Ayana V. Jackson, Paris, printemps 2013

, par Sarah Preston

C’est en novembre 2011, lors de Paris-Photo, que j’ai pour la première fois vu les compositions photographiques d’Ayana V. Jackson. Et c’est « Strange Fruit » qui m’a fait m’arrêter et demander qui donc était cette personne, et si elle était présente. S’en est suivi une interview et un débat fascinant sur comment la photographie aujourd’hui « mal » représente toute une partie de la planète qui nait la peau noire ou foncée. Misérabilisme, colonialisme, racisme latent... Rien bien sur de vraiment conscient et c’est là que c’est inquiétant/ fascinant ; dans l’imaginaire blanc, le noir est synonyme de malheur.

Ayana ayant obtenu une résidence d’un an à Paris, nous avons continué à échanger, et je lui ai proposé de la filmer pendant toute cette période où elle s’attelait à son projet « Poverty Pornography ». Elle m’a ouvert les portes de son studio, a répondu à mes questions et j’espère avoir réussi, par ce petit documentaire, à partager les idées qu’Ayana m’a transmis, par ses images mais aussi par ses mots.

Ayant trouvé un binôme idéal en la personne de Julie Déjode, monteuse de talent, j’espère lors d’un prochain voyage vidéographique, ramener les idées et l’univers de James Barnor (Photographe Ghanéen basé à Londres) dans nos contrées francophones.