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	<title>Olivia Marsaud, auteur/autrice sur Afrique In Visu</title>
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	<description>Plateforme autour du métier de photographe en Afrique depuis 2006</description>
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	<title>Olivia Marsaud, auteur/autrice sur Afrique In Visu</title>
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		<title>PEUL FICTION</title>
		<link>https://www.afriqueinvisu.org/peul-fiction/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Olivia Marsaud]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 18 Jun 2018 08:57:01 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Éditorial]]></category>
		<category><![CDATA[Niger]]></category>
		<category><![CDATA[Témoignage]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Ingall, Cure salée 2017. Nonulio Elson Wetela (MOMOMOisHERE), artiste multimédia mozambicain, qui vient de s’installer au Niger, se retrouve par hasard au cœur de ce rassemblement annuel de Peuls nomades Wodaabe (appelés aussi Bororos*) et de Touaregs, à quelque 120 km d’Agadez. C’est le début de l’histoire. « J’ai tout de suite été attiré par le style, le côté fashion des Peuls. Il y a un mot en portugais qui me vient à l’esprit : vaidade, « vanité », mais que je vois comme quelque chose de positif. C’est l’envie d’être beau, une volonté de toujours bien se présenter. Dans d’autres cultures en Afrique,</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Ingall, Cure salée 2017. <strong>Nonulio Elson Wetela</strong> (MOMOMOisHERE), artiste multimédia mozambicain, qui vient de s’installer au Niger, se retrouve par hasard au cœur de ce rassemblement annuel de Peuls nomades Wodaabe (appelés aussi Bororos*) et de Touaregs, à quelque 120 km d’Agadez. C’est le début de l’histoire. <em>« J’ai tout de suite été attiré par le style, le côté fashion des Peuls. Il y a un mot en portugais qui me vient à l’esprit : vaidade, « vanité », mais que je vois comme quelque chose de positif. C’est l’envie d’être beau, une volonté de toujours bien se présenter. Dans d’autres cultures en Afrique, l’élégance masculine est le plus souvent liée à celle du guerrier. Chez les Peuls, elle ne vient pas de la force mais de la beauté. J’ai immédiatement eu envie de décrypter et comprendre l’importance de l’élégance et de la beauté au sein de la culture peule. »</em> </p>
<p>L’esthétique, « la science du beau », est présente en permanence dans la culture wodaabe, elle imprègne autant la vie quotidienne qu’elle est un rituel de vie. D’ailleurs, dans la langue peule « être beau » et « exister » sont des vocables très proches : wodi veut dire « beau » et woodi, « cela existe ». La négation woodde veut dire laid, ce qui doit être évité ou encore ce qui doit disparaître… La chercheuse <strong>Mette Bovin</strong>, dans son livre <em>« Les nomades qui cultivent la beauté »</em>, lie cette notion d’esthétique au fait d’être nomade. <em>« L’art wodaabe est intimement lié au mouvement dans l’espace et le temps. C’est une communauté où les signes extérieurs de l’art se trouvent sur les corps, les cheveux, les vêtements. En même temps, ce sont des gens qui ne possèdent presque rien. Il existe une relation intime entre l’art, le combat quotidien pour la survie et le fait de nomadiser. »</em></p>
<p>Si le regard de l’artiste mozambicain est forcément celui d’un étranger, il est surtout complice et très loin d’être voyeuriste. Elancé, toujours bien habillé, Nonulio Elson Wetela s’est vu tendre un miroir par les Peuls rencontrés à Ingall. <em>« Je me suis tout de suite senti proche d’eux »</em>, résume-t-il. Les images choisies pour l’exposition gardent l’essence des moments partagés et véritablement « donnés » par les modèles mais elles ont été retravaillées, en noir et blanc et en couleur, pour prendre de la distance avec une vision purement documentaire. Les images ont été réalisées au plus près des personnes et la fine pellicule de sable qui semble recouvrir les photographies provient d’un effet inventé par MOMOMOisHERE, inspiré par la poussière du désert. Dans la scénographie, la symétrie, très importante dans la culture et symbolique peules, a été respectée. Certaines images ont été dédoublées pour la renforcer. C’est le côté fictionnel du travail photographique, qui donne toute son ampleur au titre de l’exposition.</p>
<p>Un montage vidéo, <em>« Les enfants du soleil »</em>, réalisé au cœur de la danse yaake, accompagne les photographies, ainsi qu’une scénographie qui met en scène les objets et symboles emblématiques de la culture peule nomade.</p>
<p>La yaake est une parade de jeunes hommes au cours de laquelle les danseurs montrent le blanc de leurs yeux et de leurs dents, faisant vibrer leurs gorges, joues et lèvres jusqu’à entrer dans une sorte de transe. Ils imitent alors les oiseaux mais aussi le chameau en rut. Car cette danse sert également de concours de beauté à destination des jeunes filles présentes : trois d’entre elles, choisies parmi les plus belles, vont désigner leur champion à la fin de la danse. </p>
<p>La poudre des os calcinés d’un héron blanc sont mélangés à de la graisse avant d’être appliquée sur les lèvres des danseurs, pour leur donner force et équilibre. C’est ce « rouge à lèvres des oiseaux » qui renforce l’effet magique des vibrations. Seuls les jeunes de 15 à 35 ans peuvent participer à cette danse. S’y expriment les règles de vie attachées à leur jeunesse : déployer sa beauté, son énergie et son charme… Elle a toujours lieu de jour, et de préférence lorsque le soleil est au zénith. Car c’est le visage tourné vers l’Ouest, face à la lumière éblouissante, que la gestuelle faciale à laquelle se livrent les danseurs revêt tout son éclat. Pour mieux refléter cette lumière, les danseurs s’enduisent le visage d’un masque de pigments de terres jaunes (makara pura), le jaune étant la couleur de la magie, de la transformation.</p>
<p><em>« Je suis impressionné par les conditions dans lesquelles cette esthétique est maintenue coûte que coûte, alors même que le nomadisme est de plus en plus difficile à cause des changements climatiques et de l’insécurité, explique MOMOMOisHERE. Ce sont des personnes qui vivent dans des conditions de vie extrême, dans un environnement hostile. Etre beau est un vrai engagement… » </em> L’art et la beauté sont intimement liés à la vie quotidienne. La beauté, notamment masculine, élevée au rang d’art, est un mode d’expression autant que de survie, un « travail » de chaque jour, au même titre que de nourrir les animaux. La beauté symbolise l’ordre, la symétrie. L’équilibre. L’humanité.</p>
<p>Si l’esthétique est la science du beau, étymologiquement, elle est aussi la science du sensible. Dans ce travail, la fiction semble plus forte que le réel, comme un clin d’œil au cinéma de<strong> Jean Rouch</strong>. Comme l’écrivait le grand écrivain peul du Mali, <strong>Hamadou Hampâté Bâ</strong>,<em> « un  conte est un miroir où chacun peut découvrir sa propre image »</em>. Que chacun d’entre vous puisse découvrir, à travers cette fiction photographique onirique autour des Peuls Wodaabe du Niger, un peu de soi et des autres.<br />
<br /><strong>Nga O.</strong></p>
<p><em>* Comme le rappelle l’ethnologue <strong>Marguerite Dupire</strong> (1920-2015), « le terme bororo que les sédentaires utilisent pour désigner les Peuls nomades en général semble péjoratif au Wodaabe et il ne l’applique lui-même qu’à son bétail ». C’est pourquoi nous avons choisi d’utiliser le terme Wodaabe.</em></p>
<h2>**MOMOMOisHERE</h2>
<p>Nonulio Elson Wetela est comme les chats : il a plusieurs vies. Né au Mozambique, il a passé une partie de son enfance à Bruxelles, avant de revenir vivre à Maputo et de partir faire ses études de design graphique à New-York en 2002. Son engagement dans les arts visuels est un héritage de son père, passionné de vidéo et de photographie. Dessin, peinture, typographie, il touche à tout et, en parallèle, commence une carrière de DJ sous le nom de DJ Fresh Nunas. Après New-York, il vit en Haïti puis au Panama avant de s’installer au Niger en 2017. MOMOMOisHERE est son double artistique. </p>
<p><strong>Peul Fiction </strong> <br />
<em>Exposition jusqu’au 31 août 2018<br />
Hall d’exposition du CCFN Jean Rouch – Niamey &#8211; Niger</em></p>
<p><figure id="attachment_5427" aria-describedby="caption-attachment-5427" style="width: 1300px" class="wp-caption aligncenter"><img fetchpriority="high" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-5427" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2018/06/aiv_booth_2_-_ngol_yiite_le_passage_du_feu_.jpg" alt="© Nonulio Elson Wetela" title="© Nonulio Elson Wetela" class="caption" data-description="Ngol yiite le passage du feu" align="center" width="1300" height="867" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2018/06/aiv_booth_2_-_ngol_yiite_le_passage_du_feu_.jpg 1300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2018/06/aiv_booth_2_-_ngol_yiite_le_passage_du_feu_-300x200.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2018/06/aiv_booth_2_-_ngol_yiite_le_passage_du_feu_-1024x683.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2018/06/aiv_booth_2_-_ngol_yiite_le_passage_du_feu_-768x512.jpg 768w" sizes="(max-width: 1300px) 100vw, 1300px" /><figcaption id="caption-attachment-5427" class="wp-caption-text">© Nonulio Elson Wetela</figcaption></figure><br />
<figure id="attachment_5428" aria-describedby="caption-attachment-5428" style="width: 1276px" class="wp-caption aligncenter"><img decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-5428" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2018/06/aiv_booth-1-debbo-yardindo-_tre_s-tre_s-belle-jeune-fille_.jpg" alt="© Nonulio Elson Wetela" title="© Nonulio Elson Wetela" class="caption" data-description="Debbo yardindo très très belle jeune fille" align="center" width="1276" height="850" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2018/06/aiv_booth-1-debbo-yardindo-_tre_s-tre_s-belle-jeune-fille_.jpg 1276w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2018/06/aiv_booth-1-debbo-yardindo-_tre_s-tre_s-belle-jeune-fille_-300x200.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2018/06/aiv_booth-1-debbo-yardindo-_tre_s-tre_s-belle-jeune-fille_-1024x682.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2018/06/aiv_booth-1-debbo-yardindo-_tre_s-tre_s-belle-jeune-fille_-768x512.jpg 768w" sizes="(max-width: 1276px) 100vw, 1276px" /><figcaption id="caption-attachment-5428" class="wp-caption-text">© Nonulio Elson Wetela</figcaption></figure><br />
<figure id="attachment_5429" aria-describedby="caption-attachment-5429" style="width: 1276px" class="wp-caption aligncenter"><img decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-5429" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2018/06/aiv_booth-3-mogaasa-_celle-qui-posse_de-les-cheveux_.jpg" alt="© Nonulio Elson Wetela" title="© Nonulio Elson Wetela" class="caption" data-description="Mogaasa celle qui possède les cheveux" align="center" width="1276" height="850" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2018/06/aiv_booth-3-mogaasa-_celle-qui-posse_de-les-cheveux_.jpg 1276w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2018/06/aiv_booth-3-mogaasa-_celle-qui-posse_de-les-cheveux_-300x200.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2018/06/aiv_booth-3-mogaasa-_celle-qui-posse_de-les-cheveux_-1024x682.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2018/06/aiv_booth-3-mogaasa-_celle-qui-posse_de-les-cheveux_-768x512.jpg 768w" sizes="(max-width: 1276px) 100vw, 1276px" /><figcaption id="caption-attachment-5429" class="wp-caption-text">© Nonulio Elson Wetela</figcaption></figure><br />
<figure id="attachment_5430" aria-describedby="caption-attachment-5430" style="width: 1500px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-5430" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2018/06/aiv_booth-6.jpg" alt="© Nonulio Elson Wetela" title="© Nonulio Elson Wetela" class="caption" align="center" width="1500" height="774" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2018/06/aiv_booth-6.jpg 1500w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2018/06/aiv_booth-6-300x155.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2018/06/aiv_booth-6-1024x528.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2018/06/aiv_booth-6-768x396.jpg 768w" sizes="(max-width: 1500px) 100vw, 1500px" /><figcaption id="caption-attachment-5430" class="wp-caption-text">© Nonulio Elson Wetela</figcaption></figure><br />
<figure id="attachment_5431" aria-describedby="caption-attachment-5431" style="width: 1500px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-5431" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2018/06/aiv_s-2r_-leydi_terre_sol_territoire_pays_plane_te.jpg" alt="© Nonulio Elson Wetela" title="© Nonulio Elson Wetela" class="caption" data-description="Leydi terre sol territoire pays planète" align="center" width="1500" height="998" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2018/06/aiv_s-2r_-leydi_terre_sol_territoire_pays_plane_te.jpg 1500w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2018/06/aiv_s-2r_-leydi_terre_sol_territoire_pays_plane_te-300x200.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2018/06/aiv_s-2r_-leydi_terre_sol_territoire_pays_plane_te-1024x681.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2018/06/aiv_s-2r_-leydi_terre_sol_territoire_pays_plane_te-768x511.jpg 768w" sizes="(max-width: 1500px) 100vw, 1500px" /><figcaption id="caption-attachment-5431" class="wp-caption-text">© Nonulio Elson Wetela</figcaption></figure><br />
<figure id="attachment_5432" aria-describedby="caption-attachment-5432" style="width: 1500px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-5432" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2018/06/aiv_wall_1.jpg" alt="© Nonulio Elson Wetela" title="© Nonulio Elson Wetela" class="caption" align="center" width="1500" height="1000" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2018/06/aiv_wall_1.jpg 1500w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2018/06/aiv_wall_1-300x200.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2018/06/aiv_wall_1-1024x683.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2018/06/aiv_wall_1-768x512.jpg 768w" sizes="(max-width: 1500px) 100vw, 1500px" /><figcaption id="caption-attachment-5432" class="wp-caption-text">© Nonulio Elson Wetela</figcaption></figure><br />
<figure id="attachment_5433" aria-describedby="caption-attachment-5433" style="width: 1500px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-5433" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2018/06/aiv_wall_2.jpg" alt="© Nonulio Elson Wetela" title="© Nonulio Elson Wetela" class="caption" align="center" width="1500" height="1121" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2018/06/aiv_wall_2.jpg 1500w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2018/06/aiv_wall_2-300x224.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2018/06/aiv_wall_2-1024x765.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2018/06/aiv_wall_2-768x574.jpg 768w" sizes="(max-width: 1500px) 100vw, 1500px" /><figcaption id="caption-attachment-5433" class="wp-caption-text">© Nonulio Elson Wetela</figcaption></figure><br />
<figure id="attachment_5434" aria-describedby="caption-attachment-5434" style="width: 1366px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-5434" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2018/06/aiv_wodde-beaute.jpg" alt="© Nonulio Elson Wetela" title="© Nonulio Elson Wetela" class="caption" data-description="Wodde beauté" align="center" width="1366" height="768" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2018/06/aiv_wodde-beaute.jpg 1366w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2018/06/aiv_wodde-beaute-300x169.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2018/06/aiv_wodde-beaute-1024x576.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2018/06/aiv_wodde-beaute-768x432.jpg 768w" sizes="(max-width: 1366px) 100vw, 1366px" /><figcaption id="caption-attachment-5434" class="wp-caption-text">© Nonulio Elson Wetela</figcaption></figure></p>
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		<title>Ubu, made in South Africa</title>
		<link>https://www.afriqueinvisu.org/ubu-mad-in-south-africa/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Olivia Marsaud]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 30 Nov 2015 09:16:42 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Éditorial]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>On la connaît cette histoire d’Ubu Roi, le roi assassin, lâche et cupide qu’Alfred Jarry inventa au 19e siècle. Transposée au cœur des pires heures de l’Apartheid par Jane Taylor et William Kentridge, la voilà qui prend une ampleur particulière. Des marionnettes glaçantes, un film d’animation et de terreur et un couple, Pa et Ma Ubu, symboles du système concentrant toute la laideur du monde… C’est en 1997 que l’artiste sud-africain William Kentridge explore le personnage d’Ubu Roi, qui lui inspire une série d’eaux-fortes et un court-métrage, « Ubu Tells the Truth », qui sert de matériau à la pièce de théâtre.</p>
<p>L’article <a href="https://www.afriqueinvisu.org/ubu-mad-in-south-africa/">Ubu, made in South Africa</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.afriqueinvisu.org">Afrique In Visu</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>On la connaît cette histoire d’Ubu Roi, le roi assassin, lâche et cupide qu’<strong>Alfred Jarry</strong> inventa au 19e siècle. Transposée au cœur des pires heures de l’Apartheid par <strong>Jane Taylor</strong> et <strong>William Kentridge</strong>, la voilà qui prend une ampleur particulière. Des marionnettes glaçantes, un film d’animation et de terreur et un couple, Pa et Ma Ubu, symboles du système concentrant toute la laideur du monde… C’est en 1997 que l’artiste sud-africain William Kentridge explore le personnage d’Ubu Roi, qui lui inspire une série d’eaux-fortes et un court-métrage, <em>« Ubu Tells the Truth »</em>, qui sert de matériau à la pièce de théâtre. Dans ce court-métrage, il mélange pour la première fois ses dessins animés, qu’il appelle des<a href="http://www.jeuneafrique.com/195556/culture/les-mille-et-un-mondes-de-william-kentridge/"> « dessins pour projections »</a>  , avec des documents d’archives – photos et vidéos.</p>
<p><em>« D’un point de vue sud-africain, Ubu est une métaphore particulièrement puissante de la politique absurde de l’apartheid, présentée par l’État comme un système rationnel »</em>, explique-t-il. Dans son animation, une caméra sur un tripode fait office de personnage principal, sorte de Big Brother à l’œil encombrant, qui, en regardant les atrocités sans rien faire pour les empêcher, devient aussi coupable que ceux qui les font… La pièce s’appuie sur les témoignages issus de la Commission Vérité et Réconciliation, mise en place en 1996, deux ans après les premières élections démocratiques du pays, pour confronter victimes et bourreaux. <em>« La Commission en elle-même est un théâtre. Un à un, les témoins viennent et ils ont leur demi-heure pour raconter leur histoire, une pause, ils pleurent, ils sont réconfortés par des professionnels du réconfort&#8230; C’est un exemple parfait de théâtre civique »</em>, expliquait à l’époque Kentridge, qui est aussi un passionné de théâtre. Cofondateur de la Junction Avenue Theatre Company, à Johannesburg, au début des années 1970, il travaille depuis 1992 avec le Handspring Puppet Company, fondée en 1981 au Cap.</p>
<p><em>« Les séances de la Commission ont fait fusionner l’histoire et l’autobiographie »</em> explique la dramaturge Jane Taylor. <em>« Cela a marqué un tournant car, durant les décennies de résistance populaire, la souffrance personnelle avait été éclipsée au profit d’un projet plus large de libération des masses. Entendre les témoignages individuels a permis de structurer la mémoire et le deuil. »</em> Mais les travaux de la Commission ont aussi mené à l’amnistie des bourreaux et à la réconciliation, souvent forcée. <em>« Le juste doit absoudre l’injuste »</em> résume l’un des personnages… Une violence de plus pour les victimes, figurées dans la pièce par les marionnettes. Quant aux créations de Kentridge, elles servent de décor animé, elles reflètent les états d’âme d’Ubu, où elles montrent l’horreur indicible (scènes de torture et de meurtres… ). Même si le burlesque arrive parfois à surnager, c’est la violence, à la fois suggérée et montrée, qui domine. A l’image de ce qu’a été le système d’apartheid.</p>
<p>Handspring Puppet Co &#038; William Kentridge, <em>Ubu and the Truth Commission</em><br />
<br />Jusqu’au 12 décembre 2015 à La Villette</p>
<p><figure id="attachment_4834" aria-describedby="caption-attachment-4834" style="width: 1500px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-4834" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/11/ubu_-kentridge_c_luke_younge_-1.jpg" alt="Ubu Kentridge © Luke Younge" title="Ubu Kentridge © Luke Younge" class="caption" align="center" width="1500" height="1000" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/11/ubu_-kentridge_c_luke_younge_-1.jpg 1500w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/11/ubu_-kentridge_c_luke_younge_-1-300x200.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/11/ubu_-kentridge_c_luke_younge_-1-1024x683.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/11/ubu_-kentridge_c_luke_younge_-1-768x512.jpg 768w" sizes="(max-width: 1500px) 100vw, 1500px" /><figcaption id="caption-attachment-4834" class="wp-caption-text">Ubu Kentridge © Luke Younge</figcaption></figure><br />
<figure id="attachment_4835" aria-describedby="caption-attachment-4835" style="width: 1500px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-4835" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/11/ubu_-kentridge_c_luke_younge-_3.jpg" alt="Ubu Kentridge © Luke Younge" title="Ubu Kentridge © Luke Younge" class="caption" align="center" width="1500" height="1000" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/11/ubu_-kentridge_c_luke_younge-_3.jpg 1500w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/11/ubu_-kentridge_c_luke_younge-_3-300x200.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/11/ubu_-kentridge_c_luke_younge-_3-1024x683.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/11/ubu_-kentridge_c_luke_younge-_3-768x512.jpg 768w" sizes="(max-width: 1500px) 100vw, 1500px" /><figcaption id="caption-attachment-4835" class="wp-caption-text">Ubu Kentridge © Luke Younge</figcaption></figure><br />
<figure id="attachment_4836" aria-describedby="caption-attachment-4836" style="width: 1500px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-4836" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/11/ubu_-kentridge_c_luke_younge_-_5.jpg" alt="Ubu Kentridge © Luke Younge" title="Ubu Kentridge © Luke Younge" class="caption" align="center" width="1500" height="1000" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/11/ubu_-kentridge_c_luke_younge_-_5.jpg 1500w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/11/ubu_-kentridge_c_luke_younge_-_5-300x200.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/11/ubu_-kentridge_c_luke_younge_-_5-1024x683.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/11/ubu_-kentridge_c_luke_younge_-_5-768x512.jpg 768w" sizes="(max-width: 1500px) 100vw, 1500px" /><figcaption id="caption-attachment-4836" class="wp-caption-text">Ubu Kentridge © Luke Younge</figcaption></figure></p>
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		<title>« Je suis l’Afrique du Sud »</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Olivia Marsaud]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 12 Oct 2015 09:47:46 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Éditorial]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique du sud]]></category>
		<category><![CDATA[Critique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Il y a ces deux enfants dont l’un tient un revolver. On pense bien sûr à la photographie de William Klein, « Gun ». Les mômes ont toujours joué à la guerre… Mais sur l’image de Carla Kogelman, l’arme a l’air tellement vraie que son ombre en devient inquiétante. Ces petits Sud-Africains, nés bien après la libération de Mandela, ne connaissent pas l’apartheid mais la violence plane encore sur leurs jeunes vies. Et c’est ce qui ressort de la série exposée en ce moment au Festival photoreporter de Saint-Brieuc. La photographe hollandaise s’est intéressée à la province de l’Eastern Cap et à</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Il y a ces deux enfants dont l’un tient un revolver. On pense bien sûr à la photographie de William Klein, « Gun ». Les mômes ont toujours joué à la guerre… Mais sur l’image de <strong>Carla Kogelman</strong>, l’arme a l’air tellement vraie que son ombre en devient inquiétante. Ces petits Sud-Africains, nés bien après la libération de Mandela, ne connaissent pas l’apartheid mais la violence plane encore sur leurs jeunes vies. Et c’est ce qui ressort de la série exposée en ce moment au <a href="http://www.festival-photoreporter.fr/fr/home/">Festival photoreporter de Saint-Brieuc</a>.</p>
<p>La photographe hollandaise s’est intéressée à la province de l’Eastern Cap et à ses habitants xhosa. <em>« C’est une région rurale, avec des villages très isolés. Je voulais découvrir la vie quotidienne des jeunes Xhosas, notamment ceux qui sont nés après l’apartheid. Ils ont accès gratuitement à l’école publique, qui leur fournit un repas par jour. Mais ils doivent payer le transport, ce qui représente un gros problème pour de nombreuses familles »</em>, explique la photographe. Sous le costume scolaire, la misère transpire. Carla Kogelman a su capter les moments de jeux et de joie, comme ceux d’ennui et de solitude. Ces <em>« born-free »</em> y sont tiraillés entre leur énergie et leur fantaisie et la dureté d’une vie que l’on ressent à travers l’aridité du paysage et l’implacable frugalité des constructions en ciment. La série oscille entre reportage pur et mises en situation : les enfants la regardent – et nous regardent – en face. Droit dans les yeux. Ils posent. Se mettent eux-mêmes en scène. Et semblent nous dire : <em>« Je suis l’Afrique du Sud »</em>.</p>
<p><em>« Ma série reflète mon séjour parmi eux. J’ai été dans de nombreux villages et écoles pour photographier ces jeunes dans leur environnement. Avec ce projet, j’ai voulu développer un langage visuel qui laisse la place à l’imagination et à l’interprétation. Je veux montrer une histoire pleine d’espoir et de créativité »</em>, résume la photographe de 54 ans, qui s’est d’abord formée en tant que travailleuse sociale auprès des enfants, avant de travailler dans l’industrie du théâtre pendant 25 ans. </p>
<p>Elle a décidé de se consacrer à la photographie après un passage à la Foto Academie d’Amsterdam en 2011. <em>« Depuis, j’ai concentré mon travail photographique sur ces deux thèmes : les enfants et le backstage (à tous les sens du terme : ce qui est caché, l’arrière-plan, les acteurs avant de monter sur scène… »</em> Sa série de portraits d’acteurs en backstage a d’ailleurs remporté plusieurs prix en Hollande entre 2011 et 2013. <em>« En passant du temps au même endroit, j’arrive à devenir invisible. Je suis fascinée par la vie quotidienne des enfants et leur aptitude à grandir au sein d’environnements totalement différents. En tant que productrice dans le théâtre, j’ai beaucoup voyagé et j’ai vendu les histoires des autres. En tant que photographe documentaire, mon appareil me donne accès à des mondes différents et, aujourd’hui, j’ai la chance de créer mes propres récits. »</em></p>
<p><em>« Je suis l’Afrique du Sud » de Carla Kogelman, au Festival photoreporter, festival international en baie de Saint-Brieuc, 4e édition, jusqu’au 1er novembre 2015.<br />
<a href="http://www.festival-photoreporter.fr/fr/home/">www.festivalphotoreporter.fr</a></em></p>
<p><img decoding="async" src="IMG/jpg/carla_kogelman_afrique_du_sud_01.jpg" alt="© carla kogelman" title="© carla kogelman" class="caption" data-description="kids at bell primary school look into the kitchen
Extrait de la série « Je suis l’Afrique du Sud »" align="center" /><br />
<img decoding="async" src="IMG/jpg/carla_kogelman_afrique_du_sud_02.jpg" alt="© carla kogelman" title="© carla kogelman" class="caption" data-description="a girl at shaw park combined school writes something down
Extrait de la série « Je suis l’Afrique du Sud »" align="center" /><br />
<img decoding="async" src="IMG/jpg/carla_kogelman_afrique_du_sud_03.jpg" alt="© carla kogelman" title="© carla kogelman" class="caption" data-description="two kids play with a pistol
Extrait de la série « Je suis l’Afrique du Sud »" align="center" /></p>
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		<title>« A mon retour, je te raconte »</title>
		<link>https://www.afriqueinvisu.org/a-mon-retour-je-te-raconte/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Olivia Marsaud]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 02 Jul 2015 08:25:05 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Éditorial]]></category>
		<category><![CDATA[Critique]]></category>
		<category><![CDATA[Exposition]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le titre de l’exposition dit beaucoup. « A mon retour, je te raconte » est, bien sûr, un clin d’œil au thème du 7e Printemps de l’art contemporain à Marseille, dont elle fait partie : la carte postale. C’est le genre de phrase que l’on peut écrire au dos d’une carte… Mais c’est aussi un rapport direct à l’histoire personnelle de Michèle Sylvander, qui a passé son enfance en Allemagne, au Maroc et en Algérie, au gré des affectations de son père militaire. C’est cette enfance et cette histoire familiale – liée à l’histoire coloniale de la France – qu’elle a décidé de revisiter</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Le titre de l’exposition dit beaucoup. <em>« A mon retour, je te raconte »</em> est, bien sûr, un clin d’œil au thème du 7e Printemps de l’art contemporain à Marseille, dont elle fait partie : la carte postale. C’est le genre de phrase que l’on peut écrire au dos d’une carte… Mais c’est aussi un rapport direct à l’histoire personnelle de <strong>Michèle Sylvander</strong>, qui a passé son enfance en Allemagne, au Maroc et en Algérie, au gré des affectations de son père militaire.</p>
<p>C’est cette enfance et cette histoire familiale – liée à l’histoire coloniale de la France – qu’elle a décidé de revisiter et de mettre en scène au Château de Servières. De l’ensemble, transpirent à la fois douceur et violence. <em>« C’est la suite de mon travail sur la famille, un de mes thèmes de prédilection depuis des années. Le décès de ma mère a déclenché le besoin de fouiller dans les photos et albums de famille »</em>, explique l’artiste née en 1944, passée par les Beaux-Arts de Marseille et qui privilégie la photographie et la vidéo dans ses œuvres.</p>
<p>L’exposition se divise en deux parties, une consacrée au père. Une à la mère. Côté mère, on est plongé dans une évocation sentimentale. Il y a cette magnifique image de ses cheveux gris tressés. A 93 ans, la voici retombée en enfance… Ou encore cette vidéo touchante d’elle, à 80 ans, écoutant et fredonnant la chanson préférée de ses filles lorsqu’elles étaient petites : <em>« Only you »</em> des Platters. Et puis les grands formats de la série <em>« Un monde parfait »</em> : des photos prises par sa mère (<em>« des images très fortes alors qu’elle n’avait aucune culture visuelle »</em>) que Michèle Sylvander a fait rejouer par des membres de sa famille 40 ans plus tard. Une reconstitution du monde de l’enfance, dont les traumatismes se trouvent aussi évoqués. Comme dans la vidéo <em>« La convocation »</em> qui rappelle qu’en 1954, pendant la guerre d’Indochine, les femmes étaient convoquées dans la cour de l’école pour apprendre la mort d’un mari ou d’un fils, tandis que les jeux d’enfant se poursuivaient… <em>« J’avais 10 ans au moment de la bataille de Diên Biên Phu »</em>, se souvient Michèle Sylvander.</p>
<p>L’Indochine, il en est question dans la partie de l’exposition réservée à la figure du père. L’artiste y a créé une carte fictive du pays sur laquelle elle a imaginé le voyage du père pendant la guerre. Dans cette partie paternelle, elle mêle photos d’archives personnelles et anonymes ainsi que ces créations, comme cette veste-souvenir : <em>« Ma mère, pour se moquer de mon père, nous fabriquait des vêtements avec ses galons, cette veste est celle qu’elle avait cousue pour ma sœur »</em>.</p>
<p>Et puis il y a cette vidéo, <em>« Disparues »</em> (2015). Des bobines qui brûlent dans un lavabo. Elles ont un rapport avec la guerre d’Algérie. Bobines de l’infâmie ? <em>« Dans les archives de mon père, j’ai trouvé beaucoup de choses sur la guerre d’Algérie qui ne m’ont pas plu. Mon père était contre le putsch des généraux et pour la décolonisation. C’est lui qui m’a parlé le premier de la torture. J’avais 17 ans. Cette guerre et ce que m’en a raconté mon père ont fondé ma conscience politique. J’ai retrouvé beaucoup d’écrits, surtout des ordres militaires car mon père a travaillé dans les renseignements. Ainsi que des négatifs, qui ont été conservés par erreur au milieu des photos de famille. Sur l’un d’entre eux, on devine un homme accroché à un poteau les bras en croix, comme un Christ. J’ai décidé de détruire ces archives, de brûler les bobines et j’ai filmé ce processus. »</em> Poussant ainsi jusqu’au bout la logique présence/absence qui émane de nombreuses de ses œuvres. <em>« Michèle Sylvander se laisse hanter par différents niveau de narration, par l’inconnu ou l’indicible, le temps d’une exposition »</em>, écrit la co-commissaire <strong>Caroline Hancock</strong>, dans le catalogue monographique (<em>« Des histoires »</em>, <a href="http://www.editions-p.com">éditions p</a>). Le visiteur, lui aussi, ressort hanté par ce parcours au bord des vies. Au bord de la vie.</p>
<p><img decoding="async" src="IMG/jpg/un_jour_mon_prince_viendra.jpg" alt="© Michèle Sylvander" title="© Michèle Sylvander" class="caption" data-description="UN JOUR MON PRINCE VIENDRA 
Tirage pigmentaire couleur sur canson photo satin
33 x 44 cm 
5 tirages + 1 épreuve d’artiste 
Collection de l’artiste et de la galerieofmarseille" align="center" /><br />
<img decoding="async" src="IMG/jpg/dp-a-mon-retour-7.jpg" alt="© Michèle Sylvander" title="© Michèle Sylvander" class="caption" data-description="ROUGE UNIFORME 
Image 1 de la série
Tirage pigmentaire couleur sur canson photo satin, marouflé sur aludibond
135 x 101 Cm
5 tirages + 1 épreuve d’artiste
Collection de l’artiste 
2015" align="center" /><br />
<img decoding="async" src="IMG/jpg/dp-a-mon-retour-5.jpg" alt="© Michèle Sylvander" title="© Michèle Sylvander" class="caption" data-description="« Hélicoptère. 
Dos bleu 
série « Album du père. »
Image anonyme
1950" align="center" /><br />
<img decoding="async" src="IMG/jpg/dp-a-mon-retour-8.jpg" alt="© Michèle Sylvander" title="© Michèle Sylvander" class="caption" data-description="DISPARUES 
NB
2’21’’
2014" align="center" /><br />
<figure id="attachment_4706" aria-describedby="caption-attachment-4706" style="width: 1200px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-4706" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/07/dp-a-mon-retour-9.jpg" alt="© Michèle Sylvander" title="© Michèle Sylvander" class="caption" align="center" width="1200" height="896" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/07/dp-a-mon-retour-9.jpg 1200w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/07/dp-a-mon-retour-9-300x224.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/07/dp-a-mon-retour-9-1024x765.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/07/dp-a-mon-retour-9-768x573.jpg 768w" sizes="(max-width: 1200px) 100vw, 1200px" /><figcaption id="caption-attachment-4706" class="wp-caption-text">© Michèle Sylvander</figcaption></figure></p>
<p><em>« A mon retour, je te raconte »</em>, <strong>Michèle Sylvander</strong><br />
<br />Commissariat : <strong>Martine Robin</strong> et <strong>Caroline Hancock</strong><br />
<br />Jusqu’au 11 juillet au Château de Servières, 19 boulevard Boisson, 13004 Marseille<br />
<br /><a href="http://www.marseilleexpos.com/blog/pac2015/a-mon-retour-je-te-raconte/">www.marseilleexpos.com</a></p>
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		<title>La belle famille de Photoquai</title>
		<link>https://www.afriqueinvisu.org/la-belle-famille-de-photoquai/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Olivia Marsaud]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 02 Jun 2015 10:46:24 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Éditorial]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>« We are family », c’est le thème de la prochaine édition de la Biennale des images du monde, en septembre prochain. On lève le voile sur les sélections africaines. La 5ème édition de Photoquai, organisée par le musée du Quai Branly, aura lieu en septembre prochain. Pour la deuxième année consécutive, c’est Frank Kalero qui a été choisi comme directeur artistique. Directeur du magazine Punctum, basé en Inde, il vit à Sao Paulo (Brésil) et a cofondé le magazine OjodePez (Espagne) et la galerie berlinoise Invaliden1. Entre autres. Un globe-trotter des images donc, qui a choisi cette année de mettre en</p>
<p>L’article <a href="https://www.afriqueinvisu.org/la-belle-famille-de-photoquai/">La belle famille de Photoquai</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.afriqueinvisu.org">Afrique In Visu</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><em>« We are family »</em>, c’est le thème de la prochaine édition de la Biennale des images du monde, en septembre prochain. On lève le voile sur les sélections africaines.</p>
<p>La 5<sup>ème</sup> édition de Photoquai, organisée par le musée du Quai Branly, aura lieu en septembre prochain. Pour la deuxième année consécutive, c’est <strong>Frank Kalero</strong> qui a été choisi comme directeur artistique. Directeur du magazine <a href="http://punctumasia.blogspot.com/">Punctum</a>, basé en Inde, il vit à Sao Paulo (Brésil) et a cofondé le magazine <a href="http://www.lafabrica.com/es/colecciones-editorial/9/ojodepez">OjodePez</a> (Espagne) et la galerie berlinoise <a href="http://www.invaliden1.com/">Invaliden1</a>. Entre autres. Un globe-trotter des images donc, qui a choisi cette année de mettre en avant la famille, sous le thème <em>« We are family »</em>. Une famille à entendre (et à voir) au sens large : de l’introspection familiale du Mexicain <strong>Fernando Montiel Klint</strong>, aux portraits posés des employeurs et de leurs domestiques au Bangladesh de <strong>Jannatul Mawa</strong>. <em>« La famille est un sujet ouvert, universel et empathique »</em>, explique Frank Kalero.</p>
<p>Six commissaires ont été associés, selon les grandes zones géographiques du monde. Pour l’Afrique subsaharienne, c’est <strong>Azu Nwagbogu</strong>, directeur de l’African Artists’ Foundation et du LagosPhoto Festival qui s’y colle. Dans sa sélection, largement féminine, on retrouve les noms familiers de photographes suivis depuis longtemps par Afrique in Visu comme le Sénégalais <strong>Omar Victor Diop</strong>, qui fait un carton (critique et commercial) avec sa série <em>« Diaspora »</em>, de Paris Photo à la foire 1:54 à New-York. La série <em>« Hââbré, la dernière génération »</em> de l’Ivoirienne <strong>Joana Choumali</strong> (un de nos coups de cœur de l’année 2014 ! <a href="http://www.afriqueinvisu.org/l-identite-au-figure,940.html">cf Article sur cette série</a>), une série datant de 2009 de <strong>Delphine Diallo</strong> (France/Sénégal), <em>« Renaissance »</em>, en noir et blanc, dans laquelle la photographe a fait poser des membres de sa famille de Saint-Louis du Sénégal, qui jouent le rôle de héros de contes. <strong>Namsa Leuba</strong> (Suisse) s’est, elle, intéressée à la cosmogonie africaine et aux fétiches. Entre quête des origines et mysticisme, une belle série réalisée entre la Guinée, pays natal de sa mère, et l’Afrique du Sud (<a href="http://www.afriqueinvisu.org/reinventer-les-rites,893.html">cf Interview de Namsa Leuba sur Afrique in visu</a>). La Canadienne <strong>Emilie Régnier</strong>, née d’un père haïtien et ayant grandie au Gabon, s’est tournée vers les jeunes Maliens, Ivoiriens et Sénégalais qu’elle immortalise au Polaroïd, faisant fusionner contemporanéité et rendu « vintage ». Enfin, le Burkinabé <strong>Siaka S. Traoré</strong>, né à Douala, au Cameroun, photographe autodidacte, est aussi danseur et propose une série sur les danseurs urbains sénégalais. </p>
<p><strong>Michket Krifa</strong> (co-directrice des Rencontres de Bamako en 2009 et 2011) propose 5 artistes dans la section Moyen-Orient, qui couvre aussi l’Afrique du Nord. En plus des Iraniens <strong>Hanif Shoaei</strong> (<em>« Technology in bed »</em>) et <strong>Ali Nadjian</strong> et <strong>Ramar Manouchehrzadeh</strong> (<em>« We live in a paradoxical Society »</em>), la Marocaine <strong>Zara Samiry</strong> livre un superbe témoignage sur les mères célibataires dans son pays, <strong>Myriam Abdelaziz</strong> (France/Egypte) s’intéresse au travail des enfants dans les carrières de calcaire du sud du Caire (<a href="http://www.afriqueinvisu.org/les-enfants-de-menya,949.html">cf Interview de Myriam Abdelaziz autour de ce travail</a>), dans une série documentaire subtile, tandis que la Tunisienne <strong>Faten Gaddès</strong> met en scène des Tunisois d’aujourd’hui dans un studio photographique revenu dans les années 30… Un retour vers le futur que l’on a hâte de découvrir.</p>
<p>Frank Kalero explique que le contenu de Photoquai &#8211; plus grande exposition photo dans le monde en terme de visiteurs, avec plus d’1 million de personnes à la dernière édition – se doit d’être ouvert, démocratique et critique. Les sélections <em>« africaines »</em> semblent tenir cet engagement. <em>« L’idée est de montrer combien le monde non-occidental peut être source de joie, d’inspiration, de transformation sociale »</em>, note <strong>Stéphane Martin</strong>, le directeur du musée du Quai Branly. Il y aura cette année moins de photographes (40) que lors des éditions précédentes mais <em>« plus d’images par photographes »</em>, précise <strong>Yves le Fur</strong>, directeur du département du patrimoine et des collections, lors du déjeuner de présentation organisé dans les salons Eiffel. En effet, la tour Eiffel est partenaire de la biennale : une photo inédite de chaque photographe sera affichée au premier étage du monument. Une belle tour de babel.<br />
<figure id="attachment_4678" aria-describedby="caption-attachment-4678" style="width: 1200px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-4678" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/06/phq5_diop_diaspora_05_don_miguel_de_castro.jpg" alt="© Omar Victor Diop" title="© Omar Victor Diop" class="caption" data-description="Don Miguel de Castro, photo extraite de la série « Diaspora »" align="center" width="1200" height="1800" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/06/phq5_diop_diaspora_05_don_miguel_de_castro.jpg 1200w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/06/phq5_diop_diaspora_05_don_miguel_de_castro-200x300.jpg 200w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/06/phq5_diop_diaspora_05_don_miguel_de_castro-683x1024.jpg 683w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/06/phq5_diop_diaspora_05_don_miguel_de_castro-768x1152.jpg 768w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/06/phq5_diop_diaspora_05_don_miguel_de_castro-1024x1536.jpg 1024w" sizes="(max-width: 1200px) 100vw, 1200px" /><figcaption id="caption-attachment-4678" class="wp-caption-text">© Omar Victor Diop</figcaption></figure><br />
<figure id="attachment_4679" aria-describedby="caption-attachment-4679" style="width: 1200px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-4679" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/06/phq5_choumali_presse_hd_01.jpg" alt="© Joana Choumali" title="© Joana Choumali" class="caption" data-description="Photo extraite de la série « Hââbré, la dernière génération »" align="center" width="1200" height="1800" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/06/phq5_choumali_presse_hd_01.jpg 1200w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/06/phq5_choumali_presse_hd_01-200x300.jpg 200w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/06/phq5_choumali_presse_hd_01-683x1024.jpg 683w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/06/phq5_choumali_presse_hd_01-768x1152.jpg 768w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/06/phq5_choumali_presse_hd_01-1024x1536.jpg 1024w" sizes="(max-width: 1200px) 100vw, 1200px" /><figcaption id="caption-attachment-4679" class="wp-caption-text">© Joana Choumali</figcaption></figure><br />
<figure id="attachment_4680" aria-describedby="caption-attachment-4680" style="width: 1200px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-4680" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/06/dphq5_diallo_renaissance_20.jpg" alt="© Delphine Diallo" title="© Delphine Diallo" class="caption" data-description="Photo extraite de la série « Renaissance »" align="center" width="1200" height="1765" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/06/dphq5_diallo_renaissance_20.jpg 1200w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/06/dphq5_diallo_renaissance_20-204x300.jpg 204w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/06/dphq5_diallo_renaissance_20-696x1024.jpg 696w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/06/dphq5_diallo_renaissance_20-768x1130.jpg 768w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/06/dphq5_diallo_renaissance_20-1044x1536.jpg 1044w" sizes="(max-width: 1200px) 100vw, 1200px" /><figcaption id="caption-attachment-4680" class="wp-caption-text">© Delphine Diallo</figcaption></figure><br />
<figure id="attachment_4681" aria-describedby="caption-attachment-4681" style="width: 1200px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-4681" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/06/phq5_leuba_northern_cape_42.jpg" alt="© Namsa Leuba" title="© Namsa Leuba" class="caption" data-description="photo extraite de la série « Northern Cape »" align="center" width="1200" height="1500" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/06/phq5_leuba_northern_cape_42.jpg 1200w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/06/phq5_leuba_northern_cape_42-240x300.jpg 240w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/06/phq5_leuba_northern_cape_42-819x1024.jpg 819w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/06/phq5_leuba_northern_cape_42-768x960.jpg 768w" sizes="(max-width: 1200px) 100vw, 1200px" /><figcaption id="caption-attachment-4681" class="wp-caption-text">© Namsa Leuba</figcaption></figure><br />
<figure id="attachment_4682" aria-describedby="caption-attachment-4682" style="width: 1200px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-4682" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/06/phq5_regnier_passport_west_africa_13.jpg" alt="© Emilie Régnier" title="© Emilie Régnier" class="caption" data-description="photo extraite de la série « Passport West Africa »" align="center" width="1200" height="1505" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/06/phq5_regnier_passport_west_africa_13.jpg 1200w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/06/phq5_regnier_passport_west_africa_13-239x300.jpg 239w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/06/phq5_regnier_passport_west_africa_13-816x1024.jpg 816w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/06/phq5_regnier_passport_west_africa_13-768x963.jpg 768w" sizes="(max-width: 1200px) 100vw, 1200px" /><figcaption id="caption-attachment-4682" class="wp-caption-text">© Emilie Régnier</figcaption></figure><br />
<figure id="attachment_4683" aria-describedby="caption-attachment-4683" style="width: 1200px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-4683" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/06/phq5_abdelaziz_presse_hd_01.jpg" alt="© Myriam Abdelaziz" title="© Myriam Abdelaziz" class="caption" data-description="Photo extraite de la série « Les enfants de Menya »" align="center" width="1200" height="1611" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/06/phq5_abdelaziz_presse_hd_01.jpg 1200w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/06/phq5_abdelaziz_presse_hd_01-223x300.jpg 223w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/06/phq5_abdelaziz_presse_hd_01-763x1024.jpg 763w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/06/phq5_abdelaziz_presse_hd_01-768x1031.jpg 768w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/06/phq5_abdelaziz_presse_hd_01-1144x1536.jpg 1144w" sizes="(max-width: 1200px) 100vw, 1200px" /><figcaption id="caption-attachment-4683" class="wp-caption-text">© Myriam Abdelaziz</figcaption></figure><br />
<figure id="attachment_4678" aria-describedby="caption-attachment-4678" style="width: 1200px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-4678" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/06/phq5_diop_diaspora_05_don_miguel_de_castro.jpg" alt="© Omar Victor Diop" title="© Omar Victor Diop" class="caption" data-description="Don Miguel de Castro, photo extraite de la série « Diaspora »" align="center" width="1200" height="1800" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/06/phq5_diop_diaspora_05_don_miguel_de_castro.jpg 1200w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/06/phq5_diop_diaspora_05_don_miguel_de_castro-200x300.jpg 200w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/06/phq5_diop_diaspora_05_don_miguel_de_castro-683x1024.jpg 683w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/06/phq5_diop_diaspora_05_don_miguel_de_castro-768x1152.jpg 768w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/06/phq5_diop_diaspora_05_don_miguel_de_castro-1024x1536.jpg 1024w" sizes="(max-width: 1200px) 100vw, 1200px" /><figcaption id="caption-attachment-4678" class="wp-caption-text">© Omar Victor Diop</figcaption></figure></p>
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		<title>Les yeux pour le dire</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Olivia Marsaud]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 13 Apr 2015 08:30:50 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Éditorial]]></category>
		<category><![CDATA[Interview]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Pour chacune de ses série, ismaël utilise un dispositif différent et non conventionnel – appareil photo jetable, webcam, mini-DV&#8230; Bienvenue dans l&#8217;univers intellectuel de cet artiste tunisien, à la lisière entre photographie, vidéo et cinéma. ismaël est cinéaste, producteur, vidéaste, poète. Et photographe. Il vit et travaille en Tunisie, où il a été cyber-activiste entre 2004 et 2009. Il est le co-fondateur du premier cinéclub tunisien indépendant, Cinéfils, en 2007, et du Collectif Indépendant d&#8217;Action pour le Cinéma (2009). Au printemps 2011, il part à la frontière tuniso-libyenne filmer les réfugiés fuyant la guerre en Libye, avec Youssef Chebbi et</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Pour chacune de ses série, ismaël utilise un dispositif différent et non conventionnel – appareil photo jetable, webcam, mini-DV&#8230; Bienvenue dans l&rsquo;univers intellectuel de cet artiste tunisien, à la lisière entre photographie, vidéo et cinéma. </strong> </p>
<p><strong>ismaël</strong> est cinéaste, producteur, vidéaste, poète. Et photographe. Il vit et travaille en Tunisie, où il a été cyber-activiste entre 2004 et 2009. Il est le co-fondateur du premier cinéclub tunisien indépendant, Cinéfils, en 2007, et du Collectif Indépendant d&rsquo;Action pour le Cinéma (2009). Au printemps 2011, il part à la frontière tuniso-libyenne filmer les réfugiés fuyant la guerre en Libye, avec <strong>Youssef Chebbi</strong> et <strong>Ala Eddine Slim</strong>. Leur <a href="http://www.film-documentaire.fr/Babylon.html,film,36716">documentaire, <em>« Babylon »</em></a>, remporte le Grand Prix du Fid de Marseille en 2012. En mars 2012, il est aussi co-fondateur du collectif artistique <em>« Politiques »</em> qui a organisé quatre expositions d&rsquo;art contemporain très remarquées en Tunisie et en France. En 2014, il a intégré la société de production indépendante Exit Productions, à Tunis. Côté pratique photographique, ismaël travaille sur plusieurs séries au long cours et conçoit des installations  pluridisciplinaires (vidéo, photos, texte, son). </p>
<p><strong>Comment est née la série « Diaries » ?</strong><br />
<br />Lorsque j&rsquo;étais en résidence à la Cité des arts, à Paris, en 2013, j&rsquo;ai commencé à utiliser un appareil photo jetable et je photographiais ma vie quotidienne avec ma compagne de l&rsquo;époque. C&rsquo;était un peu le journal de notre relation. J&rsquo;aimais bien le rendu du jetable. J&rsquo;en ai acheté plein et je photographiais beaucoup de choses que je ne pouvais pas faire développer en Tunisie : il y avait du nu, le rapport aux drogues&#8230; Aujourd&rsquo;hui, il me reste au moins une douzaine d&rsquo;appareils pas encore développés. Je les ai accumulés. Ils sont remplis d&rsquo;images qui restent invisibles pour moi. Je me dit qu&rsquo;il serait intéressant de continuer cette démarche et d&rsquo;attendre plusieurs années avant de les révéler. Ce ne seront plus les mêmes images. J&rsquo;aimerais voir ce que le temps peut faire sur les pellicules. Je continue cette série en photographiant mes amis, la rue, les rencontres, le quotidien. Les photos sont prises dans différents pays, au gré de mes voyages, comme au Liban, en Italie. Ce qui est pratique, c&rsquo;est qu&rsquo;on peut acheter des jetables partout, même à Paris, dans les endroits touristiques.</p>
<p><strong>Lors de la résidence à <a href="https://trankat.wordpress.com">Trankat Art Residency</a> à Tétouan, dans le nord du Maroc, en 2014, vous avez également utilisé des jetables. Pourquoi ?</strong><br />
<br />C&rsquo;est une continuation des Diaries. Lors de la résidence, nous devions articuler notre travail par rapport à la médina et à l&rsquo;artisanat. Le jetable était l&rsquo;appareil le plus rudimentaire et idéal. Sur cette série, on voit des accidents, des défauts, deux photos superposées, liées au fait que la molette n&rsquo;était pas tournée à fond. Lorsque j&rsquo;ai découvert la première image de ce type, ça a été un hasard heureux. Ça m&rsquo;a donné l&rsquo;idée de mélanger, de juxtaposer deux images à chaque fois. Ce que je ne maîtrise pas m&rsquo;intéresse. Je me laisse guider par les défauts, les hasards de l&rsquo;art, les inattendus.</p>
<p><strong>Avec la série « There Babylon », changement de style : les images sont en noir et blanc, accompagnées de poèmes.</strong><br />
<br />C&rsquo;était au printemps 2011, lors du tournage du documentaire Babylon, sur les réfugiés à la frontière avec la Libye. Ce sont des photos prises avec une petite caméra mini-DV, avec option capture d&rsquo;image. Elle s&rsquo;est cassée depuis, je l&rsquo;ai beaucoup utilisée. J&rsquo;aimais l&rsquo;idée que ce soient des images venant d&rsquo;une caméra.</p>
<p><strong>C&rsquo;est le médium qui vous intéresse le plus en photographie ?</strong><br />
<br />C&rsquo;est ce que Jean-Luc Godard appelle le dispositif. Il est très important pour moi de trouver un dispositif non conventionnel à chaque travail. Par exemple, dans « X », j&rsquo;utilise une webcam pour prendre des images, ce qui rend la relation à celui qui est photographié totalement inédite. Je suis séparé de mon sujet. En dehors de la texture de l&rsquo;image, de sa forme et de son esthétique, cela crée un lien différent et donc des images différentes. C&rsquo;est un projet entamé en 2009 et sur lequel je reviens régulièrement. Je me suis d&rsquo;abord posé cette question : que voient les machines ? J&rsquo;ai essayé de le comprendre. Je n&rsquo;appelle pas ça des prises de vue mais des captures : la webcam transmet un flux et de ce flux, je capture des photos et des vidéos. L&rsquo;autre question est : qu&rsquo;est-ce les ordinateurs donnent à voir esthétiquement ? Le travail en dit aussi beaucoup sur notre rapport à la machine. Je donne rendez-vous à des personnes que je ne connais pas forcément &#8211; je lance régulièrement des appels à participation via Internet. Je leur demande d&rsquo;allumer leur webcam et de vaquer à leurs occupations. La condition c&rsquo;est qu&rsquo;elles ne me voient pas et ne m&rsquo;entendent pas. Très rapidement, je disparais complètement et les gens se mettent en scène eux-mêmes. Ils choisissent le cadre, le décor, la façon de s&rsquo;habiller, la manière de bouger. Ils sont conscients d&rsquo;être en représentation. Ça peut durer de 30 mn à 8h&#8230;</p>
<p><strong>Vous devenez totalement voyeur alors !</strong><br />
<br />Oui, je questionne la place de l&rsquo;artiste en tant que voyeur. On ne fait pas d&rsquo;image si on n&rsquo;est pas un peu voyeur&#8230; Le mécanisme du voyeurisme m&rsquo;intéresse. Lors d&rsquo;une résidence à Florence, où j&rsquo;ai été associé à la commissaire <strong>Yasmina Reggad</strong>, j&rsquo;ai mélangé photos de téléphone portable et captures de Google street view, pour interroger le rapport à l&rsquo;espace public.</p>
<p><strong>Comment présentez-vous la série X ?</strong><br />
<br />Je la présente régulièrement sous différentes formes : vidéos, installations, tirages&#8230; Au MuCEM de Marseille, pour la prochaine exposition <a href="http://www.mucem.org/fr/node/3280"><em>« Traces, fragments d&rsquo;une Tunisie contemporaine »</em></a>, il y aura 21 photos montées sur caisson lumineux et 21 vidéos séparées sur 3 écrans de 52 seconde chacune, pour créer un lien avec la naissance du cinéma. Je suis de cette génération née un siècle après le cinématographe et avec les nouvelles technologies. Je trouve qu&rsquo;il y a des points communs entre la webcam et le cinématographe. Ce sont des appareils de prise de vue mais aussi de diffusion des images. Le cinématographe a donné naissance à un art appelé cinéma. Quelles typologies peut créer la webcam ? </p>
<p><strong>Vous avez une réponse ?</strong><br />
<br />Non, je la cherche encore. Et je crois que si je la trouve, je ne le dirais à personne. Je continuerai à chercher !</p>
<p><strong>Qu&rsquo;est-ce qui vous inspire pour travailler ?</strong><br />
<br />Une série naît d&rsquo;un d&rsquo;une envie, d&rsquo;un désir, d&rsquo;un besoin, d&rsquo;une obsession parfois. Ce n&rsquo;est pas linéaire car le désir évolue. Quand on est partis dans le sud pour le documentaire, on ne savait pas du tout à quoi ressemblerait le film. La note d&rsquo;intention, pour moi, va à l&rsquo;encontre de la création. Je n&rsquo;ai pas d&rsquo;intention ! On fait du documentaire avec des êtres vivants, comment écrire sur eux avant de les avoir rencontrés ? Je me souviens d&rsquo;une histoire. Le poète Mallarmé discute avec deux hashishins. L&rsquo;un d&rsquo;entre eux se plaint et dit qu&rsquo;il n&rsquo;arrive pas à écrire des poèmes, qu&rsquo;il n&rsquo;a pas d&rsquo;idée. Mallarmé lui rétorque qu&rsquo;on n&rsquo;écrit pas des poèmes avec des idées mais avec des mots. On ne fait pas d&rsquo;art ni de cinéma avec des idées mais avec des images.</p>
<p><figure id="attachment_4588" aria-describedby="caption-attachment-4588" style="width: 800px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-4588" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/04/untitled_02.jpg" alt="Untitled 02 © ismaël" title="Untitled 02 © ismaël" class="caption" data-description="35.57  5.35  - Extrait de la série de 20 photographies argentiques - Tétouan 17 mai - 17 juin 2014" align="center" width="800" height="1200" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/04/untitled_02.jpg 800w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/04/untitled_02-200x300.jpg 200w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/04/untitled_02-683x1024.jpg 683w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/04/untitled_02-768x1152.jpg 768w" sizes="(max-width: 800px) 100vw, 800px" /><figcaption id="caption-attachment-4588" class="wp-caption-text">Untitled 02 © ismaël</figcaption></figure><br />
<figure id="attachment_4589" aria-describedby="caption-attachment-4589" style="width: 800px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-4589" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/04/untitled_06.jpg" alt="Untitled 06 © ismaël" title="Untitled 06 © ismaël" class="caption" data-description="35.57  5.35¯ - Extrait de la série de 20 photographies argentiques - Tétouan 17 mai - 17 juin 2014" align="center" width="800" height="1200" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/04/untitled_06.jpg 800w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/04/untitled_06-200x300.jpg 200w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/04/untitled_06-683x1024.jpg 683w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/04/untitled_06-768x1152.jpg 768w" sizes="(max-width: 800px) 100vw, 800px" /><figcaption id="caption-attachment-4589" class="wp-caption-text">Untitled 06 © ismaël</figcaption></figure><br />
<figure id="attachment_4590" aria-describedby="caption-attachment-4590" style="width: 800px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-4590" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/04/untitled_19.jpg" alt="Untitled 19 © ismaël" title="Untitled 19 © ismaël" class="caption" data-description="35.57  5.35  - Extrait de la série de 20 photographies argentiques - Tétouan 17 mai - 17 juin 2014" align="center" width="800" height="1200" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/04/untitled_19.jpg 800w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/04/untitled_19-200x300.jpg 200w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/04/untitled_19-683x1024.jpg 683w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/04/untitled_19-768x1152.jpg 768w" sizes="(max-width: 800px) 100vw, 800px" /><figcaption id="caption-attachment-4590" class="wp-caption-text">Untitled 19 © ismaël</figcaption></figure><br />
<figure id="attachment_4591" aria-describedby="caption-attachment-4591" style="width: 800px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-4591" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/04/untitled_20.jpg" alt="Untitled 20 © ismaël" title="Untitled 20 © ismaël" class="caption" data-description="35.57  5.35  - Extrait de la série de 20 photographies argentiques - Tétouan 17 mai - 17 juin 2014" align="center" width="800" height="1200" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/04/untitled_20.jpg 800w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/04/untitled_20-200x300.jpg 200w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/04/untitled_20-683x1024.jpg 683w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/04/untitled_20-768x1152.jpg 768w" sizes="(max-width: 800px) 100vw, 800px" /><figcaption id="caption-attachment-4591" class="wp-caption-text">Untitled 20 © ismaël</figcaption></figure><br />
<figure id="attachment_4592" aria-describedby="caption-attachment-4592" style="width: 1201px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-4592" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/04/sans_titre_02.jpg" alt="sans titre 02 © ismaël" title="sans titre 02 © ismaël" class="caption" data-description="X - série en cours depuis juin 2014 - photographies numériques" align="center" width="1201" height="1201" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/04/sans_titre_02.jpg 1201w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/04/sans_titre_02-300x300.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/04/sans_titre_02-1024x1024.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/04/sans_titre_02-150x150.jpg 150w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/04/sans_titre_02-768x768.jpg 768w" sizes="(max-width: 1201px) 100vw, 1201px" /><figcaption id="caption-attachment-4592" class="wp-caption-text">sans titre 02 © ismaël</figcaption></figure><br />
<figure id="attachment_4593" aria-describedby="caption-attachment-4593" style="width: 1200px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-4593" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/04/sans_titre_01.jpg" alt="sans titre 01 © ismaël" title="sans titre 01 © ismaël" class="caption" data-description="X - série en cours depuis juin 2014 - photographies numériques" align="center" width="1200" height="1200" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/04/sans_titre_01.jpg 1200w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/04/sans_titre_01-300x300.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/04/sans_titre_01-1024x1024.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/04/sans_titre_01-150x150.jpg 150w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/04/sans_titre_01-768x768.jpg 768w" sizes="(max-width: 1200px) 100vw, 1200px" /><figcaption id="caption-attachment-4593" class="wp-caption-text">sans titre 01 © ismaël</figcaption></figure><br />
<figure id="attachment_4594" aria-describedby="caption-attachment-4594" style="width: 1200px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-4594" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/04/sans_titre_03.jpg" alt="sans titre 03 © ismaël" title="sans titre 03 © ismaël" class="caption" data-description="X - série en cours depuis juin 2014 - photographies numériques" align="center" width="1200" height="1200" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/04/sans_titre_03.jpg 1200w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/04/sans_titre_03-300x300.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/04/sans_titre_03-1024x1024.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/04/sans_titre_03-150x150.jpg 150w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/04/sans_titre_03-768x768.jpg 768w" sizes="(max-width: 1200px) 100vw, 1200px" /><figcaption id="caption-attachment-4594" class="wp-caption-text">sans titre 03 © ismaël</figcaption></figure><br />
<figure id="attachment_4595" aria-describedby="caption-attachment-4595" style="width: 1200px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-4595" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/04/sans_titre_04.jpg" alt="sans titre 04 © ismaël" title="sans titre 04 © ismaël" class="caption" data-description="X - série en cours depuis juin 2014 - photographies numériques" align="center" width="1200" height="1200" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/04/sans_titre_04.jpg 1200w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/04/sans_titre_04-300x300.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/04/sans_titre_04-1024x1024.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/04/sans_titre_04-150x150.jpg 150w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/04/sans_titre_04-768x768.jpg 768w" sizes="(max-width: 1200px) 100vw, 1200px" /><figcaption id="caption-attachment-4595" class="wp-caption-text">sans titre 04 © ismaël</figcaption></figure><br />
<figure id="attachment_4596" aria-describedby="caption-attachment-4596" style="width: 800px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-4596" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/04/casablanca_may_-_june_2014.jpg" alt="Casablanca, May June 2014 © ismaël" title="Casablanca, May June 2014 © ismaël" class="caption" data-description="Diaries - Extrait de la série, en cours depuis décembre 2013 - photographies argentiques" align="center" width="800" height="1200" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/04/casablanca_may_-_june_2014.jpg 800w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/04/casablanca_may_-_june_2014-200x300.jpg 200w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/04/casablanca_may_-_june_2014-683x1024.jpg 683w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/04/casablanca_may_-_june_2014-768x1152.jpg 768w" sizes="(max-width: 800px) 100vw, 800px" /><figcaption id="caption-attachment-4596" class="wp-caption-text">Casablanca, May June 2014 © ismaël</figcaption></figure><br />
<figure id="attachment_4597" aria-describedby="caption-attachment-4597" style="width: 800px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-4597" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/04/paris_-_marseilles_december_2013.jpg" alt="Paris Marseilles, December 2013 © ismaël" title="Paris Marseilles, December 2013 © ismaël" class="caption" data-description="Diaries - Extrait de la série, en cours depuis décembre 2013 - photographies argentiques" align="center" width="800" height="1200" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/04/paris_-_marseilles_december_2013.jpg 800w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/04/paris_-_marseilles_december_2013-200x300.jpg 200w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/04/paris_-_marseilles_december_2013-683x1024.jpg 683w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/04/paris_-_marseilles_december_2013-768x1152.jpg 768w" sizes="(max-width: 800px) 100vw, 800px" /><figcaption id="caption-attachment-4597" class="wp-caption-text">Paris Marseilles, December 2013 © ismaël</figcaption></figure><br />
<figure id="attachment_4598" aria-describedby="caption-attachment-4598" style="width: 795px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-4598" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/04/tetuan_may_-_june_2014_3.jpg" alt="Tetuan, May June 2014 © ismaël" title="Tetuan, May June 2014 © ismaël" class="caption" data-description="Diaries - Extrait de la série, en cours depuis décembre 2013 - photographies argentiques" align="center" width="795" height="1200" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/04/tetuan_may_-_june_2014_3.jpg 795w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/04/tetuan_may_-_june_2014_3-199x300.jpg 199w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/04/tetuan_may_-_june_2014_3-678x1024.jpg 678w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/04/tetuan_may_-_june_2014_3-768x1159.jpg 768w" sizes="(max-width: 795px) 100vw, 795px" /><figcaption id="caption-attachment-4598" class="wp-caption-text">Tetuan, May June 2014 © ismaël</figcaption></figure><br />
<figure id="attachment_4599" aria-describedby="caption-attachment-4599" style="width: 795px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-4599" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/04/tetuan_may_-_june_2014_4.jpg" alt="Tetuan, May June 2014 © ismaël" title="Tetuan, May June 2014 © ismaël" class="caption" data-description="Diaries - Extrait de la série, en cours depuis décembre 2013 - photographies argentiques" align="center" width="795" height="1200" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/04/tetuan_may_-_june_2014_4.jpg 795w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/04/tetuan_may_-_june_2014_4-199x300.jpg 199w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/04/tetuan_may_-_june_2014_4-678x1024.jpg 678w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/04/tetuan_may_-_june_2014_4-768x1159.jpg 768w" sizes="(max-width: 795px) 100vw, 795px" /><figcaption id="caption-attachment-4599" class="wp-caption-text">Tetuan, May June 2014 © ismaël</figcaption></figure></p>
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		<title>Les visages de l&#8217;ombre</title>
		<link>https://www.afriqueinvisu.org/les-visages-de-l-ombre/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Olivia Marsaud]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 03 Feb 2015 09:48:04 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Éditorial]]></category>
		<category><![CDATA[Critique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Dans une série saisissante, le photographe Aldo Soligno met en lumière la condition des homosexuels ougandais, après le durcissement de la loi anti-gay dans le pays. En février 2014, le Parlement ougandais a adopté, à une large majorité, une loi qui durcit la répression de l&#8217;homosexualité. Alors que, dans le pays, les relations homosexuelles – appelées « crimes d&#8217;homosexualité » &#8211; étaient déjà passibles de la prison à vie, la loi criminalise à présent tout soutien aux homosexuels (7 ans de prison) et encourage la délation. « Ce « crime d&#8217;aide et de soutien » condamne aussi les avocats qui défendent la</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><em>Dans une série saisissante, le photographe <strong>Aldo Soligno</strong> met en lumière la condition des homosexuels ougandais, après le durcissement de la loi anti-gay dans le pays.</em></p>
<p>En février 2014, le Parlement ougandais a adopté, à une large majorité, une loi qui durcit la répression de l&rsquo;homosexualité. Alors que, dans le pays, les relations homosexuelles – appelées « crimes d&rsquo;homosexualité » &#8211; étaient déjà passibles de la prison à vie, la loi criminalise à présent tout soutien aux homosexuels (7 ans de prison) et encourage la délation.</p>
<p><em>« Ce « crime d&rsquo;aide et de soutien » condamne aussi les avocats qui défendent la personne accusée ou un simple témoin. Ce qui rend très difficile la défense des personnes accusées d&rsquo;homosexualité »</em>, explique le photographe Aldo Soligno. <em>« En plus, il ne s&rsquo;agit plus à présent de prendre les personnes sur le fait, la suspicion d&rsquo;homosexualité est suffisante pour être accusé&#8230; Après l&rsquo;adoption de la loi, la plupart des tabloïds ougandais comme Red Pepper, Hello et The Sun, ont, pendant plusieurs semaines, publié des centaines de photographies d&rsquo;homosexuels présumés et d&rsquo;activistes gays sous le titre « Pendez-les ». » </em> </p>
<p>C&rsquo;est pourquoi le photographe a choisi, avec sa série <em>« Let them show their faces »</em> (« Laissez-les montrer leurs visages ») de prendre le contre-pied de cet étalage médiatique inadmissible : il a demandé aux activistes LGBT ougandais de poser devant une lumière vive. Mais il a choisi de les photographier de dos, la silhouette délicatement découpée par la lumière crue. <em>« Les images représentent ce qui pourrait être un négatif hypothétique des photos diffamatoires publiées dans la presse. »</em></p>
<p>Le rendu est assez saisissant. On devine clairement ces hommes et ces femmes et, malgré la découpe de leur visage si tenue (qui, comme leur vie, ne semble tenir qu&rsquo;à un fil), on saisit beaucoup d&rsquo;eux, de leur personnalité. Ces quelques lignes de lumière sont autant d&rsquo;étincelles au cœur des ténèbres. Eux que la société voudrait rejeter dans l&rsquo;ombre, semblent résister aux limbes. Qu&rsquo;on ne voie que leurs contours est une force et pas une faiblesse : sans visage, ils sont le visage de tous les homosexuels du pays.</p>
<p>Le photographe, né à Naples en 1983, s&rsquo;est frotté à plusieurs sujets difficiles qui ont fait l&rsquo;actualité (les révolutions arabes en Tunisie et en Egypte, l&rsquo;opération Plomb durci à Gaza&#8230;). Pour <em>« Let them show their faces »</em>, il a tissé des liens avec les personnes photographiées. Quand il a entendu parler des lois anti-gays en Ouganda, il a décidé de réaliser un reportage sur la vie quotidienne des homosexuels, <a href="http://www.aldosoligno.com/homosexuality_in_uganda.html"><em>« The Struggling Life of Gay Community in Uganda »</em></a>. <em>« Il était important de dénoncer ce qui était en train de se passer. J&rsquo;ai voulu décrire leur vie au quotidien pour montrer qu&rsquo;il n&rsquo;y a pas de différences entre l&rsquo;amour hétéro et l&rsquo;amour homo. Les sentiments et la passion sont les mêmes. »</em> C&rsquo;est ensuite, qu&rsquo;il s&rsquo;est attelé à la série <em>« Let them show their faces »</em>. <em>« J&rsquo;ai rencontré ces activistes par le biais d&rsquo;une association basée en Italie. Ensuite, en Ouganda, j&rsquo;ai passé du temps avec eux et j&rsquo;ai eu la chance de vivre avec eux, dans leurs maisons. Ils étaient terrorisés par la situation. La confiance s&rsquo;est installée petit à petit. Et je suis fier de ce que nous avons réalisé ensemble. »</em></p>
<p><strong>Aldo Soligno</strong> vit à Milan, il est représenté depuis 2013 par l’agence de <a href="http://www.echophotoagency.com/">Photo Echo</a>. La série <em>« Let them show their faces »</em> fait partie du festival <a href=" http://www.festival-circulations.com/">Circulation(s)</a>, jusqu&rsquo;au 8 mars à Paris.</p>
<p><figure id="attachment_4474" aria-describedby="caption-attachment-4474" style="width: 1500px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-4474" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/02/01_dsc6562_copia.jpg" alt="© Aldo Soligno" title="© Aldo Soligno" class="caption" data-description="Kampala. Uganda. A. 24 years old" align="center" width="1500" height="1199" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/02/01_dsc6562_copia.jpg 1500w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/02/01_dsc6562_copia-300x240.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/02/01_dsc6562_copia-1024x819.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/02/01_dsc6562_copia-768x614.jpg 768w" sizes="(max-width: 1500px) 100vw, 1500px" /><figcaption id="caption-attachment-4474" class="wp-caption-text">© Aldo Soligno</figcaption></figure><br />
<figure id="attachment_4475" aria-describedby="caption-attachment-4475" style="width: 1500px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-4475" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/02/02_dsc6312_copia.jpg" alt="© Aldo Soligno" title="© Aldo Soligno" class="caption" data-description="Kampala. Uganda. M. 24 years old" align="center" width="1500" height="1199" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/02/02_dsc6312_copia.jpg 1500w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/02/02_dsc6312_copia-300x240.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/02/02_dsc6312_copia-1024x819.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/02/02_dsc6312_copia-768x614.jpg 768w" sizes="(max-width: 1500px) 100vw, 1500px" /><figcaption id="caption-attachment-4475" class="wp-caption-text">© Aldo Soligno</figcaption></figure><br />
<figure id="attachment_4476" aria-describedby="caption-attachment-4476" style="width: 1500px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-4476" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/02/03_dsc6376_copia.jpg" alt="© Aldo Soligno" title="© Aldo Soligno" class="caption" data-description="Kampala. Uganda. D. 24 years old" align="center" width="1500" height="1199" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/02/03_dsc6376_copia.jpg 1500w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/02/03_dsc6376_copia-300x240.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/02/03_dsc6376_copia-1024x819.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/02/03_dsc6376_copia-768x614.jpg 768w" sizes="(max-width: 1500px) 100vw, 1500px" /><figcaption id="caption-attachment-4476" class="wp-caption-text">© Aldo Soligno</figcaption></figure><br />
<figure id="attachment_4477" aria-describedby="caption-attachment-4477" style="width: 1500px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-4477" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/02/05_dsc6327_copia.jpg" alt="© Aldo Soligno" title="© Aldo Soligno" class="caption" data-description="Kampala. Uganda. B. 27 years old" align="center" width="1500" height="1199" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/02/05_dsc6327_copia.jpg 1500w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/02/05_dsc6327_copia-300x240.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/02/05_dsc6327_copia-1024x819.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/02/05_dsc6327_copia-768x614.jpg 768w" sizes="(max-width: 1500px) 100vw, 1500px" /><figcaption id="caption-attachment-4477" class="wp-caption-text">© Aldo Soligno</figcaption></figure><br />
<figure id="attachment_4478" aria-describedby="caption-attachment-4478" style="width: 1500px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-4478" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/02/07_dsc6553_copia.jpg" alt="© Aldo Soligno" title="© Aldo Soligno" class="caption" data-description="Kampala. Uganda. L. 27 years old" align="center" width="1500" height="1199" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/02/07_dsc6553_copia.jpg 1500w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/02/07_dsc6553_copia-300x240.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/02/07_dsc6553_copia-1024x819.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/02/07_dsc6553_copia-768x614.jpg 768w" sizes="(max-width: 1500px) 100vw, 1500px" /><figcaption id="caption-attachment-4478" class="wp-caption-text">© Aldo Soligno</figcaption></figure><br />
<figure id="attachment_4479" aria-describedby="caption-attachment-4479" style="width: 1500px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-4479" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/02/08_dsc6556_copia.jpg" alt="© Aldo Soligno" title="© Aldo Soligno" class="caption" data-description="Kampala. Uganda. K. 26 years old" align="center" width="1500" height="1199" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/02/08_dsc6556_copia.jpg 1500w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/02/08_dsc6556_copia-300x240.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/02/08_dsc6556_copia-1024x819.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2015/02/08_dsc6556_copia-768x614.jpg 768w" sizes="(max-width: 1500px) 100vw, 1500px" /><figcaption id="caption-attachment-4479" class="wp-caption-text">© Aldo Soligno</figcaption></figure></p>
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		<title>De l’Afrique à Paris Photo</title>
		<link>https://www.afriqueinvisu.org/de-l-afrique-a-paris-photo/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Olivia Marsaud]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 18 Nov 2014 12:31:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Éditorial]]></category>
		<category><![CDATA[Critique]]></category>
		<category><![CDATA[Foire d'Art Contemporain]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[Galerie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Pas de surprises mais des séries de haut vol. C’est déjà ça. Au cœur du safari ParisPhoto, si l’on met de côté les immanquables clichés de visions exotiques du continent, on a pu sentir quelques coups de frais. Être accueilli, à l’entrée de la foire, par la galerie sud-africaine Stevenson, est une bonne entrée en matière. Les diptyques urbains de Guy Tillim dialoguent avec les ombres graphiques de Viviane Sassen. Pieter Hugo est présent avec trois images tirées de sa série « Kin », exploration personnelle de l’Afrique du Sud, à travers des paysages, des portraits ou des natures mortes</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Pas de surprises mais des séries de haut vol. C’est déjà ça. Au cœur du safari ParisPhoto, si l’on met de côté les immanquables clichés de visions exotiques du continent, on a pu sentir quelques coups de frais. Être accueilli, à l’entrée de la foire, par la galerie sud-africaine <a href="http://www.stevenson.info/">Stevenson</a>, est une bonne entrée en matière. Les diptyques urbains de <strong>Guy Tillim</strong> dialoguent avec les ombres graphiques de <strong>Viviane Sassen</strong>. <strong>Pieter Hugo</strong> est présent avec trois images tirées de sa série <em>« Kin »</em>, exploration personnelle de l’Afrique du Sud, à travers des paysages, des portraits ou des natures mortes &#8211; mention spéciale pour le canapé blanc, usé et déchiré. (La série a été exposée jusqu’au 15 novembre dans le bel espace de Cokkie Snoei à Rotterdam, avec un bel accrochage.) Tandis que les vaches quasi-sacrées de <strong>Daniel Naudé</strong> regardent passer les portraits d’<strong>Edson Chagas</strong>. L’artiste angolais, Lion d’or à la Biennale de Venise 2013, présenté pour la première fois par Stevenson, y montre trois images tirées de la série <em>« Tipo Passe »</em>. Des portraits pris sur fond blanc, comme des photos d’identité, mais dont les modèles portent des masques traditionnels, sortis ainsi de leur contexte et comme suspendus entre deux mondes.</p>
<p>On a vu aussi la monographie de <strong>Roger Ballen</strong>, un corpus puissant, aux tonalités de gris maîtrisées, rehaussées par des marie-louise grises elles aussi. Et tout ce qui fait la force de l’univers Ballen : des mises en scènes à la lisière de la folie et du surnaturel, des oiseaux et des hommes, des dessins et des graffitis. Un univers inquiétant, qui bouscule. Enfin, la <a href="http://www.kamelmennour.com/">galerie Kamel Mennour</a> a présenté un ensemble intéressant dédié à Alger. <strong>Marie Bovo</strong> et ses balcons sur l’Algérois, <strong>Alfredo Jaar</strong> et son clin d’œil à Lucio Fontana et <strong>Zineb Sedira</strong>, qui a enquêté sur la <em>« maison fantôme »</em> de Bologhine. Une maison de l’époque coloniale abandonnée en front de mer, qui a d’abord été hôtel de luxe, avant d’être un hôpital militaire pendant la deuxième guerre mondiale puis transformée en école mixte (la première du pays) et plastiquée par l’OAS en 1962… En écho, on a trouvé à quelques stands de là, les magnifiques tirages grand formats de vues d’Alger de <strong>Stéphane Couturier</strong> (<a href="http://www.galeriepolaris.com/">Galerie Polaris</a>). </p>
<h2>Voici mes cinq autres coups de cœur</h2>
<h2>**1 – Cristina de Middel. <em>« This is what hatred did »</em> (Black Ship). </h2>
<p>Issue de la résidence de la photographe espagnole au Nigeria, à l’invitation d’Azu Nwagbogu, directeur du Lagos Photo Festival, cette série est une réussite autant plastique que narrative. Cristina, qui a remporté un énorme succès avec les « Afronauts » s’est inspirée ici du livre de l’écrivain nigérian Amos Tutuola, « Ma vie dans la brousse des fantômes ». Publié en 1954, celui-ci raconte les péripéties d’un jeune garçon forcé de fuir son village attaqué par l’armée. « La seule façon pour lui de survivre est d’aller dans la brousse, un territoire magique où les humains ne sont pas les bienvenus et où les esprits yorubas vivent et se battent », explique la photographe qui a transposé cette histoire dans le bidonville de Makoko, à Lagos. Le résultat est poétique, surréaliste et vous transporte.<br />
<figure id="attachment_4302" aria-describedby="caption-attachment-4302" style="width: 1300px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-4302" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2014/11/edition_this_is_what_hatred_did_14.jpg" alt="This is what hatred did (Black Ship) © Cristina de Middel" title="This is what hatred did (Black Ship) © Cristina de Middel" class="caption" data-description="This is what hatred did (Black Ship) © Cristina de Middel" align="center" width="1300" height="1039" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2014/11/edition_this_is_what_hatred_did_14.jpg 1300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2014/11/edition_this_is_what_hatred_did_14-300x240.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2014/11/edition_this_is_what_hatred_did_14-1024x818.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2014/11/edition_this_is_what_hatred_did_14-768x614.jpg 768w" sizes="(max-width: 1300px) 100vw, 1300px" /><figcaption id="caption-attachment-4302" class="wp-caption-text">This is what hatred did (Black Ship) © Cristina de Middel</figcaption></figure></p>
<h2>**2 – Sammy Baloji. <em>« The album »</em> (<a href="http://www.imanefares.com/">Galerie Imane Farès</a>)</h2>
<p>Le photographe congolais poursuit son exploration de l’histoire coloniale de la RDC et des cicatrices qu’elle a laissées, pas toujours bien cicatrisées, notamment au Katanga, sa région natale. Passionné d’archives, le voilà qui expose les photos de l’expédition du major Pauwels, à la manière des photo-montages et photo-collages qu’il affectionne particulièrement. Donnant à voir ainsi un patchwork dérangeant, où les hommes sont montrés comme des bêtes et vice-versa. Il mélange les anciennes photographies noir et blanc d’époque avec des clichés de guerre récents pris par le journaliste <strong>Chrispin Mvano</strong> dans la région de Goma. En 2013, 100 ans après l’expédition de Pauwels, <strong>Sammy Baloji</strong>, refait le voyage : <em>« Mon idée était de retourner aux endroits visités par Pauwels pour documenter, à travers à la fois mes propres images et celles de Chrispin, la guerre et la violence qui y fait rage depuis des décennies. »</em> <strong>Imane Farès</strong> montre ces planches au mur, alors même que ce travail d’histoire conviendrait mieux à une publication. Un choix courageux.<br />
<figure id="attachment_4303" aria-describedby="caption-attachment-4303" style="width: 1300px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-4303" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2014/11/b23.jpg" alt="Pauwel’s Album, p. 23 © Sammy Baloji, Courtesy of the artist and Imane Farès" title="Pauwel’s Album, p. 23 © Sammy Baloji, Courtesy of the artist and Imane Farès" class="caption" align="center" width="1300" height="945" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2014/11/b23.jpg 1300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2014/11/b23-300x218.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2014/11/b23-1024x744.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2014/11/b23-768x558.jpg 768w" sizes="(max-width: 1300px) 100vw, 1300px" /><figcaption id="caption-attachment-4303" class="wp-caption-text">Pauwel’s Album, p. 23 © Sammy Baloji, Courtesy of the artist and Imane Farès</figcaption></figure><br />
<figure id="attachment_4304" aria-describedby="caption-attachment-4304" style="width: 1300px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-4304" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2014/11/b27.jpg" alt="Pauwel’s Album, p. 27 © Sammy Baloji, Courtesy of the artist and Imane Farès" title="Pauwel’s Album, p. 27 © Sammy Baloji, Courtesy of the artist and Imane Farès" class="caption" align="center" width="1300" height="945" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2014/11/b27.jpg 1300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2014/11/b27-300x218.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2014/11/b27-1024x744.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2014/11/b27-768x558.jpg 768w" sizes="(max-width: 1300px) 100vw, 1300px" /><figcaption id="caption-attachment-4304" class="wp-caption-text">Pauwel’s Album, p. 27 © Sammy Baloji, Courtesy of the artist and Imane Farès</figcaption></figure><br />
<figure id="attachment_4305" aria-describedby="caption-attachment-4305" style="width: 1300px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-4305" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2014/11/b49.jpg" alt="Pauwel’s Album, p. 49 © Sammy Baloji, Courtesy of the artist and Imane Farès" title="Pauwel’s Album, p. 49 © Sammy Baloji, Courtesy of the artist and Imane Farès" class="caption" align="center" width="1300" height="945" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2014/11/b49.jpg 1300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2014/11/b49-300x218.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2014/11/b49-1024x744.jpg 1024w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2014/11/b49-768x558.jpg 768w" sizes="(max-width: 1300px) 100vw, 1300px" /><figcaption id="caption-attachment-4305" class="wp-caption-text">Pauwel’s Album, p. 49 © Sammy Baloji, Courtesy of the artist and Imane Farès</figcaption></figure></p>
<h2>**3 &#8211; Nicola Lo Calzo, <em>« Ayiti »</em>, <em>« Tchamba »</em>, <em>« Casta »</em> (<a href="http://dominiquefiat.com/">Galerie Dominique Fiat</a>)</h2>
<p>En 10 images, le photographe nous fait entrer dans son univers et son travail toujours cohérent bien qu’éclaté entre l’Afrique et ses diasporas. Il a mélangé différentes séries : Ayiti, Tchamba (réalisée au Bénin au moyen-format argentique) et Casta (réalisée à la Nouvelle-Orléans). On retrouve le soyeux des lumières, toujours un peu voilées, adoucies. Les compositions parfaites. Et des images fortes comme ce portrait dans la pénombre, sur fond turquoise, d’un lanceur de corde haïtien, représentation du Nég’ marron, lors du carnaval de Jacmel. Ou encore de ces Noirs-américains portant des « black faces » inquiétantes.<br />
<img decoding="async" src="IMG/jpg/36_ayiti_lo_calzo.jpg" alt="Série AYITI, 2013 © Nicola Lo Calzo" title="Série AYITI, 2013 © Nicola Lo Calzo" class="caption" data-description="Titre: Celeur, Lanceur de corde, Groupe de Theodore Taondreau, Carneval de Jacmel, Haiti
Edition :  5 + 2 AP (Epreuves d'artistes)" align="center" /></p>
<h2>**4 &#8211; Thierry Fontaine, <em>« L’île habitée »</em> (<a href="http://www.fillesducalvaire.com/">Galerie Les Filles du Calvaire</a>)</h2>
<p>Il y quelque chose d’organique dans le travail de Thierry Fontaine. De la terre et du sang, des humeurs et de la boue. Des coquillages. Et la mer comme matrice. Originaire de l&rsquo;île de La Réunion, il a bâti une œuvre métisse qui se retrouve dans les deux photographies présentées à Paris Photo : « Porter la terre » (1998) et « L’île habitée » (2002). Cette dernière met en scène un homme immergé dans l’eau jusqu’à la taille, au visage recouvert de glaise, comme une sculpture en devenir, comme une mythologie sortie des eaux. L’homme-île, qui se fait chahuter par la houle mais ne s’effondre pas. La composition de l’image, le choc du bleu et de l’ocre… On ne sait pas bien pourquoi, mais c’est bouleversant.<br />
<figure id="attachment_4306" aria-describedby="caption-attachment-4306" style="width: 960px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-4306" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2014/11/thierry-fontaine-les-filles-du-calvaire.jpg" alt="L’île habitée, 2000 © Thierry Fontaine, c-print courtesy Galerie les filles du calvaire" title="L’île habitée, 2000 © Thierry Fontaine, c-print courtesy Galerie les filles du calvaire" class="caption" align="center" width="960" height="968" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2014/11/thierry-fontaine-les-filles-du-calvaire.jpg 960w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2014/11/thierry-fontaine-les-filles-du-calvaire-298x300.jpg 298w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2014/11/thierry-fontaine-les-filles-du-calvaire-150x150.jpg 150w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2014/11/thierry-fontaine-les-filles-du-calvaire-768x774.jpg 768w" sizes="(max-width: 960px) 100vw, 960px" /><figcaption id="caption-attachment-4306" class="wp-caption-text">L’île habitée, 2000 © Thierry Fontaine, c-print courtesy Galerie les filles du calvaire</figcaption></figure></p>
<h2>**5 &#8211; Omar Victor Diop, <em>« Diaspora » </em> (<a href="http://www.magnin-a.com/">Galerie Magnin-A</a>)</h2>
<p>Omar Victor Diop, dont le succès ne cesse de s’accroître depuis sa première apparition aux Rencontres de Bamako 2011, a su renouveler son genre fétiche : le portrait. Avec « Diaspora », il évoque, sous la forme d’auto-portraits, 12 Africains qui ont marqué l’histoire de l’Occident à l’époque de la traite et de la colonisation. Des parcours oubliés des livres d’histoire : <strong>Angelo Soliman</strong>, <strong>Dom Nicolau</strong>, <strong>Juan de Pareja</strong>,<strong> Jean-Baptiste Belley</strong>, <strong>Don Miguel de Castro</strong>… Un voyage dans le temps avec un clin d’œil à notre époque, puisque chaque portrait révèle un détail lié au football pour symboliser la question de l’immigration. Le photographe explique : <em>« C’est l’hommage d’un Africain à ses prédécesseurs. C’est aussi l’hommage d’un être humain à des pionniers qui ont permis des brassages entre l’Afrique et le reste du monde. » </em> Ce travail en couleur dialogue à merveille avec les aînés de la maison : <strong>Seydou Keïta</strong>, <strong>J.D. Okhai Ojeikere</strong>, <strong>Mama Casset</strong>, <strong>Malick Sidibé</strong> et <strong>Jean Depara</strong>.<br />
<figure id="attachment_4307" aria-describedby="caption-attachment-4307" style="width: 1000px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-4307" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2014/11/545b524f5916avod1407065.jpg" alt="Dom Nicolau, Project Diaspora © Omar Victor Diop, 2014 Courtesy of Magnin-A" title="Dom Nicolau, Project Diaspora © Omar Victor Diop, 2014 Courtesy of Magnin-A" class="caption" align="center" width="1000" height="1500" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2014/11/545b524f5916avod1407065.jpg 1000w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2014/11/545b524f5916avod1407065-200x300.jpg 200w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2014/11/545b524f5916avod1407065-683x1024.jpg 683w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2014/11/545b524f5916avod1407065-768x1152.jpg 768w" sizes="(max-width: 1000px) 100vw, 1000px" /><figcaption id="caption-attachment-4307" class="wp-caption-text">Dom Nicolau, Project Diaspora © Omar Victor Diop, 2014 Courtesy of Magnin-A</figcaption></figure></p>
<h2>L’Insensé spécial Afrique</h2>
<p>Le très beau magazine photo créé en 1991 se met à l’heure africaine après avoir exploré dans ces deux derniers numéros la Chine et la Russie. Là encore, pas de surprises mais des valeurs sûres qui balaient les différentes régions du continent (pour une fois, l’Océan indien n’est pas oublié grâce à la présence de <strong>Malala Andrialavidrazana</strong> et de sa série <em>« Echoes »</em>) et quelques révélations récentes comme <strong>Mame-Diarra Niang</strong>, plasticienne et photographe franco-ivoiro-sénégalaise qui a intégré la galerie Stevenson (Afrique du Sud). Le format du magazine est flatteur et met en valeur les œuvres plus ou moins récentes. Il se feuillette comme un bel album de famille où l’on reconnaît les signatures visuelles avec délectation.<br />
<figure id="attachment_4308" aria-describedby="caption-attachment-4308" style="width: 745px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-4308" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2014/11/cover-africa-insense_copie.jpg" alt="COVER AFRICA INSENSE copie" title="COVER AFRICA INSENSE copie" class="caption" align="center" width="745" height="1024" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2014/11/cover-africa-insense_copie.jpg 745w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2014/11/cover-africa-insense_copie-218x300.jpg 218w" sizes="(max-width: 745px) 100vw, 745px" /><figcaption id="caption-attachment-4308" class="wp-caption-text">COVER AFRICA INSENSE copie</figcaption></figure></p>
<p>L’article <a href="https://www.afriqueinvisu.org/de-l-afrique-a-paris-photo/">De l’Afrique à Paris Photo</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.afriqueinvisu.org">Afrique In Visu</a>.</p>
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		<title>Sur les traces de l’âme afro-brésilienne</title>
		<link>https://www.afriqueinvisu.org/sur-les-traces-de-l-ame-afro957/</link>
					<comments>https://www.afriqueinvisu.org/sur-les-traces-de-l-ame-afro957/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Olivia Marsaud]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 15 Sep 2014 08:07:40 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Éditorial]]></category>
		<category><![CDATA[Critique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Depuis 2001, la photographe Catherine Laurent s’intéresse aux intérieurs et à l’histoire des Agudas, les Afro-brésiliens, au Bénin et au Togo. Ses séries oscillent entre témoignages, enquête ethnographique et travail plastique. Elle a d’abord photographié les maisons. Dans le premier volet de son travail, « L’âme brésilienne de Porto Novo » (exposé au Mois de la Photo-Off en 2008), Catherine Laurent s’est attachée aux architectures afro-brésiliennes et ce qu’il en reste. Sur les images, certaines constructions sont livrées à la moisissure et aux herbes folles. D’autres ont été abandonnées mais conservent leurs vestiges, habités par des toiles d’araignées et des</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Depuis 2001, la photographe Catherine Laurent s’intéresse aux intérieurs et à l’histoire des Agudas, les Afro-brésiliens, au Bénin et au Togo. Ses séries oscillent entre témoignages, enquête ethnographique et travail plastique.</strong></p>
<p>Elle a d’abord photographié les maisons. Dans le premier volet de son travail, « L’âme brésilienne de Porto Novo » (exposé au Mois de la Photo-Off en 2008), Catherine Laurent s’est attachée aux architectures afro-brésiliennes et ce qu’il en reste. Sur les images, certaines constructions sont livrées à la moisissure et aux herbes folles. D’autres ont été abandonnées mais conservent leurs vestiges, habités par des toiles d’araignées et des meubles patinés par la poussière. Parfois, on décerne quelques traces humaines : ici, une paire de tongs, là, un travail de couture interrompu ou une lampe-tempête posée sur le rebord d’une fenêtre. D’autres intérieurs, habités, semblent avoir été figés dans le temps et, dans la pénombre d’une journée moite, la photographe a immortalisé le riche mobilier en bois brun, les tentures et les sols carrelés décorés.<br />
<figure id="attachment_4172" aria-describedby="caption-attachment-4172" style="width: 1016px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-4172" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2014/09/a03.jpg" alt="Maison Migan, Attakè, Porto Novo, Bénin 2007 © Catherine Laurent" title="Maison Migan, Attakè, Porto Novo, Bénin 2007 © Catherine Laurent" class="caption" align="center" width="1016" height="680" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2014/09/a03.jpg 1016w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2014/09/a03-300x201.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2014/09/a03-768x514.jpg 768w" sizes="(max-width: 1016px) 100vw, 1016px" /><figcaption id="caption-attachment-4172" class="wp-caption-text">Maison Migan, Attakè, Porto Novo, Bénin 2007 © Catherine Laurent</figcaption></figure><br />
<figure id="attachment_4173" aria-describedby="caption-attachment-4173" style="width: 1016px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-4173" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2014/09/a04.jpg" alt="Maison Migan, quartier Ataké, Porto Novo, Bénin 2007 © Catherine Laurent" title="Maison Migan, quartier Ataké, Porto Novo, Bénin 2007 © Catherine Laurent" class="caption" align="center" width="1016" height="680" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2014/09/a04.jpg 1016w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2014/09/a04-300x201.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2014/09/a04-768x514.jpg 768w" sizes="(max-width: 1016px) 100vw, 1016px" /><figcaption id="caption-attachment-4173" class="wp-caption-text">Maison Migan, quartier Ataké, Porto Novo, Bénin 2007 © Catherine Laurent</figcaption></figure><br />
<figure id="attachment_4174" aria-describedby="caption-attachment-4174" style="width: 1015px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-4174" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2014/09/m01.jpg" alt="Maison Migan, quartier Ataké, Porto Novo, Bénin 2007 © Catherine Laurent" title="Maison Migan, quartier Ataké, Porto Novo, Bénin 2007 © Catherine Laurent" class="caption" align="center" width="1015" height="680" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2014/09/m01.jpg 1015w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2014/09/m01-300x201.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2014/09/m01-768x515.jpg 768w" sizes="(max-width: 1015px) 100vw, 1015px" /><figcaption id="caption-attachment-4174" class="wp-caption-text">Maison Migan, quartier Ataké, Porto Novo, Bénin 2007 © Catherine Laurent</figcaption></figure><br />
Des signes qui disent l’opulence passée de la communauté afro-brésilienne. Au cours du 19e siècle, des esclaves affranchis ou fils d’Africains nés au Brésil ont quitté ce pays pour s’installer au Nigeria, Bénin et Togo actuels. Ce mouvement de retour a aussi coïncidé avec des déportations d’anciens esclaves suite à plusieurs révoltes, comme celle des Malês, à Bahia, en 1835. Ces anciens esclaves, pour la plupart alphabétisés, parlant le portugais et ayant acquis une expérience au Brésil (en tant que tailleurs, menuisiers, maîtres d’œuvres…), se sont assimilés aux commerçants brésiliens qui vivaient déjà dans la région et appelés Agudas en référence au fort portugais de Sao Jaoa de Ajuda à Ouidah. « La réunion de ces deux groupes, auxquels s’intégrèrent par la suite les descendants de leurs esclaves, dessina le profil de la communauté aguda d’aujourd’hui », explique l’anthropologue brésilien Milton Guran. Qui précise aussi que c’est avec ces Afro-brésiliens que la région entre dans l’ère des constructions durables en briques, selon une technique spécifique et un style architectural employés au Brésil au 19e  siècle. « La façade de la grande mosquée de Porto-Novo est la copie d’une église baroque de l’Etat de Bahia à laquelle un minaret a été ajouté », note Milton Guran. Un habitat qui est, pour les Afro-brésiliens, « un moyen d’affirmer leur singularité », souligne quant à lui l’historien Alain Sinou.</p>
<p>Que reste-t-il aujourd’hui de cet héritage afro-brésilien ? Des noms de famille aux consonances lusophones (De Souza, D’Almeida…), la célébration, comme à Bahia, de la fête de Nossa Senhora do Bomfim à Porto-Novo, en janvier, avec une grand messe dans la cathédrale et un « bourrian », une sorte de carnaval (la burrinha était une fête brésilienne des années 1800). La place Chacha, à Ouidah, qui porte le nom du descendant du négrier Félix Da Souza. Et les anciennes demeures. « D’année en année, les pluies détruisent les maisons des Agudas et avec elles, emportent dans l’oubli un pan de l’histoire de l’Afrique avec le Brésil », regrette Catherine Laurent. « Je veux les montrer telles quelles sont aujourd’hui, chargées de leur histoire et nous interrogeant sur leur devenir. »<br />
<figure id="attachment_4175" aria-describedby="caption-attachment-4175" style="width: 1020px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-4175" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2014/09/m04.jpg" alt="Maison Olympio, Agoué, Bénin 2014 © Catherine Laurent" title="Maison Olympio, Agoué, Bénin 2014 © Catherine Laurent" class="caption" align="center" width="1020" height="680" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2014/09/m04.jpg 1020w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2014/09/m04-300x200.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2014/09/m04-768x512.jpg 768w" sizes="(max-width: 1020px) 100vw, 1020px" /><figcaption id="caption-attachment-4175" class="wp-caption-text">Maison Olympio, Agoué, Bénin 2014 © Catherine Laurent</figcaption></figure><br />
<figure id="attachment_4176" aria-describedby="caption-attachment-4176" style="width: 1021px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-4176" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2014/09/a06.jpg" alt="Maison Oceni, Porto-Novo, Bénin 2010 © Catherine Laurent" title="Maison Oceni, Porto-Novo, Bénin 2010 © Catherine Laurent" class="caption" align="center" width="1021" height="680" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2014/09/a06.jpg 1021w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2014/09/a06-300x200.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2014/09/a06-768x511.jpg 768w" sizes="(max-width: 1021px) 100vw, 1021px" /><figcaption id="caption-attachment-4176" class="wp-caption-text">Maison Oceni, Porto-Novo, Bénin 2010 © Catherine Laurent</figcaption></figure><br />
Ancienne plasticienne, on sent dans ses compositions photographiques son goût des matières et des couleurs. La lumière est douce, saturée d’humidité. « En même temps qu’un témoignage, c’est un travail plastique sur la mémoire qui fait référence à la peinture. En composant mes images comme des tableaux, je tente de retrouver dans ces maisons l’empreinte de leur mémoire brésilienne. » Catherine Laurent se défend d’être<br />
« à la recherche d’un passé nostalgique ». Elle souhaite raviver le souvenir des maisons afro-brésiliennes et « essayer de déchiffrer à travers les couleurs, les traces, les objets délaissés, les signes de l’âme qui les anime et les rendent si émouvantes… »</p>
<p>Après avoir choisi de montrer des intérieurs, synonymes de pudeur et de mystère, elle a décidé de passer à « la part vivante de cette histoire », et aux hommes et aux femmes qui la portent aujourd’hui. Elle s’est intéressée aux architectures intimes et humaines en somme. « ‘Le retour, mémoires afro-brésiliennes’ est un recueil de souvenirs liés aux lieux photographiés, évoqués par les personnes, descendants ou alliés de familles agudas. Après les demeures photographiées, ou ce qu’il en reste, j’ai voulu rencontrer les personnes qui y ont vécu ou y vivent toujours, récolter des bribes de leur histoire, constituer une galerie de portraits. » Les photographies ont été prises à Porto-Novo et Ouidah au Bénin, à Aneho au Togo, à la frontière béninoise, et à Agoué, à la frontière togolo-béninoise, lors d’un voyage en février-mars 2014  avec le soutien de la <a href="http://www.eeg-cowlesfoundation.org/">eeg-cowles Foundation</a>.<br />
<figure id="attachment_4177" aria-describedby="caption-attachment-4177" style="width: 1020px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-4177" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2014/09/p13.jpg" alt="El Hadja Salamatou Do Rego, Ouidah 2014 © Catherine Laurent" title="El Hadja Salamatou Do Rego, Ouidah 2014 © Catherine Laurent" class="caption" align="center" width="1020" height="680" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2014/09/p13.jpg 1020w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2014/09/p13-300x200.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2014/09/p13-768x512.jpg 768w" sizes="(max-width: 1020px) 100vw, 1020px" /><figcaption id="caption-attachment-4177" class="wp-caption-text">El Hadja Salamatou Do Rego, Ouidah 2014 © Catherine Laurent</figcaption></figure><br />
<figure id="attachment_4178" aria-describedby="caption-attachment-4178" style="width: 1020px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-4178" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2014/09/z04.jpg" alt="Maison Domingo, Ouidah 2014 © Catherine Laurent" title="Maison Domingo, Ouidah 2014 © Catherine Laurent" class="caption" align="center" width="1020" height="680" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2014/09/z04.jpg 1020w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2014/09/z04-300x200.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2014/09/z04-768x512.jpg 768w" sizes="(max-width: 1020px) 100vw, 1020px" /><figcaption id="caption-attachment-4178" class="wp-caption-text">Maison Domingo, Ouidah 2014 © Catherine Laurent</figcaption></figure><br />
<figure id="attachment_4179" aria-describedby="caption-attachment-4179" style="width: 1020px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-4179" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2014/09/dsc_0690-2.jpg" alt="Lucien D'Almeida, Ouidah 2014 © Catherine Laurent" title="Lucien D'Almeida, Ouidah 2014 © Catherine Laurent" class="caption" align="center" width="1020" height="680" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2014/09/dsc_0690-2.jpg 1020w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2014/09/dsc_0690-2-300x200.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2014/09/dsc_0690-2-768x512.jpg 768w" sizes="(max-width: 1020px) 100vw, 1020px" /><figcaption id="caption-attachment-4179" class="wp-caption-text">Lucien D&rsquo;Almeida, Ouidah 2014 © Catherine Laurent</figcaption></figure><br />
Dans cette série, on voit beaucoup de miroirs, de reflets. Des contours flous, tout comme l’histoire des Afro-Brésiliens encore trop souvent tue. « Le miroir est une constante et une fierté dans les intérieurs agudas, même modestes. Soit il a été fabriqué par le propriétaire lui-même, artisan-ébéniste, soit il aurait servi de monnaie d’échange, contre un certain nombre d’esclaves », note la photographe. Car les anciens esclaves au Brésil sont souvent devenus marchands d’esclaves à leur tour en revenant en terre africaine. « Les histoires familiales racontent des choses très dures. Aujourd’hui, les descendants sont héritiers de ça. La mémoire des familles, pour des raisons historiques certaines, semble enfouie au plus profond et se limite au passé plus récent ». Alain Sinou écrit qu’au moment de l’abolition et jusqu’à la fin de la période coloniale, les Agudas, qualifiés « d’évolués », « ont constitué un groupe économiquement puissant, au service des intérêts coloniaux. Leur statut privilégié s’exprime notamment dans leur habitat : les maisons à étage ‘à la brésilienne’ qui deviennent des modèles ».</p>
<p>Si Catherine Laurent a d’abord eu du mal à faire parler les descendants, les langues se délient de plus en plus à chaque voyage. Elle enregistre les témoignages et les « litanies », panégyriques claniques qui véhiculent l’histoire de la famille. Et puis, il existe des exceptions, fières de ce patrimoine, comme Jeronima Quenum Perrin, à Ouidah, collectionneuse qui « possède une maison pleine de souvenirs, de meubles, d’objets. Notamment des meubles et miroirs réalisés par des artisans ayant ramené leur savoir-faire de leur séjour au Brésil ». « A Ouidah, plus qu’ailleurs, les traces de la traite négrière sont encore palpables, avec la Route de l’Esclave, la Porte du non retour, l’Arbre de l’oubli, mais les familles n’abordent jamais le sujet directement. Si le repentir s’exprime à travers des cérémonies célébrées chaque année le 3e dimanche de janvier, demeure souvent la fierté d’être issu de familles à la puissance économique et sociale évidente, ainsi que la fascination du ‘Brésil’ ».<br />
<figure id="attachment_4180" aria-describedby="caption-attachment-4180" style="width: 1020px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-4180" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2014/09/p02.jpg" alt="Valerien Mariano, Ouidah 2014 © Catherine Laurent" title="Valerien Mariano, Ouidah 2014 © Catherine Laurent" class="caption" align="center" width="1020" height="680" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2014/09/p02.jpg 1020w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2014/09/p02-300x200.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2014/09/p02-768x512.jpg 768w" sizes="(max-width: 1020px) 100vw, 1020px" /><figcaption id="caption-attachment-4180" class="wp-caption-text">Valerien Mariano, Ouidah 2014 © Catherine Laurent</figcaption></figure><br />
<figure id="attachment_4181" aria-describedby="caption-attachment-4181" style="width: 1020px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-4181" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2014/09/p10.jpg" alt="Gilbert Monteiro, Ouidah 2014 © Catherine Laurent" title="Gilbert Monteiro, Ouidah 2014 © Catherine Laurent" class="caption" align="center" width="1020" height="680" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2014/09/p10.jpg 1020w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2014/09/p10-300x200.jpg 300w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2014/09/p10-768x512.jpg 768w" sizes="(max-width: 1020px) 100vw, 1020px" /><figcaption id="caption-attachment-4181" class="wp-caption-text">Gilbert Monteiro, Ouidah 2014 © Catherine Laurent</figcaption></figure><br />
Sur les murs couleur vert d’eau, gorgés de souvenirs, on voit des photos anciennes encadrées, parfois le drapeau du Brésil. La photographe nous fait pénétrer dans les chapelles familiales où est célébré le culte des ancêtres. « J’ai réalisé que, dans chaque maison visitée, chaque chapelle, les photos des défunts ont une grande importance. M’est venue l’idée de faire une série de portraits avec une photo d’un parent proche ou aimé. » Les portraits de ces descendants, souvent pris sur le vif, chez eux et sans façon, s’apparentent plus à des portraits de reportages, même si on sent le sens et l’envie de la pose. Une troisième partie du travail se dessine : « J’aimerais photographier les familles dans les conditions du studio, avec leurs habits d’apparat et une certaine solennité. Pour rendre compte de toute leur dignité ». Ce sera pour le prochain voyage.</p>
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		<title>L’identité au figuré</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Olivia Marsaud]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 16 Jun 2014 09:43:45 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Éditorial]]></category>
		<category><![CDATA[Critique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>« Haabré veut dire ‘écrire’ en kô. On a écrit sur nos visages… », explique Sougue B., un soudeur originaire du Burkina Faso. C’est l’un des portraits de Joana Choumali et il porte, comme tous les ceux qui ont accepté de poser pour la série, de larges scarifications sur le visage. « J’ai toujours été fascinée par les scarifications », explique la photographe. « Quand j’ai commencé mes recherches, je n’ai trouvé que des photos du début du 20e siècle, prises par des ethnologues. J’ai eu envie de photographier des gens portant ces marques, à l’époque contemporaine, dans cette grande</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><em>« Haabré veut dire ‘écrire’ en kô. On a écrit sur nos visages… »</em>, explique Sougue B., un soudeur originaire du Burkina Faso. C’est l’un des portraits de <strong>Joana Choumali</strong> et il porte, comme tous les ceux qui ont accepté de poser pour la série, de larges scarifications sur le visage. <em>« J’ai toujours été fascinée par les scarifications »</em>, explique la photographe. <em>« Quand j’ai commencé mes recherches, je n’ai trouvé que des photos du début du 20e siècle, prises par des ethnologues. J’ai eu envie de photographier des gens portant ces marques, à l’époque contemporaine, dans cette grande ville qu’est Abidjan. La première image que j’ai prise a été celle de M. Konabé, un tailleur que je connaissais depuis des années. Son visage m’avait marqué. Il a accepté de poser, et sa femme aussi. »</em> La série est aujourd’hui exposée à Abidjan, à la Fondation Donwahi, dans le cadre de l’exposition collective Abidjan Arts Actuels.</p>
<p>La scarification a longtemps fait figure de carte d’identité sociale. Elle marquait l’appartenance à un groupe, à une communauté et vous plaçait sous leur protection. Elle servait de signe de reconnaissance mais aussi à afficher un rang social. Montre-moi tes scarifications, je te dirais qui tu es… <em>« Nos parents nous faisaient ça pour ne pas nous perdre dans la ville »</em>, explique aussi M. Konabé. Mais si la série s’intitule <em>« Haabré, la dernière génération »</em>, c’est que cette pratique ancestrale est peu à peu abandonnée (à cause de la pression sociale et religieuse, de la scolarisation, de l’identité nationale prenant le pas sur les autres identités…). Les personnes « marquées » ont au moins 40 ans aujourd’hui et, selon les témoignages recueillis par Joana, ne veulent pas le faire sur leurs enfants. <em>« Un Yoruba du Nigeria m’a dit qu’au sein même de sa famille, il avait l’impression que son avis comptait moins et qu’il était moins considéré que les personnes qui n’avaient pas de scarifications… Un autre m’a dit qu’il en était fier. Il explique qu’en ville il n’est personne mais qu’au village, les gens se prosternent en voyant son visage car il a les mêmes scarifications que le roi. »</em><br />
<figure id="attachment_4020" aria-describedby="caption-attachment-4020" style="width: 667px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-4020" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2014/06/img_2661.jpg" alt="© Joana Choumali" title="© Joana Choumali" class="caption" align="center" width="667" height="1000" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2014/06/img_2661.jpg 667w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2014/06/img_2661-200x300.jpg 200w" sizes="(max-width: 667px) 100vw, 667px" /><figcaption id="caption-attachment-4020" class="wp-caption-text">© Joana Choumali</figcaption></figure><br />
<figure id="attachment_4021" aria-describedby="caption-attachment-4021" style="width: 667px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-4021" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2014/06/img_2672.jpg" alt="© Joana Choumali" title="© Joana Choumali" class="caption" align="center" width="667" height="1000" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2014/06/img_2672.jpg 667w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2014/06/img_2672-200x300.jpg 200w" sizes="(max-width: 667px) 100vw, 667px" /><figcaption id="caption-attachment-4021" class="wp-caption-text">© Joana Choumali</figcaption></figure><br />
<figure id="attachment_4022" aria-describedby="caption-attachment-4022" style="width: 667px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-4022" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2014/06/img_2729.jpg" alt="© Joana Choumali" title="© Joana Choumali" class="caption" align="center" width="667" height="1000" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2014/06/img_2729.jpg 667w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2014/06/img_2729-200x300.jpg 200w" sizes="(max-width: 667px) 100vw, 667px" /><figcaption id="caption-attachment-4022" class="wp-caption-text">© Joana Choumali</figcaption></figure><br />
<figure id="attachment_4023" aria-describedby="caption-attachment-4023" style="width: 667px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-4023" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2014/06/img_2708.jpg" alt="© Joana Choumali" title="© Joana Choumali" class="caption" align="center" width="667" height="1000" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2014/06/img_2708.jpg 667w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2014/06/img_2708-200x300.jpg 200w" sizes="(max-width: 667px) 100vw, 667px" /><figcaption id="caption-attachment-4023" class="wp-caption-text">© Joana Choumali</figcaption></figure><br />
Les témoignages oscillent entre le rejet et la fierté. Quelquefois source d’orgueil, la scarification est surtout vécue aujourd’hui comme un fardeau. <em>« On t’insulte de balafré »</em>, raconte Mme Sinou ou de <em>« Figure déchirée »</em>, selon Mme Konabé. <em>« J’ai essuyé beaucoup de refus, explique Joana Choumali. Les gens ne voulaient pas poser. Une personne m’a dit : ‘J’accepterai bien mais je travaille dans une banque’… »</em> Comme si la scarification était incompatible avec un certain statut social. Ceux qui ont accepté sont en majorité des Burkinabés et Nigérians de la classe populaire, tailleurs, nounous, ouvriers, gardiens. </p>
<p><em>« Chaque histoire est différente, c’est pourquoi je continue encore la série. Dans la plupart des cas, il y a un fond commun : les gens racontent qu’on leur a fait les scarifications de force lorsqu’ils étaient enfants. Que lorsqu’ils étaient jeunes, c’était la norme, que cette pratique était acceptée et vecteur d’intégration mais qu’aujourd’hui, ils le vivent mal. Certains aimeraient même un produit miracle qui permette de faire disparaître leurs cicatrices ! J’ai voulu comprendre comment la norme, l’identité de chaque individu au sein d’une communauté pouvait être perçue aujourd’hui comme quelque chose de dépassé et d’excluant. Comment la vision de nous-mêmes évolue selon notre environnement, notre milieu et notre époque. »</em></p>
<p>Joana Choumali a choisi de faire poser ses modèles –une vingtaine en tout &#8211; dans son studio, selon le même processus (une photo de dos puis une de trois-quarts) avec un fond neutre identique. <em>« ça aurait été plus facile d’aller chez eux mais je voulais que l’attention soit toute entière focalisée sur le visage, sans être distraite par une autre esthétique. J’ai voulu mettre l’accent sur l’essentiel mais aussi sur cette douleur contenue, celle colère réprimée »</em> Dans l’exposition de la Fondation Donwahi, on trouve des tirages des portraits de face et de dos, en couleur. Mais aussi les images en négatif, présentées dans une pièce noire, avec des éclairages par le bas, mettant en lumière et en relief les cicatrices. <em>« Les scarifications apparaissent blanches sur ces visages noirs. Inversion de l’image, des rôles, des temps »</em>, écrit la photographe dans son texte d’introduction. Cette idée renforçant le côté positif/négatif attaché aux scarifications.<br />
<figure id="attachment_4024" aria-describedby="caption-attachment-4024" style="width: 667px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-4024" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2014/06/img_2683.jpg" alt="© Joana Choumali" title="© Joana Choumali" class="caption" align="center" width="667" height="1000" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2014/06/img_2683.jpg 667w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2014/06/img_2683-200x300.jpg 200w" sizes="(max-width: 667px) 100vw, 667px" /><figcaption id="caption-attachment-4024" class="wp-caption-text">© Joana Choumali</figcaption></figure><br />
<figure id="attachment_4025" aria-describedby="caption-attachment-4025" style="width: 667px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-4025" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2014/06/img_2686.jpg" alt="© Joana Choumali" title="© Joana Choumali" class="caption" align="center" width="667" height="1000" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2014/06/img_2686.jpg 667w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2014/06/img_2686-200x300.jpg 200w" sizes="(max-width: 667px) 100vw, 667px" /><figcaption id="caption-attachment-4025" class="wp-caption-text">© Joana Choumali</figcaption></figure><br />
<figure id="attachment_4026" aria-describedby="caption-attachment-4026" style="width: 667px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-4026" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2014/06/img_2635.jpg" alt="© Joana Choumali" title="© Joana Choumali" class="caption" align="center" width="667" height="1000" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2014/06/img_2635.jpg 667w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2014/06/img_2635-200x300.jpg 200w" sizes="(max-width: 667px) 100vw, 667px" /><figcaption id="caption-attachment-4026" class="wp-caption-text">© Joana Choumali</figcaption></figure><br />
<figure id="attachment_4027" aria-describedby="caption-attachment-4027" style="width: 676px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-4027" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2014/06/img_2638.jpg" alt="© Joana Choumali" title="© Joana Choumali" class="caption" align="center" width="676" height="1000" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2014/06/img_2638.jpg 676w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2014/06/img_2638-203x300.jpg 203w" sizes="(max-width: 676px) 100vw, 676px" /><figcaption id="caption-attachment-4027" class="wp-caption-text">© Joana Choumali</figcaption></figure><br />
Les expressions elles-mêmes sont assez neutres, l’intensité des personnalités passant par le regard. Les portraits sont pris légèrement en contre-plongée. <em>« J’étais intimidée. Ce sont mes aînés, j’ai beaucoup de respect pour eux et j’avais peur qu’ils se sentent mal à l’aise, comme des bêtes curieuses, alors que je voulais faire ressortir leur beauté. Je me suis donc effacée. »</em> Joana Choumali offre un tirage à chaque personne et réalise pour ses modèles des portraits plus formels, dont ils sont très fiers, se réappropriant ainsi leur image. </p>
<p><em>« Je me suis rendue compte que leurs opinions étaient parfois contradictoires à propos de ces scarification, oscillant entre amour et haine, ce qui illustre toute la complexité de l’identité africaine de nos jours… dans cette Afrique tiraillée entre passé et présent. »</em> L’identité, voilà le thème qui se retrouve au cœur du parcours de cette photographe ultra-sensible, qui se dit elle-même le « fruit de plusieurs cultures », avec un père ivoirien et une mère espagnole et équato-guinéenne. <em>« Il y a toujours un peu de soi dans un travail… Une des dernières personnes que j’ai photographiées est un homme de 70 ans. Lorsque je lui ai demandé comment il vivait avec ses scarifications, il m’a répondu : « Si on te faisait ça sur le visage, tu serais contente toi ? » Il m’a tendu un miroir… Qu’est-ce qu’être un Africain moderne, contemporain ? Où commence l’africanité ? Je sens que ma génération, née dans les années 70, jette les dés à nouveau. Nous sommes en train de redéfinir notre identité. Et c’est passionnant. »</em></p>
<p>Née en 1974 à Abidjan, Joana Choumali a étudié les Arts graphiques à Casablanca et a travaillé comme directrice artistique pour l’agence McCann-Erickson avant de devenir photographe. </p>
<p>Abidjan Arts Actuels (AAA), du 12 juin au 30 août à la Fondation Dowahi, Abidjan. « AAA est un projet annuel pour faire un état régulier de la création à Abidjan. Cet événement donnera à voir certains artistes qui auront marqué l’année par un travail accompli et que la Fondation aura accompagnés au cours de cette période. Pour cette première édition, les artistes présentés ont décider d’avancer ‘à visage découvert’. » (Thierry Fieux).</p>
<p><figure id="attachment_4028" aria-describedby="caption-attachment-4028" style="width: 667px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-4028" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2014/06/img_3693.jpg" alt="© Joana Choumali" title="© Joana Choumali" class="caption" align="center" width="667" height="1000" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2014/06/img_3693.jpg 667w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2014/06/img_3693-200x300.jpg 200w" sizes="(max-width: 667px) 100vw, 667px" /><figcaption id="caption-attachment-4028" class="wp-caption-text">© Joana Choumali</figcaption></figure><br />
<figure id="attachment_4029" aria-describedby="caption-attachment-4029" style="width: 667px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-4029" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2014/06/img_3688.jpg" alt="© Joana Choumali" title="© Joana Choumali" class="caption" align="center" width="667" height="1000" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2014/06/img_3688.jpg 667w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2014/06/img_3688-200x300.jpg 200w" sizes="(max-width: 667px) 100vw, 667px" /><figcaption id="caption-attachment-4029" class="wp-caption-text">© Joana Choumali</figcaption></figure><br />
<figure id="attachment_4030" aria-describedby="caption-attachment-4030" style="width: 667px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-4030" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2014/06/img_3720.jpg" alt="© Joana Choumali" title="© Joana Choumali" class="caption" align="center" width="667" height="1000" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2014/06/img_3720.jpg 667w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2014/06/img_3720-200x300.jpg 200w" sizes="(max-width: 667px) 100vw, 667px" /><figcaption id="caption-attachment-4030" class="wp-caption-text">© Joana Choumali</figcaption></figure><br />
<figure id="attachment_4031" aria-describedby="caption-attachment-4031" style="width: 667px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class=" aligncenter size-full wp-image-4031" src="https://preprod.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2014/06/img_3725.jpg" alt="© Joana Choumali" title="© Joana Choumali" class="caption" align="center" width="667" height="1000" srcset="https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2014/06/img_3725.jpg 667w, https://www.afriqueinvisu.org/wp-content/uploads/2014/06/img_3725-200x300.jpg 200w" sizes="(max-width: 667px) 100vw, 667px" /><figcaption id="caption-attachment-4031" class="wp-caption-text">© Joana Choumali</figcaption></figure></p>
<p>L’article <a href="https://www.afriqueinvisu.org/l-identite-au-figure940/">L’identité au figuré</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.afriqueinvisu.org">Afrique In Visu</a>.</p>
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