
- Performance au Caire, 2007 © Emeka Okereke
« Qudus et moi appartenons à une génération d’artistes africains qui s’interroge sur la réception de l’art par les africains eux-mêmes. Beaucoup d’artistes sur le continent se plaignent de leur manque de reconnaissance voire d’invisibilité. Pour beaucoup, l’Occident est la seule interface de valorisation de leurs travaux. Mais l’effet miroir n’a qu’un temps. Assimiler et copier les modèles européano-américains sont des alternatives viables à très court terme qui ne peuvent pas réellement influer sur le contexte de réception de l’art en Afrique. Déduction faite, c’est tout le système de présentation et d’analyse de l’art contemporain qui doit être transformé. Côté public, les uns et les autres voient l’art comme un organe satellitaire qui appartiendrait à une autre sphère d’activité que la leur. Avec ce projet, nous posions d’entrée de jeu les questions sous un autre angle. Il ne s’agissait plus de savoir si les publics en Afrique comprennent ce que font les artistes mais de savoir si la manière de traiter l’art contemporain en Afrique permet aujourd’hui de s’adresser au public ? » Interview d’ Emeka Okereke , propos recueillis par Jessica Oublié le 7 Janvier 2008 pour la revue
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Afrique in visu
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