinstallation en Suède a été acceptée.<br>The Home Seekers touche à sa fin. La dernière fois que j&rsquo;ai produit des images, c&rsquo;était le 11 avril 2021 lorsque j&rsquo;ai visité Essam en Suède. En octobre 2020, Essam est arrivé à Göteborg, en Suède, pour commencer sa nouvelle vie. Dans mon projet « Is This Home? » chapitre 2 de mon projet à long terme « The Home Seekers », je suis le voyage d&rsquo;installation d&rsquo;Essam dans la ville de Göteborg. Si Ali retourne au Soudan, je pense aussi continuer à le suivre.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="683" src="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/11/The-Home-Seekers-2-1024x683.jpg" alt="" class="wp-image-7562" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/11/The-Home-Seekers-2-1024x683.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/11/The-Home-Seekers-2-300x200.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/11/The-Home-Seekers-2-768x512.jpg 768w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/11/The-Home-Seekers-2-1536x1024.jpg 1536w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/11/The-Home-Seekers-2-720x480.jpg 720w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/11/The-Home-Seekers-2-480x320.jpg 480w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/11/The-Home-Seekers-2.jpg 1920w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption>The home seekers<br>© Salih Basheer</figcaption></figure>



<figure class="wp-block-image size-large is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" src="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/11/The-Home-Seekers-1024x683.jpg" alt="" class="wp-image-7564" width="840" height="560" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/11/The-Home-Seekers-1024x683.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/11/The-Home-Seekers-300x200.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/11/The-Home-Seekers-768x512.jpg 768w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/11/The-Home-Seekers-1536x1024.jpg 1536w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/11/The-Home-Seekers-720x480.jpg 720w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/11/The-Home-Seekers-480x320.jpg 480w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/11/The-Home-Seekers.jpg 1920w" sizes="(max-width: 840px) 100vw, 840px" /><figcaption>The home seekers<br>© Salih Basheer</figcaption></figure>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="713" height="1024" src="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/11/The-Home-Seekers-3-713x1024.jpg" alt="" class="wp-image-7563" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/11/The-Home-Seekers-3-713x1024.jpg 713w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/11/The-Home-Seekers-3-209x300.jpg 209w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/11/The-Home-Seekers-3-768x1103.jpg 768w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/11/The-Home-Seekers-3-1070x1536.jpg 1070w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/11/The-Home-Seekers-3-480x689.jpg 480w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2021/11/The-Home-Seekers-3.jpg 1337w" sizes="(max-width: 713px) 100vw, 713px" /><figcaption>The home seekers<br>© Salih Basheer</figcaption></figure>



<p><strong>Quels sont vos projets pour l&rsquo;avenir ? (publication, exposition, recherche, résidences, …..)</strong></p>



<p>En ce moment, je travaille sur mon projet personnel «&nbsp;22 Days In Between&nbsp;» pour lequel j&rsquo;ai eu deux bourses <a href="https://www.everydayprojects.org/grant" target="_blank" rel="noreferrer noopener">« THE EVERYDAY PROJECTS GRANT 2021&nbsp;»</a> et <a href="https://photo.dmjx.dk/index.php/2021/10/07/salih-basheer-receives-the-2021-w-eugene-smith-student-grant/?fbclid=IwAR1mu6umhazs-8bP1L5lbTlChv3skRtm3y1qpSNKPpf_ULNFmEujuDsWxLg" target="_blank" rel="noreferrer noopener">2021 W. Eugene Smith Student Grant</a>. Le projet est une sorte de voyage dans le temps à l&rsquo;époque où j&rsquo;ai perdu mes parents à l&rsquo;âge de 3 ans. Je n&rsquo;ai que peu de souvenirs de cette époque alors à travers ce projet je mène une enquête visuelle pour essayer d&rsquo;en savoir plus sur mes parents et moi-même. C&rsquo;est ma manière à moi de guérir de ce traumatisme.<br>En parallèle, je travaille au format carré sur un projet intitulé «&nbsp;From the square&nbsp;» sur la révolution soudanaise et l&rsquo;évolution de la situation politique au cours des trois dernières ( depuis 2019) C&rsquo;est une période très difficile au Soudan maintenant et très complexe politiquement depuis 2019. En voici les <a href="https://www.salihbasheer.com/from-the-square" target="_blank" rel="noreferrer noopener">premiers extraits !</a></p>
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		<title>K’se Goli la! &#8211; Sibusiso Gcaba</title>
		<link>https://www.afriqueinvisu.org/k-se-goli-la-c-est-joburg/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Sibusiso Gcaba]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 23 Oct 2019 07:27:36 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Éditorial]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique du sud]]></category>
		<category><![CDATA[Johannesburg]]></category>
		<category><![CDATA[photographie couleur]]></category>
		<category><![CDATA[Sibusiso Gcaba]]></category>
		<category><![CDATA[Street Photographie]]></category>
		<category><![CDATA[Témoignage]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>K’se Goli la! (C&#8217;est Joburg) est une expression zouloue utilisée à Johannesburg et elle souligne généralement le mépris de la loi et informe sur la menace et la complexité de l&#8217;espace. La série de photographies explore Johannesburg comme un no man’s land. Repenser la vie des «nouveaux colons» dans la métropole de l&#8217;Afrique du Sud contemporaine post-apartheid.Dans un endroit où chacun est en mouvement pour obtenir le sien, où l&#8217;espace et les ressources sont limités, l&#8217;environnement a tendance à devenir peu réceptif et vous êtes obligés de vous déplacer rapidement pour trouver votre chemin ou vous êtes absorbés par le</p>
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<p><em>K’se Goli la! </em> (C&rsquo;est Joburg) est une expression zouloue utilisée à Johannesburg et elle souligne généralement le mépris de la loi et informe sur la menace et la complexité de l&rsquo;espace. La série de photographies explore Johannesburg comme un no man’s land. Repenser la vie des «nouveaux colons» dans la métropole de l&rsquo;Afrique du Sud contemporaine post-apartheid.<br>Dans un endroit où chacun est en mouvement pour obtenir le sien, où l&rsquo;espace et les ressources sont limités, l&rsquo;environnement a tendance à devenir peu réceptif et vous êtes obligés de vous déplacer rapidement pour trouver votre chemin ou vous êtes absorbés par le chaos. Avec ce corpus, Sibusiso Gcaba projette ses observations sur Johannesburg au cours des 20 dernières années dans le centre-ville. Il tente de dévoiler la tension, la déconnexion et l&rsquo;anonymat du métropolitain.</p>



<p><strong>Prochaines Expositions en novembre</strong></p>



<p>*Summer Salon Group Exhibition &#8211; BAG Factory Artists Studio, Johannesburg South Africa.<br>*Portraits Group Exhibition &#8211; Through The Lense Gallery, Johannesburg South Africa.</p>



<div class="wp-block-image aligncenter size-full wp-image-5781"><figure class="aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" width="1200" height="800" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/10/sibusiso_gcaba_hustle_or_be_hustled_2019_photography_40x27cm_1_of_15.jpg" alt="© Sibusiso Gcaba" class="wp-image-5781" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/10/sibusiso_gcaba_hustle_or_be_hustled_2019_photography_40x27cm_1_of_15.jpg 1200w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/10/sibusiso_gcaba_hustle_or_be_hustled_2019_photography_40x27cm_1_of_15-300x200.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/10/sibusiso_gcaba_hustle_or_be_hustled_2019_photography_40x27cm_1_of_15-1024x683.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/10/sibusiso_gcaba_hustle_or_be_hustled_2019_photography_40x27cm_1_of_15-768x512.jpg 768w" sizes="(max-width: 1200px) 100vw, 1200px" /><figcaption>© Sibusiso Gcaba</figcaption></figure></div>



<div class="wp-block-image aligncenter size-full wp-image-5782"><figure class="aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" width="1200" height="786" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/10/sibusiso_gcaba_criminal_thoughts_2018_photography_40x27cm_1_of_15.jpg" alt="© Sibusiso Gcaba" class="wp-image-5782" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/10/sibusiso_gcaba_criminal_thoughts_2018_photography_40x27cm_1_of_15.jpg 1200w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/10/sibusiso_gcaba_criminal_thoughts_2018_photography_40x27cm_1_of_15-300x197.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/10/sibusiso_gcaba_criminal_thoughts_2018_photography_40x27cm_1_of_15-1024x671.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/10/sibusiso_gcaba_criminal_thoughts_2018_photography_40x27cm_1_of_15-768x503.jpg 768w" sizes="(max-width: 1200px) 100vw, 1200px" /><figcaption>© Sibusiso Gcaba</figcaption></figure></div>



<div class="wp-block-image aligncenter size-full wp-image-5783"><figure class="aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" width="1200" height="812" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/10/sibusiso_gcaba_good_bad_beautiful_2018_photography_40x27cm_1_of_15.jpg" alt="© Sibusiso Gcaba" class="wp-image-5783" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/10/sibusiso_gcaba_good_bad_beautiful_2018_photography_40x27cm_1_of_15.jpg 1200w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/10/sibusiso_gcaba_good_bad_beautiful_2018_photography_40x27cm_1_of_15-300x203.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/10/sibusiso_gcaba_good_bad_beautiful_2018_photography_40x27cm_1_of_15-1024x693.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/10/sibusiso_gcaba_good_bad_beautiful_2018_photography_40x27cm_1_of_15-768x520.jpg 768w" sizes="(max-width: 1200px) 100vw, 1200px" /><figcaption>© Sibusiso Gcaba</figcaption></figure></div>



<div class="wp-block-image aligncenter size-full wp-image-5784"><figure class="aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" width="1200" height="800" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/10/sibusiso_gcaba_last_train_2018_photography_40x27cm_1_of_15.jpg" alt="© Sibusiso Gcaba" class="wp-image-5784" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/10/sibusiso_gcaba_last_train_2018_photography_40x27cm_1_of_15.jpg 1200w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/10/sibusiso_gcaba_last_train_2018_photography_40x27cm_1_of_15-300x200.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/10/sibusiso_gcaba_last_train_2018_photography_40x27cm_1_of_15-1024x683.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/10/sibusiso_gcaba_last_train_2018_photography_40x27cm_1_of_15-768x512.jpg 768w" sizes="(max-width: 1200px) 100vw, 1200px" /><figcaption>© Sibusiso Gcaba</figcaption></figure></div>



<div class="wp-block-image aligncenter size-full wp-image-5785"><figure class="aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" width="1200" height="1800" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/10/sibusiso_gcaba_pull_up_2019_photography_40x27cm_1_of_15.jpg" alt="© Sibusiso Gcaba" class="wp-image-5785" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/10/sibusiso_gcaba_pull_up_2019_photography_40x27cm_1_of_15.jpg 1200w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/10/sibusiso_gcaba_pull_up_2019_photography_40x27cm_1_of_15-200x300.jpg 200w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/10/sibusiso_gcaba_pull_up_2019_photography_40x27cm_1_of_15-683x1024.jpg 683w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/10/sibusiso_gcaba_pull_up_2019_photography_40x27cm_1_of_15-768x1152.jpg 768w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/10/sibusiso_gcaba_pull_up_2019_photography_40x27cm_1_of_15-1024x1536.jpg 1024w" sizes="(max-width: 1200px) 100vw, 1200px" /><figcaption>© Sibusiso Gcaba</figcaption></figure></div>



<div class="wp-block-image aligncenter size-full wp-image-5786"><figure class="aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" width="1200" height="801" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/10/sibusiso_gcaba_street_owners_2019_photography_40x27cm_1_of_15.jpg" alt="© Sibusiso Gcaba" class="wp-image-5786" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/10/sibusiso_gcaba_street_owners_2019_photography_40x27cm_1_of_15.jpg 1200w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/10/sibusiso_gcaba_street_owners_2019_photography_40x27cm_1_of_15-300x200.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/10/sibusiso_gcaba_street_owners_2019_photography_40x27cm_1_of_15-1024x684.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/10/sibusiso_gcaba_street_owners_2019_photography_40x27cm_1_of_15-768x513.jpg 768w" sizes="(max-width: 1200px) 100vw, 1200px" /><figcaption>© Sibusiso Gcaba</figcaption></figure></div>



<div class="wp-block-image aligncenter size-full wp-image-5787"><figure class="aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" width="1200" height="805" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/10/sibusiso_gcaba_we_see_everything_2018_photography_40x27cm_1_of_15.jpg" alt="© Sibusiso Gcaba" class="wp-image-5787" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/10/sibusiso_gcaba_we_see_everything_2018_photography_40x27cm_1_of_15.jpg 1200w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/10/sibusiso_gcaba_we_see_everything_2018_photography_40x27cm_1_of_15-300x201.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/10/sibusiso_gcaba_we_see_everything_2018_photography_40x27cm_1_of_15-1024x687.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/10/sibusiso_gcaba_we_see_everything_2018_photography_40x27cm_1_of_15-768x515.jpg 768w" sizes="(max-width: 1200px) 100vw, 1200px" /><figcaption>© Sibusiso Gcaba</figcaption></figure></div>



<div class="wp-block-image aligncenter size-full wp-image-5788"><figure class="aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" width="1200" height="800" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/10/sibusiso_gcaba_wrong_door_2019_photography_40x27cm_1_of_15.jpg" alt="© Sibusiso Gcaba" class="wp-image-5788" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/10/sibusiso_gcaba_wrong_door_2019_photography_40x27cm_1_of_15.jpg 1200w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/10/sibusiso_gcaba_wrong_door_2019_photography_40x27cm_1_of_15-300x200.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/10/sibusiso_gcaba_wrong_door_2019_photography_40x27cm_1_of_15-1024x683.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/10/sibusiso_gcaba_wrong_door_2019_photography_40x27cm_1_of_15-768x512.jpg 768w" sizes="(max-width: 1200px) 100vw, 1200px" /><figcaption>© Sibusiso Gcaba</figcaption></figure></div>



<div class="wp-block-image aligncenter size-full wp-image-5789"><figure class="aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" width="1200" height="800" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/10/sibusiso_gcaba_zoning_2019_photography_40x27cm_1_of_15.jpg" alt="© Sibusiso Gcaba" class="wp-image-5789" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/10/sibusiso_gcaba_zoning_2019_photography_40x27cm_1_of_15.jpg 1200w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/10/sibusiso_gcaba_zoning_2019_photography_40x27cm_1_of_15-300x200.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/10/sibusiso_gcaba_zoning_2019_photography_40x27cm_1_of_15-1024x683.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/10/sibusiso_gcaba_zoning_2019_photography_40x27cm_1_of_15-768x512.jpg 768w" sizes="(max-width: 1200px) 100vw, 1200px" /><figcaption>© Sibusiso Gcaba</figcaption></figure></div>
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		<title>Dengue, territoires épidémiques &#8211; Adrienne Surprenant</title>
		<link>https://www.afriqueinvisu.org/dengue/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Afrique in visu]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 20 Jun 2019 14:27:22 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Éditorial]]></category>
		<category><![CDATA[Interview]]></category>
		<category><![CDATA[Adrienne Surprenant]]></category>
		<category><![CDATA[photographie couleur]]></category>
		<category><![CDATA[Photojournalisme]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Depuis plusieurs années, la photographe canadienne Adrienne Surprenant, mène des travaux documentaires au long cours à travers le monde.C&#8217;est un projet, très important à nos yeux, que nous avons eu envie de mettre en avant via cette interview: The Burden of Dengue, commissionnée par la fondation britannique Wellcome pour la promotion de la recherche scientifique. Le prix Wellcome photography récompense des photos en lien avec la médecine. Le projet qui sera exposé cet été à Londres, s’articulera en cinq parties sur trois continents et montrera l’impact du virus de la dengue, transmis par les moustiques, qui menace un tiers de</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>Depuis plusieurs années, la photographe canadienne <strong>Adrienne Surprenant</strong>, mène des travaux documentaires au long cours à travers le monde.<br>C&rsquo;est un projet, très important à nos yeux, que nous avons eu envie de mettre en avant via cette interview: <em>The Burden of Dengue</em>, commissionnée par la fondation britannique <em>Wellcome</em> pour la promotion de la recherche scientifique. Le prix Wellcome photography récompense des photos en lien avec la médecine. Le projet qui sera exposé cet été à Londres, s’articulera en cinq parties sur trois continents et montrera l’impact du virus de la dengue, transmis par les moustiques, qui menace un tiers de la population mondiale.</p>



<p><strong>Bonjour Adrienne, peux- tu nous raconter pourquoi tu as choisi la photographie comme métier et comme médium ?</strong><br><br>Depuis que j’ai découvert la photo, j’adore ce médium. C’est a la fois un moyen de conserver des moments éphémères, sinon voués à disparaître, et un pont entre des réalités éloignées, entre des gens qui n’ont peut-être pas la possibilité ni l’intérêt de se côtoyer. C’est un moyen de diffuser un intérêt face à l’autre, un désir de compréhension et d’empathie. La photographie a l’avantage qu’on a besoin d’autre sur le terrain, proche des gens que l’on photographie, et de prendre son temps. C’est un médium passionnant qui entraîne un apprentissage et une adaptation constants.</p>



<p><strong>Ta pratique aujourd&rsquo;hui est tournée vers le documentaire et en particulier sur le continent africain. Pourquoi le documentaire ?</strong><br><br>Le continent Africain mais aussi le Nicaragua, en Amérique Centrale, où j’ai commencé la photographie documentaire, et où je suis retournée en 2018. Le documentaire parce que je pense que le temps aide à une meilleure compréhension du sujet que l’on traite, et de la société où l’on prend des photos. Avec peu de temps sur place, et moins de documentation, on peut trop facilement reproduire une vérité incomplète, manquer de nuance. Je préfère travailler sur la durée, et me baser là où je travaille pour me départir des stéréotypes du nouvel arrivé ou de la personne de passage, pour me confronter, à travers maintes discussions et mes relations d’amitié, à mes idées préconçues, où à ce que je fais peut-être mal dans mon métier.</p>



<p><strong>Cela a -t-il un sens aujourd&rsquo;hui de travailler sur des sujets de ce type en particulier sur le continent africain ou cela ne revient-il pas à toujours répéter les mêmes stéréotypes visuelles perpétués depuis des années sur le continent ?</strong><br><br>Je pense que certaines histoires certes semblent se répéter (je pense aux conflits, aux sécheresses, aux épidémies) mais que ce n’est pas une raison pour les ignorer. Ensuite, il y a moyen de les traiter avec respect. J’essaie de toujours travailler dans la proximité avec les gens, je ne prend pas toujours des images. Si je sens qu’une personne n’est pas à l’aise ou pourrait être mise en danger, par exemple. Je prend le temps d’écouter et de discuter avec les gens que je photographies. Et de vivre là ou je photographies fait aussi tomber certains stéréotypes que je pourrais avoir.</p>



<p><strong>Quel est ton processus de travaille pour trouver tes sujets/projets ?</strong><br><br>Tout commence souvent avec des conversations ou des lectures anodines, qui devient curiosité, puis recherche, puis se transforment en projet. Je fonctionne vraiment par rapport à ce qui m’intrigue, et ça devient souvent une sorte d’obsession.</p>



<p><strong>Et comment les finances-tu ? Par exemple commande pour la presse, collaboration pour des ONG ou projets à long terme soutenus par des bourses ?</strong><br><br>Je finance mes projets avec un mélange de tout cela. Ce que je gagne en commandes presses ou ONG est investi dans mes projets personnels. J’ai eu deux bourses cette année, l’une pour la dengue, l’autre de la Scam pour un projet sur les symptômes du trauma en République centrafricaine. C’est un travail sans fin que de trouver les moyens pour des projets auxquels on<br>croit.</p>



<div class="wp-block-image aligncenter size-full wp-image-5756"><figure class="aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" width="1200" height="800" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/06/media_pics_dengue-2.jpg" alt="© Adrienne Surprenant" class="wp-image-5756" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/06/media_pics_dengue-2.jpg 1200w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/06/media_pics_dengue-2-300x200.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/06/media_pics_dengue-2-1024x683.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/06/media_pics_dengue-2-768x512.jpg 768w" sizes="(max-width: 1200px) 100vw, 1200px" /><figcaption>© Adrienne Surprenant</figcaption></figure></div>



<div class="wp-block-image aligncenter size-full wp-image-5757"><figure class="aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" width="1200" height="800" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/06/media_pics_dengue-3.jpg" alt="© Adrienne Surprenant" class="wp-image-5757" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/06/media_pics_dengue-3.jpg 1200w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/06/media_pics_dengue-3-300x200.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/06/media_pics_dengue-3-1024x683.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/06/media_pics_dengue-3-768x512.jpg 768w" sizes="(max-width: 1200px) 100vw, 1200px" /><figcaption>© Adrienne Surprenant</figcaption></figure></div>



<p><br><strong>Peux- tu nous parler de ton projet <em>« The Burden of Dengue »</em> ? Pourquoi as- tu choisi de travailler sur l&rsquo;impact de la Dengue dans le monde ? Comment se compose cette série à travers les différents endroits et continents ?</strong><br><br>L’idée de ce projet était de montrer les causes et conséquences de ce virus dans différentes régions et sur différentes sociétés. C’est le virus transmit par les moustiques le plus répandu dans le monde, qui affecte 390 millions de personnes par années et tue près de 70 personnes par jour. Il n’y a pas de cure, et le seul vaccin en circulation est au cœur d’un scandale aux Philippines, après la mort d’enfants vaccinés. J’ai choisi de documenter ce virus car malgré sa présence en constante augmentation (à cause du changement climatique et de la mondialisation) il est très peu connu. L’idée du reportage était aussi d’aller rencontrer les chercheurs et organisations qui œuvrent à trouver une solution à sa transmission. Sur chaque continent, je suis allée documenter un aspect différent du virus : au Bangladesh, son lien avec le changement climatique et l’urbanisation rapide; dans les Sud Pacifique, la manière dont il se déplace de pays en pays; à La Réunion, la réponse organisée à une crise; au Brésil, les recherches sur la dengue dans le pays ayant enregistré le plus grand nombre de cas. Je continues à photographier de l’Afrique Centrale, les développements en recherche et pose de diagnostique alors que la dengue et les autres arbovirus sont souvent confondus avec la malaria, connue et répandue depuis plus longtemps dans la région. La dengue est l’un des aspects méconnus du changement climatique sur la santé, car c’est un virus qui arrive maintenant au sud de l’Europe et au sud des États-Unis, avec un climat plus propice à la prolifération des moustiques vecteurs : l’Aedes Aegypti et l’Aedes Albopictus.<br>Il faut aussi noter que ce reportage n’aurait jamais été possible si je n’avais pas eu une bourse du Wellcome Trust, une organisation de recherche en santé britannique.</p>



<p><strong>Cela rejoint le travail que tu mène depuis des années à la fois autour de la santé mais aussi le réchauffement climatique ?</strong><br><br>Oui, cela rejoint des problématiques qui me tiennent à cœur, mais que j’ai rarement pu documenter de façon aussi complète. Alors que j’ai pu documenter les conséquences du changement climatique sur la santé, ou des problématiques reliées à la santé crées par des conflits, c’est la première fois que je peux me pencher aussi en profondeur sur une problématique qui relie santé et environnement, en allant aussi voir des scientifiques, pour tenter d’humaniser leurs recherches. Une part du travail dans ce reportage se rapproche de la vulgarisation scientifique. Je me demandais souvent : comment rendre visible ces données, comment communiquer sur cet aspect de la transmission du virus ou de la protection face au virus?</p>



<p><strong>Une exposition ouvre prochainement ses portes, comment a- t- elle été pensée ?</strong><br><br>Elle sera à Londres, au musée du Wellcome Trust. La sélection d’images qui y sera présentée va focusser sur des aspects médicaux ou scientifiques spécifiques à la dengue. Marianne Dear et Peta Bell sont les curatrices qui ont fait les choix d’images pour l’exposition, qui ouvrira le 4 juillet 2019.</p>



<p><strong>Et le livre ?</strong><br><br>Je vais y travailler d’ici quelques mois, l’idée est de faire un livre qui mélange photographies et textes écrits par certains chercheurs inspirants que j’ai rencontré au cours des derniers mois.</p>



<p><strong>Quels sont tes projets pour les prochains mois ?</strong><br><br>Je suis présentement basée à Bangui, République Centrafricaine, pour au moins un an, afin de continuer mon travail <em>“Portrait d’un pays sans sommeil”</em> commencé en 2017, grâce à une bourse de la Scam. Je fais aussi quelques images sur la dengue à partir d’ici, et reste disponible pour des<br>commandes.</p>



<div class="wp-block-image aligncenter size-full wp-image-5758"><figure class="aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" width="1200" height="806" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/06/media_pics_dengue-4.jpg" alt="© Adrienne Surprenant" class="wp-image-5758" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/06/media_pics_dengue-4.jpg 1200w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/06/media_pics_dengue-4-300x202.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/06/media_pics_dengue-4-1024x688.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/06/media_pics_dengue-4-768x516.jpg 768w" sizes="(max-width: 1200px) 100vw, 1200px" /><figcaption>© Adrienne Surprenant</figcaption></figure></div>



<div class="wp-block-image aligncenter size-full wp-image-5759"><figure class="aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" width="1200" height="800" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/06/media_pics_dengue-5.jpg" alt="© Adrienne Surprenant" class="wp-image-5759" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/06/media_pics_dengue-5.jpg 1200w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/06/media_pics_dengue-5-300x200.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/06/media_pics_dengue-5-1024x683.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/06/media_pics_dengue-5-768x512.jpg 768w" sizes="(max-width: 1200px) 100vw, 1200px" /><figcaption>© Adrienne Surprenant</figcaption></figure></div>



<div class="wp-block-image aligncenter size-full wp-image-5760"><figure class="aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" width="1200" height="800" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/06/media_pics_dengue-6.jpg" alt="© Adrienne Surprenant" class="wp-image-5760" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/06/media_pics_dengue-6.jpg 1200w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/06/media_pics_dengue-6-300x200.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/06/media_pics_dengue-6-1024x683.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/06/media_pics_dengue-6-768x512.jpg 768w" sizes="(max-width: 1200px) 100vw, 1200px" /><figcaption>© Adrienne Surprenant</figcaption></figure></div>



<div class="wp-block-image aligncenter size-full wp-image-5761"><figure class="aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" width="1200" height="800" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/06/media_pics_dengue-1.jpg" alt="© Adrienne Surprenant" class="wp-image-5761" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/06/media_pics_dengue-1.jpg 1200w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/06/media_pics_dengue-1-300x200.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/06/media_pics_dengue-1-1024x683.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/06/media_pics_dengue-1-768x512.jpg 768w" sizes="(max-width: 1200px) 100vw, 1200px" /><figcaption>© Adrienne Surprenant</figcaption></figure></div>
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		<title>Si Johannesburg m&#8217;était contée &#8211; Elsa Bleda</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Afrique in visu]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 06 May 2019 10:59:49 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Éditorial]]></category>
		<category><![CDATA[Interview]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique du sud]]></category>
		<category><![CDATA[Capetown]]></category>
		<category><![CDATA[elsa bleda]]></category>
		<category><![CDATA[Johannesburg]]></category>
		<category><![CDATA[photographie couleur]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>En 2007, la photographe Elsa Bleda pose ses valises en Afrique du sud à Johannesburg. Très vite, elle plonge dans les ambiances nocturnes et fantastiques pour conter la ville. Ses images aux tons cyan ou magenta sont comme une balade entre un film de Wong Kar-wai et une peinture d&#8217;Edward Hopper. Dans ses paysages de nuit, l&#8217;homme est absent mais de nombreux signes laissent deviner ses traces. Elsa Bleda créée un nouveau récit autour des nuits sud africaines à travers ses séries My Nightscapes, Chinatown, Midnight stop&#8230; Bonjour Elsa, Pourriez vous nous parler de votre parcours&#160;? Comment en êtes- vous</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p>En 2007, la photographe <strong>Elsa Bleda</strong> pose ses valises en Afrique du sud à Johannesburg. Très vite, elle plonge dans les ambiances nocturnes et fantastiques pour conter la ville. Ses images aux tons cyan ou magenta sont comme une balade entre un film de <strong>Wong Kar-wai</strong> et une peinture d&rsquo;<strong>Edward Hopper</strong>. Dans ses paysages de nuit, l&rsquo;homme est absent mais de nombreux signes laissent deviner ses traces. Elsa Bleda créée un nouveau récit autour des nuits sud africaines à travers ses séries <em>My Nightscapes</em>, <em>Chinatown</em>, <em>Midnight stop</em>&#8230;</p>



<p><strong>Bonjour Elsa, Pourriez vous nous parler de votre parcours&nbsp;? Comment en êtes- vous venues à la photographie&nbsp;? </strong><br><br>Je suis photographe depuis environ 13 ans, ce fut pour moi une découverte très précoce. J&rsquo;ai grandi en voyageant, alors la photographie est devenue une langue, un exercice, un ami pour moi à l&rsquo;adolescence pendant cette vie de voyages. L’intérêt pour le documentaire est toujours présent dans mon travail mais j&rsquo;ai transformé ma pratique en photographie d&rsquo;art au fil des ans. Mon identité visuelle a beaucoup évolué au fil des années et aujourd&rsquo;hui j&rsquo;ai trouvé mon propre langage et ma propre identité dans la photographie. C&rsquo;est bien au-delà d&rsquo;une carrière et d&rsquo;un travail. C&rsquo;est ainsi que je vis ma vie et que je communique avec le monde.</p>



<p><strong>Après avoir vécu dans différents pays, c&rsquo;est en Afrique du Sud que vous avez posées vos valises. Pourquoi et qu&rsquo;y faites- vous&nbsp;?</strong><br><br>Je suis basée en Afrique du Sud depuis une dizaine d&rsquo;années. Je me sens chez moi ici. Mon travail s&rsquo;inspire beaucoup de Johannesburg bien que je voyage et photographie encore d&rsquo;autres parties du monde, j&rsquo;ai l&rsquo;impression que mon pays d&rsquo;origine est aussi l&rsquo;Afrique du Sud, surtout Johannesburg. Cette ville est l&rsquo;inspiration derrière le début de <em>Nightscapes</em>. J&rsquo;ai un lien étroit avec Johannesburg. Les gens et l&rsquo;endroit m&rsquo;inspirent.   </p>



<p><strong>Dans la majorité de vos dernières séries, c&rsquo;est à travers des scènes de nuit que vous portraiturez les villes. Pourquoi ce choix&nbsp;?</strong><br><br>Ma série <em>Nightscapes</em> a commencé vers 2014. Mais même avant cela, mon travail s&rsquo;inspirait de thèmes similaires, en particulier le mystère. La nuit est la meilleure option pour changer les récits. les lumières et les couleurs fonctionnent comme de la peinture pour moi, que je retravaille en post-production. La nuit est un Storyteller en soi. Et nous y sommes étrangers.</p>



<div class="wp-block-image aligncenter size-full wp-image-5735"><figure class="aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" width="1200" height="800" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/05/petrol_stop_nottingham_road_south_africa_2017_.jpg" alt="© Elsa Bleda" class="wp-image-5735" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/05/petrol_stop_nottingham_road_south_africa_2017_.jpg 1200w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/05/petrol_stop_nottingham_road_south_africa_2017_-300x200.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/05/petrol_stop_nottingham_road_south_africa_2017_-1024x683.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/05/petrol_stop_nottingham_road_south_africa_2017_-768x512.jpg 768w" sizes="(max-width: 1200px) 100vw, 1200px" /><figcaption>© Elsa Bleda<br>Petrol Stop Nottingham Road South Africa, 2017</figcaption></figure></div>



<div class="wp-block-image aligncenter size-full wp-image-5736"><figure class="aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" width="1200" height="800" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/05/johannesburg_2016_.jpg" alt="© Elsa Bleda" class="wp-image-5736" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/05/johannesburg_2016_.jpg 1200w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/05/johannesburg_2016_-300x200.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/05/johannesburg_2016_-1024x683.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/05/johannesburg_2016_-768x512.jpg 768w" sizes="(max-width: 1200px) 100vw, 1200px" /><figcaption>© Elsa Bleda<br>Johannesburg 2016</figcaption></figure></div>



<div class="wp-block-image aligncenter size-full wp-image-5737"><figure class="aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" width="1200" height="800" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/05/350b8616.jpg" alt="© Elsa Bleda" class="wp-image-5737" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/05/350b8616.jpg 1200w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/05/350b8616-300x200.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/05/350b8616-1024x683.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/05/350b8616-768x512.jpg 768w" sizes="(max-width: 1200px) 100vw, 1200px" /><figcaption>© Elsa Bleda</figcaption></figure></div>



<p></p>



<div class="wp-block-image aligncenter size-full wp-image-5738"><figure class="aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" width="1200" height="800" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/05/350b8560.jpg" alt="Elsa Bleda" class="wp-image-5738" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/05/350b8560.jpg 1200w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/05/350b8560-300x200.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/05/350b8560-1024x683.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/05/350b8560-768x512.jpg 768w" sizes="(max-width: 1200px) 100vw, 1200px" /><figcaption>Elsa Bleda</figcaption></figure></div>



<div class="wp-block-image aligncenter size-full wp-image-5739"><figure class="aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" width="1200" height="800" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/05/350b8493-2.jpg" alt="© Elsa Bleda" class="wp-image-5739" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/05/350b8493-2.jpg 1200w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/05/350b8493-2-300x200.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/05/350b8493-2-1024x683.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/05/350b8493-2-768x512.jpg 768w" sizes="(max-width: 1200px) 100vw, 1200px" /><figcaption>© Elsa Bleda</figcaption></figure></div>



<div class="wp-block-image aligncenter size-full wp-image-5740"><figure class="aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" width="1200" height="800" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/05/350b8376.jpg" alt="© Elsa Bleda" class="wp-image-5740" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/05/350b8376.jpg 1200w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/05/350b8376-300x200.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/05/350b8376-1024x683.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/05/350b8376-768x512.jpg 768w" sizes="(max-width: 1200px) 100vw, 1200px" /><figcaption>© Elsa Bleda</figcaption></figure></div>



<p><br><strong>La majorité des images s&rsquo;articule autour de l&rsquo;architecture, comment choisissez vous les lieux&nbsp;? Pourquoi ces architectures vous attirent&nbsp;?</strong><br>L&rsquo;architecture n&rsquo;en qu&rsquo;une partie de mon travail. Je réalise mes images en ville tard le soir et très tôt le matin quand il y a si peu de mouvement et de présence humaine. Ce sont les lumières et les couleurs des fenêtres qui représentent les humains. Le silence m&rsquo;inspire plus à créer. C&rsquo;est un voyage intérieur et une connexion avec ce que je vois. Et l&rsquo;architecture est l&rsquo;une des langues de notre civilisation, elle parle de l&rsquo;histoire et de l&rsquo;état actuel et raconte l&rsquo;histoire des villes, et c&rsquo;est pourquoi chaque ville que je photographie a un aspect différent. Chaque série urbaine a sa propre dimension avec mes paysages nocturnes. Je raconte les histoires des villes, de cette façon, aussi des habitants mais dans un monde qui ressemble à une peinture, un monde contre nature pendant que tout le monde dort.</p>



<p><strong>Comment se passe ces prises de vues à Johannesburg ou Cape Town&nbsp;? </strong><br><br>Mon travail de nuit est toujours tourné très tard le soir. Je préfère ce silence et le manque de mouvement. Le monde du sommeil est un lieu poétique. Je conduis parfois pendant des heures, et parfois je m&rsquo;assois sur un toit et je regarde le monde et je photographie. Cela prend habituellement plusieurs heures sur un seul endroit ou en voiture. Chaque tournage est un long processus.</p>



<p><strong>Pouvez-vous nous parler de la couleur dans vos images&nbsp;?</strong><br><br>J&rsquo;utilise la couleur et la lumière comme un personnage à part entière de mon récit. Elles sont accentuées par mes choix de composition. Mon travail est en quelque sorte un exercice pour raconter des histoires cinématographiques. Nous avons de très fortes réactions émotionnelles aux couleurs.  J&rsquo;ai un amour pour l&rsquo;utilisation de la couleur depuis mon enfance, dans mes explorations de la couleur dans mes peintures, même quand j&rsquo;étais enfant. Je m&rsquo;en sers pour prendre du recul par rapport à la dureté du monde et de la réalité. Il y a plus de choses à dire dans ce monde, et certaines d&rsquo;entre elles ne sont pas visibles. La couleur m&rsquo;aide juste à les faire ressortir. Et je vois souvent mon travail comme des peintures plutôt que comme des photographies.</p>



<p><strong>Il y a de nombreuses références qui viennent à l&rsquo;esprit en voyant vos images, je voudrais en soulever deux&nbsp;: le peintre Edward Hopper et ses scènes aux Etats-Unis et le photographe américain Gregory Crewdson et sa façon d&rsquo;explorer la lumière. C&rsquo;est certainement le côté très cinématographique qui lient ces deux références, pouvez vous nous en parler&nbsp;? </strong><br><br>Les scènes de <strong>Hopper</strong> et le travail de <strong>Crewdson</strong> sont tous deux de grandes influences (tout comme l&rsquo;utilisation par Wong Kar-wai de l&rsquo;image et du silence pour raconter des histoires, la vision de <strong>Tarkovsky</strong> ou le monde de la nuit de Brassai). Je pense que le tableau <em>Nighthawks</em> d&rsquo;<strong>Hopper</strong> a été un excellent modèle pour moi. De même, les atmosphères que créés <strong>Crewdson</strong> depuis des années, son travail avec la lumière, les émotions, la solitude. Il a un travail très profond, très articulé et il raconte des histoires. A chaque fois que je regarde, je fais une nouvelle découverte, un détail qui permet de comprendre un peu mieux. C&rsquo;est, pour moi, la partie la plus forte de son travail.</p>



<p><strong>Vos images sont accompagnées de légendes, titres, comme des poèmes ou chanson, qu&rsquo;évoquent ils&nbsp;? </strong><br><br>Ces mots guident le spectateur dans un monde où je veux qu&rsquo;il comprenne légèrement mon point de vue, mais jamais complètement. J&rsquo;écoute un certain type de musique pendant que je photographie comme lorsque j&rsquo;édite. Je crois que la musique se reflète et se traduit d&rsquo;une manière ou d&rsquo;une autre dans mon travail. Mes légendes évoquent souvent une certaine émotion et un certain état qui aiguille le spectateur. Mon travail est une expérience solitaire, j&rsquo;aide les gens à entrer dans ce monde en douceur.  </p>



<p><strong>Pourriez-vous nous parler des différentes séries réalisées en Afrique du sud&nbsp;(Chinatown midnight, midnight stop, midnight gothic&#8230;)&nbsp;?</strong><br><br><em>Chinatown</em>, réalisée dans le quartier chinois, est un travail qui se poursuit depuis des années. De même que ceux de <em>Nightscapes</em> (qui comprend <em>Midnight Stop</em>, <em>Midnight Gothic</em>, <em>Fragments</em>, etc&#8230;). Ils sont le résultat de mon exploration constante et de ma curiosité des paysages et des communautés et de mon désir de raconter des histoires. La série <em>Chinatown </em> (Johannesburg) a sa propre langue et ses propres raisons et d&rsquo;autres tournages sont prévus dans ces endroits. Ils sont le résultat de visites constantes au fil des ans. Plus tard, cela a donné naissance à<em> Chinatowns of Africa</em> que j&rsquo;explore actuellement pour voir cette communauté spécifique qu&rsquo;ils ont créée sur le continent africain. Je trouve cela très personnel, poétique, isolé. <em>Midnight Stop</em> est le résultat d&rsquo;interminables heures de route au Kwazulu-Natal. <em>Midnight Gothic</em> est la sœur de <em>Fragments</em> qui est à la fois basée à Johannesburg, principalement Hillbrow, mais parle d&rsquo;un autre aspect de cette mégalopole. La ville abrite des influences architecturales très différentes. Mais elles deviennent à la toute fin, une expérience personnelle qui m&rsquo;est propre .</p>



<p><strong>Quels sont vos projets pour 2019/2020 (expositions, résidences, publications, travaux en cours,&#8230;)&nbsp;?</strong><br><br>Je vais travailler en premier lieu autour de la série <em>Chinatown</em>. J&rsquo;ai aussi prévu quelques voyages à l&rsquo;étranger pour ma nouvelle série que j&rsquo;attends avec impatience depuis de nombreuses années. Les endroits que j&rsquo;ai l&rsquo;intention de photographier sont des endroits isolés dans le monde hors de portée humaine ou de lieux rarement vus ou facilement accessibles. Il s&rsquo;agira d&rsquo;une série d&rsquo;œuvres d&rsquo;art dans ces domaines, et un livre présentera ces images en 2020.<br>Concernant mes expositions, j&rsquo;ai récemment inauguré ma troisième exposition personnelle à Johannesburg intitulée <em>Memories of Dreams</em> qui mêlait photographie et réalité virtuelle, sous la forme d&rsquo;un portail dans lequel le public peut entrer. Je travaille avec une équipe sur des projets de Réalité Virtuelle autour de mon travail. Cela consiste à créer des expériences immersives avec la réalité virtuelle/augmentée à partir de mes images, ce qui permet que les spectateurs puissent plonger dans cet univers.</p>



<div class="wp-block-image aligncenter size-full wp-image-5741"><figure class="aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" width="1200" height="802" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/05/dsc2051-6.jpg" alt="© Elsa Bleda" class="wp-image-5741" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/05/dsc2051-6.jpg 1200w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/05/dsc2051-6-300x201.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/05/dsc2051-6-1024x684.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/05/dsc2051-6-768x513.jpg 768w" sizes="(max-width: 1200px) 100vw, 1200px" /><figcaption>© Elsa Bleda</figcaption></figure></div>



<div class="wp-block-image aligncenter size-full wp-image-5742"><figure class="aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" width="1200" height="800" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/05/mg_9785.jpg" alt="© Elsa Bleda" class="wp-image-5742" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/05/mg_9785.jpg 1200w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/05/mg_9785-300x200.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/05/mg_9785-1024x683.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/05/mg_9785-768x512.jpg 768w" sizes="(max-width: 1200px) 100vw, 1200px" /><figcaption>© Elsa Bleda</figcaption></figure></div>



<div class="wp-block-image aligncenter size-full wp-image-5743"><figure class="aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" width="1200" height="800" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/05/blue_glow_chinatown_2016_.jpg" alt="© Elsa Bleda" class="wp-image-5743" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/05/blue_glow_chinatown_2016_.jpg 1200w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/05/blue_glow_chinatown_2016_-300x200.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/05/blue_glow_chinatown_2016_-1024x683.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/05/blue_glow_chinatown_2016_-768x512.jpg 768w" sizes="(max-width: 1200px) 100vw, 1200px" /><figcaption>© Elsa Bleda</figcaption></figure></div>



<div class="wp-block-image aligncenter size-full wp-image-5744"><figure class="aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" width="1200" height="800" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/05/inside_johannesburg_2018_.jpg" alt="© Elsa Bleda" class="wp-image-5744" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/05/inside_johannesburg_2018_.jpg 1200w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/05/inside_johannesburg_2018_-300x200.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/05/inside_johannesburg_2018_-1024x683.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/05/inside_johannesburg_2018_-768x512.jpg 768w" sizes="(max-width: 1200px) 100vw, 1200px" /><figcaption>© Elsa Bleda<br>Inside, Johannesburg, 2018</figcaption></figure></div>



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		<title>Aïn Diab ou la source des loups &#8211; Karen Assayag</title>
		<link>https://www.afriqueinvisu.org/ain-diab-ou-la-source-des-loups/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Karen Assayag]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 26 Mar 2019 09:28:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Éditorial]]></category>
		<category><![CDATA[Casablanca]]></category>
		<category><![CDATA[Karen Assayag]]></category>
		<category><![CDATA[Maroc]]></category>
		<category><![CDATA[photographie couleur]]></category>
		<category><![CDATA[Photographie documentaire]]></category>
		<category><![CDATA[Témoignage]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Aïn Diab est le nom d&#8217;un quartier populaire du sud ouest de Casablanca&#160;au Maroc. Sa plage s&#8217;ouvre sur l&#8217;Atlantique et s&#8217;étend sur 2km. Elle est circonscrite entre la grande Mosquée Hassan II qui surplombe la mer et les villas de luxe. La plage de Aïn Diab est une plage populaire. Les classes les plus aisées vont se baigner à quelques kilomètres plus au sud. La population qui fréquente la plage est très représentative de la démographie du Maroc : une majorité de jeunes (1 Marocain sur 3 a entre 15 et 29ans /&#160;49% des jeunes entre 15 et 29 ans</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p>Aïn Diab est le nom d&rsquo;un quartier populaire du sud ouest de Casablanca&nbsp;au Maroc. Sa plage s&rsquo;ouvre sur l&rsquo;Atlantique et s&rsquo;étend sur 2km. Elle est circonscrite entre la grande Mosquée Hassan II qui surplombe la mer et les villas de luxe. La plage de Aïn Diab est une plage populaire. Les classes les plus aisées vont se baigner à quelques kilomètres plus au sud. La population qui fréquente la plage est très représentative de la démographie du Maroc : une majorité de jeunes (1 Marocain sur 3 a entre 15 et 29ans /&nbsp;49% des jeunes entre 15 et 29 ans ne sont ni à l&rsquo;école ni au travail), des familles avec enfants et quelques retraités.</p>



<p>C&rsquo;est au milieu de ce&nbsp;microcosme bouillonnant&nbsp;que j&rsquo;ai entrepris, sur plusieurs mois, la réalisation d&rsquo;une série photographique documentaire, ponctuée de portraits et de photos d&rsquo;ambiance. J&rsquo;ai entrepris ce projet, car en tant que Marocaine, j&rsquo;ai souhaité témoigner sur les changements récents mais fondamentaux qui affectent mon pays.</p>



<p>Aïn Diab est un lieu de vie majoritairement masculin. Les hommes se retrouvent pour faire du sport : principalement du football, souvent pieds nus sur le sable mouillé. C&rsquo;est l&rsquo;activité quotidienne sur cette plage, à toute heure et en toute saison. Beaucoup d&rsquo;entre eux sont au chômage et fuient les préoccupations liées au foyer en se défoulant sur leur terrain de jeu entre amis. Ils se dopent au sport et ont développé un culte du corps à coup d&rsquo;exercices intensifs. Une vraie métamorphose des corps masculins, à la manière des culturistes sur les plages brésiliennes.</p>



<p>Le corps féminin, et plus spécifiquement sa représentation, a beaucoup évolué ces deux dernières années au Maroc. On peut observer&nbsp;une explosion de femmes voilées, majoritairement jeunes. Du voile dissuasif souvent associé à une tenue moulante et un maquillage travaillé&#8230; au niqab intégral wahabite ne laissant apparaitre que les yeux.<br>Quasiment aucune femme ne se baigne en maillot de bain à Ain Diab, fait notable ces dernières années, et d’autant plus marquant, que dans les années 60 et 70, des concours de miss en bikini étaient légion sur les plages Casablancaises.</p>



<p>A l&rsquo;heure où le monde vit une crise de l&rsquo;islam avec la montée de l&rsquo;islam radical, le Maroc n&rsquo;est pas épargné.&nbsp;La pratique rigoriste s&rsquo;intensifie malgré la destitution de certains imams par le ministère des Habous et des Affaires Islamiques, dans plusieurs villes du Maroc. Décision appuyée par le Roi Mohammed VI, qui lors de ses discours, prend souvent la parole contre le terrorisme et l&rsquo;extrémisme religieux. Des mots puissants venant de la bouche du descendant du prophète, mais quels en seront les effets? Religion et politique étant intimement liés dans ce Royaume non laïque, le parti islamiste marocain (le PJD, leadé par le Premier Ministre islamiste Benkirane) gagne du terrain et a été réélu pour 5 ans le 7 octobre 2017. La résistance est bel et bien là malgré tout : manifestations anti islamistes, rafles de la police sur dénonciation du voisinage de groupuscules planifiant des attentats, etc.</p>



<p>Le religieux est devenu politique, et cela de manière visible aussi à la plage. Espérons que Ain Diab, « la source des loups » ne devienne pas un jour une plage où seuls les loups viendront s&rsquo;abreuver&#8230;&nbsp;</p>



<div class="wp-block-image aligncenter size-full wp-image-5706"><figure class="aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" width="1200" height="797" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/03/c_karen_assayag2.jpg" alt="© Karen Assayag" class="wp-image-5706" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/03/c_karen_assayag2.jpg 1200w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/03/c_karen_assayag2-300x199.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/03/c_karen_assayag2-1024x680.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/03/c_karen_assayag2-768x510.jpg 768w" sizes="(max-width: 1200px) 100vw, 1200px" /><figcaption>© Karen Assayag</figcaption></figure></div>



<div class="wp-block-image aligncenter size-full wp-image-5707"><figure class="aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" width="1200" height="797" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/03/c_karen_assayag4.jpg" alt="© Karen Assayag" class="wp-image-5707" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/03/c_karen_assayag4.jpg 1200w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/03/c_karen_assayag4-300x199.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/03/c_karen_assayag4-1024x680.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/03/c_karen_assayag4-768x510.jpg 768w" sizes="(max-width: 1200px) 100vw, 1200px" /><figcaption>© Karen Assayag</figcaption></figure></div>



<div class="wp-block-image aligncenter size-full wp-image-5708"><figure class="aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" width="1200" height="797" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/03/c_karen_assayag3.jpg" alt="© Karen Assayag" class="wp-image-5708" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/03/c_karen_assayag3.jpg 1200w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/03/c_karen_assayag3-300x199.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/03/c_karen_assayag3-1024x680.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/03/c_karen_assayag3-768x510.jpg 768w" sizes="(max-width: 1200px) 100vw, 1200px" /><figcaption>© Karen Assayag</figcaption></figure></div>



<div class="wp-block-image aligncenter size-full wp-image-5709"><figure class="aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" width="1200" height="797" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/03/c_karen_assayag5.jpg" alt="© Karen Assayag" class="wp-image-5709" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/03/c_karen_assayag5.jpg 1200w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/03/c_karen_assayag5-300x199.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/03/c_karen_assayag5-1024x680.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/03/c_karen_assayag5-768x510.jpg 768w" sizes="(max-width: 1200px) 100vw, 1200px" /><figcaption>© Karen Assayag</figcaption></figure></div>



<div class="wp-block-image aligncenter size-full wp-image-5710"><figure class="aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" width="1200" height="797" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/03/c_karen_assayag6.jpg" alt="© Karen Assayag" class="wp-image-5710" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/03/c_karen_assayag6.jpg 1200w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/03/c_karen_assayag6-300x199.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/03/c_karen_assayag6-1024x680.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/03/c_karen_assayag6-768x510.jpg 768w" sizes="(max-width: 1200px) 100vw, 1200px" /><figcaption>© Karen Assayag</figcaption></figure></div>



<div class="wp-block-image aligncenter size-full wp-image-5711"><figure class="aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" width="1200" height="797" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/03/c_karen_assayag7.jpg" alt="© Karen Assayag" class="wp-image-5711" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/03/c_karen_assayag7.jpg 1200w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/03/c_karen_assayag7-300x199.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/03/c_karen_assayag7-1024x680.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/03/c_karen_assayag7-768x510.jpg 768w" sizes="(max-width: 1200px) 100vw, 1200px" /><figcaption>© Karen Assayag</figcaption></figure></div>



<div class="wp-block-image aligncenter size-full wp-image-5712"><figure class="aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" width="1200" height="797" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/03/c_karen_assayag8.jpg" alt="© Karen Assayag" class="wp-image-5712" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/03/c_karen_assayag8.jpg 1200w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/03/c_karen_assayag8-300x199.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/03/c_karen_assayag8-1024x680.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/03/c_karen_assayag8-768x510.jpg 768w" sizes="(max-width: 1200px) 100vw, 1200px" /><figcaption>© Karen Assayag</figcaption></figure></div>



<div class="wp-block-image aligncenter size-full wp-image-5713"><figure class="aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" width="1200" height="797" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/03/c_karen_assayag9.jpg" alt="© Karen Assayag" class="wp-image-5713" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/03/c_karen_assayag9.jpg 1200w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/03/c_karen_assayag9-300x199.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/03/c_karen_assayag9-1024x680.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/03/c_karen_assayag9-768x510.jpg 768w" sizes="(max-width: 1200px) 100vw, 1200px" /><figcaption>© Karen Assayag</figcaption></figure></div>



<div class="wp-block-image aligncenter size-full wp-image-5714"><figure class="aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" width="1200" height="797" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/03/c_karen_assayag11.jpg" alt="© Karen Assayag" class="wp-image-5714" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/03/c_karen_assayag11.jpg 1200w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/03/c_karen_assayag11-300x199.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/03/c_karen_assayag11-1024x680.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/03/c_karen_assayag11-768x510.jpg 768w" sizes="(max-width: 1200px) 100vw, 1200px" /><figcaption>© Karen Assayag</figcaption></figure></div>



<div class="wp-block-image aligncenter size-full wp-image-5715"><figure class="aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" width="1200" height="797" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/03/c_karen_assayag10.jpg" alt="© Karen Assayag" class="wp-image-5715" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/03/c_karen_assayag10.jpg 1200w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/03/c_karen_assayag10-300x199.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/03/c_karen_assayag10-1024x680.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/03/c_karen_assayag10-768x510.jpg 768w" sizes="(max-width: 1200px) 100vw, 1200px" /><figcaption>© Karen Assayag</figcaption></figure></div>



<div class="wp-block-image aligncenter size-full wp-image-5716"><figure class="aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" width="1200" height="797" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/03/c_karen_assayag12.jpg" alt="© Karen Assayag" class="wp-image-5716" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/03/c_karen_assayag12.jpg 1200w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/03/c_karen_assayag12-300x199.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/03/c_karen_assayag12-1024x680.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/03/c_karen_assayag12-768x510.jpg 768w" sizes="(max-width: 1200px) 100vw, 1200px" /><figcaption>© Karen Assayag</figcaption></figure></div>



<div class="wp-block-image aligncenter size-full wp-image-5717"><figure class="aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" width="1200" height="797" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/03/c_karen_assayag13.jpg" alt="© Karen Assayag" class="wp-image-5717" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/03/c_karen_assayag13.jpg 1200w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/03/c_karen_assayag13-300x199.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/03/c_karen_assayag13-1024x680.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/03/c_karen_assayag13-768x510.jpg 768w" sizes="(max-width: 1200px) 100vw, 1200px" /><figcaption>© Karen Assayag</figcaption></figure></div>



<div class="wp-block-image aligncenter size-full wp-image-5718"><figure class="aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" width="1200" height="797" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/03/c_karen_assayag14.jpg" alt="© Karen Assayag" class="wp-image-5718" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/03/c_karen_assayag14.jpg 1200w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/03/c_karen_assayag14-300x199.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/03/c_karen_assayag14-1024x680.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/03/c_karen_assayag14-768x510.jpg 768w" sizes="(max-width: 1200px) 100vw, 1200px" /><figcaption>© Karen Assayag</figcaption></figure></div>



<div class="wp-block-image aligncenter size-full wp-image-5719"><figure class="aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" width="1200" height="797" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/03/c_karen_assayag15.jpg" alt="© Karen Assayag" class="wp-image-5719" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/03/c_karen_assayag15.jpg 1200w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/03/c_karen_assayag15-300x199.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/03/c_karen_assayag15-1024x680.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/03/c_karen_assayag15-768x510.jpg 768w" sizes="(max-width: 1200px) 100vw, 1200px" /><figcaption>© Karen Assayag</figcaption></figure></div>



<div class="wp-block-image aligncenter size-full wp-image-5720"><figure class="aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" width="1200" height="797" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/03/c_karen_assayag17.jpg" alt="© Karen Assayag" class="wp-image-5720" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/03/c_karen_assayag17.jpg 1200w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/03/c_karen_assayag17-300x199.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/03/c_karen_assayag17-1024x680.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/03/c_karen_assayag17-768x510.jpg 768w" sizes="(max-width: 1200px) 100vw, 1200px" /><figcaption>© Karen Assayag</figcaption></figure></div>



<div class="wp-block-image aligncenter size-full wp-image-5721"><figure class="aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" width="1200" height="797" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/03/c_karen_assayag18.jpg" alt="© Karen Assayag" class="wp-image-5721" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/03/c_karen_assayag18.jpg 1200w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/03/c_karen_assayag18-300x199.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/03/c_karen_assayag18-1024x680.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/03/c_karen_assayag18-768x510.jpg 768w" sizes="(max-width: 1200px) 100vw, 1200px" /><figcaption>© Karen Assayag</figcaption></figure></div>



<div class="wp-block-image aligncenter size-full wp-image-5722"><figure class="aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" width="1200" height="797" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/03/c_karen_assayag16.jpg" alt="© Karen Assayag" class="wp-image-5722" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/03/c_karen_assayag16.jpg 1200w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/03/c_karen_assayag16-300x199.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/03/c_karen_assayag16-1024x680.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/03/c_karen_assayag16-768x510.jpg 768w" sizes="(max-width: 1200px) 100vw, 1200px" /><figcaption>© Karen Assayag</figcaption></figure></div>



<div class="wp-block-image aligncenter size-full wp-image-5723"><figure class="aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" width="1200" height="797" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/03/c_karen_assayag19.jpg" alt="© Karen Assayag" class="wp-image-5723" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/03/c_karen_assayag19.jpg 1200w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/03/c_karen_assayag19-300x199.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/03/c_karen_assayag19-1024x680.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2019/03/c_karen_assayag19-768x510.jpg 768w" sizes="(max-width: 1200px) 100vw, 1200px" /><figcaption>© Karen Assayag</figcaption></figure></div>
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