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	<title>Camille Millerand, auteur/autrice sur Afrique In Visu</title>
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	<description>Plateforme autour du métier de photographe en Afrique depuis 2006</description>
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	<title>Camille Millerand, auteur/autrice sur Afrique In Visu</title>
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		<title>Bled Runner &#8211; Etape 4 / Touba-Koonan</title>
		<link>https://www.afriqueinvisu.org/bled-runner-etape-4-touba-koonan/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Camille Millerand]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 12 Feb 2018 09:04:29 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Éditorial]]></category>
		<category><![CDATA[Côte d'Ivoire]]></category>
		<category><![CDATA[Témoignage]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Terminus Koonan &#8211; 4ème étape Dernier trajet en bus depuis Touba puis premier parcours à 3 sur une moto de 2 places sur une distance de 46 km. C’est d&#8217;ici que vient toute la famille Bamba. Apres les salutations nécessaires, nous atterrissons au kiosque de Moriba, l&#8217;homonyme de Kader. Même grand-père tous les deux.  « On dit quoi ?  » demande motard n.1 « Mais on est là, je te vois pas » répond motard n.2 . En plus de servir du café Rostead, Moriba détient une mini-station essence accessible grâce à des vieilles bouteilles de pastis. Le kiosque est à un carrefour</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<h2>Terminus Koonan &#8211; 4<sup>ème</sup> étape </h2>
<p>Dernier trajet en bus depuis Touba puis premier parcours à 3 sur une moto de 2 places sur une distance de 46 km.</p>
<p>C’est d&rsquo;ici que vient toute la famille Bamba. Apres les salutations nécessaires, nous atterrissons au kiosque de Moriba, l&rsquo;homonyme de Kader. Même grand-père tous les deux. <br />
« On dit quoi ?  » demande motard n.1 « Mais on est là, je te vois pas » répond motard n.2 . En plus de servir du café Rostead, Moriba détient une mini-station essence accessible grâce à des vieilles bouteilles de pastis. Le kiosque est à un carrefour du village, un point ressource où tu viens prendre des nouvelles, acheter une recharge « Orange » et regarder le journal télévisé de la R.T.I (Radio Télévision Ivoirienne). </p>
<p>Au village, les habitants attendent la pluie avec impatience. Ca fait 3 mois qu&rsquo;elle n&rsquo;a pas pointé son nez. Il y a seulement l&rsquo;harmattan qui bat la poussière rouge, comme à Kaya au Burkina-Faso. Nous tentons de rencontrer le maire du village depuis ce matin. Pour la troisième fois, il n&rsquo;est pas là. Pas grave, « l&rsquo;essontiel » comme on  dit à Bab el Oued, c’est que Kader présente son projet agricole au chef des terres et ses disciples. Le tout avec l&rsquo;appui des tontons Bamba. </p>
<p>En multipliant les salutations, on apprend que la frontière guinéenne n&rsquo;est plus qu&rsquo;à 18 km. D&rsquo;après la photo d&rsquo;un ami de Kader, c&rsquo;est seulement un pont de bois qui relie les 2 pays. Ici, transitent ouvriers guinéens et trafiquants en tout genre. Quand la tension monte entre les deux pays, on dit que des planches sont décloutées pour empêcher les deux roues et les véhicules de passer. Kader, Moriba et moi faisons les cents pas jusqu&rsquo;aux premiers pieds d&rsquo;anacarde, l&rsquo;arbre qui donne la noix de cajou. Le nouveau « bon way » (bon plan qui peut rapporter gros en Nouchi), ici. Depuis 10 ans c&rsquo;est de ça dont on parle en ville et dans le département dont le chef lieu est Ouanino. Kader attend un rendez-vous avec le chef de terre du village pour visiter les terres vierges et disponibles qu&rsquo;il pourra exploiter. Fermes-écoles, engrais naturels, culture en circuit-court&#8230;Les idées ne manquent pas au fils ivoirien d&rsquo;Algérie. Mais ici tout est à faire. La route est encore longue.</p>
<p><img decoding="async" src="IMG/jpg/1-img_7724_c_millerand.jpg" alt="© Camille Millerand" title="© Camille Millerand" class="caption" data-description="Parcelle occupée par l’arrière grand-père de Kader. A l’époque, c’était le chef du village. Une pierre ovale en souvenirs de son existence trône au milieu des arbres. Aujourd’hui, le village familial, Koonan,s’est déplacé en bas de la montagne. Plus facile d’accès.
Dimanche 4 février 2018" align="center" /><br />
<img decoding="async" src="IMG/jpg/2-img_7460_c_millerand.jpg" alt="© Camille Millerand" title="© Camille Millerand" class="caption" data-description="Kader n’était pas venu saluer la grande famille depuis 2002. Il pose ici avec les femmes de ses cousins.
Samedi 3 février 2018" align="center" /><br />
<img decoding="async" src="IMG/jpg/3-img_7476_c_millerand.jpg" alt="© Camille Millerand" title="© Camille Millerand" class="caption" data-description="Il surnomme sa grand-mère paternelle, « chérie-coco ». Tous les deux sont très proches.
Samedi 3 février 2018" align="center" /><br />
<img decoding="async" src="IMG/jpg/4-img_7648_c_millerand.jpg" alt="© Camille Millerand" title="© Camille Millerand" class="caption" data-description="Son grand-oncle, Bangali ( milieu de l’image) et deux chasseurs guinéens. Ils viennent de chasser un agouti pour célébrer l’arrivée de Kader.
Vendredi 2 février 2018." align="center" /><br />
<img decoding="async" src="IMG/jpg/5-img_7582_c_millerand.jpg" alt="© Camille Millerand" title="© Camille Millerand" class="caption" data-description="Kader doit organiser plusieurs rendez-vous avec le chef de terre, le chef du village, le maire. Il sait qu’il va devoir négocier habilement pour installer son activité agricole.
Vendredi 2 février 2018" align="center" /><br />
<img decoding="async" src="IMG/jpg/6-img_7245_c_millerand.jpg" alt="© Camille Millerand" title="© Camille Millerand" class="caption" data-description="Moriba, 34 ans, cousin direct de Kader. Ils portent le même prénom. Père de deux enfants dont Mohamed qui vit à Duekoué avec le père de Kader.
Vendredi 2 février 2018" align="center" /><br />
<img decoding="async" src="IMG/jpg/7-img_7276_c_millerand.jpg" alt="© Camille Millerand" title="© Camille Millerand" class="caption" data-description="En plus de son activité aux champs, Moriba s’occupe du kiosque à café situé au centre du village en face de la montagne qui sépare Koonan à Soula, un village voisin.
Vendredi 2 février 2018" align="center" /><br />
<img decoding="async" src="IMG/jpg/8-img_7600_c_millerand.jpg" alt="© Camille Millerand" title="© Camille Millerand" class="caption" data-description="Visite de courtoisie à la personne chargée de montrer les limites de sa parcelle.
Vendredi 2 février 2018" align="center" /><br />
<img decoding="async" src="IMG/jpg/9-img_7319_c_millerand.jpg" alt="© Camille Millerand" title="© Camille Millerand" class="caption" data-description="Moriba s’occupe aussi de la pompe à essence de Koonan.
Samedi 3 février 2018" align="center" /><br />
<img decoding="async" src="IMG/jpg/10-img_7892_c_millerand.jpg" alt="© Camille Millerand" title="© Camille Millerand" class="caption" data-description="Moriba sera l’interlocuteur direct de Kader pour le développement de ses activités agricoles. Ils visitent ensemble les futurs champs exploitables de Kader.
Samedi 3 février 2018" align="center" /><br />
<img decoding="async" src="IMG/jpg/11-img_7502_c_millerand.jpg" alt="© Camille Millerand" title="© Camille Millerand" class="caption" data-description="Machette de Moriba. Un outil incontournable à Koonan.
Samedi 3 février 2018" align="center" /><br />
<img decoding="async" src="IMG/jpg/12-img_7921_c_millerand.jpg" alt="© Camille Millerand" title="© Camille Millerand" class="caption" data-description="Ibrahim, grand-oncle de Kader ,avec qui  il compte aussi collaborer. Il tenait aussi à lui faire découvrir son champs. Avec son fils Mohamed, ils gèrent l’exploitation d’anacarde.
Samedi 3 février 2018" align="center" /></p>
<p><iframe src="https://player.vimeo.com/video/254350853?color=ff9933&#038;title=0&#038;byline=0&#038;portrait=0" width="800" height="450" frameborder="0" webkitallowfullscreen mozallowfullscreen allowfullscreen></iframe></p>
<p> Trajet en « massa » &#8211; Man-Abidjan. Janvier 2018</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Bled Runner &#8211; Etape 3 / Abidjan-Touba</title>
		<link>https://www.afriqueinvisu.org/bled-runner-etape-3-abidjan-touba/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Camille Millerand]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 10 Feb 2018 11:53:57 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Éditorial]]></category>
		<category><![CDATA[Côte d'Ivoire]]></category>
		<category><![CDATA[Témoignage]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Abidjan &#8211; Touba &#8211; 3ème étape :  » Vieux père voilà ton fils «  Départ des 220 logements à 5h30, c&#8217;est encore la nuit, les premiers travailleurs arpentent les rues autour de la gare de bus. Cette fois, c&#8217;est la compagnie U.T.B. (union des transporteurs de Bouaké) « c&#8217;est pour N&#8217;sikan » un baoulé puissant dans le pays. Kader connaît cette compagnie depuis qu&#8217;il est petit. Le bus est moins long que celui de Bamako. Il encaisse mieux les nombreux trous de la route. Finalement, nous arrivons vers 17h à Duékoué, « le carrefour de l&#8217;ouest » m&#8217;explique Kader. C&#8217;est Adama, le petit frere</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<h2>Abidjan &#8211; Touba &#8211; 3<sup>ème</sup> étape :  » Vieux père voilà ton fils « </h2>
<p>Départ des 220 logements à 5h30, c&rsquo;est encore la nuit, les premiers travailleurs arpentent les rues autour de la gare de bus. Cette fois, c&rsquo;est la compagnie U.T.B. (union des transporteurs de Bouaké) « c&rsquo;est pour N&rsquo;sikan » un baoulé puissant dans le pays. Kader connaît cette compagnie depuis qu&rsquo;il est petit. Le bus est moins long que celui de Bamako. Il encaisse mieux les nombreux trous de la route.</p>
<p>Finalement, nous arrivons vers 17h à Duékoué, « le carrefour de l&rsquo;ouest » m&rsquo;explique Kader. C&rsquo;est Adama, le petit frere d&rsquo;un pote de Kader qui nous réceptionne. Lui travaille avec l&rsquo;hévéa. Un<br />
intermédiaire commercial qui agit « Bord champs » entre producteurs et acheteurs de cette matière première, avec laquelle on fabrique le caoutchouc.</p>
<p>Sinon, la majorité des habitants de Duékoué travaillent autour de la filière café/cacao. Lors de la crise de 2011 Duékoué fut l&rsquo;épicentre de la guerre. Des amis de Kader se souviennent des longues heures cachés dans leurs maisons. Époque où l&rsquo;on fumait une cigarette par jour en plusieurs taffes espacées tellement elles étaient devenues cher.<br />
Une période où les miliciens libériens soufflaient le chaud et le froid sur la ville, commissionnés par le camps Gagbo pour conserver le pouvoir. « On entendait parler anglais à chaque coin de rue  » précise un enseignant du grin des amis de Kader.</p>
<p>Il est déjà 20 heures, son jeune père nous offre à boire, on se donne les nouvelles et déballe l&rsquo;écran plasma. Un moment solennel, Kader n&rsquo;était plus venu ici depuis 2015.</p>
<p><img decoding="async" src="IMG/jpg/1-dsc06972_c_millerand.jpg" alt="© Camille Millerand" title="© Camille Millerand" class="caption" data-description="Sur la route entre Abidjan et Duekoué.
Mardi 30 janvier 2018" align="center" /><br />
<img decoding="async" src="IMG/jpg/2-dsc06951_c_millerand.jpg" alt="© Camille Millerand" title="© Camille Millerand" class="caption" data-description="Trajet Abidjan-Duekoué. Passants, commerçants et thérapeutes ambulant se succèdent au fils des arrêts.
Mardi 30 janvier 2018" align="center" /><br />
<img decoding="async" src="IMG/jpg/3-dsc06960_c_millerand.jpg" alt="© Camille Millerand" title="© Camille Millerand" class="caption" data-description="Kader se rends compte que son voisin de bus parle Maoka. Ils ont tous les deux des liens avec le village de Koonan
Mardi 30 janvier 2018" align="center" /><br />
<img decoding="async" src="IMG/jpg/4-img_6936_c_millerand.jpg" alt="© Camille Millerand" title="© Camille Millerand" class="caption" data-description="Salon de la famille Bamba. Kader souhaite la rénover et dépoussiérer les livres en vue d’une bibliothèque qu’il installera, un jour, à Koonan.
Mardi 30 janvier 2018." align="center" /><br />
<img decoding="async" src="IMG/jpg/5-dsc06872_c_millerand.jpg" alt="© Camille Millerand" title="© Camille Millerand" class="caption" data-description="Son grand-frère Vamehi et lui sont très proches depuis tout petit. C’est la photo préférée de Kader.
Mardi 30 janvier 2018" align="center" /><br />
<img decoding="async" src="IMG/jpg/6-img_6884_c_millerand.jpg" alt="© Camille Millerand" title="© Camille Millerand" class="caption" data-description="Mohamed et Achille, collégiens et cousins de Kader. Le premier est le fils de Moriiba Bamba, l’homonyme de Kader qui vit au village.
Mardi 30 janvier 2018" align="center" /><br />
<img decoding="async" src="IMG/jpg/7-img_6918_c_millerand.jpg" alt="© Camille Millerand" title="© Camille Millerand" class="caption" data-description="Kader s’entretient avec son père à huit-clos. Un moment propice pour se donner les nouvelles, causer des projets de Kader et de la santé du père.
Mardi 30 janvier 2018" align="center" /><br />
<img decoding="async" src="IMG/jpg/8-img_7049_c_millerand.jpg" alt="© Camille Millerand" title="© Camille Millerand" class="caption" data-description="L’écran plasma est enfin déballé en famille. Le menuisier est là pour accrocher le poste contre la bibliothèque. Le père de Kader est heureux.
Mercredi 31 janvier 2018" align="center" /><br />
<img decoding="async" src="IMG/jpg/9-dsc06877_c_millerand.jpg" alt="© Camille Millerand" title="© Camille Millerand" class="caption" data-description="Sur la route entre Duekoué et Touba.
Mercredi 31 janvier 2018" align="center" /><br />
<img decoding="async" src="IMG/jpg/10-dsc06899_c_millerand.jpg" alt="© Camille Millerand" title="© Camille Millerand" class="caption" data-description="Sur la route entre Duekoué et Touba.
Mercredi 31 janvier 201" align="center" /><br />
<img decoding="async" src="IMG/jpg/11-img_7169_c_millerand.jpg" alt="© Camille Millerand" title="© Camille Millerand" class="caption" data-description="A Touba, c’est Razak (tee-shirt rouge), son cousin qui nous réceptionne et organise notre départ en mobylette jusqu’à Koonan. C’est Moussa ( à gauche de l’image qui sera notre chauffeur).Ils sont cousins tous les deux. C’est Kader qui leur fait remarquer.
Jeudi 1er février 2018" align="center" /><br />
<img decoding="async" src="IMG/jpg/12-dsc07173_c_millerand.jpg" alt="© Camille Millerand" title="© Camille Millerand" class="caption" data-description="Arrivée à Koonan, le village familial de Kader.
Jeudi 1er février 2018" align="center" /></p>
<p><iframe src="https://player.vimeo.com/video/254346964?color=ff9933&#038;title=0&#038;byline=0&#038;portrait=0" width="800" height="451" frameborder="0" webkitallowfullscreen mozallowfullscreen allowfullscreen></iframe></p>
<p>Trajet Touba-Koonan, à 3 sur un 2 roues. Janvier 2018.</p>
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]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Bled Runner &#8211; Etape 2 / Bamako-Abidjan</title>
		<link>https://www.afriqueinvisu.org/bled-runner-etape-2-bamako-abidjan/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Camille Millerand]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 08 Feb 2018 08:59:30 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Éditorial]]></category>
		<category><![CDATA[Côte d'Ivoire]]></category>
		<category><![CDATA[Témoignage]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://preprod.afriqueinvisu.org/bled-runner-etape-2-bamako-abidjan/</guid>

					<description><![CDATA[<p>Bamako-Abidjan &#8211; 2ème étape &#8211; 24 heures chrono Jeudi 25 janvier 2018, 16h : Ousmane mon ami de 10 ans roule sa Mercedes familiale dans les embouteillages vers la gare SONEF de Faladié. Il a maintenant deux femmes et 4 enfants. Gendarme au poste frontière entre le Mali et la Côte d&#8217;Ivoire, il s&#8217;en est fallu de peu pour qu&#8217;il assure la vérification de nos papiers à Pogo, la dernière ville malienne avant les terres ivoiriennes. C&#8217;est Karim, un ami de régiment d’Ousmane qui nous évite de payer une poignée de FCFA en échange de nos pièces d&#8217;identité. Une taxe</p>
<p>L’article <a href="https://www.afriqueinvisu.org/bled-runner-etape-2-bamako-abidjan/">Bled Runner &#8211; Etape 2 / Bamako-Abidjan</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.afriqueinvisu.org">Afrique In Visu</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<h2>Bamako-Abidjan &#8211; 2<sup>ème</sup> étape &#8211; 24 heures chrono</h2>
<p>Jeudi 25 janvier 2018, 16h : Ousmane mon ami de 10 ans roule sa Mercedes familiale dans les embouteillages vers la gare SONEF de Faladié. Il a maintenant deux femmes et 4 enfants. Gendarme au poste frontière entre le Mali et la Côte d&rsquo;Ivoire, il s&rsquo;en est fallu de peu pour qu&rsquo;il assure la vérification de nos papiers à Pogo, la dernière ville malienne avant les terres ivoiriennes.</p>
<p>C&rsquo;est Karim, un ami de régiment d’Ousmane qui nous évite de payer une poignée de FCFA en échange de nos pièces d&rsquo;identité. Une taxe qui peut augmenter si les vaccins ne sont pas à jour. Les passagers de notre bus-tank sans papiers, prendront un taxi moto à 1500 FCFA via la forêt pour esquiver le contrôle des autorités. Parmi eux, 3 jeunes orpailleurs maliens qui rejoignent Soubré pour chercher l&rsquo;or dans les sous sols de la région sud-ouest de la Côte d&rsquo;Ivoire. Notre convoi transporte aussi Anissa, 15 ans de vie à Porte de Montreuil au compteur. Elle est contrainte de rentrer au pays pour « se chercher ».</p>
<p>C&rsquo;est chez mon ami Clay que nous atterrissons après 24 heures de transit rythmé par des pauses café, arachide, mèches light et discussions douanières à propos de l&rsquo;écran plasma que Kader ramène à son père. Je retrouve les 220 logements d&rsquo;Adjamé 3 ans plus tard. Un carrefour de la capitale ivoirienne où chacun « se cherche  » quotidiennement. Un lieu où j&rsquo;aime me perdre et Kader y prend goût également. Le zouglou est « versé » (argot pour désigner l’accumulation ou la grande quantité) dans nos oreilles, le poulet braisé dans nos corps. Demain c&rsquo;est le départ pour Duékoué et la cour familiale du père de Kader.</p>
<p><img decoding="async" src="IMG/jpg/1-dsc05790_c_millerand.jpg" alt="© Camille Millerand" title="© Camille Millerand" class="caption" data-description="Notre gare de départ pour Abidjan est située à Faladie à Bamako. « C’est pour les Touaregs cette société » m’explique Ousmane. « Un jour on a arrêté un bus les soutes remplies d’armes mais on peut rien faire. Ce sont des hommes forts ( sous-entendu qui ont du pouvoir dans la région). » se souvient-il.
Vendredi 26 janvier 2018" align="center" /><br />
<img decoding="async" src="IMG/jpg/2-dsc05789_c_millerand.jpg" alt="© Camille Millerand" title="© Camille Millerand" class="caption" data-description="Ousmane, nous a accompagné à la gare avec sa femme première femme Ramatta. Il s’assure que tout est au point pour notre voyage.
Vendredi 26 janvier 2018" align="center" /><br />
<img decoding="async" src="IMG/jpg/3-dsc05828_c_millerand.jpg" alt="© Camille Millerand" title="© Camille Millerand" class="caption" data-description="L’écran Plasma sera placé dans une pus petite soute, bien protégée des chocs.
Vendredi 26 janvier 2018" align="center" /><br />
<img decoding="async" src="IMG/jpg/4-dsc05914_c_millerand.jpg" alt="© Camille Millerand" title="© Camille Millerand" class="caption" data-description="Durant nos 24 heures de voyage en bus nous sommes arrêtés dans plusieurs gares histoire de se dégourdir les jambes, fumer une mèche et boire un café… Moments idéals pour les « jeunes »  vendeuses et vendeurs ambulants d’écouler leurs marchandises.
Vendredi 26 janvier 2018" align="center" /><br />
<img decoding="async" src="IMG/jpg/5-dsc05927_c_millerand.jpg" alt="© Camille Millerand" title="© Camille Millerand" class="caption" data-description="Kader se souvient de son dernier passage à Bamako. C’était en 2009. « Je n’en ai pas gardé des bons souvenirs » confie Kader. Il est content d’être passé par le Badialan 2, cette fois-ci.
Vendredi 26 janvier 2018" align="center" /><br />
<img decoding="async" src="IMG/jpg/6-img_3908_c_millerand.jpg" alt="© Camille Millerand" title="© Camille Millerand" class="caption" data-description="Poste frontière de Pogo - il est 2h15. Abidjan est encore loin. Les policiers vérifient nos pièces et visas. Soutes du bus vérifiés par les douaniers. "Toi tu vas où avec ton gros truc là?" demande le douanier à Kader en parlant de l'écran plasma. Finalement c'est cadeau. Pas de CFA à verser. On peut savourer un café aboki avec pain beurré.
Samedi 27 janvier 2018" align="center" /><br />
<img decoding="async" src="IMG/jpg/7-img_3890_c_millerand.jpg" alt="© Camille Millerand" title="© Camille Millerand" class="caption" data-description="Frontière ivoirienne passée avec succès! La pause au kiosque café s’impose. On va devoir patienter jusqu'à 6h30 pour continuer notre route.
Samedi 27 janvier 2018" align="center" /><br />
<img decoding="async" src="IMG/jpg/8-img_3923_c_millerand.jpg" alt="© Camille Millerand" title="© Camille Millerand" class="caption" data-description="On reconnaît l’accès ivoirien du vendeur. A deux pas, on peut même aller au maquis. Café et pain font notre affaire.
Samedi 27 janvier 2018" align="center" /><br />
<img decoding="async" src="IMG/jpg/9-img_3996_c_millerand.jpg" alt="© Camille Millerand" title="© Camille Millerand" class="caption" data-description="Chargement d’une voiture taxi à la gare SONEF de Yamoussoukro.
Samedi 27 janvier 2018" align="center" /><br />
<img decoding="async" src="IMG/jpg/10-img_3963_c_millerand.jpg" alt="© Camille Millerand" title="© Camille Millerand" class="caption" data-description="Un des jeunes apprenti du bus prend sa pause bien mérité après avoir assuré l’intendance intérieur et extérieur de notre convoi.
Samedi 27 janvier 2018" align="center" /><br />
<img decoding="async" src="IMG/jpg/11-img_4046_c_millerand.jpg" alt="© Camille Millerand" title="© Camille Millerand" class="caption" data-description="Kader se fait coiffé dans le quartier des 220 logements, là ou se trouve notre QG. Demain nous prendrons la route pour Duekoué afin de visiter son père et livrer l’écran plasma tant convoité.
Lundi 29 janvier 2018." align="center" /><br />
<img decoding="async" src="IMG/jpg/12-img_4067_c_millerand.jpg" alt="© Camille Millerand" title="© Camille Millerand" class="caption" data-description="Nouvelles des 220  Logements : Et Gadou ? Il est chez vous en France là-bas. Et vieux Bané? Il s'occupe toujours de l'intendance des 220 logements. Sa occupe sa retraite. Et Fof? Il est toujours militaire. Et canari ? Il a ouvert sa boutique de fringues en bas. Et Massmo ? Il est transitaire. Et Mohamed ? Il est en licence de mathématiques.
Samedi 27 janvier 2018." align="center" /></p>
<p><iframe src="https://player.vimeo.com/video/254319489?color=ff9933&#038;title=0&#038;byline=0&#038;portrait=0" width="800" height="450" frameborder="0" webkitallowfullscreen mozallowfullscreen allowfullscreen></iframe></p>
<p>Gare d&rsquo;Adjamé &#8211; Station U.T.B. Janvier 2018</p>
<p>L’article <a href="https://www.afriqueinvisu.org/bled-runner-etape-2-bamako-abidjan/">Bled Runner &#8211; Etape 2 / Bamako-Abidjan</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.afriqueinvisu.org">Afrique In Visu</a>.</p>
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		<title>Bled Runner &#8211; Etape 1 / Alger &#8211; Bamako</title>
		<link>https://www.afriqueinvisu.org/bled-runner-etape-1-alger-bamako/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Camille Millerand]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 06 Feb 2018 08:58:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Éditorial]]></category>
		<category><![CDATA[Mali]]></category>
		<category><![CDATA[Témoignage]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Bled Runner &#8211; Alger / Bamako / Abidjan / Koonan Kader est ivoirien, il a 31 ans. Cela fait 6 ans qu’il vit en Algérie à Oran plus exactement. Arrivé par la route depuis Koonan, sa ville natale (située au nord-ouest de la Côte d&#8217;Ivoire et appartenant au département de Touba, dans la Région du Bafing), qu’il a quitté durant la longue crise politico-militaire de 2011. Période où le pays a basculé dans le chaos, à l’époque, sa famille avait décidé que Kader aille « se chercher » ailleurs, l’Europe en ligne de mire. Partir pour partir, il s’est finalement</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<h2>Bled Runner &#8211; Alger / Bamako / Abidjan / Koonan</h2>
<p>Kader est ivoirien, il a 31 ans. Cela fait 6 ans qu’il vit en Algérie à Oran plus exactement. Arrivé par la route depuis Koonan, sa ville natale (située au nord-ouest de la Côte d&rsquo;Ivoire et appartenant au département de Touba, dans la Région du Bafing), qu’il a quitté durant la longue crise politico-militaire de 2011. Période où le pays a basculé dans le chaos, à l’époque, sa famille avait décidé que Kader aille « se chercher » ailleurs, l’Europe en ligne de mire.</p>
<p>Partir pour partir, il s’est finalement stabilisé en Algérie.<br />
<br />Progressivement, il est passé du statut de « migrant de passage » à celui d’acteur agissant pour la prise en charge des migrants en Algérie au sein d’une association qui souhaite rester anonyme. Aujourd’hui Kader a envie de changement. Même s’il s’est fondu dans la société algérienne, il a d’autres objectifs en tête. Mettre son savoir-faire et son réseau à disposition de son village natal.</p>
<p>A la fin du mois de janvier 2018, il rentre chez ses parents, pour lancer les activités de « Life On Land » une association qu’il a co-fondée avec 3 autres personnes. Ensemble, ils souhaitent créer une structure de formation en agriculture écologique.</p>
<p>Un reportage photographique construit autour du retour de Kader au pays après 3 ans d’absence. Une manière de raconter les réalités ivoiriennes à travers son point de vue.</p>
<h2>ALGER-BAMAKO &#8211; 1<sup>er</sup> étape &#8211; Air Djazair</h2>
<p>Finalement, notre départ d&rsquo;Alger pour Bamako a eu un jour de retard à cause d&rsquo;une grève des salariés d&rsquo;air Algérie. Nous passerons même par Abidjan avant d&rsquo;atterrir à Bamako. Lors de cette escale ivoirienne, une seule histoire improbable à se mettre sous la dent : celle d&rsquo;un passager trentenaire qui n&rsquo;arrivait pas à fourrer son sac en soute-cabine. Il était rempli de paquets de billets de 10000 fcfa. De quoi financer le projet agricole de Kader et un appareil de marque allemande pour moi.</p>
<p>Kader et moi nous nous sommes connus à Oran en avril 2016. Tous les 2 occupés par la thématique de la migration vue d&rsquo;Algérie . Lui comme superviseur d&rsquo;actions de terrain en faveur de la communauté migrante du bassin Oranais et moi en co-auteur du projet Terminus Algérie mené avec Leila Beratto.</p>
<p>À 2 heures du matin, Ousmane fall mon ami-tuteur de 10 ans, nous loge au Badialan 2, un quartier collé à Hamdallaye où j&rsquo;avais élu domicile en 2006 quand je débutais dans le métier. Même chambre, même odeur de cuisine et chant du coq le matin. Je prends des nouvelles de la famille Fall avec attention. Certains sont morts, d&rsquo;autres se sont mariés. Les derniers gosses de la famille sont devenus « garçons » : Alfussein est agent de développement et Alhassan basketteur pro au sein l&rsquo;équipe nationale du Mali. Demain nous rejoindrons Abidjan par bus.</p>
<p><img decoding="async" src="IMG/jpg/1-336_c_millerand_img_0574-_c_millerand.jpg" alt="© Camille Millerand" title="© Camille Millerand" class="caption" data-description="Avec Kader nous nous sommes connus en avril 2016 à Oran.  Nous travaillons tous les deux sur la thématique de la migration. Cela fait 6 ans qu’il mène des actions de terrain auprès de la communauté migrante installée à Oran. Soutien psychologique, suivi santé individuel, démarches administratives...Des actions qu’il mène au sein d’une association humanitaire basée en Algérie.
Balcon de Kader - juillet 2016." align="center" /><br />
<img decoding="async" src="IMG/jpg/2-img_2888_c_millerand.jpg" alt="© Camille Millerand" title="© Camille Millerand" class="caption" data-description="Veille de notre départ pour Bamako. Kader a dédié la moitié d’une valise à la famille que l’on retrouvera à Duékoué et Koonan. Demain matin, nous récupérons l’écran plasma pour son père - Direction Air Algérie to Bamako.
23 Janvier 2018." align="center" /><br />
<img decoding="async" src="IMG/jpg/3-img_2901_c_millerand.jpg" alt="© Camille Millerand" title="© Camille Millerand" class="caption" data-description="Nous dormons à Alger-centre à deux pas du commissariat central, du bureau des douanes et de salle Ibn Khaldoum.
23 janvier 2018." align="center" /><br />
<img decoding="async" src="IMG/jpg/4-img_2921_c_millerand.jpg" alt="© Camille Millerand" title="© Camille Millerand" class="caption" data-description="L'écran plasma Condor de Kader et mes appareils électroniques étaient pourtant passés "crème" au premier scanner de l'aéroport d'Alger. Sauf qu'aujourd'hui notre compagnie aérienne est en grève.
22 janvier 2018." align="center" /><br />
<iframe src="https://player.vimeo.com/video/254314017?color=ff9933&#038;title=0&#038;byline=0&#038;portrait=0" width="800" height="450" frameborder="0" webkitallowfullscreen mozallowfullscreen allowfullscreen></iframe></p>
<p>Trajet vers l&rsquo;aéroport Houari Boumedienne. Dans Le taxi de Rafik. 22 janvier 2018</p>
<p><img decoding="async" src="IMG/jpg/5-dsc05707_c_millerand.jpg" alt="© Camille Millerand" title="© Camille Millerand" class="caption" data-description="Une fois assis dans l’avion, on apprend qu’on passera d’abord par Abidjan avant de rejoindre Bamako. Heureusement, on a pu squatter leurs sièges pour dormir.
24 Janvier 2018." align="center" /><br />
<img decoding="async" src="IMG/jpg/6-img_3754_c_millerand.jpg" alt="© Camille Millerand" title="© Camille Millerand" class="caption" data-description="Arrivés à 2H du matin chez la famille Fall au Badialan 2 conduits par Ousmane Fall, mon ami de 10 ans.
25 Janvier 2018." align="center" /><br />
<img decoding="async" src="IMG/jpg/7-badialan-06_c_millerand.jpg" alt="© Camille Millerand" title="© Camille Millerand" class="caption" data-description="Ousmane dans son salon avec sa première fille. A l’époque il habitait à Hamdalaye, tout près du Badialan 2. Il  a aujourd’hui 4 enfants et est devenu adjudant dans une unité de gendarmerie vers la frontière Mali-Côte d’Ivoire.
Décembre 2006." align="center" /><br />
<img decoding="async" src="IMG/jpg/8-dsc05752_c_millerand.jpg" alt="© Camille Millerand" title="© Camille Millerand" class="caption" data-description="Le quartier n’a pratiquement pas changé de configuration. Les lumières sont les mêmes. Nous nous donnons les nouvelles avec la famille Fall.
26 Janvier 2018." align="center" /><br />
<img decoding="async" src="IMG/jpg/9-img_3762_c_millerand.jpg" alt="© Camille Millerand" title="© Camille Millerand" class="caption" data-description="Alfussein, un des derniers de la fratrie nous emmène manger « choukouya ». 
26 Janvier 2018." align="center" /><br />
<img decoding="async" src="IMG/jpg/10-img_3726_c_millerand.jpg" alt="© Camille Millerand" title="© Camille Millerand" class="caption" data-description="Et tonton? il est militaire à Gao. Et Assan ? Elle est institutrice à la maternelle. Et Nandy ? Elle est chez vous en France. Et Alhassan ? Il est basketteur professionnel pour l'équipe nationale. Et Alfoussen ? Il est responsable logistique. Et Ousmane ? Il est adjudant à la gendarmerie de Kadiolo. Et Mamourou? Il travaille pour la Minusma à Gao...le Nord c'est pas bon deh ! Et Cheikh ? Il a une fille et travaille à la Banque du Mali...D'autres nous ont quitté aussi. Paix à leurs âmes. Les nouvelles de la famille Fall.
26 janvier 2018." align="center" /><br />
<img decoding="async" src="IMG/jpg/11-img_3780_c_millerand.jpg" alt="© Camille Millerand" title="© Camille Millerand" class="caption" data-description="Alfoussen et sa copine, Iwa qu’il aimerait bien marier. Ils se connaissent depuis plusieurs années.
26 janvier 2018." align="center" /><br />
<img decoding="async" src="IMG/jpg/12-img_3815_c_millerand.jpg" alt="© Camille Millerand" title="© Camille Millerand" class="caption" data-description="En 10 ans, les lumières du quartier n’ont pas changé. L’organisation du quartier est la même. Ca fait du bien d’être là.
26 janvier 2018." align="center" /></p>
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		<title>Terminus Algérie / Partie 1</title>
		<link>https://www.afriqueinvisu.org/terminus-algerie-partie-1/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Camille Millerand]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 17 Nov 2016 09:23:43 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Éditorial]]></category>
		<category><![CDATA[Algerie]]></category>
		<category><![CDATA[Témoignage]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>C’est une maison d’un étage et demi à ciel ouvert, au bout d’un chemin de terre, d’une banlieue d’Alger. Ici vivent une trentaine de migrants camerounais, sans-papiers. Une micro-société avec ses histoires d’amour, ses conflits, son commerce, ses jeux d’argent, son bar, son système économique, et ses devoirs scolaires. A «Guantanamo», on survit dans une Algérie qui ne laisse que très peu de place à l’Africain. Ces images sont extraites du projet Terminus Algérie co-réalisé avec Leïla Beratto, correspondante de RFI à Alger. Un projet au long cours et deux auteurs indépendants soutenus en juillet dernier par une bourse de</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>C’est une maison d’un étage et demi à ciel ouvert, au bout d’un chemin de terre, d’une banlieue d’Alger. Ici vivent une trentaine de migrants camerounais, sans-papiers. Une micro-société avec ses histoires d’amour, ses conflits, son commerce, ses jeux d’argent, son bar, son système économique, et ses devoirs scolaires. A «Guantanamo», on survit dans une Algérie qui ne laisse que très peu de place à l’Africain.</p>
<p>Ces images sont extraites du projet <em>Terminus Algérie</em> co-réalisé avec <strong>Leïla Beratto</strong>, correspondante de RFI à Alger. Un projet au long cours et deux auteurs indépendants soutenus en juillet dernier par une <a href="http://www.scam.fr/">bourse de la SCAM</a>.</p>
<p><figure id="attachment_5094" aria-describedby="caption-attachment-5094" style="width: 1200px" class="wp-caption aligncenter"><img fetchpriority="high" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-5094" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/11/1-bachir.jpg" alt="© Camille Millerand" title="© Camille Millerand" class="caption" data-description="Dans un quartier en construction vivent une cinquantaine de migrants. Ce bâtiment de 2 étages, isolé, en périphérie d’Alger est loué par un seul résident. Mai 2015." align="center" width="1200" height="800" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/11/1-bachir.jpg 1200w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/11/1-bachir-300x200.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/11/1-bachir-1024x683.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/11/1-bachir-768x512.jpg 768w" sizes="(max-width: 1200px) 100vw, 1200px" /><figcaption id="caption-attachment-5094" class="wp-caption-text">© Camille Millerand</figcaption></figure><br />
<figure id="attachment_5095" aria-describedby="caption-attachment-5095" style="width: 1200px" class="wp-caption aligncenter"><img decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-5095" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/11/3-bachir.jpg" alt="© Camille Millerand" title="© Camille Millerand" class="caption" data-description="Les femmes migrantes sont particulièrement fragilisées, car trouver du travail est encore plus compliqué que pour les hommes. Alger. Mai 2015" align="center" width="1200" height="800" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/11/3-bachir.jpg 1200w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/11/3-bachir-300x200.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/11/3-bachir-1024x683.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/11/3-bachir-768x512.jpg 768w" sizes="(max-width: 1200px) 100vw, 1200px" /><figcaption id="caption-attachment-5095" class="wp-caption-text">© Camille Millerand</figcaption></figure><br />
<figure id="attachment_5096" aria-describedby="caption-attachment-5096" style="width: 1200px" class="wp-caption aligncenter"><img decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-5096" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/11/4-bachir.jpg" alt="© Camille Millerand" title="© Camille Millerand" class="caption" data-description="Aïcha, 31 ans, ivoirienne voudrait louer un appartement mais elle n’y arrive pas. En attendant, elle prépare des plats traditionnels qu’elle vend aux résidents comme Walter, lui se débrouille en Algérie en tant que DJ et organisateur de soirée dansante. Juillet 2016" align="center" width="1200" height="800" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/11/4-bachir.jpg 1200w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/11/4-bachir-300x200.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/11/4-bachir-1024x683.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/11/4-bachir-768x512.jpg 768w" sizes="(max-width: 1200px) 100vw, 1200px" /><figcaption id="caption-attachment-5096" class="wp-caption-text">© Camille Millerand</figcaption></figure><br />
<figure id="attachment_5097" aria-describedby="caption-attachment-5097" style="width: 1200px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-5097" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/11/5-bachir.jpg" alt="© Camille Millerand" title="© Camille Millerand" class="caption" data-description="Y. et R. viennent de finir de déménager les meubles d’une famille algérienne de Kouba. Demain, ils seront manœuvres sur un chantier de construction en périphérie d’Alger. Travailler est une préoccupation quotidienne pour eux. « Chaque jour, nous sommes obligés de « nous chercher » pour assumer nos besoins quotidiens (logement, nourriture, transport), c’est ça d’être en aventure »m’explique R. juillet 2016" align="center" width="1200" height="800" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/11/5-bachir.jpg 1200w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/11/5-bachir-300x200.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/11/5-bachir-1024x683.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/11/5-bachir-768x512.jpg 768w" sizes="(max-width: 1200px) 100vw, 1200px" /><figcaption id="caption-attachment-5097" class="wp-caption-text">© Camille Millerand</figcaption></figure><br />
<figure id="attachment_5098" aria-describedby="caption-attachment-5098" style="width: 1200px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-5098" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/11/6-bachir.jpg" alt="© Camille Millerand" title="© Camille Millerand" class="caption" data-description="B. est plâtrier. Il maîtrise la pose des plafonds et des cloisons préfabriquées. Aujourd’hui, il rénove la chambre d’un frère de route. Sa fierté : avoir installé plusieurs cuisines équipées sur les hauteurs d’Alger. Lundi 11 juillet 2016" align="center" width="1200" height="800" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/11/6-bachir.jpg 1200w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/11/6-bachir-300x200.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/11/6-bachir-1024x683.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/11/6-bachir-768x512.jpg 768w" sizes="(max-width: 1200px) 100vw, 1200px" /><figcaption id="caption-attachment-5098" class="wp-caption-text">© Camille Millerand</figcaption></figure><br />
<figure id="attachment_5099" aria-describedby="caption-attachment-5099" style="width: 1181px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-5099" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/11/7-bachir.jpg" alt="© Camille Millerand" title="© Camille Millerand" class="caption" data-description="Mouss’, DJ algérien, est régulièrement sollicité par la communauté camerounaise pour assurer l’ambiance musicale comme ici lors d’un tournoi de football. Alger. Janvier 2015." align="center" width="1181" height="787" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/11/7-bachir.jpg 1181w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/11/7-bachir-300x200.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/11/7-bachir-1024x682.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/11/7-bachir-768x512.jpg 768w" sizes="(max-width: 1181px) 100vw, 1181px" /><figcaption id="caption-attachment-5099" class="wp-caption-text">© Camille Millerand</figcaption></figure><br />
<iframe src="https://player.vimeo.com/video/119221152?color=ff9933&#038;title=0&#038;byline=0&#038;portrait=0" width="640" height="360" frameborder="0" webkitallowfullscreen mozallowfullscreen allowfullscreen></iframe></p>
<p><figure id="attachment_5100" aria-describedby="caption-attachment-5100" style="width: 1181px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-5100" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/11/9-bachir.jpg" alt="© Camille Millerand" title="© Camille Millerand" class="caption" data-description="Lors de ces soirées dansantes, l’ambiance des “maquis” présents dans plusieurs pays du continent africain tente d’être reconstituée. Un lieu dédié à la drague où la bière coule à flot. Mai 2015." align="center" width="1181" height="787" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/11/9-bachir.jpg 1181w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/11/9-bachir-300x200.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/11/9-bachir-1024x682.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/11/9-bachir-768x512.jpg 768w" sizes="(max-width: 1181px) 100vw, 1181px" /><figcaption id="caption-attachment-5100" class="wp-caption-text">© Camille Millerand</figcaption></figure><br />
<figure id="attachment_5101" aria-describedby="caption-attachment-5101" style="width: 1181px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-5101" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/11/10-bachir.jpg" alt="© Camille Millerand" title="© Camille Millerand" class="caption" data-description="Un des passe-temps favoris des hommes est de jouer au poker. Chacun misent entre 1000 et 3000 dinars. Bayar insiste pour être photographié « pour que mes parents découvrent dans quelle galère je vis ». Alger. Janvier 2015." align="center" width="1181" height="787" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/11/10-bachir.jpg 1181w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/11/10-bachir-300x200.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/11/10-bachir-1024x682.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/11/10-bachir-768x512.jpg 768w" sizes="(max-width: 1181px) 100vw, 1181px" /><figcaption id="caption-attachment-5101" class="wp-caption-text">© Camille Millerand</figcaption></figure><br />
<figure id="attachment_5102" aria-describedby="caption-attachment-5102" style="width: 1200px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-5102" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/11/11-bachir.jpg" alt="© Camille Millerand" title="© Camille Millerand" class="caption" data-description="Ce portrait de famille date du 12 juillet 2016. Période où Fabrice a décidé de lancer A. sa femme et leurs deux enfants D. et P. sur la route vers l’Europe via la Lybie. Une décision très compliquée à prendre après plusieurs années de vie ensemble,  à 4, en Algérie. Pour F. et A. l’accès à l’éducation et à un cursus scolaire de qualité pour leurs enfants est une priorité…Après plus de 3 semaines de voyage, Ils sont bien arrivés en Italie. F. les rejoindra plus tard." align="center" width="1200" height="800" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/11/11-bachir.jpg 1200w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/11/11-bachir-300x200.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/11/11-bachir-1024x683.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/11/11-bachir-768x512.jpg 768w" sizes="(max-width: 1200px) 100vw, 1200px" /><figcaption id="caption-attachment-5102" class="wp-caption-text">© Camille Millerand</figcaption></figure><br />
<iframe src="https://player.vimeo.com/video/120042497?color=ff9933&#038;title=0&#038;byline=0&#038;portrait=0" width="640" height="360" frameborder="0" webkitallowfullscreen mozallowfullscreen allowfullscreen></iframe></p>
<figure id="attachment_5103" aria-describedby="caption-attachment-5103" style="width: 1200px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-5103" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/11/12-bachir.jpg" alt="© Camille Millerand" title="© Camille Millerand" class="caption" data-description="Lettres latines et lettres arabes aimantées avec lesquelles jouait D., la fille de Fabrice. En Algérie, l’instruction est en arabe. Or dans la maison, aucun adulte n’est capable de le lire. D. avait beaucoup de retard sur ses camarades de classe et son institutrice voulait qu’elle prenne des cours particuliers mais les parents n’en n’avaient pas les moyens. Décembre 2015." align="center" width="1200" height="800" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/11/12-bachir.jpg 1200w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/11/12-bachir-300x200.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/11/12-bachir-1024x683.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2016/11/12-bachir-768x512.jpg 768w" sizes="(max-width: 1200px) 100vw, 1200px" /><figcaption id="caption-attachment-5103" class="wp-caption-text">© Camille Millerand</figcaption></figure>
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]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Samba Soumbounou, le guide médiateur</title>
		<link>https://www.afriqueinvisu.org/samba-soumbounou-le-guide-mediateur/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Camille Millerand]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 23 Mar 2015 09:37:40 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Éditorial]]></category>
		<category><![CDATA[Maroc]]></category>
		<category><![CDATA[Témoignage]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://preprod.afriqueinvisu.org/samba-soumbounou-le-guide-mediateur/</guid>

					<description><![CDATA[<p>« On voit des étudiants plutôt riches, plutôt pauvres…Dans les grandes écoles prestigieuses, dans les universités un peu moins bien cotées, dans des écoles privées qui ne sont pas à la hauteur, des boites à fric…Des vrais étudiants, des faux-étudiants, des commerçants qui font des études…tout simplement parce que c’est un carrefour…Ca bouge…Comme ça bouge, les statuts bougent aussi. Ce n’est pas figé. On ne peut pas donner une image de l’étudiant africain au Maroc, c’est pas possible il n’y en a pas qu’une&#8230; » explique Mehdi Alioua, sociologue et enseignant à l’université Internationale de Rabat depuis une dizaine d’année.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><em>« On voit des étudiants plutôt riches, plutôt pauvres…Dans les grandes écoles prestigieuses, dans les universités un peu moins bien cotées, dans des écoles privées qui ne sont pas à la hauteur, des boites à fric…Des vrais étudiants, des faux-étudiants, des commerçants qui font des études…tout simplement parce que c’est un carrefour…Ca bouge…Comme ça bouge, les statuts bougent aussi. Ce n’est pas figé. On ne peut pas donner une image de l’étudiant africain au Maroc, c’est pas possible il n’y en a pas qu’une&#8230; »</em> explique <strong>Mehdi Alioua</strong>, sociologue et enseignant à l’université Internationale de Rabat depuis une dizaine d’année. </p>
<p><strong>Samba Soumbounou</strong>, lui est en sans cesse en mouvement. Agé de 28 ans, mauritanien, il prépare son doctorat en gestion du patrimoine sur son pays d’enfance à l’université Hassan 2 Faculté des lettres et sciences humaines de Ben M&rsquo;sik. Pour <em>« se faire de l’expérience »</em> comme il aime dire, il organise des visites de Casablanca pour des étrangers et des provinciaux du royaume avec l’association « Casa Mémoire ». Il complète sa connaissance du territoire avec son logement situé en périphérie de Casa. <em>« Ici, je me sens chez moi ! »</em> dit-il. Samba vit en colocation avec d’autres étudiants africains à Hay Moulay Rachid groupe 3, un quartier populaire, qu’on lui présentait, dès son arrivée au Maroc en 2012, comme un <em>« coin chaud »</em> de la mégalopole Casaoui. Sauf que c’est ici, qu’il s’entraînent au karaté, s’est fait des potes et a appris à parler le darija. </p>
<p>Revenez sur les précédents Chroniques Marocaines : </p>
<ul>
<li> <a href="http://www.afriqueinvisu.org/premiers-jours-a-ben-m-sik.html">Premiers jours à Ben M’Sik</a></li>
<li> <a href="http://www.afriqueinvisu.org/je-m-appelle-bechir-hassan.html">Je m’appelle Bechir Hassan</a></li>
</ul>
<p><figure id="attachment_4545" aria-describedby="caption-attachment-4545" style="width: 1200px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-4545" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/03/1_c_millerand-5870.jpg" alt="© Camille Millerand" title="© Camille Millerand" class="caption" data-description="Samba vit au premier étage d’un immeuble situé à Hay Moulay Rachid Groupe 3. Un quartier populaire situé à BenM’sik, tout près de la fac de Lettres (Cf. première chronique). En colocation, il partage le loyer avec 4 autres personnes. Ce qui leur revient à 700 dirhams (environ 70 euros) par mois. Au numéro 36, plusieurs pays sont représentés: Mauritanie, Mali, Niger, Maroc..." align="center" width="1200" height="800" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/03/1_c_millerand-5870.jpg 1200w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/03/1_c_millerand-5870-300x200.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/03/1_c_millerand-5870-1024x683.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/03/1_c_millerand-5870-768x512.jpg 768w" sizes="(max-width: 1200px) 100vw, 1200px" /><figcaption id="caption-attachment-4545" class="wp-caption-text">© Camille Millerand</figcaption></figure><br />
<figure id="attachment_4546" aria-describedby="caption-attachment-4546" style="width: 1200px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-4546" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/03/2_c_millerand-5899.jpg" alt="© Camille Millerand" title="© Camille Millerand" class="caption" data-description="Baraou, 20 ans et AbdoulRazak, 21 ans vivent avec Samba. Ils sont arrivés ensemble en provenance du Niger en Septembre 2014. Actuellement, ils sont inscrits en classe préparatoire au sein de l’E.N.S.A.M, une grande école d'ingénieurs Marocaine. Les autres les présentent comme étant les «  têtes » de la coloc’. Ils ambitionnent de devenir ingénieur en génie électrique au Niger." align="center" width="1200" height="800" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/03/2_c_millerand-5899.jpg 1200w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/03/2_c_millerand-5899-300x200.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/03/2_c_millerand-5899-1024x683.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/03/2_c_millerand-5899-768x512.jpg 768w" sizes="(max-width: 1200px) 100vw, 1200px" /><figcaption id="caption-attachment-4546" class="wp-caption-text">© Camille Millerand</figcaption></figure><br />
<figure id="attachment_4547" aria-describedby="caption-attachment-4547" style="width: 1200px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-4547" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/03/3_c_millerand-8482.jpg" alt="© Camille Millerand" title="© Camille Millerand" class="caption" data-description="«  Je n’oublie pas qui je suis. Il faut toujours en garder un pas dans un processus de modernité tout en gardant son âme dans un lieu sur  » insiste Samba en citant comme référence deux écrivains: Amadou Hampâté Bâ et Cheikh Hamidou Kane." align="center" width="1200" height="800" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/03/3_c_millerand-8482.jpg 1200w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/03/3_c_millerand-8482-300x200.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/03/3_c_millerand-8482-1024x683.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/03/3_c_millerand-8482-768x512.jpg 768w" sizes="(max-width: 1200px) 100vw, 1200px" /><figcaption id="caption-attachment-4547" class="wp-caption-text">© Camille Millerand</figcaption></figure><br />
<figure id="attachment_4548" aria-describedby="caption-attachment-4548" style="width: 1200px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-4548" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/03/4_c_millerand-8330.jpg" alt="© Camille Millerand" title="© Camille Millerand" class="caption" data-description="Samba croise régulièrement Khalid, un de ses voisins du quartier qui est devenu son pote. Son « Sarbi » comme on dit ici. Pour expliquer son insertion rapide parmi les Casaouis, Samba évoque son profil de sociologue et sa maîtrise du darija, (Arabe dialectal marocain)." align="center" width="1200" height="800" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/03/4_c_millerand-8330.jpg 1200w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/03/4_c_millerand-8330-300x200.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/03/4_c_millerand-8330-1024x683.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/03/4_c_millerand-8330-768x512.jpg 768w" sizes="(max-width: 1200px) 100vw, 1200px" /><figcaption id="caption-attachment-4548" class="wp-caption-text">© Camille Millerand</figcaption></figure><br />
<a href="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/03/parole_1__samba.mp3" data-description="Extrait 1 : Paroles de Samba">parole_1__samba.mp3</a><br />
<figure id="attachment_4550" aria-describedby="caption-attachment-4550" style="width: 1200px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-4550" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/03/5_c_millerand-8442.jpg" alt="© Camille Millerand" title="© Camille Millerand" class="caption" align="center" width="1200" height="800" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/03/5_c_millerand-8442.jpg 1200w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/03/5_c_millerand-8442-300x200.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/03/5_c_millerand-8442-1024x683.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/03/5_c_millerand-8442-768x512.jpg 768w" sizes="(max-width: 1200px) 100vw, 1200px" /><figcaption id="caption-attachment-4550" class="wp-caption-text">© Camille Millerand</figcaption></figure><br />
<figure id="attachment_4551" aria-describedby="caption-attachment-4551" style="width: 1200px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-4551" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/03/6_c_millerand-8311.jpg" alt="© Camille Millerand" title="© Camille Millerand" class="caption" data-description="7H30 du matin- Hormis le dimanche Sambou ne passe pas beaucoup de temps chez lui. Entre son activité au sein de l’association Casa Mémoire, sa thèse et les entrainements de karaté, il est sans cesse en mouvement. Aujourd’hui, il se rend à une formation organisée par la fondation H.E.M. Buisiness School. Il est 7h30 du matin, une heure propice pour éviter les embouteillages Casaouis." align="center" width="1200" height="800" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/03/6_c_millerand-8311.jpg 1200w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/03/6_c_millerand-8311-300x200.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/03/6_c_millerand-8311-1024x683.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/03/6_c_millerand-8311-768x512.jpg 768w" sizes="(max-width: 1200px) 100vw, 1200px" /><figcaption id="caption-attachment-4551" class="wp-caption-text">© Camille Millerand</figcaption></figure><br />
<figure id="attachment_4552" aria-describedby="caption-attachment-4552" style="width: 1200px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-4552" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/03/7_c_millerand-6058.jpg" alt="© Camille Millerand" title="© Camille Millerand" class="caption" data-description="Dès son arrivée en septembre 2012, Samba a habité zone 6 du quartier Hay Moulay Rachid, un quartier populaire de BenM’sik. « Au départ, ça a été difficile » avoue-t-il. Il se rappelle que les bailleurs de l’époque avaient eu peur de lui et ses amis, à la recherche d’un logement en colocation. Ils ont eu recourt à la police pour désamorcer le problème. Puis ces violences verbales et symboliques ont disparu…" align="center" width="1200" height="800" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/03/7_c_millerand-6058.jpg 1200w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/03/7_c_millerand-6058-300x200.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/03/7_c_millerand-6058-1024x683.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/03/7_c_millerand-6058-768x512.jpg 768w" sizes="(max-width: 1200px) 100vw, 1200px" /><figcaption id="caption-attachment-4552" class="wp-caption-text">© Camille Millerand</figcaption></figure><br />
<a href="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/03/parole_2__samba.mp3" data-description="Extrait 2 : Paroles de Samba">parole_2__samba.mp3</a><br />
<figure id="attachment_4554" aria-describedby="caption-attachment-4554" style="width: 1200px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-4554" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/03/8_c_millerand-5993.jpg" alt="© Camille Millerand" title="© Camille Millerand" class="caption" data-description="A l’époque, Ahmed Feiz et sa famille étaient ses voisins de palier. Depuis, elle est devenue sa seconde famille. Chaque dimanche après-midi, Samba leur rend visite. Le temps pour lui de retrouver Ahmed, avec qui il a noué de profonds liens d’amitiés. Ahmed conduit des bulldozers pour une société qui exploite du sable. Il est aussi rappeur au sein du groupe local OULAD 04." align="center" width="1200" height="800" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/03/8_c_millerand-5993.jpg 1200w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/03/8_c_millerand-5993-300x200.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/03/8_c_millerand-5993-1024x683.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/03/8_c_millerand-5993-768x512.jpg 768w" sizes="(max-width: 1200px) 100vw, 1200px" /><figcaption id="caption-attachment-4554" class="wp-caption-text">© Camille Millerand</figcaption></figure><br />
<a href="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/03/parole_3__samba.mp3" data-description="Extrait 3 : Paroles de Samba">parole_3__samba.mp3</a><br />
<figure id="attachment_4556" aria-describedby="caption-attachment-4556" style="width: 1200px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-4556" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/03/9_c_millerand-5659.jpg" alt="© Camille Millerand" title="© Camille Millerand" class="caption" data-description="3 fois par semaine, Samba s’entraine au sein du club de Karaté Badr situé à quelques ruelles de sa maison. Il a beaucoup d’admiration pour son maître Mohamed Elmoghrani. Il l’assiste durant les entrainements des plus jeunes et écoute ses conseils techniques quand il participe à un combat. Samba peut concourir dans des compétitions régionales mais pas nationales en raison de sa nationalité étrangère." align="center" width="1200" height="800" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/03/9_c_millerand-5659.jpg 1200w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/03/9_c_millerand-5659-300x200.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/03/9_c_millerand-5659-1024x683.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/03/9_c_millerand-5659-768x512.jpg 768w" sizes="(max-width: 1200px) 100vw, 1200px" /><figcaption id="caption-attachment-4556" class="wp-caption-text">© Camille Millerand</figcaption></figure><br />
<a href="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/03/parole_4__samba.mp3" data-description="Extrait 4 : Paroles de Samba">parole_4__samba.mp3</a></p>
<h2>**Entraînement au club de Karaté Badr.</h2>
<p><iframe src="https://player.vimeo.com/video/122954930?h=70a17ed214&amp;dnt=1&amp;app_id=122963" width="1300" height="731" frameborder="0" allow="autoplay; fullscreen; picture-in-picture" allowfullscreen></iframe><br />
<figure id="attachment_4558" aria-describedby="caption-attachment-4558" style="width: 1200px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-4558" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/03/10_c_millerand-8194.jpg" alt="© Camille Millerand" title="© Camille Millerand" class="caption" data-description="Samba emprunte régulièrement le taxi collectif appelé«  grand taxi  » ou taxi blanc par les européens. Cela lui permet de se déplacer entre le centre de Casablanca, son club de Karaté et son appartement. Un moyen de transport moins cher que les «  petits taxis  » qui fonctionnement avec un compteur. Selon la distance, une course peut coûter entre 5 et 10 dirhams (moins d’un euro)." align="center" width="1200" height="800" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/03/10_c_millerand-8194.jpg 1200w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/03/10_c_millerand-8194-300x200.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/03/10_c_millerand-8194-1024x683.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/03/10_c_millerand-8194-768x512.jpg 768w" sizes="(max-width: 1200px) 100vw, 1200px" /><figcaption id="caption-attachment-4558" class="wp-caption-text">© Camille Millerand</figcaption></figure><br />
<figure id="attachment_4559" aria-describedby="caption-attachment-4559" style="width: 1200px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-4559" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/03/11_c_millerand-8231.jpg" alt="© Camille Millerand" title="© Camille Millerand" class="caption" data-description="Après son entrainement de Karaté, Samba a l’habitude de manger dans une des sandwicheries de Moulay Rachid. Au menu, sandwich-omelette et jus d’avocat. Un repas qui lui coûte autour de 25 dirhams (environ 2 euros 50)." align="center" width="1200" height="800" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/03/11_c_millerand-8231.jpg 1200w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/03/11_c_millerand-8231-300x200.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/03/11_c_millerand-8231-1024x683.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/03/11_c_millerand-8231-768x512.jpg 768w" sizes="(max-width: 1200px) 100vw, 1200px" /><figcaption id="caption-attachment-4559" class="wp-caption-text">© Camille Millerand</figcaption></figure><br />
<figure id="attachment_4560" aria-describedby="caption-attachment-4560" style="width: 1200px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-4560" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/03/12_c_millerand-5754.jpg" alt="© Camille Millerand" title="© Camille Millerand" class="caption" data-description="Il est 2 heures du matin. Samba a enfin retrouvé sa chambre. Pas un bruit ne résonne dans sa colocation. Le quartier s’est endormi aussi. Un moment propice pour appeler sa famille restée à Nouhadibou en Mauritanie." align="center" width="1200" height="800" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/03/12_c_millerand-5754.jpg 1200w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/03/12_c_millerand-5754-300x200.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/03/12_c_millerand-5754-1024x683.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/03/12_c_millerand-5754-768x512.jpg 768w" sizes="(max-width: 1200px) 100vw, 1200px" /><figcaption id="caption-attachment-4560" class="wp-caption-text">© Camille Millerand</figcaption></figure></p>
<h2>CAUSERIE DU JOUR</h2>
<p><em>Paroles extraites d’un entretien avec Mehdi Alioua, sociologue enseignant chercheur à l’université Internationale de Rabat. Il travaille sur les questions migratoires et de transnationnalisme, urbaines, d’intégration, de globalisation et de racisme depuis 2002.<br />
<br />Quelques unes des questions évoquées avec lui  : Le Maroc a-t-il toujours été un carrefour économique et universitaire du continent africain? Qu’en est-il de l’identité Marocaine ?</em></p>
<p><iframe src="https://player.vimeo.com/video/122888451?h=024a0c8430&amp;dnt=1&amp;app_id=122963" width="1300" height="731" frameborder="0" allow="autoplay; fullscreen; picture-in-picture" allowfullscreen></iframe></p>
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]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Je m&#8217;appelle Bechir Hassan</title>
		<link>https://www.afriqueinvisu.org/je-m-appelle-bechir-hassan/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Camille Millerand]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 16 Mar 2015 10:17:44 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Éditorial]]></category>
		<category><![CDATA[Maroc]]></category>
		<category><![CDATA[Témoignage]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>C’est grâce à Abdoulaye, rencontré au mois de janvier dernier à Alger que j’ai connu Bechir Hassan. Ils sont cousins, tchadiens et étudiants. Bechir lui est arrivé en 2010 au Maroc après avoir fait une demande de bourse pour étudier en Algérie qu&#8217;il n&#8217;a pas obtenu. Actuellement, il termine son cursus en Master 2 Sciences de Gestion option finance des entreprises à l’Université Mohammed 5 (Agdal) de Rabat. La capitale marocaine est aussi connue internationalement parce qu’elle accueille plus de 80 nationalités d&#8217;étudiants. La majorité est issue du continent africain et vit à la cité universitaire internationale gérée par l’agence</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>C’est grâce à Abdoulaye, rencontré au mois de janvier dernier à Alger que j’ai connu Bechir Hassan. Ils sont cousins, tchadiens et étudiants. Bechir lui est arrivé en 2010 au Maroc après avoir fait une demande de bourse pour étudier en Algérie qu&rsquo;il n&rsquo;a pas obtenu. Actuellement, il termine son cursus en Master 2 Sciences de Gestion option finance des entreprises à l’Université Mohammed 5 (Agdal) de Rabat. La capitale marocaine est aussi connue internationalement parce qu’elle accueille plus de 80 nationalités d&rsquo;étudiants. La majorité est issue du continent africain et vit à la cité universitaire internationale gérée par l’agence marocaine de coopération internationale. Autour de 900 étudiants y résident. Bechir, lui, vit en colocation à Salé-Tabriquet en périphérie de Rabat. Les loyers y sont plus accessibles. Au mois de juillet prochain, il sera diplômé et espère rentrer au Tchad pour travailler. Bechir n’a pas souhaité être enregistrer. D’après lui, sa maitrise de la langue française n’était pas suffisante.</p>
<p>Revenez sur le premier épisode des Chroniques Marocaines : <a href="http://www.afriqueinvisu.org/premiers-jours-a-ben-m-sik.html">Premiers jours à Ben M&rsquo;Sik</a></p>
<p><figure id="attachment_4533" aria-describedby="caption-attachment-4533" style="width: 1200px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-4533" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/03/1_c_millerand-5093.jpg" alt="© Camille Millerand" title="© Camille Millerand" class="caption" data-description="« A Rabat, la vie est un peu chère c’est pourquoi je me suis installé à Salé-Tabriquet » concède Bechir. S’il n’est pas à la bibliothèque nationale de Rabat, Bechir travaille dans sa chambre.  Il partage une cuisine, une salle de bain et une connexion internet avec deux autres étudiants maliens. Il apprécie le calme de son quartier." align="center" width="1200" height="800" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/03/1_c_millerand-5093.jpg 1200w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/03/1_c_millerand-5093-300x200.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/03/1_c_millerand-5093-1024x683.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/03/1_c_millerand-5093-768x512.jpg 768w" sizes="(max-width: 1200px) 100vw, 1200px" /><figcaption id="caption-attachment-4533" class="wp-caption-text">© Camille Millerand</figcaption></figure><br />
<figure id="attachment_4534" aria-describedby="caption-attachment-4534" style="width: 1200px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-4534" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/03/2_c_millerand-7932.jpg" alt="© Camille Millerand" title="© Camille Millerand" class="caption" data-description="Chaque mois, son logement lui revient à 700 dirhams par mois (environ 70 euros). L’état tchadien ne lui verse pas de bourse d’étude malgré son bac obtenu avec mention. C’est un cousin qui est aussi son tuteur qui l’aide. Chaque mois, il lui envoie de quoi se loger, se nourrir et imprimer des documents pour la fac." align="center" width="1200" height="800" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/03/2_c_millerand-7932.jpg 1200w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/03/2_c_millerand-7932-300x200.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/03/2_c_millerand-7932-1024x683.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/03/2_c_millerand-7932-768x512.jpg 768w" sizes="(max-width: 1200px) 100vw, 1200px" /><figcaption id="caption-attachment-4534" class="wp-caption-text">© Camille Millerand</figcaption></figure><br />
<figure id="attachment_4535" aria-describedby="caption-attachment-4535" style="width: 1200px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-4535" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/03/3_c_millerand-5153.jpg" alt="© Camille Millerand" title="© Camille Millerand" class="caption" data-description="Bechir s’est reconstitué son espace intime dans sa chambre.  Un lieu où il s‘isole de ses colocataires pour travailler et faire ses prières quotidiennes." align="center" width="1200" height="800" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/03/3_c_millerand-5153.jpg 1200w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/03/3_c_millerand-5153-300x200.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/03/3_c_millerand-5153-1024x683.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/03/3_c_millerand-5153-768x512.jpg 768w" sizes="(max-width: 1200px) 100vw, 1200px" /><figcaption id="caption-attachment-4535" class="wp-caption-text">© Camille Millerand</figcaption></figure><br />
<figure id="attachment_4536" aria-describedby="caption-attachment-4536" style="width: 1200px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-4536" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/03/4_c_millerand-7957.jpg" alt="© Camille Millerand" title="© Camille Millerand" class="caption" data-description="Abou El Kacim, est le boutiquier de son quartier. Une relation de confiance et d’amitié s’est tissée entre Bechir et lui. Ils discutent régulièrement ensemble. Abou s’intéresse à l’évolution politique du Tchad. Il le prévient quand le climat se rafraîchit pour qu’il n’attrape pas froid. Et lui recommande des recettes de plats marocains. Bechir avoue que le fait qu’il parle arabe a facilité leur relation." align="center" width="1200" height="800" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/03/4_c_millerand-7957.jpg 1200w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/03/4_c_millerand-7957-300x200.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/03/4_c_millerand-7957-1024x683.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/03/4_c_millerand-7957-768x512.jpg 768w" sizes="(max-width: 1200px) 100vw, 1200px" /><figcaption id="caption-attachment-4536" class="wp-caption-text">© Camille Millerand</figcaption></figure><br />
<figure id="attachment_4537" aria-describedby="caption-attachment-4537" style="width: 1200px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-4537" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/03/5_c_millerand-7721.jpg" alt="© Camille Millerand" title="© Camille Millerand" class="caption" data-description="Pour rejoindre sa faculté où le centre-ville de Rabat, Bechir emprunte quotidiennement le tramway. Une dizaine de stations sépare son quartier de sa faculté. C’est déjà arrivé qu’au cours d’un de ses trajet, qu’un rabatis lui demande de libérer sa place sans aucune justification valable.  Comme il comprend l’arabe, Bechir avoue avoir déjà entendu des propos racistes à son égard." align="center" width="1200" height="800" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/03/5_c_millerand-7721.jpg 1200w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/03/5_c_millerand-7721-300x200.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/03/5_c_millerand-7721-1024x683.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/03/5_c_millerand-7721-768x512.jpg 768w" sizes="(max-width: 1200px) 100vw, 1200px" /><figcaption id="caption-attachment-4537" class="wp-caption-text">© Camille Millerand</figcaption></figure><br />
<figure id="attachment_4538" aria-describedby="caption-attachment-4538" style="width: 1200px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-4538" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/03/6_c_millerand-8097.jpg" alt="© Camille Millerand" title="© Camille Millerand" class="caption" data-description="Aujourd’hui, il rejoint Sara et Lamia (de Gauche à Droite) au café Ryhanne, à deux pas de sa faculté. Ils ont travaillé ensemble sur une étude économique à rendre. Sara et Lamia sont les représentantes de la classe de Bechir auprès de l’administration universitaire. Leur préoccupation commune est de trouver un stage de fin d’études d’une durée de 3 mois dans une entreprise privée.  Lors de leur échange sur les pistes de chacun, Lamia admet qu’il sera plus compliqué pour Bechir d’en trouver un en raison de sa nationalité étrangère." align="center" width="1200" height="800" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/03/6_c_millerand-8097.jpg 1200w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/03/6_c_millerand-8097-300x200.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/03/6_c_millerand-8097-1024x683.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/03/6_c_millerand-8097-768x512.jpg 768w" sizes="(max-width: 1200px) 100vw, 1200px" /><figcaption id="caption-attachment-4538" class="wp-caption-text">© Camille Millerand</figcaption></figure><br />
<figure id="attachment_4539" aria-describedby="caption-attachment-4539" style="width: 1200px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-4539" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/03/7_c_millerand-7285.jpg" alt="© Camille Millerand" title="© Camille Millerand" class="caption" data-description="Quand son emploi du temps se libère, Bechir rend visite à son compatriote Idriss à la Cité Universitaire Internationale située au bout de la ligne de tramway.  Après quoi, il doit encore marcher 15 minutes quand il veut économiser les 15 dirhams nécessaires pour prendre un taxi. Durant son trajet, il traverse un quartier nouveau qui se construit." align="center" width="1200" height="800" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/03/7_c_millerand-7285.jpg 1200w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/03/7_c_millerand-7285-300x200.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/03/7_c_millerand-7285-1024x683.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/03/7_c_millerand-7285-768x512.jpg 768w" sizes="(max-width: 1200px) 100vw, 1200px" /><figcaption id="caption-attachment-4539" class="wp-caption-text">© Camille Millerand</figcaption></figure><br />
<figure id="attachment_4540" aria-describedby="caption-attachment-4540" style="width: 1200px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-4540" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/03/8_c_millerand-7386.jpg" alt="© Camille Millerand" title="© Camille Millerand" class="caption" data-description="Bechir et  Idriss sont arrivés au Maroc le même jour.  « C’était le 28 octobre 2010 » se rappellent-ils.  Ils se sont rencontrés dans l’avion qui rejoignait la Libye. A l’époque, il n’y avait pas de coopération diplomatique entre le Tchad et le Maroc, les futurs étudiants étaient obligés de récupérer un visa étudiant de 3 mois à l’ambassade marocaine en Libye pour pouvoir atterrir au Royaume.  Il est probable qu’ils rentrent au Tchad ensemble. Tous les 2 finiront leur cursus universitaire au mois de juillet 2015. Idriss rêve de devenir diplomate alors que Béchir espère être économiste." align="center" width="1200" height="800" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/03/8_c_millerand-7386.jpg 1200w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/03/8_c_millerand-7386-300x200.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/03/8_c_millerand-7386-1024x683.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/03/8_c_millerand-7386-768x512.jpg 768w" sizes="(max-width: 1200px) 100vw, 1200px" /><figcaption id="caption-attachment-4540" class="wp-caption-text">© Camille Millerand</figcaption></figure><br />
<figure id="attachment_4541" aria-describedby="caption-attachment-4541" style="width: 1200px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-4541" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/03/9_c_millerand-8068.jpg" alt="© Camille Millerand" title="© Camille Millerand" class="caption" data-description="Concernant son avenir, Bechir sait que rien n’est joué pour le moment. Mais l’idée de rentrer diplômé au pays a d’ici le mois de juillet prochain, l’enchante. Retrouver sa famille, postuler auprès d’entreprises privées tchadiennes …Pour l’instant, sa préoccupation est de trouver un stage au Maroc pour acquérir une première expérience professionnelle." align="center" width="1200" height="800" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/03/9_c_millerand-8068.jpg 1200w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/03/9_c_millerand-8068-300x200.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/03/9_c_millerand-8068-1024x683.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/03/9_c_millerand-8068-768x512.jpg 768w" sizes="(max-width: 1200px) 100vw, 1200px" /><figcaption id="caption-attachment-4541" class="wp-caption-text">© Camille Millerand</figcaption></figure><br />
<figure id="attachment_4542" aria-describedby="caption-attachment-4542" style="width: 1200px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-4542" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/03/10_c_millerand-5212.jpg" alt="© Camille Millerand" title="© Camille Millerand" class="caption" data-description="Bechir sait que son diplôme marocain aura de la valeur au Tchad. Pour lui, c’est impensable de s’installer au Maroc. Il pense que ce sont des jeunes diplômés comme lui qui sont susceptibles de faire avancer économiquement et politiquement son pays." align="center" width="1200" height="800" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/03/10_c_millerand-5212.jpg 1200w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/03/10_c_millerand-5212-300x200.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/03/10_c_millerand-5212-1024x683.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/03/10_c_millerand-5212-768x512.jpg 768w" sizes="(max-width: 1200px) 100vw, 1200px" /><figcaption id="caption-attachment-4542" class="wp-caption-text">© Camille Millerand</figcaption></figure></p>
<h2>CAUSERIE DU JOUR: « Le Maroc est un carrefour économique de l’Afrique »…</h2>
<p><em>Images et paroles récoltées auprès de <strong>Rita</strong>, <strong>Anas</strong>, <strong>Marouan</strong> et <strong>Otman</strong>, 4 étudiants de la faculté des Sciences juridiques, économiques et sociales d’Ain Sebaâ.</em></p>
<p><iframe src="https://player.vimeo.com/video/122269756?h=33b0c57bd1&amp;dnt=1&amp;app_id=122963" width="1300" height="731" frameborder="0" allow="autoplay; fullscreen; picture-in-picture" allowfullscreen></iframe></p>
<p>L’article <a href="https://www.afriqueinvisu.org/je-m-appelle-bechir-hassan/">Je m&rsquo;appelle Bechir Hassan</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.afriqueinvisu.org">Afrique In Visu</a>.</p>
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		<title>Premiers jours à Ben M’Sik</title>
		<link>https://www.afriqueinvisu.org/premiers-jours-a-ben-m-sik/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Camille Millerand]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 10 Mar 2015 10:12:29 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Éditorial]]></category>
		<category><![CDATA[Maroc]]></category>
		<category><![CDATA[Nos actions]]></category>
		<category><![CDATA[Témoignage]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le Maroc, plus particulièrement Casablanca, est un carrefour du continent africain en termes de formations post-bac. La jeunesse marocaine et d’ailleurs se repartit entre différentes facultés publiques et écoles privées, selon ses moyens financiers. La première faculté qui m’ouvre ses portes est celle de Ben M’sik, université de lettres et sciences humaines située à 7Km du centre Casaoui dans un quartier populaire. Ouverte en 1984, elle compte environ 7000 étudiants. On y enseigne l’anglais, la géographie, l’histoire, la philosophie et les Études Islamiques. Pendant 2 jours, plusieurs étudiants m&#8217;ont raconté leurs quotidiens et leurs réalités. Parmi eux, certains sont arrivés</p>
<p>L’article <a href="https://www.afriqueinvisu.org/premiers-jours-a-ben-m-sik/">Premiers jours à Ben M’Sik</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.afriqueinvisu.org">Afrique In Visu</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Le Maroc, plus particulièrement Casablanca, est un carrefour du continent africain en termes de formations post-bac. La jeunesse marocaine et d’ailleurs se repartit entre différentes facultés publiques et écoles privées, selon ses moyens financiers. La première faculté qui m’ouvre ses portes est celle de Ben M’sik, université de lettres et sciences humaines située à 7Km du centre Casaoui dans un quartier populaire. Ouverte en 1984, elle compte environ 7000 étudiants. On y enseigne l’anglais, la géographie, l’histoire, la philosophie et les Études Islamiques.</p>
<p>Pendant 2 jours, plusieurs étudiants m&rsquo;ont raconté leurs quotidiens et leurs réalités. Parmi eux, certains sont arrivés du Gabon et du Mali. Bechir, lui est tchadien. Il vit à Rabat, un autre « hub » universitaire que nous découvrirons lors de la prochaine chronique.</p>
<p><em>Du 2 mars au 17 mars 2015, le photographe <strong>Camille Millerand</strong> est en résidence à l’<a href="http://if-maroc.org/casablanca/">Institut Français de Casablanca</a> en partenariat avec Afrique in visu.<br />
<br />Sur ce temps, il travaillera sur les universités marocaines pour prolonger son travail qu’il mène depuis 2009 sur différents campus universitaires du continent africain.</em></p>
<p><figure id="attachment_4517" aria-describedby="caption-attachment-4517" style="width: 1200px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-4517" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/03/1_c_millerand-3670.jpg" alt="© Camille Millerand" title="© Camille Millerand" class="caption" data-description="La Faculté des Lettres et des Sciences Humaines BenM’sik de Casablanca est située dans un quartier populaire en périphérie de Casablanca. Ouverte en 1984, elle compte autour  de 7000 étudiants. On y enseigne l’anglais, la géographie, l’histoire, la philosophie et l’Islam." align="center" width="1200" height="800" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/03/1_c_millerand-3670.jpg 1200w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/03/1_c_millerand-3670-300x200.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/03/1_c_millerand-3670-1024x683.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/03/1_c_millerand-3670-768x512.jpg 768w" sizes="(max-width: 1200px) 100vw, 1200px" /><figcaption id="caption-attachment-4517" class="wp-caption-text">© Camille Millerand</figcaption></figure><br />
<figure id="attachment_4518" aria-describedby="caption-attachment-4518" style="width: 1200px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-4518" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/03/2_c_millerand-3629.jpg" alt="© Camille Millerand" title="© Camille Millerand" class="caption" data-description="« Qu’est ce qu’on va faire quand on sortira d’ici ? Il n’y rien à faire parce que les branches dans lesquelles nous sommes n’intéressent pas la marché. Si je ne travaille pas dans un centre d’appel et que je ne viens pas d’une école privée, je n’ai pas d’issues professionnelles » s’interroge Mustapha, 30 ans, étudiant en philosophie. Lui et ses amis se retrouvent régulièrement à la cafétéria de l'université. Ils sont inquiets pour leur avenir." align="center" width="1200" height="800" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/03/2_c_millerand-3629.jpg 1200w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/03/2_c_millerand-3629-300x200.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/03/2_c_millerand-3629-1024x683.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/03/2_c_millerand-3629-768x512.jpg 768w" sizes="(max-width: 1200px) 100vw, 1200px" /><figcaption id="caption-attachment-4518" class="wp-caption-text">© Camille Millerand</figcaption></figure><br />
<a href="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/03/2_c_qu_est_ce_quon_va_faire_mustapha.mp3" data-description="Paroles de Mustapha">2_c_qu_est_ce_quon_va_faire_mustapha.mp3</a><br />
<figure id="attachment_4520" aria-describedby="caption-attachment-4520" style="width: 1200px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-4520" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/03/3_c_millerand-3632.jpg" alt="© Camille Millerand" title="© Camille Millerand" class="caption" data-description="Des citations philosophiques comme celles-ci recouvrent les murs de la cafétéria en référence à Hegel, Nietzsche ou Platon. Un espace où les étudiants aiment s’isoler et s'évader du cadre universitaire." align="center" width="1200" height="800" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/03/3_c_millerand-3632.jpg 1200w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/03/3_c_millerand-3632-300x200.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/03/3_c_millerand-3632-1024x683.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/03/3_c_millerand-3632-768x512.jpg 768w" sizes="(max-width: 1200px) 100vw, 1200px" /><figcaption id="caption-attachment-4520" class="wp-caption-text">© Camille Millerand</figcaption></figure><br />
<a href="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/03/3_c_on_a_pas_de_re_ves.mp3" data-description="Paroles de Soufiane">3_c_on_a_pas_de_re_ves.mp3</a><br />
<figure id="attachment_4522" aria-describedby="caption-attachment-4522" style="width: 1200px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-4522" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/03/4_c_millerand-4498.jpg" alt="© Camille Millerand" title="© Camille Millerand" class="caption" data-description="(de Gauche à Droite) Alban, Aïssata, Rubens, Oussama et Faten sont en Master 1 en communication des organisations. « A Ben M’sik, on a la chance d’être une trentaine en classe. Ce n’est pas comme à la faculté d’Ain Chok » relativise Oussama." align="center" width="1200" height="800" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/03/4_c_millerand-4498.jpg 1200w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/03/4_c_millerand-4498-300x200.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/03/4_c_millerand-4498-1024x683.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/03/4_c_millerand-4498-768x512.jpg 768w" sizes="(max-width: 1200px) 100vw, 1200px" /><figcaption id="caption-attachment-4522" class="wp-caption-text">© Camille Millerand</figcaption></figure><br />
<figure id="attachment_4523" aria-describedby="caption-attachment-4523" style="width: 1200px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-4523" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/03/5_c_millerand-3926.jpg" alt="© Camille Millerand" title="© Camille Millerand" class="caption" data-description="Aujourd’hui, ils ont cours avec Madame Slaoui, professeur de sciences du langage." align="center" width="1200" height="800" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/03/5_c_millerand-3926.jpg 1200w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/03/5_c_millerand-3926-300x200.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/03/5_c_millerand-3926-1024x683.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/03/5_c_millerand-3926-768x512.jpg 768w" sizes="(max-width: 1200px) 100vw, 1200px" /><figcaption id="caption-attachment-4523" class="wp-caption-text">© Camille Millerand</figcaption></figure><br />
<figure id="attachment_4524" aria-describedby="caption-attachment-4524" style="width: 1200px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-4524" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/03/6_c_millerand-3980.jpg" alt="© Camille Millerand" title="© Camille Millerand" class="caption" data-description="« Pour nous, subsahariens, c’est difficile d’apprendre au Maroc . Pendant longtemps le Maroc a subi cette immigration clandestine. Ce cliché, ce stéréotype a été collé sur presque tous les étudiants subsahariens qui arrivent ici. Du coup même dans la rue, on a cette difficulté à s’imposer en tant qu’élément positif de l’immigration » avoue Rubens, étudiant gabonais et résident au Maroc depuis 4 ans." align="center" width="1200" height="800" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/03/6_c_millerand-3980.jpg 1200w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/03/6_c_millerand-3980-300x200.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/03/6_c_millerand-3980-1024x683.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/03/6_c_millerand-3980-768x512.jpg 768w" sizes="(max-width: 1200px) 100vw, 1200px" /><figcaption id="caption-attachment-4524" class="wp-caption-text">© Camille Millerand</figcaption></figure><br />
<a href="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/03/6_c_paroles_de_rubens.mp3" data-description="Paroles de Rubens">6_c_paroles_de_rubens.mp3</a><br />
<figure id="attachment_4526" aria-describedby="caption-attachment-4526" style="width: 1200px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-4526" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/03/7_c_millerand-4698.jpg" alt="© Camille Millerand" title="© Camille Millerand" class="caption" data-description="Aïssata est malienne, elle étudie depuis 4 années à Casablanca. Pour elle, la maîtrise de la langue locale (le derija) est incontournable." align="center" width="1200" height="800" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/03/7_c_millerand-4698.jpg 1200w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/03/7_c_millerand-4698-300x200.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/03/7_c_millerand-4698-1024x683.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/03/7_c_millerand-4698-768x512.jpg 768w" sizes="(max-width: 1200px) 100vw, 1200px" /><figcaption id="caption-attachment-4526" class="wp-caption-text">© Camille Millerand</figcaption></figure><br />
<a href="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/03/7_c_paroles_ai_ssata.mp3" data-description="Paroles d'Aïssata">7_c_paroles_ai_ssata.mp3</a><br />
<figure id="attachment_4528" aria-describedby="caption-attachment-4528" style="width: 1200px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-4528" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/03/8_c_millerand-4671.jpg" alt="© Camille Millerand" title="© Camille Millerand" class="caption" data-description="Bancs situés derrière la bibliothèque universitaire, un espace privilégié pour être au calme." align="center" width="1200" height="800" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/03/8_c_millerand-4671.jpg 1200w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/03/8_c_millerand-4671-300x200.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/03/8_c_millerand-4671-1024x683.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/03/8_c_millerand-4671-768x512.jpg 768w" sizes="(max-width: 1200px) 100vw, 1200px" /><figcaption id="caption-attachment-4528" class="wp-caption-text">© Camille Millerand</figcaption></figure></p>
<h2>Taxi Conteur | Vidéo &#8211; 1&rsquo;58</h2>
<p>Sur la route entre le centre casaoui et l&rsquo;université, Faten, Mustapha, Youssef, Oussama, Rubens et Soufiane prennent la parole.</p>
<p><iframe src="https://player.vimeo.com/video/121763297?h=d2da79ef1c&amp;dnt=1&amp;app_id=122963" width="1300" height="731" frameborder="0" allow="autoplay; fullscreen; picture-in-picture" allowfullscreen></iframe></p>
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]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Campus universitaire d&#8217;Abidjan, 5 ans après</title>
		<link>https://www.afriqueinvisu.org/campus-universitaire-d-abidjan-5-ans-apres/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Camille Millerand]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 25 Sep 2014 07:50:05 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Éditorial]]></category>
		<category><![CDATA[Témoignage]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Depuis la crise post-électorale en 2011, l&#8217;Etat ivoirien a injecté près de 110 milliards de Francs CFA pour assurer la rénovation du campus universitaire d&#8217;Abidjan. On ne l&#8217;appelle plus « Campus de Cocody » mais campus « Félix Houphouët-Boigny ». Et certains étudiants rencontrés en 2009 m&#8217;ont raconté que malgré ce coup de peinture général, le malaise estudiantin perdure. Les murs ont été fraichement repeints. L&#8217;entrée principale a été refaite, c&#8217;est aujourd&#8217;hui une vaste allée pavée. On y croise, ici et là, des groupes d&#8217;étudiants en Psychologie ou en Droit. Ils sont remontés. Ils font « le rang » pour la cantine pendant des heures avant</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Depuis la crise post-électorale en 2011, l&rsquo;Etat ivoirien a injecté près de 110 milliards de Francs CFA pour assurer la rénovation du campus universitaire d&rsquo;Abidjan. On ne l&rsquo;appelle plus « Campus de Cocody » mais campus « Félix Houphouët-Boigny ». Et certains étudiants rencontrés en 2009 m&rsquo;ont raconté que malgré ce coup de peinture général, le malaise estudiantin perdure. Les murs ont été fraichement repeints. L&rsquo;entrée principale a été refaite, c&rsquo;est aujourd&rsquo;hui une vaste allée pavée. On y croise, ici et là, des groupes d&rsquo;étudiants en Psychologie ou en Droit. Ils sont remontés. Ils font « le rang » pour la cantine pendant des heures avant de pouvoir manger. Le prix des repas a augmenté. Un plat coûte maintenant entre 400 et 500 Francs CFA (entre 0,60 et 0,70 centimes d&rsquo;euros). Les bus scolaires sont surchargés. Il faut être aux arrêts deux heures avant de pouvoir espérer avoir une place, serrée contre la vitre. Les amphis sont surpeuplés et en majorité sans climatisation. Le campus se remet difficilement de dix années de présidence occupée par Laurent Gbagbo. A l&rsquo;époque, les chambres s&rsquo;étaient transformées en petits commerces de proximité. Des non-étudiants d&rsquo;un âge avancé dormaient en cité U. On appelait les étudiants « des cambodgiens » parce qu&rsquo;ils dormaient à cinq dans une chambre de deux lits… En 2009, le syndicat la FESCI régnait en maître sur le campus avec la bénédiction des autorités ivoiriennes. Après la crise, ses membres ont fui les cités universitaires qui s’étaient transformées en véritables planque d&rsquo;armes. Ils se sont réfugiés au Ghana ou à l&rsquo;intérieur du pays&#8230;5 ans après une première immersion, des étudiants prennent la parole et raconte l&rsquo;évolution de ce lieu à travers l&rsquo;état des lieux photographique de Camille Millerand. Le campus Félix Houphouët de Boigny compte aujourd&rsquo;hui 65 000 étudiants. C&rsquo;est un des plus grands complexe universitaire d&rsquo;Afrique de l&rsquo;Ouest. </p>
<p><a href="IMG/mp3/1_avant.mp3" data-description="Romeo, Achille, Yacouba et Armand sont actuellement étudiants à Abidjan.
Ils reviennent sur l'état du campus universitaire de Cocody avant sa réhabilitation.
<br />Voir http://www.camillemillerand.com/campusville-abidjan/ »>1 &#8211; Avant&#8230;</a></p>
<p><figure id="attachment_4200" aria-describedby="caption-attachment-4200" style="width: 1000px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-4200" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2014/09/1_r_millerand_dsc3860.jpg" alt="Campus universitaire Félix Houphouet Boigny, Abidjan, 2014 © Camille Millerand / Divergence" title="Campus universitaire Félix Houphouet Boigny, Abidjan, 2014 © Camille Millerand / Divergence" class="caption" data-description="Descente d'un des deux bus électriques offerts par le groupe Bolloré aux autorités ivoiriennes lors de la réouverture du Campus universitaire Félix Houphouet Boigny. Il assure les liaisons entre les différents U.F.R. Mai 2014." align="center" width="1000" height="667" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2014/09/1_r_millerand_dsc3860.jpg 1000w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2014/09/1_r_millerand_dsc3860-300x200.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2014/09/1_r_millerand_dsc3860-768x512.jpg 768w" sizes="(max-width: 1000px) 100vw, 1000px" /><figcaption id="caption-attachment-4200" class="wp-caption-text">Campus universitaire Félix Houphouet Boigny, Abidjan, 2014 © Camille Millerand / Divergence</figcaption></figure><br />
<figure id="attachment_4201" aria-describedby="caption-attachment-4201" style="width: 1000px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-4201" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2014/09/2_r_millerandfashion-30x45cm.jpg" alt="Campus universitaire Félix Houphouet Boigny, Abidjan, 2014 © Camille Millerand / Divergence" title="Campus universitaire Félix Houphouet Boigny, Abidjan, 2014 © Camille Millerand / Divergence" class="caption" data-description="Beaucoup d'étudiants rencontrés avouent que "sur la forme, des changements ont eu lieu mais sur le fonds des problèmes demeurent. Parmi eux, sont souvent cités les problèmes d'accès au restaurant universitaire et le manque de transports en commun". Mai 2014" align="center" width="1000" height="667" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2014/09/2_r_millerandfashion-30x45cm.jpg 1000w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2014/09/2_r_millerandfashion-30x45cm-300x200.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2014/09/2_r_millerandfashion-30x45cm-768x512.jpg 768w" sizes="(max-width: 1000px) 100vw, 1000px" /><figcaption id="caption-attachment-4201" class="wp-caption-text">Campus universitaire Félix Houphouet Boigny, Abidjan, 2014 © Camille Millerand / Divergence</figcaption></figure></p>
<p><a href="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2014/09/2_comme_on_nous_l_a_dit_110_milliards.mp3" data-description="Brice, Claude et Doris parlent des problèmes de fonctionnement de l'infrastructure refaite à neuf.">2 &#8211; Comme on nous l&rsquo;a dit 110 milliards !</a></p>
<p><figure id="attachment_4203" aria-describedby="caption-attachment-4203" style="width: 1000px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-4203" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2014/09/3_r_millerand54_r_camillemillerand_campus-interieur.jpg" alt="Campus universitaire Félix Houphouet Boigny, Abidjan, 2014 © Camille Millerand / Divergence" title="Campus universitaire Félix Houphouet Boigny, Abidjan, 2014 © Camille Millerand / Divergence" class="caption" data-description="Le campus Félix Houphouet Boigny compte 65 000 étudiants. C'est l'un des plus important complexe universitaire d'Afrique de l'Ouest. De 2009 à 2011, l'université était fermée. Les cours ont repris à la fin de l'année 2011 comme ici à l'amphithéâtre Léon Robert. Mai 2014." align="center" width="1000" height="665" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2014/09/3_r_millerand54_r_camillemillerand_campus-interieur.jpg 1000w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2014/09/3_r_millerand54_r_camillemillerand_campus-interieur-300x200.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2014/09/3_r_millerand54_r_camillemillerand_campus-interieur-768x511.jpg 768w" sizes="(max-width: 1000px) 100vw, 1000px" /><figcaption id="caption-attachment-4203" class="wp-caption-text">Campus universitaire Félix Houphouet Boigny, Abidjan, 2014 © Camille Millerand / Divergence</figcaption></figure><br />
<figure id="attachment_4204" aria-describedby="caption-attachment-4204" style="width: 1000px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-4204" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2014/09/4_r_millerandchambre2-30x45cm.jpg" alt="Campus universitaire Félix Houphouet Boigny, Abidjan, 2014 © Camille Millerand / Divergence" title="Campus universitaire Félix Houphouet Boigny, Abidjan, 2014 © Camille Millerand / Divergence" class="caption" data-description="Quand ils ne sont pas en cours, Franck (gauche), Landry et Yann (centre) ont l'habitude de se retrouver en chambre universitaire. Un lieu de révision pour certains et de drague pour d'autres." align="center" width="1000" height="667" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2014/09/4_r_millerandchambre2-30x45cm.jpg 1000w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2014/09/4_r_millerandchambre2-30x45cm-300x200.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2014/09/4_r_millerandchambre2-30x45cm-768x512.jpg 768w" sizes="(max-width: 1000px) 100vw, 1000px" /><figcaption id="caption-attachment-4204" class="wp-caption-text">Campus universitaire Félix Houphouet Boigny, Abidjan, 2014 © Camille Millerand / Divergence</figcaption></figure></p>
<p><a href="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2014/09/3_aujourd_hui_c_est_les_me_uritants.mp3" data-description="Mauril et Benjamin expliquent l'importance d'avoir une chambre sur la cité Universitaire.">3 &#8211; Aujourd hui c&rsquo;est les méritants</a></p>
<p><figure id="attachment_4206" aria-describedby="caption-attachment-4206" style="width: 1000px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-4206" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2014/09/5_r_millerand_dsc3640.jpg" alt="Campus universitaire Félix Houphouet Boigny, Abidjan, 2014 © Camille Millerand / Divergence" title="Campus universitaire Félix Houphouet Boigny, Abidjan, 2014 © Camille Millerand / Divergence" class="caption" data-description="Anna est étudiante en master 1 en faculté d'anglais. Elle a obtenu sa chambre après une année d'attente, qu'elle loue 10 000 FCFA (environ 15 euros) par mois." align="center" width="1000" height="667" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2014/09/5_r_millerand_dsc3640.jpg 1000w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2014/09/5_r_millerand_dsc3640-300x200.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2014/09/5_r_millerand_dsc3640-768x512.jpg 768w" sizes="(max-width: 1000px) 100vw, 1000px" /><figcaption id="caption-attachment-4206" class="wp-caption-text">Campus universitaire Félix Houphouet Boigny, Abidjan, 2014 © Camille Millerand / Divergence</figcaption></figure><br />
<figure id="attachment_4207" aria-describedby="caption-attachment-4207" style="width: 1000px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-4207" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2014/09/6_r_millerand51-_r_camillemillerand__dsc1619.jpg" alt="Campus universitaire Félix Houphouet Boigny, Abidjan, 2014 © Camille Millerand / Divergence" title="Campus universitaire Félix Houphouet Boigny, Abidjan, 2014 © Camille Millerand / Divergence" class="caption" data-description="Espace de révision occupé par des étudiants en économie. "Dans certains amphis, il n’y a pas assez de chaises, pas de bancs. Il manque des professeurs. Il y aussi des cours accélérés. On nous demande d’aller faire les recherches sur le "net" mais il n’y a pas de wifi..." Confie Armand, étudiant en Licence 3 de journalisme. Mai 2014." align="center" width="1000" height="665" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2014/09/6_r_millerand51-_r_camillemillerand__dsc1619.jpg 1000w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2014/09/6_r_millerand51-_r_camillemillerand__dsc1619-300x200.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2014/09/6_r_millerand51-_r_camillemillerand__dsc1619-768x511.jpg 768w" sizes="(max-width: 1000px) 100vw, 1000px" /><figcaption id="caption-attachment-4207" class="wp-caption-text">Campus universitaire Félix Houphouet Boigny, Abidjan, 2014 © Camille Millerand / Divergence</figcaption></figure></p>
<p><a href="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2014/09/4_le_syndicalisme_a_beaucoup_baisse_u.mp3" data-description="Pour Armand, la seule chose qui est positive sur le campus c'est la diminution du syndicalisme estudiantin.">4 &#8211; Le syndicalisme a beaucoup baissé</a></p>
<p><figure id="attachment_4209" aria-describedby="caption-attachment-4209" style="width: 1000px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-4209" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2014/09/7_r_millerandsportives-60x40cm.jpg" alt="Campus universitaire Félix Houphouet Boigny, Abidjan, 2014 © Camille Millerand / Divergence" title="Campus universitaire Félix Houphouet Boigny, Abidjan, 2014 © Camille Millerand / Divergence" class="caption" data-description="Bledja (de dos) , Roseline et Safiatou se retrouvent régulièrement après les cours pour jouer au Handball. Mai 2014." align="center" width="1000" height="667" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2014/09/7_r_millerandsportives-60x40cm.jpg 1000w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2014/09/7_r_millerandsportives-60x40cm-300x200.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2014/09/7_r_millerandsportives-60x40cm-768x512.jpg 768w" sizes="(max-width: 1000px) 100vw, 1000px" /><figcaption id="caption-attachment-4209" class="wp-caption-text">Campus universitaire Félix Houphouet Boigny, Abidjan, 2014 © Camille Millerand / Divergence</figcaption></figure><br />
<figure id="attachment_4210" aria-describedby="caption-attachment-4210" style="width: 1000px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-4210" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2014/09/8_r_millerandamoureux-30x45cm.jpg" alt="Campus universitaire Félix Houphouet Boigny, Abidjan, 2014 © Camille Millerand / Divergence" title="Campus universitaire Félix Houphouet Boigny, Abidjan, 2014 © Camille Millerand / Divergence" class="caption" data-description="Pour éviter d'attendre 3 heures avant de déjeuner,  beaucoup d'étudiants sont contraints de se restaurer au CKF. Un fast-food local installé sur le campus universitaire. Ici, un plat coûte entre 500 et 700 FCFA. Un prix beaucoup trop élevé pour la plupart des étudiants. Mai 2014" align="center" width="1000" height="667" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2014/09/8_r_millerandamoureux-30x45cm.jpg 1000w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2014/09/8_r_millerandamoureux-30x45cm-300x200.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2014/09/8_r_millerandamoureux-30x45cm-768x512.jpg 768w" sizes="(max-width: 1000px) 100vw, 1000px" /><figcaption id="caption-attachment-4210" class="wp-caption-text">Campus universitaire Félix Houphouet Boigny, Abidjan, 2014 © Camille Millerand / Divergence</figcaption></figure></p>
<p><a href="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2014/09/5_ca_c_est_mon_reve.mp3" data-description="Roselyne, Mauril, Bledja,  Benjamin, Franck,Safiatou, Narcisse se projettent dans l'avenir.">5 &#8211; Ca c&rsquo;est mon rêve&#8230;</a></p>
<p><figure id="attachment_4212" aria-describedby="caption-attachment-4212" style="width: 1000px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-4212" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2014/09/9_r_millerandrefectoirecampus-30x45.jpg" alt="Campus universitaire Félix Houphouet Boigny, Abidjan, 2014 © Camille Millerand / Divergence" title="Campus universitaire Félix Houphouet Boigny, Abidjan, 2014 © Camille Millerand / Divergence" class="caption" data-description="« Le campus compte 65 000 étudiants alors que le resto U ne peut accueillir que 4000 personnes selon les chiffres officiels. Tu arrives à 11 heures et tu dois patienter jusqu'à 16 heures pour manger" explique R. 25 ans, étudiant en géologie qui a préféré conserver son anonymat." align="center" width="1000" height="667" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2014/09/9_r_millerandrefectoirecampus-30x45.jpg 1000w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2014/09/9_r_millerandrefectoirecampus-30x45-300x200.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2014/09/9_r_millerandrefectoirecampus-30x45-768x512.jpg 768w" sizes="(max-width: 1000px) 100vw, 1000px" /><figcaption id="caption-attachment-4212" class="wp-caption-text">Campus universitaire Félix Houphouet Boigny, Abidjan, 2014 © Camille Millerand / Divergence</figcaption></figure><br />
<img decoding="async" src="IMG/jpg/10_r_millerand_dsc3040.jpg" alt="Campus universitaire Félix Houphouet Boigny, Abidjan, 2014 © Camille Millerand / Divergence" title="Campus universitaire Félix Houphouet Boigny, Abidjan, 2014 © Camille Millerand / Divergence" class="caption" data-description="Séance d'évangélisation menée par l'O.N.G. américaine "Campus For christ"
auprès des étudiants qui souhaitent s'y rendre." align="center" /><br />
<figure id="attachment_4213" aria-describedby="caption-attachment-4213" style="width: 1000px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-4213" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2014/09/11_r_millerand38-_r_camillemillerand_14-millerand-img_3738.jpg" alt="Campus universitaire Félix Houphouet Boigny, Abidjan, 2014 © Camille Millerand / Divergence" title="Campus universitaire Félix Houphouet Boigny, Abidjan, 2014 © Camille Millerand / Divergence" class="caption" data-description="Le personnel du campus qui assure l'entretien des parties communes est reconnaissable à leur blouse orange. Les étudiants les appellent les "guantanamo". Mai 2014." align="center" width="1000" height="665" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2014/09/11_r_millerand38-_r_camillemillerand_14-millerand-img_3738.jpg 1000w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2014/09/11_r_millerand38-_r_camillemillerand_14-millerand-img_3738-300x200.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2014/09/11_r_millerand38-_r_camillemillerand_14-millerand-img_3738-768x511.jpg 768w" sizes="(max-width: 1000px) 100vw, 1000px" /><figcaption id="caption-attachment-4213" class="wp-caption-text">Campus universitaire Félix Houphouet Boigny, Abidjan, 2014 © Camille Millerand / Divergence</figcaption></figure></p>
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		<title>Chronique Kabyle</title>
		<link>https://www.afriqueinvisu.org/chronique-kabyle/</link>
					<comments>https://www.afriqueinvisu.org/chronique-kabyle/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Camille Millerand]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 06 Sep 2012 07:35:21 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Éditorial]]></category>
		<category><![CDATA[Témoignage]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Une série d&#8217;images réalisée par Camille Millerand, issue d&#8217;une commande réalisée pour la revue Homme et Migrations à l&#8217;occasion des 50 ans de l&#8217;indépendance de l&#8217;Algérie (numéro publié en septembre 2012) sur laquelle Nadir Dendoune, écrivain, a réagi en racontant son rapport à l&#8217;Algérie. Je ne suis jamais allé à M’Cisna, peut-être que j’y suis passé un jour sans savoir que j’y étais. Les villages kabyles se ressemblent tellement: sans doute parce qu’ils racontent souvent les mêmes histoires. Mes parents viennent d’Ighil Larbaa, non loin de M’Cisna. Je me souviens de nos voyages étant petit. Les valises étaient préparées un mois à l’avance.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Une série d&rsquo;images réalisée par Camille Millerand, issue d&rsquo;une commande réalisée pour la revue <em><a href="http://www.hommes-et-migrations.fr">Homme et Migrations</a></em> à l&rsquo;occasion des 50 ans de l&rsquo;indépendance de l&rsquo;Algérie (numéro publié en septembre 2012) sur laquelle <strong>Nadir Dendoune</strong>, écrivain, a réagi en racontant son rapport à l&rsquo;Algérie.</p>
<p><em><quote>Je ne suis jamais allé à M’Cisna, peut-être que j’y suis passé un jour sans savoir que j’y étais. Les villages kabyles se ressemblent tellement: sans doute parce qu’ils racontent souvent les mêmes histoires. Mes parents viennent d’Ighil Larbaa, non loin de M’Cisna. Je me souviens de nos voyages étant petit. Les valises étaient préparées un mois à l’avance. Chargés comme des mulets, avec la fameuse malle bleue en ferraille bondée de cadeaux pour les cousins du « bled », on descendait jusqu’à Marseille avec un oncle qui faisait le chemin avec nous. Mon père n’a jamais su conduire, ou écrire, ou lire ; c’est difficile une vie sans savoir faire tout ça, et Dieu sait qu’il a essayé pourtant, mais passé un âge, il y a des verrous qui s’installent à l’intérieur du cerveau.<br />
<br />Sur place, à Marseille, on attendait des plombes que le bateau arrive. Mes parents ont toujours eu peur d’arriver en retard : ils payaient aussi toujours leurs factures à l’avance. La peur quand elle vous gagne…Le voyage durait un jour entier. Vingt quatre heures et souvent beaucoup plus parce que le bateau n’arrivait jamais à l’heure à quai, ne quittait jamais Marseille à l’heure, et n’arrivait donc jamais à l’heure à destination, mais c’était pas grave parce qu’on était tous ensemble et quand tu voyages avec le sourire, avec les gens que tu aimes, les heures se transforment en minutes.<br />
<br />A Béjaia, au port, de l’autre côté de la Méditerranée, un autre cousin venait nous chercher avec une vieille Peugeot, de vieilles dents aussi, sa bagnole, elle était souvent de couleur blanche avec de la poussière partout et des suspensions à deux balles, et c’était un autre voyage avant d’arriver jusqu’au village. Tout le monde nous attendait et mon père avait le sourire qui faisait beau à voir. Mon père aujourd’hui, a un âge où on s’approche de la fin. Il me fait penser à M.Hamiche ou à M.Zouhani, deux des retraités photographiés. Comme eux, mon père a passé une partie de sa vie à construire une belle maison en Kabylie, plusieurs étages avec un beau jardin, qui surplombe la vallée, une vue à couper le souffle ; il l’a construite comme on bâtit un empire, un peu dans l’espoir que ses enfants fassent le chemin inverse qu’il avait fait, lui, l’immigré algérien, il y a plus de 60 ans maintenant. Des « maisons fantômes » qui restent vides une grande partie de l’année, belles pour rien, belles à l’extérieur, sans la chaleur humaine à l’intérieur…Mais les enfants de mon père, les enfants de M.Hamiche ou de M.Zouhani et de tous les autres, sont Français, ils ne viendront pas s’installer en Kabylie, du moins pour la grande majorité, il y a toujours des exceptions et heureusement. Et quand bien même, ils décideraient de venir vivre ici, que feraient-ils ?<br />
<br />50 ans après son indépendance, ce qui est peu en vérité dans l’histoire d’un pays, la grande majorité des jeunes n’ont qu’un rêve : fuir l’Algérie où les perspectives d’avenir sont aussi étroites qu’un trou de serrure. Ils ne veulent plus entendre parler du passé glorieux de leur pays, qui n’intéressent souvent que les plus âgés ou les intellos, ils veulent juste travailler pour réussir leurs vies. Diplômés ou pas, la plupart se retrouvent à tenir des murs fissurés. Et ceux qui auraient la chance de trouver un travail, touche un salaire de misère pour un boulot « casse dos ».<br />
<br />A chacun de mes voyages dans le village de mon père, je suis mal à l’aise. Mal à l’aise parce que je vois bien que beaucoup aimeraient être à ma place ; à la place de l’Immigri, comme ils disent. Le petit Français. S’ils savaient…Sur le papier, c’est vrai, ça fait rêver. Le pays des Droits de l’Homme, Paris, la mode, la bonne bouffe, les Champs-Elysées, les gonzesses, la liberté de dire ce qu’on veut, quand on veut, un passeport français qui permet de voyager partout. Tout le contraire d’un passeport algérien qui n’est pas vraiment un passeport en fait puisqu’il interdit d’entrer à peu près partout dans ce monde d’abrutis où le fort dicte toujours sa loi. Et pourtant, souvent, je les ai envié ces « blédards ». Eux, au moins, ont un pays. J’ai trois passeports (Français, Algérien et Australien).  et j’ai l’impression de plus en plus de n’appartenir à aucune nation. Le derrière entre deux chaises, je devrais dire entre trois. Finalement, un des points commun que j’ai avec mes frères algériens, c’est ce même désir de foutre le camp, de disparaître du pays pour réapparaitre ailleurs en meilleure forme. Tandis qu’eux rêvent de venir s’installer en France, moi je n’ai qu’une seule envie, de le quitter, parce que s’il faut être étranger, autant l’être loin de chez moi.</quote></em></p>
<p><strong>Nadir Dendoune</strong></p>
<p><figure id="attachment_3036" aria-describedby="caption-attachment-3036" style="width: 800px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-3036" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2012/09/000.jpg" alt="Embarcadère au port de Marseille en direction de l’Algérie. © Camille Millerand" title="Embarcadère au port de Marseille en direction de l’Algérie. © Camille Millerand" class="caption" align="center" width="800" height="533" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2012/09/000.jpg 800w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2012/09/000-300x200.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2012/09/000-768x512.jpg 768w" sizes="(max-width: 800px) 100vw, 800px" /><figcaption id="caption-attachment-3036" class="wp-caption-text">Embarcadère au port de Marseille en direction de l’Algérie. © Camille Millerand</figcaption></figure><br />
<figure id="attachment_3037" aria-describedby="caption-attachment-3037" style="width: 800px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-3037" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2012/09/001-3.jpg" alt="Bagages embarqués sur le "Tariq Ben Ziad" qui assure la traversée Marseille- Bejaia. C’était le premier bateau à relier la France et l'Algérie. © Camille Millerand" title="Bagages embarqués sur le "Tariq Ben Ziad" qui assure la traversée Marseille- Bejaia. C’était le premier bateau à relier la France et l'Algérie. © Camille Millerand" class="caption" align="center" width="800" height="533" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2012/09/001-3.jpg 800w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2012/09/001-3-300x200.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2012/09/001-3-768x512.jpg 768w" sizes="(max-width: 800px) 100vw, 800px" /><figcaption id="caption-attachment-3037" class="wp-caption-text">Bagages embarqués sur le</figcaption></figure><br />
<figure id="attachment_3038" aria-describedby="caption-attachment-3038" style="width: 800px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-3038" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2012/09/002-2.jpg" alt="Retraité, Mr Mahfouf retourne chaque été en Kabylie pour passer des vacances avec ses petits-enfants. Pendant 40 ans, il a travaillé chez Brandt dans la région lyonnaise. © Camille Millerand" title="Retraité, Mr Mahfouf retourne chaque été en Kabylie pour passer des vacances avec ses petits-enfants. Pendant 40 ans, il a travaillé chez Brandt dans la région lyonnaise. © Camille Millerand" class="caption" align="center" width="800" height="533" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2012/09/002-2.jpg 800w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2012/09/002-2-300x200.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2012/09/002-2-768x512.jpg 768w" sizes="(max-width: 800px) 100vw, 800px" /><figcaption id="caption-attachment-3038" class="wp-caption-text">Retraité, Mr Mahfouf retourne chaque été en Kabylie pour passer des vacances avec ses petits-enfants. Pendant 40 ans, il a travaillé chez Brandt dans la région lyonnaise. © Camille Millerand</figcaption></figure><br />
<figure id="attachment_3039" aria-describedby="caption-attachment-3039" style="width: 800px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-3039" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2012/09/003.jpg" alt="Sur les hauteurs du village de M’cisna, situé à 60 KM de Bejaia en Kabylie, à 700 m d'altitude. © Camille Millerand" title="Sur les hauteurs du village de M’cisna, situé à 60 KM de Bejaia en Kabylie, à 700 m d'altitude. © Camille Millerand" class="caption" align="center" width="800" height="533" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2012/09/003.jpg 800w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2012/09/003-300x200.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2012/09/003-768x512.jpg 768w" sizes="(max-width: 800px) 100vw, 800px" /><figcaption id="caption-attachment-3039" class="wp-caption-text">Sur les hauteurs du village de M’cisna, situé à 60 KM de Bejaia en Kabylie, à 700 m d&rsquo;altitude. © Camille Millerand</figcaption></figure><br />
<figure id="attachment_3040" aria-describedby="caption-attachment-3040" style="width: 800px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-3040" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2012/09/004-2.jpg" alt="Imoula, collé à M'CISNA, où les gamins du village attendent toujours qu'on leur construise un espace culturel. © Camille Millerand" title="Imoula, collé à M'CISNA, où les gamins du village attendent toujours qu'on leur construise un espace culturel. © Camille Millerand" class="caption" align="center" width="800" height="533" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2012/09/004-2.jpg 800w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2012/09/004-2-300x200.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2012/09/004-2-768x512.jpg 768w" sizes="(max-width: 800px) 100vw, 800px" /><figcaption id="caption-attachment-3040" class="wp-caption-text">Imoula, collé à M&rsquo;CISNA, où les gamins du village attendent toujours qu&rsquo;on leur construise un espace culturel. © Camille Millerand</figcaption></figure><br />
<figure id="attachment_3041" aria-describedby="caption-attachment-3041" style="width: 800px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-3041" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2012/09/005.jpg" alt="Le domino est très populaire en Algérie. Un jeu qu’on pratique dans les cafés. © Camille Millerand" title="Le domino est très populaire en Algérie. Un jeu qu’on pratique dans les cafés. © Camille Millerand" class="caption" align="center" width="800" height="533" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2012/09/005.jpg 800w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2012/09/005-300x200.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2012/09/005-768x512.jpg 768w" sizes="(max-width: 800px) 100vw, 800px" /><figcaption id="caption-attachment-3041" class="wp-caption-text">Le domino est très populaire en Algérie. Un jeu qu’on pratique dans les cafés. © Camille Millerand</figcaption></figure><br />
<figure id="attachment_3042" aria-describedby="caption-attachment-3042" style="width: 800px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-3042" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2012/09/006.jpg" alt="Principal café de M'CISNA où les jeunes ont l'habitude de se retrouver pour regarder les matchs de foot. © Camille Millerand" title="Principal café de M'CISNA où les jeunes ont l'habitude de se retrouver pour regarder les matchs de foot. © Camille Millerand" class="caption" align="center" width="800" height="533" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2012/09/006.jpg 800w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2012/09/006-300x200.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2012/09/006-768x512.jpg 768w" sizes="(max-width: 800px) 100vw, 800px" /><figcaption id="caption-attachment-3042" class="wp-caption-text">Principal café de M&rsquo;CISNA où les jeunes ont l&rsquo;habitude de se retrouver pour regarder les matchs de foot. © Camille Millerand</figcaption></figure><br />
<figure id="attachment_3043" aria-describedby="caption-attachment-3043" style="width: 800px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-3043" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2012/09/007.jpg" alt="Ali et Boubakeur alternent les petits boulots. Ici, ils viennent changer une ampoule. Comme beaucoup de jeune du village, ils rêvent de quitter l’Algérie.  © Camille Millerand" title="Ali et Boubakeur alternent les petits boulots. Ici, ils viennent changer une ampoule. Comme beaucoup de jeune du village, ils rêvent de quitter l’Algérie.  © Camille Millerand" class="caption" align="center" width="800" height="533" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2012/09/007.jpg 800w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2012/09/007-300x200.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2012/09/007-768x512.jpg 768w" sizes="(max-width: 800px) 100vw, 800px" /><figcaption id="caption-attachment-3043" class="wp-caption-text">Ali et Boubakeur alternent les petits boulots. Ici, ils viennent changer une ampoule. Comme beaucoup de jeune du village, ils rêvent de quitter l’Algérie.  © Camille Millerand</figcaption></figure><br />
<figure id="attachment_3044" aria-describedby="caption-attachment-3044" style="width: 800px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-3044" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2012/09/008.jpg" alt="Mouloud, 28 ans, fabrique à la main des ustensiles de cuisine dans une fonderie. La seule entreprise du village... © Camille Millerand" title="Mouloud, 28 ans, fabrique à la main des ustensiles de cuisine dans une fonderie. La seule entreprise du village... © Camille Millerand" class="caption" align="center" width="800" height="533" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2012/09/008.jpg 800w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2012/09/008-300x200.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2012/09/008-768x512.jpg 768w" sizes="(max-width: 800px) 100vw, 800px" /><figcaption id="caption-attachment-3044" class="wp-caption-text">Mouloud, 28 ans, fabrique à la main des ustensiles de cuisine dans une fonderie. La seule entreprise du village&#8230; © Camille Millerand</figcaption></figure><br />
<figure id="attachment_3045" aria-describedby="caption-attachment-3045" style="width: 800px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-3045" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2012/09/009.jpg" alt="Sofiane, 20 ans, agriculteur, gagne autour de 50 000 dinars / mois  (environ 500 euros). © Camille Millerand" title="Sofiane, 20 ans, agriculteur, gagne autour de 50 000 dinars / mois  (environ 500 euros). © Camille Millerand" class="caption" align="center" width="800" height="533" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2012/09/009.jpg 800w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2012/09/009-300x200.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2012/09/009-768x512.jpg 768w" sizes="(max-width: 800px) 100vw, 800px" /><figcaption id="caption-attachment-3045" class="wp-caption-text">Sofiane, 20 ans, agriculteur, gagne autour de 50 000 dinars / mois  (environ 500 euros). © Camille Millerand</figcaption></figure><br />
<figure id="attachment_3046" aria-describedby="caption-attachment-3046" style="width: 800px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-3046" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2012/09/010.jpg" alt="A 77 ans, Mr Hamiche Abdallah, a passé une partie de sa vie en France. Il a décidé de venir passer sa retraite dans son village natal.  A droite, son petit-fils Merzouk, 19 ans, vient d'avoir son bac. Une grande fierté pour son grand-père. Durant l'époque coloniale, il n'a pas pu aller à l'école et a appris le français sur les chantiers français. © Camille Millerand" title="A 77 ans, Mr Hamiche Abdallah, a passé une partie de sa vie en France. Il a décidé de venir passer sa retraite dans son village natal.  A droite, son petit-fils Merzouk, 19 ans, vient d'avoir son bac. Une grande fierté pour son grand-père. Durant l'époque coloniale, il n'a pas pu aller à l'école et a appris le français sur les chantiers français. © Camille Millerand" class="caption" align="center" width="800" height="533" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2012/09/010.jpg 800w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2012/09/010-300x200.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2012/09/010-768x512.jpg 768w" sizes="(max-width: 800px) 100vw, 800px" /><figcaption id="caption-attachment-3046" class="wp-caption-text">A 77 ans, Mr Hamiche Abdallah, a passé une partie de sa vie en France. Il a décidé de venir passer sa retraite dans son village natal.  A droite, son petit-fils Merzouk, 19 ans, vient d&rsquo;avoir son bac. Une grande fierté pour son grand-père. Durant l&rsquo;époque coloniale, il n&rsquo;a pas pu aller à l&rsquo;école et a appris le français sur les chantiers français. © Camille Millerand</figcaption></figure><br />
<figure id="attachment_3047" aria-describedby="caption-attachment-3047" style="width: 800px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-3047" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2012/09/011-2.jpg" alt="Mr Zouhani, 80 ans, a quitté M'cisna en 1951 pour s'installer à Aubervilliers, dans la banlieue parisienne. Ouvrier qualifié, il a fait la majeure partie de sa carrière à l'usine automobile Chausson à Gennevilliers. Depuis qu'il est à la retraite, il fait des allers-retours entre l'Algérie et la France. En Kabylie, il se sent moins à l'étroit, surtout depuis qu'il a achevé sa grande maison de 3 étages. © Camille Millerand" title="Mr Zouhani, 80 ans, a quitté M'cisna en 1951 pour s'installer à Aubervilliers, dans la banlieue parisienne. Ouvrier qualifié, il a fait la majeure partie de sa carrière à l'usine automobile Chausson à Gennevilliers. Depuis qu'il est à la retraite, il fait des allers-retours entre l'Algérie et la France. En Kabylie, il se sent moins à l'étroit, surtout depuis qu'il a achevé sa grande maison de 3 étages. © Camille Millerand" class="caption" align="center" width="800" height="533" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2012/09/011-2.jpg 800w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2012/09/011-2-300x200.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2012/09/011-2-768x512.jpg 768w" sizes="(max-width: 800px) 100vw, 800px" /><figcaption id="caption-attachment-3047" class="wp-caption-text">Mr Zouhani, 80 ans, a quitté M&rsquo;cisna en 1951 pour s&rsquo;installer à Aubervilliers, dans la banlieue parisienne. Ouvrier qualifié, il a fait la majeure partie de sa carrière à l&rsquo;usine automobile Chausson à Gennevilliers. Depuis qu&rsquo;il est à la retraite, il fait des allers-retours entre l&rsquo;Algérie et la France. En Kabylie, il se sent moins à l&rsquo;étroit, surtout depuis qu&rsquo;il a achevé sa grande maison de 3 étages. © Camille Millerand</figcaption></figure><br />
<figure id="attachment_3048" aria-describedby="caption-attachment-3048" style="width: 800px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-3048" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2012/09/012-2.jpg" alt="Aziz Boussaid était ingénieur qualité dans une imprimerie parisienne. Il regrette que ses enfants et ses petits-enfants, nés en France, viennent rarement passer leurs vacances dans la maison qu’il a construite en Kabylie. © Camille Millerand" title="Aziz Boussaid était ingénieur qualité dans une imprimerie parisienne. Il regrette que ses enfants et ses petits-enfants, nés en France, viennent rarement passer leurs vacances dans la maison qu’il a construite en Kabylie. © Camille Millerand" class="caption" align="center" width="800" height="533" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2012/09/012-2.jpg 800w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2012/09/012-2-300x200.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2012/09/012-2-768x512.jpg 768w" sizes="(max-width: 800px) 100vw, 800px" /><figcaption id="caption-attachment-3048" class="wp-caption-text">Aziz Boussaid était ingénieur qualité dans une imprimerie parisienne. Il regrette que ses enfants et ses petits-enfants, nés en France, viennent rarement passer leurs vacances dans la maison qu’il a construite en Kabylie. © Camille Millerand</figcaption></figure><br />
<figure id="attachment_3049" aria-describedby="caption-attachment-3049" style="width: 800px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-3049" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2012/09/013-2.jpg" alt="Après avoir travaillé une dizaine d’années à Aubervilliers (93) en tant qu’agent de sécurité, Mohand Boussaid est rentré dans son village en 1977.Depuis, la France lui verse une pension d'invalidité de 239 euros par mois. Trop peu pour pouvoir se faire soigner en France. © Camille Millerand" title="Après avoir travaillé une dizaine d’années à Aubervilliers (93) en tant qu’agent de sécurité, Mohand Boussaid est rentré dans son village en 1977.Depuis, la France lui verse une pension d'invalidité de 239 euros par mois. Trop peu pour pouvoir se faire soigner en France. © Camille Millerand" class="caption" align="center" width="800" height="533" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2012/09/013-2.jpg 800w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2012/09/013-2-300x200.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2012/09/013-2-768x512.jpg 768w" sizes="(max-width: 800px) 100vw, 800px" /><figcaption id="caption-attachment-3049" class="wp-caption-text">Après avoir travaillé une dizaine d’années à Aubervilliers (93) en tant qu’agent de sécurité, Mohand Boussaid est rentré dans son village en 1977.Depuis, la France lui verse une pension d&rsquo;invalidité de 239 euros par mois. Trop peu pour pouvoir se faire soigner en France. © Camille Millerand</figcaption></figure><br />
<figure id="attachment_3050" aria-describedby="caption-attachment-3050" style="width: 800px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-3050" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2012/09/014.jpg" alt="Mr SABA Mokrane, 80 ans  a combattu auprès du FLN pendant la guerre d’Algérie. Il est l’un des derniers survivants. Il a transformé son garage en lieu de mémoire pour transmettre son histoire.  © Camille Millerand" title="Mr SABA Mokrane, 80 ans  a combattu auprès du FLN pendant la guerre d’Algérie. Il est l’un des derniers survivants. Il a transformé son garage en lieu de mémoire pour transmettre son histoire.  © Camille Millerand" class="caption" align="center" width="800" height="533" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2012/09/014.jpg 800w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2012/09/014-300x200.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2012/09/014-768x512.jpg 768w" sizes="(max-width: 800px) 100vw, 800px" /><figcaption id="caption-attachment-3050" class="wp-caption-text">Mr SABA Mokrane, 80 ans  a combattu auprès du FLN pendant la guerre d’Algérie. Il est l’un des derniers survivants. Il a transformé son garage en lieu de mémoire pour transmettre son histoire.  © Camille Millerand</figcaption></figure><br />
<figure id="attachment_3051" aria-describedby="caption-attachment-3051" style="width: 800px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-3051" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2012/09/015.jpg" alt="5 juillet 2012, 50ème anniversaire de l’indépendance de l’Algérie. Ce jour de fête nationale a été très peu célébré par les habitants du village.  © Camille Millerand" title="5 juillet 2012, 50ème anniversaire de l’indépendance de l’Algérie. Ce jour de fête nationale a été très peu célébré par les habitants du village.  © Camille Millerand" class="caption" align="center" width="800" height="533" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2012/09/015.jpg 800w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2012/09/015-300x200.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2012/09/015-768x512.jpg 768w" sizes="(max-width: 800px) 100vw, 800px" /><figcaption id="caption-attachment-3051" class="wp-caption-text">5 juillet 2012, 50ème anniversaire de l’indépendance de l’Algérie. Ce jour de fête nationale a été très peu célébré par les habitants du village.  © Camille Millerand</figcaption></figure></p>
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