Parcours de François Ndolo de Brazzaville à la biennale de Photoquai

, par Afrique in visu

Retour sur le photographe brazzavillois François Ndolo dont les parisiens ont pu découvrir les photos sur le Quai Branly, présentées à l’occasion de PhotoQuai , première Biennale de photographique organisée par le musée du Quai Branly. Cette Biennale s’est tenue du 30 octobre au 25 novembre 2007 et s’intitulait « le monde regarde le monde » .
Sur le quai en plein air, de grandes images proposaient trois axes de vues, La métamorphose, Fictions et La Confrontation. C’est dans cette dernière qu’était présentée la série de François Ndolo, une série nous proposant de nous tourner vers nos congénères congolais et de voir leurs loisirs au bord du fleuve et de la mer.
François Ndolo n’est pas un inconnu pour l’équipe d’Afrique in visu, depuis un an son collectif Génération Elili s’investit sur notre plateforme.
Ce photographe a profité de son séjour parisien pour nous raconter son parcours jusqu’à la Biennale du Quai Branly.

François Ndolo est depuis longtemps photographe. Dans les années 90, il dirige 3 studios à Brazzaville. Les studios Ndofran enregistrent les grands moments de la vie des brazzavillois, mariages, fêtes, naissances.
Avec la guerre de 1997, ses studios sont détruits ; ce photographe devient alors un photographe ambulant. Il travaille régulièrement au parlement de Brazzaville pour y photographier les parlementaires.
En 2003, L’Union Européenne et le PSAP, programme de soutien aux arts plastiques, organisent un stage collectif pour les photographes de Brazzaville et de Pointe noire : 5 photographes de chacune de ces deux villes. Le stage intitulé « Elili » (image en lingala, langue nationale du Congo) est coordonné par trois photographes, David Damoison, Hector Mediavilla et Elina Moriya. Le stage a démarré à Pointe noire et s’est terminé à Brazzaville.
Les photographes stagiaires ne connaissaient pas du tout la photographie non commerciale, ni la photographie d’art. Comme l’explique François : « nous ne connaissions que la photo pour survivre » . David Damoison les appuie pour choisir des thèmes.

François Ndolo se tourne très naturellement vers la mer de Pointe noire pour y photographier le comportement des congolais au bord de cette mer.Il le poursuit ensuite sur les rives du fleuve à Brazzaville.
A l’issue de ce stage, les 5 brazzavillois décident de se constituer en collectif. Ils mettent sur pied le collectif Génération Elili. Aujourd’hui, ce collectif comprend une trentaine de photographes. François Ndolo en est Le directeur technique adjoint.
En 2005, David Damoison revient animer un stage dans le cadre des Rencontres Africaines de la Photographie à Bamako. Une partie des images réalisées pendant ce stage est exposée à la Bibliothèque Nationale du Mali dans le cadre des workshops de Bamako lors de la Biennale 2005. François Ndolo y présente une petite série de ces images prises au bord du fleuve et de la mer.
Via le site :www.damoison.com, David Damoison continue à assurer la promotion de ces stagiaires en présentant les résultats des stages.

En 2006, le photographe Ndolo présente une nouvelle série sur une femme faisant sa prière à Paris, dans le cadre de l’exposition « Nouvelles Africaines » organisée par Africultures . Ce photographe ainsi que les autres photographes de Génération Elili ne peuvent alors se rendre en France pour voir leur exposition.
En septembre 2007, l’équipe d’organisation de "PhotoQuai" contacte François Ndolo pour la première Biennale des images du monde. Il est invité à exposer 7 images sur la thématique « le comportement des congolais au bord de la mer à Pointe noire et dans le fleuve de Brazzaville » .
Pour des problèmes de visa, François Ndolo n’a pu assister au vernissage mais il est arrivé le lendemain et a pu découvrir Paris et son travail installé au pied de la Tour Eiffel. Il était très satisfait d’être montré en plein air car cela lui permettait de rencontrer un plus large public.
Pendant cette exposition, l’association culturelle de Lille, avec à sa tête Mirando, va contacter via Africultures François Ndolo pour qu’il vienne présenter son travail lors de l’inauguration du Tramway courant juin 2008 dans la localité de Douaisis.
Francois Ndolo va aussi exposer son travail à la galerie de Natacha Giafferi qui ouvre ses portes au mois de d’avril ici à Paris.
Francois Ndolo va présenter son travail au premier concours photo-d’Afrique qui aura lieu en Espagne au mois de juin.
Lors de son séjour parisien, François Ndolo, avec Baudouin Mouanda du collectif Génération Elili, a amorçé un travail en couleur sur la lumière à Paris . Ce travail vous sera présenté prochainement via les portfolios diffusés sur Afrique in visu.

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Article sur François Ndolo paru dans l’hebdomadaire