Morgante de Nicola Lo Calzo à Arles une exposition organisée par Afrique in visu

, par Afrique in visu

A vos agendas arlésiens,

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DP / Programme Quartier d’Afrique 2011

Afrique en vie et Afrique in visu présentent Morgante , une exposition de Nicola Lo Calzo du 5 au 10 juillet 2011, place Patrat à Arles.

Vernissage le mardi 5 juillet à partir de 19h30

Le vernissage de l’exposition de Nicola Lo Calzo sera accompagné d’un buffet sénégalais et sera suivi d’une démonstration de danse par Pape Sambe, et d’un concert du groupe arlésien, les Bone-idles. Dès 21H45, projection des vidéos Morgante, Comeback to Kalahari, Inside Niger, The promising baby de Nicola Lo Calzo sur une musique de Bone-Idles.

Pendant le vernissage, Nicola Lo Calzo dédicacera son livre édité par la Fondation Alinari (Exposition actuellement à Florence, au Musée National Alinari de la Photographie). Préface de Laura Serani.

Direction artistique de l’exposition par Jeanne Mercier & Baptiste de Ville d’Avray / www.afriqueinvisu.org
Tirages réalisés par Voies Off

Tous les soirs à partir de 19h30, dans le cadre de l’évènement Quartier d’Afrique du 5 au 10 juillet, l’association Afrique en vie organisera des soirées avec repas africains, contes, concerts, films, danses...

Nicola Lo Calzo

Nicola Lo Calzo est un photographe italien. Sa photographie s’inscrit dans une démarche documentaire à la frontière entre journalisme et photographie d’art, avec une attention accordée aux minorités et aux droits de l’homme. Il a exposé notamment au Festival Les Rencontres d’Arles en 2009, au Musée de
Confluences à Lyon en 2010 et au Festival ImageSingulières à Sète en 2011.

Morgante

« Morgante » relate l’histoire d’individus liés entre eux par un commun dénominateur : êtres nains. « Morgante », surnommé ironiquement le Géant de l’homonyme poème de Luigi Pulci, était le plus célèbre des cinq nains de la cour seizième de Médicis à Florence. Il fut toujours représenté dans le goût de l’époque selon l’iconographie du « monstrum ». En passant par les tableaux de Bronzino et les sculptures de Giambologna, le nain Morgante, déshumanisé et dépouillé de son individualité, devient progressivement une idée, un archétype, la loupe à travers laquelle la « famille humaine » regarde la diversité au fil des siècles. À partir de cette correspondance littéraire et iconographique, l’Afrique centrale constitue pour le photographe l’occasion de nous délivrer une galerie inédite de portraits sur l’univers des personnes de petite taille, une catégorie des personnes complètement marginalisées dans certains pays africains. Souvent associées à la sorcellerie, les personnes affectées par le nanisme vivent dans un état de semi clandestinité, quotidiennement confrontées à toute sorte de violence psychologique. Le photographe choisit de photographier ses sujets dans leur vie privée, à la maison, au travail ou dans la rue : dans les images de Lo Calzo, Fidel, Kwedi, Babel ne sont pas victimes de leur taille. Au contraire, ils sont protagonistes de la scène représentée autant que de leur vie privée. Lo Calzo met en scène une représentation de la diversité comme valeur et auto acceptation : chaque sujet photographié fixe l’objectif, comme pour chercher le regard de l’observateur. Il est maître de la scène, acteur et interprète de soi-même. Dans certaines sociétés africaines encore polarisées autour du concept de normal et anormal, bien et mal, tradition et modernité, « Morgante » se veut une invitation à briser cette panoplie du « monstrum » et envisager une pleine reconnaissance de la diversité.