Sidi(s), un mode de vie Portrait de Fakhri El Ghezal

, par Afrique in visu

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Exotic Ché © Fakhri El Ghezal

Nous suivons le travail de Fakhri El Ghezal depuis 2008.
Nous avions publié sa série "Otage" où il questionnait notre relation aux médias, avec cette détonante série, où des modèles avaient accepté d’être "pris en otage" le temps d’une pose.

En décembre 2010, nous avons proposé à ce photographe de faire un portrait de lui et de présenter sa dernière série "Sidi (s)". Une série très intime, un travail qui le poursuit depuis des années. Un aboutissement de ces recherches photographiques.

La série Sidi(s) mêle portraits et natures mortes. Elle s’intéresse à l’autre(s), à des artistes qui travaillent en Tunisie. Un portrait d’une génération et d’un mode de vie.
Intitulée "Sidi(s)", s’inspirant de cette formule de politesse que les artistes utilisent pour s’appeler entre eux, signifiant " Miséricordieux" et "Monsieur" à la fois. Une série intimiste qui montre les espaces de vie des protagonistes, fixant un détail qui nous emporte ; montrant leur quotidien sans esthétisation.
Une capture d’un instant.

Au vue des évènements historiques de ce début d’année en Tunisie, il nous semblait important de montrer la créativité des jeunes de ce pays.

Le photographe Fakhri El Ghezal nous livre ces notes :

Notes

Sidi est une appellation, une forme de respect, on appelle sidi les prophètes, les oulis (saints), les cheikhs, les mouaalmes (enseignants), les professeurs, les ainés de la famille, les gens expérimentés...

Je pense que Sidi ne peut pas être traduite en français c’est la combinaison de "Monsieur" et de "Miséricordieux".

Les protagonistes (que je côtoie depuis plus de huit ans) de cette série sont sculpteurs, peintres, designers, acteur/metteur en scène de théâtre. Ils ont vécu dans plusieurs maisons dans le périmètre de l’institut supérieur des beaux de Tunis, au quartier de Bab Sidi Abdesselem.
Ils s’appellent entre eux SIDI, c’est devenu une sorte d’habitude pour eux.

Ce travail a commencé depuis plus de six ans, à une période transitoire (pour eux et pour moi), je dirais le passage de statut d’étudiant à celui de...
Cette série a aboutie bizarrement, à la fin de leurs colocations. Chacun a pris une ligne, une direction si on peut dire.

VOIR LE PORTFOLIO SIDI(S) DE FAKHRI EL GHEZAL

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Sidi Attef (à gauche) / Sidi Khaled (à droite) © Fakhri El Ghezal
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composition 4 (à gauche) / composition 1 (à droite) © Fakhri El Ghezal

Biographie de Fakhri El Ghezal

Né en 1981 à Akouda en Tunisie où il vit et travaille.
Diplômé en arts plastiques de l’Institut Supérieur des Beaux-arts de Tunis.

En 2002, il participe à une exposition collective de peinture à l’espace Aire Libre d’El Teatro, à Tunis.
En 2006, Il est récompensé par le troisième prix du concours organisé par l’Arabian Tunis Bank et participe aux 4es Rencontres internationales photographiques de Ghar El Melh avec la série TRAIN N : 6
En juin 2007, il est présent au Printemps des Arts plastiques à La Marsa, et propose pour la première fois l’installation photographique OTAGE aux 5es Rencontres internationales photographiques de Ghar El Melh. En novembre 2OO7, il participe avec la série The Abdellbasset Patchwork, aux 7emes Rencontres africaines de la photographie de Bamako. En décembre 2007 : parution et proposition à la location des clichés de sa série TRAIN N 6, sur le site www.afriphoto.com.

En Avril 2008 : le travail OTAGE est sélectionné pour participer au Premier Concours Photos Afrique, organisé par le Centre Andalous de Photographie et le Festival de Cinéma Africain de Tarifa (FCAT), Espagne
Il obtient en octobre 2008 son master an Art et Communication, à l’institut des Beaux Arts de Nabeul, Tunisie .
En Février 2009 : exposition au CCCB ( Barcelone), dans le cadre de la diffusion internationale des 7ème Rencontres Africaines de la Photographie de Bamako et en Juin 2009
Il présente la vidéo EL CHANTY #1, à la troisième édition du FEST, festival écho sonore Tunis.
En décembre 2009 : participation avec la série OTAGE à l’exposition ’THAT’S ALL FOLKS’ curated by Michel Dewilde and Jerome Jacobs au Stadshallen à Bruges en Belgique.
En octobre 2010 : participation avec l’installation HALQUOUM à DREAM CITY, proposition artistique pluridisplinaire d’art en espace publique, Tunis Médina