Maasaï, entre tradition et modernité par l’association L’alternative positive.

, par Antoine Combier

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Anuang’a Fernando et le Maasaï Vocal Dance group © Antoine Combier

Le point de départ

Le projet est né suite à une rencontre entre Antoine Combier et Anuang’a Fernando, danseur maasaï vivant en France. Fin 2006, il s’est rendu au Kenya pour créer la compagnie « Maasaï Vocal Dance Group ». Antoine l’a accompagné et c’est à cette occasion que il a rencontré les maasaï de la région de Magadi. Lors de la venue du « Maasaï Vocal Dance Group » en France en juillet 2007, Nelly Pons a également suivi le groupe dans sa tournée. De cette rencontre et des échanges qui ont eu lieu est née l’idée d’un reportage au Kenya sur les maasaï en tant que peuple indigène confronté à la modernité.

Evolution du projet

Convaincus de l’intérêt d’une réflexion sur l’identité individuelle et collective dans le contexte international actuel qui tend à une homogénéisation des cultures, nous avons souhaité étendre le projet.

Cela nous a amené à nous questionner sur la place de la mémoire et de l’identité dans notre propre société. Au-delà de notre travail personnel sur les maasaï, nous souhaitons donc donner la parole à des spécialistes des peuples indigènes, ainsi qu’à des personnes travaillant plus généralement sur ces notions.

Cette réflexion n’est pas limitée à ces peuples lointains, il nous paraît en effet important de faire le lien avec nos cultures occidentales.

"Entre tradition et modernité"

« Entre tradition et modernité » est un travail autour de la problématique de l’identité. Il aborde les notions de cultures, de savoirs et de mémoires sous l’angle de la transmission. Nous voulons notamment mettre en évidence le lien entre sociétés modernes et peuples indigènes.

Ce travail se fera en deux étapes : mai 2008 (si les conditions de sécurité le permettent) : réalisation d’un reportage photo, son et texte au Kenya sur la façon dont les maasaï sont confrontés à la modernité et plus particulièrement sur les modes de transmission de leur culture.
La première étape se tiendra en Mai 2008 : mise en place d’un échange entre une classe de CM1 de Marseille et une classe maasaï de Magadi.

La deuxième étape sera du 15 au 22 novembre 2008 : une semaine d’évènements (rencontres, débats, expositions, projections…) à Marseille avec pour objectif :

  • De défendre la diversité culturelle
  • D’œuvrer au maintien des identités
  • D’informer sur la transmission des savoirs et des cultures
  • De favoriser le lien avec notre mémoire, individuelle et collective

Dans ce cadre, notre reportage fera l’objet d’une exposition de photographies et d’une soirée textes, sons et images dans le cadre de l’événement.

Qui sommes nous ?

L’Alternative Positive
Créée en juillet 2005, elle a pour but de diffuser de l’information jugée « positive » par tous les moyens appropriés. Il ne s’agit pas de promouvoir une succession de bonnes nouvelles, mais plutôt d’aborder les problématiques contemporaines et les sujets d’actualité sous un angle constructif, en opposition avec le catastrophisme ambiant.

Le 12 octobre 2006, l’Alternative Positive a organisé à Marseille, en partenariat avec le théâtre la Baleine Qui Dit Vagues et le cinéma le Prado, une conférence d’Eric julien et une projection de son documentaire « Paroles de Kogis, le message des derniers hommes ». Près de cent personnes ont assisté à l’événement, permettant à l’association Tchendukua de récolter de quoi acheter presque cinq hectares de terre en Colombie.

Antoine Combier

Passionné de photographie depuis mon enfance, mon appareil a toujours été mon compagnon dans mes nombreux voyages en Europe et en Afrique. Mon travail personnel s’articule autour de la rencontre, du voyage et de l’imaginaire. La photographie est pour moi l’occasion de partager une partie des sentiments et des émotions qui m’envahissent lors de mes errances solitaires. Je travaille également sur la danse et le mouvement.

Nelly Pons
Spécialisée dans la culture et la danse en particulier, j’écris dans différents domaines et sous diverses formes (critiques de spectacles, articles de presse, carnet de voyage, nouvelle…).

Fondatrice de l’association l’Alternative Positive, je m’intéresse particulièrement à la diffusion d’une information que j’appelle « positive ». Il s’agit d’une information porteuse de solutions et constructive, en réaction au catastrophisme ambiant qui démotive son lecteur et étouffe les initiatives.

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Les Maasaï visitent l’expo à Vaison la Romaine © Antoine Combier

Les intervenants


Xavier Peron

Spécialiste du peuple maasaï. Ecrivain, conférencier, expert des peuples premiers, il a été maître de conférences en Sciences politiques à la Sorbonne, puis à La Réunion, où il a dirigé un laboratoire de Géopolitique. Il se consacre désormais à diffuser le cri d’alarme des Maasaïs.

  • Il interviendra suite à la projection du documentaire « Maasaï, Terre interdite », qu’il a co-réalisé avec Kristin Sellefyan.
  • Il participera à la table ronde de clôture de l’événement


Eric Julien de l’association Tchendukua

Géographe français. Sauvé d’un oedème pulmonaire par les Kogis, alors qu’il découvrait leur territoire, il s’est mis dans la tête de les aider à récupérer leurs terres. En 1997, il fonde l’Association Tchendukua - Ici et Ailleurs dont la mission est de racheter des terres en Colombie pour les Indiens Kogis. En 2007, sur les conseils des Kogis, il créé l’école de la nature et des savoirs dont l’objectif est de faire se croiser des pratiques, des regards, des représentations différentes dans un souci d’ouverture, de création et d’enrichissement mutuel.

Nous projetterons son documentaire « Kogis : le message des derniers hommes »

  • Il présentera l’école de la nature et des savoirs
  • Il participera à la table ronde de clôture de l’événement


Survival International

Survival est une organisation mondiale soutenant les peuples indigènes par des campagnes d’opinion. Fondée en 1969, elle agit en faveur des droits des peuples indigènes dans trois domaines complémentaires : l’éducation, les campagnes et la recherche de fonds.

  • Intervention publique et diffusion d’information – A préciser.
  • Participera à la table ronde de clôture de l’événement


Grace Mesopirr Sicaro

Maasaï, elle vit aujourd’hui en France et travaille à l’ambassade du Kenya. Elle a été scénariste et conteuse à la radio nationale du Kenya et a écrit deux livres « Une jeune femme maasaï » et « Parlons maasaï » chez l’Harmattan.

  • Elle animera une soirée conte et tradition maasaï
  • Elle participera à la table ronde de clôture de l’événement

Anuang’a Fernando
Danseur célèbre au Kenya, reconnu comme danseur Massai, il représente le pays pour chaque événement populaire ou officiel. Depuis 4 ans il vit en France où il tente de faire connaître la danse maasaï. En 2007, il créé le Maasaï Vocal Dance Group, compagnie de danse maasaï au Kenya.

  • Il fera un spectacle de danse maasaï
  • Il participera à la table ronde de clôture de l’événement

Par ailleurs, certains de nos partenaires ont décidé de s’intégrer au projet articulant leur programmation pendant cette période autour de la thématique abordée :


Le théâtre du conte « La Baleine Qui Dit Vagues »

  • Claude Seignolle : conteur qui collecte depuis de nombreuses années l’ensemble des traditions orales des régions françaises
  • Bob : conteur amérindien qui participe à faire vivre sa culture au travers de ses histoires
  • Un psychologue (à définir) qui travaille sur la psycho-généalogie


Le Cinema Le Prado

  • Programmation de documentaires pendant la semaine

Lieux

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Ecole maasaï dans la région de Shompole © Antoine Combier

Le Cinéma le Prado
36 avenue du Prado
13006 Marseille
04 91 37 66 83

Le Théâtre la « Baleine Qui Dit Vagues »
59 cours julien
13001 Marseille
04 91 48 95 60

D’autres lieux sont en cours d’accord.

Vous pouvez télécharger ici le programme provisoire de l’évènement " Maasaï : entre tradition et modernité"

Besoins

Nous sommes ouverts à la rencontre et à la discussion : tout apport d’idées ou d’énergies est la bienvenue.

De façon plus pragmatique, nous sommes à la recherche de partenariat nous permettant de financer le voyage et les frais au Kenya (transports locaux, nourriture, hébergement...) soit environ 3000 euros.

Nous recherchons également de quoi financer les défraiements des intervenants (transport, hébergement à Marseille et nourriture) : environ 2000 euros.

Enfin, nous recherche des partenaires pour la réalisation de l’exposition « Maasaï : entre tradition et modernité » pour le développement, les tirages d’expo et les encadrements.

Ce projet fait l’objet d’un accompagnement dans le cadre d’un « Défi Jeune » de la Direction Départementale de la Jeunesse et des Sports. Il reçoit également l’aide financière du cabinet de courtage en assurance EGPA Avignon. Le cinéma du Prado, le théatre du conte La Baleine qui dit Vagues participent en mettant gratuitement à disposition leurs salles. Dev TV production cède les droits de diffusion du film « Maasaï : terre interdite ». Certains intervenants nous ont également annoncé ne pas demander de rémunération.